AccueilPortailFAQPublications internesRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres :: Le Chaudron Baveur
Page 3 sur 4
[Salle Spéciale] Le Piano-Bar
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
Asclépius Underlinden
Serpentard
Serpentard

Re: [Salle Spéciale] Le Piano-Bar

Message par : Asclépius Underlinden, Sam 10 Mar 2018 - 16:58






Pour Ayaz



Il avait le sourire évaporé, comme la fumée colorée de sa pipe. Les bouclettes dansantes aux rythmes des accords, et le regard brillant sur celui qui venait de subir une démonstration de force conjuguée. Entre l’implacabilité sauvage et la justesse incisive. Quelque chose qui se mariait bien ensemble. Il observe, spectateur hors du monde, avant de rediriger poliment Situation vers un coin de table plus à l’écart. Vu les expressions de son faciès, il se tiendrait probablement tranquille. Voire partirait bientôt.
Il fit un léger geste du poignet face aux deux mages : « - Oh ! Ce n’est rien, il n’y a pas eu de casse ! » Le grand sourire, tout en dent, tandis qu’on se rappelle distinctement avoir entendu un craquement sous les notes de Fa. Un détail.

Etait-il indulgent avec le couple ? Probable. Il a de l’affection pour sa cousine, mine de rien, et des souvenirs sympathiques avec l'ancien directeur… Bien que la dernière rencontre, face aux crocs du loup l’ait définitivement convaincu de ne pas aller chercher des noises au mage. Ce que Situation de savait pas. Mais Situation avait l’air de ne pas être quelqu’un de si grand bien que cela, de toute façon.

Dans un dernier mot-sourire, façon : « - Merci ! Je vous apporte ça bientôt ! », le voici parti dans son drapé de cape et de robe, de nouveau derrière le zinc, de nouveau pour concocter. Sauf que ce coup-là, il ne mettrait rien de suspect dans les verres. Simplement la recette : alcool, jus et sirop qui se mariait, là encore, dans de jolies couleur, au rythme un peu plus dansant de la mélodie. Pas de marche arrière, on s’élance dans la danse avec les pieds qui ne s’arrête plus, la passion en cyclone sans œil à fermer. Simplement l’instant présent, à savourer. Quelque chose de délectable, du bout des doigts, du bout des lèvres.
Lui, en retour, pris un verre de whisky au miel. Celui qu’il préférait, parce que ça lui rappelait l’hydromel. Et qu’un petit coup fort était toujours bénéfique après l’ingestion de ses herbes particulières.

Entre deux mesures, le voici, la robe battante, elle aussi, à déposer les cocktails. Le « bonne soirée » qui se fourche en « - Bonne vie ! », avec le sourire joyeux et le départ tranquille, pour ne pas perturber l’intimité du couple. Retour au zinc, retour à l’ilot, à savourer la mélodie par complaisance auditive.


Commande:
 
Revenir en haut Aller en bas
Azphel
avatar
Maitre de JeuSerpentard
Maitre de Jeu
Serpentard
Spécialité(s) : Loup-Garou
Occlumens
Permis de Transplanage


Re: [Salle Spéciale] Le Piano-Bar

Message par : Azphel, Mar 13 Mar 2018 - 18:01


La proximité sur le canapé évoquait maintenant une autre musique que la jalousie, quelque chose de plus possédé, de plus offert, un sentiment puissant intrinsèquement lié aux deux mages unis. La sentir, caressée par ses doigts fins qui clamaient haut et fort, visibles aux regards indésirés, qu'ils la possédaient, que c'est à eux, ces joueurs aventureux, que la Belle appartenait.

Et la sorcière de répondre, laissant déambuler ses ongles sur les bras du mage, comme une griffure excitante, une légère pulsion d'envie. Il sentait son parfum, aux notes délicates de tubéreuse, qui venait lui chatouiller les narines ; l'appel de son corps chaud, la tentation visuelle qu'elle imposait de part son style vestimentaire et de tout ce qu'elle dégageait : l'attirance magnétique de son regard grisé, l'invitation offerte par ses lèvres charnues, l'ouverture de sa bouche en parcelles de sourires, venus exprès pour le conquérir lui.
Son jeu à elle, c'était de voir en lui poindre le désir, que son visage de sorcier analytique se décompose au profit d'un mage plus transi, éperdu d'elle, désireux au point, parfois, de se soumettre ; ou alors de s'imposer.
Dansent ces deux êtres sur toutes les musiques. Lascives mélopées en matelas de désirs.

Asclépius reparut, les verres déposés. Les saveurs étaient savamment ajustées, les couleurs assorties, les dégradations sur le palais juteuses, agréables à la dégustation. En arrière bouche le goût de l'alcool, promesse de moments désinhibés.
- Tu lui aurais encore fait du mal ?
La voix mélangeait l'innocence de la jeune fille, l'excitation de la femme.
- Sans doute... je lui aurais brisé un os ou fissuré les dents... Quelle importance. Je ne suis pas une brute, mais les animaux font surgir en moins mon instinct bestial. Et toujours, pour chacun de tes regards, chaque sourire, je me battrai. Je suis comme ça... Possessif. Je suis jaloux des mots adressés aux autres, des sourires prononcés aux inconnus. Je les veux tous. Pour moi. La main du loup remonta en haut de la cuisse de sa partenaire. Egoïstement. Je veux tout de toi, jusqu'à l'étouffement.

Pas moins, jamais... Comment souhaiter moins de celle qui animait tous ses désirs, rendaient ses fantasmes réels, exauçait chacune de ses prières, acceptait toutes ses offrandes. Se sentir si proche avec une personne, et à la fois complet seulement avec elle, c'était à la fois ce qui le rendait le plus vulnérable et le plus fort des hommes. Il était invincible dans ses bras, et pourtant homme sans défense devant ses sourires. Aya était sa moitié, ce qui le motivait chaque jour à avancer. Et pour tout ce qu'elle lui apportait au quotidien, il se battrait, ferait mal. Elle était son plus grand secret. Toujours.

Revenir en haut Aller en bas
Aya Lennox
avatar
Maitre de JeuSerpentard
Maitre de Jeu
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Loup-garou
Legilimens



Re: [Salle Spéciale] Le Piano-Bar

Message par : Aya Lennox, Jeu 15 Mar 2018 - 11:00


C'était une bataille perdue d'avance, un As sorti trop tôt de son jeu. Il n'y avait plus rien à faire, plus rien à espérer. Leur union s'était sacralisée depuis bien trop longtemps pour pouvoir s'en sortir indemne. Aya, plus jamais, ne pouvait regarder le mage autrement que par l'imposition du désir, l'appel des coeurs et des chairs réunis.
Un mécanisme tremblant dans sa petite cage, jusqu'au bout des ongles en attente d'une nouvelle caresse ou d'un nouveau baiser. Il ne s'agissait plus de se laisser attraper mais de savoir quand la Bête reviendrait à la charge. Armée de violence ou non. Peu importait à la sorcière, elle avait juste besoin de le sentir contre lui. Une nécessité absolue.

Coeur au bord de la lippe. La sorcière avait envie de l'embrasser, laisser courir sa bouche de sa mâchoire à son oreille, s'enfuir dans ses cheveux et toujours rester là, à respirer leur odeur, sentir leur texture sur sa peau d'albâtre. Elle n'avait besoin de rien d'autre, envie de rien d'autre. Roulée en boule et se laisser avaler, pour mieux vivre en lui, de lui, finir ses jours plus qu'à ses côtés, organismes co-dépendants. Rien ne lui paraissait plus important, quand elle le retrouvait, de se savoir entièrement faite pour lui. Modelée à son image.

Guide triomphant de l'ensemble de ses sens. Le toucher, par le mouvement inné de ses doigts. L'odeur, qui s'échappait du col de son vêtement en terrible indice pour ses sens. Le regard, qui cherchait constamment le sien, éperdu. Le goût lorsqu'elle se surprenait à craquer pour ses lèvres.
Et le son, fil conducteur de leurs silences partagés, de leurs mots voilés. Il susurrait, elle écoutait, raide, en attente, nuque hérissée d'un frisson qui s'échappait en caresses, de plus belle.
- Ils ne sont que pour toi, Azphel. Tout ce qui guide ma bouche, mes sens, mes réflexions intérieures, c'est toi. Elle fit appel à leur complicité, caresse des nez l'un contre l'autre. Je suis peut-être une femme bien infâme, à t'imposer ça. Mais j'ai sans cesse besoin de ta colère, peut-être pour me rassurer.

Un sourire triste se dessina sur les lèvres d'Aya, qui regarda autour d'elle quelques instants. Azphel aussi, attisait un désir autour de lui que peu parvenaient à dissimuler. Elle savait son charisme contagieux, trait magique du mage qui n'échappait pas aux autres. Qui attirait bien des apprenties courtisanes. Elle ne pouvait d'ailleurs s'empêcher de grincer des dents à ce propos.
- Toi aussi, tu éveilles cette colère en moi, lorsque je te vois. Ne serait-ce qu'échanger avec une autre. C'est mal, tu crois ?
Sa fine patte se perdit autour du cou du mage. Dans un geste instinctif, ses ongles se plantèrent dans sa nuque, arrachant une légère grimace à Azphel.
- Comment contrôler cette possessivité ? susurra-t-elle, alors qu'il avait pris sa main coupable et embrassait sa paume délicatement.

Il n'y avait pas de moyen. Elle ne le savait pas encore, mais les choses les plus évidentes étaient incontrôlables. Voilà pourquoi ils se retrouvaient ici, ce soir-là. Voilà pourquoi ils s'étaient donnés l'un à l'autre, au lendemain de la Coupe de Duel. Voilà pourquoi chaque jour était une hégémonie de ce Eux qu'ils construisaient.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Azphel
avatar
Maitre de JeuSerpentard
Maitre de Jeu
Serpentard
Spécialité(s) : Loup-Garou
Occlumens
Permis de Transplanage


Re: [Salle Spéciale] Le Piano-Bar

Message par : Azphel, Lun 19 Mar 2018 - 16:13


Le piano continuait sa marche guerrière dans le patio, passant en revue toutes les subtilités de son chant lexical, les laissant à l'appréciation des oreilles attentives, ou bataillant pour les incruster dans les êtres les plus distraits. Le piano est vraiment le plus beau des instruments, songea le mage noir. Il s'accorde si bien avec les sens, sait combattre les humeurs, les combler, les attendrir, fragiliser les personnes, leur redonner goût en de multiples choses... Juste quelques notes, qui s'accordent à la vie comme les nuages s'estompent dans le ciel, en un sfumato harmonieux. Un conflit gagné d'avance.

La jalousie, la possessivité. Est-ce des signes de l'amour, de la passion ? Ne pas les éprouver n'est-il pas la marque du désintérêt ? Azphel en avait la certitude. De par bien des pulsions qui l'habitaient, de par autant de réactions, de ressentis, à son égard, celui de Celle qui caressait sa nuque, qui faisait vibrer sur son cou des frissons de plaisir simples. Chacune des ombres autour d'elle attisait son déplaisir, son envie de la posséder par dessus tout, plus encore que cela était déjà le cas. D'aucun aurait dit qu'il était fou, que cela était impossible de s'approprier plus une personne, à vouloir sans cesse ne faire qu'un, dans l'enchevêtrement de leurs doigts, les embrassades de leurs lèvres, les renvois dans leurs regards, les similitudes et complaisances de leurs relations intellectuelles.
Personne n'en aurait jamais rien ; pas une miette. Des premiers jours était née l'alchimie entre eux, une symbiose évidente au travers de chaque faits et geste, de toutes les misérables syllabes de phrases qui ne furent que des échos dans la bouche soeur.

- Toi aussi, tu éveilles cette colère en moi, lorsque je te vois. Ne serait-ce qu'échanger avec une autre. C'est mal, tu crois ?

Le regard du mage pianotait sur les touches de l'instrument manié par l'elfe, comme s'il était lui le virtuose.
- Non... Enfin, je ne sais pas si c'est mal. Je sais juste que je comprends. Dans un sourire, le regard émeraude d'Azphel échappa au soliste pour venir se reposer sur sa princesse. Je comprends que trop bien toutes ces réactions, pouffa-t-il ; ce n'est pas comme si nos façons d'être avaient des divergences, notre vision du monde non plus.
(...)
- Comment contrôler cette possessivité ?
Les doigts du mage s'étirèrent et s'insinuèrent entre ceux de la sorcière, agrippant une de ses pattes, qu'il serra de toutes ses forces.
- À quoi bon chercher à la contrôler... c'est toi et moi, c'est Nous... On a beau tout partager et vivre, je n'arrive pas à me détacher de toi. Je ne l'explique pas, ça me brule les os, me glace le sang...

Le reste du monde, et eux. Les ombres murmurantes tout autour, Moira, James, Richard, la damnation lunaire, les marques des ténèbres, les volutes des nuits sombres. Rien de tout cela ne les atteindrait jamais, rien ne serait capable de briser ce que la plupart n'étaient capables de comprendre.
Revenir en haut Aller en bas
Asclépius Underlinden
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Legilimens


Re: [Salle Spéciale] Le Piano-Bar

Message par : Asclépius Underlinden, Mar 10 Avr 2018 - 17:15






Pour Elias



La salle spéciale de Valentina n’était pas encore ouverte au public. Faut dire, c’était pas encore tout à fait le soir, et pas encore tout à fait l’ambiance. Car cette jeune pousse de tilleul, y tenait à l’ambiance. Elle tenait à la tenue et aux déhanchés et au rythmes et aux arpèges. Pour ça qu’elle entretenait un saxophone, qui avait bien peu d’occasions de quitter sa housse, Fa préférant le piano. Mais… Sait-on jamais, sur un malentendu…

« - Je pense que tu serais un très bon joueur de saxo, Fa ! Bien que tu ne sois pas né en Saxe. Enfin, je suppute. Mais pas certain qu’il y ait un rapport.
- Maître, je peux jouer du saxophone si vous me l’ordonner, mais ce n’est pas dans mes compétences, je n’ai jamais appris à en jouer…
- Parce que je sais que tu as du rythme sous la pulpe. Tu as été choisi par Valentina et ta dextérité sur les notes et sans égal ! Le propriétaire était souvent joyeux et toujours sincère, pour ça que l’elfe semblait autant embarrassé. Ce que l’autre carcasse ne semblait voir : faut dire, il avait le dos tourné. Peut-être serait-il venu temps de diversifier notre répertoire musical ?
- C’est vous qui décidez maître. Mais de quelle manière ?
- Eh bien… Tu vois la Nouvelle-Orléans ? Silence. Quelque chose du genre, alors. »

Et, serrant le saxophone contre soi, sur la scène, avec ses talons à boucles pourpre et sa robe taupe, il entreprit quelques pas claquant de danse en ternaire et un, deux, trois, on agite les quatre doigts, on tourne on claque sur le parquet et tadah !
Rien de plus convaincant.
Revenir en haut Aller en bas
Elias Baxter
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de transplanage
Animagus : Chat Savannah


Re: [Salle Spéciale] Le Piano-Bar

Message par : Elias Baxter, Mar 10 Avr 2018 - 17:27


Déhanché endiablé avec Maître Asclépius


L'avait besoin de sa liesse Elias. Pour ça qu'existait l'ivresse. Ça vous prenait tout en finesse mais sans paresse, comme une fourbe caresse, pour vous trainer dans la rudesse d'un monde brut qui n'a de cesse de vous faire cogiter avec grande étroitesse. Ça vous ouvrait les pores, faisaient suer vos idées noires pour laisser place à quelque chose qui ressemblait de loin à un fol espoir. L'était un peu ébranlé par sa solitude parfois, l'Elias. Ébranlé par sa propre existence, qui prenait un peu trop de place. Qui manquait pas d'audace, mais qui finirait comme toutes et tous... en maigre carcasse. Dévorés par les âges, ensevelis sous de furieux océans, et disséminée de part et d'autres de l'espace. Quand il sentait que l'univers se faisait trop grand, trop perturbant, trop pesant, l'homme prenait son tapis volant pour s'envoler dans un autre espace-temps. Coulé dans le houblon, la canne à sucre ou le malt, parfois agrémenté d'une conversation en queue de comptoir, sous la passion de la lumière du soir, sans grande fondation.

Perché sur sa trottinette, l'Elias s'en voguait vaillamment en direction du Baveur, outrepassant les lois communautaires en poussant ses roulettes sur un trottoir fort d'une foule de pèlerins grouillant. C'était la fin d'une dure journée de labeur pour les moins joueurs, l'entame d'une soirée grandiose pour les plus flâneurs. Folâtre, il se fraya un passage parmi les badauds, glissant un sourire aux outrés et quelques joyeux doigts d'honneur aux plus énervés. Le coup de frein fut brusque, et l'arrière-train de sa trottinette vint se plaquer contre la porte dans un bruit clinquant. Boum ! Il adressa un clin d'oeil à une petite mamie qui le toisait d'un air de vieille aigrie. Il attendit qu'elle le quitte du regard pour hausser bien haut les sourcils avant de passer la porte du bar. Il lança un joyeux Bonjour, bonsoir ! à la cantonade. La cantonade ne répondit pas. Elle répondait rarement cela dit, aussi n'en tenu t-il pas rigueur.

Sans la moindre hésitation et sans nul doute guidé d'une main invisible - ou d'une narratrice indicible, il gagna le fond de la pièce et caressa du bout de l'index la truffe de madame la cuisinière. Elle ne lui accorda pas la moindre attention. Quand bien même, le portrait s'ouvrit pour lui laisser le passage. Il se pressa d'entrer, porté dès l'instant par l'atmosphère apaisante du lieu. La lumière était tamisée par de volages fumées en volutes. Ça gagnait en intemporalité. On se sentait coupé du monde. L'odeur était marquée d'effluves d'alcool malteux, et les yeux d'Elias se fixèrent sur une bouteille de crème de whisky perchée sur le comptoir. Là. Elle était là sa fourbe caresse. Son ivresse. Mais en su set place de se diriger avec paresse vers la bouteille emplie de douces finesses, il gagna l'estrade. Celle-ci était présentement occupé par le maître des lieux, un saxophone serré contre son sein, le pas battant joyeusement le plancher sur un rythme endiablé. A ses côtés, une elfette de maison dardait sur lui deux yeux curieux, mesurés.

Elias ouvrit bien grand les bras et imita le déhanché du jeune avec fougue, la malice à l'oeil. Asclépius mon bon ami ! Je ne te savais pas un déhanché si prometteur ! T'as dû naître dans une boîte de jazz. Comment vas-tu ? Il conclut son pas d'un coup de talon au plancher, visant le saxophone d'un auriculaire interrogateur. Saxo, piano, y a pas meilleur combo ! Tu sais en jouer ? Le piano lui, il connaissait. Il adorait ça. Il avait pas le souffle par contre pour entamer quelque note que ce soit dans le cuivré serré contre l'Asclépius.
Revenir en haut Aller en bas
Asclépius Underlinden
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Legilimens


Re: [Salle Spéciale] Le Piano-Bar

Message par : Asclépius Underlinden, Mar 10 Avr 2018 - 17:44






Pour Elias


Un petit coup de non-pareil tandis que les effluves languissent sur les tempes, que le tissu volette et volage au grès des envies, que le Soleil descend et que lui suit le mouvement d’un tempo imaginaire et imaginé, suivant son rythme ternaire, folâtrant entre les intensités, pressant le saxo contre son corps de squelette habité d’un cœur trop gros, comme si c’était lui qu’allait sortir de sa poitrine pour en jouer. Eh, ça serait pas incohérent ! Les bouclettes caquetaient, suivant le mouvement, tandis que ses pieds oubliaient leurs terminaisons nerveuses, la douleur articulaire et musculaire. Le tout pour se concentré sur les quelques pas en devenir, son déhanché maîtrisé et un grand sourire éblouissant, tout en dents, pour un Elias qui venait de faire son entrée, un qu’on pouvait féliciter, pareillement, pour son déhanché. C’est qu’il en avait dans le pelvis, lui aussi !

Léger sifflement, derrière les verres fumées, pas très loin de ce qu’il utilisait pour féliciter ses écaillés chéris : « - Oh, joli toi aussi ! » S’arrêter, l’air assez fier de lui tandis que Fa ne quittait pas leur petite assemblée du regard. Circonspect ? Jaloux ? Interrogateur ? C’est que l’heure de la pause était encore loin et qu’ils allaient bientôt ouvrir. Peut-être même avaient-ils déjà ouvert ? Ça ne serait pas surprenant : il ne fallait pas laisser l’art et la tentation cloîtrés et cloisonnés derrières des murs. Même si les murs en question sont en marqueterie vénitienne. Oui, oui, même dans ce cas de figure-là.

« - Très bien ! J’ai la pulpe qui s’invente. Pas toi ? Le combo de ces deux-là… ça serait vraiment l’acmée mais malheureusement, je ne joue que du luth. »

Bah ouais. Bien qu’il soit tenté par d’autres mélodies, il n’allait pas abandonner son comparse-gafiolle-Lïnwe dans leur musique de la Renaissance. BroCode quoi.

« - Et Fa, qu’il fit en désignant l’elfe, est spécialisé dans le piano. Pas encore le saxo. Probablement que non. Un instant, le temps de la fulgurance d’une idée. Mais on peut peut-être l’enchanter, pour voir ce que ça donne ? Tu sais faire de la musique avec la magie ? »

Parce qu’il fallait vraiment pas compter sur lui pour tout ce qui était enchantements autres que visuels ou rhétoriques.
Revenir en haut Aller en bas
Elias Baxter
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de transplanage
Animagus : Chat Savannah


Re: [Salle Spéciale] Le Piano-Bar

Message par : Elias Baxter, Mer 11 Avr 2018 - 14:23




L'Asclépius évidemment, ne peut que consentir au propos d'Elias. Saxo, piano, piano, saxo, c'était la base de tout bon jazz. Haussement d'épaules, maigre déception, le jeune extravagant ne sait guère faire sonner le cuivre. Le trentenaire serait tout de même fort heureux de l'entendre gratter sur son luth. Ce serait pour une autre fois. Dans un autre espace-temps. L'elfette quant à elle, se révélait pianiste, ce qui amena Elias à tirer un sourcil admiratif vers le haut. En même temps, avec un nom pareil, elle se devait de vouer une partie de sa vie à la musique. A moins que ce ne fut la musique qui fit introduction à ce baptème.

Un court instant de réflexion, un regard sur sa baguette magique, et l'Elias finit par se prononcer. La musique est enchantement ! En fait j'ai toujours pensé que la musique était en soit une forme de magie. Quant à savoir en créer à partir de cet instrument... Il fit un moulinet de son bâton d'Erable. Je suis sûr que ce doit être possible, malheureusement je n'en connais pas le moyen... Il faudrait qu'il étudie la question. Il s'approcha de l'elfette, curieux de connaitre son point de vue sur le sujet.

Fa, sais-tu enchanter un instrument pour le faire jouer seul ? Et combien de temps faudrait-il à la créature pour apprendre à en jouer, de cet instrument ? Si ça se trouve une simple poignée de minutes et elle serait maestria du saxophone ! Combien d'années avait-il fallu pour qu'elle sache frapper la mesure sur un clavier ? Il se tourna vers Asclépius. Qui lui a enseigné la musique ? Mais surtout, où était la crème de whisky ? Mais cette question là, Elias la garda dans un coin de sa tête. Tout vient à point à qui sait attendre.
Revenir en haut Aller en bas
Asclépius Underlinden
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Legilimens


Re: [Salle Spéciale] Le Piano-Bar

Message par : Asclépius Underlinden, Jeu 12 Avr 2018 - 15:54






Pour Elias


Acquiescement entendu à la façon d’un « c’est pas faux », car c’était très vrai ce qu’il disait l’Elias, et lui, ne pouvait qu’acquiescer. CQFD. La musique est enchantement, comme tout art qui se respecte.
Mais ça n’arrangeait pas leurs affaires pour autant. Il était tout à fait d’accord pour consentir à cette définition, mais c’était pas ça qu’allait faire vibrer son cuir. Fah, il le câlinait comme de rien, parce que c’était un peu son bébé en cet instant. Un bébé que personne ne pouvait utiliser. Ce qui en disait long sur sa conception des enfants mais bon, il s’égarait…

Mais c’est la petite voix de crécelle de son elfe-pianiste qui lui ancra les pieds sur terre. Il fallait bien ça, pour ses divagations entre deux nuages :

« - Fa peut enchanter un instrument pour en faire une mélodie oui. »

En voilà une bonne nouvelle ! Ses traits s’éclaircirent, mimant un sourire…
Avec sa mine ne retombe, tandis qu’il repartait à câliner son cuivre. On pourrait presque au-dehors entendre la pluie tomber façon troquet illégal de la prohibition, entre deux chapeaux de feutres, chaussures vernies et accents italien.

« - C’est Valentina, la famille. Oui, il s’était perdu dans l’ambiance. Mais c’était jamais lui qui lançait l’hameçon de sa perdition. Elle lui a enseignée avant de disparaître et maintenant, son héritage résonne chaque soir, sempiternel et atemporel, entre ces murs boisés et ces senteurs alcooliques. »

Oh, le mélodrame, c’était parfait ! Lui était loin dans son rôle, serrant son saxo comme s’il était la figure même de la Madre perdue, la Mater dolorosa, il la personnifiait comme personne. Ou personnifiait plutôt son absence. On pouvait d’ici sentir une pièce tragique en cinq actes sur les déboires d’une famille italienne, du whisky, des pâtes et des airs de jazz entre le piano et le saxo.

Et tout comme cette mélancolie lui était venue en se collant à sa peau, il s’en débarrassa façon chiffon contre la sueur en déposant le saxo sur le piano afin de pouvoir taper un rythme dans ses mains.
La vie est un cabaret mein Herr, alors il fallait bien que le spectacle continue !

« - Puisqu’il en est ainsi, dansons ! »

Et l’elfe enchanta le saxophone avant de taper quelques notes bien connues sur l’ivoire du piano. Lui pied en scène, tendant la main à l’Elias pour leur danse swinguée sur des rythmes de jazz indécents et déhanchés.
Revenir en haut Aller en bas
Ashton Parker
avatar
LégendeGryffondor
Légende
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Métamorphomage
Occlumens
Manumagie (Niveau 1)


Re: [Salle Spéciale] Le Piano-Bar

Message par : Ashton Parker, Mar 17 Avr 2018 - 23:31


PV Asclépius

Ce qu'il y avait de bien quand on avait disparu de la surface de Londres pendant plusieurs années c'était qu'il y avait de nouvelles choses à découvrir, en particulier dans le monde magique. Certes, les endroits iconiques dans lesquels les sorciers avaient l'habitude de se rendre n'avaient pas bougé d'un poil de mammouth. Mais en revanche d'autres lieux étaient à présent à découvrir pour Ashton, et cela tombait bien puisqu'il n'avait pas perdu son flair pour avoir les bonnes infos. Ça lui rappelait ce bar de paris sur des combats de serpents qu'il avait découvert lorsqu'il était à Kampala, un vrai petit bijou caché au sein même de la ville. Mais revenons à nos hippogriffes.

En ce mardi soir, Ashton n'ayant toujours pas repris de travail depuis son retour, il pouvait donc se permettre de sortir relativement tard n'importe quel jour de la semaine sans qu'il y ait de conséquences trop grave. Après une journée bien remplie à se balader aux Halles  Magiques avec Braeden pendant que Lizzie faisait probablement quelque chose d'autre avec Squirtle, Parker décida qu'il avait bien mérité de se faire plaisir pour la soirée. Et le lieu qu'il avait choisit pour cela était un endroit qu'il connaissait bien pour avoir été un client régulier pendant de nombreuses années : le Chaudron Baveur. Cependant, ce qui l'amenait là était une salle qui avait ouvert il y a peu et qu'il avait hâte de découvrir.

Ses bottes de sorciers claquaient sur les pavés de la rue tandis que sa cape se soulevait légèrement à chacun de ses pas. Le sang-mêlé arriva enfin devant la devanture du bar, qui ne payait pas de mine pour n'importe quel moldu qui serait passé à côté. En poussant la porte de l'établissement qui n'était jamais vide, même en semaine, le métamorphomage savourait la sensation satisfaisante de savoir que personne ne pourrait le reconnaître du fait de son apparence radicalement différente. Passant indifféremment entre les tables, pour la plupart occupées, il se dirigea vers un tableau au fond de la salle représentant une vieille cuisinière. Comme prévu, après lui avoir caressé le nez, celle-ci lui laissa le champ libre pour entrer dans la fameuse salle.

La musique, radicalement différente de la pièce principale du bar, emplit aussitôt les oreilles du sorcier. Sur la scène, un elfe de maison jouait sur un grand piano à queue. La salle était particulièrement chaleureuse, avec ses canapés de cuirs et tapisseries. Ce qui frappa également Ashton fut le fait qu'il y avait relativement peu de monde, et c'était plutôt agréable. Quelques personnes étaient installés par deux ou par trois sur les sièges et discutaient tranquillement, certains en fumant un cigare. Plutôt que d'aller s'asseoir non loin d'eux, Parker préféra s'installer sur l'un des sièges sur-élevés du comptoir et interpella le serveur qui se trouvait là.

- Bonsoir, une bouteille de Whisky Pur Feu s'il-vous-plaît !
Revenir en haut Aller en bas
Asclépius Underlinden
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Legilimens


Re: [Salle Spéciale] Le Piano-Bar

Message par : Asclépius Underlinden, Jeu 19 Avr 2018 - 17:11






Pour Ashton

Bien qu’il n’ait pas le goût du commun, on le trouvait plutôt fréquemment derrière ce zinc, quand il n’était pas au-dessus de la fonte de ce chaudron. Le regard derrière des verres, les mains gantées, c’était l’archétype de sa tenue. Au piano-bar, il faisait l’effort de l’ambiance, afin de ne pas être une fausse note visuelle dans la douce mélodie de Fa : des verres ronds, fumées là encore, pour contenir la Clairvoyance… Parfois. Cela s’avérait plutôt pratique, en tant que barman, que de pouvoir connaître les petits secrets des clients : particulièrement si ces derniers sont éméchés. Le regard humide, ça permet toujours une plus grande plongée dans les esprits. Ça lui permettait d’apprendre des choses. Bien que généralement, la boisson suffisait… Et avoir un soupçon de Clairvoyance pour savoir quelle est la bonne dose à administrer, c’est toujours utile. Alors, il la contenait, derrière des verres fumés. Ça faisait retro. Comme sa robe à col roulé. Il ne pourra très certainement jamais s’accommoder des vêtements moldus. Au-delà de l’habitude et de l’éternel retour…

Tenant son rôle, il nettoyait consciencieusement les verres. Il eut pu le faire par magie, mais déjà, il n’était pas très doué dans tout ce qui n’était pas les potions et ensuite, ça rajoutait au charme, à l’authentique du lieu. Pis il n’allait pas créer des interférences en faisant usage de ses particules magiques, ça serait gâcher l’ambiance. Et ce n’était pas son style. Pour tout dire, du style, il en avait beaucoup.

Un peu comme ce nouveau client : la tête d’un roi rouillé qui pense pouvoir dégraisser les mécanismes avec du whisky. Généralement, c’était plutôt l’inverse, mais il n’allait pas lui servir un grand verre d’eau citronné. Peut-être pour une prochaine fois. Pour l’instant, il se contente de sourire poliment, aimablement, assumant la discrétion comme une partie de sa fonction. Assumant également la discussion courtoise, pour les plus bavards. Ça faisait partie du rôle. Et outre mesure, ça l’amusait souvent.

Sortir donc une de leur bouteille de pur-feu, l’ouvrir dextrement, poser sur le comptoir, face au bonhomme, une petite serviette avec un verre adapté avant de lui en servir. Le tout, en l’accueillant verbalement sous la lumière tamisée de l’ambiance rétro : « - Bonsoir, bienvenue au Chaudron Baveur. Désirez-vous un cigare avec ceci ? »

Le cigare, il avait le droit, ça faisait partie du service. Des glaçons par contre ? Aussi. Mais s’il en demandait, il se ferait légèrement jugé.

Reposer doucement la bouteille, le sourire en suspension, attendant la réponse, scrutant le spécimen. Voyageur de passage ? On se croirait presque dans le début d’un western.


Addition:
 
Revenir en haut Aller en bas
Ashton Parker
avatar
LégendeGryffondor
Légende
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Métamorphomage
Occlumens
Manumagie (Niveau 1)


Re: [Salle Spéciale] Le Piano-Bar

Message par : Ashton Parker, Ven 20 Avr 2018 - 13:52


En s'asseyant, Ashton n'avait pas particulièrement porté attention au serveur de l'autre côté du bar. En général les employés du bar se contentaient de prendre sa commande et de le servir, et il n'avait pas besoin de s'attarder plus longtemps sur eux. Pourtant ici le moins que l'on puisse dire était que le jeune homme en face de lui avait un style qui sortait de l'ordinaire et cela avait suffit à attirer le regard de l'ex-Gryffondor. Des petites lunettes rondes aux verres teintés qu'il essuyait à la main, une robe à col roulé, clairement il avait un style bien à lui. Étrangement le style en question ne jurait pas avec l'environnement de la pièce. Peut-être que ce serait un peu moins bien passé dans la salle principale du bar mais ici c'était tout à fait adapté à l'ambiance un peu particulière de l'endroit.

Avec des gestes précis et sûrs, le serveur entreprit de sortir une bouteille de whisky pur feu ainsi qu'un verre adapté posé délicatement sur une petite serviette. Pas de doute, ça tranchait bien avec l'ambiance beaucoup plus populaire de la salle principale. Et puis le fait que les mineurs ne puissent pas accéder au piano-bar était également un point positif, Parker en avait vraiment marre de voir des gosses de seize ans envahir les bars en essayant de faire croire qu'ils avaient l'âge de boire autre chose que de la bièraubeurre ou du jus de citrouille.

- Bonsoir, bienvenue au Chaudron Baveur. Désirez-vous un cigare avec ceci ?

Prenant son temps pour répondre, Ashton porta le verre de whisky à ses lèvres et bu tranquillement une première gorgée. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas fumé de cigare, alors pourquoi pas. Le sang-mêlé acquiesça de la tête en direction du serveur tout en déplaçant distraitement ses doigts autour de son verre. La boisson était forte et il sentait le passage de l'alcool dans sa gorge mais c'était l'effet recherché et cela faisait plutôt du bien.

- Ashton Parker, dit-il enfin d'un ton mystérieux tout en tendant la main à son interlocuteur.

Après tout, il était le seul client installé au bar et l'individu l'intriguait. Le sorcier avait donc décidé qu'il en apprendrait un peu sur l'inconnu pour savoir à qui il avait à faire.
Revenir en haut Aller en bas
Asclépius Underlinden
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Legilimens


Re: [Salle Spéciale] Le Piano-Bar

Message par : Asclépius Underlinden, Ven 20 Avr 2018 - 15:53






Pour Ashton

Un sourire de connivence entre la rengaine des alcools et les effluves des conversations. Ou inversement. Quelque chose de calme, de posé, d’apaisant. Dans le regard et la dégustation, presque comme une anticipation. Le client semblait satisfait, tandis que le liquide brûlant s’écoulait en goutte parcimonieuse, caressant son gosier. Les notes de piano avaient une résonance enivrante, peut-être davantage que les alcools proposés.

Le client acquiesce, geste non-verbal et lui s’empresse de répondre à son désir en retour, mais avant, principalement, son introduction.
De sa main gantée de rouge, il prit la sienne doucement, passant la pulpe veloutée du cuir contre celle inconnue et plus si anonyme que cela. « - Asclépius, Underlinden. » Petit roulement des voyelles, de cet accent germanique, avant de se détourner pour sortir la boîte à cigare.

En en cherchant un, celui qui paraissait suffisamment gras, suffisamment gros pour être apprécié entre les lèvres de son interlocuteur, il se fit la réflexion qu’ « Ashton Parker », ça ne lui était pas si inconnu que cela, comme sonorités. Sans trop savoir pourquoi, ça lui évoquait non-Leo.

Il en choisit finalement un, le prenant délicatement entre deux doigts : pas trop long, ni trop massif. La taille adéquate et des parfums de tabac cubains qui commençaient à lui emplir les narines petit à petit, se faisant maître de son espace odorant.

Avec la précision scrupuleuse d’un rituel – peut-être même en était-ce un, quand il s’agissait de cigares – il dépose la pièce choisie devant Ashton, ainsi que des ciseaux coupe-cigare en acier à bout doré. Ambiance fancy, autant poursuivre. Sous les verres fumés, le regard, lui aussi, paraît plus velouté : surface d’un lac dans l’observation infinitésimal de son partenaire d’un soir alors, qu’incidemment, le bout de sa botte à talon effleure une jumelle en miroir., encore inconnue Là encore, un contact non-verbal, non-direct : la séparation des matériaux et la pulpe indocile.

« - Mais, ici, vous pouvez m’appeler Meister. »

Ton joueur tandis que le doigt ganté glisse sur la surface alanguie et propice à la combustion de ce bout conique et encore tout paré de ses sombres atour, n’attendant que la découpe, la combustion et l’aspiration afin de faire éclater tous ses sens et son potentiel dans la bouche de l’alter ; l’emplissant ainsi de son odeur, se délectant de la langueur de sa fumée.
Revenir en haut Aller en bas
Elias Baxter
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de transplanage
Animagus : Chat Savannah


Re: [Salle Spéciale] Le Piano-Bar

Message par : Elias Baxter, Sam 21 Avr 2018 - 15:34


Fa peut enchanter un instrument pour en faire une mélodie oui. La voix fluette résonne en mille échos de liesse contre le coeur d'un Elias en fête. Voilà qui annonçait du beau mouvement, du rythme endiablé et bien d'autres possibilités pour une belle soirée. Qui que soit cette Valentina dont parlait le jeune poète, il lui vouait dorénavant une profonde admiration ciselée d'une passion bien nette. Sa dite disparition titilla la curiosité du sorcier. Mais il pouvait voir au travers du regard de l'Asclépius et au poids de ses mots que le sujet valait mieux à être évité. Il ne coulait pas son ciment dans le sentiment.

Et de belle manière, le jeune tenancier flua de sa mine grave vers un visage éclairé. Son saxophone déposé sur le prestigieux queutard de maestro, ses deux mains vinrent claquer dans l'air un joyeux tempo. Fa, dorée sous la lumière, vint ensorceler le cuivre avant de s'asseoir au piano. Les doigts coururent du blanc au noir, du noir au blanc à travers d'amples mouvements, et la musique fit son affaire. Imposante. Entraînante. Un pied s'en vient, bat la mesure. Une paume ouverte l'invite à la démesure. Le sorcier craque, et claque la langue avant de suivre du tac au tac. Il tangue. Se plaque au rythme de la danse.

Le swing balance. Y a la cadence, il est en transe. Il suit le jeune fou aussi transporté que son aîné dans un balai de pieds endiablé. Les bras filent d'un côté, puis de l'autre, quelques claquements de doigts s'expriment, les corps s'élancent et se laisse aller à improviser. Dans son esprit, la quiétude s'impose. N'existe plus que la musique qui s'étend dans l'espace enfumé. Glissant contre la piste de danse improvisé, Elias adresse un large sourire au compagnon accroché à la mesure. C'est bon ça ! Elle façonne la musique t'écoutes ça ? Et saisit entre deux accords, il poursuit sa gestuelle aliénée et déliée.
Revenir en haut Aller en bas
Ashton Parker
avatar
LégendeGryffondor
Légende
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Métamorphomage
Occlumens
Manumagie (Niveau 1)


Re: [Salle Spéciale] Le Piano-Bar

Message par : Ashton Parker, Sam 21 Avr 2018 - 21:03


- Asclépius, Underlinden.

La main d'Ashton toucha furtivement celle vêtue d'un gant rouge de son interlocuteur. Mais pendant ce bref contact physique ce qui avait marqué le sang-mêlé était plutôt le nom prononcé. Il raisonnait dans sa tête sans parvenir à trouver un match. Asclépius n'était pas un prénom particulièrement courant mais pourtant Parker était absolument certain de l'avoir entendu quelque part auparavant. En général il avait une plutôt bonne mémoire des visages mais quand il s'agissait de quelqu'un qu'il n'avait pas vu depuis longtemps c'était tout de suite plus difficile. Et puis il fallait bien admettre que son absence avait rendu les choses plus difficile en ce qui concernait l'association des noms aux visages.

Répondant à sa demande, le serveur lui sorti donc par la même occasion un cigare de bonne taille. Pas besoin d'être un grand expert pour savoir qu'il s'agissait d'un engin de bonne qualité. Asclépius ne s'était pas foutu de lui, et le Chaudron Baveur savait définitivement faire plaisir à ses clients. Un bon cigare accompagnerait certainement très bien le whisky qu'il était en train de déguster. Avant d'attraper les ciseaux délicatement posés devant lui, Ashton prit une gorgée d'alcool puis reposa tranquillement son verre. Une fois le cigare coupé comme il fallait le sorcier le porta devant ses lèvres, respira son odeur quelques instants avant de le placer dans sa bouche et de l'allumer d'un geste de la main.

- Mais, ici, vous pouvez m’appeler Meister.

Intéressant, le jeune homme se comportait de façon très sûre de lui pour un simple serveur dans un bar. A moins qu'il ne soit pas qu'un simple serveur. Après tout en trois ans la gestion du Chaudron Baveur avait probablement changée et il n'était pas impossible que le gérant ou le propriétaire se trouve en face de lui. Alors qu'il tirait une bouffée sur le cigare et que le goût emplissait sa bouche, le nom s'associa soudainement à l'individu. Parker était presque quasiment certain de savoir où il avait déjà rencontré le fameux Underlinden. Il expira doucement la fumée dans l'air en face de lui avant de prendre de nouveau la parole.

- Par hasard, vous n'étiez pas élève en dernière année à Poudlard il y a sept ou huit ans ? demanda-t-il.
Revenir en haut Aller en bas
Asclépius Underlinden
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Legilimens


Re: [Salle Spéciale] Le Piano-Bar

Message par : Asclépius Underlinden, Ven 27 Avr 2018 - 19:59






Pour Elias

Passer par les sens pour connaître et faire connaître. Un empirisme empathique. Transmissif. Des ondes d’atomes de pulpe à pulpe. Cellules en cellules par tressautement des nerfs électrique. Oui. Une tension entre les portées. Les notes rondes qui dansent et se balancent. Balançoire de la mesure et balancier du métronome qui ne perdait pas son tempo dans la mesure. Quelque chose de libéré, un bref instant, comme des portes que l’on ouvre, une boîte que l’on découvre, l’odeur des souvenirs d’enfance et surtout, rien que la mélodie comme fils de marionnette. Etre le fou dansant, rattaché à des fils rouges et entraîner avec soi un compagnon de fortune. C’est le fatum qui l’a mis là comme un pion et c’est le Fatum qui joue du saxophone, Fa glissant sur les notes dans un rythme qui invite les jambes et les pieds à bouger d’une autre façon, meilleurs que les bras. Il y a une gêne dans ses jambes à lui : des accidents, du génétique, mais en oubliant le corps et en se concentrant sur les sons, toute la pulpe est animé. Poupée vaudou avec un monstre de divertissement pour l’animer, rejoins-moi, prends ma main et dansons sans lendemain. Soyons fous, soyons bête, soyons chez nous dans les lieux de mémoire et d’histoire. Ecrivons la nôtre, d’histoire, pour la garder en mémoire, les jours où on ne pourra plus danser.
Déambuler le long des planches, et dans la lumière d’un souffle exhalé et exalté, les notes s’arrête. Pousser un cri de joie, spontanée, peut-être même sauter à pieds joints en se réceptionnant avec une certaine fluidité. Ça lance un peu dans la cheville droite, alors, il saute de scène, se réceptionne sur la gauche et passe derrière le bar sans que le statique n’arrive tout à fait à détendre ses muscles. Dans la reprise du souffle, le regard brulant et les joues rouges, il y a l’envie de danser encore.
D’oublier toujours, pour se servir du corps.

S’en servir, pour l’instant, en faisant signe à l’Elias de se joindre à lui tandis qu’il fait fondre le caramel à mélanger plus tard au café, au lait et au rhum.
La boisson terminée, la tendre au compagnon, le regard pailleté, avant de porter haut son verre, le sourire tout juste aux lèvres : « - Improvisons une pause ! »


Addition:
 







Pour Ashton

D’un geste de main, l’Ashton embrasa le bout du cigare, faisant friser les fines et odorantes feuilles de tabac cubain de combustion. Il mentirait, s’il disait ne pas être impressionné par ce genre de démonstration magique, et il n’était pas dans ses habitudes de mentir. Il préférait faire usage d’une politesse silencieuse, comme le reste des Tilleuls et ceux qui gravitent autour et à côté.
Il admirait d’autant plus la dextérité du bonhomme, car lui-même était bien incapable de réaliser pareille action de ses neuf doigts. Il y eu dans son regard un peu comme de la fascination, tandis qu’un sourire jouait sur ses lèvres, en observant son interlocuteur humer puis déguster lentement son cigare : y approchant d’abord les lèvres pour le prendre en bouche, puis inspirer et exhaler doucement , dans une mélodie des souffles et des odeurs. L’atmosphère s’obscurcissait petit à petit d’un pudique voile de fumée, entre sucrée et amer. Quelque chose de tendre, comme ce bout tenu savamment entre deux doigts, qui allait et venait au rythme des respirations et aspirations.

La question le surprit quelque peu, et son regard sembla ailleurs, probablement parce qu’il l’était. C’était dans ses habitudes de se percher loin du monde. « - Huit ans déjà ? Comme le temps passe… » Le sourire revint, avec peut-être quelque chose de taquin, sans que les connections ne se fassent pourtant explicitement dans son esprit en torsions et torsades : la question le renvoyait à une autre époque, probablement dépassée. Beaucoup de bas, quelques hauts, pas mal de rencontres et d’événements. Des disputes, des attaques, des silences, des pleurs nocturnes, des angoisses, des notes… Les matchs de Quidditch en tant que batteur, les duels sorciers, l’entrée dans l’élite de Kholov… L’attaque des Mangemorts sur l’école, l’offrande de son index, ses fiançailles et tant d’autres.
Pas vraiment le temps, ni le moment pour les souvenirs. L’impression mémorielle n’avait été que passagère : son sourire aimable avait peut-être faiblit pour laisser place à un moment de phase, mais désormais, ses muscles faciaux répondaient tout entier à sa volonté de politesse mondaine.

« - Effectivement. Vous de même, je suppute ? Un temps. Nous avons dû nous croiser pendant notre scolarité. Ce devait ce qu’Ashton cherchait à savoir, bien qu’il soit actuellement en train de broder sur des suppositions, du ton de quelqu’un parlant de quelque chose qui ne le concerne pas vraiment. C’était comment Poudlard, pour vous ? »

Dans ce moment convenu de partage des expériences scolaires,
Surprends-moi. Fais-moi t’aimer dans notre échange.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Re: [Salle Spéciale] Le Piano-Bar

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 3 sur 4

 [Salle Spéciale] Le Piano-Bar

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres :: Le Chaudron Baveur-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.