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Le Comptoir
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Shae L. Keats
Gryffondor
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Re: Le Comptoir

Message par : Shae L. Keats, Lun 21 Jan 2019 - 12:56


Réponses Multiples

@Elly


J'arrive pas à m'arrêter.

Je m'accroche sans arrêt aux souvenirs futiles, j'oublie les autres, je les jette dans un creux à traumatismes qui se remplient peu à peu où l'hiver me fait plonger la tête la première, tous les ans. Il parait qu'on ne se souvient que de ce qui n'est jamais arrivé, et j'me demande si c'est la cas. Si je 'ai réellement parlé ou si tu fais partie de ces conversations que je dessinais dans mon crâne derrière le bar des Trois Balais. j'ai un problème avec la réalité tu sais, je l'embellis sans cesse,je la façonne pour la rendre supportable. Et j'ai parfois du mal à me souvenir de ce qui s'est vraiment produit.

Je m'invente la vie des autres, je me blottis dans leurs voix, j'accorde de l'importance à certains qui ne savent même pas qui je suis. Et pourtant je me souviens de toi, de la pilule glissée entre tes lèvres à l'époque où j’entraînais tout le monde dans mon sillage. Pour ne pas sombrer seule, j'supporte plus la solitude je crois. J'ai peur du silence, du noir, peur de ne croiser aucun reflet, de n'avoir personne sur qui hurler lorsqu'il se perd autant que moi. Ne plus compenser le dégoût de soi en le reportant sur les autres. Mais tu vas bien et la culpabilité s'efface un peu.

Moi c'est différent, je respire le manque. Le manque de mes gosses, que j'ai du envoyer ailleurs pour les préserver de moi. Le manque de vie, de sensations. Je respire l'ennui, le rien, le creux, je meuble mes journées comme je peux à chercher des gens encore plus vide que moi, dose d'alcool dans les veines pour me sentir un peu moins seule.

Je ne vis que d'idéaux.
D'attentes.
Et de sédatifs pour faire taire un peu
la maladie humaine.

J'suis pas à plaindre, j'ai retrouvé une place facilement, et j'ai deux gosses adorables. C'est tous les jours la même routine et j'le supporte plus.



@ Kath et Sasha


Ça m'fait plaisir de te voir vivre, loin de tout ça. J'surprends jamais ces moments de vie, c'est toujours un drame lorsqu'on interagit, toujours des larmes ou des perditions, mais j'ai pas envie de ça aujourd'hui, je t'observe juste vivre, de ton côté, sans te douter des globules blancs-globules rouges qui te frôlent presque. J'devrais utiliser ce don souvent, prendre des nouvelles sans imposer de présence. J'aime jouer de mon corps pour éviter les coups.

J'prends ta commande, j'entends vaguement que tes gosses vont bien. J'aimerais prendre le temps de les connaître, les laisser jouer avec les miens une fois que ça ira mieux. Que je les aurais récupérés. Le manque de leur chaleur me cueille doucement et les mains s'activent pour trouver votre bouteille. Un des meilleurs crus, que la maison n'offrira pas mais j'ferais une erreur sur le prix. Les arnaques et combines qu'on met peu à peu en place ne te concerneront pas, j'y veillerai. Les mains tremblent en songeant aux gamins qu'on a pas vu depuis dix jours, j'me demande ce qu'ils peuvent bien faire, là maintenant. Un verre de whisky plus tard, j'rejoins votre table rapidement. La hâte de regagner le refuge du bar dans les jambes, me réfugier à l'arrière le temps de me reprendre. Le service comme un spectacle, tout doit rouler tout seul où c'est la catastrophe.

J'pose la bouteille sur la table, peut-être un peu trop brusquement, mais elle ne pète pas, c'est l'essentiel. Je la débouche rapidement et pose les deux verres à vin devant vous. Cela fera un gallion. Si vous avez besoin de quoique ce soit faites moi signe. Puis repartir trouver refuge derrière le comptoir où les mains servent encore un verre. Ashton ne dira rien.  
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Sasha A. Zakharov
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Serpentard (DC)
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Re: Le Comptoir

Message par : Sasha A. Zakharov, Mar 29 Jan 2019 - 22:12


Elle te demande si elle est donc si vieille à tes yeux. Elle se trompe complètement et cela te donne franchement envie de rouler des yeux. Sérieux, pourquoi faut-il que les gens interprètent tout ? Pourquoi faut-il qu'elle s'imagine que forcément, parce qu'elle a changé, c'est que c'est en mal et surtout par rapport à son physique ? Enfin, autant régler ce petit soucis de compréhension...

Non, c'est plutôt... ta façon d'être qui a changé. Pas forcément en mal.

Mais pas forcément en bien non plus. Encore une fois, tu ne t'es pas encore positionnée sur la question. Tu t'exprimes ensuite, suite à sa question sur ton bien-être, sur ce qui te préoccupe ces temps-ci, ou plutôt ce qui te donne franchement envie de coller une paire de baffes à ton paternel : le déménagement. Après tout, tu ne vas pas dire que tu es très heureuse d'être ici alors que ça n'est pas le cas. Tu n'es pas du genre à dissimuler la vérité et à rendre les choses plus belles juste parce que c'est ce que l'autre personne veut entendre.

Tu acquiesces d'un air renfrogné quand elle apporte sa conclusion : ça ne va pas entre toi et lui. De toute façon, tu n'es pas sure que ça ait un jour été avec lui, tant il a essayé de te manipuler et de faire de toi une poupée, SA poupée, toute ton enfance. Tu observes ensuite ta fille de ton parrain commander une bouteille de vin à ses frais et tu souris légèrement de la voir prendre uniquement cela, signifiant qu'elle accepte ta demande sans te faire la morale. Pour l'instant... Puis, enfin, vient la réponse à ta question retournée.

Très bien, mes enfants aussi.

Tu la regardes d'un air surpris, faisant pour la première fois de la soirée tomber ton masque de glace. Des enfants ? C'est sans doute cela qui a changé dans sa façon d'être, ça qui l'a rendu plus... accessible, moins froide. La question maintenant est... Est-ce que tu es polie et demande des informations sur lesdits enfants, ou est-ce que tu restes fidèle à toi même et reste muette sur le sujet ?

L'arrivée de la serveuse te laisse le temps de prendre une décision de part son arrivée fracassante sur la table. Elle est débouchée et chacune de vous reçoit un verre ainsi qu'une proposition de l'appeler si vous avez besoin d'autre chose. Tu acquiesces, remercie rapidement la serveuse, presque du bout des lèvres, et la regarde partir dans un nouveau silence.

Je pense que c'est pour cela que tu as l'air d'avoir changé. Tes enfants.


Finalement, tu ne demanderas pas les prénoms. Peut être plus tard, quand tu seras un peu plus à l'aise. Ou peut être tout simplement qu'elle va te les dire d'elle-même ? Tu ne sais pas trop, mais t'exprimer sur son changement, c'est déjà bien. C'est déjà plus que ce que tu fais d'habitude.
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Elly Wildsmith
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Re: Le Comptoir

Message par : Elly Wildsmith, Ven 1 Fév 2019 - 15:14



Shae

La reconstruction n’est qu’un mot, qu’une étape. L’on en comprend le sens que lorsqu’elle est passée. Derrière soi. Comme un boulot qu’on se traînerait presque sans en comprendre le rôle. Et puis, soudainement, tout s’envole. Tout s’éparpille en poussière dans les airs. Comme si cela n’avait jamais existé. Alors on se demande si tout cela était bien réel, on tend à aplanir notre capacité à passer outre les épreuves que la vie réserve. Et pourtant, jour après jour, l’on passe son temps à survivre à ce genre de défi.

La question est posée, une attente dans la réponse. Agonie qui ne dure pas puisque la réponse est là, servie sur un plateau. Ne pas être à plaindre ne veut pas dire souffrir. Loin de là. La brune ne le sait que trop bien. Parce que derrière ce genre de mot il y a parfois un profond vide, une profonde douleur. Qu’aucune personne ne peut combler. Difficile exercice que de vivre, de respirer.

Mais derrière cette phrase à l’apparence anodine, la sorcière perçoit aussi, ce genre d’exaspération de la vie. Ce genre de besoin de voir autre chose, d’entendre autre chose que les histoires des piliers de bar. Alors elle s’interroge autant qu’elle interroge « Tu voyages, parfois ? ». Une question dénuée de sens, qui n’a aucun rapport avec la conversation engagée, envisagée. Mais il est bon, aussi, de se laisser surprendre, de se laisser emmener vers des rivages insoupçonnés.

Et puis, quoi de meilleurs qu’une évasion lorsqu’il y a un trop plein de certaines choses ? Peut-être que la sorcière se trompe lourdement. Peut-être qu’au final il n’y a rien de ce qu’elle pressent sous cette simple réponse de la part de la serveuse. Elle n’en sait rien, car elle ne possède pas la science infuse. Et même si elle l’avait, qu’en ferait-elle ? De tout ce savoir, de toute cette connaissance ? Barbant au possible, cela ne faisait aucun doute dans la tête de la sorcière.

RP abandonné (j'arrête de suivre les notifs :mm:)



Dernière édition par Elly Wildsmith le Mer 20 Mar 2019 - 10:55, édité 1 fois
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Temperence Black
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Re: Le Comptoir

Message par : Temperence Black, Mar 5 Fév 2019 - 2:11


Tara&Osmose


Un sourire de connivence avant de se redresser et d’attraper la main offerte. Elle déposa sa main pâle dans celle de l’homme qui portait un costume élégant. L’attirant doucement sur la piste, il se mit à danser, à se déhancher et à vivre au son vivant dans son esprit. C’était là un défi, il fallait danser, il fallait capter la lumière et non la risée sans musique, avec, pour seul tempo, le claquement de leur pas contre le parquet usé et le sang battant dans leurs veines.

Le massacre se faisait sentir mais pourquoi pas ? Pourquoi se priver de rêver un instant ? La danse grotesque du garçon fit sourire Temperence qui n’osait pas vraiment bouger. Elle ne savait pas vraiment quoi faire, elle n’était pas une grande danseuse enfin, elle savait danser, elle connaissait ses classiques comme la valse, le slow, … le tango !

Il n’y avait pas de musique, c’était un fait mais pourquoi ne pas se laisser, pourquoi ne pas se mettre à danser un tout autre genre que ce que les gens dansaient ? Pourquoi ne pas sortir le vieux jeu afin de mettre un peu de jeunesse dans l’assemblée ?
Attrapant sa baguette, Temperence changea sa tenue banale pour une robe noire. Une simple robe noire sans fioriture ni froufrous. Lentement, elle dirigea ses pas vers le jeune homme, essayant de calmer sa danse anarchique pour une chose un peu plus structurée, pour un tango mué improvisé.

Doucement, elle laissa glisser ses mains sur les bras du garçon et, tout en gardant la posture de la femme, se mit à diriger la danse étrange comme un homme. C’était-là un méli-mélo étrange qu’elle offrait mais, si on y regardait bien, on y retrouvait les fondements de la belle danse dans les mouvements en saccade.

Pas de musique. Juste les battements de cœur et le claquement. Ni plus ni moins pour danser. La musique était dans leur tête, il la faisait eux-mêmes si on écoutait bien la résonance de la symbiose.

La jeune femme avait les yeux tantôt fermés, tantôt ouverts. Elle laissait le feeling porter le reste, elle souriait et vivait comme une enfant encore innocente. Elle dansait à en avoir le tournis, à s’en écrouler sur le sol et à en quittant les escarpins à cause de la douleur que provoquaient les chaussures. C’était le retour en arrière dans le présent.

Temperence ne parlait pas, elle ne prononçait aucun mot et, lorsque le temps fut venu, lâcha l’emprise qu’elle avait sur le jeune homme. Elle retira ses mains de son corps pour venir danser seule un mouvement qu’on pouvait improviser à deux. Chacun brillait à sa façon et elle, c’était, en cette soirée, en s’amusant qu’elle brillait. Pas en buvant ni en fumant, non, c’était en dansant jusqu’à avoir les joues rougies et une perle de sueur sur la tempe.

Et si on fuyait ? Et si, maintenant que la lumière a été captée, nous partions vers la nuit en chevauchant le brume ? Et, pour cette interprétation, je pense avoir une idée… Si tu désires devenir mon Peter Pan d’un soir bien sûr…

Sourire taquin. Il n’y avait pas forcément de masque pur cacher les visages mais parfois, se cacher n’était pas utile afin de passer inaperçus, la meilleure des cachettes pouvant être la place au plein centre de la pièce plus que dans un coin…

Je t'ai piqué ton L.A
Tu sais où me joindre au besoin
et non, je n'ai pas oublié notre RP,
juste un manque de mots pour
notre valse entre inconnu•e•s
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Tara Gambon
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Ordre du Phénix
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Re: Le Comptoir

Message par : Tara Gambon, Sam 16 Fév 2019 - 18:04


Se glisser derrière l’ombre de la lune.
Rêver le vent.
Chevaucher la brume.
Découvrir la frontière absolue.
La franchir.
D’une phrase, lier la Terre aux étoiles.
Danser sur ce lien.
Capter la lumière.
Vivre l’ombre.
Tendre vers l’harmonie.


Simplement danser et ne plus penser. C'était moins facile lorsqu'on était un homme, il y avait pleins de mouvements qui nous était interdit et on semblait vite avoir un balai quelque part. Et ça, Tara le cacha à l'aide de beaucoup d'humour. Une cabriole qui avait au moins eu le mérite d'attirer d'ambler le regard des plus curieux, des plus rêveurs et même des plus moqueurs. Grand bien leur face, Tara se laissa facilement dompté par la belle au beau sourire. Enchanté par ce changement soudain de tenue.

Un Tango alors ? Pourquoi pas. Sentez-vous seulement la catastrophe arriver ? Le jeune homme n'avait jamais appris à danser en duo, on pouvait même dire qu'il n'avait jamais appris à danser tout court. Il fit de son mieux pourtant, bien heureux qu'on ne lui demande pas de conduire. Et puis alors qu'il pensait avoir trouvé un bon rythme...

Et si on fuyait ? Et si, maintenant que la lumière a été captée, nous partions vers la nuit en chevauchant le brume ? Et, pour cette interprétation, je pense avoir une idée… Si tu désires devenir mon Peter Pan d’un soir bien sûr…


Fuir ? Avec plaisir ! Le bar ne devait être que le point de départ d'une grande aventure. Mélange de curiosité et de rêve. La belle connaissait-elle un moyen de se rendre au pays imaginaire ? Si tel était le cas Tara la suivrait partout aveuglément.

- Partons et ne revenons pas. Mais après, j'aimerais à mon tour te faire danser entre la terre et les étoiles.

La suite ailleurs ^^
J'te laisse choisir où
:kiss:
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Izsa Hilswood
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Re: Le Comptoir

Message par : Izsa Hilswood, Mar 12 Mar 2019 - 16:53


RP avec Personnage aka Arty

Izsa arriva un peu en avance au rendez-vous. Ca n'était pas dans ses habitudes -certainement pas- et cela en disait long sur l'importance de cette rencontre. A vrai dire, elle ne pensait pas avoir eu une réunion aussi importante de toute sa vie. Rien que ça.

Elle portait donc des habits très formels et de bonne qualité. Une cape de sorcier vert foncé, notamment, qui était facilement la plus classe (mais pas la plus pratique) de sa garde-robe. Elle voulait montrer à son interlocuteur qu'elle le prenait très au sérieux.

La jeune femme se posa donc sur une table un peu à l'écart, moins pour être discrète que pour pouvoir parler sans être dérangée par les allées et venues dans le Chemin de Traverse, et fit signe à la personne tenant le comptoir d'attendre un peu avant de venir la servir. Il fallait que la personne qu'elle attendait arrive avant.

Car oui, elle rencontrait quelqu'un d'important... même si elle ne savait pas exactement qui. Elle avait contacté une guilde de gobelins joailliers, il y avait peu, dans le but de faire appel à leurs services. Ils avaient convenu d'une date et une heure de rendez-vous avec l'un de leurs représentants. Pas de nom, donc, pour l'instant.

Izsa tapota sur sa table, impatiente et un peu anxieuse. Les gobelins n'étaient pas réputés pour leur bon caractère, encore moins pour la facilité à marchander avec. En dehors de Gringott's, elle n'en avait jamais rencontré.
Elle espérait ne pas faire de gaffe. Savoir qu'il n'était pas humain, qu'il n'avait pas les mêmes coutumes et règles de politesse qu'elle, mais en même temps ne pas donner l'impression de le prendre de haut. Elle était très admirative, à vrai dire. Les gobelins créaient des objets incomparables à ce que pouvaient faire les sorciers. Notre créatrice de baguette magique, aussi douée qu'elle soit, ne tenait pas une seconde la comparaison. C'était bien pour ça qu'elle faisait appel à eux, à vrai dire...
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Ailyne Lawson
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Re: Le Comptoir

Message par : Ailyne Lawson, Mer 20 Mar 2019 - 10:53


Lorelai, viens goûter au spectacle des émotions
___________________________

Bruit sourd. Fracas. La fiole est tombée sur le sol, en même temps que tes larmes. Le parquet miteux recueille ta frustration qui se change en rage. Ca t'a pris comme ça, d'un coup. Un vide immense et le besoin de refaire ce pourquoi tu as toujours été doué : créer des émotions en condensé liquide. Isoler les sentiments pour comprendre leur essence, leur rôle. Et ça t'a pris comme ça, retrouver ton ancienne place, au milieu du monde, au milieu des gens. Respecter en tant que gérante d'un établissement que tu chérissais. Créer des boissons pour éponger leur maux, amplifier leur joie et annihiler leur trouble.  

J'ai la tête qui tourne, les oreilles qui bourdonnent et l'envie de vomir. Je n'ai pas réussi. J'ai tout cassé, tout pété, et mon coeur vole en éclat. Tu vas dire que c'est stupide, que ça ne mérite pas toute une histoire. Tu vas dire que ça ne mérite ni mes cris, ni mes pleurs. Mais je suis dans une chambre miteuse, alors que j'étais au sein du monde. Le seul endroit où je me sens bien. Au milieu de la foule, au milieu des émotions qui fusent et flambent et moi qui me consume. Et je m'ennuie, je m'ennuie terriblement. J'ai besoind e retrouver l'effervescence et la richesse des gens. Pourtant.

Je voyage.
Je découvre.
Je rencontre.
Je tente.
Je vis.

Et ce n'est toujours pas suffisant.

Tu hurles de rage, et tu fracasses tout. T'as besoin d'interactions pour vivre. T'es en manque de monde, en manque d'attention, en manque d'amour à donner et recevoir. T'es en manque d'étincelles, en manque d'émotions, en manque de flamme pour t'embraser. La tête qui bourdonne, le froid qui envahit tes avant-bras.

Tu sors en trombe, et les sons sont étouffés par les battements de ton coeur. Tu n'entends plus rien. Tout devient brouillé. Ton regard ne se centre plus que sur une ligne imaginaire, qui zigzague, qui te fait courir, te détourner d'un monde que tu ne veux plus voir pour en approcher un nouveau. Tu te perds et tu serpentes les rues, le coeur à la recherche de nouvelles couleurs. Tu te répands en douleur et bizarrement ça te procure de la joie. Parce que t'es capable de nouveau. De ressentir, d'hurler. Et cette idée t'inonde de chaleur. Parce que t'es capable de pleurer et vivre à en crever. Il manque plus que retrouver une place dans le monde, des passe-temps. Pas pour simplement tuer le temps. Mais le magnifier. L'ensorceler.

Je me réfugie dans le seul endroit qui a du sens. Le seul endroit qui fait écho à mon être. Le seul endroit où ma présence ne fait pas tâche, ne fait pas mirage. Où les liquides froids pourront assouvir mes désirs et réchauffer mon être. J'ai les sens qui marchent à l'envers. Mécanisme inversé. Les rouages sont tout détraqués. A l'image de ma tête. Je vois rien, j'avance sans entendre et sans voir. Je sens que les percussions, dans mon crâne, sous ma peau, contre le sol. Ca fait des boum qui amplifie mon être, j'entre en extension.

Le monde s'éclaire au moment où j'ouvre les portes. Je me pose au comptoir.  Mais quand je regarde la carte, tout me refroidit. Les gentils et les méchants. A quoi ça rime ? C'est quoi ce délire ? J'ai la rage qui monte en moi, qui se répand. Comme s'il y avait des gentils et des méchants. Comme si on devait se placer dans une catégorie. Comme si nos actions nous plaçaient dans une catégorie. On est toujours le gentil de l'un et le méchant de l'autre, alors à quoi ça rime. Les gentils, les méchants, c'est futile. On est là pour vivre. Et on fait de notre mieux. Et c'est pas toujours juste parce qu'on est bancal. Je suis bancale. Je tiens pas en équilibre alors j'en invente des nouveaux. Normativité pour expliquer la normalité. Ca me dégoûte.


Et ça t'énerve. Parce que tu voulais boire. Boire du pur, boire du vrai. Tu reportes sur les cocktails. Tu sais pas encore ce que tu vas prendre. Ca t'a retourné. Ca t'a énervé. Et on t'entend ronchonner jusqu'à l'autre bout de la salle.
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Lorelaï Peony
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Re: Le Comptoir

Message par : Lorelaï Peony, Jeu 21 Mar 2019 - 23:13


PV avec Ailyne


D'Impressions


La soirée s'était étendue, allongée. Lorelaï était restée plus tard, occupée à ranger l'arrière-boutique. Les journées se faisaient plus longues, elle ne remarquait plus l'heure qui avançait. Doucement, docilement.
Sa tasse de café en main, elle orbitait dans l'atelier de Dragomir, regardant les pierres, les cristaux et l'or qu'elle n'osait toucher. Qu'elle admirait. Éternels. Elle se souvenait.
Leur projet d'écriture, d'aventure. Au quatre coin du monde, de la mer, traverser, découvrir. Ensemble construire.

D'un mouvement maintenant automatique, elle caressa les perles autour de son cou. Il était là... Et pourtant absent.
Il lui manquait.

Alors elle s'installa au fond du vieux fauteuil de cuir poussiéreux, un énième livre au sujet des moldus entre les doigts.
Mais avant d'en avoir lu trois lignes, en s'endormi.

Quand elle se réveilla, le soleil était bas dans le ciel. Les lumières roses du crépuscule teintait le bleu déjà sombre.
Lorelaï se leva, somnolente et attrapa son manteau.
Une fois sur le pas de la porte, la boutique refermée derrière elle, elle huma la fraîche odeur de la nuit.
Elle lança un regard vers la Boutique des Animaux Magiques, peut-être Theya serait-elle encore là ?
Elle ne voulait pas passer la nuit seule...Du moins pas la soirée.

Expirant longuement, elle se gratta la nuque, balayant l'horizon du regard.
Et si elle passait au Chaudron Baveur ?
Elle avait entendu que les serveurs avaient changé, il y avait peu de chance qu'elle tombe sur cette affreuse rousse.
Elle boirait à sa santé.

Une fois devant l'entrée, Lorelaï poussa la porte et se dirigea directement vers le bar.
Elle avait bien envie de boire.
Elle ne vit pas de carte autour d'elle - peut-être regardait-elle mal ? - et s'adressa à une jeune femme pas loin qui en tenait une en main.
- Je pourrais voir s'il te plait ? Ils ont quoi de nouveau ici ? Du rhum j'espère, on fait pas de bonne soirée sans rhum.
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Re: Le Comptoir

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