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Une ruelle froide
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Damien J. Eales
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Re: Une ruelle froide

Message par : Damien J. Eales, Mer 28 Fév 2018, 04:21


--------Une de plus... - [PV avec Olivia G. Reynolds.]



Une main se posant sur mon épaule et une voix s'élevant en cette froide journée d'hiver. Voici ce qui venait de me sortir de mes pensées, me laissant lentement lever les yeux vers celle qui incarnait une douloureuse vérité, réveillant rage, dégout, tristesse et déception. Toutes ces émotions à la fois. Je m'efforçais pourtant à ne rien montrer sur mon visage, profitant de mon habilité à ne rien laisser transparaitre qui, pour une fois, était des plus utiles. Quand bien même mon père avait fauté, quand bien même la personne présente devant moi n'aurais jamais du être mise en ce monde, elle n'était absolument pas responsable. A aucun moment je ne lui en voulais à elle, à aucun moment je ne voulais la blesser. Au contraire même, j'étais persuadé qu'au fond de moi, je désirais faire sa connaissance. Au fond de moi... car là, la réalité était tout autre, je ne pouvais pas l'accepter à bras ouvert, pas directement. Faire comme si de rien n'était, comme s'il n'y avait pas de malaise était un fait tout bonnement impossible.

Et l'annonce que j'étais chargé d'apporter, moi, un parfait inconnu à ses yeux, à une fille que je ne connaissais ni d'Adam ni d'Eve, n'était pas des plus réjouissantes. Je nous voyais mal faire comme si de rien n'était, l'instant d'après et aller rire aux éclats en comparant nos souvenirs d'enfances, nous qui avions le même père, mais aucunement la même mère. Jack Eales, enfoiré... mourir ne t'avais pas suffit ? Il fallait à présent que j'assume tes conneries ? Sentant la haine envers cet homme monter en moi petit à petit, je déviais rapidement mes pensées, me recentrant sur le sujet de ma venue en ces lieux.



D A M I E N ---E A L E S
J'ai toujours été très résistant au froid, donc ça ne me dérange pas, bien au contraire.


Ma voix, elle, laissa transparaitre le peu de chaleur dont je pouvais faire preuve en ce moment précis, me laissant m'interroger sur la pertinence de ma venue. N'aurais-je pas mieux fait de tout lui admettre par lettre ? Ou d'attendre avant de venir la voir ? Non... c'était égoïste comme raisonnement, elle méritait également de savoir et de vive voix, qui plus est. Et puis tout ce cinéma était ridicule. Moi, Damien Eales, ancien Auror ayant braver des dangers incommensurables, j'en venais à vouloir me défiler d'une responsabilité si dérisoire en comparaison ? A croire que mes grands jours étaient derrière moi... prenant une profonde respiration, mon regard soutenu le sien dans lequel, fort heureusement, je ne décernais absolument rien de mon géniteur.

M'armant ensuite du plus de tact possible, je m'aventurais donc sur le terrain, petit à petit, sans faire en sorte de la brusquer, me mettant à sa place... ayant été à sa place... par deux fois, ce qui me faisait espérer que quelque part dans le monde, je ne possède pas d'autres frères ou sœurs.



D A M I E N ---E A L E S
Bien. Tout d'abord, je te remercie d'être venue. Comme je te l'ai dis dans ma lettre, j'ai à te parler de quelque chose d'assez important. Pour commencer... est-ce que le nom de Jack Eales t'évoque quelque chose ?


DAMIEN J. EALES.--------


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Kohane W. Underlinden
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Re: Une ruelle froide

Message par : Kohane W. Underlinden, Ven 11 Mai 2018, 23:49




Pas de réponse depuis plus d'un mois, je pique le sujet.
Mp si problème

Rp avec Aza


Froid.
C'est le seul et premier mot qui me vient.
Froid.
Je n'arrive pas à définir si cela vient de la température extérieure qui s'est mise au nocturne. Ou des chamboulements intérieurs qui jettent sur le cœur cet air glacé de l'incertitude. Immobile, appuyée contre le mur de la ruelle, j'attends. Un coin discret, un peu sombre, où peu de monde a pour habitude de passer. En particulier de nuit. Faut se méfier, voyez, les terroristes, tout ça. Enfin, demandez à Peter pour les détails ! C'est lui qui s'étonne d'être encore en vie avec tous ces soit-disant dangers qui grouillent partout. Paranoïa, quand tu nous tiens !
Enveloppée dans un manteau sombre, écharpe autour du cou, j'attends, tête penchée légèrement en avant, yeux scrutant le sol avec attention. Malgré le printemps désormais bien installé, il continue de faire frais une fois que le voile nocturne posé sur les têtes.
Mes bras sont noués contre ma poitrine. Comme une inconsciente tentative de protection. Pourtant, je n'ai besoin de me protéger de rien. Je sais qui j'attends. Et je sais que cette personne est de confiance. Je lui confierais ma vie sans souci.
Bon, d'accord, la situation exposée ainsi, on dirait un rendez-vous de malfrats dans une ruelle sombre, vide, étroite. Il n'en est rien. Mais j'ai choisi la discrétion aux grandes artères, aux places animées ou aux bars en fin de soirée.
Ce besoin d'avoir la paix. Me savoir seule. En face à face. Avec mon frère.

Ce frère astral qui compte tant pour moi. Que j'aime retrouver. Que je crois bien souvent sans m'y attendre, comme si les étoiles nous poussaient toujours l'un vers l'autre.
Ce ne sera pas le cas ce soir.
Car cette entrevue est prévue. Annoncée. Première fois que je fais ça. Mais je n'avais pas le choix. Besoin de le voir. Sentir sa main dans la mienne. Sa présence et sa force.
Et, surtout, besoin de lui parler, chose encore plus étrange. Car, en règle générale, nous n'avons pas besoin d'échanger des mots pour nous comprendre. Phrases et syllabes deviennent des choses bien futiles pour nous.
Pas aujourd'hui.
Pas pour ce rendez-vous.
Je sens que les mots se pressent et ont besoin de sortir. Pour exprimer cette pensée qui, depuis des jours et des jours tourne en rond sans jamais trouver de porte de sortie.
Je n'attends rien de lui. Je n'attends pas de phrase, de comportement particulier. Juste besoin de dire. Lui dire. Qu'il soit au courant.
Juste besoin d'exprimer. La particularité de notre lien. Qui ne s'en est trouvé que renforcé. Le jour où j'ai compris, le jour où je me suis posée face à mes parents et que je leur ai dit

Parlez-moi d'Erwan

Je soupir, relève la tête, l'appuie contre le mur.
De la buée sort de mes lèvres en même temps que le souffle. Je n'ai rien préparé. Pas de discours. Pas de plan.
Je veux y aller à l'instinct. Comme cela a toujours été le cas avec mon frère. Y aller avec le cœur. Non la tête.
Et je sais que, quels que soient les mots qu'il prononcera, quelle que soit sa réaction, il est, il restera, à jamais, ma pièce manquante, celle que j'ai cherchée durant tout ce temps et qui m'est enfin apparue, une nuit, totalement par hasard.

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Azaël Peverell
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Re: Une ruelle froide

Message par : Azaël Peverell, Mar 26 Juin 2018, 20:17


Le service terminé, tu ne t'es pas attardé au bar. T'as préféré laisser tes collègues se charger de la fermeture. Tu gères déjà bien assez souvent comme ça, Leo peut bien travailler un peu de temps en temps. Surtout que t'as rendez-vous, et pas avec n'importe qui. Avec ta soeur étoilée. C'est la première fois que vous allez vous retrouver de façon totalement délibérée. C'est elle qui a demandé, il paraît qu'elle a besoin de te parler. Tu ne sais pas trop pourquoi, parce que ce n'est pas tellement votre genre quand vous êtes ensemble. Vous vous comprenez sans avoir besoin des mots, vous vous contentez d'être là l'un pour l'autre et vous n'avez besoin de rien d'autre. Sauf pour cette fois.

T'es prêt à l'écouter, bien évidemment. T'es prêt à tout pour elle. Tu serais allé la retrouver à l'autre bout du monde si elle te l'avait demandé, et tu donnerais ta vie pour la sienne sans la moindre hésitation. Parce qu'elle est tout pour toi. Sans elle, tu ne vaudrais plus rien. Tu ne serais plus jamais entier, plus jamais complet, et cette idée t'est bien trop insupportable pour être ne serait-ce qu'envisagée. Tu te demandes tout de même ce qui la tracasse à ce point. Ce qui est si important qu'elle doit poser les mots dessus. Trois jours que tu as reçu sa lettre, tu as eu le temps de t'interroger. Et enfin, tu vas pouvoir en savoir davantage.

Mains dans les poches de ta veste, tu quittes le bar pour te diriger directement dans la ruelle où tu sais que tu la trouveras. Et elle est là, lumineuse, brillante, comme les étoiles qui vous observent une fois encore. Appuyée contre le mur, tu n'as même pas besoin de réfléchir pour venir directement à ses côtés et plonger ton regard dans le sien avec un sourire. La voir est toujours un instant particulier. Tu aimerais graver chacune de vos rencontres à tout jamais dans ton esprit. Tu te saisis de l'une de ses mains pour la serrer dans la tienne, geste tout à fait naturel lorsque tu es en sa présence. C'est peut être ta façon de la saluer, ou de t'assurer encore et toujours qu'elle est belle et bien réelle.

- Dis, tout va bien ? De quoi tu voulais me parler ?

T'es pas du genre à tourner autour du pot. T'aimes autant que tout soit dit immédiatement. Surtout si quelque chose la tracasse. Parce que tu refuses de la laisser se faire du soucis alors même que tu es prêt à n'importe quoi pour l'aider et la rendre heureuse. les yeux toujours plongés dans les siens, tu attends sa réponse en t'efforçant d'afficher un sourire rassurant. Mais peut être que c'est simplement le sourire habituel que tu affiches lorsqu'elle est là. Parce que tu ne peux t'empêcher d'être heureux en sa présence.
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Re: Une ruelle froide

Message par : Kohane W. Underlinden, Lun 23 Juil 2018, 00:09




La situation peut paraître étrange. Bizarre. Jusque là, mon frère et moi nous sommes toujours croisés par hasard. Les étoiles ou les nuages nous ramenant irrémédiablement l’un vers l’autre. Pas aujourd'hui. Pas ce soir. Pour la première fois -outre pour la signature du contrat de mariage mais là, la situation était bien différente- nous allons nous voir sur un rendez-vous programmé à l’avance. Cette idée me fait frémir. Je ne sais pas bien si c’est d’angoisse. D’excitation. De stress. Simple sentiment de quelque chose qui détonne.
Mais je n’ai pas pu faire autrement.
J’ai eu besoin.
Besoin de le voir.
Au plus vite. Sans vouloir attendre que les sœurs étoiles nous rapprochent, comme elles l’ont toujours fait. Je n’en avais pas le temps. Alors j’ai écrit. Alors j’ai décidé de l’appeler. Ce besoin, presque vital au fond des veines. C’était une sorte d’animal battant les chairs, un animal qui le réclamait -lui.
Je ne sais pas ce que je ressens.
Ce n’est pas la peur qui m’a poussée à l’appeler. Ni le désespoir ou la douleur. Peut-être un peu de tristesse. Mais surtout
l’envie de partager.
Le besoin de partager.
Des songes et des révélations. Des réflexions. Compréhension.
Il est mon frère étoilé. Il est la personne qui compte le plus à mes yeux. Mon instant de bonheur. Celui avec qui je me sens si bien. Protégée, loin de tout. Il est là comme je suis là. Je serai toujours là. C’est ainsi que fonctionne une fratrie, non ? Malgré les tensions qui peuvent exister -qui n’ont nullement cours dans notre cas. Malgré les disputes qui peuvent apparaître -ce qui ne nous concerne pas. Malgré les hauts et les bas, la fratrie se serre toujours les coudes en cas de coup dur et de danger. C’est ça, que j’ai retrouvé en mon frère. Mais en mieux. Car il est astral. Et cet amour est bien différent du banal amour qui lie les membres d’une famille. Il est unique. Grand. Majestueux. Lumineux. Il permet tout, y compris l’impossible. Et, avec lui, les rêves les plus fous se réalisent.
Il m’est précieux pour cette magie qu’il apporte à la vie.
Mais j’ai également réalisé qu’il m’était précieux pour une autre raison. Parce qu’avec lui, je suis complète. Je l’ai senti dès notre première rencontre : il n’a pas eu besoin de se creuser sa place ; celle-ci était déjà là. Elle l’attendait. Je l’attendais. Pour venir rendre entière une famille qui m’a toujours paru bancale.

Je sors de mes pensées en sentant sa présence. Il arrive parfois que je ne fasse pas attention aux gens qui arrivent. Ca n’est pas le cas avec lui. Car mon frère brille, étoile dans le soir. Sa lueur, sa chaleur est réconfortante. Et sa main prend la mienne en guise de salut. Contact physique tant attendu, tant désiré ; m’assurer qu’il soit là, pour se vrai. Mes doigts se crispent sur sa main, étreinte sur sa chair, pour le sentir davantage -vivant.
Il vit, il irradie.
Et avec lui, je me sens toute aussi vivante.
Sans tergiverser, il me demande si ça va. Il cherche à savoir ce que je souhaitais lui dire. Il me lance un sourire rassurant d’où perlent quelques étoiles.



-Ca va, je prononce dans un murmure, sans lâcher sa main. J’avais juste besoin de... te voir.

Maigre explication.
Les choses vont bien au-delà du simple besoin de le voir. Parce que ça aurait pu se faire aux 3B. Puis, je lui ai dit. J’avais besoin de lui parler. Dire. Dire.
Mais par où commencer ?

-Enfin, pas que ça.

Pourquoi j’hésite ? Pourquoi je ne sais plus par quel bout prendre cette histoire ?
Je me force à inspirer.
Il est mon frère étoilé.
Il est l’être le plus précieux de ma vie.
Celui que j’aime inconditionnellement.
Pourquoi donc hésité-je ainsi ?

-Tu sais, quand on s’est rencontrés, la première fois. Tu m’as offert le fond de ta bouteille -mes yeux brillent à ce souvenir. Tu... tu m’as tendu la main. On a couru puis volé ensemble. Et... pour la première fois de ma vie, je me suis sentie complète.

Poser des mots sur ces ressentis me fait étrange. Mais j’en ai besoin. Pour dérouler le fil. Lui montrer. Qu’il est encore plus important que je ne me l’étais imaginé.

-C’était comme si... jusque là, y’avait un trou en moi. Dans ma vie. Une place vide. Qui t’attendait. Ca a été le plus beau cadeau que la vie m’ait fait.


Un sourire radieux à l’adresse de l’étoile qui me fait face. Et je finis par lâcher sa main pour l’étreindre. Parce que j’ai soudainement ce besoin de le sentir dans mes bras. Plus que de sentir sa main pour me dire qu’il est vivant. Posant le menton sur son épaule, je continue :

-J’ai compris, d’où venait le trou. Le vide. Cet écume qui m’a habitée pendant des années sans que j’y fasse réellement attention. Je... j’avais un frère.Enfin... j’aurais dû. Il n’a jamais vraiment existé. Mais... tu vois. Un frère. De sang. Il... j’sais pas où j’en suis. Tu es là, toi. Tu es là et en même temps, il y a lui. Il a toujours été là, je crois. Fantôme. Et... j’avais seulement besoin de le dire

La voix se brise sur les derniers mots.
L’étreinte se resserre.
Erwin.
Penser à lui, ce que j’ai découvert sur lui, m’attriste. Boule-noeud dans la gorge. Mon frère étoilé est là. Pourtant, alors que, par touches, je commence à peindre l’histoire, le vide se manifeste de nouveau. Comme un monstre enfoui au fond des entrailles de la conscience.

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Azaël Peverell
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Re: Une ruelle froide

Message par : Azaël Peverell, Lun 30 Juil 2018, 10:08


Tu fronces légèrement les sourcils à sa réponse. Juste besoin de te voir ? Elle est ta soeur étoilée, t'as toujours besoin ou envie de la voir. Tu imagines qu'il en va de même de son côté. Mais ce n'est pas pour ça que vous vous fixez des rendez-vous. T'as cette impression qu'il en manque un bout, qu'elle ne te dit pas tout. D'un simple regard interrogateur, tu montres que tu n'es pas dupe. Que tu attends la suite. Et effectivement, elle vient. Petit à petit, comme si elle avait du mal à se lancer. Ta main serre un peu plus la sienne pour lui donner le courage nécessaire. Ton sourire emprunt de tendresse ne te quitte pas. Ce sourire qui lui est entièrement réservé.

T'es pas pressé. Elle peut prendre son temps. Avec toi, elle peut être elle-même, entièrement. Jamais tu ne la forceras à te parler, jamais tu ne la presseras. T'as tout le temps du monde à lui accorder, puisqu'en sa compagnie, tu te sens enfin toi, entier, pleinement. Paisiblement. Elle commence par le début. Votre première rencontre. Ton sourire s'élargit à ce souvenir, l'un des plus beaux que tu possèdes. L'un de ceux que tu chéris le plus. Tu hoches légèrement la tête, la gorge un peu serrée. T'as ressenti exactement la même chose. Et être complet, c'est un sentiment que tu ne ressens que lorsqu'elle est là.

Une place vide qui t'attendait... Ton coeur bat un peu plus fort. Ses mots te touchent au plus profond de ton être. Votre relation a toujours été magique, au-delà de tout. Mais les mots qu'elle t'offre à présent sont les plus beaux qu'on ne t'est jamais donnés. Ils sont tellement sincères... Ton sourire tremblote légèrement. A cause de l'émotion. T'es content qu'elle passe ses bras autour de toi. Content qu'elle ressente tout cela envers toi. Parce que tu n'aurais jamais cru ça possible. Un tel bonheur avec quelqu'un. T'es incapable de laisser échapper le moindre mot tellement ta gorge est serrée par l'émotion.

Alors tu fais ce que tu fais le mieux lorsqu'elle est à tes côtés. Tu montres que t'es là, que tu ne la lâcheras pas. Tu rends son étreinte avec toute la tendresse dont tu es capable. Tu veux qu'elle sente l'amour que tu as pour elle dans ce simple geste. Ce simple contact. Ce simple partage. Afin qu'elle sache qu'elle peut continuer à te parler. Qu'elle ne doit pas s'arrêter avant d'avoir dit tout ce qu'elle voulait te dire. Parce que, quoi qu'il arrive, tu seras toujours là pour elle. Tu ne la lâcheras pas, jamais. Et surtout, tu comprends ce qu'elle avance. Parce que ce sentiment, tu le connais aussi. Tu ne le savais pas à l'époque. Mais tu l'attendais.

Et enfin, ce qu'elle voulait vraiment te dire sort. Elle parle d'un frère. Un autre, un vrai celui-là. Qui aurait dû être là mais qui ne l'est pas. Un manque, un trou en elle. Tu ne peux pas la laisser comme ça. Elle a l'air perdue. Triste. Tu ne veux pas qu'elle se sente ainsi, elle ne le mérite pas. Ton étreinte se resserre. Tes doigts passent dans ses cheveux, tentative d'apaisement par le geste, le contact. Tes lèvres se posent sur le haut de son crâne pour y déposer un baiser.

- Respire... Ça va aller, d'accord ? Je suis là. Comment ça, il n'a jamais vraiment exister ?

Tu veux la réconforter au maximum. Après tout, elle est ta soeur étoilée. Et un frère se doit de protéger sa soeur et de la rassurer quand elle en a besoin. Mais tu n'as pas tous les éléments pour avoir une vision globale de la situation. Alors il faut qu'elle en dise un peu plus. Ta main caresse toujours tendrement ses cheveux. Elle peut prendre son temps. Tu n'es pas prêt de partir.
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Re: Une ruelle froide

Message par : Kohane W. Underlinden, Mer 05 Sep 2018, 17:51



Mon frère m’écoute en silence. Dans mes bafouillements et mes cafouillages. Mes hésitations, les mots se heurtant les uns dans les autres. Pour sortir un peu dans le désordre. J’essaie d’aligner les phrases et les idées. Mais même à l’intérieur de ma tête, c’est flou. Alors que je sais ce que je veux lui dire. Lui dire à quel point il est précieux pour moi. Et qu’entre lui et moi, comme un pont du passé, il y a Erwin.
Autour de mon corps, je sens son étreinte tendre. Qui me rassure. J’ai envie, besoin, de savoir qu’il est là. Il est vivant. Il ne partage pas mon sang. Mais nous partageons une famille cosmique. Et ça, c’est tout aussi important.
Alors que les derniers mots traversent mes lèvres, avec cette forme de tristesse chaque fois que je repense à ce petit être qui aurait dû être là, la main de mon frère vient se perdre dans mes cheveux. Signe réconfortant. Comme ce qu’on ferait avec un enfant.
J’inspire profondément. Sens son odeur astrale. Il est là. Et je serre encore un peu l’étreinte. Il est là. Et je sens le baiser qu’il dépose sur le haut de mon crâne.
Mon frère. Astral.
Sa présence est rassurante.
Sa chaleur réconfortante.
J’ai envie de rester ainsi.
Dans ses bras.
Des heures. Des jours. Dans ce cocon au milieu de nulle part. Cette bulle. De familiarité cosmique. C’est sans doute son éclat d’étoiles qui fait qu’à chaque fois que je le vois, je ne peux que me sentir bien en sa présence.

Sa voix ne brise pas ce doux cocon. Au contraire : elle s’intègre à lui. Ses mots sont doux comme du coton. Il veut me réconforter. Assure de sa présence.
Je n’ai jamais douté.
Qu’il viendrait.
Qu’il m’écouterait.
Qu’il trouverait les mots et les gestes pour chasser cette mélancolie tout droit venue du passé. Parfois, j’ai l’impression que cette peine n’est pas vraiment la mienne. Plutôt celle de mes parents. D’autres fois, je me dis que je suis toute aussi concernée que mes parents par ce sujet-là et que c’est normal que j’en éprouve cette tristesse. Lorsque j’imagine ce qu’aurait pu être ma vie. Avec un petit frère. Peut-être que tout aurait changé. Peut-être même que je n’aurais jamais croisé la route de mon frère astral...

-Il n’est jamais né, j’explique dans un souffle. Pourtant, il aurait dû. Mes parents l’attendaient. Je suppose que moi aussi. Mais j’étais petite, je ne me rappelle pas trop. Tout était prêt, pour lui. Et... je ne sais pas trop ce qui s’est passé. Mais il est mort. Avant même de naître.

Inspirer profondément, encore une fois.
Et me détacher un peu de mon frère.
Léger recul pour pouvoir regarder son visage, plongé dans la pénombre du soir.

-Mes parents n’ont jamais parlé de ça. Je l’ai appris complètement par hasard. Et... tu vois... maintenant, je vois différemment ce sentiment que j’avais, de manquer de quelque chose. J’ai toujours trouvé notre famille bancale. Trois plutôt que quatre. Il a toujours manqué une part du puzzle. Jusqu’à ce que tu arrives.

Ma main droite vient effleurer sa joue avant de se poser contre sa chair. Je sens sa chaleur. Sa présence. Je caresse doucement sa peau du bout du pouce avant de poursuivre :

-Je n’ai jamais eu de frère de sang. Mais quelqu’un... ou quelque chose t’a poussé vers moi comme j’ai été poussée vers toi. Et tu as complété ce vide. Pour la première fois de ma vie, je me suis sentie... entière. Tu crois au Destin ?

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Re: Une ruelle froide

Message par : Azaël Peverell, Mar 11 Sep 2018, 21:54


Mort avant même de naître. Ton coeur se serre en entendant les mots de ta soeur étoilée. T'es bien placé pour savoir à quel point la famille ça peut être un bordel complet. Qu'avoir des frères et soeurs, c'est pas toujours la joie. Mais tu sais aussi à quel point c'est important, suffit de voir comment tu t'accroches à Alhena ou Rachel. T'arrives pas à comprendre pourquoi ses parents ne lui en ont jamais vraiment parlé, c'est quand même quelque chose d'important. Et puis, ils devaient bien se douter qu'elle aussi avait besoin de savoir vraiment les choses. Pour pouvoir avancer de son côté sans se sentir si vide.

Rien que d'imaginer qu'elle ait pu être malheureuse, ressentir un tel manque, ça te tord les tripes. Comment peut-on ne pas faire en sorte qu'elle soit la plus heureuse du monde alors qu'elle est... Elle ? Une étoile éclatante, une lumière dans l'obscurité, celle qui illumine la nuit... Tu leur en veux un peu de n'avoir rien vu. De n'avoir rien fait. Mais tu sais bien que tu n'en as pas le droit. Et tu n'as nullement l'intention de les enfoncer devant elle, ce n'est pas ça qui aidera à quoi que ce soit. D'autant plus qu'ils ont dû beaucoup souffrir du fait de sa mort prématurée également, c'est loin d'être facile.

Alors tu te contentes d'écouter la suite sans rien dire. Tu la laisses s'écarter un peu, et tu ne la quittes pas des yeux. Pour montrer que t'es là, que tu l'écoutes. Tu finis par lui adresser un sourire. Sans doute le plus doux que tu puisses.

- Je n'y croyais pas. Avant que tu me tombes littéralement dessus.

Votre première rencontre devait être écrite quelque part. Si ce n'est pas le destin, ce sont les étoiles qui l'ont engendrée. Et quoi qu'il en soit, elle devait se produire. Il n'en est pas possible autrement. Sans ça, vous ne vous seriez jamais rencontrés. Vous n'auriez jamais partagé cette bouteille pour vous envoler ensemble, main dans la main, dans les rues même de ce petit village sorcier. Oh, vous auriez probablement travailler ensemble. Mais ce lien n'aurait peut être jamais été découvert. Vous seriez resté chacun de votre côté, sans jamais vous rendre compte que votre pièce manquante, votre droit au bonheur se trouvait là, juste à côté de vous.

Mais ses mots tournent en boucle dans ta tête. T'as l'impression que le fait d'être cette pièce qui complète le puzzle pour elle te fait en quelque sorte prendre une place dans sa famille. La vraie. Pas la famille astrale qui vous a réuni, celle-là, vous avez déjà convenu que vous la partagiez. Tu penches la tête légèrement sur le côté.

- Tu penses que si tu n'avais pas perdu ce frère ce serait différent ? Que tu aurais déjà été complète ?

Tu ne sais pas trop comment le prendre. Toi, t'aurais quand même eu cet étrange vide. Et personne pour le remplir du coup. Ou alors, peut être que si son frère était né, tu aurais eu une enfance différente toi aussi. Peut être que tu aurais déjà été complet également. Que tu aurais grandi dans ta vraie famille, et que tout aurait été plus simple. Ou plus compliqué. Mais toujours avec des personnes sur qui compter. Comme un immense effet papillon. Tu n'en sais rien. C'est difficile à imaginer. Pour elle aussi sans doute. Tu te rends compte de la stupidité de ta question.

- Tout aurait été différent, c'est sûr. Mais peut être qu'on se serait quand même trouvés. J'espère. Je crois que je ne changerais absolument rien à ma vie si ça voulait dire que je ne te rencontrerais pas. Même si je regrette beaucoup de choses.
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Re: Une ruelle froide

Message par : Kohane W. Underlinden, Jeu 11 Oct 2018, 22:15



Il n'y a rien de plus beau qu'un regard qui assure silencieusement à un autre d'une présence. Indéfectible. C'est ce regard tout en tendresse que mon frère étoilé pose sur moi alors que je m'éloigne un peu pour mieux le voir. Et son sourire respirant la douceur de la soie me réchauffe le cœur.
A mon tour, j'esquisse un sourire affectueux, empli de nostalgie, lorsqu'il me répond. Moi non plus, je ne croyais pas au Destin. D'ailleurs, j'ai toujours un peu de mal avec cette notion. Je refuse de penser que tout a été écrit d'avance, que ce que nous faisons n'est que le résultat d'une chose tracée depuis notre naissance. Je n'aime pas cette idée et je n'y crois pas. Sauf en ce qui concerne mon frère. Il y a quelque chose de particulier avec lui. Il y a toujours eu quelque chose de particulier. Cette familiarité si vite reconnue l'un dans l'autre, comme si nous appartenions à la vie de l'autre depuis toujours. Alors même que c'était la première fois que nous nous voyions. Il y a forcément une force extérieure, quelque chose, qui nous a poussés ainsi l'un vers l'autre. Qui l'a conduit à s'étendre au milieu de la rue et qui m'a fait passer par le même chemin, qui m'a fait trébucher sur lui, qui m'a poussée à m'assurer qu'il était bien vivant, qu'il n'était pas qu'une étoile morte.
Et puis
Et puis sa bouteille
Il n'en restait qu'un fond. Juste assez pour une gorgée. Qui m'attendait.
Tant de signes. Comme si notre rencontre était orchestrée depuis le début.
Maintenant que je connais l'histoire de mon frère -l'autre, celui de sang- je ne peux que me persuader que, oui, nous étions destinés à nous croiser.
Le Destin n'existe pas.
Mais lorsqu'il est question d'étoiles, tout est différent.

-Tu penses que si tu n'avais pas perdu ce frère ce serait différent ? Que tu aurais déjà été complète ?

Sa question me bouscule bien plus que je ne le laisse paraître. Mon regard reste accroché à son visage mais, au fond des prunelles, se dessine une intense réflexion. Ce qu'il ne peut pas voir, c'est mon cœur qui se met à battre à cent à l'heure à cette idée. A cette simple supposition.
Si j'avais déjà été complète, cela signifierait-il que je ne l'aurais jamais rencontré ?
Cette idée me fend l'âme.
Même si cela veut dire avoir un frère de sang en vie et à mes côtés, je ne peux envisager ne jamais connaître mon frère astral. C'est... tout simplement impossible.
Il me sort de mes intenses réflexions en fournissant lui-même une sorte de réponse qui me rassure. Sentiments en parallèle. Ne pas vouloir changer les choses si changement signifie ne jamais se rencontrer.
Je lui adresse un sourire tendre avant de répondre, d'une petite voix :

-Oui, on se serait quand même connus.

Aucune hésitation dans le ton. J'en suis sûre. Persuadée. Je ne pose même pas la question. Je n'expose qu'un fait donc j'ai la totale certitude.
Quelles que soient les choses et les situations, on se serait quand même connus. Peut-être plus tôt, peut-être plus tard. Peut-être ailleurs et pas dans le même contexte. Peut-être qu'on n'aurait pas bu, peut-être qu'on n'aurait pas couru de la même façon vers les étoiles.
Mais on se serait tout de même connus.

-Parce que... même si Erwin avait vécu... je n'aurais jamais été totalement complète. Il m'aurait manqué une bulle de bonheur. Celle que m'apporte la famille étoilée. Celle que tu m'apportes.

Mon sourire s'adoucit encore plus, si c'est possible. La vérité qui vient frapper doucement à la porte. Mon frère étoilé n'est pas un substitut de mon frère de sang. Pas vraiment. Pas totalement. Il est plus que ça. Il est impossible de remplacer l'un par l'autre puisqu'il me manquera toujours quelque chose, d'une certaine façon.

-Et tu sais quoi ? Cette bulle... c'est l'un de mes plus purs bonheurs. Assez puissant pour un patronus, en tout cas, j'ajoute dans un petit rire à la fois sincère et gêné de me livrer autant par la parole. Nous avons si peu l'habitude de parler, mon frère et moi. Je sais pas comment tu fais. Pour briller autant. Mais merci.

Je prends ses mains dans les miennes, regarde mes doigts se saisir des siens.

-Sans doute qu'Erwin aurait été heureux de te connaître.

Comme si mon frère étoilé était un membre aussi de la famille terrestre et qu'en tant que tel, le frère de sang n'aurait pu que se réjouir de le rencontrer.
Mes doigts serrent doucement les siens, en tendres petites saccades.

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Azaël Peverell
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Re: Une ruelle froide

Message par : Azaël Peverell, Dim 14 Oct 2018, 12:32


Ton regard ne parvient pas à la quitter une seule seconde. Tu veux tellement, tellement qu'elle soit heureuse. Parce qu'elle le mérite, parce qu'elle est parfaite, parce qu'elle apporte à ce monde plus que n'importe qui d'autre. Une innocence, une gentillesse, une spontanéité. Elle est magique. Peut être même qu'elle est l'essence même de la magie de ce monde. Elle vient des étoiles après tout, son pouvoir est infini, incalculable. Mais toi, toi, tu peux le voir. A travers ce qu'elle renvoie, à travers cette aura qui te réchauffe le coeur et l'âme. Chaque fois que tu la vois, chaque fois qu'elle est proche, chaque fois que tu l'entends. Tout en elle te transporte dans un ailleurs plus beau, plus coloré, qui brille de mille feux.

Si tu le pouvais, tu resterais à ses côtés chaque seconde de ta vie. Parce qu'alors, tu serais le plus heureux des hommes. A simplement profiter de sa présence qui est toujours un présent inestimable. Elle pense que vous vous seriez tout de même connus. Tu hoches la tête. C'est une évidence, tu n'aurais jamais pu vivre si longtemps si tu ne l'avais pas rencontré. La vie n'en aurait pas valu la peine. Penser à elle te suffit à te raccrocher à quelque chose. Parce que tu te rappelles que le bonheur existe ici, sur Terre, et qu'il suffit simplement de partager des moments avec la bonne personne. Comment les autres font-ils pour passer à côté de ce qu'elle renvoie ? Comment font-ils pour ne pas se rendre compte qu'elle est une étoile échouée sur terre, mais qu'elle continue de briller plus fort que n'importe laquelle d'entre elles ?

T'as de nouveau cette envie irrépressible de la serrer contre toi, mais tu attends. Tu l'écoutes attentivement, tu restes accroché à chacune de ses paroles aussi douces qu'une brise d'été. Elle parle d'une bulle de bonheur, celle qui naît quand vous êtes ensemble, quand vous retrouvez la famille étoilée et que vous pouvez enfin former un tout complet que rien ni personne ne peut détruire. Les gens pensent savoir, pensent comprendre. Mais la plupart ne voient là qu'un amour banal. Alors qu'il n'en est rien. Cet amour est né des étoiles, il est fraternel, familial. Il n'est dicté par aucune pulsion ou aucun désir charnel, si ce n'est celui d'être ensemble, tout simplement. Mais personne ne peut le concevoir. C'est probablement trop inimaginable pour la plupart des gens. Ils sont trop terre-à-terre, ils ne peuvent songer à s'envoler comme vous le faites.

Ton sourire s'élargit encore lorsqu'elle annonce que c'est grâce à cela qu'elle peut créer un Patronus. Toi aussi, vos moments passés ensemble sont les plus heureux. Nul ne peut rivaliser. Tu hausses doucement les épaules lorsqu'elle se saisit de tes mains tout en lâchant quelques mots.

- Je me contente de refléter ta lumière. C'est toi qui brille le plus, tu sais. C'est toi qui a rallumé l'éclat en moi. Sans toi je ne serais qu'une étoile morte supplémentaire.

C'est ce que tu étais la nuit où elle t'es tombée dessus. Mais il a suffit d'une main tendue, d'une gorgée partagée, pour que tout change. Pour que votre danse vous mène à une course étoilée, à une envolée vers la famille astrale qui vous attendait depuis tout ce temps sans même que vous ne vous en rendiez compte. Tu serres doucement ses mains entre les tiennes, profitant de ce contact avant de lui répondre.

- J'aurais été heureux de le connaître aussi.

Tu lui souris doucement. Après tout, tout ce qui fait partie de sa vie t'intéresse. Parce qu'elle est elle, tout simplement. Tu n'as pas envie de la quitter. Pas ce soir.

- Dis, j'habite pas loin. On peut aller à la Cabane. Y'aura peut être Arty, j'sais pas trop.
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 Une ruelle froide

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