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[Salle Spéciale] Le Piano-Bar
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Megan K. Hayajân
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[Salle Spéciale] Le Piano-Bar

Message par : Megan K. Hayajân, Mar 22 Aoû 2017, 00:35





" Le Piano Bar "



Dans une salle à l'arrière de l'Auberge, accessible en passant par un tableau représentant une vieille cuisinière à qui il faut caresser le nez, se trouve un piano bar digne d'une époque que les moins de cent-cinquante ans ne peuvent pas connaître. Tapissée de couleurs chaudes et meublée de canapés en cuir, cette pièce conviviale est aménagée de façon à ce que tous les sièges soient tournés vers la scène. Sur l'estrade, un piano, est le plus souvent occupé par Fa Maggiore, un elfe de maison au talent musical tout à fait impressionnant. Cependant chacun est libre de monter sur scène pour chanter, danser, jouer de caracolas à cordes, du bénitier arrangé ou du trompadipour en zinc. Comment ça, ces instruments de musique n'existent pas ? Un peu d'imagination, que diable !

Plongée dans un constant nuage de fumée odorante, la salle est pourvue d'un bar où, autrefois, vous auriez pu certainement trouver Tina, accoudée au comptoir à profiter d'un bon verre et de la musique. Ici, la carte habituelle est caduque ! Vous pourrez commander toutes sortes de whisky et de cocktails... tous baptisés selon des noms de chansons. La journée, un juke-box est situé près du bar, alors n'espérez jamais un silence parfait dans ce temple de la musique.

Ici, n'hésitez pas à demander vos titres préférés de toutes les époques et de tous les styles. Si vous avez un groupe et que vous aimeriez vous produire en concert dans notre piano-bar, n'hésitez pas à envoyer un hibou au propriétaire du bar qui sera certainement ravi de vous offrir un bon public.

En raison des boissons servies, seuls les adultes ayant quittés Poudlard ont accès à cette salle (18 ans min.) Si vous tentez de passer en étant mineur, la barrière magique limite d'âge vous expulsera hors de l'Auberge. La consommation d'alcool doit être faites avec modération.





" La Carte "

Carte :

WHISKY

* Whisky Pur Feu ( 6 M le verre, 1 G la bouteille )
* Crème de Whisky ( 8 M le verre, 1 G & 2 m la bouteille )
* Whisky aromatisé au miel ( 7 M le verre, 1 G la bouteille )
* Canadian Whisky aromatisé au sirop d'érable ( 7 M le verre, 1 G la bouteille )

-> en commandant un whisky, vous pouvez demander un cigare qui vous sera offert.

COCKTAILS

* Enjoy the Silence : lait, café, vanille, rhum et caramel fondu. (10 M)
* Bohemian Rhapsody : crème de whisky, get 21, cannelle et glaçons (10 M)
* There's No Going Back : vodka, rhum, jus d'abricot, sirop de fraise, sirop de mangue. (10M)
* The Scientist : tequila, sirop de menthe, sirop de bleuet, Jägermeister, citron, éclats de noisettes. (10M)

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Elliot West
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Re: [Salle Spéciale] Le Piano-Bar

Message par : Elliot West, Mar 22 Aoû 2017, 22:43


ft. Valentina Boccini


La nouvelle avait fait grand bruit dans la communauté magique, un bar avait été détruit… à la demande de la propriétaire. Etrange. Coup de com’ ou folie ? Aucune idée mais le résultat était là, le serpent en avait eu vent et maintenant que l’établissement était désormais de nouveau accessible il lui tardait d’en voir la couleur. Pour ceci, quoi de mieux que d’aller prendre une bonne bouteille en espérant ne pas tomber sur des gamins de 17 ans complètement alcoolisés alors qu’ils devraient être à l’école.

Il avait mis un costume gris à carreaux, trois pièces, et un petit foulard noir dépassant de la poche sur sa poitrine. Simple, efficace. Après s’être rapidement préparé, il fit appel à son elfe en lui demandant de l’emmener de suite devant le bar. Le petit être s’exécuta sans sourciller. Et sans le remercier le Legilimens s’engouffra rapidement à travers la porte du lieu.

Une ambiance chaleureuse se faisait sentir, un endroit où il faisait bon de boire des coups. En jetant rapidement un œil l’homme s’approcha du comptoir et pu observer des écriteaux. L’un d’eux indiquait une salle réservée aux adultes dont le nom était : Le piano-bar. C’était exactement l’endroit que cherchait Elliot. Ni plus ni moins.

En pénétrant dans la salle après avoir caressé le nez du tableau il eut l’occasion de découvrir un endroit meublé avec goût et parfaitement représentatif du bar chic que souhaitait fréquenter Elliot. Il avait de l’argent, il pouvait donc s’autoriser des sorties comme celle-ci. Un canapé en cuir l’appela, et cela lui rappelait grandement le Bellagio et son bar privé.

En prenant place, il put observer la présence d’une femme derrière le comptoir. Elle semblait être plus ou moins du même âge que l’homme et devait sans aucun doute s’occuper de cette salle. Pas de bambins, pas de jeunes sous l’emprise de l’alcool, seulement la musique du piano et une odeur particulière qui rendait le tout très convivial.

Regardant la carte il se décida à prendre une bouteille de crème de whisky. Certainement un bon cru vu le prix. C’était l’occasion de se faire un avis là-dessus.


« Mademoiselle, dit-il en interpellant la femme, serait-il possible d’avoir une bouteille de crème de whisky ainsi que deux cigares s’il vous plaît ? Puis-je également vous inviter à boire en ma compagnie ? Il n’y a pas forcément beaucoup de monde pour le moment, et j’aimerai beaucoup en savoir plus sur ce lieu qui, ma foi, est splendide »

Peut-être allait-elle le remballer et dans ce cas-là il boirait sa bouteille seul. Pas d’idées tordues cette fois-ci, Elliot est là en paix pour prendre du bon temps autour d’un verre et d’un cigare. Oust ceux qui pensent que le jeune homme est mauvais et peu respectueux envers les femmes.
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Megan K. Hayajân
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Re: [Salle Spéciale] Le Piano-Bar

Message par : Megan K. Hayajân, Mer 23 Aoû 2017, 18:15






Pour Elliot West


Après avoir ensorcelé le vieux coin tranquille du Chaudron pour qu'il ressemble à un confortable piano-bar, il avait bien fallut le meubler. J'avais chiné, déniché et trouvé des pièces anciennes et géniales que quelques sortilèges avaient suffit à rendre comme neuves. Une fois aménagé et décoré, il n'y avait plus qu'une seule étape : apprendre à cet elfe tout nouvellement acheté à jouer du piano. J'en avais prit un futé, nommé Fa Maggiore, Fa Majeur en italien, et lui avait enseigné tout ce qu'autrefois j'avais étudié aux côtés de mon frère. Au bout d'un moment, cet elfe avait démontré son talent tout naturel pour la musique et se transformait petit-à-petit en virtuose. Comme on dit par ici, bonne pioche.

Fa Maggiore jouait ce soir. Il était encore relativement tôt quand un client poussa le tableau de cette bonne vieille Simone, et avait découvert les lieux. Ouais, tu peux admirer le travail ! Cette salle m'a pompée toute mon énergie, sans parler du temps qu'il m'a fallut pour réunir les meilleurs whiskys du monde. On ne trouve mieux nulle part, je m'en suis assurée. Le type a l'air un peu chic, bah, après tout chacun ses goûts. Je finis d'une traîte mon whisky et accueille le nouveau d'un demi-sourire.

Comprenez-bien. Ici, on est entre adultes. Il n'y pas de chichis de dentelles et compagnie. On est loin des cocktails sans alcool pour les minots de Poudlard. Dans le piano-bar, on est chez moi. Ne comptez pas sur moi pour souhaiter la bienvenue à tous les mecs fiers de leurs smokings que je croiserais. J'suis pas ultra commode comme nana, ma langue ne se délie qu'avec le whisky. Ca tombe bien, on ne vends presque que cela passé cette porte.

« - Mademoiselle, Madame, mais c'est pas grave, continue sur ta lancée, serait-il possible d’avoir une bouteille de crème de whisky ainsi que deux cigares s’il vous plaît ? Deux carrément ? Avec quoi tu vas fumer l'autre ? Puis-je également vous inviter à boire en ma compagnie ? Il n’y a pas forcément beaucoup de monde pour le moment... ah ok le deuxième cigare est pour moi... et j’aimerai beaucoup en savoir plus sur ce lieu qui, ma foi, est splendide » un petit curieux, rien que ça.

En une fraction de seconde, j'attire la bouteille à moi et sert deux verres avant de poser la crème de whisky près de lui, après tout, il vient d'acheter le tout le brave monsieur. Ptet bien qu'il y a moyen de lui faire cracher deux ou trois gallions supplémentaires... Je prends ensuite deux de mes meilleurs cigares dans un étuis spécial et lui en tends un avant de coincer l'autre entre mes lèvres. Je pose la pulpe de mon index et de mon pouce sur l'extrémité du démon qui s'embrase et provoque un charmant nuage de fumée. Je tire tranquillement sur le cigare avant de répondre au client.

- Je suis désolée, je n'ai pas de briquet ni d'allumettes. Je peux vous prêter mes doigts, éventuellement... silence. Merci pour le verre, c'est toujours sympa. Silence. Certaines choses doivent rester tues et le resteront, mais je vous en prie, si vous avez des questions... paraît que je suis la proprio, voyez-vous.

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Alexander Scott
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Re: [Salle Spéciale] Le Piano-Bar

Message par : Alexander Scott, Dim 03 Sep 2017, 20:21


RP libre

Quel meilleur endroit pour lire un journal que le comptoir d'un bar ? Quel meilleur endroit pour discuter d'actualité qu'un établissement comme le Chaudron Baveur ?  De l'avis d'Alexander Scott le hasard faisait bien les choses, non seulement l'établissement londonien avait récemment fait peau neuve mais en plus le sorcier recherchait un endroit calme pour lire ce qu'il venait de dénicher. Que venait-il de trouver ? L'Aurore, visiblement le ministère de la magie souhaitait faire de l'ombre à l’Étincelle, quelle ironie ! Dire que le chasseur de mages noirs avait été étonné en tombant sur ce papier aurait été un euphémisme, pourquoi diable les Aurors décidaient-ils de publier un journal ? Il était pourtant de notoriété publique que la gazette était acquise au ministère de la magie depuis plusieurs semaines maintenant. Là aussi c'était assez ironique quand on savait combien elle lui avait cassé du sucre sur le dos quelques années auparavant, visiblement la vieille Strugatsky s'adoucissait avec l'âge. Dans ces conditions pourquoi prendre la peine de publier ce papier ? Le ministère de la magie cherchait-il à redorer son blason ? Les Aurors cherchaient-ils à gagner en information pour obtenir de nouveaux informateurs ? Les meilleurs informateurs ne prenaient généralement pas la peine de lire les journaux.  Peut-être Petrus Sudworth cherchait-il simplement à préparer sa future réélection mais il était sûrement trop tard pour s'en préoccuper car sa côte de popularité n'avait jamais été aussi basse, comment aurait-il pu en être autrement ? Les attaques de mage noir se multipliaient aux quatre coins de la Grande Bretagne, ils avaient même eu l’audace de s'en prendre à l'école de sorcellerie pour la deuxième fois en quelques années, plus rien ne semblait faire peur à l'ordre noir. Et que faisait Petrus pour arrêter cela ? Combien de mangemorts avait été capturés ? Le russe était bien la dernière personne à blâmer le ministère de la magie sur ce point, il savait combien capturer des mages noirs pouvaient être compliqué. Vous avez déjà essayé d'attraper de l'eau avec les mains ? Capturer des mangemorts c'est du pareil au même.  

C'est la tête pleines de questions que le pourfendeur de magie noire pénétra une énième fois dans le Chaudron Baveur, habitué ? Pas vraiment mais Alexander avait travaillé pendant quelques mois dans cet établissement qui par le passé était affilié à l'Ordre du Phénix. De fil en aiguille le bar Londonien était devenu le seul bar où Scott acceptait de poser un pied, il n'avait jamais réellement apprécié les bars. Un regard circulaire apprit au Phénix que finalement le Chaudron Baveur n'avait pas tant changé que ça, du moins en apparence. Au fond de lui il était rassuré, c'est que mine de rien il était attaché à cet endroit, après tout c'était là qu'il avait vu Elenna pour la première fois. Les rumeurs vont vite au sein de la communauté magique de Grande-Bretagne et c'est par bouche à oreille que le russe avait appris la présence nouvelle d'un piano bar, une salle spéciale strictement réservée aux adultes, que demander de plus ?  L'ancien Serdaigle repéra rapidement le portrait de la vieille cuisinière, que fallait-il faire déjà ? Lui planter le doigt dans l’œil ? Lui toucher les sourcils ? Le sorcier de l'est s'escrima pendant quelques instants pestant contre les passages secrets du monde magique, sérieusement les sorciers ne pouvaient pas faire comme tout le monde ? Tourne trois fois sur toi même, prononce la formule magique, verse trois goûtes de sang de licorne albinos frais, enfile l'anneau magique de Merlin, fais vingt trois pompes et demi puis caresse le nez poilu de la vieille cuisinière et alors le chemin tu trouveras. Une porte avec une limite d'âge c'est pas plus simple ?

La mauvaise humeur accumulée du russe se dissipa lorsqu'il pénétra dans la piano bar. L'endroit avait été décoré avec goût, les couleurs étaient chaudes et conféraient à la pièce une ambiance chaleureuse. Perché sur l'estrade un elfe de maison jouait à un piano qui semblait bien trop grand pour lui pourtant le son qui émanait de l'instrument semblait produit par un virtuose de l'instrument. Un nuage de fumée semblait avoir élu domicile dans la pièce pourtant Alexander n'était pas incommodé alors qu'en temps normal il ne supportait pas la fumée. Finalement la pièce n'avait pas grand chose à voir avec l'ancien Chaudron Baveur mais il fallait savoir reconnaître qu'elle avait été réalisée avec goût et qu'elle semblait particulièrement agréable pour prendre un verre et avoir un brin de causette. Affublé de son éternelle veste de cuir (qui commençait sérieusement à être usée à force des divers duels et agressions) sous laquelle il n'était vêtu que d'un simple t-shirt blanc, Scott se sentait presque comme une grosse tâche d'encre au milieu d'un élégant parchemin enluminé. Le nouveau regard circulaire du sorcier de l'est se stoppa sur la sorcière blonde qui se trouvait au comptoir, comment ne pas la reconnaître ? Il l'avait rencontré en plein milieu de la Forêt Interdite et avait bien failli  l'éventrer par erreur, foutu instinct animal... C'était l'ancienne professeure de défense contre les forces du mal de Poudlard et la propriétaire du Chaudron Baveur, rien que ça !

Alexander déposa sa veste sur un canapé en cuir avant de s'asseoir sur ce dernier et de reporter son attention sur l'exemplaire de l'Aurore qu'il tenait en main. Une rapide lecture en diagonal lui appris les principaux sujets à savoir remontrances envers l'Ordre du Phénix, appel à informateurs, règles de survie, chanson et horoscope, sérieusement ? Chanson et horoscope ? Le russe vérifia à plusieurs reprises si il ne s'était pas trompé en prenant un exemplaire du Chicaneur mais visiblement il tenait bien un journal ministériel entre les mains. C'était donc de cela qu'il s'agissait, un journal de propagande pour décrédibiliser l'Ordre du Phénix et pour trouver des informateurs ? Rien de nouveau au final, une pâle imitation de l'étincelle tout au plus. Le russe déposa le journal sur la table qui lui faisait face et fit signe à Valentina Boccini qui semblait être seule pour s'occuper de cette pièce, tant qu'à être ici autant se désaltérer... Depuis combien de temps n'avait-il donc rien bu à l'intérieur d'un bar ? Sûrement depuis l'époque où il fréquentait encore sa sœur, une éternité !  
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Megan K. Hayajân
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Re: [Salle Spéciale] Le Piano-Bar

Message par : Megan K. Hayajân, Dim 03 Sep 2017, 21:39






Pour Alexander Scott

Belle journée pour travailler. Un petit vent frais dehors, vite oublié dès le premier posé à la maison. Enfin, au Chaudron Baveur. De toute manière, ça revient au même. Je flatte le nez de cette bonne vieille cuisinière et pénètre dans mon antre. Je pose le cosi d'Aeden à l'arrière, et Schiavo m'assure qu'il veillera sur lui pendant le service. je sais très bien qu'instinct maternel oblige, je viendrais souvent vérifier si le nourrisson n'avait pas faim, chaud ou froid. De toute façon, il faut que je lui colle un biberon de lait dans le bec toutes les quatre heures. Je me détourne de mon fils, prends place derrière mon comptoir tandis que Fa Maggiore prends place au piano. Tout est prêt pour offrir le meilleur service possible.

Alors que je termine ma manucure, secouant la main droite pour faire sécher le vernis lie-de-vin, un ombre large fait son entrée. Une ombre capable de se métamorphoser en un fichu chat. Avec les crocs, les griffes, et le feulement qui va avec quand on y donne un coup de pied. Mesdames et messieurs, voici Alexander Scott ! Je grogne un peu contre le félin avant de reprendre ma manucure. Il finit par me faire signe. Je délaisse mon oeuvre d'art, attrape la carte rouge du piano bar et la dépose avec douceur devant les mains du géant inébranlable.

- Bonsoir bonsoir ! Bienvenue au Chaudron Baveur. Qu'est-ce que je peux te servir ? - tu, oui, tu, parce que quand tu essaies de me bouffer, je tends à perdre mon vouvoiement. - Pas de plumes, ici. Par contre, tu trouveras d'excellents whiskys...

Je me fends d'un sourire : non, je n'ai pas oublié. J'ai même encore une légère cicatrice laissée par une de ses griffes à l'intérieur de mon bras, sous mon aisselle. En entrant au ministère de l'éducation magique en tant qu'examinatrice - notamment spécialisée dans l'animagie - j'avais eu accès au dossier de formation du Scott. Chat féroce, qu'ils disaient. Instinct animal puissant mais maîtrisé. Maîtrisé de mes fesses oui ! Il avait tenté de me croquer alors que moi, pauvre créature au plumage d'ébène, je voletais gaiement dans les arbres de la forêt interdite. Je ne méritais pas un sort si cruel...

Je jette un coup d'oeil au chat actuellement humain. Ami 26, ne serais-tu pas content ? Après tout, c'était lui qui avait interrogé Clyde... Qu'avait-il apprit sur l'ordre lors de cet échange ? Je bloquais mes pensées. Ce colosse était peut-être legilimens ? Mais il m'était sympathique, aussi lui souriais-je.

- N'hésite pas à demander un morceau particulier à Fa Maggiore, il est payé pour ça !

Une satanée mage noire qui habille et paye ses elfes de maison, qui l'eut cru ?

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Alexander Scott
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Re: [Salle Spéciale] Le Piano-Bar

Message par : Alexander Scott, Sam 09 Sep 2017, 21:50


L'endroit était parfait. Longtemps Scott avait cherché un tel lieu, un lieu où on pouvait se reposer, se délasser et se détendre, tout cela sans être dérangé par une bande d'élèves braillards. En théorie une telle chose aurait dû être possible dans n'importe quel bar une fois une certaine heure passée mais comme bien souvent la pratique était bien différente. Durant sa carrière d'Auror le sorcier de l'est s'était souvent demandé comment Poudlard se débrouillait pour avoir des gamins courant aux quatre coins de la Grande-Bretagne à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. Avec l'arrivée de Sergueï Kolohov aux commandes il avait naïvement pensé que ces dérapages étaient terminés mais visiblement il s'était lourdement trompé. Pour le russe le constat était simple, il n'y avait pas un établissement dans toute la Grande-Bretagne magique où on pouvait passer un moment en paix. Si le pourfendeur de magie noire s'était amélioré avec le temps et qu'il n'était plus le misanthrope qu'il avait pu être par le passé, il avait toutefois toujours autant de mal à supporter les adolescents avec leurs histoires, leurs excès et leurs préoccupations. C'est donc tout naturellement qu'Alexander avait arrêté de fréquenter les bars que ce soit ceux du Chemin de Traverse, ceux de Londres et à plus forte raison ceux de Pré-au-Lard. Visiblement il n'était pas le seul à être fatigué, Valentina Boccini avait créé l'endroit idéal, quoi de mieux que de discuter de l'actualité entre adulte autour d'un bon verre d'alcool ?

- Bonsoir bonsoir ! Bienvenue au Chaudron Baveur. Qu'est-ce que je peux te servir ? Pas de plumes, ici. Par contre, tu trouveras d'excellents whiskys...

Alexander Scott releva le regard et son regard se posa immédiatement sur Valentina Boccini qui le surplombait de toute sa taille, c'était une situation peu habituel pour le russe. Fiancé ou pas le sorcier de l'est ne pouvait s’empêcher d'être impressionné par la beauté de l'ancienne professeure de défenses contre les forces du mal de Poudlard. Elle avait changé depuis leur dernière rencontre, elle avait vécu depuis la dernière fois qu'ils s'étaient vus... Comment le savait-il ? Les cicatrices, le regard, ce genre d'indices qui ne trompent pas. Le chasseur de mage noir était prêt à parier qu'elle en avait bavé au moins autant que lui durant les années qui s'étaient écoulés.

Tutoiement et allusion au passé, on aurait presque pu croire à des retrouvailles entre vieux amis ! C'était assez ironique, dans son souvenir leur rencontre ne s'était pas réellement bien déroulée... Dans un premier temps il avait failli tuer purement et simplement la sorcière en l'éventrant d'un coup de griffe, par la suite leur conversation avait rapidement dégénérée. La dernière fois qu'il l'avait aperçue ? Au gala d'ouverture du Heurtoir où elle était venue accompagnée d'ailleurs son compagnon d'un soir n'avait pas manqué de le menacer... Non décidément on ne pouvait réellement pas qualifier leurs relations d'amicales. Pourtant le sorcier de l'est devait bien reconnaitre qu'il éprouvait une bonne dose de respect pour cette femme. Comment l'expliquer ? Comment expliquer ce sentiment ? Comment décrire cette sensation ? Valentina Boccini faisait partie de cette catégorie de sorcier qu'Alexander respectait plus que tout et desquels on pouvait compter entre autre William West, Clyde Higgs, Antoni Londubat ou encore Rosie Peltz. Ces gens là n'avaient rien à voir les uns avec les autres, il avait eu grandes histoires avec certains et n'avait échangé que quelques mots avec les autres et pourtant... Pourtant il appréciait leur présence.


- N'hésite pas à demander un morceau particulier à Fa Maggiore, il est payé pour ça !

Demander un morceau ? Alexander observa l'elfe de maison quelques instants avant de détourner le regard. Pour demander un morceau il faudrait déjà qu'il y connaisse quelque chose en musique... Le sorcier de l'est n'écoutait pas beaucoup de musique, quand il y avait de la musique à Snow Cocoon c'était Elenna qui s'en occupait ! Et quand le chasseur de mage noir était seul il ne mettait pas de musique. La seule musique que connaissait réellement l'animagus c'était celle de la Taïga russe qu'il avait si souvent arpenté au cours de sa vie.

- Au risque de vous... De te décevoir, je ne suis ni un mélomane, ni un connaisseur en Whisky... Sorcière hebdo ne cessait de dire qu'il était le sorcier parfait mais c'était bien loin du compte. Je vais donc choisir de te faire confiance sur le choix du Whisky et de faire confiance à Fa pour la musique. Et pourquoi ne pas prendre également un verre pour vous ? Le vouvoiement qui revient au galop... Notre dernière conversation n'était pas vraiment cordiale, je suis persuadé que vous pouvons faire mieux.

Oh vraiment et de quoi allions nous discuter ? De l'actualité ? De la pluie et du beau temps ? De son choix de peinture pour le Chaudron Baveur ? Ou alors de ses fréquentations ? Au gala d'ouverture du Heurtoir, Scott avait bien vu avec qui la sorcière discutait et visiblement elle et lui n'avait pas réellement les même fréquentation... En vérité plus de la moitié du groupe avec lequel elle était avait été et était peut-être encore impliqué dans une enquête du ministère de la magie. Par le passé peut-être Scott aurait-il profité d'une telle conversation pour soutirer des informations, c'était désormais le cadet de ses soucis.

- En fait ça ne pourra pas être pire que la dernière fois
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Re: [Salle Spéciale] Le Piano-Bar

Message par : Megan K. Hayajân, Ven 15 Sep 2017, 21:33






Pour Alexander Scott

Des notes, des notes. Enfilées comme des perles au bout des doigts d'un elfe habile. Une mélodie brune, fermentée, qui enfle et réclame l'attention, tétanise et achève d'un souffle, d'un accord brisé. Il n'y a rien de plus beau que la musique... - a part, peut-être, l'ambre d'un whisky de bonne qualité. Cette antre est donc en tout point un lieu parfait. Les passionnés, les éreintés, les engourdis, tous ceux qui désirent une pause peuvent s'y retrouver. En quelques minutes, on oublie la tempête du grand dehors, on s'abreuve de chaleur. Je jette un coup d'oeil vers la cheminée mais le feu y fumoie encore gaiement. Une trêve, le pont. On reprends sur un dos et je souris fièrement. C'est mon chez moi, gravé de mes sorts, de mon empreinte. Plus pour longtemps, car le grand et dernier départ est pour bientôt, mais la magie est là, en tout cas, et me survivra ...

Prendre un verre, me faire confiance. Je m'éloigne un peu, retourne derrière le comptoir. J'ai une bouteille qui devrait faire l'affaire. Un vieux whisky au miel, à la fois doux et puissant. De quoi satisfaire toutes les papilles. J'en sers deux verres - sans glaçons, parce qu'avec, j'étrangle, j'étripe. Je retourne près du Scott et lâche de la pensée mon bar pour revenir vers le jeune homme.

Brillant auror à la retraite et de source sure, engagé au Heurtoir. Combatif, déterminé. Pas de ces ennemis qu'on veut croiser pour les briser. J'ai vu le félin en action - sur les ponts de Londres, un soir où j'étais nous. Il flambait vif d'une rage et d'une force qu'on ne soupçonne pas malgré ses larges épaules. Je ne me risquerais pas à un duel avec l'être titan, par peur de me brûler les ailes. J'aime ces personnes là qui parviennent, malgré ma confiance en moi, à me faire me sentir en danger. Parce qu'elles sont fortes et tenaces, ces armes levées au vent vont et viennent, vivent et meurt, souvent trop tôt - et jamais de ma main.

J'ai porté le masque. Fièrement, indéfectiblement. Sans Aeden, je le ferais encore. Le tatouage camouflé m'est réconfort permanent, car je reste imprimée dans le mal. Je suis une part des ténèbres, je m'y complais. Et Scott force le respect de cette parfaite contradiction. Il se satisfait du bien et de ses limites. Je m'assoies en face de lui, glisse son vers près de sa main.

- Je t'offre cette tournée. C'est mon whisky préféré : aromatisé au miel. Tu veux un cigare, avec ?

Je me fends d'un sourire.

- En effet, Alexander Scott. Nos conversations ne peuvent qu'être meilleures que la précédente. Tu auras plus de mal à me manger, sous cette forme.

Se doute-t-il, au fond, des démons qui m'habitent ? De l'obscur que je traîne comme une cape ? J'ai plongé sans remord dans la noirceur, me suis laissée enveloppée sans en douter. Peut-il le sentir, lui, le célèbre pourfendeur de mages noirs ? Je me dis souvent que les habitudes forgent des sixièmes sens. Je ressens l'ombre. Sans doute ressent-il le mal.

- A ta santé, Scott ! A ta santé.

Et je lève mon verre.


Comptes a écrit:
Valentina Boccini : 2 Whisky-Miel = 14 mornilles
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Alexander Scott
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Re: [Salle Spéciale] Le Piano-Bar

Message par : Alexander Scott, Dim 24 Sep 2017, 17:44


Que faisait-il ici ? Pourquoi ses pas l'avaient-ils menés dans cet établissement ? Cela faisait maintenant bien longtemps pourtant que le sorcier originaire de l'est de l'Europe avait fui ce genre d'endroit. Il était peut-être russe mais visiblement la résistance à l'alcool de son peuple avait sauté une génération. Lorsqu'il était encore serveur ici, au Chaudron Baveur, Alexander avait coutume de boire pendant son service. Combien de soirée avait-il oublié sous l'effet de la boisson ? Combien de fois le confortable comptoir de bois s'était transformé en confortable lit de fortune pour un soir ? Combien de fois s'était-il vidé sur le sol de pierre, incapable de se traîner jusqu’aux toilettes ? A l'époque Alexander Scott n'était pas vraiment le sorcier qu'il était devenu aujourd'hui. Le temps avait passé mais aujourd'hui il ne tenait pas plus l'alcool que par le passé. En vérité il était même probable qu'il le tienne bien moins. Était-ce réellement raisonnable de boire ce soir là ? La dernière fois qu'il s'était accordé un moment d'égarement, il avait bien failli perdre Elenna à tout jamais, il avait bien failli être détruit par ses pires ennemis, jamais ils n'avaient été si proches de se débarrasser de lui. D'après les dire de Clyde Higgs, les mages noirs étaient partout, peut-être Valentina Boccini en était-elle une, l'ancien Auror n'aurait pas été étonné outre mesure d'une telle révélation. Ils étaient partout... Plus le temps passait et plus les paroles de l'ancien Seigneur des Ténèbres revenaient à l'esprit Phénix. Combien de mages noirs avait-il croisé aujourd'hui ? Combien de mages noirs faisait parti de son entourage ? Combien de mages noirs étaient actuellement attablés à une table au Chaudron Baveur ? Qu'est ce qui les empêchait exactement de le liquider ? Depuis ce fameux jour, les mangemorts connaissaient son identité, ils savaient tout de lui, absolument tout. Cela faisait maintenant de nombreuses semaines que les macabres évènements s'étaient déroulés mais l'ordre noir n'avait rien tenté contre lui... Qu'attendaient-ils ? Avaient-ils peur de lui ? Considéraient-ils qu'il ne constituait pas un danger suffisant ? Qu'il n'était qu'un insecte sous leur botte ?

Quelle ironie ! Les choses étaient peut-être bien plus simples lorsqu'il n'était qu'un simple serveur au Chaudron Baveur. Oh évidemment la vie n'était pas non plus toute rose à l'époque. Durant cette période Alexander était isolé, esseulé, il n'avait pas une famille sur qui compter. Et puis il n'avait pas non plus d'endroit où dormir. L'ancien élève de Serdaigle pensait survivre mais peut-être se trompait-il... Finalement s'était peut-être maintenant qu'il survivait. Combien de temps lui restait-il à vivre ? Quelques jours ? Quelques mois ? Quelques années ? L'ancien Auror ne se faisait guère d'illusion, si il continuait sa croisade contre la magie noire, il finirait par y rester. Le plus simple aurait été de partir en Russie avec Elenna, de vivre dans un petit chalet au milieu de la Taïga et de bâtir une famille, nul doute qu'ils seraient heureux là-bas. Qui pourrait les retrouver au milieu d'une étendue de dix sept million de kilomètres carrés ? Pourtant ni lui, ni elle ne voulait de cette sécurité égoïste, pourquoi ? Parce qu'ils étaient habités par cette flamme inextinguible.


- Je t'offre cette tournée. C'est mon whisky préféré : aromatisé au miel. Tu veux un cigare, avec ? D'un signe de tête Alexander décline l'invitation. En effet, Alexander Scott. Nos conversations ne peuvent qu'être meilleures que la précédente. Tu auras plus de mal à me manger, sous cette forme.

Finalement peut-être avait-il bien fait de venir. Oh diable les conséquences, de toute façon ce soir il était seul et serait donc la seule cible de l'ordre noir en cas d'attaque, ils n'auraient aucun moyen de faire souffrir ses proches. La vérité c'est qu'il avait besoin de changer d'air, besoin de changer d'entourage et il était prêt à parier qu'il en était de même pour son interlocutrice. La situation avait quelque chose d'amusante aux yeux du chasseur de mage noir, il n'avait rien à voir avec miss Boccini et pourtant il était heureux d'être ici ce soir. Qu'aurait-il bien pu faire d'autre ce soir de toute façon ? Nuit de pleine lune, Elenna était de sorti dans ses plus simples habits. Il en serait ainsi, il passerait la soirée avec Valentina Boccini, sulfureuse propriétaire du non moins sulfureux Chaudron Baveur et ancienne professeur de renom de l'école de sorcellerie de Poudlard. Par le passé Alexander avait eu des doutes sur la jeune femme, comment aurait-il pu en être autrement ? Il avait eu des doutes sur tout son entourage à commencer par William West. Il était prêt à mettre sa main à couper sur la culpabilité de certaines des fréquentations de la jeune femme mais le magenmagot demande plus que des mains coupées. Et l'italienne dans tout ça ? Difficile de statufier sur son statut de mangemort, mais Scott était à peu près sûr qu'elle avait trainé ou qu'elle trainait encore dans la magie noire. Aujourd'hui le russe avait compris qu'il ne pouvait plus se contenter de suppositions, de préjugés, qu'il ne pouvait plus faire souffrir des innocents... Il l'avait déjà fait une fois, il ne recommencerait pas.

- A ta santé, Scott ! A ta santé.

L'ombre d'un souvenir illumina les traits tirés du chasseur de mages noirs tandis que les deux verres tintaient l'un contre l'autre. Pourquoi trinquait-on ? En entrechoquant les verres on échangeait le liquide avec la boisson de l'autre et on s'assurait ainsi de ne pas être empoisonner. Peut-être était-ce une bonne chose de trinquer ce soir là ? Mage noir ou pas ? Mangemort ou pas ? En tout cas miss Boccini était indéniablement proche de William West c'était de notoriété publique et West était l'un des maîtres des potions le plus doué de Grande Bretagne, c'était un fait établi. On était jamais trop prudents.

- J'ai travaillé ici par le passé, avant que tout cela ne commence... Parfois j'en viens à me demander si je n'étais plus meilleurs serveur que auror.

De son avis il avait été plutôt médiocre dans les deux professions. Il n'était pas fait pour devenir serveur, ça s'était une certitude, pourquoi ? A l'époque le russe était profondément misanthrope et d'une timidité maladive, ce n'était pas vraiment le combo parfait pour travailler dans un établissement aussi fréquenté, réputé et animé que le Chaudron Baveur. Et en tant qu'auror ? Alexander était conscient de s'être forgé une solide réputation, que ce soir au ministère de la magie ou en dehors de celui-ci. Beaucoup de gens vous dirait qu'il avait été un Auror incroyable, après tout n'avait-il pas attrapé Clyde Higgs ? Le terrifiant dirigeant de la ténébreuse famille Higgs et le dérangé Seigneur des Ténèbres. Peut-être avait-il été talentueux sur le terrain mais il avait laissé son bureau dans un sale état au moment de sa démission. Que valait-il en tant qu'entraîneur ? Seul l'avenir pourrait le dire. Scott désigna l'aurore qui était posé face à lui.

- L'aurore... Ça ressemble beaucoup à ce journal de l'Ordre du Phénix. Boreas accentua volontairement les derniers mots en planta son regard dans les yeux bleus de la jeune femme. Le pourfendeur de magie noire n'était pas là pour chasser, mais il était curieux de connaître l'avis de son interlocutrice sur la situation actuelle en Grande-Bretagne. Comment s'appelait-il déjà ? Je crois que c'était l’Étincelle, même le titre semble avoir été inspiré par les Phénixs. Apparemment le ministère de la magie essaye de regagner la confiance de la communauté magique. Alexander avala une lampée de whisky avant de passer aux choses sérieuses. Je suis curieux Valentina, à qui accordes-tu ta confiance ?

TOC, TOC, TOC, qui voilà avec ses grands sabots ? Vous pensiez ne pas pouvoir faire pire conversation ? Défi relevé !
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Megan K. Hayajân
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Re: [Salle Spéciale] Le Piano-Bar

Message par : Megan K. Hayajân, Mar 26 Sep 2017, 20:11






Pour Alexander Scott

Dans une autre vie, un autre espace-temps, peut-être qu'Alexander et moi, nous aurions pu être amis. Cordiaux, joueurs, sans menaces voilées. Il aurait fallut que nous fassions des choix différents, dans un sens ou dans l'autre. Pour le félin, qu'il ne voit pas en la magie noire un mal mais un potentiel; et pour moi, que je ne vois pas en le mal un potentiel mais une mauvaise magie. Nous nous serions peut-être retrouvés à cette même table de bar, buvant ce même whisky. L'air aurait simplement pesé un peu moins lourds, les mots, un peu moins importants. Nous aurons même pu sourire naturellement et pourquoi pas échanger une blague ou deux. Lui m'aurait parlé de son bonheur avec la superbe Elenna, et j'aurais pu me plaindre des couches à changer et de mon bonheur en dents de scie.

Mais la vie est telle quelle est, pleine d'ecchymoses, violette de bleues et crachée par les veines; il n'y a pas d'autres espaces-temps. Je suis Valentina, Mangemort, Mage noir. Et je ne peux pas m'empêcher de penser qu'Alexander aurait fait un très bon frère pour les Justes s'il n'avait pas eu dans la tête des idées douces de jolies rêveries. Tant de violence pour des idéaux de paix ! Les humains se font la guerre sans penser à l'amour... Aurors et Phénix nous courent après sans savoir que nous voulons les sauver de l'horreur dans laquelle ils se sont enfermés. Nous sommes des héros incompris, des terroristes du bonheur. Portez fiers vos drapeaux, disaient-ils. Pourtant ma marque des ténèbres est confinée dans l'invisible par une potion et un sortilège. Si Scott la portait, il me verrait vraiment. Comme je suis, sans détours ni peinture.

- L'aurore... Ça ressemble beaucoup à ce journal de l'Ordre du Phénix. Vraiment... ? Et l'Impardonnable ?   Comment s'appelait-il déjà ? Je crois que c'était l’Étincelle, même le titre semble avoir été inspiré par les Phénixs. Apparemment le ministère de la magie essaye de regagner la confiance de la communauté magique. Je suis curieux Valentina, à qui accordes-tu ta confiance ?

Un premier silence, à peine dévoilé, juste déposé sur le creux des lèvres. Je fronce les sourcils, hésite un peu. Puis finalement, je bois une costaude gorgée de whisky, attire à moi un cigare. D'un premier geste des doigts, je l'allume. D'un second, je dévie la fumée afin qu'elle n'importune pas Alexander. Le nuage descend et serpente au sol, disparaissant sous les pieds de la table.

- Tu sais quoi, Scott ? Je quitte l'Angleterre dans peu de temps. Je vais donc pouvoir me livrer à l'exercice de la franchise - j'ai bien peu d'occasion de le faire. Je tire sur le cigare, me fends d'un sourire. Comprends bien, Alexander. J'aurais aimé que tout soit différent. Mais je ne regrette pas mes choix. Aucun. J'ai confiance en mes amis, en mes frères. En ceux qui me portent et que je porte. Toi et moi aurions pu - être amis - rien qu'un peu. Mais nous avons eu des choix à faire. Tu dois te douter de mes affiliations, n'est-ce pas ?

Les doigts qui glissent sur le bord du verre, puis le verre sur le bord des lèvres.

- Tu poses tes yeux sur mon avant-bras. Tu ne vois rien ? Qu'est-ce que cela peut bien signifier ? Le suis-je, ne le suis-je pas ? Et si je levais le voile, hm ? Je l'étais, Alexander. Mais il y a de cela quatre mois, je suis devenue mère. J'ai donné la vie. J'ai tout quitté, tout abandonné, pour élever mon fils loin des dangers des combats. Je répondais au matricule de 28. Ne me demande pas le nom de mes frères et soeurs - j'oublie tout pour élever Aeden.

Une part de moi se sent soulagée de prononcer ces mots - à un ancien Auror, un représentant de la loi. A l'un de ceux qui se complaisent dans le jugement des Justes, qui nous veulent morts ou derrière des barreaux. Je clame haut et fort que je me bats pour la liberté. Une vie pour une vie. La mienne ne m'appartient déjà plus.

- Dans quelques jours, je partirais définitivement avec mon fils. Et tout cela n'aura plus d'importance.

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Re: [Salle Spéciale] Le Piano-Bar

Message par : Alexander Scott, Mer 27 Sep 2017, 21:52


Le pavé était jeté dans la marre. Chassez le naturel, il revient au galop. Visiblement la nature du sorcier de l'est était de traquer la magie noire comme un niffleur traque l'or. A la base Alexander était simplement venu pour boire un verre, pour passer c'est le temps, les soirées étaient terriblement longues lorsque Elenna vagabondait aux quatre coins de la Grande-Bretagne sous sa forme lupine. A la base il devait passer une soirée tranquille, avoir un brin de conversation était même accessoire. Valentina Boccini avait s'était comportée en vrai hôte en lui offrant whisky, cigare et conversation alors même qu'il avait tenté de la tuer la dernière fois qu'ils s'étaient parlés ! Comment la remerciaient-ils ? En la questionnant sur ses allégeances. Combien de chance la conversation avait-elle de bien tourner ? Presque toute la communauté magique était engagée pour l'un ou l'autre des camps, ministère, phénix ou mangemort ? D'après les dires de Clyde Higgs, la majorité de la communauté magique semblait engagée auprès des mages noires. De ce qu'il savait de l'italienne, il était peu probable qu'elle ait juré fidélité au ministère de la magie même si elle y travaillait actuellement. Boreas était certains que la sorcière n'était pas engagée dans la guerre aux côtés des Phénix, il aurait été la première personne au courant. Le raisonnement était simple, incroyablement simple et il supposait évidemment que Boccini avait pris position dans la guerre qui avait éclaté plusieurs années de cela, cependant si elle avait effectivement pris position pour une faction alors nul doute qu'il s'agissait des mangemorts. Scott le savait, Scott le sentait alors pourquoi diable lui avoir poser la question ? C'était un besoin chez lui de provoquer des duels ? Parfois le russe se demandait sincèrement si il n'avait pas des pulsions qu'il cherchait à calmer en se dopant à l’adrénaline, théorie farfelue certes mais qui pouvait expliquer bien des choses.

La pièce n'était pas vraiment silencieuse puisque l'elfe de maison continuait de jouer du piano comme si de rien n'était, toutefois l'air était devenu lourd, la tension était montée d'un cran. Finalement Alexander n'était pas contre l'arrivée d'un nouveau client, il pouvait bien finir son verre seul et partir après. Le russe était loin d'être un couard mais il n'avait pas non plus envie de voir la situation dégénérer inutilement. La destruction du Chaudron Baveur avait été organisée quelques semaines plus tôt, nul doute qu'un duel entre un ancien Auror membre de l'Ordre du Phénix et l'ancienne professeure de défenses contres les forces du mal de Poudlard suffirait à dévaster une nouvelle fois l'établissement. Le pourfendeur de magie noire ne put s’empêcher de lever un sourcil pour marquer son étonnement lorsque la sombre sorcière alluma son cigare d'un simple geste des doigts, nouvelle preuve si il en fallait du niveau magique de la propriétaire du Chaudron Baveur. Magie sans baguette ? Où avait-elle appris ça ? Combien de personnes étaient capables d'enseigner ma manumagie en Grande-Bretagne ? Combien de personnes la maîtrisait ? Les utilisateurs comme les professeurs devaient se compter sur les doigts d'une main. Si ce talent était répandu chez les elfes de maison, les sorciers devaient utiliser des baguettes magiques depuis des siècles pour pouvoir catalyser la magie.


- Tu sais quoi, Scott ? Je quitte l'Angleterre dans peu de temps. Je vais donc pouvoir me livrer à l'exercice de la franchise - j'ai bien peu d'occasion de le faire. Je tire sur le cigare, me fends d'un sourire. Comprends bien, Alexander. J'aurais aimé que tout soit différent. Mais je ne regrette pas mes choix. Aucun. J'ai confiance en mes amis, en mes frères. En ceux qui me portent et que je porte. Toi et moi aurions pu - être amis - rien qu'un peu. Mais nous avons eu des choix à faire. Tu dois te douter de mes affiliations, n'est-ce pas ?

Elle l'était, elle était membre de l'ordre noir, elle était mangemort. Sérieusement ? C'était aussi simple que ça ? Cela faisait maintenant plus de cinq ans qu'il traquait les mages noirs aux quatre coins de l'Angleterre, aux quatre coins du Royaume-Unis. Combien de fois avait-il veillé à la recherche d'un quelconque indice qui pourrait le mener aux mangemorts ? Combien de personnes avait-il interrogé pour avoir la moindre petite information ? En plusieurs années et malgré son implication, il n'avait capturé qu'un seul mangemort ! Aujourd'hui encore les Aurors et les Phénixs se tuaient à la tâche pour débarrasser le pays de cette gangrène ! Aujourd'hui alors qu'il ne recherchait rien, un mangemort se livrait à lui ? C'était une mauvaise blague ? Et maintenant ? Que devait-il faire ? Le pourfendeur de magie noire laissa sa main glisser jusqu'à sa baguette, Valentina était-elle armée ? Devait-il d'abord se débarrasser de l'elfe de maison pour éviter qu'il ne lui vienne trop rapidement en aide ?

- Tu poses tes yeux sur mon avant-bras. Tu ne vois rien ? Qu'est-ce que cela peut bien signifier ? Le suis-je, ne le suis-je pas ? Et si je levais le voile, hm ? Je l'étais, Alexander. Mais il y a de cela quatre mois, je suis devenue mère. J'ai donné la vie. J'ai tout quitté, tout abandonné, pour élever mon fils loin des dangers des combats. Je répondais au matricule de 28. Ne me demande pas le nom de mes frères et soeurs - j'oublie tout pour élever Aeden. Dans quelques jours, je partirais définitivement avec mon fils. Et tout cela n'aura plus d'importance.

A l'évocation du fils de l'italienne Alexander lâcha sa baguette et attrapa son verre qu'il finit d'une longue gorgée. Ainsi Valentina Boccini était maman... C'était sans doute cela qui la sauvait ce soir. Que penseraient les autres lorsqu'il leur apprendrait qu'il connaissait l'indentité d'une mangemort mais qu'il n'avait rien appris d'autre ? Que diraient-ils quand il leur apprendrait que cette même mangemort quittait la Grande-Bretagne ? De toute façon ce n'est pas comme si il pouvait faire grand chose, il n'avait jamais été doué en torture, que ce soit en torture psychologique ou en torture magique. Le mieux serait peut-être de ne rien leur dire, ils ne comprendraient pas de toute façon, ils ne pourraient pas comprendre... Ils ne connaissaient pas tout les tenants et les aboutissants. Plus agité que jamais Scott se leva et marcha quelques pas dans la somptueuse pièce avant de se retourner et de plonger son regard dans celui de Boccini.

- Il y a de cela quelques mois, vous avez capturé l'une de mes sœurs d'arme, tu dois sans doute t'en rappeler. C'était à peu près à la période de la bataille du pont de Londres. J'ai tout fait pour retrouver ma sœur d'arme, j'étais responsable. Le soir qui a suivi sa capture je suis donc allé au premier endroit qui me venait à l'esprit Barjow et Beurk. Le sorcier de l'est marqua une pause sans quitter son interlocutrice des yeux. La vendeuse n'était pas très coopérative, peut-être ne vous connaissait-elle même pas, qu'est ce que je pouvais en savoir ? J'ai utilisé le sortilège de Doloris sur elle et je l'ai laissé se tordre au sol tandis que je me rapprochais. Combien de temps m'a t'il fallu pour comprendre qu'elle était enceinte ? Sans doute trop longtemps. Je ne pense pas qu'un fœtus puisse survivre à un tel traitement. Quand tu as évoqué ton fils, je me suis rappelé ce souvenir, je ne veux pas rendre un enfant orphelin... J'ai assez fait de mal comme ça.

Alexander ne pouvait plus supporter le regard de l'italienne, il se laissa tomber dans un siège. Et maintenant ? Chacun y allait de sa petite confession et on s'arrêtait là ? Le pourfendeur avait des questions, des dizaines de questions, des centaines de questions ! La dernière fois qu'il avait eu un mangemort sous la main, rien n'en était sorti, aujourd'hui Valentina Boccini semblait plus décidée à parler que Clyde Higgs. Dans le doute Scott devait tenter sa chance ou il s'en voudrait à jamais.

- Quand ma sœur d'arme a été capturée, mon nom a été donnée. Les autres ont été attaqués pourquoi pas moi ? Des questions comme celle-ci il en avait des centaines mais une lui taraudait vraiment l'esprit. Qui était mangemort 26 et qu'est-il devenu ?
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Megan K. Hayajân
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Re: [Salle Spéciale] Le Piano-Bar

Message par : Megan K. Hayajân, Sam 30 Sep 2017, 13:10






Pour Alexander Scott

N'était-il pas doux de prononcer des mots vrais dans ce monde de mensonges ? Je me sentais libérée d'un poids, d'un secret, en révélant à un chasseur de mages noirs que j'aurais pu être l'une de ses cibles. Mais plus maintenant. Plus maintenant; parce que toute mon identité se désagrégeait au fur et à mesure des jours. Je ne serais bientôt plus qu'une ombre et j'attendais avec une sorte d'impatience morbide le matin où en me levant, j'aurais oublié mon propre prénom. J'enviais déjà les lugubres soirées au coin de la cheminée, mon fils endormit, et moi à rêver de retrouver des souvenirs soigneusement oubliés. Tout cela ne serait plus très long, le temps de revendre le Chaudron Baveur, de léguer mes biens, de faire mes bagages. Je ne laisserais qu'une lettre, à qui, je ne sais pas encore. Peut-être à moi-même.

Ma vie avait été une lutte perpétuelle. Contre mes démons, principalement, puis contre l'injustice et les monstres latents, bien réels, qui tenaient le pouvoir. J'avais sacrifié ma sécurité, mon intégrité, pour me vêtir d'un masque, d'une cape, d'une marque et d'un matricule. J'avais brandit les poings, hurlé dans le vide. Les bons moments perdus ne seraient jamais récompensés : alors même que je me levais pour eux, la plupart des gens me considéreraient comme une abomination si la révélation de 28 était faite. Et Alexander, face à moi, se prenait de plein fouet la réalité de mes secrets. Il avait devant lui l'un de ses plus vaillants combats. Il avait aussi passé sa vie à nous combattre, et même s'il se trompait lourdement, il pensait faire le bien en tentant d'engourdir mes frères. La vérité, la voilà ; Les Mangemorts sont les Justes, les incompris. Bientôt, l’avènement d'une nouvelle aire où 67 saura rétablir l'équilibre. Je ne saurais plus qui il est, mais maintenant, tout de suite, j'étais heureuse de savoir qu'il le ferait.

- Il y a de cela quelques mois, vous avez capturé l'une de mes sœurs d'arme, tu dois sans doute t'en rappeler. C'était à peu près à la période de la bataille du pont de Londres. J'ai tout fait pour retrouver ma sœur d'arme, j'étais responsable. Le soir qui a suivi sa capture je suis donc allé au premier endroit qui me venait à l'esprit Barjow et Beurk.

Le Phénix entame ses propres révélations. Oui, je me souviens de cette femme, brûlée par mes frères pour lui faire cracher des noms; celui de Scott en tête d'affiche. Qu'est-ce que j'en avais à faire, moi, des noms ? J'avais oublié celui de cet être qui se disait de feu mais qui avait été dévorée par son élément. La violence ne me concernait pas.

Et puis il parla de Lizzie. De cette vendeuse enceinte, qu'il disait.

- Je ne pense pas qu'un fœtus puisse survivre à un tel traitement. Quand tu as évoqué ton fils, je me suis rappelé ce souvenir, je ne veux pas rendre un enfant orphelin... J'ai assez fait de mal comme ça.

C'était donc, ça, le secret de la mort des jumeaux de Lizzie. Je voyais s'éclaircir des passages obscurs mais je n'arrivais pas à en vouloir à Scott. Oeil pour oeil, vie pour vie. Je me taisais dans un silence réservé, le laissant se vider d'un autre flot de vérités. S'il ne s'en prenait pas à moi, c'était car il y avait Aeden. Mais si mon fils n'avait pas été là, je n'aurais rien dit aujourd'hui. Je serais toujours au Bastion, je serais la Mariée d'Hollow. Parce que mon voile brûlé entre les mains de 40 était toujours ce qui me faisait me sentir vivante, avant.

- Quand ma sœur d'arme a été capturée, mon nom a été donnée. Les autres ont été attaqués pourquoi pas moi ? Qui était mangemort 26 et qu'est-il devenu ?

Il brûlait d'interrogations. Je lui remplissais son verre après avoir vidé le mien; nous étions à nouveau à égalité. Je tirais sur le cigare, réfléchissant un peu. Nous ne nous en prenions qu'aux faibles, à ceux qui mettaient en danger la magie et qui s'acharnaient à jalonner notre chemin d'obstacles plus ou moins important. Ceux qui ne méritent pas notre respect n'ont aucune importance à nos yeux; or, justement parce que 26 et lui se vouaient une haine teintée d'un étrange respect, nous tenions Alexander en estime. Je pense sincèrement que c'est ce qui lui a sauvé la vie. Un sorcier tel que lui n'aurait pas eu à faire à un seul mage noir et il serait mort et enterré désormais.

- Les jumeaux de la vendeuse sont effectivement morts. Ils n'ont pas survécut à ton agression. Alexander, tu me demandes sincèrement cela en pensant que je vais te répondre ? 26 est 26, et si nous ne nous en sommes pas prit à toi, c'est bien en souvenir de votre petite gueguerre. Nous nous sommes douté qu'il s'agissait de toi, ce nemesis impossible à abattre. Quant à 26... il est mon premier amour, mon ami le plus cher. Tu le sauras peut-être un jour; pas de ma bouche je te l'assure.

Je sais que l'heure de ma dernière révélation a sonné, le glas de ce moment suspendu de sincérité.

- Je sais que tu nous hais; mais je ne pense pas que l'inverse soit juste. Nous nous battons pour la justice, pour qu'enfin la vérité éclate et que notre magie ne soit plus contenue et cachée. Nous ne cherchons pas à dominer, nous voulons rétablir l'équilibre juste des choses. Tes frères et soeurs d'armes se mettent en danger face aux miens alors que vous ne pourrez jamais nous arrêter : tu le sais a présent. Nous sommes tout le monde et personne à la fois, un peu de partout. Nous ne voulons pas vous faire de mal. Pousse les à abandonner la lutte, tu leur sauveras la vie. Il n'est pas utile que nous ayons à éliminer des sorciers méritants ! un silence. Je sais aussi que ce que je te dis ne comptera pas et que tu ne pourras pas renoncer à ce pourquoi tu te bats, que tu me trouve sans doute insensée. Mais crois moi; nous ne voulons que le bien de la société, et il ne se trouve pas dans le pouvoir actuel.

Je reste un moment dans ce silence; puis je suis dérangée par l'arrivée de Schiavo, portant dans ses bras le bébé qui pleure. Je le récupère, me lève et le berce un moment, sans me soucier du regard du Phénix. Il est mon ennemi par la force des choses, mais je ne peux pas me résoudre à considérer cet homme comme tel. Je le respecte trop pour cela.


tina a écrit:
Valentina Boccini : 2 Whisky-Miel = 14 mornilles
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Re: [Salle Spéciale] Le Piano-Bar

Message par : Jude Werther, Mer 29 Nov 2017, 03:36


Rp libre.

La porte se ferme sur son sillage.
Le temps se suspend, il est accroché là.
Suspendu à ces lumières tamisées, suspendu sous la coupole des doigts qui glissent, du jazz qui dévisse, du poignet qui, fluet, tisse.
Je les caresse avec tendresse derrière ce rideau coulant de faiblesse.

On se croirait dans un film de Woody Allen, tu ne trouves pas ? murmure-t-on quelque part.

Les mots parfois se veulent embellir la morosité du présent qui nous accable. On balance des nuances colorées ici et là, les pose sur la table, rabiboche quelques fils menaçant de craquer, rafistole le tout ; les bras croisés relit, pas trop mal foutu, ce joli mensonge. Moi-même, tombe dans mon propre piège. Pas toi ?

Mais allons, refermons ce rideau. Caressons quelque peu ces personnages qui sauront nous embaumer l'esprit, nous soutirer quelque esquisse de sourire, quelque surprenant trémoussement, une avidité qui monte et redescend tel un torrent, pétrifie à la découverte du silence et de l'eau clairsemée.

A entendre ces mots, elle frissonne. Sa cigarette élevée tel un totem, elle sent presque l'ombre d'un créateur, elle qui pousse l'idée de Dieu, comme dire non merci bien poliment, le sourire tendu, sans toutefois découvrir les dents, seulement élever les commissures assez haut. Et c'est là qu'à reconnaître la tendre beauté du septième art, elle sent comme une ombre passer, ma caresse soudain prendre couleur. Elle se retient de se retourner. Elle replace une mèche de ses cheveux derrière son oreille, et cette étrange sensation disparaît comme elle était apparue. Elle n'a pas eu le temps de penser à l'éventualité qu'elle puisse être construite de tous mots, de toutes images, ni même le temps d'imaginer qu'au moment de sa mort, elle perdurera dans mon esprit comme une douce brise de printemps, comme un rayon d'automne qui s'effile. Pas même que des soeurs d'auras l'entourent, vivantes ou détruites. Peut être bien que si la pluie trombe au dehors, c'est que mon esprit est un peu trop embaumé - ou noyé.

Elle dépose son coude près du comptoir, absorbée par les lumières rougeoyantes, vacillant le long des visages et des silhouettes. Absorbe les traits et les mimiques de ces humains de passage. Une beauté émane de ces vas et viens, peut être bien qu'elle aura croisé cet homme à la longue barbe, à la mèche lui tombant sur le sourcil, et à la vivacité farouche qui envoûte par sa véracité, meurtris par son impuissance. Dans le torrent de conversations qui s'entremêlent à la musique, elle a le temps d'entendre : Je suis peut être pessimiste, mais - pessimiste, ou réaliste ?, elle ne peut s'empêcher de penser.

Elle se détourne de cet homme, il part dans une collapse interdimentionnelle, et voit cette femme se mouvoir. On dirait qu'il n'y a qu'elle dans sa bulle, elle ne semble pas même prendre conscience de l'assistance qui l'entoure. Cette femme est dans son studio, et se dandine, yeux mi-clots, bras baisant l'air. Ses poignets frêles entourent un cerceau invisible suspendu dans la pièce, et cette partie fort flatteuse de son anatomie tressaute comme des bulles d'eau qui éclatent. Au comptoir, Jude contemple cette fée, cette vélane, cet être érotique inconscient de sa beauté, inconscient de ses rayons éblouissants. Son nez est fin, ses lèvres douces - elle les sent, elle les sent et elle les veut encore. Ses longs cheveux noirs et raides lui tombent en cascade, ma protagoniste aimerait être son débardeur : toucher la vélocité des cheveux de fée, toucher la faible rondeur de ses petits seins. Elle devine le marron noisette de ses tétons, et Jude se doit de détourner le regard de cet ange séducteur, son souffle la perd et ses yeux se brouillent. Elle jette toutefois un dernier regard sur cette merveille, et la voit partir danser plus intensément. Etirée entre sa curiosité dévorante et sa timidité asphyxiante, Jude se résigne, peu concentrée, à découvrir la carte.

Autant hier soir je n'ai pas senti l'alcool, autant, là. résonne une voix dans l'interruption brouesque.
Pareil. Oh oui, pareil, je suis ivre. lui répond d'une autre chevrotante.

Elle ne peut s'empêcher de rire. Et ces mots entendus à la va-vite lui donnent un élan, lui donnent une envie de légèreté. Une envie de légèreté sans fin, sans trop d'abîme, sans trop de fuite. Car devant elle, il n'y a finalement qu'une infinité de possibilités, rien n'est tracé, défini, pas même par moi. Sous ses travers et ses enlisements, l'étendue du temps qui s'écoule s'éclaire d'une lueur embuée. Si à certains instants, cette prise de conscience la ronge dans son vide incongru, ce soir elle l'emplit d'une excitation effrénée. Elle ne se doute pas qu'à son retour elle regardera quatre des films de Woody Allen d’affilé, et qu'alors ce moment passé de son existence dans ce bar recelant de charme lui manquera.
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Re: [Salle Spéciale] Le Piano-Bar

Message par : Invité, Mer 29 Nov 2017, 13:24






Pour Jude Werther

Place nouvellement acquise derrière un nouveau comptoir. D’un bois plus lustré, ou d’une couleur tirant davantage vers le caramel. Quelque chose dans l’atmosphère comme un ensommeillement paisible. Il y avait Fa qui jouait au piano, de son paisible doigté. Il y avait des habitués et des passants. Des passeurs d’un monde à un autre : le leur et celui des autres, par le biais de membranes. Il y avait cette espèce de nuage de fumée de cigare, dans les canapés de cuir. Il y avait le fantôme de Tina, qui se baladait entre les tables, Aeden sous le bras. Il y avait sa forme grave et bouclé dans un coin, paisible, endormie, presque. Il y avait dans cet air de jazz, quelque chose qui tenait du sommeil. Et derrière les paupières, que du gris tamisé. Du orange chaud et du clair-obscur entre les êtres.
Le jazz, c’est la musique d’Hypnos.

L’après-midi était calme. Ou plutôt la soirée. Ne pas trop savoir. Ne pas trop y prêter attention. Il y avait la Serre, il y avait l’Eros. Il n’y avait plus qu’Anna et, petit à petit, comme dans un polar, l’équipe disparaît. A voir qui était immuable, qui ne l’était pas.
L’être ou ne pas l’être.

Il y avait une existante au comptoir. La dévisager, un instant, de ces yeux de lac sous les boucles et les cils, et les grains de beauté, et la poussière de fumée de cigare. Ne pas s’approcher, faire un rapprochement purement auditif, par une voix toute aussi tamisée que l’ambiance.
« - Avez-vous fait un choix ? »

Question ouverte, mais qui ne se fermerait probablement pas une fois la commande passée.

Echappée hors du temps, dans ce sanctuaire où les souvenirs se forment entre deux ronds de fumée.
Avoir envie de fumer.
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Malena Kane
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Re: [Salle Spéciale] Le Piano-Bar

Message par : Malena Kane, Ven 01 Déc 2017, 01:35


océan mer,
océan nous,
océan moi,



mon chevalier,
mon dragon,

tu regardes dans le vide, tu regardes en moi.
je regarde dans le monde, je regarde en toi.
tu souris, léger, tes yeux dansent lentement, comme s’ils essayaient de suivre le vent, ou des choses que je suis incapable de voir.

tu amènes le verre à ta bouche
et tu observes le jazz, il se promène, il improvise dans la pièce contrairement à ces gens qui bougent comme des notes de piano sous les doigts d’un pianiste en panne d’inspiration. son cou est cassé, son visage se rapproche du sol, son doigt claque les touches une à une, mécaniquement, en boucle.

Sourire. Regard. Mettre une mèche de cheveux derrière l’oreille. Dire un mot. Rire. Boire. Sourire. Regard. Mettre une mèche de cheveux derrière l’oreille. Dire un mot. Rire. Boire. Sourire.

ton regard revient vers moi.
-ce n’est pas de ma faute, tu sais. j’ai essayé, sans toi. je pensais avoir mes rêves dans la tête et le monde à mes pieds, je me rends compte que le monde est toujours dans mes rêves et que mes pieds continuent de suivre mes rêves, toujours en vain.

mes pieds ne suffisent pas, c’est encore de tes patins à roulettes dont je pense avoir besoin. de tes patins à roulettes et de toi, toi, en équilibre, encore et encore en équilibre, un équilibre précaire avec lequel je me sens en sécurité.

c’est comme un cancer doux, t’es comme un cancer goût bonbon qui pique la langue
grimace.

c’est pourquoi je t’ai de nouveau cherché. j’ai fermé les yeux, et je t’ai trouvé-e, là, comme un chevalier, en équilibre sur le bord de la Terre, toi, au cœur de ma mer déchainée.

j’ai de nouveau entendu dans le vent des vagues, le frottement de tes roues sur le bitume, cette mélodie rauque et urbaine, ce cœur qui BOUM BOUM, ce cœur que j’ai pensé oublier
mais


la vie ne passe pas comme on l’imagine, elle va son chemin et toi le tien et ce n’est pas le même chemin… et je te vois, fidèle à toi même, l’âme en feu comme un Dragon, le sourire carnassier dans l’œil droit, la mélancolie furieuse dans l’œil gauche, toi, avec la nuit devant toi, une nuit que tu as envie de bouffer, comme d’hab,
ou plutôt est-ce

les désirs que tu cherches à bouffer, car pour toi, ce sont les désirs qui sauvent. ils sont la seule chose de vraie,
tu sais que
si tu marches avec eux, tu seras sauvé-e.
tu sais que
si tu lui laisses le temps, la vie tourne d’une drôle de manière et qu’il n’y a plus rien à faire.

tu souris. comme à une blague.
tu me fais un signe de la tête, une invitation à danser.
tu te lèves, le verre vide dans tes mains, je te suis comme ton ombre – j’ai toujours été dans ton ombre,
et tu te rapproches du comptoir.
tu t’y accoudes avec la même désinvolture gracieuse qui est la tienne, comme un félin en chasse.

à tes côtés, deux âmes.
une que tu connais, une autre inconnue qui ressemble de plus en plus à quelqu’un que tu connais.
« Avez-vous fait un choix ? » demande lui à elle.

La cigarette que tu amenais à tes lèvres retombent entre tes doigts et tu rigoles comme la pluie.
« -est-ce toujours une question de choix ? »
(à qui poses-tu cette question ?).



océan mer,
océan nous,
océan moi,



mon chevalier,
mon dragon,
je sens l'aube qui s'enflamme
et il est au bout de ta cigarette.
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Mungo Gunn
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Re: [Salle Spéciale] Le Piano-Bar

Message par : Mungo Gunn, Ven 01 Déc 2017, 02:53


Jude, Asclépius, Malena
______________


Sans décoller la tête des nuages de fumée, Mungo il prend son élan et fume fume fume sa cigarette. D'abord une, puis deux, puis trois, puis il tousse un coup, c'est sec. Mungo il aime ça, le jazz. Il aurait voulu s'appeller Jazz, avec les deux z à la fin qui guettent, qui vrillent, qui tremblent entre la langue et le palais. Il aurait voulu habiter dans un grand château, trois pianos à queue dans la grande pièce au milieu, les tapis en peaux de bêtes, les têtes d'ours découpées, les langues qui s'affaissent entre les dents qui restent. Mungo il habite pas dans un château. Mungo, il habite pas. Dans deux trois bouffées d'air, Mungo il reprend son souffle. Il l'avait perdu dans ses chaussettes, entourloupé autour de ses doigts, il laisse les cigarettes et il ronge ronge ronge ses ongles, parce qu'il est rongeur d'ongles et de peaux mortes, de petits morceaux qui dépassent tout autour comme une dentelle.

Il y a du monde au comptoir, Mungo il rejoint ces êtres, il les regarde, il hésite à poser son menton boudeur, son coude à la peau sèche, son genou écorché ou sa chaussure trouée sur le comptoir. Il y pose sa main en pensant que le reste aurait été impoli. Sa main, il la regarde. Il y voit des ongles ondulés par les canines meurtrières et il reprend sa main, la met dans sa poche. Mungo, il aime pas voir ses mains mangées, ça lui donne de drôles d'idées. Mungo, c'est un macchabée qui s'auto-cannibalise. Il bouge la langue et y'a des bouts de chaire qui revolent partout dans sa salive.

« -est-ce toujours une question de choix ? »
— Oui.
Regarde la carte et choisis.
Faut pas laisser faire le hasard, sinon il prend la grosse tête ce con.


Mungo il décide de poser son menton entre ses mains. Ses doigts, ils se collent à ses joues qui piquent un peu, il les laisse danser sur la petite barbe, il les amène jusqu'à sa bouche et il ronge. C'est mécanique comme une orange, il y peut rien.

— Devinette ! Je suis de quelle couleur ?

Ça s'adresse aux trois autres, alors il les regarde. Un à une à um. Mungo il a les yeux qui restent collé sur le premier en particulier. Il sait pas pourquoi. Il fait bouger ses pieds dans ses chaussettes, ses chaussettes dans ses chaussures, ses chaussures sur le parquet chaud, le parquet chaud dans la berceuse qui résonne, qui se mélange au jazz, qui se mélange au prénom que Mungo aurait voulu avoir, qui s'enroule autour et qui repart au début, plusieurs phrases en haut, à gauche. Mungo, il se force à lâcher ses ongles. Il enroule ses bras autour de son ventre et il écoute. Les oreilles de ses bras écoutent. Elles écoutent les gargouillis et la digestion qui explose en mille symphonies. Mungo il s'écoute se digérer lui-même.
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