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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
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Une ruelle froide
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Keira Sanders
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Légende
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Re: Une ruelle froide

Message par : Keira Sanders, Mar 7 Nov - 13:50


Lorsqu'un sort de défense échouait, ou était déjoué, elle ne savait pas mais misait sur la seconde hypothèse pour son propre ego, il n'y avait plus qu'une seule option : courir. Plus vite, encore. L'auror n'avait aucun pied collé au sol et pouvait tout à fait la poursuivre. C'était dans ces moments-là que Keira remerciait ses parents de lui avoir légué une grande taille, et par conséquent, de grandes jambes. Cela lui donnait une petite chance. Imaginez si elle n'avait mesuré qu'un mètre cinquante ! Avec de tous petits membres, elle aurait beau s’essouffler ; autant se rendre directement. Peut-être qu'elle aurait du se rendre directement, d'ailleurs, à en croire ces paroles :

« Dernier avertissement, si vous ne vous rendez pas, c'est Sainte-Mangouste qui accueillera ce qu'il restera de vous ! »

Elle aurait eu beaucoup moins d'ennuis si elle avait simplement levé les mains, et qu'elle s'était expliquée calmement. Peut-être qu'il l'aurait laissée partir. Désormais, il était certain qu'elle allait faire un séjour nouveau chez les malades, comme elle les appelait. Mais voilà, elle avait décidé de s'enfuir ; et d'attaquer trois fois malgré des avertissements répétés. Comme son dernier sort avait échoué, il était trop tard. Au coin d'une rue, elle transplanerait rapidement, peu importe la désartibulation. Il vallait mieux cela qu'un autre séjour. S'il avait vu dans la pénombre son visage, c'était une européenne aux grands yeux et au nez pointu qu'il rechercherait. Pas la véritable elle. Le coin de la rue n'était pas très loin, seulement à quelques mètres. Il fallait faire quelques efforts de plus. Un dernier effort, plus de vitesse.

Puis, plus rien.
Keira n'était plus là.
Seulement son corps gisait.
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Artemis Lhow
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Re: Une ruelle froide

Message par : Artemis Lhow, Mar 7 Nov - 15:32


Un corps qui s’effondre dans un bruit sourd en plein milieu d'une ruelle froide. Triste fin pour une course poursuite au demeurant revigorante, mais qui avait bien assez durée. Ralentissant le pas, je m'approche de ma cible en reprenant doucement mon souffle. Qui est-elle et pourquoi m'avoir attaqué ? Était-ce délibérément après moi qu'elle en avait ou s'en est-elle prise à la première personne que son chemin a croisé ? Autant de questions pour le moment sans réponses, autant de questions que je ne manquerait pas de lui poser.

Arrivé à sa hauteur, je retourne le corps inerte sur le dos afin de détailler son visage, il m'est parfaitement inconnu. Dommage ... posant doucement ma baguette sur son front, je ligote ma prisonnière avant de transplaner : direction le ministère.

La suite au ministère de la magie, merci à toi :kiss:

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Moira Sullivan
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Re: Une ruelle froide

Message par : Moira Sullivan, Mer 15 Nov - 0:09


PV Lip
LA mutuel accordé



Halloween était passé, l'hiver et les fêtes de fin d'année approchaient visiblement. Je n'aurai su dire ce qui me donnait cette impression, à part le froid qui s'installait. Quelque chose de particulier flottait dans l'air, un début d'ambiance festive, une ferveur qui irait croissant jusqu'au nouvel an. Le village était animé par cette belle, quoique fraîche, journée. Les élèves se promenaient en groupes bruyants, passant de boutiques en boutiques ou bien profitant simplement du beau temps pour marcher. Pour ma part j'étais sortie à cause d'une envie aussi soudaine qu’irrépressible de chocolat. L'hiver avait cet effet là sur moi. A moins que ce ne soit juste un prétexte que j'avais trouvé pour moins culpabiliser de m’empiffrer de sucreries... Quoi qu'il en soit, ma destination était claire : Honeydukes. Emmitouflée dans ma cape et mon écharpe, je me dirigeais vers la confiserie, salivant à l'avance à l'idée des chocogrenouilles, fondants du chaudron et autres chocolats qui allaient finir dans mon estomac sous peu.

Je décidais toutefois de ne pas m'engager tout de suite dans la grand-rue mais de me perdre un peu dans les ruelles alentours, moins fréquentées. Je flânais entre les façades pittoresques, m'arrêtant de temps à autres pour observer certaines maisons ou de petites boutiques plus discrètes que celles de la grand-rue mais qui me paraissaient tout aussi intrigantes.
Des éclats de voix, qui semblaient déplacés dans l'ambiance feutrée de la ruelle où je me trouvais, me tirèrent de ma contemplation. Je tournai la tête pour en trouver la provenance. C'était un groupe de filles qui approchaient en discutant avec animation. Je leur jetai un coup d’œil et...

Oooooh non... Je connaissais la petite brune qui marchait en tête. Elle m'avait demandé de l'aide pour un devoir il y a quelques jours, ce que j'avais accepté avant de réaliser qu'elle faisait ça dans toutes les matières pour éviter d'avoir à trop travailler. Ayant ce genre de comportement en horreur j'avais décidé d'annuler mon offre mais je n'avais pas encore trouvé le courage de lui dire, aussi je m'étais jusqu'ici arrangée pour éviter de la croiser. Oui je sais, c'est moche la lâcheté. C'était vraiment ma veine de la croiser ici... Au diable les chocolats, il fallait que je trouve une solution pour l'éviter.

J'entendis des pas derrière moi. Un garçon d'à peu près mon âge, probablement un autre élève,  s'avançait. Décidément, moi qui pensait que personne ne s'aventurait jamais dans les petites ruelles ! Une idée germa soudain dans mon esprit. Je me précipitai vers lui, plaquai un grand sourire sur mes lèvres et le hélai :

- Hey...

Trouve un prénom, vite, n'importe quoi !

- Alfred!

Alfred ? Alfred?! Mais d'où je le sortais, ce prénom ? Pas le temps d'y penser, j'étais arrivée à sa hauteur.

- Comment ça va ? Ça fait un moment qu'on s'est pas vu. Ah je vois que ta jambe va mieux ! J'espère que ta convalescence n'a pas été trop pénible, c'était pas beau à voir si je me souviens bien.


Nouveau sourire jusqu'aux oreilles. J'en faisais trop, je disais n'importe quoi, mais il fallait que la conversation ait l'air sérieuse. Du genre qu'on n’interrompt pas pour rien. Je levai la tête vers l'inconnu et lui lançai un regard suppliant, invitation désespérée à entrer dans mon jeu. Et quel jeu stupide... j'aurais aussi bien pu partir rapidement en priant pour que la fille ne m'ait pas vue. Franchement, quand je n'avais pas le temps de réfléchir, je faisais vraiment n'importe quoi. Je fus prise d'une furieuse envie de me frapper la tête contre un mur, façon elfe de maison, mais pas sûr que ça le rassure sur l'état de ma santé mentale. Non, au point où j'en étais mieux valait attendre en priant pour qu'il ne réagisse pas trop mal cette situation.
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Lip Thanatos
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Re: Une ruelle froide

Message par : Lip Thanatos, Mer 15 Nov - 16:52


L'hiver arrive. Les écharpes et les gros manteaux prennent leur place. Les bâtiments se décorent de mille et une lumières et couleurs chaleureuses. Le froid s'installe. Lip adorait cette saison, ce qui s'en dégageait, l'ambiance et les odeurs qui s'émanaient des boutiques. Et puis, lors des grands froids, les gens traçaient leur route sans vraiment se soucier de se qui les entouraient.

Le Serdaigle adorait se perdre dans les petites ruelles, découvrant à chaque fois des détails inconnus à ses yeux.

Il s'était levé de bon pied, d'humeur taquine. Qui dit taquinerie, dit Zonko, farces et attrapes.
C'est donc tout naturellement qu'il s'envola pour Pré-au-lard et ses boutiques plus folles les unes que les autres.

Il errait dans les petits passages, pour respirer l'air de l'hiver mélangé aux autres émanations.
Le jeune homme regardait les inconnus autour de lui, pour les observer, voir leurs comportements puérils ou insouciants, voir les couples de vieillards qui, le plus souvent, le dévisageaient; bref, pour se donner des idées d'articles à acheter chez Zonko.

Des rires insupportables vinrent agacer Lip et le faire redescendre de ses pensées. Des jeunes sorcières, en groupe, tout ce que détestait le jeune.

Il les fixa pour enregistrer leurs visages, pour le jour où il aurait l'occasion de les revoir.

- Hey...

Une voix semblait lui adresser la parole. Une voix féminine, plutôt douce à vrai dire. Lip se demanda, l'espace d'un instant, pourquoi elle lui était adresser, lorsque celle ci continua de parler :

- Alfred!

C'était bien au jeune sorcier que l'inconnue qui se rapprochait de lui parlait. Il la regarda avec étonnement, avec une pointe de compréhension à la situation. Il n'était pas vraiment habituel pour lui d'être super sympa avec les personnes qui l'abordait comme ça, sans qu'il ne demande quoique ce soit, mais là, la jeune fille avait eu l'audace de le faire rire intérieurement.

Alfred, quel nom ridicule.

C'est sans attendre et avec un grand sourire qu'elle continua son délire en lui parlant de sa jambe, d'une pseudo convalescence, tout en insistant un regard honnête qui criait à l'aide.

Lip était joueur, et son regard lui avait donné l'envie de rentrer dans son jeu, peut être un peu trop.

Il regarda le groupe de jeunes, qui venait de poser le regard sur eux, puis enlaça la jeune Gryffonne. Pendant leur proche étreinte, il lui chuchota à l'oreille, qui était collée à sa joue :

- Hey la folle dingue, t'as un petit nom ?

Histoire que Lip ne soit pris au dépourvu.

Il continua son câlin, qui le réchauffa dans un premier temps, et qui lui fit découvrir une nouvelle senteur, celle du parfum de la jeune contre lui. Une odeur douce, pleine d'amour, et rafraîchit par le froid incessant qui s'était réellement installé.

Perturbé, il attendit sagement qu'elle lui réponde.

Il jeta un œil sur les autres, qui commençaient à les fixer sérieusement.
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Moira Sullivan
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Re: Une ruelle froide

Message par : Moira Sullivan, Mer 15 Nov - 23:31


Avant que j’aie le temps de réaliser ce qui m’arrivait, je me retrouvais prise dans la chaleur des bras du jeune homme. Bien bien bien. Ce n’était clairement pas la réaction à laquelle je m’attendais. A vrai dire, même une gifle m'aurait paru être une réaction plus probable qu'un câlin. En attendant il me serrait contre lui, ses bras autour de ma taille, son souffle chaud dans mon cou. Quant à moi, je me laissais faire, bien que pas franchement à l’aise, un peu raide, le visage probablement aussi rouge que mon écharpe. Je me demandais bien ce qui lui était passé par la tête à lui aussi ! Quelle situation… mais une petite voix en moi me souffla que je l’avais bien cherché. Puis une autre voix, plutôt grave et agréablement modulée, bien réelle cette fois, parvint à mon oreille :

- Hey la folle dingue, t’as un petit nom ?

J’envisageais un instant de lui donner un faux prénom avant de me résigner. Inventer des noms crédibles n’était visiblement pas mon fort et maintenant qu’il connaissait mon visage, cela n’avait aucun intérêt. Tant pis, je serais fichée « folle dingue » par cet élève et ses amis pour le reste de ma scolarité.

- Je... je m'appelle Moira, lui murmurai-je, un peu embarrassée.

Cette étreinte avait au moins le mérite de cacher mon visage aux filles, ainsi qu'à mon « sauveur » qui, à ma grande satisfaction, ne pouvait ainsi voir à quel point mes joues avaient rosi. Et les filles, justement, est-ce qu'elles étaient encore là ? Mon champ de vision étant à présent réduit aux vêtements du Serdaigle et au mur derrière lui, je ne pouvais en avoir la certitude. Le silence s’était fait autour de nous, mais elles pouvaient tout aussi bien être restées à l'écart. Je tendis l’oreille, en quête de leurs gloussements stupides, mais rien. Si je me retournais pour en avoir le cœur net et me retrouvais nez-à-nez avec elles, tout ce stratagème insensé n'aurait servi à rien. D'un autre côté, je n'allais certainement pas rester indéfiniment dans cette position. Même si je devais avouer que la chaleur qui émanait du corps de l'inconnu n'était pas désagréable, compte tenu du froid mordant qui régnait. En désespoir de cause, je m'adressai de nouveau à lui :

- Dis moi, elles sont parties ? Les filles qui étaient là il y a deux minutes, crus-je utile de préciser.

Pourvu qu'elles le soient. Comme ça je pourrai me libérer de cette étreinte, me confondre en excuses et filer en espérant ne jamais recroiser le Serdaigle dans les couloirs de l'école. Ou bien... ou bien on pourrait choisir d'en rire. Après tout, sa réaction n'avait rien à envier à la mienne, question incongruité. En attendant d'en savoir plus sur l'état de la situation, je me repassais le film des dernières minutes, me mis à imaginer ce dont la scène avait dû avoir l'air vue de l'extérieur et ne pus réprimer un léger hoquet de rire, que j'étouffais dans les plis de mon écharpe.
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Re: Une ruelle froide

Message par : Lip Thanatos, Lun 20 Nov - 17:28


- Je... je m'appelle Moira.

Unique. C'est ce qui vint en premier à l'esprit du jeune Serdaigle. Il chercha dans ses pensées les plus profondes des informations sur ce prénom qui résonnait dans sa tête avec la voix de cette belle Gryffonne.

Moira, italien, hébreu, "celle qui élève". Était-ce cela ou simplement le coup de foudre pour ce prénom de la part de ses parents ? Quoiqu'il en soit, Lip trouvait ce mot beau, un peu comme celle qui le portait.

Il n'eut pas le temps de lui dire le sien, quand Moira continua dans sa lancée:

- Dis moi, elles sont parties ? Les filles qui étaient là il y a deux minutes.

Elle avait l'air inquiète. Le jeune homme se demanda soudain pourquoi. Pourquoi en avait-elle peur ? Pourquoi l'avait-elle abordé comme ça? Pourquoi voulait-elle les esquiver ? Qui étaient-elles pour elle ? Avait-elle des problèmes ? Le cerveau du Bleu s'embrouillait. Il resserra un peu plus fort ses bras contre elle, comme pour la rassurer un temps.

Il ne se reconnu pas. Pourquoi faisait-il cela ? Après tout ce n'était pas son problème et il ne la connaissait pas.

Il fixa le groupe de filles, qui n'avait pas cesser de les fixer, comme pour être sûr de la situation.

Pour jouer le jeu un peu plus, Lip donna un tendre baiser sur la joue gelée de Moira. Puis se recolla contre son oreille pour lui chuchoter une réponse qu'elle attendait sûrement impatiemment.

- Elles ont l'air de nous aimer. Si ça peut répondre à ta question.. Au fait, la prochaine fois que tu m'appelles Alfred,
tu.. Laisse tomber, moi c'est Lip.


Trop de gentillesse dans les mots du Septième année. Il se sentit soudain prit dans un tourbillon de sentiments absurdes, de lutte contre lui même, contre des pensées qu'il ne voulait pas en lui.

Que lui avait-elle fait ?

Il n'aimait pas l'amour, il n'aimait pas avoir une potentielle faiblesse, il détestait le fait de s’inquiéter perpétuellement pour quelqu'un.
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Moira Sullivan
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Re: Une ruelle froide

Message par : Moira Sullivan, Mar 21 Nov - 17:21


Pour toute réponse, j'eus droit à un baiser sur la joue. Il avait l'air drôlement à l'aise, pour quelqu'un qui se retrouvait embarqué dans cette histoire sans avoir rien demandé. Peut être un peu trop à l'aise, même. Certes il essayait de m'aider d'une manière qui, même si je me refusais à l'admettre, n'étais pas désagréable mais je sentais que la situation m'échappait et je n'aimais pas ça du tout. Sa voix résonna de nouveau à mon oreille :

- Elles ont l'air de nous aimer. Si ça peut répondre à ta question.. Au fait, la prochaine fois que tu m'appelles Alfred, tu... Laisse tomber, moi c'est Lip.


Lip. Original comme prénom. Un peu comme son propriétaire, pour autant que je puisse en juger. Et j'étais curieuse de savoir ce qui m'arriverait si je continuais à l'appeler Alfred, justement. Peut être plus tard, pour le moment j'avais autre chose à régler : le groupe de pestes était encore là. A quoi faire, je me le demandais bien d'ailleurs. Il était temps de prendre les choses en main, en tirant parti de la situation.

Je me dégageai fermement des bras de Lip, glissant tout de même une main dans la sienne, histoire de sauver les apparences. Les filles étaient effectivement juste devant nous, à nous observer attentivement. Elles me donnaient la désagréable impression d'être devenue une bête de foire. Certaines se remirent à glousser, ce qui ne fit que m'agacer de plus belle. Je leur jetai un regard peu amène et passai mon agacement sur elles :

- Ca va ? Vous avez pas trop l'impression de déranger, j'espère ? Sinon vous devriez venir voir d'encore plus près, je suis sure que ça serait très enrichissant pour vous.

J'avais parlé d'une voix calme, où perçait malgré tout une certaine agressivité. Je perdais rarement mon sang-froid mais là j'étais énervée contre moi, mes plans foireux, le trouble que provoquait chez moi le jeu du Serdaigle et les bruits de dinde que s'obstinaient à produire les jeunes devant nous.

Certaines filles prirent un air outré, d'autres eurent le bon goût de baisser les yeux et d'autres enfin... gloussèrent. Des cas désespérés, je suppose. La petite brune que je cherchais à éviter me lança un regard qui en disait long sur ce qu'elle devait penser de moi avant de s'éloigner, suivie du reste du groupe. Avec un peu de chances, j'en étais débarrassée pour plus longtemps que cette simple après-midi. Je les regardai disparaître dans une autre ruelle avec soulagement, un petit sourire en coin sur les lèvres.

J'étais à présent seule avec le Bleu. Toute l'assurance dont j'avais fait preuve face aux filles s'était envolée. Qu'est ce que j'étais supposée dire à un type que j'avais abordé au hasard, d'une manière plus que fantaisiste et avec qui j'avais eu plus de contact physique que d'échange verbal ? Malheureusement, déguerpir en courant sans me retourner n'étais pas une option réaliste, alors j'optai pour quelque chose de plus sensé. Je retirai doucement ma main de celle de Lip et remis machinalement une mèche de cheveux derrière mon oreille, pour me donner une contenance. Puis je levai les yeux vers les prunelles claires du Serdaigle et débitai presque d'une traite :

- Je suis vraiment désolée de t'avoir imposé tout ce cirque... Tu dois vraiment me prendre pour une folle, mais je t'assure que j'avais mes raisons. Je peux tout t'expliquer d'ailleurs, enfin si tu veux, enfin c'était pas grand chose, vraiment, une histoire stupide...

Normalement ce n'était pas mon genre de me justifier, mais je jugeais les circonstances suffisamment exceptionnelles pour me sentir obligée de lui fournir une explication.
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Lip Thanatos
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Re: Une ruelle froide

Message par : Lip Thanatos, Lun 27 Nov - 10:22


Un enlacement de mains. Une chaleur corporelle. Un bonheur incontrôlé.

Lip se retrouva alors main dans la main avec une parfaite inconnue. Il du s'avouer qu'il commençait à aimé la situation.
Il resserra sa main à la sienne, puis resta muet face aux mots qui sortait de la belle brune. Elle avait prit son courage à deux mains et s'adressait au groupe de filles qui semblait la faire trembler auparavant.

Les différentes réactions des jeunes devant lui lui firent mourir de rire intérieurement.  Une chose était sûr, elle était complément cinglée. Et Lip adorait ça.

Une fois le groupe partit, la rouge enleva directement sa main de celle du Serdaigle. Il se sentit presque triste que tout ce jeu prenait peu à peu fin. Elle lui avait vivre tout un tas de sentiments les plus étranges les uns que les autres. Il ne voulait pas la quitter de suite, pas après son histoire complètement absurde.

Avant que le ténébreux eu le temps de lui adresser quelques mots, Moira lui en débita tout un tas:

- Je suis vraiment désolée de t'avoir imposé tout ce cirque... Tu dois vraiment me prendre pour une folle, mais je t'assure que j'avais mes raisons. Je peux tout t'expliquer d'ailleurs, enfin si tu veux, enfin c'était pas grand chose, vraiment, une histoire stupide...

Lip ne comprenait pas pourquoi elle se justifiait autant. Sa douce voix l'apaisait, le faisait rire, l'attendrissait, lui le grand méchant loup.

Il entrevue aussi une possibilité de suite s'il acceptait de l'entendre encore un peu. En avait-il envie ?

Bien sûr qu'il en avait envie, il en crevait même. Prit dans un élan d'émotions plus que joyeuses, le bleu se dit qu'il ne devait pas. Pas elle, la douce Gryffonne. Pas elle, la courageuse cinglée. Pas elle, la si belle brune.

Il ne pouvait pas tomber sous ses griffes, il ne devait pas avoir un soupçon de faiblesse en lui, il ne voulait pas l’entraîner dans un tourbillon que même lui ne savait pas s'il arriverait à en sortir. Il avait peur.

Quelle solution prendre ?

S'il acceptait, il se perdrait. S'il refusait, il lui ferait peut-être du mal. Il ne voulait aucun des deux.

Il fallait lui donné une réponse, alors sans y réfléchir plus, il sortit:

- Comme tu veux.

C'était nul. Mais le dernière année n'arrivait pas a choisir entre les deux solutions qui s'imposaient à lui.

Lip eu aussi l'idée de la repousser, de l'éloigner, de lui faire du mal, pour ne pas qu'elle ai le dessus sur lui, pour ne pas qu'elle le détruise. Mais rien ne sortit de sa baguette, rien. Il la regarda avec un regard attendrit, qu'il s’efforçait d'enlever ou de cacher.
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Moira Sullivan
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Re: Une ruelle froide

Message par : Moira Sullivan, Jeu 30 Nov - 15:52


- Comme tu veux.

Il paraissait nettement moins audacieux tout à coup. A moins qu'il ne se fiche réellement de ce que j'allais bien pouvoir lui raconter. J'étais plus détendue maintenant que je m'étais un peu éloignée de lui et réalisai alors à quel point son contact m'avait tétanisée. Pas forcément d'un manière désagréable d'ailleurs, mais je chassai rapidement cette pensée de mon esprit. Ça n'avait aucun sens de se mettre dans un état pareil pour une éteinte avec un parfait inconnu, d'autant plus que ce n'était qu'un jeu.
Je décidai tout de même de me fendre d'un vague explication. Pour la forme.

- Disons que j'avais juste besoin de me débarrasser de quelqu'un d'assez casse-pieds.

Bien, ça c'était dit. Avec un peu de chance je passerai du statut de « folle dingue » à « fille désespérée ». Que faire maintenant ? Engager la conversation me paraissait étrange après tout ça. Pas plus étrange que ce qui venait de se passer sans doute, mais j'avais une certaine envie de retour à la normale. Et de chocolat, toujours.
Le Serdaigle me regardait intensément. Je n'étais pas sure de ce que je lisais dans ses yeux. Rien d'hostile apparemment, c'était déjà ça.

- Bon... ben je ne vais pas te retenir plus longtemps. Bonne journée, fis-je en me tournant dans la direction que j'allais prendre et en lui adressant un petit signe de la main.

Je repris le chemin de Honeydukes, essayant de faire le tri dans mes pensées qui oscillaient entre les chocolats et l'épisode que je venais de conclure. Les rencontres c'était mon truc, normalement, mais là j'avais fait fort ! C'était probablement celle qui m'avait le plus marquée depuis un moment. Il me semblait inévitable que je recroise Lip dans les couloirs de l'école. Ce qui avait probablement déjà été le cas mais maintenant je mettais un prénom sur son visage et je l'associais à... à quoi, au juste ? Un plan stupide ? Une étreinte troublante ? Un regard pénétrant ?  Je me pris à me demander à quoi ressemblerait notre prochaine rencontre, si elle avait lieu.

Fin du rp
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Alicia Steinfeld
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Re: Une ruelle froide

Message par : Alicia Steinfeld, Mar 12 Déc - 0:13


RP PV avec Kohane

Aujourd'hui, Alicia avait eut la brillante idée d'aller faire un achat tout spécial. Un cadeau spécial, pour une personne très spéciale... Ethan. Ce n'était pas disons officiel réellement entre eux. Ils ne formaient pas un couple officiel, mais elle sentait cette connexion tellement puissante entre eux... Elle espérait réellement trouver le courage de lui demander s'il voudrait bien devenir son petit ami en fait... Peut importe se qui allait se produire, elle avait tout de même acheter quelques trucs pour lui, le tout dans le bonheur et le plaisir total. C'était peut-être ça l'effet de l'amour au fond?? Rougissante et joyeuse, elle avait entreprit d'aller boire un petit chocolat chaud avant de rentrer finalement à Poudlard préparer ses paquets cadeaux pour ses amis. Ses longs cheveux blonds bougeait à chaque pas qu'elle faisait, faisant bondir ses mèches vagués qui reposait sur son manteau noir bien chaud. Elle portait un jean bien simple, des bottions tout chaud, un foulard portant les couleurs de sa maison et des gants. L'hiver s'installait rapidement cette année et le froid ne la gênait pas pour le moment. Elle en profitait pleinement.

Alicia perdue cependant sa joie lorsqu’elle avait croisé quelques élèves de Serpentard de son âge. Elle ne les connaissait pas particulièrement et comme d’habitude elle avait tâché de les éviter ou du moins de les ignorer… Il faut dire que passer par cette petite ruelle n’était pas la meilleure idée du monde, même en pleine journée et pressée. Malgré qu’elle marchât d’un pas rapide, Steinfield fut quand même surprise par une grande fille au couleur des Serpentard accompagné d’un garçon encore plus grand. La suite des choses n’étaient pas très claires dans l’esprit de la blondinette. Pour une histoire stupide ou peut-être même pour rien, en un clin d’œil, elle eut droit à des reproches et des insultes gratuites.

Molasse, mangeuse de jeunot, faible, stupide, tête enflé… Ce ne sont que des exemples de paroles qu’elle avait entendus lorsque cette fille avait décidé de la prendre pour cible. Le garçon lui, ne faisait que regarder et rigoler dans son coin.

Assez rapidement, Alicia se retrouva au sol assis avec son sac prêt d’elle, les serpentards quittant le lieu. Seule, elle soupira et observa son sac, espérant que tout avait survécu là-dedans. Au moins, elle n’avait été que poussé et pas trop insultée. Elle avait connu bien pire… Découragée et légèrement en colère contre elle-même d’avoir encore une fois décidé de ne pas agir. Ce n’est pas qu’elle ne pouvait pas se défendre, plus qu’elle ne voulait pas. Elle détestait la violence et refusait tout simplement d’agir. À quoi cela servirait de toute façon… Mis à part empirer la situation? Tout de même en colère, l’accumulation de ces dernières rencontres peu agréables avec quelques personnes n’aidait en rien. Elle toujours si souriante, ne souriait pas. Elle reprit tranquillement son chemin, d’un pas plus lent que précédemment. Aujourd’hui avait pourtant si bien débuté… À présent, elle espérait que plus personne ne viendrait l’embêter.
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Kohane W. Underlinden
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Re: Une ruelle froide

Message par : Kohane W. Underlinden, Ven 15 Déc - 16:53



   
   

Ma vie est un dédale
de rues
de couloirs
de toute sortes
Mes pas les empruntent et parfois
font demi-tour hésitation
se perdre dans ses pensées comme perdre ses pas sur le dallage
il m'est arrivé de ne plus savoir où j'allais, pourquoi, comment, pour qui
puis un jour j'ai arrêté de me poser ces questions
puis un jour, j'ai arrêté d'y penser
et, tout naturellement, les réponses me sont venues.

Pourquoi -pour vivre, et même, pour exister.

Comment -par la lutte, la révolte, la révolution, le refus de se soumettre, démonter la Machine et renverser la société.

Pour qui -pour moi, d'abord, le monde, ensuite, est-ce hypocrite, ça, dire se battre pour le monde ? je sais pas ; je me bats pour moi en premier lieu et aussi, ceux qui me sont chers, ceux que j'ai envie de sauver de ce bateau qui coule.

Une fois que j'ai compris ça, le dédale n'est plus devenu aussi menaçant qu'avant. Bien au contraire : je l'ai aimé. J'ai aimé me perdre parce que je savais qu'au fond, mon fil d'Ariane demeurait et que je n'avais qu'à le rattraper pour me sortir de là.
Un nouveau chemin tracé dans lequel je pouvais caler mes pas.
Un chemin de colère et de rage. D'amour et d'émotions, aussi. Un cœur qui veut prendre, donner, mais n'arrive à faire ni l'un ni l'autre dans ce monde. Alors la solution, c'est de le renverser pour le changer, briser ses chaînes et pouvoir enfin crier à la Liberté, loin du corset des hautes sphères et des regards ne jugeant qu'à l'apparence. Loin des valeurs qui ne veulent plus rien dire et des mains qui étouffent les voix contraires. Une sorte de renaissance. Dans un monde meilleur.
A l'image de mon esprit qui s'égare dans milliers d'escaliers labyrinthiques, mes pas aussi aiment à se perdre dans les rues et les ruelles. Parfois lumineuses, parfois plus sombres. De jour comme de nuit. La nuit, d'ailleurs, c'est assez magique. J'aime courir le monde sous les étoiles, et le mieux, c'est quand je croise le chemin de mon frère astral et qu'on peut s'envoler ensemble vers la voûte nocturne.
Mais bon. Aujourd'hui, c'est grand jour. Cela ne m'empêche pas de marcher à n'en plus finir. J'ai du boulot, moi ? Oh... j'sais plus... En tout cas, je ne suis pas loin des 3B, si jamais ma mémoire me rappelle que je suis de service. De toutes façons, ils sauront se débrouiller sans moi.



Alors que mes pas me conduisent dans une ruelle un peu à l'écart, sombre et froide, je croise deux silhouettes qui viennent en sens opposé. Un garçon et une fille qui ne m'adressent, à vrai dire, aucun regard. Tous deux sont de haute stature à côté de moi qui suis petite. Puis ils portent la couleur de leur maison sur eux. Vert-et-argent.
Cette constatation me renvoie presque immédiatement à mes propres années passées à Poudlard. Moi, la rebelle répartie chez les rouge-et-or (alias les casse-cou de service). Moi, qui n'ai jamais vraiment compris ce système, cette mentalité de caser dans quatre maisons. Et d'entretenir de fortes rivalités entre elles. Toujours se tourner vers le passé pour détester les autres. Certains disaient que les Gryffondors et Serpentards étaient rivaux depuis les fondateurs mêmes. Ce qui en soi n'est pas vraiment faux. Mais je me suis toujours demandé pourquoi les générations suivantes se devaient d'entretenir ce lien ? D'autant que, jugeant par ma propre expérience, ça avait plutôt l'air de se perdre. Puis, en vérité, la couleur des cravates m'a relativement peu importé durant toutes ces années. J'ai adoré les gens pour ce qu'ils étaient. Non pour leur maison.
Je jette un coup d'oeil par-dessus mon épaule pour voir les deux sinoples s'éloigner.
A bien y repenser, Rachel, Peter, Alhena, Asclépius et mon frère étoilé, qui comptent tous cinq énormément dans ma vie ont été des vert-et-argent.
Mais rien à voir avec ceux que je viens de croiser.
J'sais pas pourquoi, ceux-là, j'ai envie de... les baffer, sans doute. Ouais. Comme ça, bien dans leur face. Et pas pour les taquiner ou les embêter gentiment, comme ça peut être le cas pour Alhena ou Asclépius. Non. Genre... vraiment, leur envoyer une tarte dans la figure.
Je hausse les épaules alors qu'ils disparaissent.
Qu'importe !
Je continue ma route, mes pas continuent de me porter, me guider.
Jusqu'à ce que je croiser un nouveau phénomène.
Une étudiante, sans doute aussi. Qui traîne un peu la patte et ne donne pas l'air d'avoir le bonheur de vivre. Ca arrive, ces moments où on a envie de faire la gu*** au monde entier et de crier sa haine à l'univers. C'est normal. Ca fait du bien, d'ailleurs, ces périodes. Ca soulage, permet d'évacuer avant de bouillir.
Malgré tout, sans trop savoir pourquoi, j'interromps la marche de la fille alors que je la croise en saisissant tout à coup son bras.

-C'est quoi cette tête ?

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Alicia Steinfeld
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Re: Une ruelle froide

Message par : Alicia Steinfeld, Sam 16 Déc - 15:56


Perdue dans ses propres pensés de plus en plus pêle-mêle, la jaune et noire je voyais plus le lieu autour d’elle, ni même les gens qui pouvait se montrer dans son champ de vision. Licia était complètement perdue dans son univers de pensés, se concentrant sur le flot d’émotion qui envahissait à présent la jeune femme. Elle croyait fortement que les gens n’étaient pas nécessairement toujours à 100% en harmonie avec leur maison. Que chacune des maisons de Poudlard étaient reliés, se complétant l’une et l’autre. Elle en était persuadée depuis sa tendre enfant. Les quatre maisons, pouvaient et n’étaient qu’au fond, une seule et unique grande maison. Pourtant, voilà plusieurs fois qu’on s’en prenait à elle et toujours sans raison. Par qui? Des Serpentard… Toujours des Serpentard…

C’est le contact soudain d’une main sur son bras qui ramena Licia soudainement à la réalité. La fraîcheur soudaine sur son corps la frit légèrement trembler, tandis qu’elle remarquait à présent ce qui se passait. Une jeune femme se tenait près d’elle, la regardant. C’était peut-être le regard qu’elle lui portait… C’était peut-être le trop plein d’émotion soudain qui envahit soudainement la jeune blonde, mais ses yeux se remplirent tout d’un coup d’eau et elle fut prise d’une soudaine envie d’hurler très fort et de pleurer en même temps. Elle se sentit envahit d’une peur incontrôlée, sa respiration se fit soudainement très rapide et saccadé. Incapable de se contenir, la jeune poufsouffle ne put retenir ses larmes plus souvent. Elle aurait aimé être seule en larme. Pleurer en silence, mais c’était tout autre. Alicia mit automatiquement son bras livre à ses yeux, pleurant derrière ce dernier, lâchant par la même occasion son sac de l’autre main. Cette dernière remontant à sa tête, tenant son foulard, s’accrochant à quelque chose. Elle devait s’accrocher pour ne pas se perdre. Le flot d’émotion était puissant en ce moment dans le cœur de Licia, elle pleurait et ne pouvait s’empêcher de gémir faiblement de temps en temps. Comme elle espérait que cette inconnue n’allait pas être aussi s’en prendre à elle… Les pleurs se calmèrent tout de même assez rapidement. Retirant son bras de sur son visage, elle regarda l’inconnue, les yeux rouges et remplie de larmes. Ces dernières n’arrêtaient pas de couler, mais elle était plus calme à présent.

Prenant tout son courage à deux mains, elle ouvrit finalement la bouche, parlant d’une petite vois faible. « Désolé… Je… Je ne vais pas très bien ces derniers temps. » Elle prit une petite pause, cherchant les bons mots. « Plusieurs Serpentard surtout s’en prennent gratuitement à moi… Une entre autres se moquait même de moi car je n’avais pas une assez bonne répartie à son goût. Je ne suis pas une violente… Je prône la non-violence… Mais… j’en ai marre… Marre d’être la risée car je suis une poufsouffle. Marre d’être une idéaliste qui se fait insulter, pousser et qu’on rit dans mon dos… Si je pouvais je leur balancerais bien tous une gifle. » avoua la blondinette qui essuyant à nouveau son visage larmoyant.

« Oh et je parles trop. »
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Kohane W. Underlinden
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Re: Une ruelle froide

Message par : Kohane W. Underlinden, Mar 2 Jan - 23:16




Le geste, le contact arrête la petite. Ses pas cessent -un stop brutal et elle me regarde. Se rend compte de ma présence. Parce que ma main est sur son épaule. Parce que je la touche et, moi-même, la fixe silencieusement. C'est étrange. Elle est comme froide. Tout est froid, ici. Est-ce dû à la ruelle sombre ? Aux présences absentes en ce lieu ?
Il n'y a que nous. Mais je ne suis même pas certaine que nous soyons vivantes en cette heure. J'ai plus l'impression de vivoter en marchant sans fin que d'exister pour de vrai. Peut-être est-ce le souffle glacial de la mort que je sens sur ma nuque ? Pas de cette mort violente qui vous fauche dans un virage mal pris. Non. Plutôt cette mort qui vous engourdit jour après jour et vous emmène tout doucement avec elle, vous fait couler sans même que vous ne vous en rendiez compte. Elle vous fait plonger dans un immobilisme fatal, vous enroule sous prétexte de vous border dans un linceul mortuaire avant de vous enterrer, six pieds sous terre.
La petite me regarde sans mot.
J'suis même pas sûre qu'elle ait des mots au fond du cœur qu'elle voudrait vomir là, dans ce passage sombre, devant une parfaite inconnue. Je pourrais être un oiseau de malheur. Etre de celles qui griffes le visage sous couvert d'une affection cruelle. Etre de celles qui font grandir en jetant au sol, en aspirant le sang, en rouant de coups et en faisant exploser la rage. Peut-être, dans le fond, suis-je vraiment de ce bord-là ? C'est comme ça que j'ai évolué. Que j'ai commencé à vouloir souffler sur le monde pour ébranler les âmes et les arbres. C'est dans les larmes et les coups que j'ai compris ce qu'était le monde et que moi aussi, j'avais ma place là-dedans. C'est en serrant les dents que j'ai trouvé cette force de toujours aller de l'avant, force que je cherche désormais à exploiter au maximum.

Soudain, le froid se réchauffe et le glacier fond. Ca roule en grosses perles sur les joues. Ca commence et ne s'arrête pas. Les flots se déversent comme sous un soleil trop ardent. Le froid se dissipe, il n'y a plus que la brume que des pleurs incessants.
Je regarde la petite sans rien dire.
Ma main lâche son épaule -je sais qu'elle ne fuira pas.
En effet, elle demeure, face à moi, le visage inconnu, l'âme anonyme, et sa main se cramponne à ce qu'elle peut -son foulard.
Une forme de boule prend place dans ma gorge. Je ne sais pas si c'est de la compassion. Ou de la rage. Face à ces larmes qui coulent, roulent sans arrêt. Je n'aime pas pleurer. Je n'aime pas cette sensation de cœur compressé dans une âme mouvementée. J'ai toujours l'impression que les larmes ne servent à rien : elle ne font pas revenir les choses regrettées. Elle ne permettent pas non plus d'avancer. Seulement faire du surplace, tristesse débordante, annihilant toute action. Les larmes ne sont pas productrices. Elles me bloquent parce que je les ai déjà trop versées autrefois.
Aujourd'hui, j'ai arrêté.
J'affronte. Le monde. Sans cri. Sans pleurs. Juste de la rage. Au creux des tripes. La colère qui fait avancer, guide le mouvement et aide à relever la tête.



Le regard de l'autre vient soudain croiser le mien. Alors que les larmes se tarissent. Ses yeux sont rougis -je me dis que je devais lui ressembler, autrefois. Quand, encore, j'arrivais à pleurer. Quand je séchais mes larmes d'un revers de manche. Que je cherchais, titubante, ma solution dans le noir. Parfois, j'étais totalement seule et je tombais. Parfois, des bras étaient là pour me rattraper. Des mains pour se saisir de moi et me remettre sur pied. Une épaule pour venir se proposer en appui -quand bien même cette épaule n'était pas forcément plus forte, plus puissante, plus solide que les miennes.
La bouche s'ouvre ; elle parle.
Essuie son visage.
Parle.
Mes sourcils se froncent.
Je finis par croiser les bras sur ma poitrine. Sans la quitter du regard.
Des actes gratuits ? Une méchanceté, une violence non-demandée ? Ca me rappelle subitement les mots d'Asclépius, son histoire, les moqueries incessantes essuyées pendant les premières années, le rejet, la non-parole des autres. Autant, en l'écoutant, j'ai eu envie de le serrer contre moi et de pleurer avec lui, autant en écoutant cette jeune fille j'ai une envie soudaine de la bousculer, la secouer en lui demandant de réagir, ne pas rester passive, ne pas se laisser faire.
Pourtant. Je ne fais rien. Ne bouge pas. Me contente de scruter la jeune fille.

-Et alors ? Tu as toutes les capacités de leur balancer une gifle. Pourquoi ne le fais-tu pas ? Vouloir le faire, c'est bien beau. Accepter de le dire, c'est une étape supplémentaire. Mais ça ne suffit pas.

Tu sais.
Moi, j'ai appris.
A ne jamais courber le dos.
A ne jamais céder aux autres.
A ne jamais rester sur une humiliation.
Et à crever debout.
Parce que oui.
Je crèverai debout.
Digne et fière. Fière d'être. Tout simplement. Fière d'avoir été.
Je crèverai debout, le nez aux étoiles, et je refuserai aux autres, aux ennemis, jusqu'aux larmes de pitié. Je leur refuserai les cris et les plaintes, les suppliques et les gémissements. Je ne leur laisserai en héritage que haine et colère. Je n'abandonnerai au monde que mon feu destructeur et purificateur.
Et toujours debout. Je mourrai. Lorsque le jour viendra.
Alors.
Il ne faut pas.
Jamais.
Courber. L'échine.

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Damien J. Eales
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Re: Une ruelle froide

Message par : Damien J. Eales, Mer 14 Fév - 21:10


--------Une de plus... - [PV avec Olivia G. Reynolds.]



Père ou géniteur ? Le terme que je devais utiliser pour désigner l'homme ayant contribué à ma mise au monde devenait de plus en plus flou. Comment pouvais-je avoir confiance en cet homme que je glorifiais, voyait comme un héro intouchable du haut de son piédestal alors qu'au final, tout ce que je croyais le concernant ne se révélait être que mensonges ? Lors de la mort de ma mère et de mon frère, il avait tenté de fuir, les laissant mourir sans les protéger pour finalement connaitre le même sort. Ensuite j'avais appris qu'il avait trompé sa propre femme, donnant naissance à une fille, Kimberly. Une ? En fait il s'agissait plutôt de DEUX. Madame Lightstorm n'était visiblement pas la seule maitresse de ce bâtard partageant le même nom de famille que moi.

Félicitation ! Monsieur Jack Eales, vous vous êtes surpassez ! Combien avait-il d'enfants illégitimes au final ? Sept ? Huit ? Neuf ? La première fois avait déjà été assez compliquée à digérer et voici à présent que je devais compter avec le fait que je n'étais, visiblement, pas au bout de mes surprises. Et pourtant, je devais au minimum tenter de conserver mon sang-froid, à l'image de la température extérieure, ici, à Pré-Au-Lard, où la neige était reine. Je comptais révéler la supercherie à la personne concernée, car oui, ayant apprit la nouvelle en fouillant dans les affaires très récemment récupérer de mes défunts parents, j'avais eu le début des informations, la suite m'aura été aisée de trouver, profitant du petit réseau d'information dont je nécessitait, moi, l'ex-Auror.

Olivia Reynolds, c'était elle, la fille que je cherchais. Une jeune fille en dernière année de Poudlard, à Gryffondor. À croire que toute l'ascendance de mon "père" était passée par-là. Il était parfaitement clair dans mon esprit que je n'avais rien contre cette jeune fille, après tout, je ne la connaissait absolument pas et elle n'avait bien évidement absolument rien demandé. C'était donc pour cette raison que je cherchais à m’apaiser, pour ne pas l'agresser involontairement, elle pour qui la nouvelle allait déjà être complexe à recevoir. Si pour moi, c'était déjà quelque chose de dur à encaisser, comment faire lorsque l'on réalisait que toute sa vie, on s'était entêté à te mentir ? Si la personne que tu considérais comme un père s'avérait ne pas l'être ?

Sans conteste, c'était elle qui allait recevoir la nouvelle la plus choquante. Famille de tarée... chaque jours j'avais un peu plus l'impression d'être né dans une famille provenant d'un mauvais roman comportant bien trop de drames à en devenir risible. Sauf qu'il s'agissait bel et bien de ma vie. Mais bon... j'étais là, dans cette ruelle, effectuant les quatre cents pas en attendant l'élève de Poudlard, vêtu seulement d'un jeans, d'un pull assez léger noir et de ma veste en cuir habituelle. Quelques jours auparavant je lui avais envoyé une lettre pour lui donner rendez-vous en ces lieux, dévoilant mon nom, me décrivant physiquement pour qu'elle me retrouve et bien entendu, je n'avais rien dit de la nature de cette rencontre, si ce n'était qu'il s'agissait de quelque chose d'important pour elle.

Maintenant, allait-elle réellement venir ? Je n'en savais rien et honnêtement, je ne savais pas quelle option je préférais. Mais tout ce que je savais, c'est que j'en avais plus qu'assez de toutes ces histoires concernant cet imbécile de Jack.



DAMIEN J. EALES.--------


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Olivia G. Reynolds
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Re: Une ruelle froide

Message par : Olivia G. Reynolds, Mer 14 Fév - 22:37




Une de plus...
Avec Damien J. Eales
Une lettre. C’est une lettre que vous aviez reçu qui vous mène ici. Vous ne savez en aucun cas le pourquoi du comment, et cela ne vous étonne pas. Toujours à vous mettre la tête la première dans n’importe quoi, huh ? Néanmoins, vous connaissez le nom du destinataire. Monsieur Eales. Ex-auror. Vous êtes bien surprise d’apprendre qu’une personne ayant été aussi bien placée puisse s’interesser à la petite chose que vous êtes. Mais la coïncidence fait bien les choses. Semblait-il qu’il porte le même nom que votre père.

Ah, lui. Jack. Votre sceptisme vous a toujours guidée à croire que cet homme vous cachait quelque chose, à vous et votre mère. Et cela ne vous choquait en aucun point ; il était plutôt célèbre dans son pays. Grand, au sourire éclatant et aux yeux de braise, il a de quoi faire chavirer n’importe quelle femme en manque de tendresse et de romance.

Mais cette lettre n’a fait que de renforcer vos doutes. Les mensonges que tissait chaque personne de votre entourage ne faisaient que de les trahir petit-à-petit. En même temps, les violentes disputes et les nuits torrides dont vous pouviez assister n’attiraient que des cauchemars pour votre ancienne mentalité, douce et innocente. C’est avec curiosité, dans le sens le plus négatif du terme, que vous grandissiez, en menant votre petite enquête. Les visages de poupée au quotidien vous perturbaient. Et vous ne pouviez accuser votre père ! Ses « je pars pour le boulot » quotidiens étaient une bonne justification afin de cacher ses péchés, qu’il ne regrettait sûrement pas.

La neige dominait, comme à ses habitudes, les toits du Pré-Au-Lard, faisant fuire les pauvres oiseaux qui tentaient encore leur chance dans les arbres nus. Le sol couvert de pierres créaient une mélodie en guise des mouvements des sorciers vous entourant, dont les votres semblaient dominer l’orchestre. Votre fidèle écharpe au cou et votre manteau au dos, vous cherchez du regard le jeune homme qui vous a contacté. Chevelure de jais ainsi que des yeux couleur ciel le caractérisait, avec une sa fameuse veste de cuir.

Votre regard havane tombe enfin sur quelqu’un collant à la description ainsi qu’à cette idée que vous vous faisiez de lui. Bien plus grand et sportif que vous, son air inquiet semblait dessiner ses fossettes, tandis que votre expression devait être plutôt calme, voir indifférente au monde qui vous entoure. Vote cœur battait aussi rapidement que vos pensées semblaient se perdre, en quête d’une seule et même réponse qu’est « pourquoi ». Doucement, vous posez votre main sur l’une de ses épaules larges, tentant de lui adresser un sourire amical.

- Pas assez froid par ce temps, Damien ?
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Damien J. Eales
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Re: Une ruelle froide

Message par : Damien J. Eales, Mer 28 Fév - 4:21


--------Une de plus... - [PV avec Olivia G. Reynolds.]



Une main se posant sur mon épaule et une voix s'élevant en cette froide journée d'hiver. Voici ce qui venait de me sortir de mes pensées, me laissant lentement lever les yeux vers celle qui incarnait une douloureuse vérité, réveillant rage, dégout, tristesse et déception. Toutes ces émotions à la fois. Je m'efforçais pourtant à ne rien montrer sur mon visage, profitant de mon habilité à ne rien laisser transparaitre qui, pour une fois, était des plus utiles. Quand bien même mon père avait fauté, quand bien même la personne présente devant moi n'aurais jamais du être mise en ce monde, elle n'était absolument pas responsable. A aucun moment je ne lui en voulais à elle, à aucun moment je ne voulais la blesser. Au contraire même, j'étais persuadé qu'au fond de moi, je désirais faire sa connaissance. Au fond de moi... car là, la réalité était tout autre, je ne pouvais pas l'accepter à bras ouvert, pas directement. Faire comme si de rien n'était, comme s'il n'y avait pas de malaise était un fait tout bonnement impossible.

Et l'annonce que j'étais chargé d'apporter, moi, un parfait inconnu à ses yeux, à une fille que je ne connaissais ni d'Adam ni d'Eve, n'était pas des plus réjouissantes. Je nous voyais mal faire comme si de rien n'était, l'instant d'après et aller rire aux éclats en comparant nos souvenirs d'enfances, nous qui avions le même père, mais aucunement la même mère. Jack Eales, enfoiré... mourir ne t'avais pas suffit ? Il fallait à présent que j'assume tes conneries ? Sentant la haine envers cet homme monter en moi petit à petit, je déviais rapidement mes pensées, me recentrant sur le sujet de ma venue en ces lieux.



D A M I E N ---E A L E S
J'ai toujours été très résistant au froid, donc ça ne me dérange pas, bien au contraire.


Ma voix, elle, laissa transparaitre le peu de chaleur dont je pouvais faire preuve en ce moment précis, me laissant m'interroger sur la pertinence de ma venue. N'aurais-je pas mieux fait de tout lui admettre par lettre ? Ou d'attendre avant de venir la voir ? Non... c'était égoïste comme raisonnement, elle méritait également de savoir et de vive voix, qui plus est. Et puis tout ce cinéma était ridicule. Moi, Damien Eales, ancien Auror ayant braver des dangers incommensurables, j'en venais à vouloir me défiler d'une responsabilité si dérisoire en comparaison ? A croire que mes grands jours étaient derrière moi... prenant une profonde respiration, mon regard soutenu le sien dans lequel, fort heureusement, je ne décernais absolument rien de mon géniteur.

M'armant ensuite du plus de tact possible, je m'aventurais donc sur le terrain, petit à petit, sans faire en sorte de la brusquer, me mettant à sa place... ayant été à sa place... par deux fois, ce qui me faisait espérer que quelque part dans le monde, je ne possède pas d'autres frères ou sœurs.



D A M I E N ---E A L E S
Bien. Tout d'abord, je te remercie d'être venue. Comme je te l'ai dis dans ma lettre, j'ai à te parler de quelque chose d'assez important. Pour commencer... est-ce que le nom de Jack Eales t'évoque quelque chose ?


DAMIEN J. EALES.--------


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