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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
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Une ruelle froide
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Arty Wildsmith
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Une ruelle froide

Message par : Arty Wildsmith, Sam 26 Aoû 2017 - 22:48


L'envol du Blaireau
Avec Azénor



Les sorties à Pré-Au-Lard étaient normalement une petite bouffée d’air frais dans le quotidien routinier des cours à Poudlard. Pourtant, à cet instant précis, Arty aurait bien voulu être au chaud dans un fauteuil confortable devant le feu de la cheminée de la salle commune des Poufsouffle. Là, il avait trop froid, quand bien même il avait pensé à tout. Eh oui, il était tout mignon avec ses gants, son bonnet et sa petite écharpe aux magnifiques couleurs de la maison des Jaunes. Mais ça n’empêchait rien, le froid le tiraillait, le pinçait et avait même fait tourner le bout de son nez au rouge. Néanmoins, il restait là, dans les rues du village pittoresque, pour une raison qu’il ignorait totalement. Il se dit que c’était pour s’assurer qu’aucun élève ne se plaisait à être retardataire afin de profiter de Pré-Au-Lard en soirée. Ces petits bougres qui voulaient enfreindre le règlement, quels idiots. Genre il prenait ses responsabilités de préfet, vaste blague. Il n’aimait pas ses responsabilités. Non il aurait du mal à l’avouer, mais il voulait se purifier l’esprit, parfois, ça s’encombre, les pensées se marchent dessus et se disputent. Il fallait les calmer et l’ambiance glaciale était parfaitement à même à réaliser ce travail. Il observait donc les petites enseignes du village, le nez levé, contemplait le ciel étonnamment clair en ce début de soirée.

Mais là encore ce n’était pas son genre d’être dans la lune, rêveur, quand bien même des millions d’histoires à dormir debout se baladaient dans son esprit. Arty était plutôt à partir à l’aventure, à jouer, à être dans l’action. Le côté contemplatif ne lui convenait pas trop. A croire que cette soirée avait quelque chose d’étrange, de mystérieux. Il ne savait pas encore quoi, mais ça le guettait, tout doucement, là, au-dessus de lui. Ce qu’il y avait de plus bizarre encore c’est que, tout seul à ruminer dans Pré-Au-Lard, il n’avait pas peur, il n’avait pas revêtu son masque de trouillard qui aurait sursauté à chaque chant d’oiseau qui sortait de l’ordinaire. Non, son cœur battait paisiblement, et il en profitait. Pour une fois qu’il n’imaginait pas un monstre sortir des murs cachés par la lumière, il n’allait pas se plaindre. Il prit alors une longue inspiration, peut-être était-il temps de reprendre le chemin vers Poudlard. Il n’avait croisé personne, les gens étaient emmitouflés dans des plaids réconfortants et tout doux chez eux, dans les auberges et bars. Et ils avaient bien raison.

Il tourna donc les talons et accéléra le pas. L’envie de passer par les cuisines de l’école de magie venait soudainement de faire son apparition dans son esprit gourmand. Il avait hâte. Et puis d’un coup, venant de nulle part, par instinct peut-être, il s’arrêta. Il n’avait jamais vu cette ruelle auparavant, elle n’était pas bien sombre mais on ne distinguait pas tout. Il se dit que peut-être certains élèves en profitaient là, étant cachés. Il soupira. Allez, un léger détour, puis il s’engouffra dans cette mince ruelle. Il regarda à droite, à gauche, il était arrivé au bout, personne. Finalement, cela avait donc servi strictement à rien. Il leva les yeux au ciel, ça l’agaçait, bien qu’il n’eût pas perdu beaucoup de temps sur son programme de chopper des biscuits aux elfes de maison.
Il s’arrêta alors soudainement, il était sur le point de quitter cette petite rue lorsqu’il crut apercevoir quelque chose, ou quelqu’un, une silhouette qui se dessinait non loin. C’était une toute petite ombre qu’il pensait observer, cela pouvait être éventuellement un ou une élève. Pourtant il ne bougea pas, il ne dit rien non plus. C’était étrange ça d’ailleurs, qu’aucun son ne sorte de sa bouche, même pas un petit « Hey, toi ». Pour une raison inconnue, il n’osait pas. Ses membres s’étaient contractés, à cause du froid ou de l’inquiétude qui commençait à grandir en lui, allez savoir. Il se contenta de rester là sans bouger, comme un parfait idiot, attendant que quelque chose se produise. Si tant est que quelque chose se produise.
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Azénor P. Benbow
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Re: Une ruelle froide

Message par : Azénor P. Benbow, Ven 1 Sep 2017 - 22:27




hello lil' bird

Se regarder dans le miroir, trouver une jolie brune aux yeux foncés, des cheveux bruns longs ondulés et un sourire en coin. Un coup de baguette et tout changer. Des lentilles pour des iris claires un vert azur impensable. Ce que j'aime la magie lorsqu'elle épate. Des cheveux plus courts, au dessus de l'épaule, encore plus foncés. Un masque blanc, pour cacher mon petit nez retroussé. Du rouge sur les lèvres, des longs cils noirs qui dépasseraient presque de mon loup blanc.
Je change ensuite de pièce pour me diriger vers ma chambre. Je dois me dépêcher, ne pas risquer d'être trop vue, ne pas attirer l'attention. Un pantalon noir et une sweet à capuche, il ne m'a jamais vu de la sorte.
Artémis O'Toole. Préfet de Poufsouffle. Tu es ma cible petit oiseau. Attirer l'attention. C'est ce que tu as fais. Alors j'ai choisis d'en savoir plus. Percer un petit peu ton âme et ta perception du monde. Voir ce que tu crois voir. Comprendre ce que tu crois comprendre.
Tu me connais Azénor, Directrice de Gryffondor. Mais ce soir je suis Octavia. Tu ne me reconnaitras pas, bien-sûr. Je suis cachée, mes vices et mes secrets oubliés, mon métier et les lois rangés.
Un regard à l'intérieur et je m'envole; transplanant dans les Rues de Pré-au-Lard. Je t'ai vu sortir du château, te diriger vers le village le plus connu des sorciers de Grande Bretagne. Je suis rentrée pour être Octavia et me voilà attendant la rencontre.


Pas un bruit ce soir, simplement la brise sur quelques mèches de cheveux qui viennent se taper contre mes oreilles. Je me suis arrêtée au détour d'une rue tranquille. Pas un chat pour venir déranger la nuit.
simplement un petit oiseau
une silhouette
Tu ne bouges pas Artémis mais je le sais, je sens que c'est toi. Alors moi je m'avance moi, tout doucement. Comme une ombre dans l'obscurité. Et puis un lampadaire qui éclaire mon visage à moitié caché. Quelques mètres et nous voilà face à face. Pas un mot. Juste un sourire au lèvres, vraiment léger.
Une voix un peu changée, parce qu'on ne sait jamais
- Bonsoir Artémis.

intimidé?

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Arty Wildsmith
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Re: Une ruelle froide

Message par : Arty Wildsmith, Sam 2 Sep 2017 - 12:02


Elle se tient là, devant lui. Cette petite silhouette qu’il venait d’apercevoir. Il ne dit rien, attend. Pourtant il ne panique pas non plus, et je pense que pour ça, on peut lui discerner une médaille. En même temps, il le sent, que ce n’est pas une attaque, une agression, enfin, il réside un léger doute quand même, au fond de lui, toujours être prudent. Il est incapable de faire quoi que ce soit. Alors qu’ils sont l’un en face de l’autre, il entend sa voix transpercer l’air froid ambiant. Son prénom à lui. Une lueur d’interrogation passe dans ses yeux. C’était une petite dame donc, au son de sa voix, qui connaissait son prénom. Comment c’était possible ? Là, dans l’obscurité, il ne la reconnaissait pas, même sa voix ne lui disait rien du tout. En plus, quelque chose le chiffonnait. C’était rare qu’on l’appelât Artemis, jamais à vrai dire. A part sa mère, il n’aimait pas ça, ce prénom de fille – puisque c’en était un. En fait,  cette résonance, d’entendre son prénom en entier, c’était ça qui le surprenait le plus, non pas qu’elle connaisse visiblement ce prénom. Enfin, ça c’était la seconde surprise parce qu’en effet, c’était complètement bizarre. Là, à Pré-Au-Lard, en soirée, il rencontrait quelqu’un qui le connaissait, et ce n’était vraisemblablement pas réciproque.

Il ne répond donc pas tout de suite, laissant le salut se perdre dans la nuit. Bizarrement même s’il n’avait pas peur il n’était pas très à l’aise. Il n’avait aucune idée de ce que cette jeune femme lui voulait, quand bien même elle n’avait pas l’air de vouloir l’assassiner. Mais certains cachent le dragon qui dort en eux. C’était le genre de situation gênante dans laquelle Arty avait du mal à se sortir, tout le temps. Il soupire donc en remettant son mignon petit bonnet correctement sur sa tête. Les idées se mettent alors à tambouriner son cerveau déjà trop plein d’illusions. Si elle connaît son prénom c’est que cette rencontre était prévue, préparée, elle savait qu’il allait être là. Peut-être que c’était une espionne imaginaire, comme lui ? Pourtant Kohane ne lui avait pas parlé d’une potentielle allié. Étrange. Ça ne pouvait donc pas être ça, il y avait quelque chose d’autre sous cette rencontre qu’il n’arrivait pas à toucher du doigt, qu’il ne comprenait pas encore.

- Comment vous savez qui j’suis ? Et vous, qui êtes-vous ?

Il marqua une courte pause, essayant de plonger son regard dans celui de la jeune femme en face de lui. Il remarque alors qu’elle semble porter un masque, léger, qui ne prenait pas tout son visage, mais quand même. C’était une femme masquée, comme Catwoman. Oui, le rapprochement avec les superhéros, chez Arty, ça va très vite, son côté enfantin qui vit constamment dans des histoires à dormir debout. C’était peut-être pour cette raison qu’il ne pouvait pas la reconnaître, elle se cachait. Pourquoi ? Il n’en avait aucune idée, mais ça devait être une bonne raison. Une criminelle en fuite ? Il en doutait. Non vraiment, cette idée de super-héroïne lui semblait beaucoup plus crédible. Pourtant, il n’arrivait toujours pas à savoir pourquoi exactement elle se tenait devant lui ce soir, pourquoi elle l’avait abordée comme ça, presque par hasard.

- Que voulez-vous ? Vous n’allez pas me faire de mal ? Oh, et bonsoir.


C’est vrai, avec toutes ces interrogations il en avait oublié la politesse, alors que c’était un truc qu’il trouvait hyper important. Toujours être poli. En même temps, on pouvait lui pardonner, cette rencontre soudaine l’avait déstabilisé plus qu’il ne le pensait. Il avait tout de même posé cette question, d’une éventuelle agression, sait-on jamais, il voulait assurer ses arrières. Après tout, les attaques des Mangemorts n’étaient pas si rares que ça, c’est pourquoi Arty envisageait toutes les possibilités avec son esprit qui commençait à bouillir à force d’essayer de comprendre ce que cette femme faisait là, et ce qu’elle lui voulait. Il secoua alors la tête, ça faisait beaucoup trop d'interrogations là, à l’intérieur, sous la boîte crânienne. Il fallait qu’il sache sans quoi il n’allait pas tarder à exploser. Il se mit à emmêler ses doigts pour évacuer la surprise et l’impatience. Il ne savait s’il fallait qu’il mette la main sur Odette, cachée dans sa poche arrière, si elle allait lui servir ce soir. Parce que malgré tout, il est tout sauf parfaitement à l’aise. Cette femme avait beau être plus petite que lui, elle en imposait beaucoup plus. Rien que sa présence, c’était incroyable. Il se risque tout de même à jeter un œil à droite, à gauche pour s’assurer qu’elle est seule, qu’il n’est pas sous le joug d’une bande de sorciers inconnus qui cherchent à lui faire du mal. Mais non, ils ne sont bien que deux dans cette ruelle.
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Re: Une ruelle froide

Message par : Azénor P. Benbow, Dim 10 Sep 2017 - 15:27




Des lèvres qui s'étirent un tout petit peu plus. Situation pas évidente. Je sens l'hésitation dans son regard, forcément. Tu te demandes qui je suis, d'où je viens, peut-être même si finalement tu me connais, si j'enlève tout cet attirail, ce masque, que je laisse mes vrais cheveux s'envoler et mon visage toucher la nuit. Tu me reconnaitrais, on serait probablement rentré au château ensemble. Regarde il n'y a personne. Mis à part toi et moi. On a les étoiles pour nous on a la lune pour nous guider. On a la Lumière.

- Comment vous savez qui j’suis ? Et vous, qui êtes-vous ?

Des iris qui percent. Mes yeux d'habitude si foncés sont devenus un regard vert clair. C'est incroyable la magie n'est-ce-pas. C'est amusant de voir les questionnements dans ses yeux. Je ne réponds pas encore, il semble vouloir en dire plus. Je laisse le mystère quelques temps et puis finalement c'est lui qui reprend la parole après une courte pause indécise.

- Que voulez-vous ? Vous n’allez pas me faire de mal ? Oh, et bonsoir.

Te faire du mal. Un léger ricanement. Bien-sûr que non, c'est toi qui va faire le bien. Je le sens. Je l'ai compris en t'observant à Poudlard. Tu es devenu préfet alors à partir de là tu as attiré mon attention. Tu es très vite sorti du lot Artémis. Tu as quelque chose en plus. Un potentiel pour l'Ordre. Que certains n'ont pas.
Et puis je le vois vérifier je ne sais pas trop quoi à gauche à droite. Il est perdu, et puis hésitant. Il ne sait pas qui je suis. Si je sers la Lumière ou les Ténèbres. Sérieusement, j'ai l'air de quoi? J'ai pas de grande cape noire ni de masque qui cache l'intégralité de mon visage.
Alors parce que je ne veux pas le faire plus attendre, je prends une voix posée et douce, puis je réponds à ces questionnements.

- Je sais qui tu es parce que je t'ai repéré.
Mes amis semblables m'appellent Octavia. Je ne vais pas te faire de mal, je veux simplement prendre le temps de discuter avec toi. Tu as du temps à m'accorder? Qu'on marche un peu, qu'on discute ensemble de la conception et de la tournure que prend le monde. Enfin, si tu le veux bien évidemment.


Un regard apaisant, un sourire. J'essaie de faire passer par les non dits qu'il peut avoir une entière confiance en moi.
Un tournent


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Re: Une ruelle froide

Message par : Arty Wildsmith, Lun 11 Sep 2017 - 22:13


LA d'Azé



Alors qu’il l’entend rire légèrement, la panique s’enfuit aussi vite qu’elle était à peine arrivée. Ça y’est, il en est tout à fait sûr dorénavant, cette jeune femme n’est pas là pour le faire souffrir, pour jouer avec lui ou pour l’agresser. Rien de tout ça, alors il relâche un peu les épaules, se détend doucement. Et alors qu’il sent le froid lui picoter la peau au niveau de son visage, une chaleur l’englobe doucement. Il l’avait déjà sentie, plusieurs fois, lors de certaines rencontres, il se doute bien qu’il s’agit là d’un tête-à-tête tout aussi important bien qu’il ne savait pas encore en quoi, sur quoi il allait déboucher. C’est alors que sa douce voix transperce la nuit glaciale, mais pas de façon brusque, au contraire. La légèreté du ton impressionne l’obscurité qui les entoure, chaque mot vient faire étinceler les battements du cœur du jeune Arty. Il a été repéré. Le brouillard couvrant cette rencontre hasardeuse commence à se dissiper, petit à petit, il semble que des lumières s’allument dans son esprit échauffé. Il comprend peut-être, il voit de quoi elle parle.

Une douce euphorie commence à le prendre, là, près de l’estomac. Il a du mal à contenir son sourire et son air espiègle. Maintenant qu’il sait qu’elle ne lui fera aucun mal, qu’au contraire, elle voulait juste discuter. Parler de ce qui semblait renverser la communauté magique, ce combat et ses pensées qu’Arty commençait tranquillement à épouser, auxquelles il pensait en fait, continuellement en ce moment. Cette révolte qui avait germé avec l’attaque de son ami notamment mais aussi avec ces mésaventures en mauvaise compagnie ténébreuse. Certains mots résonnent fort, font écho dans le cerveau alors en ébullition du Blaireau, ses semblables et son nom, Octavia. Il comprend alors qu’à sa manière, elle était une espionne, mais du bon côté de la force, de la lumière, comme le soulignait depuis le début la présence du loup blanc sur ses yeux. Il se sent bête d’avoir pensé à autre chose, à une malencontreuse rencontre. Car maintenant il pense que c’est peut-être un de ces moments qui reste et qui pétille dans les souvenirs tellement il est marquant.

- Ooh. Je vois. Enfin, je pense que je vois, ce que vous êtes. Je crois. Et oui bien sûr, tout le temps du monde.


Il est surpris, il ne s’y attendait pas. Du moins pas comme ça, pas ainsi alors qu’il est seul à Pré-Au-Lard dans la nuit. Il voyait cela comme une rencontre de plein jour, solaire. Mais après tout, est-ce que ce n’était pas à l’image des heures sombres qui entouraient le monde des sorciers ? Des petits êtres de lumière combattant dans la nuit. Tout de même, c’était quelque chose qu’il souhaitait au plus profond de lui, un vœu qui trépignait à l’intérieur depuis quelques temps sans qu’il sache exactement comment l’exaucer. Peut-être que les réponses se trouvaient là, en face de lui et accompagnaient les paroles d’Octavia.

Et alors qu’il amorçait un geste de la main pour signifier qu’ils pouvaient se lancer dans une calme marche méditative, il se tourne vers cette jeune femme. Dorénavant il aurait du mal à cacher l’impatience et la joie qui faisaient grésiller ses oreilles. Les deux lumières s’avancent donc calmement dans l’obscurité environnante de cette ruelle et Arty ne peut s’empêcher de reprendre la parole, avec ses mains qui gigotent dans tous les sens, ne maîtrisant pas tout à fait leur enthousiasme.

- Vous êtes avec eux n’est-ce pas ? Les oiseaux de feu ? Les justiciers tapis dans l’ombre qui combattent pour répandre la lumière sur le monde magique ?! Vous ne pouvez pas savoir comment je vous admire, à quel point j’attendais de rencontrer l’un de vous !

Enfin, maintenant sûrement qu’elle le savait, à quel point il était heureux de cette rencontre. Arty ne laissa planer aucun doute, avec ses mots, sur l’endroit de la bataille où il se trouvait. Du côté de la lumière, des justiciers super-héros masqués qui œuvraient pour le bien commun. Aucun doute là-dessus, ça faisait un petit moment maintenant qu’il assumait ses positions, qu’il avait pris cette décision de tout faire pour s’engager dans la lutte et la révolte enflammée. Et ce soir, il avait comme l’impression que sa lutte pouvait commencer réellement et prenait un tournant réel, tangible, vrai. Il n’était plus question de doux rêves ou d’illusions, c’était là, près de lui. Ce n’était plus un jeu.
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Re: Une ruelle froide

Message par : Azénor P. Benbow, Jeu 21 Sep 2017 - 19:16




C'est agréable. Ce genre d'euphorie. Celle qui il y a sur ton visage. Un sourire retenu qui aimerait exploser au grand jour. Montrer l'éclat des dents, étirer les lèvres jusqu'à la crampe. Oh mais je connais ça oui. Je me souviens si bien de cette fois où j'ai reçu un courrier d'une certaine Bianca. Une inconnue lumière qui m'avait donné rendez-vous à minuit au fin fond de la Forêt Interdite. Qui est le fou qui serait parti tête baissée à la rencontre du destin. Moi, nous bien-sûr. C'est ce qu'est l'Ordre du Phénix. Le secret. Les actions dans l'ombre. Et on recrute les petits nouveaux grâce à nos expériences et nos observations. Cela fait quelques temps que je te suis du coin de l’œil, Artémis de Poudlard. Une personnalité intéressante, une joie de vivre au premier abord, et un certain potentiel, même si le mot m'agace un peu.

- Ooh. Je vois. Enfin, je pense que je vois, ce que vous êtes. Je crois. Et oui bien sûr, tout le temps du monde.

Un large sourire doté d'un léger rire s'installe sur mon visage. J'adore cette maladresse toutefois spontanée. D'un geste de la main qui accompagne mes quelques mots d'il y a une petite minute, le préfet de Poufsouffle entame la marche et je me positionne avec plaisir à ses côtés. Il trépigne sous l'obscurité de la nuit, tout les deux on s'enfonce dans l'ombre, et lui gigote sur place. Je comprends alors que je ne me suis pas trompée à son sujet. Intérieurement, j'ai hâte de faire part de cette rencontre avec Laurae et tous les autres, nouvelle famille, nouveaux amis, nouveaux confidents.

- Vous êtes avec eux n’est-ce pas ? Les oiseaux de feu ? Les justiciers tapis dans l’ombre qui combattent pour répandre la lumière sur le monde magique ?! Vous ne pouvez pas savoir comment je vous admire, à quel point j’attendais de rencontrer l’un de vous !

Et puis ces dires, en plus de me redonner un sourire, encore, confirment ce que je pense au fond de moi, depuis déjà quelques temps. J'aime bien sa définition de notre Ordre. Je tourne ma tête légèrement sur le côté pour le regarder, et c'est étrange. Je ne vois pas forcément un enfant, ni un immature élève comme il en existe des tas. Entre guillemets si jeune et déjà sa propre opinion. C'est intéressant, je ne sais pas si à cet âge là j'étais déjà décidée. Je savais bien-sûr, tant j'aime les livres sur l'Histoire, ce qu'était l'Ordre du Phénix. J'en avais entendu parlé, de ces piou piou tapis dans l'ombre prêt à sauver le monde. Un monde de paradoxe qui oblige à se poser la question, de qui a raison. Qui fait le bon choix. Qu'est-ce-qui est le mieux pour nous, sorciers. Et puis j'ai choisi la Lumière.

- Oui je suis avec eux. Tien, comment as-tu entendu parler de nous? Et puis j'aimerais savoir, que penses-tu vraiment du contexte actuel, étant encore élève à Poudlard?

Sais-tu jeune homme, qu'ils sont partout. Eux aussi tapis dans l'Ombre qu'est leur évidence. Prêt à frapper pour montrer et prôner leur idéologie. Pourquoi le ministère ne comprend pas. Pourquoi rien ne bouge. Pourquoi faire ce choix-là.

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Re: Une ruelle froide

Message par : Arty Wildsmith, Sam 23 Sep 2017 - 14:35


Le froid le piquait davantage maintenant, mais il s’en fichait, alors qu’il marchait aux côtés d’une membre des oiseaux de feu. Ça servait à le réchauffer, ça brillait tellement qu’il ne sentait plus vraiment l’air glacial. Comme quoi, ces sorciers enflammés avaient réellement des supers-pouvoirs. Et sur les pavés de la ruelle, il entend la confirmation devant ce qu’il avait avancé, c’était tangible maintenant, elle avouait complètement. Elle lui pose alors deux questions, la première fait rire Arty, un petit peu. Parce que pour lui c’était simple et ça ne remontait pas à tellement longtemps. Alors il regarde en l’air, ces mèches folles coincées dans son bonnet, pour y réfléchir vraiment à ces questions, ça ne dure pas des heures mais dans sa tête, c’est tout comme. Des bribes de souvenirs se croisent et s’entremêlent, il ne sait même pas ce qui est arrivé avant ou après, pendant. Il a du mal à mettre de l’ordre, mais il ne veut pas désorienter son interlocutrice, il a envie de sortir un truc cohérent, qui ne l’embrouille pas, qui ne lui donne pas une mauvaise image de lui. Mais c’est avec le sourire et en tournant légèrement la tête qu’il décide de répondre.

- Qui n’a pas entendu parler de vous ? Mais en fait, c’est parce que j’ai un ami qui s’est fait attaquer par des masqués, puis a rencontré l’un d’entre vous. On en a beaucoup parlé et puis voilà, on a même fondé un club, pour vous. Il marque un petit temps d’arrêt, est-ce c’était tout ? Ah non, cette rencontre aussi, devant la boutique de farces et attrapes, son sourire s’agrandit davantage. Oh et puis j’ai aussi rencontré une jeune fille avec un gallion, elle devait être avec vous. Enfin voilà, puis forcément, les Aurors parlent de vous aussi, j’m’informe un peu.

Il ne parle pas des problèmes qu’il a d’obéir aux autorités, à les considérer comme importantes et légitimes, lui était une âme libre, une tête brûlée bien-pensante, il faisait ce qu’il voulait et si quiconque l’en empêchait, c’était caprice explosif. Mais bon, il n’allait pas tout révéler maintenant, autant garder un petit peu de mystère. Aussi parce que ce n’était pas si important, après tout, il voulait mettre son âme libre au service de l’Ordre du Phénix et puisqu’ils étaient justiciers, d’après lui, un adolescent refusant de se faire marcher sur les pieds et qu’on lui dicte sa conduite, ça pourrait éventuellement servir. Mais qu’est-ce qu’il en savait, lui. Puis il se permit d’enchaîner, sur le contexte qui flottait au-dessus de la communauté magique. Il sait qu’il va paraître égoïste parce que finalement, c’était l’attaque de son ami qui avait débuter sa révolte, pas le reste, ou en tout cas, pas tout à fait, ça n’avait pas été l’élément déclencheur de la lutte brillante au fond de lui. Alors son sourire s’efface légèrement.

- Je pense que j’en ai marre de ces sombres masqués qui avancent, encore plus à chaque jour et qui répandent en tout impunité cette peur monstrueuse. C’est tout, et le ministère qui peut-être agit, j’sais pas, mais ça ne fonctionne pas. Alors il faut autre chose.

Il laisse ses paroles flotter à son tour. Autre chose, il ne savait pas vraiment quoi, mais quelque part il n’était pas pour le ministère et ces façons de faire, cette lutte et course après les oiseaux de feu. Non, le ministère n'avait pas toutes les clés en mains pour pouvoir faire avancer la lumière. Il ne sait pas si ça répond vraiment à la question de la jeune femme mais c’était la sienne. Le fait de se révolter comme ça contre ces gens sombres et masqués qui s’attaquaient avec fureur à des innocents juste pour rire, et le pire, c’était qu’ils pensaient réellement servir une idéologie, les bougres. Alors il hausse un peu les épaules, pour lui, les Mangemorts n’avaient pas encore pris cette part réelle, c’était juste une ombre diffuse qui planait au-dessus de lui, mais nul doute que ça n’allait pas tarder. C’est peut-être aussi pour ça qu’il voulait intégrer cette révolte, se tenir absolument prêt pour la fois il se retrouverait contre eux, parce que ce n’était qu’une question de temps. Pour éviter la peur et se faire envahir par la lumière et le feu, se dresser contre eux, à savoir s’il en serait capable ce jour-là, mais il essaierait du moins. Toujours est-il qu’il secoue un peu la tête, ne pas avoir ses idées là maintenant, car après tout, il n’était que question de lumière ce soir, et de rien d’autre. D’un autre côté, est-ce ce n’était pas tout à fait indépendant l’un de l’autre. Si le côté obscur de la force n’existait pas, les Phénix n’auraient pas lieu d’être.
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Re: Une ruelle froide

Message par : Azénor P. Benbow, Dim 1 Oct 2017 - 21:38




Le doux vent du soir caresse mes cheveux et rougit un peu mes pommettes déjà rosées. C'est une si belle soirée. C'est agréable de sentir un souffle ça fait rappeler qu'on est en vie. Comme si l'on pouvait l'oublier. Je veux dire avec tous ces conneries que l'on voit à longueur de journée, ces ombres tapies dans l'obscurité, ces rencontres impromptues, ces lâches qui se cachent. Bien sur que le mépris et la rage nous font rappeler que l'on est en vie.

- Qui n’a pas entendu parler de vous ? Mais en fait, c’est parce que j’ai un ami qui s’est fait attaquer par des masqués, puis a rencontré l’un d’entre vous. On en a beaucoup parlé et puis voilà, on a même fondé un club, pour vous.
Oh et puis j’ai aussi rencontré une jeune fille avec un gallion, elle devait être avec vous. Enfin voilà, puis forcément, les Aurors parlent de vous aussi, j’m’informe un peu.


Un club pour nous. Je laisse s’échapper un léger rire de mes lèvres étirées. Je le laisse finir de répondre à mes questions avant de rétorquer à ses dires. Mais je commence l'air de rien à réfléchir. Comme quoi mêmes des enfants rencontrent des mages noirs. Je me demande s'il y en a déjà eu des...Des drames. Des tués dans un duel inéquitable. Mes yeux et mes paupières s'abaissent face à cette pensée. C'est le pourquoi finalement, ma finalité. Mon plus grand objectif n'est autre que de protéger ceux que j'appelle mes enfants. Les élèves de l'école dans laquelle je travaille. Qu'ils soient de ma maison ou qu'ils soient serpent quelle différence. C'est au plus jeune âge qu'on se fait son idée du monde, et c'est à ce même âge que l'on se fait influencer. J'ai peur tous les jours qu'ils choisissent la facilité. C'est un peu le combat de ma vie. Et mon Dieu que ça fait du bien de voir que l'on est pas seuls à agir dans l'ombre. Seize ans et il est déjà à fond dedans. J'ai un bon feeling, une espèce de pressentiment avec lui. J'le sens bien.
Puis il reprend la parole.

- Je pense que j’en ai marre de ces sombres masqués qui avancent, encore plus à chaque jour et qui répandent en tout impunité cette peur monstrueuse. C’est tout, et le ministère qui peut-être agit, j’sais pas, mais ça ne fonctionne pas. Alors il faut autre chose.

J’acquiesce en premiers lieux sans rien dire. Les rues sont désertes, il n'y pas un bruit. Et je vois au loin un banc se dessiner sous nos yeux. Je laisse un cours silence s'installer, alors que nos yeux se croisent à chaque pas effectué. Je décide ensuite d'orienter notre chemin vers le banc, où je m'installe. Puis j'invite Artémis à faire de même. Autant se poser.

- Un club? Intéressant, dis moi en plus? Je crois savoir que tu passes pas mal de temps avec ton ami Dragomir? Peut-être est-ce de lui dont tu me parles. Et puis en ce qui concernent les mages noirs, je crois qu'il est de mon devoir de te dire qu'ils sont partout, que ce soit eux ou leurs alliés. Et surtout là où on ne les attend pas. Souviens-toi de l'Attaque de Poudlard. Penses-tu que sans allié à l'intérieur du château ils auraient pu passer les portes. Chaque jour ils assassinent et arrachent l'espoir aux lèvres des gens. Et je crois ne pas me tromper quand je dis que toi et moi nous partageons les mêmes idées, les mêmes valeurs.
N'est-ce-pas?



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Re: Une ruelle froide

Message par : Arty Wildsmith, Ven 6 Oct 2017 - 17:40


Se poser quelques instants, de toute façon, il n’y a plus aucun risque dorénavant, même dans la nuit ça brille, alors forcément, à partir de là, il n’y avait plus de limites. Arty ne pose même plus de regards à droite ou à gauche, furtifs, afin de déceler un mouvement, une oreille qui voudrait se perdre à les écouter. Car rien du tout, et ce n’était pas pour lui déplaire. Il s’assoit alors sur le banc, à côté d’Octavia, il se met en tailleur, parce qu’il ne quitte pas une position enfantine, il est comme ça, il ne changera sûrement pas. Il écoute ses paroles voleter autour de lui. Il entend le prénom de Dragomir, il tique un petit peu, et sourit. Elle ne pouvait pas avoir plus raison que ça, mais pas seulement. Comme quoi, les oiseaux de feu étaient de réels espions puisqu’ils savaient pour son camarade jaune, d’un autre côté, c’était lui qui lui avait dit pour les Phénix, pour leur quête et comment ils l’avaient accosté, à l’hôpital, alors ce n’est peut-être pas si étonnant. Mais ce n’est pas ça qui l’inquiète le plus, parce qu’il sait très bien qu’il ne traîne pas qu’avec Dragomir, qu’il a d’autres connaissances, que pense-t-il, d’autres amis, qui ne sont pas du même bord, du tout. Il baisse les yeux, ne sachant pas trop où se situait son pote Serpentard dans la lutte, enfin, il avait fait mille et une hypothèses, il savait en réalité, mais les mots n’avaient jamais été prononcés. Alors peut-être que non. Il se demande jusqu’où vont les recherches des Phénix, à quel point ils connaissent sa vie. Si seulement ça pouvait se résumer à son entreprise avec Mimir.

D’un autre côté il n’a pas honte, loin de là, il était sur tous les fronts, et ce n’était pas si mal. Qui a dit qu’il ne pouvait pas aspirer à être un bandit en même temps qu’un allié des oiseaux de feu ? Personne. Ce n’était écrit nulle part. Aucune loi, c’était peut-être ça aussi le propre d’un justicier, alors il assumerait, si on demandait, un jour.
Mais elle n’a pas tort, loin de là, ces alliés qui étaient tapis absolument partout, qu’on retrouvait dans chaque recoin du monde des sorciers, souvent là où on ne les imagine pas, parce qu’ils savent être inventifs, c’était ça le pire. Il hoche la tête, ça devrait peut-être l’inquiéter d’ailleurs cette perspective, mais pas du tout. Au contraire, ça éveillait en lui ses étincelles d’espion, lui aussi voulait tout savoir et débusquer les masqués et leurs alliés, partout. Il retournerait chaque lueur sombre pour ça.
Il pose sa nuque sur le dossier du banc, regard vers le ciel. Il aime bien cette perspective, de tout révéler, là.

- Parce qu’on a pas peur, Dragomir et moi, on veut, enfin, je veux parce qu’il ne voulait pas parler pour l’autre, qui n’était pas là, même s’il pourrait. Me battre à vos côtés, vous aider. Du coup ce club c’est pour ça, apprendre à se défendre d’abord, et vous soutenir. Et non ce n’est pas trop dangereux. Il devance déjà d’éventuelles paroles adultes qui lui diraient de faire attention. Il n’était pas trop petit, certes il n’avait pas beaucoup d’expérience mais tout était là, focalisé en son épicentre et c’était prêt à exploser s’il le fallait, pour cette cause enflammée. Puis, il n’aimait pas qu’on lui dise ce qu’il devait faire ou pas, il n’obéissait jamais à contre cœur, quand cela n’allait pas dans son sens. C’était une manière de prévenir, comme ça, avec son air de fripon. Parce que oui, on partage les mêmes valeurs. Il la regarde du coin de l’œil et sourit. Il se redresse, l’air vif. Je sais qu’ils sont partout, c’pour ça qu’on doit l’être aussi, et toujours prêt.

Il avait employé le « on », parce que pour lui il n’y avait pas de doutes, même s’il n’était pas officiellement l’un des leurs, à l’intérieur, c’était tout comme. Avec les feux qui l’habitaient, il savait très bien que c’était là ce qui l’attendait.
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Re: Une ruelle froide

Message par : Azénor P. Benbow, Sam 14 Oct 2017 - 15:37




Peut-être une heure. Oui disons cela. Un heure à parler, échanger, comprendre, apprendre de l'autre. Peut-être un peu plus, peut-être un peu moins. Néanmoins, c'est ce qu'il fallait. Vérifier les hypothèses. Tout est bon. Tout ce que je pensais s'est révélé comme juste. Il a ce besoin, cet amour, cet espoir, ces couleurs. Qui sait où va-t-il nous mener. Il est notre allié. Je le vois dans ses yeux, je le sens dans sa façon de se mouvoir et je le sais dans ses paroles. La façon de s'exprimer. L'âme d'un Phénix, la plume qui s'enflamme, les mots qui courent, le cœur qui désire, l'envie qui brûle.
Un heure oui, mais il se fait tard. Et pour lui et pour moi. Je dois retourner au château. Pour passer inaperçue. Ne pas être vue. Mais avant, je sourie. J'ai hâte de raconter à mes amis oiseaux majestueux la rencontre de ce soir. J'ai hâte de leur dire que je ne me suis pas trompée. Que nous pouvons compter parmi nous un nouvel allié. Parce que j'ai confiance. Je crois en cette nouvelle petite âme. Et je pense ne pas me tromper quand je dis qu'il nous rejoindra avec plaisir. Mais il faut le demander. Trouver les mots qui vont tiquer.
Les valeurs sont là, la volonté, la persévérance.
L'espoir.
Le renouveau.
L'étincelle.

- Alors considérons que tu es des nôtres. Artémis tu fais parti de nos alliés désormais, si tu le souhaites toujours, bien entendu. Sais-tu ce que cela signifie? Nous pourrions avoir besoin de toi pour une ou plusieurs missions. Je te contacterai. Moi ou un autre membre l'Ordre du Phénix.

légère pause
léger silence

- Entendu?


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Re: Une ruelle froide

Message par : Arty Wildsmith, Mer 18 Oct 2017 - 16:13


Ça sonne comme un couperet, mais un couperet recouvert de coussins et qui rend joyeux. C’était ça les paroles de l’oiseau enflammé à ses côtés. Les mots tant attendus, tellement qu’il n’y croyait pas vraiment. Ça s’était fait comme ça, ainsi, il était donc bien un des leurs. Un petit, un bébé, qui les aiderait, si jamais. Il n’arrive pas à réprimer l’immense sourire et la joie qui s’empare de lui brutalement. Comme un but finalement atteint, en plus, les termes qu’elle emploie le font vaciller d’enthousiasme. Des missions, des vraies de vraies, avec de l’action pour servir la lumière et les étincelles. Jamais il ne dirait non. Son cœur est tout haut et il ignore s’il redescendrait un jour, il sait déjà, qu’il ne marcherait plus de la même façon, que désormais quelque chose continuerait de l’habiter sans repos.
Alors il hoche sérieusement la tête. Il comprenait tout à fait ce que cela signifiait, parce qu’il y avait aussi sûrement le danger qu’impliquait la cause qu’il servait dorénavant. Il ne savait peut-être pas tout à fait dans quoi il s’embarquait, mais après tout, il s’en fichait, ça n’était pas si grave, pas aussi grave que le but sublime qu’il s’était donné. Puis ce n’était pas ça qui allait le faire reculer.

Il toise une dernière fois la jeune femme, tout près de lui. « Parfaitement entendu, je serai là, j’vous attendrai. » Il avait particulièrement hâte maintenant, d’avancer encore, de voir vraiment à quoi ça pouvait ressembler, de l’intérieur. Combattre aussi, sûrement, un véritable justicier, c’était ça qu’il avait enviait le plus, mais il savait pertinemment aussi, qu’il était trop jeune, que son heure viendrait peut-être. « Par contre, vous pouvez m’appeler Arty. » Véritable identité, oui, oublier l’autre prénom usuel qui était beaucoup trop féminin, puis ce n’était pas comme ça qu’on l’appelait. Il pouvait penser qu’ils étaient un peu proches maintenant, le pas pouvait être franchi.

Puis lui aussi, se rend compte soudainement, que le froid continue de le harceler pour lui dire, qu’il était peut-être temps de rentrer. Le château était loin, du temps pour y retourner, il ne pouvait plus trop traîner. Même si la nuit et la présence à ses côtés avaient quelque chose de particulièrement réconfortant, mais se confronter de nouveau à la réalité. Ça mettrait sûrement cette rencontre en valeur, minutes éblouies dans le souvenir. Il se relève, lance un regard en arrière, évidemment accompagné d’un merveilleux sourire. « J’vais devoir y aller, il se fait tard… J’attends de vos nouvelles. » Petit signe de tête pour saluer, poliment. C’était juste pour un temps, certainement, ils se reverraient, à d’autres occasions. « Merci » Parce que ça lui semblait important, après tout, elle l’avait bien remarqué, accosté, sans elle, il ne serait pas un allié.

Les mains dans les poches, toujours le pas un peu dansant, il s’éloigne.


Fin du RP, merci amour
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Re: Une ruelle froide

Message par : Kalén Bloom, Lun 23 Oct 2017 - 0:25


Au commencement était la nuit
PV avec 91





Pré-au-Lard.

Kalén trainait depuis le début d'après-midi dans le petit village sorcier. Elle avait observé ses camarades déambuler dans la rue principale, jonglant entre les différentes échoppes, dégustant des friandises toutes droit sorties de chez Honeydukes et s'amusant avec les farces et attrapes de chez Wadiwasi.

Kalén était restée à les regarder, adossée contre une barrière en bois, les yeux vides.

Vide.

Le sentiment l'oppressait depuis bientôt six mois. Six mois sans lui, à trainer sa douleur comme un oiseau dégoulinant de mélasse, perché sur son épaule, et lui susurrant son malheur à l'oreille. Tous les jours, Kalén se réveillait avec cette impression sourde que le monde dans lequel elle évoluait se colorait en gris. Que tout ce qui faisait autrefois sa beauté se retrouvait aspiré, comme une âme, hors d'un corps harcelé par un Détraqueur.

Vide.

Comme un puits tari, où quelques flaques d'eau croupie subsistent encore à côté du sceau rongé par les mites.

Le bois de la barrière lui cisaillait les côtes, mais elle s'en fichait royalement. Elle n'avait que faire des douleurs physiques bénignes, l'arrête du bois, le vent glacé de Novembre, les cris aigus des jeunes gens. Tout cela n'avait plus d'importance.
Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle était venue à Pré-au-Lard avec les autres. Sûrement un besoin de sortir de la cage, de quitter ces lieux familiers qui, où qu'elle posait son regard, lui rappelaient des instants trop lointains, trop inaccessibles pour rester agréables.

Vide.

Elle avait oublié comment parler aux autres. De toute manière, elle n'en avait pas envie. Les bribes de conversation qui lui parvenaient lorsqu'un groupe d'élèves passaient devant elle, ne l'intéressaient pas. Elles lui paraissaient futiles, sans intérêts, creuses, vides.

Vide.

Elle baissa les yeux un instant, observant le vent pousser les brindilles sur ses chaussures. Peut-être qu'elle pourrait rester là pour toujours... Après tout, elle n'avait aucune envie de bouger, et elle doutait du fait que quelqu'un remarque son absence à Poudlard. Peut-être Théo ou Arty...
Kalén pensa à Elly. La jeune femme semblait croire en elle. Pourtant, si elle l'avait vu à cet instant précis, l'Auror aurait probablement douté de la possibilité qu'elle devienne un jour membre de l'élite de la police magique. Elle se sentait si vide, si amorphe, si... rien du tout... Un fétu de paille balloté par les vents, passif.

Vide.

Le soir tombait sur le village. Les élèves rentraient au château. Rentrer au château. C'était bien la dernière chose que la jeune fille voulait en cet instant précis. Le château. Les autres. Les B.U.S.E.s à préparer. Rien que d'y penser, elle en avait mal au ventre. A quoi bon tout cela maintenant ? Une perte de temps et d'énergie... Oh, comme elle aurait aimé être cette feuille accrochée à cette branche, qui ne se souciait pas de la vie qui passait autour d'elle.

La feuille se décrocha.

Kalén l'observa virevolter un instant au dessus d'elle, avant qu'elle ne se dépose sur la route, à quelques mètres.

Il ne lui restait plus qu'à attendre qu'un nouveau coup de vent souffle et...

CRAC !

Une jeune fille hilare venait de l'écraser brutalement avec sa bottine, alors qu'elle courait sur la grande rue, flanquée de ses amies qui gloussaient au moins aussi fort qu'elle.

Kalén eut envie de pleurer. Était-ce la vue de la feuille déchiquetée par ce pieds meurtrier ? Elle avait fini par s'attacher à ce petit morceau de végétal.
Non. Kalén avait tout le temps envie de pleurer. D'ailleurs elle pleurait, à cet instant. C'était si fréquent qu'elle ne faisait pas la différence entre les moments où ses joues étaient sèches et ceux où tout son visage lui semblait inondé de souffrance.

Le soleil disparaissait peu à peu derrière les tours du château qui se dressaient au loin. Elle aurait aimé avoir la force de suivre les derniers retardataires qui courraient à petites foulées vers l'école. Mais elle n'en avais pas envie.
L'atmosphère lui sembla soudain très silencieuse. Les boutiques fermaient leurs portes, et bientôt, le village perdit ses ardeurs du jours pour laisser place au pesant silence de la nuit.

Kalén entendit son souffle. La lumière d'un réverbère éclaira la petite fumée qui sortait de sa bouche. C'était presque comme si elle pouvait percevoir les battements de son cœur.

La rangée de lampadaires s'arrêtait à la grande rue. Le dernier d'entre eux projetait sa flaque de lumière sur le sol, plongeant par la même occasion les alentours dans les ténèbres. Au-delà s'ouvrait une ruelle sombre, dénuée de lumière, d'où semblait s'échapper un air encore plus glacial.
Sans prendre conscience de ses mouvements, Kalén s'avança, sortant enfin de son immobilité, portée par une puissance plus forte qu'elle, qui la poussait à aller voir. Attirée par les ténèbres effrayants de cette ruelle.

Elle sortit de la lumière du dernier réverbère pour s'enfoncer dans l'obscurité.

Son cœur se serra.

Que faisait-elle ?


Dernière édition par Kalén Bloom le Lun 23 Oct 2017 - 18:27, édité 1 fois
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Re: Une ruelle froide

Message par : Mangemort 91, Lun 23 Oct 2017 - 12:30


LA de Elly et Kalen
pour avoir assiste aux entrevues



Le fond de l'air sent la citrouille. La cannelle et le clou de girofle. Et sur notre langue se disputent encore les dernières langueurs de bergamote. Un peu trop de douceur pour trancher avec le masque dur, inexpressif.
Il n’était pas question ici d'une marche banale.
Ni d'une bravade.
Mais d'une idée.

Nous avions flâne sous notre vrai peau tout au long de l’après-midi. Repérant les enfants indécis devant les boutiques aguicheuses, attirant les yeux les plus naïfs. Nous aimions ce village, ces contours, ses détours. Nous y avions même façonné un lieu de vie, commun aux poivrots du coin. Nous aimions les lieux.
Et nous allions y commettre l’irréparable.
Il nous faudrait être rapide, discrets.

L’idée même de nous en prendre a un enfant nous répugnait. Mais nous avions suffisamment d'indications pour connaitre ses idées. Ses allies. Nous avions vu de nos yeux une rencontre avec une Auror. Nous l'avions vu incendier notre journal dans la grande salle. Nous ne pouvions plus ignorer. Puis l'envie d'agrandir encore notre course avec notre novice. Course a la reconnaissance du maître. Nous avions déjà tué, un phénix, il y a longtemps, mais la capture récente de 40 nous avait en quelque sorte mis sur la touche. Et nous ne voulions en aucun cas être oublie du maître.
De plus l'enfant se tenait non loin d'un repère.
Toutes les circonstances étaient réunies
Et le jeu en valait la chandelle.  

La seconde peau et le nez du pantin avait rejoint notre visage. Et nous retournions sous notre cape d’invisibilité vers l'endroit ou nous l'avions aperçue. L’après-midi touchait a sa fin et les rues tendaient a se vider, mais nous ne voulions pas courir le risque de nous faire repérer.  Il serait trop idiot que notre plan s’arrête ici.
Aussi bêtement.

La nuit était tombée. Et seul au loin persistait quelques lueurs.  D'automne.
Nous avancions sans bruit. L'enfant avait bouge. Nous frappions une pierre du pied. De rage. De peur de l'avoir perdue. Et reprenions la route de notre demeure principale. La mort dans l’âme.
Dernier lampadaire avant le noir et la chaleur d'une maison,
L'envie du lumos.
Mais notre penchant a nous prendre pour un chat
qui sauva surement notre entreprise.
un #Occulo Cati
a peine murmuré.
Ce fut la fumée de la respiration qui attira notre attention.
Ôtant notre cape dans un léger bruissement.

Nous nous approchions en évitant un maximum de faire du bruit, désormais visibles. Jusqu’à attraper fermement son bras.
Nous savions que ce ne serait pas si simple
Mais au moins pour l'instant
Elle ne fuirait pas.

Un rire presque sadique a nous glacer le sang
Bonsoir   
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Re: Une ruelle froide

Message par : Kalén Bloom, Lun 23 Oct 2017 - 23:36


La noirceur de la ruelle enveloppait entièrement la jeune fille, créant un écran infranchissable devant ses yeux, l'empêchant de discerner ce qui se passait autour d'elle.
Ses yeux, qui n'étaient pas encore habitués aux ténèbres s'écarquillaient dans le noir pour tenter de discerner des formes, des silhouettes.

Pourquoi était-elle venue là ? Pourquoi n'avait-elle pas suivi les autres pour rentrer au château ? La ruelle était-elle sujette à un maléfice, une sorte de malédiction des sirènes forçant quiconque qui passait par là à s'aventurer dans ses ténèbres ?
La jeune fille ignorait la raison de sa présence ici. A nouveau, elle avait eu l'impression qu'autre chose l'avait poussé à le faire. Le souvenir d'un cours d'Histoire de la Magie lui revint alors à l'esprit. Ces mots, ces injonctions qui avaient pris le contrôle de son esprit, à la manière d'un Impero inévitable, insurmontable.

Un Impero qui semblait émaner d'elle-même.

Kalén secoua la tête. Non, elle ne voulait pas penser à cela. D'autant que la voix l'avait laissé tranquille. Oui. Jusqu'à maintenant elle avait eu la paix.
Mais cette voix...

Si familière, comme l'écho de souvenirs qui ne pouvaient pas s'effacer d'eux-même, car toujours ranimés.


Étrangement, l'atmosphère angoissante de la ruelle avait réussi à faire naitre chez elle un sentiment de peur. Au moins ressentait-elle enfin quelque chose après tous ces mois d'amorphisme (oui le mot existe, j'ai vérifié). Au moins cet endroit était-il parvenu à la faire sortir de sa léthargie. A bien y réfléchir, c'était d'ailleurs sûrement la raison qui l'avait poussé à s'aventurer dans un endroit aussi dangereux, le besoin de ressentir autre chose que ce vide immense qui la noyait un peu plus jour après jour. Au moins sortait-elle de ce carcan étouffant qui tendait à lui faire croire que tout allait bien, que tout était normal alors que sa vie avait basculé.


Quelque chose.
Imperceptible.

Non... Elle avait du rêver. Stationner ainsi dans un tel endroit laissait parfois l'imagination divaguer. Elle croyait voir des menaces partout, mais ce n'était sûrement que le fruit de son esprit meurtri.


Kalén du le sentir un millième de seconde avant le contact. Comme un instant d'éternité figé, où tout était encore possible, où tout n'avait pas encore basculé. Ou sa vie était encore en sécurité.
Ou peut-être pas finalement, peut-être que tout était déjà écrit, et que ce instant précis attendait depuis des millénaires d'être enfin joué, de manière irréfutable.

Après le contact, l'emprise soudaine sur son bras, vint le rire abominable, glaçant, comme une lame de couteau qui traversait sa chair et ses os pour la refroidir tout entière.

Et enfin, ce mot, à l'image du rire, perçant l'obscurité, calme avant la tempête, menace sourde qui prend plaisir à se faire désirer.


Tétanisée pendant quelques instants qu'elle ne pourrait placer dans une temporalité, Kalén observa les contours du masque qui se dessinaient à contre-jour devant le reste de lumière indistincte du réverbère.
Son cœur s'était littéralement arrêté de battre. C'était impossible, pas ici, pas elle. Pas lui. Un être, une incarnation du mal. A la fois sa haine et sa plus grande peur. De ceux qu'elle voulait affronter viscéralement un jour, et qu'elle craignait plus que tout de rencontrer.
Mais là, la rencontre s'imposait d'elle-même. Et c'était le moment ou jamais de tenter quelque chose. Sortant de son immobilité insupportable, la jeune fille serra les doigts sur le petit bâton de peuplier. La formule vint d'elle-même s'imposer à son esprit embrumé.

"Lashlabask !" fit-elle d'une voix qu'elle sentait presque inaudible, la baguette pointée sur le bras de l'inconnu.e.

Une tentative désespérée, qu'elle savait déjà vouée à l'échec. Mais elle ne pouvait se résigner à se laisser faire. Pas sans combattre.

Oh. Une seconde...

Elle ne savait pas combattre...
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Re: Une ruelle froide

Message par : Mangemort 91, Mar 24 Oct 2017 - 16:56


Il y a une légende qui dit que  l’âme d'un enfant brille dans la nuit. Nous préférions dire que c’était leurs cris. Leur peur. Presque viscérale. Qui les rendait vulnérables. Nous aurions voulu être un vrai petit garçon et avoir peur de la nuit nous aussi.
Et pourtant nous épousions ses ombres parfois contre notre volonté.

Nous étions naïfs d'avoir pense que tu ne te débattrais pas. Mais ta façon de nous dévisager sans bouger nous poussait a te croire stupide. Nous ne méfions pas. Nous rions seulement dans le noir, comme un enfant. Et nous ne regardions pas tes doigts. Le sort et sa formulation nous surprirent. Autant que les étincelles qui vinrent colorer nos mains nues. Nous te lâchions une seconde. Tu paierais le feu. Nous le haïssions. Le trouvions aussi effrayant que fascinant. Les mains rayées de rouge ne s'attarderaient plus sur ton bras, n'ais crainte.
Nous avions une multitude de cartes dans nos manches amples.

Manche d'ou jailli l'os. Ramasse sur un cadavre encore fumant il y a quelques années. Poisonus ne nus avait jamais déçues. Nous l'avions confectionnée nous même pour sa première propriétaire. Une amie tuée par accident. Mais sujet douloureux ou notre esprit tentait de s'accrocher, pour te sauver toi, l'enfant-lumière. L'enfant d'auror.
Manque de chance
nous étions plus crépusculaire.

Tu voulais du feu, nous aimions la fumée. Celle qui reste après que la flamme se soit étouffée sous l'averse. Celle qui gratte la gorge et brûle de l’intérieur. Une vieille amie a nous qui nous avait une fois libérées. Une fois protégées. Et une autre fois trahies. Notre os sur ta gorge.
Et t'affaiblir assez pour réussir a prendre le contrôle.

#Ango Nubes.

Respire oiseau, ris tant que tu le peux. Les pantins se rebellent enfin. Nous rions toujours. Du même rire. Sans reellement savoir ce qui nous amusait tant.        
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