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[Concours RPG] La lettre égarée - Lydie Nouël
Lydie Nouël
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Préfet(e)/Gryffondor
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[Concours RPG] La lettre égarée - Lydie Nouël

Message par : Lydie Nouël, Dim 06 Aoû 2017, 00:00


Le ciel y est toujours beau, c'est ce qui l'a frappée en premier. Sous pluie, sous soleil dissimulé, brouillard montagnard, rien n’y faisait, le ciel ne perdait jamais de sa beauté. La mère de Lydie avait insisté pour utiliser un moyen de transport moldu, plus haut dans l'atmosphère que l'altitude à laquelle son balai pouvait la porter. Alors elle avait observé avec admiration le dessus de la région, et ses trois couches distinctes de nuages, paysages inconnus sous nappages de cotons. Ce n'était sûrement pas loin de l'école, plus au Nord et plus moldu, aussi. Une écosse inconnue.

Son frère s'était assis à sa droite, dans le petit avion abordable. Il n'avait pas hésité à s'appuyer sur la née-moldue pour pouvoir à son tour profiter du hublot, lui bloquant la vue sur les glaçages et glaciers, mais lui permettant ainsi de l'observer discrètement. Ils avaient les mêmes tâches étoilées sur l'arête du nez. Des cheveux roux de Lydie, il ne conservait que des reflets sur fond bruns, lâchés. Plus âgé de quelques années, ils ne s'était jamais vraiment compris, simple sympathie occasionnelle, fraternelle. Il était réaliste et elle était ailleurs, les sorciers n'avaient rien améliorés, leur relation s'était détériorée. Le regard fixé sur les yeux noisettes, les même, éteints mais intéressés de son frère vers l'extérieur de l'engin, Lydie se prit à espérer un développement positif de leur liens durant ce séjour. C'était aussi probablement l'envie de sa mère, assise un peu plus loin, le regard vide. Épuisée et silencieuse. Le père, quant à lui, était simplement absent. Une famille sans magie.

Maintenant le pied sur la terre, elle ne fait que lever les yeux en l'air. Les couches superposées de vapeurs d'eau donnent un ciel contrasté, textulaire, jamais dégagé, des nuances grises bleutées en journée, pastels en soirée ou matinée. Une mer de beauté, sources de contemplation. Elle ne peut regarder ailleurs, s'envole le temps du trajet qui les mène à leurs appartements. Plus excentrés encore, ils traversent ponts et monts, formation inédites. Des anciens glaciers ont tracés dans la croûte des lignées creuses aux milieux des montagnes, là où l'eau de la mer s'est infiltrée, des années plus tard.

Leur véhicule moldu quitte finalement la route principale pour s'engager dans une allée ombragée par de hauts frênes et des chênes à la feuille composée. Bientôt, ils commencent à longer un colossal mur de pierres vieillies, rempart ancien, avant que le crissement des pneus sur une route nouvelle, faite de gravier, ne force Lydie à décrocher l’œil de sa propre fenêtre pour le poser vers l'avant du véhicule. Une construction massive s'impose à son regard, l’empêche de voir le ciel de part sa grandeur. Elle s’émerveille d'une telle noblesse comme elle s'émerveillerait devant un vieux chêne majestueux. Un château se dresse sous ses yeux. Différent de Poudlard, plus petit, plus rectangulaire. La pierre est claire, d'un beige grisé, bien entretenu. Le chauffeur annonce que leur habitation se trouve à un kilomètre de l'autre côté du château. Pas de sommeil dans celui-ci donc, il faut faire parti d'un groupe très privé, fortuné. Et ils ne sont que des invités.

Ils contournent donc le château, empruntant des routes étroites, seule une voiture y passe. Bientôt, ils s'éloignent de la demeure et longent ce qui semble être un lac, un golfe, un bras de mer. Des monts de pierre et de bruyère se dressent fièrement, paysage important. Frênes et chênes sont remplacés par des pins sylvestre tandis que le vent se lève, agitant les brindilles des fourrées de montagne. Le véhicule s'engage finalement dans une allée parallèle. Un chalet au bois foncé s'élève au milieu des pins, au bord de l'eau. Habitation rêvée. La jeune femme sourit vivement, rêveuse. Son oeil se balade sur la façade imposante de la maison, s’attarde sur le porche et son réverbère antique, se pose sur les formes taillées dans des buissons encadrant la porte avant de se porter sur son frère, pour voir si l'enthousiasme est partagé. Son sourire se fige en remarquant que le garçon porte un œil blasé sur la bâtisse, avant de retourner porter son attention sur son téléphone. L'impulsivité de la déception et de la gêne lui fait ouvrir la portière à la volée, courir telle une enfant hâtée de découvrir les lieux, le domaine et la région.

Les premiers jours sont calmes et léger, ils savourent le goût d'une routine nouvelle. Simple tranquillité. Loin de la magie. Le matin, un chauffeur les amène au château pour le déjeuner. La fillette savoure galettes de pommes de terres, thé et framboise du potager. Souvent, elle enchaîne avec une petite marche avec sa mère le long du lac salé, ou propose à son frère un match de tennis, le seul sport moldu dont elle connaît les règles et pour lequel son corps parvient à se mouvoir comme elle l'ordonne. Ils retournent au chalet et chacun fait ce qui l'entend en attendant le repas du midi. Parfois, toute la famille se retrouve dans le salon éclairé des grandes baies vitrées. Chaque place est déjà attitrée, une couverture y est associée. Et ils lisent ensemble, mais de leur côté.

L'après-midi est une expédition. En voiture ils partent tous longer la côte, arpenter les terres, explorer la mer. Parfois, ils se rendent aux écuries pour balader la monture choisie -l’isabelle pour la rouquine, le souris pour son frère-, ou empruntent des quads et se lâchent dans les fourrées boueuses. A pied, elle et son frère explorent le domaine, suivent des chemins tracés, effacés ou bitumés. Le cinquième jour de leur vacances, ils décident de quitter les sentiers, s'aventurent dans la forêt de pin, derrière leur maison. Lydie ne sait pas bien pourquoi son frère accepte ses aventures, mais elle s'en réjouit. Lorsqu’elle trouve une plante, fleurs, un caillou une pierre digne de son attention, elle s’en enchante et la confie à son frère, qui bientôt se retrouve les poches remplies. Ils ne parlent que de ce qu'ils voient, ce qu'ils croisent sur le chemin. Jamais d'eux même. Jamais de leurs histoires, de leur quotidien, leurs sentiments et encore moins de leur père.

Ils s'y étaient habitués. Situation de silence hypocrite dans laquelle ils se complaisaient. Ils ne voyaient pas en quoi, sous prétexte de quelconques relations familiale, ils devaient être proches. Lydie jalousait les fratries proches qu'elle croisait, n'était pas sûre de vouloir tenir des liens étroits avec son frère. Mais, par dessus le reste, elle se demandait ce qu'il serait advenu de leur relation, si elle n'était pas partie à Poudlard, si elle n'avait pas été une sorcière. Elle ne se ventait pas, en parlait très peu, sentait son frère réticent, mais ne connaissait pas réellement la couleur de ses sentiments.

C’était le pays de la pluie. Elle était la maîtresse des lieux, régnait sur les cieux, imposait son humidité, son imprévisibilité. Pourtant, le plus souvent, on la voyait arriver. Grands espace à paysages dégagés, sur les montagnes harcelées d’un nuage foncé qui déverse des traînées d’eau pluvieuse, visible à l’oeil nu sous plusieurs kilomètre. Lorsqu'on la voyait arriver, cette averse sur mont d’en face, on courrait s’abriter, chercher capes et protection. Elle ne surprenait que très rarement, à champ de vision réduit. La forêt de pin des deux jeunes Nouël ne comptait pas d’arbres assez espacés pour leur offrir un bouclier contre une saucée, qui se serait camouflée derrière la grandeur des conifères. C’est ce qui s'abat subitement sur leur corps démunis, provoque une course folle, des rires étranglés, un moment de complicité. Ils courent à la recherche d’un abri qui, comme par magie, apparaît sous leur yeux. Maison abandonnée, une cabane un chalet, dans laquelle ils pénètrent, après un accord de regard.

Sur un paillasson classique, ils commencent à sécher leurs mains fragiles, essorer leurs vêtements d’été. Les volets sont clos et filtrent de minces rayons lumineux qui viennent éclairer la douce obscurité de la bâtisse abandonnée. La rouquine s’avance doucement sur le parquet grinçant, rustique, en se réchauffant les paumes. Son frère reste en retrait, sans la retenir. Une cabane canadienne, comme s’ils avaient bondit dans un autre pays. Des peaux d’animaux divers sont accrochés sur les murs de bois massifs. Fourrures variées qu’elle tente de déterminer. Un loup, pelage blanc et gris, un solitaire. Castor et raton, lié dans leur mort décorative. Le renard empaillé, crocs de sortie, est celui qui éveille sa colère. Elle détourne le regard, s’efforce de penser culturel, qu’il a eu une meilleure vie qu’un animal abattoir. Elle se rapproche d’une peau de cerf, lui prend l’envie de toucher la fourrure. Elle risque d’abîmer, trop tentant, elle ne peut s’en empêcher. Elle glisse ses doigts entre les poils, plus doux que n’importe qu’elle parure, ou tissus synthétique. Tout semble avoir été bien entretenu, seule la poussière et les araignées viennent déranger l’aspect de la pièce, une façade, couverture. Décors hypocrite.

Bientôt une odeur étrange. D’abord discrète, qu’elle croit connaître. C’est l’odeur des égouts. Canalisations usées par le temps de l’abandon, telle est son hypothèse. Elle suit les relents, oubliant son frère pour un court instant. Il la rejoint rapidement, pose une main sur son épaule comme pour la retenir, alors qu’elle s’apprêtait à ouvrir une porte entrebâillée. Surprise d'un tel geste, elle se raidit et s’arrête. Fraternel.

C’est l’odeur de la mort.

Sérieux face à une fillette qui lâche un rire léger, pour faire tomber la pression. La main du brun se referme sur l’épaule de Lydie qui finit par saisir la gravité de la situation. Le jeune homme pousse alors le battant de la porte, du plat de sa main et, sous les yeux horrifiées de la fillette, se dessine une scène funeste.

La pièce est un bureau. Un bureau en épicéa, vernis et portant sur son étagère des livres d’édition remarquables. Collection ancienne et précieuse. En face, la chaise sans roulette d’un bois raffiné, polis à souhait, porte le corps en décomposition d’un homme à la barbe avancée. A-t-elle continué de pousser? L’oeil curihorrifié de la sorcière scrute le cadavre et se pose sur une main grisâtre, refermée sur un bois magique. Était-ce possible de se lancer ce genre de sortilège impardonnable? Regard rapide au frangin, interdit, qui déloge sa main protectrice pour masquer ses émotions. Il fixe une enveloppe entrouverte posée devant le macchabée et Lydie prend soin de boucher son nez avant de s’approcher et de s’emparer de ce qui semble être une lettre, un suicide.

à toi lecteur,
je t'écris dans mon dernier moment de lucidité.
ma vie durant j'ai cherché
ce qu'il ne pouvait être trouvé.
Nue, qu'est la vie! Que vous m'auriez dit.
Oh toi lecteur, sache que je suis fatigué
Sais-tu si j'ai jamais vécu?
Nuque la vie.

Lecture à voix haute pendant que le frère inspecte la pièce. Plusieurs jours ou semaine d’abandon. Un homme âgé à la pilosité foisonnante. L’odeur à peine supportable commence à piquer les yeux de la fillette qui, ne pouvant supporter le pestilence plus longtemps, relâche son repas dans un coin de la pièce, s’ensuit une quinte de toux dégoûtée. Son frère, impatient et résistant, lui demande de le rejoindre. Effort surnaturel pour l’atteindre, qui vaut la peine, car il semble avoir fait une découverte, un élément étrange dans ce décors. Une trappe dans le plancher. Il l’ouvre à la volée et Lydie, y voyant comme une porte de sortie, n’hésite pas à y sauter, pour se sauver. Son frère suit, descend les escaliers avec prudence et réflexion.

Si-tôt la trappe refermée dans leurs dos, les ténèbres s’abattent et règnent, dans ce qui semble être une cave, une grotte, impossible à déterminer. La née-moldue porte sa main à sa botte, prête à illuminer l’endroit du bout de sa baguette magique, mais est devancée par son frère qui allume la lumière de son appareil électronique, celui qui ne le quitte jamais. C’est un tunnel dont on ne peut voir le fond. Il prend alors les devants de l’exploration, forçant sa sœur à le suivre docilement, rôles rarement inversés pareillement. Ils s’enfoncent dans cette noirceur sans avoir d’idée sur l’issue de la galerie. La fillette se mord la lèvre, les grands espaces lui manquent. L'oppression est telle qu’elle étouffe. La difficulté de respirer augmente à mesure de sa progression, au son de ses pas qui raisonnent, il n’y a plus que cet écho, ils sont les seuls, avec la terre et son mouvement, à dorénavant produire de telles ondes, vibrations. Elle avale difficilement sa salive, se rapproche inconsciemment de son frère et le presse d’avancer plus rapidement, elle ne tient plus à l’hystérie d’une crise de phobie.

Enfin ils aperçoivent une porte qu'ils dépassent pour arriver dans un étrange laboratoire. Du carrelage blanc, fioles et flacons, blouses et lunettes de protections. Le reste n’est qu’absurdité, non sens. A côté de la porte est rangé un équipement de plongée, combinaisons masque et bouteille. Sur le plan de travail, un saladier dans lequel baignent des fleurs de mimosa et feuille de menthe poivrée dans de l’huile d’olive. Plus loin, de la salicorne est piégée dans des tubes à essai en compagnie de têtards. Un grand bac remplis d’argile trempée et de graines de tomates séchées siège à côté d’une chaise sur laquelle repose une cape de sorcier imprimée vache, des chaussettes en laine de noël. Accrochés avec des photos d’insectes sur un mince filet, ils trouvent des poils de hyène, une peau de salamandre, du dictame. Une cage dans le coin de la pièce renferme une taupe endormie dans une coquille que Lydie reconnait être une coquille d’oeuf de dragon. Une encyclopédie des créatures magiques mise en évidence invite la Gryffondor à la feuilleter, non sans curiosité.
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C’est bizarre, je ne connais pas la plupart de ces créatures, pas sure qu’elles existent. Plus de la mythologie celtique.

Sa lecture du sommaire s’interrompt à la mention d’un nom étrange. Elle se rend à la page dédiée et lit pour son frère les informations notées.
Spoiler:
 

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Nuckelavee? C’était dans la lettre?

Son frère ne lui répond pas, il perd son regard dans une carte de la région, étalée surtout le mur du fond. Tous les lochs, lacs, rivières et baies sont représentés, annotés. Un travail sur plusieurs année, à arpenter les tréfonds des entendues d’eau écossaise. Un lieu est entouré plusieurs fois. Première apparition? Une simple intuition? C’est le plus éloigné de toute civilisation, des moldus, le plus difficile d’accès.

On va là.

Ils échangent un sourire d’excitation. Arrachage de page et rebroussage de chemin. Passage difficile mais définitif devant le cadavre avant de vite retrouver leurs quads. Le ciel sublime n’est plus de pluie mais de bleutée, ensoleillé. Moteur allumés, Lydie s’apprête à laisser son sens naturel et fictif de l’orientation la guider vers le lac recherché, mais son frère a déjà sorti son téléphone. Pleins gaz enclenchés, à la découverte d’une nouvelle contrée, ils tracent le chemin, elle se contente à nouveau de suivre la voie indiqué par son frère.

Bientôt se dévoile à l’horizon, la mer. Ou plutôt, de l’eau. Un lac, un loch, une étendue salée ou douce. Sombre et mouvante, courant fort et vent de travers. Ils échangent des regards complices et longent la baies à pleine vitesse. Sensation forte plein la poitrine, cheveux plaqués par l’air violent, le gout de la mer sur les lèvres. Un moment magique, à part dans le temps. Jusqu’à ce qu’ils remarquent, une partie de cette petite falaise, effondrée sur le côté, comme un mur infranchissable. Ils parviennent à remonter dans les herbes hautes et se retrouvent face à un trou dans le sol, d’un ou deux mètres de diamètre. Il cache une grotte, invisible depuis la plage. Invisible pour un sorcier qui n'étendrait pas ses recherches à plus loin que la source de l'eau. La rouquine se mord la lèvre, réticente à s’aventurer à nouveau dans les ténèbres de la terre. Son frère lui, n’hésite pas à continuer à pied, descend la pente extrêmement escarpée, manquant de trébucher à plusieurs reprises.

Echos. Du fond de la grotte, une créature semble prendre son élan. Ses sabots bondissent sur la pierre et avec agilité et une rapidité inouïe, propulsent le corps de la bête sur la terre ferme avant de partir dans un galop ardent. Le jeune homme n’hésite pas une seconde avant de remonter la pente, de se hisser à nouveau sur la machine moldue et de partir à la poursuite de l’animal, sa sœur à ses trousses. Il parvient à la distancer et bientôt, loin devant elle, elle ne discerne même plus la créature. Elle décide de prendre un chemin différent, de retourner sur la plage afin de les rattraper. La rouquine est plus perplexe qu’autre chose, gênée de déranger à ce point une créature qui ne lui a rien demandé et qui, en plus de cela, peut s’avérer extrêmement dangereuse. Elle arrive bientôt à ce qui s’apparente être une presque-île de sable. Ainsi participe-t-elle, bien malgré elle, à piéger l’animal. En effet, son frère arrive de l’autre côté, attirant la créature au milieu du presque-îlot de sable. Trapped. Étrangement, la bête n’ose pas s’aventurer dans l’eau, qui était censée être son habitat naturel. Lydie ose finalement poser son regard sur l’animal, et elle comprend.

Des cicatrices. Sur tout son corps. Absence de poil plus qu’absence de peau. C’est un grand brûlé, un traumatisé. Buste humain sur corps de cheval, c’est un centaure. Un centaure particulier. Elle veut connaître son histoire, mais elle n’est pas dans la bonne posture. Ils viennent d’apeurer la créature, d’habitude sage et fière. Ce centaure était spécial, ce centaure avait souffert, elle le voyait dans ses yeux à mesure qu’à pied elle osait se rapprocher, pacifiquement, calmement. Elle voulait l’aider, elle voulait l’apprécier, lui porter soutient. Alors, elle tend une main pleine d’espoir.

Souvenir vif de la présence de son frère. Elle se fige. Se rappelle de sa conduite étrange. De sa détermination pour rattraper la créature. Plus qu’une fougue, une rage. Elle tourne alors la tête vers le brun et, effarée, croise son regard. Des noisettes toujours éteintes, des noisettes concentrées, des noisettes pleines de haine. Il fixe le centaure, n’en détache les yeux. Il finit par s’avancer, et se dévoile.

Tu sais, Lyd’, la magie n’est pas naturelle. Cette créature n’a rien d’animal, épargne lui ta compassion, c’est un monstre. Elle ne mérite pas de vivre.


Les mots de son frère lui parviennent à travers un voile assourdissant, lui comprimant la boîte craniène. Et ses jambes la lâche, ses mouches béantes ne sait que répondre, elle se retrouve sur le sol. Dans sa chute, l’objet qu’elle porte dans sa poche arrière s’est brisé, elle le sent, ça l’a réveille presque. Lentement, elle porte sa main en direction de cet endroit. Et, sous ses yeux, comme au ralentit, elle assiste, impuissante, trop faible, à son frère, enragé, qui porte lui sa main à sa poche avant. Elle finit par porter un morceau de miroir, lui chuchote quelques mots, le laisse tomber dans le sable d’effroi. Son frère sort une arme à feu, arme de guerre moldue, dévastatrices. Elle tremble, le centaure panique tout autant piétine sur place. Sous le choc, bouche-bée, elle parvient à trouver quelque mot “[color:d35d= #9A6051] où? où as-tu… ? eu ça…”. Pas de réponse. Par réflexe, la rouquine porte sa main à sa botte, n’y trouve pas sa baguette. Sans la regarder, son frère sort sa baguette magique de nulle part, la balance hors de portée derrière les rochers, avant de pointer son monstre de son arme.

[color:d35d= #9A6051]- Jeremi, s'il te plait... dernier espoir d'une fillette qui brusquement réalise la haine enfouie de son frère pour elle-même durant toutes ces années de cordiale hypocrisie. Elle ferme les yeux, fond de frustration face à tant d’impuissance. Une larme de faiblesse trace son chemin au milieu des constellations rousses sur ses joues. Ses paupières s’ouvrent après le violent coup de tonnerre qui transcende les lieux et son coeur, résonne jusque dans les montagnes, les fourrées de bruyère, les frênes et les chênes à la feuille composée. Un hennissement de douleur mêlé d’un hurlement humain glâce le sang de la fillette et cognent encore dans sa tête alors que la chute d’un corps dans l’eau se fait ressentir, rapidement emporté par le courant.

Crac.

Un son familier, un son qu’elle connait. Elle lâche un souffle, enfin elle respire de nouveau. Son frère, paralysé, un sourire au visage, n’eut pas le temps de porter son âme sur elle. Une chevelure brune s’empare de son coeur meurtri et transplane, éloigne-moi, azé…
Elle sombra.


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