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[Salle spéciale] La Serre
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Elhiya Ellis
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Message par : Elhiya Ellis, Ven 15 Juin - 14:23


@ Mered

Le silence,
Les hurlements et murmures des Consciences malmenées.
Je connaissais ce besoin de le faire taire,
Ou de l’enlacer.
Mais surtout le besoin de calme,
De se ressaisir de soit même
Pour ne pas craquer de nouveau.

C’était très certainement pour cela que je suivais silencieusement les pas de Mered. Pas de question inquisitrice, pas de regard dubitatif, juste lui laisser le temps. Celui qu’il lui faudrait, long ou court, dans un parc d’enfant dans les sous-sol du métro ou dans un bus que je détestais. Qu’importait tant qu’elle se recalibrait sur ce qui la faisait avancer, maintenant comme plus tard.

Les soubresauts de ce genre de transport, la force des freins, le car en lui-même, tout me dressait les poils sur les bras, flanquant nausée au bord de mes lèvres et besoin d’en fuir très vite. Je detestais depuis ce jour, et avait toujours pris soin de ne jamais monter dedans. Mais les forces m’avaient abandonnée sous l’entrain de la rouquine soudainement à nouveau éveillée. Je n’avais pas voulu monté, pas voulu resté, et pourtant, j’étais resté sagement assise, les yeux rivés vers l’extérieur défilant par la fenêtre en serrant les dents. Ne pas penser, ne pas laisser ces images habituelles revenir, ne pas les laisser prendre le dessus, et respirer profondément pour me reprendre… Avancer, comme c’était prévu…

Je déglutissais avec du mal, suppliant le trajet de vite finir et hâtais un peu trop le pas pour retoucher la terre ferme en prenant une large bouffée d’air pollué, yeux fermés. Avec un peu de chance Mered aurait rien vu, trop occupée à se concentrer sur l’endroit où nous amener. D’ailleurs… pourquoi le Chaudron à nouveau. L’enseigne sous les mirettes me permit de focaliser sur quelque chose d’autre que les souvenirs d’un bus chauffard et tentais de calmer les battements de mon cœur en cherchant une table libre, un extérieur semblable à des serres attira mon attention. je n'y avais jamais mis les pieds, et ça semblait agréable et charmant, de quoi apaiser les idées agaçantes. Les miennes, les siennes. Et puis c'était un coin fort joli pour passer une commande. Mais commande de quoi ? J’avais envie soudainement d’un wisky pur-feu, de quelque chose pour faire taire mon esprit et l’envoyer balader plus loin jusqu’à la prochaine piqure de rappel vicieuse.

Mais vu l’heure autant éviter, d’autant que la rouquine posait ses prérogatives. Pas d’alcool et quelque chose pour aller avec les cupcakes à la fraise. Bizarrement, je m’y attendais un peu. Gonflant les joues, j’optais sur la bouille boudeuse pour éviter toute possibilité d’apercevoir une quelconque lueur de peine dans mes prunelles.

– Pff, mais y’a rien de moldu ici ! On peut faire ses propres mélanges de fruits au moins ?

Je n’avais jamais ouvert l’onglet des classiques sans alcool et encore moins des cocktails associés. Techniquement il devait y en avoir, restait à savoir s’ils possédaient de quoi faire un smoothie… La carte entre les doigts je parcourrais les zones qui m’étaient inconnues en attendant que quelqu’un ne vienne nous voir
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Asclépius Underlinden
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Re: [Salle spéciale] La Serre

Message par : Asclépius Underlinden, Ven 15 Juin - 16:44






Pour Elhiya & Choucroute

Tranquillité apathique. Assez étrange, plutôt somnolente. Il avait du mal à rester concentré et il avait déjà ingéré une potion de Regain plus tôt dans la journée, vers 11h. Hier soir, après une journée particulièrement prenante, aux alentours de 17h, il était parti faire une sieste jusqu’à 20h. En se réveillant, c’était le déferlement d’énergie, presque hystérique, où il en avait profité pour retourner avec fièvre sur ses recherches du moment, à gratter les pierres, écouter leurs chants, mélanger les composants et reprendre l’étude des runes délaissée depuis ses années Poudlard. C’est qu’il en avait besoin, s’il voulait couvrir l’éventail des poisons les plus larges possible dans leur acceptation.

Avec cette ferveur, il ne se souvenait pas s’être endormi. Peut-être n’était-ce pas le cas ? Et avant d’en avoir eu conscience, il se trouvait au Chaudron Baveur, à ouvrir l’établissement, mettre son tablier faire le point du jour avant de partir s’occuper de Gérard puis de Kunt dans la Serre, avant de prendre une potion de Regain afin d’assurer un service optimum. Ce qui avait plutôt fonctionné jusqu’à ce que les effets commencent à dissiper. Il les sentait, quitter son organisme comme de l’eau qui s’évapore. Et il était resté assit, là, à observer un point non fixé dans l’espace qu’il ne voyait d’ailleurs même pas. « Il phase ». Oui. Ça doit être ça. Mais son esprit n’est plus là et ses paupières ne sont pas assez lourdes pour faire office de volets. Il est là, avec ses sensations, à attendre que ça passe. Parfois la tête tourne, mais il ne voit pas le temps passer.

C’est du mouvement, qui le sort brusquement de sa contemplation. Du mouvement dans la Serre et il met un certain temps, plus longtemps qu’il ne le devrait pour être conforme à l’Etiquette, avant de se reconnecter à la réalité. Oui. Il est toujours au Chaudron Baveur et ce doit être des clients. Donc, il a un devoir à accomplir.
Il a les membres endoloris, à force d’être demeuré dans une même position aussi longtemps, assit là, dans son coin à l’arrière-garde. Les genoux tremblent et il n’a pas envie, c’est compliqué de sourire, il se sent encore trop détaché. D’ailleurs, il ne sait même pas s’il doit éprouver de la confusion en voyant une chevelure rousse familière devenu paysage social sécurisé depuis quelques temps. Une forte tête, qui travaille pour lui, ainsi qu’une autre demoiselle qu’il ne reconnaît pas davantage.
Peut-être qu’il est fatigué, il ne regarde pas devant lui. Sur un coin de table ? Le vide ? Pas les visages, c’est en biais, la voix semble un peu blanche mais elle a les intonations aimables d’un message commercial préenregistré dans un grand magasin :

« - Bonjour, bienvenue au Chaudron Baveur. Répartition du poids d’une jambe à l’autre, il ne semble pas sensible aux douleurs de ses membres inférieurs. Mered, heureux de voir que tu prends plaisir à venir ici.. Le constat lui apporte un sourire, léger, mais ça rend son aspect déjà un poil moins absent. Souhaitez-vous commander quelque chose ? »
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Mered Adand
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Re: [Salle spéciale] La Serre

Message par : Mered Adand, Dim 17 Juin - 18:26


Elhi & Pius

J’étais ailleurs, sans doute encore mon ancien domicile ou plutôt à l’intérieur, dans ma chambre, mon nid douillet protecteur. Je me demandais à quoi ressemblait cette pièce à présent ? Etait-elle remplie de peluches ? Couvait-elle un nouvel enfant ou avait-elle était transformée en une pièce de rangement ? Je voulais le savoir pour élucider mes mystères, pour m’apercevoir que cet ex chez-moi n’avait plus rien à moi, pour définitivement passer à autre chose. Il ne me restait plus qu’à trouver un prétexte plausible et frapper à la porte. Juste une excuse, facile à dire mais à faire… Bref de toute façon, retourner là-bas n’était pas au programme du jour.

Affalée sur ma chaise, je me balançais en arrière, le regard sur le plafond, jouant dangereusement avec l’équilibre. Je faillis perdre et me rétamer lamentablement, merci réflexe m’évitant la chute et le ridicule. Ce mini incident me ramena à la réalité, je n’étais pas seule, j’étais accompagnée. En plus, la blonde me parla, je lui devais bien de l’attention, du moins un semblant. Perdue dans mes pensées, je n’avais pas entendu ses paroles. Alors je souriais bêtement, elle venait probablement de nous choisir nos boissons. Dans le cas contraire, mes mots n’auraient aucun sens.

« Oui, ça me parait bien. »

Je me concentrais, me promettant de ne plus m’égarer pour la journée et de profiter d’Elhiya. Pas si simple à réaliser, malgré toute ma bonne volonté, un morceau de mon esprit était encore sur le banc londonien. J’espérais que la Serpentard fasse la conversation, peu importait le sujet tant qu’il m’évadait. Dans l’immédiat, je tenais ma distraction. Le chef en personne et ses magnifiques bouclettes s’étaient pointés prendre notre commande. Son état de forme laissait à désirer, il ne prit même pas le temps de me regarder même s’il me reconnut. J’étais inoubliable avec mon gyrophare capillaire.  

« Bonjour patron. L’ambiance du Chaudron est unique, elle est parfaite pour se détendre. » Le caresser dans le sens du poil, bien que je pensais mes dires. Je l’aimais ce pub. « Vous me semblez absent ? Vous devriez prendre des vacances, vous travaillez trop. Votre superbe équipe peut gérer l’établissement sans vous. L’air iodé marin vous ferait le plus grand bien, croyez-moi. » Il me faisait de la peine, j’avais peur qu’il tombe par terre. Le surmenage c’était le mal. « Oui on va vous prendre quelque chose, cette demoiselle va tout vous dire. »
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Elhiya Ellis
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Re: [Salle spéciale] La Serre

Message par : Elhiya Ellis, Lun 18 Juin - 15:26


@ Mered & Asclépius


En fait, la carte de cette partie du Chaudron baveur était vraiment intéressante. Je manque de temps, ou d’inspiration ne m’avait jamais fait m’assoir dans cette serre des plus agréable. Vraiment dommage, c’était vraiment apaisant, l’impression de bénéficier d’un bout de nature au milieu de la fourmilière de Londres. Pourquoi Mered ne m’en avait pas parlé avant ? Surement car à part échafauder des plans pour mettre fin à la prolifération de lapinours on n’avait pas vraiment parlé des coins qui pouvaient être sympa en dehors d’une bibliothèque.

Les mirettes hésitaient sur la carte, plusieurs boissons se mariaient bien avec ce que j’avais cuisiné pour la rouquine, mais une me tapait dans l’œil au moment où des bouclettes légères nous souhaitait la bienvenue. Interruption au timing parfait, les talents d’équilibriste de mon guide touristique m’avait semblés dangereusement fragiles de ce que mon coin d’œil m’avait offert. En train de marronner pour l’attente ou juste en train de s’occuper par réflexe, j’aurai préféré qu’elle ne finisse pas sa prestation le nez en sang sur la table. L’usage des bouquins qu’elle m’avait fourni était pour plus tard en toute logique.


Soudainement éveillée par son patron, je la laissais s’enquérir de l’état de ce dernier tout en vérifiant le nom de la boisson à commander. L’oreille trainant, je m’amusais de l’entendre si bienveillante avec son supérieur. Un aspect qu’elle ne m’avait pas réellement montré jusqu’à présent, préférant le cacher derrière des remontrances trop maternelles pour ne pas me faire rire. Amusant de la voir différente dans un environnement qu’elle avait adopté. La remarque resterait pour moi, qui devait prendre la suite de la conversation. L’aspect sociale pour elle, le commercial pour moi de toute évidence, pratique, les règles de bienséances ayant tendances à m’échapper.

– Bonjour, je vous prendrai deux fraisiers, je suppose que c’est un smoothie vu qu’il y’a du lait d’amande dedans. Avec des pailles si possibles. Et.. Une carafe d’eau en plus s’il vous plait.

Le sourire de politesse n’avait eu aucun mal à prendre place sur mes lèvres, mais un mot de plus malgré l’aspect « automatique » de l’homme, c’était le rôle de Mered de continuer à s’inquiéter pour lui, moi je m’occupais que de ses papilles gustatives. Et Avec toutes ces fraises, il y’avait une forte possibilité d’en faire une overdose, les verres d’eau ne seraient pas de trop.

Commande:
 
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Asclépius Underlinden
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Re: [Salle spéciale] La Serre

Message par : Asclépius Underlinden, Mar 19 Juin - 11:59






Pour Mered & Elhiya

Tenter un sourire à la remarque sur l’ambiance de l’auberge, qui ne manque décidemment pas de style, avant de renoncer. Trop forcé. L’artifice est appréciable quand il est beau et qu’il fait vrai, pas quand il fait artificiel mal fait. Ce qui était en train de se produire sur son faciès, malgré sa bonne volonté. Il préfère ainsi, abandonner ses bajoues dans cette expression de glaise, entre le neutre et le lointain. L’esprit qui divague en bouclettes à l’évocation de l’iode. Ça lui rappelle le Schlewig, terre natale, bordant la mer du Nord et la Baltique. Du mal à envisager une détente quelconque, en compagnie de sa famille. Du repos, peut-être, quand il en aura terminé. L’on a tout le temps de se reposer dans la mort.
Il ne bouge pas, automate, se contentant d’un « - Oui… », qui finalement, ne permettait pas grande discussion. De toute façon, cela serait rapidement oublié, il avait un peu les filaments de pensées en divagations.

De nouveau, les gestes automatiques, focaliser son esprit sur la commande à l’aide de tous ses atouts de concentration. De presque toutes ses forces. Avoir un but à accomplir, un devoir, et ensuite repartir s’asseoir. Eviter de fermer les yeux, sait-on jamais où l’on part, derrière les paupières.

Acquiescer. Des fraises, de l’amande et de l’eau. Le tout mélangé ? Demeurer peut-être un peu trop longtemps que nécessaire, fiché debout comme un piquet devant les deux jeunes filles, avant de parvenir à sortir un « - Je vous apporte ça », entre le morose et le difficile. Côté articulation.

Néanmoins, le temps a forgé les gestes. Désinhibé par ses complexes, étant donné son état de faiblesse, il est plus en mesure de pratiquer la magie. Etrange, n’est-ce pas ? Du moins, l’on peut espérer qu’à son âge, les sortilèges basiques de lévitation ne lui posent plus problème. Et il comptait davantage sur sa magie que sur son physique afin de prodiguer ses services.
De nouveau, automate des saveurs, il prend les fraises pré-découpées, les mélange au yaourt grec, finalement assez gras mais qui devrait tenir la consistance. Entoure de miel avant de verser le lait d’amande. Le mixeur fait le café, euh, le fraisier, tandis qu’il remplit d’eau fraîche une des carafes disponibles. Disposer sur un plateau les deux grands verres à smoothies, y verser la préparation, rajouter deux pailles, puis la carafe, deux verres d’eau et des serviettes. S’il avait remarqué plus en détail le paquet des demoiselles, probable qu’il eut rajouté à son petit plateau lévitant deux assiettes. Acte manqué, ce serait pour une autre fois. Il commençait, après ces efforts, à avoir la tête qui tourne : mieux valait en finir.

Il revient donc vers les deux jeunes filles, dépose commande et addition, se fend d’un sourire (poli et non maladif, il l’espère), avant de repartir à l’arrière de façon peut-être un peu plus précipitée. Peut-être est-il temps de s’allonger un peu, finalement ?


Addition:
 
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Mered Adand
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Re: [Salle spéciale] La Serre

Message par : Mered Adand, Sam 23 Juin - 17:57


Le Chaudron Baveur ne manquait jamais de style. Je pouvais pas en dire autant de son personnel, entre son patron et sa serveuse, les loques étaient de sortie. Fallait espérer qu’Elhiya commande le cocktail idéal pour me remettre sur pied et qu’il ne demande pas trop d’effort de préparation si possible. Mon patron m’inquiétait, même ses bouclettes semblaient fatiguées. La crainte de le voir avec les cheveux lisses était présente. Quelle horreur !

Je l’observais s’éloigner, guettant une chute potentielle, il était pas en forme. J’en avais presque oublié mes soucis personnels pour lui donner de l’attention, au détriment de la blonde. C’était une manière de m’évader, de ne pas repenser l’épisode de l’ex-domicile, fuir loin du passé. Pourtant, Elhiya était bien là, silencieuse, respectueuse de mon combat intérieur. Je lui souriais sans parler, juste pour la remercier, j’étais pas capable de plus dans l’immédiat.

Le patron revient avec nos boissons, toujours tel un zombie, à ce rythme il allait me faire une syncope. Il avait plus la force de converser, il déposa nos verres de façon nonchalante avant de disparaître. J’avais pas eu le temps de lui conseiller de faire une sieste s’il était déjà parti. Il m’avait habitué à plus de reconnaissance. Enfin bon, je lui en voulais pas, la fatigue ça rendait aigri. Evitons de lui faire une remarque et l’affrontement, j’avais pas besoin de ça.

J’ouvris la boîte de Pandore, délivrant ainsi mon pêché mignon. Les gourmandises n’avaient pas souffert durant le transport, elles étaient intactes. Du moins tant que mes dents ne seraient pas venues massacrer leur esthétiques. J’en tendis une à leur créatrice, chose minimale qu’était le partage. Puis j’avais déjà goûté au plaisir sucré avant notre promenade, je pouvais bien patienter une poignée de secondes.

Elle le saisit, je l’imitai, place au réconfort. Sauf que ma conscience décida de l’instant pour repointer le bout de son nez. Elle souhaitait savoir où ranger cette fille, ça l’intriguait trop. Alors pour savoir, elle m’ordonna de jouer l’investigatrice, de rentrer dans l’intimité de la Miss. Seule façon de découvrir si elle appartenait au club des amies.

« Elhi, as-tu toi aussi un morceau de passé qui te hante ? »

Oubliez pincettes, finesse, filet. Je m’étais jeter dans l’arène avec pour unique arme l’espoir de ne pas me prendre un vent. Alea jacta est. La balle était dans son camp.  

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Elhiya Ellis
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Re: [Salle spéciale] La Serre

Message par : Elhiya Ellis, Dim 24 Juin - 12:24


Il n’avait pas l’air en forme le patron, pas bien du tout, mais le service était fait, et mon rôle de nounou attribué qu’aux enfants, alors je n’en préoccupais pas de trop tant qu’il tenait sur ses pieds et qu’il ne s’effondrait pas au sol. D’un sourire poli je l’avais remercié et payé les consommations, observant intriguée la mine inquiète de Mered. Il était rare de la voir sous ces aspects-ci, plus prompte à se montrer forte et faussement insouciante, un mélange intéressant et appréciable à découvrir. Nouvelle image d’elle-même qu’elle chassait faiblement en se concentrant de nouveau sur les cupcakes que j’avais ramenés, pointe de mignonnerie caché dans ce tempérament de feu, j’aimai bien en fait mais me contentais de la remercier en prenant une sucrerie et croquer dedans.

C’était assez réussi, j’étais contente que le glaçage n’ait pas souffert de notre balade dans Londres et que le smoothie se mariait vraiment bien avec, enfin… tant qu’on aimait le sucre et les fraises. Mais c’était frais et ressemblait à une pause de vacances. De quoi ressourcer la demoiselle et ses pleurs devant une porte fermée… Ou du moins en apparence... A en juger par sa question, la miss était encore troublée et optait pour se pencher sur moi, sur les brides de tétanies qu’elle avait pu apercevoir que sur ses propres rancœurs. Une technique généralement efficace, j’usais de la même, même si là, je me doutais que je ne pouvais lui renvoyer la balle et passer mon tour.

Un lourd soupir m’échappait, non à l’abandon de ma paille ou ma prise de parole forcé, mais que je me doutais bien, qu’un jour ou l’autre elle poserait ce genre de question. Le souci récurrent des personnes observatrices, ou qui s’ouvraient de leur côté. Le sourire en coin se forçait sur mes joues, le regard partait dans la purée de fruit que je touillais machinalement avant d’hausser les épaules en relevant le nez sur Mered.

–Pas si lointain le passé en ce qui me concerne. Mais on peut dire qu’un certain fantôme me suit régulièrement et a un peu trop tendance à se manifester quand il ne faut pas…

Je n’aimais pas en parler. Je n’en avais fait pas à peu de monde, Jace, Ulysse, et… très brièvement ma patronne dans une discussion étrange sur les actes des divers ordres. Néanmoins, je ne prenais soin que d’aborder le sujet en surface, sauf avec le blond à qui j’avais posé entre les mains pas mal de ce qui me composait hors costume de Poudlard. Il n’y avait qu’avec lui que je me trouvais suffisamment courageuse pour en parler entièrement, sachant que si j’en venais à chuter, trop prises par la douleur des souvenir, il était capable de chasser mes peines, n’importe lesquelles. Mais là… il était pas là mon petit loup… et la vrille d’estomac dansant avec mes entrailles me le rappelait instantanément.

J’inspirais profondément, et retournais jouer avec ma paille.

– Tu as du voir que je me débrouille avec le métro, même si la borne de réservation de livres m’est complétement étrangère. J’avais une amie d’enfance moldue, alors, elle m’a montré pas mal de chose, et j’ai toujours aimé, même si je ne comprenais pas toujours tout…

Un doux sourire reprenait place sur mes joues en y repensant. Lucy avait du me trouver pas mal gourde quand même à devoir tout m’expliquer continuellement depuis toujours. Elle était patiente, la vraie douceur incarnée, l’inverse de moi pour tout dire…. Elle me manquait, et les larmes menaçaient de venir me rendre visite à force d’y penser…

– Elle n’est plus là, un accident de la circulation comme c’est dit coté moldu. Un bus..

Et moi qui n’avait pas bougé… Les doigts resserraient la paille, l’aplatissant sans m’en rendre compte, préférant me laisser envahir par la colère que par les remords.

– Personne n’a bougé et quand les médicomages moldus sont arrivés c’était trop tard…

Machoire serrée, je plantais les mirettes dans les émeraudes de la demoiselle, essayant de m’accrocher à dénicher une pépite plus claire à l’intérieur afin de chasser les images passées voulant me submerger. Hors de question de laisser le palpitant déraille une fois de plus
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Mered Adand
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Re: [Salle spéciale] La Serre

Message par : Mered Adand, Mer 27 Juin - 23:23


Le franc-parler me caractérisait. Moi, le pot, je le lui rentrais dedans et non tournais autour. Ça pouvait causer des dégâts tant de violence, les gens aimaient pas forcément se faire secouer de la sorte. Sauf qu’Elhiya n’était pas les gens, elle était plus bien qu’encore trop méconnue. L’envie de la découvrir était trop forte, tant pis pour la délicatesse. En soi, il me semblait qu’elle connaissait déjà ce bout de ma personnalité. La blonde n’avait pas fui jusqu’à maintenant, peut-elle qu’elle l’aimait ? Puis je l’obligeais à rien, je lui montrais juste que j’étais présente si besoin. Sa complice de meurtres pouvant devenir son amie. A elle de décider du degré de confiance accordé.

L’écoute fut active, la concentration maximale. Si elle se livrait, il était hors de question de la faire répéter, le manque de respect était proscrit, tout comme les rires, c’était du sérieux, pour une fois. La verte et argent me répondit par l’affirmative mais ne se contenta pas de ça. Elle y ajouta un récit, lourd, triste. Certes il balaya d’autres interrogations comme le comment une sang-pur pouvait être autant à l’aise dans le monde moldu, cependant, je m’en voulais de lui remémorer ce souvenir douloureux. Le mien n’était rien à côté. Qu’est-ce qui pouvait être pire que la mort d’une amie ? Encore plus une enfant. Cette pensée me terrifia, m’imaginant la détresse engendrée si Aoi disparaissait.

La blonde s’était noyée dans mon regard, elle m’appelait à l’aide. Dans nos malheurs respectifs, on avait sans doute trouvé un radeau pour se sauver du naufrage. Le mien était sa personne, du moins pour l’épisode du domicile, elle était encore loin de tout connaître de ma vie. Et si elle souhaitait m’adopter comme bouée, j’allais pas me défiler. Je pris sa main que je serrai pour la réconforter. La Miss avait de la chance, peu de monde avait eu droit à un geste tendre de ma part. Ces privilégiés étaient rares, des proches, des amis. Un sourire se dessina sur mes lèvres en espérant réussir à la contaminer. Boucle d’or était plus jolie souriante.

« Elhi… », je la caressais tendrement, « La vie est mal faite, ceux qu’on aiment partent en premier quand les cons vivent toujours. Mais il est de notre devoir de continuer à vivre, on leur doit bien ça. T’as rien à te reprocher, c’est pas ta faute. Les seuls crimes où t’es responsable concernent les cupcakes et j’en vois devant nous un dernier qui gigote ! » Je commençais à rire de mes bêtises, l’humour pouvait que faire du bien. « En tant qu’amie, je te le donne. Et me sors pas le c’est ton cadeau. Justement, c’est à moi, j’en fais ce que je veux et j’décide qu’il est pour toi. », je lui tendis la gourmandise, « Mange-le en mémoire de ton amie. Prouve-lui que tu penses à elle de la plus belle des façons : en te laissant pas abattre. »

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Ruth Yathowm
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Re: [Salle spéciale] La Serre

Message par : Ruth Yathowm, Jeu 5 Juil - 21:42


[PV] Milo

Y a Milo qui dit un truc très censé, et je m’étonne plus qu’il soit à Serdaigle, chez les gens qui réfléchissent par les livres. Il dit que les Méchants peuvent pas nous attaquer maintenant, parce que c’est le goûter, et j’acquiesce vivement du chef pour montrer que je suis bien d’accord avec lui. C’est une sorte de trêve universelle après tout, et je suis bien contente qu’il soit de cet avis-là aussi ! Comme quoi, le monde et les gens ont beaux être différents, y a quand même des principes de base qui ne changent pas ! « - Oui ! C’est comme dans le lit, sous la couette. » Mais attention au pied qui dépasse. J’avais pas essayé, mais j’en avais pas vraiment envie non plus : mon air pincé était assez expressif là-dessus.

Mais surtout, j’appris bien vite que Milo, sa plus grande qualité, c’était pas ses connaissances pour résister aux méchants. Non. C’était bien mieux. C’était bien au-delà. Et ce fut démontré lorsque Monsieur Le Perché vient nous apporter notre goûter.
La plus grande qualité de Milo, c’est sa générosité. Et franchement, ça serait mentir que de dire que j’étais pas ému. Parce qu’on se connait pas beaucoup et pourtant, il était prêt à partager sa nourriture avec moi ! Ça me la coupait, mais dans le bon sens.
Alors, bien sûr, j’ai accepté. Y a des trucs qui se refusent pas dans la vie. Et tout ce qui concerne la nourriture englobe une bonne partie de ces trucs. C’était pas bien dur à retenir, on s’y faisait assez vite.

Alors, comme il avait la gentillesse et la générosité de partager son chocolat et ses fruits avec moi, ben j’en faisais de même avec mes toasts de patate douce ! C’était orignal, assez particulier, mais vraiment bon. Pis surtout, ça allait avec l’ensemble. Je crois que c’était surtout ça le plus important.
Et, plus important encore, que tout, le décor ou la nourriture, c’est que j’ai pu apprendre à connaître Milo un peu mieux. Et ça, c’est irremplaçable.
On est peut-être même devenus amis, qui sait ?

En y repensant, je souris.

_________________
HRPG

Fin du RP : merci à toi !
amour
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Re: [Salle spéciale] La Serre

Message par : Elhiya Ellis, Lun 9 Juil - 15:24


@ Mered

Un peu de chaleur sur ma main, m’arrachant un léger sursaut, j’avais toujours un peu de mal avec les gestes qui pour certains devaient être innés. Mais c’était peut-être ce qui me manquait, une main tendue et qui ne fuyait pas quand j’expliquais mes bagages posés dans le couloir émotionnel de ma carcasse. Dey avait juste fermé les yeux et fait comme s’il n’y avait rien eu, alors j’avais surtout estimé que je devais me débrouiller seule, même si j’avais fini par m’appuyer sur Jace à un moment donné. Pourtant, c’était toujours là, non cicatrisé entièrement, surgissant de temps à autre juste en piqure de rappel. Désagréable, toujours. Mais vivable, désormais. Alors, cette main serrant la main ne se retrouva pas rembarrée. Un simple sourire en coin en remerciement de son attention, je restais muette, quelques secondes, baissant les yeux sur la danse de ses doigts flattant un carré de chair moelleux.

Les mots se voulait réconfortants et apaisants, mais je ne les écoutais pas vraiment. Je les connaissais par cœur, je me les avais déjà répétés, mais ils n’étaient pas suffisants, jamais. Il ne savait faire oublier ce qui était et ce qui ne serait plus. Les seules solutions que j’avais trouvées n’étaient jamais faite de grand discours, mais juste d’oubli éphémère, de mensonge à moi-même, mais je voulais bien écouter. Après tout, elle était une des rares à offrir des mots sur les maux que je trainais depuis un petit moment sans proposer de les noyers dans une vodka ou autres spiritueux. Elle essayait en plus, c’était mignon de se donner du mal en détournant les peines par de l’humour, il me semblait bien que je faisais pareil quand Ethan passait son temps à pleurer, ou avec Lysse quand il me paraissait au plus bas, c’était vraiment chou. Surprenant mais mignon.

Une commissure rehaussée à l’offrande du gâteau, je ne pouvais m’empêcher de pouffer doucement alors qu’elle anticipait mon refus. Elle réfléchissait vite et bien la rouquine, c’était plaisant. Je n’avais pas l’habitude de ce genre de comportement étant plus souvent dans le rôle qu’elle adoptait maintenant que dans celui de la gosse qui se laissait abattre devant un public inopportun. Le cupcake entre les doigts, ses toutes dernières paroles agrippaient mes opales, une fraction de seconde zébrées d’une lueur scintillante. Manger un cupcake à la mémoire de Lucy aurait été quelque chose qui aurait fait rire ma blondinette moldue, ça lui correspondait bien, gourmande comme elle était. Mais ce n’était pas la facon que j’avais décidé de lui faire honneur, pas la route que j’avais prise depuis son absence. Je profitais de la vie, je m’asphyxiais d’exces en tout genre, juste pour me sentir vivante, pour faire ce qu’elle ne pouvait plus réaliser. J’ignorais si Lucy serait fière de mes choix, mais elle les comprendrait quelqu’ils fussent. Alors, ce petit gateau, ne pouvait être que sacrifié, mais pas que par moi seule. De la queue de ma cuillère je le coupais en deux et redonnais une moitié à sa propriétaire légitime.

– Tu as raison, mais elle aimait partager, alors, prend ce bout avec moi, sinon, ça perd tout son sens ! Et toi du coup ? C’était quoi ce souci avec ce déménagement ? généralement quand on fait causer quelqu’un, on ne peut pas s’attendre à une simple réponse sans une demande équivalente par la suite.

Si le sourire était faible, je lui étais néanmoins reconnaissante de me dévoiler une part d’elle, bien plus douce et plus sensible que je ne l’aurai pensé. Journée des découvertes de toute évidence
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Re: [Salle spéciale] La Serre

Message par : Mered Adand, Mer 11 Juil - 21:08


To Elhiya

Elhiya n’était pas du genre à se laisser bercer par la vie. De ce que je connaissais de la demoiselle, elle préférait la croquer à pleines dents. Elle choisissait d’être maitresse de son destin au lieu d’en subir les aléas. La blonde était plus forte que je ne l’aurai cru, à sa place, la perte d’une amie chère m’aurait détruite. Il me suffisait de me souvenir de l’état de ma maman pour m’en convaincre. Une dépression de sa part avait déréglé toute mon existence jusqu’à vouloir en finir. J’étais qu’une faible adolescente incapable d’affronter les soucis. Sans doute trop couvée par sa génitrice ou plutôt trop aveuglée par le culte que je lui offrais. Je vivais pour Anna et non pour moi avant ce moment. Le mal fut un bien au final. L’entente entre mère et fille était au beau fixe. Plus unie que jamais sans avoir besoin de se le montrer éperdument. Il m’aurait fallu quasiment la perdre pour le comprendre.

Je m’apercevais à quel point j’avais eu de la chance de rencontrer ma sauveuse. Sans elle, je n’aurai jamais connu le plaisir de dévorer les cupcakes confectionnés par la sinople. Puis je devais admettre que la verte et argent était un moteur aussi. Certes nos débuts furent mouvementés, j’avais failli la frapper en cours à cause d’un larcin. Cependant les choses avaient évoluées, de leçons de morale à goûters improvisés en passant par l’enfilage de son costume d’infirmière, j’avais fini par l’apprécier. Son sourire n’y était pas étranger, elle réussissait la prouesse de me le transmettre même quand la situation ne s’y prêtait pas. Elle était remplie de surprises, il fallait seulement percer la carapace pour s’en rendre compte. Le souci de creuser de la sorte était l’énergie dépensée pour y arriver. A se livrer de cette façon, c’était notre propre protection qui s’effritait.

Résiliente, l’étudiante avait de la ressource et l’essence du partage. Cet ultime gâteau serait non mien mais nôtre, symbole d’une amitié que je ne pouvais plus nier. J’attrapai le morceau tendu et m’en empiffrai en une bouchée. Les joues gonflées, j’avais eu les yeux plus gros que le ventre. Ca eut au moins le mérite de faire rire Elhiya, c’était déjà bien. Je terminai ma boisson pour m’éviter l’étouffement. La mort n’était pas au programme du jour, l’était d’esprit était bon. L’heure des révélations étaient arrivées. Au fond de moi, je l’attendais depuis longtemps. Aoi ne pouvait avoir l’exclusivité, la Serpentard avait fait ses preuves. Restait à ne pas craquer sous le poids de l’émotion.

« Je suis française et née-moldue Elhi, rien ne m’orientait vers Poudlard. Je vivais paisiblement à Lyon avec mes parents puis juste avant mes onze ans, mon père a eu une opportunité de promotion sur Londres. Toute la famille l’a suivi, j’ai reçu ma lettre quelques jours après notre arrivée. Tout allait bien, je voyais peu mon père, trop obnubilé par son boulot. Enfin c’est qu’on croyait… On a découvert la vérité à mes quinze ans, lorsque la police a débarqué chez nous. »

Mes prunelles se baissèrent, ils cherchèrent de la force de continuer dans le sol. J’en avais déjà trop dit, impossible de m’arrêter là. Mes émeraudes se plantèrent dans les mirettes de mon amie, la détermination se lisait dedans.

« Elle venait perquisitionner, une histoire de blanchiment d’argent. Mon père a été jugé et emprisonné pour ça. A l’heure actuelle il est toujours derrière les barreaux et j’ai aucune nouvelle. Ma mère a très mal vécu ce passage. Elle est tombait en dépression, elle n’était plus apte à travailler. On a rien trouvé de mieux que de retourner à Lyon, on avait plus rien à faire ici. J’ai tenu à terminer ma scolarité au château au lieu d’aller à Beauxbâtons. » Légère pause afin de reprendre mon souffle, j’expulsais les mots à une vitesse. Comme si j’avais hâte de me débarrasser de cet aveu. « En fait, j’voulais arrêter l’école. J’ai continué car ma mère le souhaitait. Avec du recul, j’ai bien fait, me voilà diplômée et je bosse. Cet épisode nous a soudé davantage et n’est certainement pas étranger à ma méprise des hommes. Mon con de père a tout gâché pour des billets. Crétin ! »

La colère montait, je le sentais. J’étranglais mon verre vide, pauvre victime collatérale. Me vider m’épuisa, mes nerfs lâchèrent et des larmes roulèrent sur mon visage. A quoi refouler sa peine ? Elle faisait partie intégrante de ma personne. C’était à prendre ou à laisser. Découper une gourmandise ok, ma personne, hors de question. Me comparez pas à la carte du Chaudron Baveur, c’était entière ou que dalle me concernant.
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Re: [Salle spéciale] La Serre

Message par : Elhiya Ellis, Hier à 10:44



@Mered

Partage de gâteau...c’était dans la continuité de les faire pour quelqu’un qui n’avait rien demandé. J’aimais l’idée, j’aimais le lien que sa créait inconsciemment. Un bout d’heure de travail partagé avec un autrui qu’on affectionne, quelque part, un peu. Car la réalité voulait que ce genre d’offre ne se fasse pas avec tout un chacun. Un détail qui effleurait mon esprit, qui lui, s’en amusait un peu. Les barrières qui tombaient, toujours un peu plus, à chaque instant supplémentaire passé ensemble. C’était toujours comme ça. Une redondance grégaire impossible à esquiver. Pas que je m’en plaignais au final. Je n’avais pas eu à me plaindre du peu de personnes que j’avais laissé entrer dans mon monde, juste que dans un recoin de la tête, il y avait toujours les mises en garde, les « et si.. » usuels qui se faisaient entendre, patientant de pouvoir lâcher un « j’t’vais prévenu par la suite ». Mais la rouquine jouait le jeu. Elle avait engouffré le demi-cupcake princesse, son smoothie pour tout faire passer et se dévoilait à son tour. Du donnant-donnant rassurant.

J’écoutais attentivement. Ses origines, celles de sang, dont je me fichais pas mal, et celle de cœur qu’elle avait déjà évoqué. Française expatriée pour raison professionnelle du paternel, je notais surtout que son anglais était des plus fluides, sans accent qui trainait. Dommage, moi j’avais toujours aimé, mais le Poufsoufle français m’avait fait comprendre qu’en tant qu’habitant Londonnien, il était plus correct de ne pas conserver ce genre de trace. Question d’intégration surement, ou allégement de questions stupides au chant de quelques notes verbales. Puis des paroles moins joyeuses, un père absence, une perquisition, son regard fixe, une lutte intérieure encore présente. Des blessures d’enfant toujours vibrantes, les traces laissées au jeune âge s’encraient toujours profondément, même quand on les pensait éteintes, elles ressurgissaient aléatoirement au gré des situations. Aussi je restais silencieuse, lui offrant l’oreille et le sourire doux.

Une dépression et une famille brisée pour de l’argent, de quoi dérouter une gamine, et nourrir sa colère sur la bêtise paternelle, même si je m’étais plus attendue à une réaction autre. Ca retourner son self contrôle et certaines ses entrailles, lui arrachant une rivière de larmes de colère. Normal, pour moi. Je n’avais jamais jugé les perles cristallines qui dessinaient des sillons sur les joues des gens. Je les trouvais précieuses et utiles, elles ne devaient être ignorées quel qu’en fut la cause. C’était tout naturellement que j’entourais mes mains autour de sa tentative de meurtre sur la vaisselle de son patron et reprenait, compatissante te touchée.

–Je vois, certaines personnes perdent le sens des priorités. Malheureusement on ne peut pas prévoir ce genre de chose... Ça passera ne t’en fais pas… Tant que tu ne contiens pas trop enfermé les ressentiments…

Ironie du sort que j’en vienne à ce genre de conseil, néanmoins, j’avais appris à le comprendre et à l’accepter. Tout garder en soin n’était jamais la bonne solution

– En tout cas, il y’a du bon à en retirer non ? Même si tu le vois pas forcement… Moi je suis contente que tu ait pu venir en Angleterre.

Faible consolation certes, mais pour l’heure, je voyais pas mal la lancer sur la fierté possible de sa mère, celle de son père aussi, quelque part, même s’il était coupable, il devait avoir suivi l’évolution de son rejeton. Enfin, moi je le croyais, mais ce n’était pas ce dont elle voulait prendre conscience. Normal. Lâchant ses mains, je fouillais dans mon sac et lui tendait un paquet de mouchoir en papier.

– Tiens. Mais du coup, je peux te soudoyer pour partir en vacances en France ?

Un clin d’œil espiègle, car même si je comprenais la peine et la douleur, je n’avais jamais été à l’aise avec, et préférais rebondir sur les bon côtés de ces aveux
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Re: [Salle spéciale] La Serre

Message par : Mered Adand, Hier à 18:56


To Elhi
LA de Pius

Elhiya se montra compatissante. De toute sa gentillesse, elle tenta de me rassurer en m’offrant une caresse sur la main, en vain. Les années avaient défilé nourrissant au fur et à mesure un peu plus la coupe des pourquoi.  Pourquoi mon père en était-il arrivé là ? Pourquoi était-il toujours terré dans son silence ? Pourquoi en vouloir plus quand on en avait largement assez pour vivre ? Pourquoi tout détruire pour de l’argent ? Pourquoi tout ça ? Je secouai ma tête négativement à toutes ces pensées. Désolée blondinette mais sur ce point, tu avais tort. Ca n’était pas passé du tout, c’était même de pire en pire. Une douleur invisible terriblement intense. Car la vérité était simple au fond, malgré les reproches, cet homme restait mon paternel et il me manquait. A être si loin de moi, je me sentais abandonnée.

« Mouais, je doute que ça passera… J’y ai cru au début puis j’me suis aperçue que ce genre de chose reste gravée dans la mémoire à vie. », lui lançais-je d’une petite voix résignée en lorgnant la table. « J’ai besoin de comprendre. J’attends depuis longtemps des explications de sa part. Jamais il ne m’a écrit, jamais il n’a téléphoné. Il s’en fout royalement ! », continuais-je plus virulemment. « Oui, j’aurai pu faire le premier pas aussi mais c’lui qui a tout gâché, c’est à lui de le faire. Il me doit des excuses ! Il en doit à ma mère aussi ! », terminais-je effondrée en mode madeleine.

Il avait tout détruit, de la surface aux fondations. Adieu les bases et bonjour le néant. Bienvenue les doutes et les moments d’égarement. Les repas en tête-à-tête avec maman qui ne me proposait que son regard devenu vide pour seule compagnie. Plus d’échanges, de discussions, nous étions devenues deux automates survivant jusqu’à ce que j’en aie eu assez et aie tenté de mettre fin à mes jours. Alors, difficile de retirer du bon de cet épisode mademoiselle. Enfin, je devais avouer que sans ça, Mary serait encore une fille ordinaire. De là à remercier Franck ? Quand même pas. Je me redressai, replongeant dans mes souvenirs avec ma sauveuse.

Revoir la bouille de la brune, nos escapades, me redonna de l’énergie. Pour elle, je ne pouvais pas me laisser ronger, elle était un modèle de résilience. Mon existence n’était pas si nulle, j’avais un boulot, des amies, il y avait plus triste. Un sourire se dessina sur mon visage, non adressé à la verte et argent, juste en hommage à l’azur. Revenant dans le monde réel, mes émeraudes cherchèrent les mirettes de la Miss. Elle méritait au moins mon attention, c’était en quelques sorte une sauveuse bis à sa façon. Un mouchoir était un bon moyen de réparer mes prunelles humidifiées. Quant à mon cerveau, je savais ce qu’il désirait.

« Peut-être… N’en parlons plus aujourd’hui s’il te plait. », la suppliais-je.

J’attrapai le soigneur éphémère et essuyai mes larmes. Du coin d’un œil rougi, j’aperçu mon chef. Je me levai de ma chaise et lui fit des signes hasardeux. L’objectif était pas de lui faire croire à en crise de panique ou de folie, il fallait simplement qu’il m’observe trente secondes. Malgré sa phase, je comptais bien l’embêter. Je soulevai nos verres vides et mima l’acte de boire. J’espérais qu’il comprendrait que je lui commandais deux nouveaux délicieux cocktails. A croire qu’il était un des rares hommes dotés d’intelligence, je le vis brandir le pouce exprimant la bonne réception de mon message. Je pus me rasseoir et rebondir sur les mots de la sinople. Je ne l’avais pas oublié.

« Cette tournée est pour moi ! Ses smoothies sont trop bons ! Volontiers Elhi. C’est avec joie que j’te ferai découvrir la France. J’te ferai même à manger histoire d’inverser les rôles ! J’y retourne cet été, si tu veux venir, tu es la bienvenue. Je pourrai te présenter ma mère… »

Pourquoi pas ? Anna était trop éloignée de mon environnement. J'avais toujours souhaité la préserver du monde magique au maximum. Désormais, je n'avais plus peur. En tous cas, pas de cette Serpentard.

hrpg:
 
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