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Le Foyer
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Megan K. Hayajân
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Le Foyer

Message par : Megan K. Hayajân, Mar 22 Aoû 2017 - 0:36


Le Foyer
_______________________

Il s'agit de la salle principale du Chaudron Baveur. En passant la porte de l'établissement, c'est ici que vous atterrirez. Cette salle est meublée de nombreuses petites tables pour prendre tranquillement vos collations. Elle permet également d'accéder aux trois salles spéciales et aux chambres, grâce à un escalier en colimaçon dans un coin éclairé par quelques chandelles. Si le Foyer est un peu bruyant, il est aussi le plus fréquenté : vous trouverez donc toujours quelqu'un avec qui discuter. Le comptoir se trouve au fond du foyer. Une cheminée réchauffera vos longues soirées d'hiver et le service est magique. Méfiez-vous, plateaux et théières volent librement dans les airs. Oui, ça rime.
_______________________


Dernière édition par Valentina Boccini le Mer 23 Aoû 2017 - 18:40, édité 1 fois
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Evan
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Re: Le Foyer

Message par : Evan, Mar 22 Aoû 2017 - 23:45







Y avait pas le comptoir de décrit du coup j'ai pas mentionné Eury, même si j'imagine qu'il y en a un :/

~

Nouvelle soirée qui se dessinait. Perdu dans un été en demie teinte, où deux jours de soleil avaient du mal à se succéder. En l'occurrence, celui-ci n'avait pas dérogé à la règle. L'après midi avait été majoritairement pluvieuse et venteuse, laissant à la capitale une pellicule d'eau qui avait eu le mérite de rafraîchir.

Si bien, que depuis les fenêtres de notre appartement où nous étions resté jusque là, nous avions les gouttes qui perlaient aux fenêtres et entendu les clapotis chantant des averses qui se firent un plaisir de s'exclamer de vive voix. Mais la fin de journée avait vu naître une légère accalmie, si bien que le ciel grisâtre oppressant s'était mis de côté pour laisser apparaître un bleu entaché des derniers cotonneux qui s'éclipsaient tranquillement.

La nuit qui s'avançait s'annonçait fraîche mais clémente. Avec ma compagne, nous avions passé la journée tous les deux, profitant de cette journée loin de nos boulots respectifs, pour profiter de la plénitude délectable des bras de l'Autre.

C'était après m'être occupé de nos loups, que j'avais suggéré à ma belle que nous sortions. J'avais réceptionné le sourire sur son visage comme un énième cadeau du ciel, et après son "Oui" enthousiaste, elle était partie s'habiller pour l'occasion.

Laissant mon regard s'enfuir par les vestiges de larmes que je voyais rayonner sur le macadam sous la pression des lampadaires colorés. Je m'évadais à un souvenir récent, sous un coucher du soleil, avec une mer comme juge, et la baguette d'une amie qui avait scellé notre amour. Mes yeux quittant l'extérieur pour se poser sur mon bracelet de cuir. J'esquissais un sourire.

Ma compagne était revenue avec un petit pull bleu marine à manches longues que je la voyais tirer jusqu'à ses poignets. Je vis à la moue de son visage qu'elle souhaitait camoufler sa brûlure, et j'affichais une mine compréhensive. Elle m'avait dit, que c'était un de mes frères d'arme qui lui avait infligé cela, sans que je ne sache qui elle avait combattue.

Je n'avais pas demandé précision sur le masque que portait son adversaire, pour éviter d'avoir à m'en prendre à mon Ordre. Cela ne faisait pas longtemps que j'avais parlé de ma relation à 67, et je savais que ma belle de part sa fonction, était obligée de devoir un jour ou l'autre se retrouver confronter à mon Ordre. C'était toute la complexité de notre relation. On le savait tous les deux.

Nous quittions notre appartement pour arpenter les rues humides main dans la main. Moi portant une chemise assortie à sa tenue. Notre choix s'était porté sur le Chaudron Baveur. L'établissement avait été rénové il y avait peu de temps. Paraissait-il qu'il avait été détruit par tout un tas d'hurluberlus...

Nous ne mirent pas longtemps pour atteindre le célèbre bar. Me rappelant alors quelques souvenirs récents assez explosifs. Même si la rénovation de l'établissement se faisait criante de nuances par rapport à ma dernière visite masquée. Je tenais la porte d'entrée à ma belle, l'invitant à me précéder.

Nous arrivions dans une vaste salle très bien éclairée, où était disposées tout plein de petites tables qui attendaient les clients. Un escalier dessinait l'idée d'une salle à l'étage, ou peut-être étaient-ce les nouvelles chambres qui s'y trouvaient ? Si c'était ça, j'espérais qu'elles étaient de meilleurs goûts que celle que j'avais brûlé...

Sur un côté, une cheminée accueillante était éteinte. C'est près d'elle que nous nous dirigions, histoire d'être un peu à l'écart. En bon gentleman, j'avais tiré la chaise de ma compagne pour qu'elle se casse la gueule prenne place, et m'asseyais face à elle.

Mon regard se baladait un instant dans la décoration de la pièce, voyant quelques ustensiles qui flottaient à droite à gauche. Puis je laissais un sourire à ma moitié attrapant furtivement une de ses mains, restant yeux dans les yeux avec elle quelques délicieuses secondes, que le Temps ne saurait m'enlever.
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Elly Wildsmith
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Re: Le Foyer

Message par : Elly Wildsmith, Mer 23 Aoû 2017 - 0:31


Une invitation à sortir qu’elle n’avait pas eu le cœur de refuser. Le temps plutôt maussade l’aurait plutôt transformé en larve sur son canapé mais, devant le sourire qu’il avait arboré elle n’avait pas eu l’âme de lui dire non. Paraissait-il que le Chaudron Baveur s’était refait une beauté, c’était l’occasion. Elle avait enfilé le premier vêtement long qui puisse lui cacher le poignet blessé. En l’occurrence il s’agissait d’un pull bleu. Elle tirait sur sa manche, tentant de camoufler sa chair meurtrie.

Il avait été soft, et n’avait pas posé de question, lorsqu’elle été rentrée, totalement épuisée de cette rencontre imprévue. L’avant-bras brûlé, le visage ensanglanté. Il avait été là pour elle, pour l’aider, pour empêcher ses souffrances. C’est là qu’ils avaient sans doute pris conscience de la complexité de leur relation, en tout, c’est à ce moment-là qu’elle avait eu une prise de conscience.

Jamais elle n’aurait une vie « normale », elle passait son temps à combattre ce que lui appelait des « frères d’armes ». Et elle mettait la vie de ses collègues en danger pour lui. A cette idée, elle se mordit la lèvre alors qu’ils venaient de pénétrer dans l’établissement restauré. Ne retenant pas un « oh » de surprise qui signifiait toute l’envergure qu’avait pris la nouvelle décoration.

Ils s’installèrent à une table, lui en parfait gentleman, comme à son habitude. Elle, se laissant mener. Tantôt appréciant la décoration intérieure et la chaleur qui s’en dégageait, tantôt en sombrant dans ses pensées les plus secrètes, qu’elle n’était même pas certaine de lui partager. Lui avait saisi l’une de ses mains et semblait vouloir plonger dans ses yeux, peut-être pour y percer les mystères de ce qu’elle lui cachait ? Elle ne le savait pas, aussi dévia-t-elle le regard, de peur d’être surprise dans ses pensées dépressives.

Car depuis la rencontre avec le seigneur des ténèbres, c’était bien l’état d’esprit de la jeune femme. Dévastée par tous ces innocents morts qu’elle n’avait pu sauver, enragée, de n’avoir pu interrompre sa folie destructrice. Et quelque part, le fait qu’il ne la questionne pas davantage l’inquiétait. Elle ne savait pas si cela lui faisait du tort ou non, si c’était dans un but de protection pour elle. Elle avait ignoré tous les signaux d’avertissement, et elle se retrouvait en pleine angoisse, comme une enfant perdue dans la nuit, dans les ténèbres qu’elle avait pourtant choisie d’embrasser.

Déviant toujours son regard de lui, elle lui adressa, comme si de rien n’était un simple « jolie décoration non ? ». Elle n’ignorait pas que l’homme qui partageait sa vie avait fait un tour au bar lors de la soirée destruction, il lui avait dit, dans un sourire amusé que « c’était prévu » alors elle avait haussé les épaules et l’avait regardé partir, son masque sur le visage.
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Re: Le Foyer

Message par : Eurydice Wildsmith, Mer 23 Aoû 2017 - 18:28




Le Chaudron Baveur


pour Evan et Elly Willdsmith



C'était déjà le jour tant attendu. Une sourde excitation l'avait envahie depuis le moment où elle avait fermé ses mirettes. Pour l'occasion, elle s'était faite une queue de cheval entourée d'un ruban bleu nuit. Des mèches bouclées s'échappaient encadrant son visage. Eurydice se sentait pour la première fois en des semaines apaisée. Apaisée d'avoir trouver de quoi faire avancer  sa vie. Elle allait au devant de la diversité des sorciers et sorcières, de son problème de sociabilité. Le foyer serait son endroit. Son refuge.

Premier jour de la redécouverte des lieux. Elle prit ses marques, balayant les lieux d'un regard tendre. Il y avait des objets hétéroclites en tout genre. Sans savoir réellement pourquoi, elle avait adopté cette pièce dès que son corps s'y était trouvé. Comme une évidence. Celle-ci avait une âme qu'elle comptait bien entretenir.  L'ambiance était cosy. L'hiver, elle voyait parfaitement de jeunes gens se blottir l'un contre l'autre au coin du feu et trouver cela répugnant, adorablement détestable.

Derrière le comptoir, la brunette avait déposé son distributeur de bonbons de toutes les couleurs. C'était très rétro et la tentation était presque irrésistible. Ce pep's était sûrement enfantin mais cela n'enlevait rien à son charme. Il fallait bien nourrir les vices des clients après tout!
Elle aperçut tout de suite ses premiers clients et un sourire naquit sur ses lèvres comme toujours quand elle voyait sa grande sœur. Elle était accompagnée du professeur de métamorphose : Evan. L'éternel Evan et le chevalier servant des soirées arrosées. Elle n'avait jamais trouvé le bon moment pour lui parler de certaines choses, de ces douleurs, de ces angoisses. Et puis, avait-elle vraiment besoin de s'étaler sur Elly? D'empiéter sur son bonheur ?

L'Anglaise n'avait su l'exprimer mais elle était si contente de la voir accompagnée en cette douce soirée. On ne peut savoir à quel point, les nuits sont glaciales, seuls, tremblotants et les lits vides. Ceux qui forcent le cœur à mourir un peu plus chaque jour.
Ne voulant pas briser leur moment en tête à tête trop tôt, elle laissa ses pensées divaguer avant d'arriver à leur table près de la cheminée. Ses commissures relevées en un chaleureux sourire, (et dieu seul sait que c'est rare) elle leur demanda :
« Bienvenue au Chaudron Baveur ! Qu'est-ce-que je peux vous servir ? »
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Evan
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Re: Le Foyer

Message par : Evan, Mer 23 Aoû 2017 - 22:52







J'observais ma belle qui semblait être ailleurs. Je ne savais trop à quoi elle pensait. Peut-être était-elle en train de repenser à sa dernière rencontre avec un de mes "frères" qui lui avait valu le cadeau brûlant visible sur son bras. Même si l'on essayait de tout se dire, je comprenais qu'il y avait certaines réserves de son côté, ne serait-ce que par la nature de sa fonction même d'Auror.

Elle devait me traquer, et certainement qu'elle préférait que je ne retrouve pas la personne lui ayant fait du mal, car elle devait savoir pertinemment que cette dernière qui qu'elle soit, risquait de mal finir voir de disparaître de la surface de la terre en un tas de cendres fumants.

Elle me parla de la décoration, qui m'arracha un regard surpris. Comme l'impression que ce malaise que je sentais palpable était bien présent, enfoui, là, où il y avait certaines meurtrissures aux barrières des quelques mots que l'on ne pouvait pas se dire. Ceux bloqués par nos deux Ordres, frontière fragile entre le Bien et le Mal. Que nous représentions tous les deux dans une complexité qu'on ne cessait d'écrire chaque jour.

- Oui... C'est plus moderne que la dernière fois que je suis venu... Et un peu moins cassé... terminais-je avec un léger sourire, en repensant aux sorts que j'avais lancé quelques jours plus tôt ici même.

Je restais un instant pensif, me rappelant un temps beaucoup plus lointain encore, où Mike avait tenu le lieu. Et tout ce qui avait suivi. Puis, c'est là que la serveuse vînt à nous. J'avais vaguement vu sa silhouette sortir de derrière le comptoir sans y prêter attention.  C'est sa voix quand elle fut près de nous qui m'extirpa de mes rêveries, pour poser mes yeux sur, Eurydice.

La dernière fois que j'avais vu la sœur d'Elly, c'était dans un bar justement, et ce jour là, j'avais trouvé celle qui était maintenant ma compagne salement amochée. Je chassais vite fait la vision de Ian que j'avais laissé avec l'élève, ne préférant pas imaginer ce qui avait pu se passer après notre départ.

- Bonsoir Eurydice ! Je ne savais pas que tu travaillais ici, c'est bien ! fis-je sur un ton enjoué. Oh euh, je te dis ça de suite ! dis-je en m'emparant de la carte que nous n'avions pas encore consultée.

Pendant que je parcourais les différentes boissons, avec ou sans alcool, j'entendais quelques bribes de mots de ma belle qui saluait affectueusement sa sœur. Je parcourais les descriptions de quelques breuvages avec des ingrédients magiques, qui avaient l'air particulièrement alléchants, en plus de promettre certains effets variés pour celles et ceux qui souhaiteraient s'amuser.

Mon choix se porta sur un, qui, bien qu'il devait être un peu fort aux premières gorgées, avait une description qui collait parfaitement à l'ambiance de la soirée que nous souhaitions passé. Histoire de chasser tout signe de morosité.

- Je vais prendre un The Shield's Pearl s'il te plait !

Ma belle ajouta un "Deux !" pour signifier à sa sœur qu'elle prendrait la même chose. J'eus un sourire amusé à son attention, m'évadant à mes pensées les plus douces. Les moments les plus simples, écrits pas un geste, étaient ceux qui portaient le plus de valeur.
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Re: Le Foyer

Message par : Elly Wildsmith, Sam 26 Aoû 2017 - 22:23


Joliment décoré, c’était le mot qui revenait dans l’esprit de l’auror. Elle s’y sentait étrangement bien, comme chez elle, comme à la maison. C’était une litanie qui revenait sans cesse, comme pour éviter qu’une autre prenne la place, pour éviter de sombrer dans la douleur ressenti ce matin-là. Elle écoutait ce que disait Evan mais était distante de lui, le malaise avait pris ses aises et ne semblait pas vouloir laisser la jeune femme tranquille.

Et, comme un ange tombé du ciel, sa jeune sœur fit irruption entre eux deux. L’auror cligna des yeux un instant, comme pour s’assurer de la réalité de la situation. Elle prenait leur commande. Oh ! Elle travaillait ici désormais ! Un sourire pour sa frangine « Eurydice, tu aurais dû me dire que tu travaillais ici ! ». Il allait falloir que l’auror réfléchisse sérieusement à accueillir sa jeune sœur sur Londres, cela devait être compliqué entre son travail et ses cours.

Elle vient prendre les commandes et l’auror s’évada en regardant Eurydice. Cherchant des solutions à ses problèmes. N’y trouvant que de nouveaux problèmes. Soucieuse, elle n’écoute absolument pas les propos d’Evan et lorsqu’il la regarde un sourire aux lèvres, attendant probablement qu’elle commande à son tour, elle ajoute, dans un demi-sourire « Deux ! ». Elle n’avait aucune idée de ce qu’il avait commandé et risquait bien d’avoir une surprise.

Dans un sourire d’excuse à Evan, elle attrapa sa main sur la table, la caressant doucement, avant d’ajouter « Tu as commandé quoi exactement ? ». Priant pour que le sourire d’excuse suffise à se faire pardonner, elle n’était pas vraiment dans son assiette en ce moment.
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Re: Le Foyer

Message par : Eurydice Wildsmith, Dim 27 Aoû 2017 - 16:47




Le Chaudron Baveur


pour Evan et Elly Wildsmith



Eurydice avait tout son temps *pour rêver*. Elle connaissait son professeur dans le cadre de ses études depuis des années. Le voir aussi enjoué aux côtés de sa sœur était toujours une drôle d'image qui contrastait tellement. Il était plus lumineuse aujourd'hui, plus authentique. La belle s'habituait peu à peu. Il était l'autre moitié d'Elly. Elle avait toujours admiré son incroyable dévotion, celle qui lui ressemblait quelque part. Il lui fallait juste croire que l'amour n'attendait qu'elle et commencer à l'aimer avant tout pour avoir droit elle aussi à une autre chance.

« Parfait, je vous apporte ça tout de suite !
Ah oui désolé, on n'a pas eu beaucoup de temps rien que nous deux mais on se rattrapera hein.. »
regretta-telle usant d'une petite voix s'adressant à son aînée. Une pointe de jalousie perça. Elle avait pourtant essayé de se la jouer distante, avec maturité. Piètre menteuse. Elles auraient d'autres occasions et une vie qui s'ouvrait devant elle. Blondie lui avait prouvé qu'elle ne l'abandonnerait pas. Pourquoi avait-elle si peur de l'avenir ?

Elle repartit en cuisine tout à la préparation de ses premiers cocktails. Elle reconnut tout de suite l'odeur si familière du whisky et se laissa aller à des souvenirs récents. Depuis qu'elle avait découvert ses effets, elle ne s'en passait plus la nuit. Être lucide tout en exhibant des sourires, tout en étant réellement ce qu'elle voulait être, jusque dans les tréfonds de son âme, n'avaient pas de prix. Réajustant ses cheveux fous, chassant le morose, de nouveau le masque noir, l'Anglaise s'appliqua avec les cerises, d'un rouge si intense, les habillant de sucre : touche finale. *Ce rouge leur sied à merveille. Ce rouge est parfait* songea-t-elle.

En valsant entre les tables, elle pria réellement pour ne pas tout renverser devant tout le monde le fameux liquide. Elle s'était vêtue d'un sourire légèrement crispé qui ne devait échapper à personne mais voyant la table tout près ses muscles se détendirent dans le même instant. La mine assurée elle déposa la commande:

« Voici Vos deux Shield's Pearl ! Ceux-ci font partis de vos avantages et sont donc gratuits.
Passez une excellente soirée ! Je reste à votre entière disposition si vous avez besoin de quoi que ce soit, n'hésitez pas »
ajouta t-elle avec Son regard particulièrement appuyé. Elle aurait aimé savoir les maux qui tournoyaient autour de sa tête mais ce n'était ni le moment ni l'endroit. La verte et argent espéra qu'ils seraient sur leur nuage, à des kilomètres de la civilisation, ici dans une brèche de bonheur, ne pensant qu'à eux sans voir le monde autour d'eux, qui sait si bien continuer à vivre.

HRPG:
 
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Re: Le Foyer

Message par : Evan, Dim 27 Aoû 2017 - 22:23







Je restais à contempler ma belle, qui avait été tout aussi étonnée que moi de voir sa sœur ici. Elle lui avait d'ailleurs fait la remarque, et Eurydice lui répondit qu'elles rattraperaient le temps après avoir signifié d'une voix enthousiaste, qu'elle nous rapportait notre commande.

Observant ma compagne qui reportait son attention sur moi en saisissant ma main, j'accueillis son sourire avec un du même éclat. Elle avait clairement l'air tourmentée, et quelque part ça m'affectait aussi même si j'essayais de ne pas lui montrer. Elle me demanda ce que j'avais commandé et je lui répondis en serrant ses doigts des miens.

- C'est un cocktail à base de whisky et de sirop de cerise, hydromel et feuille de menthe ! Apparemment il favoriserait le bien-être et la détente d'après la carte !

Je ne lâchais plus ses doigts de fées avec lesquels je m'étais liés quelques jours plus tôt. Repensant à ces liens qui avaient unis nos promesses et notre amour. Dans la vie il est des paysages qui saisissent la chair, qui coupent le souffle comme un diamant, et allument les regards d'étincelles que nulle nuit parées de ses plus beaux atours ne saurait retranscrire dans sa beauté. Elle était mon paysage merveilleux.

Eury' ne tarda pas à revenir avec notre commande, toujours enthousiaste au possible. Elle déposa les deux verres rougeoyants devant nous en précisant qu'ils étaient gratuits, faisant partie de nos avantages VIP. Bien que je n'avais absolument pas choisi les cocktails pour cela, ça faisait toujours plaisir de se voir offrir quelque chose.

- Merci à toi ! glissais-je à la demoiselle pour son amabilité et sa bonne humeur.  

Elle disparut peut après et nous nous retrouvions à nouveau en tête à tête. Je libérais nos mains et prenais mon verre, regardant le breuvage un instant, et j'enlevais la cerise qui était suspendue au bord.

Dans un tintement de verre, nous trinquions, et je murmurais un "A Nous" qu'elle me rendit avec un échange de sourires. Avant de glisser mes lèvres dans le liquide vermeille, qui me délivra une belle surprise au palais, la menthe et le sirop de cerise apportant un goût bien sucré faisant presque oublier la présence de whisky dans le verre. Le genre de cocktail qui est tellement bon que tu hésites pas à en reprendre jusqu'à temps qu'il te monte au cerveau et que tu te rendes compte de combien c'était traître.  

Reposant mon verre tout en léchant mes lèvres, je m'évadais dans mes pensées. Plus précisément, dans une rencontre faite dans la forêt interdite quelques semaines plus tôt. La blessure de ma belle m'y avait fait repensé. Au fait que j'avais dit à cette enfant, que je pourrais m'occuper de ses tourments. Et là, j'avais envie de lui en parler.

Même si rien n'était fait, si elle ne m'avait pas encore recontacté. J'avais besoin de lui dire à Elle. Ma compagne. Ma moitié. Comme si je voulais une approbation de sa part pour ce que je pourrais être amené à faire, armé de l'envie de ne rien lui cacher sur mes activités les plus sombres. Je murmurais afin qu'elle soit la seule à pouvoir m'entendre, me penchant légèrement sur la table en récupérant ses deux mains dans les miennes.

- Je... je dois te parler de quelque chose... Ou quelqu'un plutôt... Une enfant... Que j'ai rencontré dans la forêt interdite... Enfin, une élève de Poudlard... Un soir où je me battais avec mes convictions sous mon autre moi... Je suis tombé sur une élève, Ellana, qui venait pleurer ses tourments... Et j'ai écouté son histoire... Elle n'a pas été gâtée par la vie... Ses parents adoptifs l'ont martyrisés... Bien des fois... Et...

Je faisais une pause, comme si les mots qu'il me restait à ajouter pouvait trouver un refus chez ma compagne. Comme si elle pouvait ne pas cautionner ma pensée. Je repris après un instant.

- Et je lui ai proposé de l'aider à... A faire comprendre à ses parents qu'ils n'auraient pas dû faire cela... Je ne sais pas quand elle voudra le faire, mais je lui ai dit où me contacter... Tu sais... Que je ne supporte pas... Toute personne pouvant lever la main sur une femme ou un enfant alors... Alors je lui ai dit que je l'aiderais, que je lui enlèverais cela de la conscience... Pour qu'elle tire un trait sur les douleurs de son passé...

Yeux dans les yeux, y cherchant le même soutien inflexible qu'elle m'avait toujours affiché. Dans chaque lumière que j'accrochais à ses yeux comme dans chaque ténèbres qu'elle entrevoyait de moi.

- Je tenais à t'en parler... Si tu veux me retenir, je ne m'y opposerais pas... Mais je ne tiens surtout pas à te le cacher...
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Re: Le Foyer

Message par : Elly Wildsmith, Lun 28 Aoû 2017 - 1:10


L’auror essaye de s’évader, de prendre le large de ses pensées. Déconnecter, atterir à ses côtés, ne rien voir d’autre que l’horizon se dessinait devant eux, main dans la main. Les pensées s’évadaient à eux deux, sous un soleil de plomb. Où rien d’autre ne serait important que leur amour. Oubliant les rives de l’ombre, de la mort, de l’enfer. Oubliant ce qui les séparait, eux, qui ne savaient faire que s’aimer, se désirer, se chérir, là où l’un d’entre eux aurait dû périr.

Frisson d’une existence, à peine dévoilée, à peine commencé. Frisson d’une angoisse, depuis ce fameux matin où elle avait rencontré l’un de ses frères d’arme. Si l’angoisse avait fait partie de son lot quotidien depuis qu’elle avait su pour sa condition, celle qui la tenaillait depuis plusieurs semaines déjà n’avait rien de familier, et elle se laissait clairement bouffait par celle-ci.

Subitement, alors qu’elle était perdue à regarder Eurydice affairée à son comptoir, elle reprit part à la conversation qu’il avait commencé. Elle était intrigué qu’il ait choisi de murmurer alors elle porta grande attention à ses propos. Espérant ne rien oublier de ce qu’il pourrait lui dire. Leurs prunelles se rencontraient, et l’auror ne put retenir un « Oh » de surprise.

Les pièces d’un puzzle macabre s’assemblaient. Ellana. Etait-ce la même gamine que celle rencontré à l’orée d’une balade, un soir dans les rues de Londres ? Celle-là même qui avait refusé de lui dire ce qu’elle avait sur le cœur, de lui avouer les problèmes qui semblaient la toucher de plein fouet. La jeune femme répondit, l’air hagard.

- Ellana …

Un silence. Les iris émeraude de son compagnon vrillèrent sur elle, comme attendant sa réponse, sa sanction. Le silence dura un long moment tandis que s’allumait dans les yeux de l’auror une flamme dangereuse. Echappant quelques secondes au regard inquisiteur de son compagnon, la blonde murmura :

- Ellana … une frêle gamine … blonde … ? Evan … répond-moi …

Le souffle est court, hachuré. La rage aimerait crier, sortir d’elle, s’extirper pour prendre le contrôle et réduire en néant quiconque oserait s’approcher trop près du couple. Elle devait savoir, si c’était elle. L’enfant perdue de la nuit. Qu’elle avait ramenée au château.
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Re: Le Foyer

Message par : Evan, Lun 28 Aoû 2017 - 15:01







La fixant dans les yeux, j'avais vu la surprise qui l'avait traversée. Comme si mes mots trouvaient l'écho que j'avais souhaité rencontrer, et qu'elle était réceptive à ce que j'expliquais. Même si j'attendais qu'elle ne prenne la parole. Puis quand j'eu finit, elle laissa le prénom d'Ellana sortir de ses lèvres, comme si ce nom ne lui était pas inconnu.

On échangeait un regard, dans un silence qui devint rapidement pesant. Je me demandais où voyageaient ses pensées, scrutant son regard comme y cherchant les réponses. Avant qu'elle ne me fuit et laissa aussi échapper un murmure lourd de sens.

Et elle m'en fait une brève description, et je comprenais alors qu'elle la connaissait réellement. Son souffle s'est perdu, elle semble enragée, comme si elle aussi connaissait son histoire, et que lui rappeler tout cela avait fait ressurgir cette triste vision en elle.

-  Oui, oui c'est elle...Ellana Lyan, je l'ai eue comme élève... Je... Tu la connais aussi du coup ? fis-je avec un regard intrigué.

Je serrais un peu plus ses mains, animé par l'impression qu'elle partageait les mêmes ressentiments que moi sur l'histoire de la jeune fille, si elle la connaissait comme moi. Mais surtout, animé par l'impression que cela la mettait hors d'elle, comme ça m'avait mis hors de moi. Et qu'à tous les deux, nous pourrions régler cela.

- Si elle me demande, je l'aiderais... Mais j'ai le besoin que tu me soutiennes... Et si jamais... On pourrait y aller, le faire... Ensemble...

Je regardais ma compagne avec un regard perdu vers les ténèbres. Cette proposition que je venais de laisser échapper, qu'on puisse elle et moi torturer et tuer des gens, animés par les mêmes convictions, me donnait un frisson d'une joie intérieure immense.

Si elle le voulait.

Dans notre complicité, dans notre alchimie, j'étais prêt à me battre et tuer pour elle. Mais, plus encore, j'étais prêt à l'accompagner dans n'importe quel périple. Et l'idée que nous puissions rendre cette justice tous les deux, aux rives de notre amour et de notre dualité qui se redéfinissaient sans cesse, m'était des plus plaisante.

Légèrement crispé, j'attendais qu'elle me délivre la suite de son récit. Peut-être avait-elle entendu tout autre chose que moi. Peut-être qu'elle n'aurait pas envie que j'accomplisse ce que je sous-entendais. Ou peut-être simplement qu'elle ne partagerait pas mon avis. Mais j'avais cette injection qui bouillait dans mes veines, que là encore on était d'accord, que nous étions sur la même longueur d'ondes sur la marche à suivre. Entre nos Ombres et nos Lumières.
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Re: Le Foyer

Message par : Elly Wildsmith, Lun 28 Aoû 2017 - 15:25


Il confirme qu’il s’agit bien de la gamine rencontrée au hasard d’une ruelle,  un soir où l’alcool avait fait son nid chez elle. Et tandis qu’elle entendait la confirmation d’Evan, ses poings se serrent. L’enfant n’avait pas voulu parler ce soir-là, et pourtant, pourtant ! Elle avait senti que quelque chose n’allait pas chez elle, elle avait voulu l’aider, et désormais, l’auror se trouvait face à un choix.

Dilemme cornélien s’il est possible d’hésitation. La jeune fille n’avait rien dit de son passif, mais Elly ne doutait pas du jugement d’Evan. N’ayant pas tous les tenants et les aboutissants de l’histoire qu’il était en train de lui dérouler, elle ne s’occupait que de fixer ses yeux émeraude, façonnant à eux seuls un monde de mille couleurs.

Prenant sa respiration, calmement,  sans jamais lâcher ni leur contact visuel, ni dénouer leurs mains liés, elle demanda en murmurant « Que lui ait il arrivée ? Elle n’a rien voulu me dire ». Expiration. La question était sortie dans un souffle, comme si avant de l’avoir posé l’auror aurait déjà souhaité connaître la réponse.

Ses mains serrent et desserrent celles de son compagnon, sans jamais les quitter néanmoins, de sorte à ce qu’il y est toujours un lien physique entre eux. Son regard, néanmoins, balayait la salle, regardant, observant, jaugeant les personnes présentes ce jour-là. Et puis, sa course visuelle s’arrêta sur Eurydice, et un vent de rage s’empara d’elle. Les deux jeunes filles se connaissaient peut-être ? Si Evan lui demander un soutien, il ne s’agissait certainement pas d’aller lui chanter une berceuse (la narratrice d’Elly tient tout de même à rappeler à ses fidèles lecteurs qu’elle chante beaucoup mieux que le narrateur d’Evan, ceci étant fait, vous pouvez reprendre votre lecture tranquillement).

- Que veux-tu ? Qu’attends-tu de moi ? Que dois-tu faire ?
. Au fur et à mesure de ses propos, la jeune femme haussait le ton, sentant la colère se répandre dans ses veine « Réponds-moi !»

La flamme dansait dangereusement dans le regard de l’auror. Une amertume de ne pas connaître toute l’histoire, de ne pas tout savoir. Mais un instinct, celui de se douter que les faits qu’elle apprendra ce soir ne seront pas pour lui plaire. Quelque chose, au creux de son oreille, lui murmure que face à ces évènements elle allait être capable du pire.

Ses yeux passaient d’Evan à Eurydice, tandis que l’auror réfléchissait. Qu’avait-il bien pu arriver à Ellana ? La jeune fille semblait tellement … désemparée. L’auror, avec une patience infinie, avait tenté de savoir ce qui se passait mais rien, la jeune blonde n’avait rien voulu lâchée du lourd secret qui semblait la tenir en étau, coinçant ses frêles épaules au cœur d’un mensonge dont – visiblement – elle n’en pouvait plus. C’était en tout cas ce que pensait l’auror face au propos du mage noir en face d’elle.
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Re: Le Foyer

Message par : Evan, Lun 28 Aoû 2017 - 16:50







Tout s'enchaine. Je sens la tension qui s'est emparée d'elle également, je la vois, elle est palpable. Et elle me demande alors ce qu'il lui est arrivé, me disant que l'enfant n'avait rien voulu lui dire. A croire qu'il était plus facile de faire confiance à un Mangemort qu'à une Auror.  

- Elle a commencé par me dire que ses parents adoptifs étaient des menteurs... Elle a fait apparaître à mes yeux ce qu'elle dissimule à ceux de tous... Des cicatrices qui ornent ses bras et ses jambes... C'était pas beau à voir... Elle m'a dit qu'ils avaient été des tortionnaires avec elles, et que cela la hante comme des démons...

Je fis une pause, laissant un nouveau silence pesant entre nous. J'avais fait coulé suffisamment de sang que j'aurais pu être indifférent à son cri de détresse, pourtant certains actes me mettent toujours hors de moi, comme celui-ci. Comme je ne supporterais pas que qui que ce soit maltraite le fruit de nos chairs.

- Elle m'a raconté que son père l'avait battue bien des fois pour des prétextes quelconque. Et quand il n'eut plus de prétextes, il continua pour le plaisir... Et il avait commencé dès ses cinq ans... J'ai vu sa détresse, son envie de les détruire, de s'apaiser en se vengeant...

J'installais un nouveau silence. Et j'échappais ma main gauche des siennes le temps d'enlever cette boule amère qui s'était formée au fond de ma gorge, en buvant une partie de mon verre. Voyant qu'elle semblait s'emporter légèrement, certainement sous les effets d'une colère montante, je renouais ma main aux sienne pour l'apaiser et reprenais.

- Elle voulait que je lui apprenne à les détruire... Alors je lui ai dit que je pouvais le faire à sa place... Qu'elle ne gâche pas sa vie elle en s'en prenant à eux, mais que moi je pouvais le faire... Alors ce que je veux... J'ai envie de la venger... Parce que je pense que ses parents le méritent... Bien que je compte m'assurer avant que tout cela est bien la vérité...

Je la regardais, laissant s'enfuir un sourire pour elle, qu'elle comprenne que je ne ferais rien sans son approbation, sans qu'elle le sache, sans qu'elle n'ait son mot à dire. Elle était mon ombre comme j'étais la sienne. Ma lumière comme je l'éclairais aussi.

- Ce que j'attends de toi... Ton approbation... Ou ton refus... Et ce que je dois faire... Si elle me contacte... Je compte bien rendre une visite à ses parents... Et leur donner ce qu'elle me demande... Mais comme je t'ai dit... Si tu t'y opposes, je ne ferais rien...

J'espérais qu'elle comprendrait ma volonté. Au delà de la danse macabre que je laisserais dans mon sillage, cette parole de Chaos qui parfois, me définissait. Qu'elle soit un soutien moral si elle était d'accord, ou un jugement auquel je saurais me plier si elle ne l'étais pas. Mais elle était le phare essentiel pour me guider, aussi j'attendais, la clarté de ses mots.
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Message par : Elly Wildsmith, Lun 28 Aoû 2017 - 17:28


Une seconde. Deux secondes. Trois secondes.

Elles s’égrènent au fur et à mesure du temps qui passe, inlassablement. Ne laissant jamais rien interrompre leur fuite immortelle. Elles coulent, tranquillement. Comme s’écoule le sang de vos mains lorsque vous avez livré un combat mortel.

Quatre secondes. Cinq secondes. Six secondes.

Les images sont morbides et se succèdent sous les paupières de l’auror. La douleur, le mal, les cris. Le sang brûlé, les cadavres qu’on enterre, inlassablement. Le temps fuit, les gens aussi. Le mal, la souffrance, la torture reste. Le mal-être, le malaise. La jeune femme ne peux garder plus longtemps ses paupières closent. Elle les rouvre. Regard absent, regard perdu.

Sept secondes. Huit secondes. Neuf secondes.

Raclement de gorge. Regard vrillé vers l’être aimé, demandant une approbation, une bénédiction. Semer le chaos à ses côtés. L’idée passe, et repasse en boucle dans son esprit. Ils ont touchés une enfant. Battus une enfant. L’effroi saisit les chairs de l’auror. Un frisson glaçant, implacable, prend sa place le long de sa colonne vertébrale. Comment ? Une question qui demeure sans réponse.

Dix secondes.

Le temps est écoulé, plus rien ne semble bouger autour des amoureux.

Le temps s’est figé, une décision à l’orée d’un nouveau regard. Des mots, lâchés, avec dégoût.

- D’accord.

Non, elle n’est pas de celle qui torture, qui pille, qui saigne. Elle est de celle qui protège, qui veille, qui garde, qui calme. Elle est de celle qui prendrait les armes pour une enfant, si inconnue soit-elle. Elle sera là. Qu’il le veuille ou non. Qu’il soit d’accord ou non. L’auror se tend sur le fauteuil pourtant confortable de l’Occamy Doré du Chaudron Baveur (qu'on punisse la narratrice pour cette erreur). Un regard pour sa jeune sœur, occupait, loin de ses tourments, à agrémenter ses cocktails aux noms divers et variés.

- Je serais là.

Au loin, une église semble sonner l’heure. Laquelle ? Celle de tout détruire ? De tout annihiler de sa personnalité ? Non. Celle de vaincre, de repousser le mal, latent. De venger aussi, l’enfant. Elle n’avait pu oublier, les frêles épaules, la voix tremblante, le regard fuyant. Déglutissement rapide, et nouveau regard vers son Alter-Ego.

- Ce n’est pas une proposition. C’est ma condition.

La voix est tranchante, bien que la jeune femme murmure. On sent, dans son intonation qu’elle ne lui laissera pas le choix. Elle sera son ombre, marchera dans ses pas. A ses côtés, elle n’hésitera pas, laissant une hécatombe derrière son chemin. Ralentissement des pensées, la jeune femme le regarde, lui. Pour qui elle serait prête à se damner.

- Assure-toi seulement qu'elle dit la vérité.


L’auror ne voudrait pas commettre l’irréparable pour un caprice d’adolescente. Mais elle avait perçu, dans le comportement d’Ellana, qu’il y avait quelque chose de lourd et de grave. Un instant, les paupières de l’auror papillonèrent, cherchant à retirer les images infâmes qui lui venaient à l’esprit.
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Re: Le Foyer

Message par : Evan, Lun 28 Aoû 2017 - 18:16







J'observe ma belle qui a les yeux fermés, qui semble visualiser tout ce que je lui dit, pesant les Pour et les Contre sur chaque mot. Sur cette idée, de Chaos, que j'ai murmuré à ses yeux, à ses convictions. Je reste muet, j'attends. Je sais qu'elle a besoin d'y réfléchir, tant ce que je lui demande est contre ses principes.

Ou peut-être que, justement, comme j'y avais pensé, comme je l'espérais, cette fois nous serions d'accord. Et alors les vents de la Folie nous uniraient plus que l'effusion de la chair sous le sexe, plus que dans la passion complice unanime qui nous définissait, mais aussi sur les rives d'une destruction de la cruauté humaine, nourris à cette Justice que nous pourrions donner tous les deux.

Je la vois tourmentée et, quand elle rouvre les yeux, elle se racle la gorge visiblement elle aussi touchée, encolérée, par cette vérité atroce sur l'enfance de l'élève. Et vînt ce mot, simple, cette approbation, qui semble définitivement nous lier à cette barrière qui soudainement se retrouvait repousser, où des flammes brûlantes de sang flamboieraient sur les murs de notre alchimie, sur la terre du Chaos encore vierge de Nous.

Un silence s'installe, où ses prunelles semblent crier ses mots qu'elle n'avait aucun droit de prononcer. Ceux qui seraient à eux seuls une insulte au respect de sa fonction. Mais je la vois briller dans ses yeux, cette même flamme qui m'anime. Celle de Colère et de Justice, qui entraine là où on pensait ne jamais aller.

Elle me dit qu'elle sera là, et que ce n'était en aucun cas une proposition, mais sa condition. Un sourire orna mes lèvres, satisfait de ce choix. Non pas pour l'attirer dans les Ténèbres plus profondément encore, mais bien parce que l'on était animés de cette même torche concernant la marche à suivre, pour qu'une Justice digne règne.

Je sens à sa voix toute sa détermination à m'accompagner, et son envie d'être là, face à ces êtres immondes qui avaient osé lui faire du mal impunément. Puis elle m'avertit, que je devrais m'assurer de la vérité de ses propos, chose que j'avais évidemment prévu de faire.

Non pas que je n'avais jamais tué sans motif valable, loin de là. Mais simplement que depuis que j'étais convaincu que je voulais faire ma vie avec elle, j'avais décidé de moins tuer, et de ne rien lui cacher. Et par conséquent, les meurtres que je voudrais justifier se devaient d'avoir une raison d'être à ses yeux. Du moins ceux en dehors des missions que je pouvais faire pour mon Ordre.

- Oui... Tu m'accompagneras... On le fera ensemble... Et ne t'inquiète pas, je m'assurerais qu'elle dit la vérité... Au pire, j'irai acheté du Veritaserum pour l'utiliser sur ses parents... Pour être sûrs... Mais...

Quelques seconde silencieuses, où je me penchais davantage sur la table, le visage au-dessus de nos mains nouées.

- Je suis content que tu veuilles venir avec moi...

J'embrassais ses deux mains sans la quitter des yeux, comme pour lui dire "Lié à toi pour tout et à jamais". Mon cœur battait bien plus vite que d'habitude, il s'était davantage envolé dès lors qu'elle avait accepté. Frisson de délices qui me parcourt, que de penser à ce que nous allions faire, à ces Ténèbres que l'on ferait naître côte à côte.
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Re: Le Foyer

Message par : Elly Wildsmith, Lun 28 Aoû 2017 - 18:48


Respirer était une tâche ardue dès lors qu’un choix, marquant votre vie, vos choix, vos décisions, s’abattait sur vous tel un fer chauffé à blanc s’abat sur des chairs. Elle aurait pu, refuser. Ne rien écouter du discours de l’homme aux yeux verts, renfermant ses secrets les plus terribles. Elle aurait pu, distraire, s’essayer à d’autres discussions, ne pas voir, le mal-être de la gamine. Elle aurait pu.

Mais, si elle l’avait fait, elle aurait vécu avec le poids d’un lourd remord. Celui de laisser des tortionnaires s’en prendre à une enfant. Un poids qu’elle n’aurait pas supporté. La bouche asséchée par la vérité du cheminement de ses pensées. Difficile d’admettre que les causes qui vous paraissent juste, que les causes que vous défendez, s’écroule, pour aider une enfant perdue.

Il parle de veritaserum, mais l’esprit de la jeune femme est embrumé, embrouillé, ne parvenant pas à discerner les propos, les principes. Tout est éphémère – même eux ? L’idée lui file la nausée. Elle remise tout cela dans un coin de son esprit, espérant que les ombres ne l’attaquent pas trop vite, pas trop fort. Qu’elle puisse encore rêver d’une vie à deux, avec lui, celui qu’elle a choisi. Malgré le tumulte de son âme.

Elle l’entend dire qu’il est content. Content de quoi ? Qu’elle accepte de tuer, de massacrer ? Elle n’est pas ravie, loin de là. Que de sombres idiots s’amusent à lever la main sur une enfant. Et son sang boue à cette idée, inondant ses veines d’une rage aveugle qu’elle ne se connaissait pas.

Elle ressent sur sa peau, le frisson crée par ses baisers, mais, alors qu’elle y était réceptive quelque semaine plutôt, elle y est désormais étrangère. Habitait par un poison fou, celui de la vengeance. Si Ellana occupait la majeure partie de son esprit dès lors qu’il avait prononcé son prénom, elle n’en oubliait pas pour autant le « frère d’arme » qui lui avait valu sa cicatrice sur l’avant-bras.

Une rage palpable. Elle sentait, elle voyait qu’il percevait ce changement en elle. Ce n’était pas une lassitude de sa moitié, non. Il était impossible que cela arrive. C’était davantage des préoccupations qui embrouillaient son esprit, refusant de la lâcher, et elle refusant de lâcher prise. Elle lâcha quelque mot, dont elle était sûre qu’il en comprendrait le sens

- Je suis tout sauf ravie … Ellana me semble …


Si fragile. Gorge nouée, cœur serré, l’auror avala son verre d’une traite. Elle se leva, regardant Evan, lui tendit la main, comme pour lui dire « emmène-moi loin de tout ça, oublions tout », même si elle savait qu’elle en serait incapable. Malgré les talents de son compagnon, son esprit serait désormais accaparé par cette « tâche » à accomplir. Evan se leva à sa suite, posant ses mains sur ses hanches tandis qu’ils échangèrent un rapide échange salivaire (c’est cadeau de la part de la narratrice ça Ange ).

- Allons-y.

Elle aurait voulu dire quelques mots à sa jeune sœur, mais son cœur était trop ravagé par le ressentiment. Elle ne pouvait pas lui montrer que cela n’allait pas, elle était là pour la protégé, par pour qu’elle se pose des questions, s’inquiète. Elle déposa 4 gallions (2 Eury, 2 CB) sur la table (oui, elle est généreuse mais laissez la faire voyons) et sans un bruit, ils quittèrent le Chaudron Baveur.

- Départ d'Evan & Elly -
Merci Eury :kiss:
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