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Le Comptoir
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Shae L. Keats
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Re: Le Comptoir

Message par : Shae L. Keats, Mar 11 Déc 2018 - 2:31


Réponse à Elly


L'hiver perdure, c'est une saison compliquée. J'ne l'ai jamais aimé, j'ail'impression que tout le monde meurt lentement, comme si les années passaient plus vite en hiver. Que d'enfant on devenait poussière. J'ai peur de ne pas voir ceux qui m'attendent à la maison évoluer. De louper tant de choses, de reproduire les tares, parce qu'apprendre à être parent se fait toujours seul. On peut tenter de reproduire, ou choisir de ne pas le faire, question de simple volonté. Elle n'avait rien dit, à personne, mais les verres avaient recommencé, à doucement s'enchaîner derrière le bar. Ce travail comme une drogue, un besoin d'un état pour le supporter, jusqu'à ne plus se passer ni de l'un, ni de l'autre. Seul avantage réel : Ashton. Il y avait toujours eu ce quelque chose de spontané qui te faisait légèrement respirer.chez lui.

Mais il n'était pas là ce soir, il n'y était plus., et il avait fallu faire avec, assumer la gérance, sachant que personne ne pourrait te juger de t'envoyer quelques fond de verre récupérés en salle. Tout était calme, plus que d'ordinaire, et seuls quelques habitués traînaient ici et là, dont Horace, ancien habitué des trois balais qui avait désormais élu domicile ici. Toujours une même pointe au cœur lorsque je débarrasse sa table en décalant ses bras endormis. Si je fais la fermeture, je le porterai sûrement à l'étage, l'étendre sur l'un des lits d'une chambre inoccupée.

Mais la porte grince et un corps s'échoue au bar. C'est un visage connu, pour l'avoir déjà croisé dans l'ancienne vie, sous l'autre moi, désormais enfermé ailleurs. Alors je glisse, il y a un code universel dans ce genre d'établissement. S'échouer au bar plutôt qu'en salle témoigne souvent d'un besoin de converser, et la langue est d'humeur déliée. Alors je glisse et pose un verre devant la jeune femme.

je te sers quoi ? elly c'est ça ?
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Lizzie Bennet
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Re: Le Comptoir

Message par : Lizzie Bennet, Mer 12 Déc 2018 - 22:55


Une serveuse arrive bientôt ; je reconnais sans mal sa tignasse joyeuse, mais son nom m’échappe… Ah, je n’ai jamais été douée pour retenir les prénoms des gens ! Cela m’aide d’avoir un trombinoscope et de demander régulièrement des tours de présentation, qui leur permettent d’ailleurs de se découvrir, mais bon, ça veut pas dire que ça s’imprime dans mon cerveau.
— Merci beaucoup !

Les assiettes sont à peine posées que déjà, Braeden rugit.
— Bon appétit tout le mooonde !

Dans sa bouche, cela résonne surtout comme un grand “A l’attaque !” mais c’est très mignon quand même. Son frère parle moins, mais il a déjà saisi son premier pancake à pleines mains. Ce dernier dégouline de sucre ; bref, tout ce qu’il aime.


Quand je les regarde, mon coeur s’adoucit. Je crois que des années durant, j’ai pensé que l’âme est un ogre. Une fois écrasée elle est comme est programmée pour détruire son prochain… Quelques années aux côtés des jumeaux m’ont permis de réaliser que c’est complètement faux. Cela ne marche pas comme ça. C’est plutôt l’inverse, car l’amour est une faim, un appétit constant. Et l’âme n’est que le reflet de cet amour.

Bientôt, une nouvelle cliente s’approche. Elle a un peu changé, je crois que ses cheveux sont plus longs, mais cela ne suffit à me tromper : ma chère Anna ! Bizarrement, c’est elle qui ne semble pas me reconnaître, parlant avec une politesse toute inadaptée.
Squirtle prend les devants cette fois. Il faut croire que ces pancakes savent même le rendre plus sociable !

— Ouaaaais c’est trop bon ! Tu veux gouter un bout du bien ?
lâche-t-il la bouche pleine, à demi-compréhensible. Mais pas un entier hein, parce que c’est quand même le mien, précise-t-il avec un instinct protecteur. Généreux, mais faut pas abuser non plus. Typique des enfants, non ? Un peu intriguée par la situation, j’apostrophe mon amie.
— T’as de la chance Anna, il est d’humeur à partager !

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Sasha A. Zakharov
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Re: Le Comptoir

Message par : Sasha A. Zakharov, Ven 14 Déc 2018 - 18:57


RP avec Kathleen Gold

En ce début de soirée, tu retrouves la fille de ton parrain au Chaudron Baveur. Pourquoi d'ailleurs ? Ce n'est pas comme si la famille t'importait. Enfin... Sauf ton parrain, son père, qui te gatte chaque fois que tu le vois. Parfois, tu aurais aimé qu'il soit ton père plutôt que celui que tu as actuellement. Ça t'aurait évité bien des soucis. Peut être que lui aurais demandé ton avis avant de te faire quitter l'Angleterre petite, te brisant le cœur une première fois, puis te faisant y revenir, laissant d'autres bouts de cœur brisé en Russie.

Tu soupires avant de pousser les portes du bar, après avoir marché jusque-là. Heureusement, personne ne t'a embêté sur le chemin en t'adressant la parole, tu préfères être seule avec tes pensées ou ton carnet de dessin que d'avoir une conversation. Ce soir fait exception à la règle car après tout, tu ne pouvais pas vraiment refuser de la voir. Enfin, ça se trouve tu vas passer une bonne soirée. Avec un peu de chances, vous boirez plus que vous ne parlerez, tentant tant bien que mal de communiquer de basiques informations à propos de vos vies respectives. Puis, que pourrais-tu dire ?

Je déteste mes parents pour m'avoir fait quitter la Russie. Tu connaîtrais un moyen de les faire souffrir un bon coup ?


Ouai, non. Si elle répète tout à ton parrain, tu risques de te mettre à dos la seule personne que tu apprécies un tant soit peu. Quoi que, ça se trouve il est d'accord avec toi en fait. Tu t'avances dans le bar et te pose au comptoir, gardant une place à côté de toi pour la fille de celui que tu respectes le plus. Être au plus près des boissons et surtout, ne pas voir d'autres gens que les serveurs qui font une curieuse danse avec leurs bouteilles afin de servir tout le monde.

Puis tu attends, te mettant dans ta bulle pour ne pas entendre tous ces gens autour. Tu sortirais bien ton carnet de dessin mais tu as peur de l'abimer dans l'alcool. Ça sera donc pour plus tard.


Dernière édition par Sasha A. Zakharov le Lun 7 Jan 2019 - 19:32, édité 2 fois
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Kathleen Gold
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Re: Le Comptoir

Message par : Kathleen Gold, Ven 14 Déc 2018 - 19:30


RP avec Sasha Zakharov


Quelques minutes au piano-bar avaient suffit à te relaxer, à la perspective de passer cette soirée avec la petite protégée. Tu l'appréciais, il était vrai, la jeune enfant qui commençait à peine à comprendre ce qui l'attendait.
Tu la vois installée au comptoir, semblant profondément s'ennuyer. Tu souris un peu, amusée. Elle te rappelle la gamine que tu avais été, celle qui n'avait d'autres intérêts que ceux qui comptaient. Elle était sûrement dans cette idée, elle-aussi. A cet âge, persuadée que personne ne pouvait comparer, s'élever.

Tu t'installes silencieusement d'abord à ses côtés, observant celle qu'elle était devenue.
Elle avait treize ans la dernière fois que tu l'avais aperçue, avant ton exil - tu te demandes ce que ton Père avait bien pu lui raconter pour le justifier
Il n'avait pas perdu de temps pour venir pleurer dans ses bras, à ce qu'il semblerait,
Trouvant une autre petite chose fragile à couver.

Tu observes, approbatrice, sa chevelure magnifique et son visage angélique - cela n'a jamais signifié bleu du ciel, la preuve
Vertes toutes les deux, vous aviez un autre point commun, différent de l'accent et du parrain-père.
Des formes que tu devines naissantes, peut-être des premiers émois qu'elle garde pour soi,
Sorte de petite sœur dont on ne sait pas encore si l'on veut la conserver
Ou pas.

Mais elle fait partie de la famille, à ce que l'on dit,
Nouvelle pièce que tu n'as pas choisie, et il faut bien contenter le Père qui s'efforce de faire avancer
Le point mort des relations que tu avais gelées.
Tu effleures alors son bras pour qu'elle te remarque, sourire-douceur,
Le même que tu réserves à tes enfants, dont elle ne connaît pas encore l'existence - autre raison de ta rencontre.
Rattraper le temps.

Te reconnaîtra-t-elle ? Tu n'as pas tellement changé
Même chevelure bouclée, claire comme elle l'avait foncée
Peut-être était-ce ton assurance qui dénotait réellement, une aura transformée
Au fil des rencontres et des nuits passées
A se préoccuper d'autres que toi.

Maman, à présent, tu as appris patience et - tu l'espères - discernement
Plus de patience, plus de temps, moins de jugement,
Toujours débauchée mais calmée
Un équilibre qu'elle n'a pas encore touché
Qu'elle profite encore de ses belles années - et nécessité de la préserver,
De ne pas se laisser tomber pour le premier enf*iré arrivé.

Je te reconnais toujours.

A mi-chemin entre le ''quelle belle jeune femme'' et ''tu n'as pas changée'', approche un tant soit peu diplomate, ni compliment ni offense.
Tu te décides pour une vodka-rocks, quitte à la retrouver, autant prendre avec elle le vent du passé
Qu'elle représente, Russie dans ton verre futur, se demandant ce qu'elle prendra
Tu espères qu'elle n'est pas déjà tombée là-dedans, mais qui es-tu pour juger, tu avais commencé bien tôt si tu ne t'abusais
Tant que son gardien n'en savait rien, tout allait bien.

Comment vas-tu, Sasha ? Que veux-tu boire ?
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Elly Wildsmith
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Re: Le Comptoir

Message par : Elly Wildsmith, Sam 15 Déc 2018 - 11:16



Shae

C’est une mesure pleine et entière que de reconnaitre le besoin pressant d’oublier, d’annihiler. Les douleurs et souffrances passées. Quand elles perdurent trop il est difficile de s’en extraire, de se soustraire à la mélasse environnante. C’était si difficile que parfois la brune y perdait pied. Elle ne savait plus, ni pourquoi ni comment elle était là. Comme à ce moment-là, par exemple. Pourquoi était-elle les coudes appuyés sur un bar, la tête perdue entre ses mains. Qu’est-ce qui pouvait bien justifier un tel besoin de déchéance ? Elle soupire.

Et se laisse surprendre par l’arrivée d’une discrète silhouette. Les yeux embués mettent du temps à trouver l’ombre qui s’exprime, à découvrir le visage connu, ou en tout cas déjà effleuré d’un regard ébène. Si le prénom demeure une interrogation pour la brune, le sien résonne déjà dans ses tympans « C’est ça », lâché mollement. Est-ce indécent de dire que l’on ne se souvient pas de quelqu’un ? Est-ce que la mémoire se met en mode survie, rendant impossible une quelconque reconnaissance qui serait pourtant bienvenue ? La brune s’interroge, mais ne dit rien.

Ou plutôt, elle ne demande pas. Elle répond simplement à la question posée « Un whisky pur feu ». Quelque chose qui brûle autant l’omophages que les rancœurs. Quelque chose qui annihile autant les souvenirs que les ressentiments. Elle hoche la tête, et finalement, se jette dans le grand bain d’une communication verbale qui lui échappe trop souvent « Navrée, j’me rappelle pas de ton prénom ». Tout juste des images, des flashs interrompus. Des mots posés autour d’une table, d’un estomac qui se révulse. Mais rien n’enclenche le souvenir du prénom.
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Shae L. Keats
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Re: Le Comptoir

Message par : Shae L. Keats, Mar 18 Déc 2018 - 14:28


J'commence à me dire que le carrousel ne cesse jamais vraiment de tourner. Demander l'arrêt en cas de nausées, mais il y aura toujours une latence. Un imperceptible
-mouvement.

Tout continue après le départ, les yeux ne saisissent plus que les lumières dansantes, sans percevoir aucune évolution. Et remonter dessus, aveuglément et désespérément. Car l'on est rien sans les autres, et qu'il a presque fallu y rester pour l'assumer. Mais maintenant tout est revenu. La pluie qui lave les vitres dans cet espace de tout, où dans une autre vie j'ai dansé avec une chimère. L'odeur de poussière, la nuit qui tombe avant même les enfants. Il va falloir s'en accommoder, encore. Ne pas faillir aux obligations parentales qui se doivent encore d'être préservées. Pour préserver une enfance qui s'apprête déjà à s'envoler.

Sourire en m'apercevant que je ne me suis pas trompé de nom. Comment aurais-je pu en soi, je n'ai vu personne pendant deux ans, et la mémoire est un puis réconfortant face à la solitudes des grandes œuvres. Femme que j'avais tenté de faire sombrer, une pilule colorée lors d'une nuit noire. La mémoire toujours fraîche des responsabilités honteuses.

Et servir l'ambré, et en remplir un pour soi. L'heure d'une pause bien méritée. Prétexte encore et toujours pour porter un nouveau verre à ses lèvres alors que le corps a de nouveau cessé de suivre. Se demander, encore et toujours, quelle décision prendre. Abandon momentané des enfants, le temps de ressombrer quelques jours, quelques semaines. Se brûler de nouveau pour m'aider à me rappeler la douleur
-de celle qui manque de tout perdre de son propre fait. Mais peu importe pour l'instant.

Shae, je travaillais au Trois Balais y a un peu plus de deux ans. J'vous ai confié mon gosse une fois.  

Evidemment, j'me souviens pas duquel. Mais juste de la précipitation à le filer à quelqu'un d'autre quelques minutes, pour souffler un petit peu. J'pose le verre devant la cliente, mais ne m'éloigne pas. Le bar est lieu de mots, d'échanges, alors je reste pour les clients qui parlent.

Comment vas-tu depuis le temps ?
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Re: Le Comptoir

Message par : ~¤ Santa Claus ¤~, Mer 19 Déc 2018 - 2:14


Le traîneau du père noël survolait maintenant le ciel londonien et bientôt on pu l'apercevoir au dessus du Chemin de Traverse. Un peu fatigués, quoi que toujours joyeux à l'idée de rencontrer du nouveau monde, le père noël et ses rennes se posèrent sur le Chemin de Traverse. Santa gagna seul l'entrée de derrière du Chaudron Baveur, non sans avoir laissé à boire pour ses bêtes et s'être assuré de ne pas oublier sa poudre de paillettes !

Après une inhalation de circonstance, il pénétra dans l'auberge du Chaudron et y retrouva une odeur bien familière de bois et de nourriture, de bonne ambiance et d'odeurs diverses. La réputation de l'enseigne n'était plus à faire et des gens de tous horizons et tous milieux y venaient pour séjourner ou pour faire une brève halte en semaine, ou avant d'aller faire des emplettes sur le Chemin de Traverse. Santa espérait qu'ici beaucoup de monde viendrait à sa rencontre. Il était vrai que pour le moment, les petits sorciers n'avaient pas envoyé beaucoup de lettres de souhaits pour noël.
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Shae L. Keats
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Re: Le Comptoir

Message par : Shae L. Keats, Mer 19 Déc 2018 - 12:33


Santa
j'prends en compte le rp où aza et shae l'ont torturé
me pv si problème

C'était impossible, tout bonnement impossible qu'il ose se montrer ici. La journée était calme, comme une autre, rien de particulier. Et pourtant voilà qu'il refaisait surface dans mon bar. Lui, qu'on avait passé tant de temps à torturer avec Aza, qu'on était allés trouver chez lui en Laponie. Il osait se montrer comme si de rien était. C'était pas bon, pas bon du tout, suffisait qu'il parle pour que j'me retrouve catégorisée comme la personne qui avait osé s'en prendre au père noël. Mais le voici au bar, et nul autre choix ne s'offre à moi que d'accepter de le servir. C'est un client comme un autre après tout.

Alors espérant qu'il ait la mémoire courte -j'ai tout de même tué rudolphe- je glisse jusqu'à lui en silence. Pour l'observer un peu mieux.Il est cool de voir que sa barbe a repoussé, et ses cheveux aussi. J'espère surtout qu'il est devenu un peu moins con. Qu'il n'exploite plus ses lutins et qu'il a cessé d'oublier des enfants tous les ans. C'était le contrat que nous avions passé, contre sa vie.

J'vous sers un truc Père Noël ? Comment ça va depuis la dernière fois ?
Nulle autre attente que du charbon pour cette année, faut dire qu'il ne devait pas nous avoir dans ses bonnes grâces, Aza et moi. Mais j'espérais tout de même qu'il passerait pour Enzo et Timothy. Ils y étaient pour rien eux. J'étais cependant contente qu'ils ne soient pas là, je l'aurais pas laissé les approcher je crois. Et pourtant j'envoie en douce un patronus à Aza. Le priant de se ramener au plus vite.
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Azaël Peverell
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Re: Le Comptoir

Message par : Azaël Peverell, Mer 19 Déc 2018 - 16:51


Un Patronus de Leo, plutôt urgent. Faut que tu le rejoignes au Chaudron Baveur. T'as du mal à savoir si tu lui en veux encore ou non. D'ailleurs, tu t'es toujours pas fait à son retour. Mais tu te doutes qu'il ne t'appelle pas pour rien. Il bosse avec Parker maintenant que ta soeur étoilée a récupéré les Trois Balais. C'est comme si vous aviez tous les deux décider de tourner la page de Pré-au-Lard.

Tu n'es pas bien long à débarquer au Chaudron Baveur. Et si tu vois immédiatement la silhouette de Leo, tu en reconnais une autre que t'as revu... Il y a bien trop peu de temps dans ton propre établissement. A croire qu'il fait exprès de chercher l'embrouille le gros bonhomme rouge. Tu t'approches d'eux, l'air furibond. Comme à chaque fois que tu vois le Père Noël.

- Mais c'pas vrai t'peux pas rester chez toi sérieux ? Pourquoi tu viens squatter chez les autres comme ça ? Tu gâches le paysage !

Regard vers Leo. C'est qu'il doit pas te laisser tout seul dans cette volonté de pousser le Père Noël à bout. Comment ça c'est du harcèlement ? C'est lui qui a commencé, il aurait jamais dû t'oublier.
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Re: Le Comptoir

Message par : ~¤ Santa Claus ¤~, Mer 19 Déc 2018 - 23:55


Chantonnant, Santa rejoignit le bar d'un bon pas. Derrière le comptoir, une demoiselle le regardait arriver et elle ne semblait pas être particulièrement ravie. Impossible, il était parfait ! Cela devait être sous le coup de l'émotion. C'était totalement compréhensible d'avoir des réactions disproportionnées. La sorcière lui demanda alors s'il voulait boire quelque chose et avant qu'il n'eut le temps de décliner, diantre comme les gens sont rapides pour arriver, une autre voix s'éleva dans son dos. Oh ! Mais c'est que c'était le petit ronchon ! Qu'il était mignon à s'énerver comme ça. D'ailleurs, s'il se forçait un peu, nul doute que ses joues prendraient la même teinte que ses habits. Alalala, dommage qu'il n'ait pas fait suivre son appareil ! Etirant ses lèvres, il secoua alors la tête avant de répondre.

- Je ne vais rien prendre pour le moment et je me porte très bien, merci ! Pourquoi rester chez moi alors que c'est tellement plus drôle d'être ici ? Et il ne s'agit pas de ton établissement très cher, le propriétaire m'a invité, me voici même si cela te rend tout ronchon !

Le jeune homme devait être très fatigué et manquer de sommeil. Ca mettait toujours les nerfs en pelote, mais il n'était probablement pas judicieux de lui proposer d'aller faire un petit somme...
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Re: Le Comptoir

Message par : ~¤ Santa Claus ¤~, Ven 21 Déc 2018 - 11:05


Autorisation des Admins pour DP

Apparemment, Santa venait de couper le sifflet de deux sorciers car ils ne lui répondirent pas et restèrent silencieux jusqu'à ce qu'il soit l'heure de rentrer pour lui. Il était temps de retrouver ses ateliers, ses employés et sa petite femme. Sentant le grelot de son bonnet frétiller à cette idée, il farfouilla dans son sac pour en tirer la dernière boite de l'opération. Elle était aussi rouge que le visage de grognon et que son costume. La déposant sur le comptoir en prenant soin de ne pas gêner le passage, vu qu'il serait impossible de la déplacer par la suite, il adressa un nouveau sourire au duo avant d'effectuer une petite courbette.

- C'était un plaisir ! Portez-vous bien !

Effectuant un demi-tour, il secoua la main en direction des clients et quitta l'établissement pour rejoindre son traîneau. Un long voyage l'attendait, mais il était tout content de savoir qu'il reviendrait très bientôt pour distribuer des cadeaux. S'envolant, il balança une poignée de paillettes dans les airs en lancez son mythique "Oh Oh Oh - Bonnes fêtes à la communauté magique !".
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Elly Wildsmith
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Re: Le Comptoir

Message par : Elly Wildsmith, Dim 23 Déc 2018 - 11:41



Shae

Les verres se remplissent. Un pour la brune, un pour la serveuse, semble-t-il. L’ancienne auror ne pose pas de question, non. Elle en a bien trop posé, n’obtenant que peu de réponse à ses interrogations parfois fondamentales. Hors de questions de retomber dans ce genre de palabre. Alors elle écoutait, la serveuse qui indique son prénom – non décidément, celui-ci ne réveillait rien dans l’esprit de la brune – et indique qu’elle bossait aux Trois Balais auparavant. Le pire, reste la suite. La jeune femme ne se rappelle pas avoir eu un enfant dans ses bras. Mais il faut dire que le passage, furtif, du gamin de la serveuse avait été bref, ce qui expliquait sans doute pourquoi l’esprit de la legilimens n’en gardait aucune trace.

Le verre se pose devant la brune et ses doigts tremblants s’en saisissent rapidement, le contenant se porte aux lèvres étirées en un sourire, alors que la question demandant comment elle va percute ses oreilles. Nouvelle esquisse de sourire sur les traits fatigués. « Ça peut aller je suppose ». Eluder la question, toujours, reporter plus loin les interrogations fondamentales, capable de raviver les douleurs les plus sournoises. Le verre se repose sur le comptoir, alors que la brune demande, laissant pour de bon le vouvoiement aux vestiaires « Et toi ? ». Les ébènes caressent la silhouette de la serveuse, et s’intriguent, de la capacité de l’esprit à oublier, à annihiler les souvenirs de la sorte. Comment était-ce possible, au fond ?

Un soupir meurt dans la commissure des lèvres de l’enseignante. La main reprend le verre, et les lèvres aspirent encore une gorgée du liquide ambré. Elle n’a jamais été fan du whisky, mais cet alcool avait la faculté de lui brûler les papilles, de révulser son estomac. Et pendant ce court temps, celui où l’alcool dévale la pente de l’œsophage, il n’y avait rien d’autre que cette maigre douleur physique. Il fallait admettre que ça n’était pas spécialement le meilleur rémède pour le genre de troubles dont elle disposait, mais qu’importe, tant que cela lui apportait une chaleur éphémère.

« Et toi ? Pas trop difficile le changement ? ». Elly n’avait aucune idée de ce que ça pouvait faire, de changer d’établissement comme cela, de se reconstruire ailleurs. Elle ignorait absolument les coulisses de ce genre de bar. Peut-être était-ce comme le Heurtoir, peut-être pas ? Les yeux s’abandonnent dans le liquide qui ondule sous ses mouvements circulaires.
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Sasha A. Zakharov
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Re: Le Comptoir

Message par : Sasha A. Zakharov, Lun 7 Jan 2019 - 0:58


Réponse à Kathleen Gold

Un bras t'effleure et tu te retournes, t’apprêtant à jeter un regard noir à la personne qui t'a dérangé, avant de te rendre compte que... Eh bien, c'est celle que tu attends. Tu te rappelais d'une fille très froide, assez difficile à cerner, d'un visage sans doute similaire à celui qu'est le tien aujourd'hui : fermé. Et pourtant, ce n'est pas du tout ce que la fille de ton parrain avec quelques années de plus reflète maintenant. Elle semble... transformée et son sourire, sans que tu ne veuilles l'admettre, te réchauffe un peu le cœur.

Je te reconnais toujours.

Tu la dévisages un instant, te demandant si cela t'importe de préserver le bon côté du peu de relations amicales qu'il te reste. Puis une autre pensée vient à son tour, t'indiquant que si tu dois changer pour les préserver, alors ça ne vaut pas le coup. C'est ainsi que tes pensées sortent directement, sans filtre.

Toi, tu as changé.

En bien, en mal, tu ne sais pas encore. Tu aimais bien son côté froide, son côté inaccessible. Tu es sure qu'avec cette façon de faire, elle devait bien régner sur son petit monde. Si elle en est encore capable ? Tu en es moins sûre. Mais avec cette attitude-là, les gens doivent lui faire un peu plus confiance. Ce qu'elle préfère entre les deux ? C'est à elle de voir.

Comment vas-tu, Sasha ? Que veux-tu boire ?

Pendant une seconde, ce que tu as pensé avant qu'elle n'arrive te traverse l'esprit.

Ne pas te mettre à dos ton parrain et sa fille.

Puis tu te dis que dans tous les cas, être fausse ne servira sans doute pas tes intérêts ici et que donc tu n'as pas forcément à faire l'effort de jouer la comédie. Alors tu la regardes d'un air sans doute un peu moins froid qu'au premier échange de regard mais toujours pas fondu. Tu n'es pas prête à laisser ta carapace fondre pour qui que ce soit pour le moment. Celui qui te connait le mieux doit sans doute être ton parrain, que tu ne vois qu'une fois de temps en temps.

Comme on pourrait aller après avoir été forcée de quitter la Russie parce que mon Père avait des choses à faire en Angleterre. Et du vin blanc, si possible.

Ce que tu ne dis pas c'est que si elle te dit qu'elle ne veut pas, tu iras quand même chercher ton vin blanc. Tu n'as pas l'intention de la laisser t'emm*rder et tu ne comptes certainement pas boire un jus de pomme ou d'ananas. Enfin elle pour l'instant, elle a l'air d'être... Amicale. Peut être pas encore de ton côté mais tu n'as pas envie de fuir en courant, ce qui est une bonne chose.

Et toi ?

Bah oui, tu es froide mais tu n'es pas non plus malpolie. Et la moindre des choses c'est de retourner sa question ! Puis peut être que tu apprendras de nouvelles choses ? Tu ne sais pas vraiment à quoi t'attendre en réponse, tu ne sais pas vraiment si entendre tout ce qui s'est passé dernièrement dans sa vie t'intéresse mais bon... Autant essayer !


Dernière édition par Sasha A. Zakharov le Lun 7 Jan 2019 - 19:31, édité 1 fois
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Shae L. Keats
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Re: Le Comptoir

Message par : Shae L. Keats, Lun 7 Jan 2019 - 10:51


Commande Kathleen et ]Sasha
parce que visiblement tout se fait en famille

Jour froid.
Température qui semble colorer tout le paysage, gris, tout semble fade lorsqu'il fait froid, les couleurs criantes de l'été sont ternies et on s'abandonne à mille pensées parasites. La taverne apparaît comme une bulle de chaleur lors des temps dures, un endroit où tout le monde semble oublier un instant le gris qui envahit tout à l’extérieur, on rit, on pleure, et l'alcool désinhibe un instant. On en entend des choses en tendant un peu l'oreille. Mais il y a une clause de confidentialité passée entre un serveur et ses clients.

J'ai trop souvent été de l'autre côté du bar à débiter des atrocités pour seulement répéter. Pantin de bois tenant par des secrets. Mais ce soir je n'ai pas envie, d'entendre les mots, de dire quoique ce soit. J'ai pas envie de devenir l'oreille compréhensive, cette serveuse que les âmes en peine chercheront encore et encore à drainer, à chaque nouvelle visite.
Ashton ne m'en voudra pas, j'ai façonné mon corps changeant dans la salle du personnel, dessinant mes contours jusqu'à ce que ceux-ci soient nouveaux et surtout parfaitement méconnaissable.
L'anonymat saura toujours ralentir la combustion des sens.

Cheveux éclaircis, rallongé, traits épaissis, et me voilà arborant le corps d'une femme de dix ans de plus. Nulle chance que personne ne me retrouve ici, et je retrouve la chaleur de la salle. Mais nul temps de disserter ou de servir n'importe quelle table car mes yeux capturent la silhouette élancée de Kathleen au niveau du comptoir et je bénis l'intuition de m'avoir fait me dissimuler.
Nulle énergie à rejouer ici encore de grandes scènes des sœurs maudites.
J'avise un instant la jeune femme qui l'accompagne et m'amuse de pouvoir observer ma sœur dans une situation normale, loin de cette famille brisée, loin du poids des épées de damocles qui ne nous quitte jamais vraiment.

Je m'approche doucement, sans trop dire quoi que ce soit. Les mots glissent, naturels, veillant cependant à en modifier les intonations. Bonsoir, qu'est-ce que je vous sers ?

J'ai jamais vraiment caché mon emploi, j'ai aucune honte à devoir travailler pour faire vivre ma famille, loin des poupées de porcelaines dynastiques du manoir aseptisé perché en écosse. Mais j'en ai jamais vraiment révélée la nature
nulle envie d'affronter les regards inquiets lorsqu'on avouera que les mains manipulent l'ennemi à longueur de journée.
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Kathleen Gold
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Re: Le Comptoir

Message par : Kathleen Gold, Mar 8 Jan 2019 - 23:31


Pas très aimable la petite dame.
Mais c'est bien le souvenir que tu avais gardé de la filleule du paternel. Si la Russie n'était définitivement pas connu pour ses bons baisers, elle avait l'avantage de créer des caractères bien identiques, bien formés : des petites poupées qui s'emboîtaient, interchangeables dans leur indifférence peinturlurée.
Tu espères avoir dépassé cet état de fait, mais pour le moment, l'adolescente semble bloquée dans cette période compliquée.

Parler d'âge ingrat serait indélicat : qui aime à penser qu'il est soumis par ce que quoi tout le monde est passé ? Tu ravales donc un sourire moqueur pour en faire douceur, et penche la tête à sa remarque, décidé à être bonne humeur au milieu de son caractère austère.

Vraiment ? Suis-je déjà si vieille à tes yeux ?

Tu la taquines, affectueuse, prenant le temps de voir les traits ainsi changés.
Tu connaissais ce visage juvénile et ces yeux brillants - de malice ou de rire, c'était encore à découvrir. Ce n'est pourtant que maintenant que tu en réalises l'éclat : était-ce dû à son âge, au tien, ou simplement une observation soudaine, tu la trouvais plus attrayante que lorsqu'elle était enfant.

Jusqu'à ce qu'elle ouvre les lèvres pour se plaindre, et tu te retiens de lever les yeux au ciel. Les jérémiades au bar de cet établissement ne t'étaient pas étranger : qu'il était pénible d'y resonger, en se doutant bien d'avoir été aussi insupportable, au même point - réalisation seulement de l'aînée.
Mais ce n'est pas ton rôle d'appuyer ce point, de le critiquer. Tu es supposée être oreille attentive et amie fidèle, rôle que tu as décidé de jouer auprès d'elle. Il serait de mauvais goût de le lui faire remarquer. Par conséquent, regard compatissant et patience étaient de rigueur.

Tu comprends cependant son point de vue. Son père n'était le tien, mais tu avais toi-aussi côtoyé une mère irritée, et tu savais ce que cela supposait d'être pantin du milieu, les fils étant ceux dont avec lesquels ont avait tissé la tapisserie aux portraits.
C'est donc exaspération et compréhension qui se mêlent, laissant la dernière prendre le dessus pour être bonne conseillère. Après tout, être ainsi malmenée de pays en amis devait être pénible, tu le concevais.

J'en conclus que cela ne va pas mieux entre vous.

Tu réfléchis ensuite à quoi lui révéler, en entrée en matière, quand un membre du personnel approche. Tu souris poliment, les yeux la traversant en paravent. Une voix un peu particulière te fait relever la tête, mais tu ne penses rapidement qu'à commander.

Une bouteille de vin blanc, s'il-vous-plaît, à mes frais.

Tu avais bien profité assez de fois d'élèves plus âgés pour te payer tes verres, qui étais-tu pour empêcher la presque sœur de se sustenter. Tu aurais préféré du rouge, ou quelque chose de plus fort, mais il fallait bien se mettre au niveau des plus jeunes. C'est cette pause sans surprise sur les demandes alcoolisées de la cadette que tu décides de lancer la première nouvelle de la soirée.

Très bien, mes enfants aussi.
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Shae L. Keats
Shae L. Keats
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Re: Le Comptoir

Message par : Shae L. Keats, Hier à 12:56


Réponses Multiples

@Elly


J'arrive pas à m'arrêter.

Je m'accroche sans arrêt aux souvenirs futiles, j'oublie les autres, je les jette dans un creux à traumatismes qui se remplient peu à peu où l'hiver me fait plonger la tête la première, tous les ans. Il parait qu'on ne se souvient que de ce qui n'est jamais arrivé, et j'me demande si c'est la cas. Si je 'ai réellement parlé ou si tu fais partie de ces conversations que je dessinais dans mon crâne derrière le bar des Trois Balais. j'ai un problème avec la réalité tu sais, je l'embellis sans cesse,je la façonne pour la rendre supportable. Et j'ai parfois du mal à me souvenir de ce qui s'est vraiment produit.

Je m'invente la vie des autres, je me blottis dans leurs voix, j'accorde de l'importance à certains qui ne savent même pas qui je suis. Et pourtant je me souviens de toi, de la pilule glissée entre tes lèvres à l'époque où j’entraînais tout le monde dans mon sillage. Pour ne pas sombrer seule, j'supporte plus la solitude je crois. J'ai peur du silence, du noir, peur de ne croiser aucun reflet, de n'avoir personne sur qui hurler lorsqu'il se perd autant que moi. Ne plus compenser le dégoût de soi en le reportant sur les autres. Mais tu vas bien et la culpabilité s'efface un peu.

Moi c'est différent, je respire le manque. Le manque de mes gosses, que j'ai du envoyer ailleurs pour les préserver de moi. Le manque de vie, de sensations. Je respire l'ennui, le rien, le creux, je meuble mes journées comme je peux à chercher des gens encore plus vide que moi, dose d'alcool dans les veines pour me sentir un peu moins seule.

Je ne vis que d'idéaux.
D'attentes.
Et de sédatifs pour faire taire un peu
la maladie humaine.

J'suis pas à plaindre, j'ai retrouvé une place facilement, et j'ai deux gosses adorables. C'est tous les jours la même routine et j'le supporte plus.



@ Kath et Sasha


Ça m'fait plaisir de te voir vivre, loin de tout ça. J'surprends jamais ces moments de vie, c'est toujours un drame lorsqu'on interagit, toujours des larmes ou des perditions, mais j'ai pas envie de ça aujourd'hui, je t'observe juste vivre, de ton côté, sans te douter des globules blancs-globules rouges qui te frôlent presque. J'devrais utiliser ce don souvent, prendre des nouvelles sans imposer de présence. J'aime jouer de mon corps pour éviter les coups.

J'prends ta commande, j'entends vaguement que tes gosses vont bien. J'aimerais prendre le temps de les connaître, les laisser jouer avec les miens une fois que ça ira mieux. Que je les aurais récupérés. Le manque de leur chaleur me cueille doucement et les mains s'activent pour trouver votre bouteille. Un des meilleurs crus, que la maison n'offrira pas mais j'ferais une erreur sur le prix. Les arnaques et combines qu'on met peu à peu en place ne te concerneront pas, j'y veillerai. Les mains tremblent en songeant aux gamins qu'on a pas vu depuis dix jours, j'me demande ce qu'ils peuvent bien faire, là maintenant. Un verre de whisky plus tard, j'rejoins votre table rapidement. La hâte de regagner le refuge du bar dans les jambes, me réfugier à l'arrière le temps de me reprendre. Le service comme un spectacle, tout doit rouler tout seul où c'est la catastrophe.

J'pose la bouteille sur la table, peut-être un peu trop brusquement, mais elle ne pète pas, c'est l'essentiel. Je la débouche rapidement et pose les deux verres à vin devant vous. Cela fera un gallion. Si vous avez besoin de quoique ce soit faites moi signe. Puis repartir trouver refuge derrière le comptoir où les mains servent encore un verre. Ashton ne dira rien.  
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Re: Le Comptoir

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