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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Une pièce désaffectée
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Cara De Lanxorre
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Re: Une pièce désaffectée

Message par : Cara De Lanxorre, Mer 04 Oct 2017, 23:13



    Décidément, le métier de professeure n’était pas de tout repos. Cara avait terminé son premier cours la veille, et déjà elle devait organiser une retenue. Certes, les élèves qu’elle avait collé méritaient bien de se voir priver de leur précieux temps libre, étant donné leur talent à transformer un cours en bazar sans nom. Cela dit, la jeune femme aurait préféré faire un tour à Pré-au-Lard ou retourner à Londres plutôt que de se coltiner des individus dissipés. Mais bon, c’était trop tard, il fallait donner une suite à ses menaces et véritablement appliquer la punition.
    Cara consenti à quitter ses appartements de fonction après avoir regardé avec mélancolie le canapé moelleux qui lui criait de la rejoindre. Elle se détourna difficilement de ce spectacle déchirant et commença à remonter vers le hall d’entrée depuis les cachots. Elle avait troqué sa robe noire habituelle pour un pantalon noir à imprimé écossais vert et noir, une chemise noire, une cape et des chaussures à petits talons. Ces derniers résonnaient dans les couloirs étroits des cachots, seul bruit audible dans le souterrain.

    Mais plus la professeure remontait vers le rez-de-chaussée, plus le bruit de ses talons était couverts par d’étranges acclamations. Hâtant le pas, Cara déboucha dans le grand hall et se retrouva au milieu d’une foule d’élèves fascinés par... Un feu d’artifice en forme de dragon, gigantesque. Inquiétant. Apparemment, l’anarchie ne régnait pas que dans ses cours. Cara ne tenta pas de faire disparaître le dragon, elle savait pertinemment que ce genre d’artefact était muni de garanties pour ne pas disparaître au moindre Evanesco et elle ne voulait pas prendre le risque. La professeure contourna précautionneusement le dragon bloqué entre les murs du hall et qui commençait à fumer dangereusement au dessus de la foule des étudiants. Arrivée au pied du grand escalier, elle poussa quelques élèves afin de se frayer un passage vers les étages supérieur. Pourvu que le coupable soit un Poufsouffle, ce serait l’occasion parfaite d’enlever des points aux plus ardents concurrents de Serpentard pour la coupe des quatre maisons cette année... Ou peut-être un Gryffondor ? C’était bien un truc de Gryffondor ça. Perdue dans ses pensées vengeresses et dos au dragon, elle ne remarqua pas que celui-ci fumait beaucoup trop pour que cela soit normal... Un instant plus tard, il explosait au dessus des élèves qui firent immédiatement moins les malins. Se protégeant de leurs petites mains inutiles, la marmaille se dispersa rapidement à grand renfort de cris. Cara soupira devant cette piteuse représentation de la future élite magique et se pressa dans les étages. L’élève perturbateur ne devait pas être très loin. La professeure arriva au premier étage, jeta un œil au couloir... et croisa le regard d’un garçon brun, probablement en sixième ou dernière année, planté en plein milieu du couloir. C’était beaucoup trop simple. Cara se précipita vers lui avec un regard carnassier, les mots 50 POINTS EN MOINS POUR GRYFFONDOR lui brulant les lèvres. Elle attrapa brusquement l’élève fautif par une épaule, s’apprêtant à prononcer la sentence, quand son regard tomba sur l’insigne cousu sur le devant de sa cape...

    - Oh, vous êtes à Serpentard ? – elle leva les yeux vers le garçon – Mais attendez... Je vous connais vous !

    C’était l’élève qui s’était incrusté à son cours mais qui avait été un pilier essentiel dans la restauration de l’ordre. Embêtée, Cara continuait de fixer l’élève, sa main tenant toujours en tenaille l’épaule d’Azaël.

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Azaël Peverell
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Re: Une pièce désaffectée

Message par : Azaël Peverell, Jeu 05 Oct 2017, 17:25


T'as pas pu voir exactement ce qui se déroulait vers le grand hall. Mais en entendant les exclamations et une explosion magistrale, tu te doutes que t'as totalement réussi ton coup. Ces feux d'artifices magiques sont vraiment géniaux. Il faut que tu songes à en acheter de nouveaux, histoire de pouvoir faire ça quand l'envie te prend. Et puis, tu pourras inviter Arty à se joindre au spectacle la prochaine fois en plus. Là, c'était l coup d'essai. Et il a parfaitement bien fonctionné. Mission accomplie avec brio, le retour à la base est donc possible. Tu fais disparaître les restes du feu d'artifice au sol d'un simple #Evanesco et t'apprêtes à repartir tranquillement lorsque tu croises le regard de la nouvelle prof d'enchantements.

Baguette rangée en poche, air totalement innocent, tu ne fuis pas, préférant largement la confrontation directe en plaidant ton innocence totale. Après tout, elle ne te connaît pas encore, et avec un peu de chance, elle n'a jamais entendu parler de tes exploits, seul ou en compagnie du préfet des jaunes. Tu as donc une chance de t'en sortir sans trop de peine. Pas besoin de fuir. Tu vas juste devoir éviter de trop la provoquer. Ce qui est déjà en soi un effort plutôt considérable. Surtout qu'elle a l'air un peu trop heureuse de te coincer tandis qu'elle se dirige vers toi. Tu t'apprêtes donc à prendre les devants, afin de la convaincre de ton innocence. Avec une phrase du style "Vous avez vu ce qui vient de passer ? C'est incroyable !", comme le dirait sûrement la moitié des élèves de cette école.

Sauf que tous les plans que tu aurais pu imaginer tombe à l'eau à cause d'un geste. Un simple geste. Sa main, qui t'agrippe l'épaule. Aussitôt, tous tes muscles se crispent. Tu te raidis. Tu entends ses mots, parfaitement. Mais t'es totalement incapable d'y répondre. Tes yeux se plongent dans les siens. Nul doute que la colère sourde qui gronde en toi à cet instant est palpable. Tu te retiens de toutes tes forces pour ne pas la repousser violemment. Pour ne pas la frapper. Tes poings sont d'ailleurs déjà serrés. Et seule la douleur de tes ongles qui pénètrent la chair te maintient dans une sorte de lucidité. Tu prends une profonde inspiration afin de te calmer, et tu finis par te dégager d'un brusque mouvement d'épaule.

- Me touchez pas.

Ta voix est froide. Cependant, elle tremble légèrement, laissant transparaître la colère qui te ronge de l'intérieur. T'en profites pour reculer d'un pas. Comme pour instaurer un genre de distance de sécurité avec l'enseignante. Tu ne la quittes cependant pas du regard. T'es bien trop sur les nerfs pour ça. Cependant, tu te rends bien compte qu'avec un comportement pareil, tu risques de finalement vite lui dévoiler que t'es pas le modèle type de l'élève exemplaire. Et que ça, ça ne joue pas en ta faveur. Alors tu fais en sorte de te reprendre. Nouvelle inspiration, tes muscles se détendent légèrement. Tes poings se desserrent, ainsi que ta mâchoire qui se décrispe. A nouveau, tes traits revêtent une sorte d'impassibilité. Celle derrière laquelle tu as l'habitude de te cacher. Pour revenir à la normale. Reprendre le contrôle de la situation.

Tu te rappelles de ses quelques mots. Il serait peut être temps d'y répondre. Quoi que, sa première question te semble légèrement rhétorique. Elle l'a bien vu, que t'étais à Serpentard. Et qu'est ce que ça peut bien lui faire ? Est-ce seulement une bonne chose pour elle ? Toi, personnellement, tu te fous royalement des maisons. Les gens ici ont beau porté des uniformes de toutes les couleurs, ils sont tous aussi peu intéressants les uns que les autres. Et ceux qui sortent du lot ne sont pas forcément de ta maison. Suffit de voir Arty. Ou Nash. Et tu connais de sacrés crétins chez les serpents. Bref, tout ce délire de mettre les gens dans des cases en espérant qu'ils s'y formatent bien tranquillement, tu détestes ça. Mais tu sais que pour certains profs, c'est tellement important qu'ils favorisent une maison parmi les quatre. Genre, Benbow. C'est pas votre Directeur pour rien celui-là. Allez, un peu de politesse, ça ne fera pas de mal pour plaider ta cause.

- Bonjour, Professeure. On s'est simplement croisés à votre cours hier...

Oh, la bonne idée que tu as eu là d'ailleurs. Tu peux même partir dans cette direction afin qu'elle oublie de te parler du dragon enflammé qui vient de passer dans le couloir. Parfait. D'autant plus que ton intervention de la veille, tu peux plutôt en être fier. T'as arrangé Arty en trois sorts. Et t'as même pas collé le bazar. Enfin, t'aurais pu t'attaquer directement à Ulysse, mais tu l'as pas fait. Et t'as bien fait vu que, pour une fois, ce crétin n'était visiblement pas en cause.

- D'ailleurs, j'suis désolé d'avoir débarqué comme ça, j'ai juste vu qu'Arty avait pas l'air bien, alors j'ai voulu lui donner un coup d'main.

Petit sourire de circonstance. Tu mériterais presque un oscar de meilleur acteur pour ta performance actuelle. Admirez l'artiste !
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Cara De Lanxorre
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Re: Une pièce désaffectée

Message par : Cara De Lanxorre, Mer 11 Oct 2017, 23:16


    Cara ne put s’empêcher d’écarquiller les yeux lorsque le jeune élève se libéra brutalement de l’emprise de la professeure. Mais son visage retrouva vite son impassibilité. Le regard dur, elle fixait l’élève qui le lui rendait bien. Il ressemblait à quelqu’un qu’elle avait connu, du moins c’est ce qui lui semblait. Elle n’arrivait pas à se souvenir exactement, à mettre un nom sur cette air de famille. Mais ce dont elle était sure, c’est que scruter ce visage lui procurait une sensation très désagréable, un mélange de haine et de fureur. Ou peut-être était-ce juste la colère froide qui se lisait sur les traits du Serpentard qui lui donnait cette sensation.

    Tandis que Cara cherchait tant bien que mal dans ses souvenirs qui pouvait lui procurer de tels sentiments, le jeune homme s’était recomposé une attitude sage et révérencieuse. Il lui répondit d’un air poli d’où toute trace d’irritation avait disparu.

    - Bonjour, Professeure. On s'est simplement croisés à votre cours hier... D'ailleurs, j'suis désolé d'avoir débarqué comme ça, j'ai juste vu qu'Arty avait pas l'air bien, alors j'ai voulu lui donner un coup d'main.

    C’est vrai qu’il avait été utile pour le coup. Il avait été son sauveur la sortant du chaos, un Moïse traversant une mer de vomis. Bon, il s’était quand même incrusté à son cours, mais pouvait-elle lui en vouloir étant donné l’aide précieuse qu’il avait apporté par sa présence ? La jeune femme soupira, croisa les bras.

    - Votre présence s’est avérée très utile, je ne peux donc pas vraiment vous reprocher d’avoir interrompu mon cours – dit-elle en s'adoucissant. Par contre, votre bonne action d’hier ne vous donnera pas de traitement de faveur aujourd’hui. Donnez-moi votre baguette, que je regarde quels sorts vous avez jeté récemment. Vous ne devriez rien avoir à vous reprocher de toute façon n’est-ce pas ?

    Un sourire en coin, elle tendit la main et attendit que le mystérieux élève lui remette son précieux bout de bois. Sa main se referma sur le manche en if et elle leva légèrement le bras pour observer la baguette. Puis elle sorti la sienne d’une poche de sa cape, s’apprêta à lancer le sort, arrêta subitement son mouvement. Les yeux dans le vide, elle venait de se souvenir à qui le Serpentard lui faisait penser. Se reprenant, elle abaissa sa baguette, et vrilla les yeux dans celui de l’élève, le regard glacial :

    - Vous ne m’avez pas dis comment vous vous appeliez, monsieur... ?
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Azaël Peverell
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Re: Une pièce désaffectée

Message par : Azaël Peverell, Jeu 12 Oct 2017, 15:47


T'as glissé ta bonne action de la veille comme ça. Au cas où, sait-on jamais. Tout est bon pour esquiver une potentielle punition. Tu rappelles donc à quel point tu es de bonne volonté, et que tu préfères amplement aider le corps professoral quand tu le peux plutôt que de lancer un dragon enflammé dans un couloir. Après tout, c'est bien la seule fois où tu pourras essayer de lui faire croire que t'es un élève modèle et très respectueux des règles, autant en profiter, puisqu'elle ne pourra que s'en rendre compte par elle-même plus tard. Ou ses collègues finiront par lâcher l'info. Là, t'as autant de chance que n'importe quel élève de plaider ton innocence, et t'as bien l'intention de le faire. Elle semble d'ailleurs s'adoucir légèrement. Mais elle te demande tout de même bien rapidement ta baguette, afin de vérifier le dernier sort lancé. Tu hausses doucement les épaules en lui tendant le bout de bois, toujours un léger sourire aux lèvres. Tu es confiant.

Cependant, elle te demande ton nom avant de procéder à la vérification. C'est le moment de vérité. Il ne faut surtout pas qu'elle ait déjà entendu parler de tes exploits en compagnie d'Arty, sinon tu peux dire adieu à ton image de Serpentard parfaitement bien élevé et respectueux. C'est un rôle que tu ne pourras pas tenir très longtemps. Tu le sais bien. C'est pour ça que tu en profites. Finalement, la situation t'amuses plutôt qu'autre chose. Essayer d'anticiper les réactions de l'autre. Agir en conséquences. T'es pas hyper doué pour ça en vrai. T'as trop de problèmes avec les gens en général pour parvenir à réellement les comprendre. C'est sans doute plus facile pour les gens légèrement moins asociaux que toi. Tu donnes alors ton nom. D'une voix totalement égale.

- Peverell. Azaël Peverell.

Tu soutiens son regard avec un peu plus de peine qu'auparavant. T'as l'impression que quelque chose a changé, comme si elle avait l'air un peu moins avenante vis à vis de toi. Sûrement une idée que tu te fais. Elle a l'air un peu lunatique de toute manière. C'est pas comme si Poudlard était reconnu pour recruter tes professeurs très stables psychologiquement. Tu désignes ta baguette qu'elle tient toujours, d'un simple signe du menton. Tu ne peux t'empêcher de vouloir jouer un peu. Vouloir la tester. Après tout, elle ne peut pas prouver que c'est toi qui est à l'origine de ce feu d'artifice. Tu pourrais tout simplement être au mauvais endroit au mauvais moment. Alors tu fais mine d'être toujours cet élève parfait que tu n'es pas.

- Et effectivement, je n'ai rien à cacher, Professeur. Le dernier sort que j'ai lancé était un Evanesco.

Pour faire disparaître les preuves. Mais ça pourrait être pour beaucoup d'autres choses. C'est un sortilège basique, utilisé couramment. Ta parole contre la sienne, si réellement elle tient à t'accuser. Ton sourire jusqu'ici simplement poli s'élargit légèrement. Se fait un peu plus provocateur. C'est difficile de t'en empêcher. Au fond, tu voudrais tout simplement qu'elle sache que c'est toi. Qu'elle le sache au plus profond d'elle-même, sans parvenir à le prouver car tu n'auras qu'à nier. Ta volonté de la provoquer est sans doute plus forte que prévu. Chassez le naturel, et il revient au galop. Quelques mots supplémentaires s'échappent.

- J'avais quelques petites choses à faire disparaître. Il faut bien faire un peu de ménage de temps en temps.

Sourire en coin. T'es persuadé de pouvoir être le plus malin.
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Cara De Lanxorre
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Re: Une pièce désaffectée

Message par : Cara De Lanxorre, Lun 16 Oct 2017, 23:07



    - Peverell. Azaël Peverell.

    Non. Pas possible. Une sensation comparable à une décharge électrique traversa Cara tandis que le dernier mot d’Azaël semblait suspendu dans l’air. Dans un éclair, elle se souvint de ce visage froid, de cet air hautain, de cette petite fille aux cheveux noirs qui l’avait un jour piégée... Oh Alhena, je n’ai pas réussi à te faire la peau durant toutes ces années mais je ne laisserai pas passer une si belle occasion de me venger.
    Cara se demandait quel lien de parenté ces deux-là pouvaient avoir. Ils étaient proches c’était certain, ils se ressemblaient trop pour qu’un doute subsiste. Un neveu peut-être ? Ou alors un énième frère, les Peverell étant particulièrement doués pour enfanter une descendance insupportables comme c’était déjà le cas à l’époque...

    - Et effectivement, je n'ai rien à cacher, Professeur. Le dernier sort que j'ai lancé était un Evanesco.

    La voix angélique de l’élève en face d’elle sorti brutalement la professeure de ses souvenirs d’enfance. Oh comme il était agaçant. Cara l’avait trouvé intéressant au départ avec son intervention salvatrice durant son cours, la façon flatteuse qu’il avait de parler à ses professeurs, son air poli et sérieux qui faisait honneur à la maison Serpentard... Tout cela lui faisait horreur désormais. Elle trouvait cet élève très déplaisant,  doucereux, certain d’être le plus malin des deux... Pas de chance mon cher, c’est moi qui décide ici, que ce soit juste ou pas, d’ailleurs.

    - Nous allons voir cela tout de suite monsieur Peverell – elle ne pu s’empêcher d’accentuer le nom avec une moue dédaigneuse - Prior Incanto ! dit-elle d'une voix assurée en pointant sa baguette sur celle d’Azaël.

    Une image brumeuse sorti de la baguette de l’élève et s'éleva doucement entre Azaël et sa professeure. Il s’agissait effectivement du sortilège Evanesco, mais l’image était trop floue pour savoir sur quoi le sort avait été utilisé. Cara bouillait de rage, elle avait tellement espéré qu’il s’agisse d’un sort interdit, un sort qu’il n’était pas censé utiliser... Mais c’était également ça le propre des Serpentards, ne jamais se faire pincer.

    - Destructum. L’image disparu, et elle rendit sa baguette à Azaël, à contrecoeur. Il semble que vous n’ayez rien fait d’illégal malgré le potentiel délictueux de ce sort... - finit-elle, les lèvres pincées.

    - J'avais quelques petites choses à faire disparaître. Il faut bien faire un peu de ménage de temps en temps.

    Oh ce sourire. Elle l’aurait giflé. De rage, Cara serra sa baguette jusqu’à ce que les jointures de ses doigts deviennent blanches. Elle ne pouvait décemment pas le laisser partir, pas maintenant qu’elle savait qu’il était un Peverell. Et qu’il avait probablement allumé ce feu d’artifice, mais cela était devenu parfaitement secondaire dans l’esprit de la professeure.

    - Je vous trouve très irrévérencieux monsieur Peverell – décidément elle n’arrivait pas à prononcer ce nom de manière neutre. Et si vous êtes très habile pour dissimuler les preuves de votre forfait, votre seule présence ici vous désigne comme le coupable. J’espère que vous n’avez rien de prévu dans les deux heures qui suivent car vous venez avec moi en retenue. Et si vous n’êtes pas d’accord avec la sentence, vous pouvez toujours aller vous plaindre, je suis certaine que l’équipe professorale se rangera de votre côté... – Cette fois-ci, c’était elle qui avait cet agaçant sourire en coin. Comme il était plaisant d’avoir du pouvoir. Et en plus, on ne pourra plus l’accuser de favoriser les élèves de sa maison au détriment des autres.

    Cara avait déjà tourné les talons et lança sans se retourner à l’élève planté dans le couloir :

    - Allez, suivez moi.
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Azaël Peverell
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Re: Une pièce désaffectée

Message par : Azaël Peverell, Mar 17 Oct 2017, 11:34


Tu la laisses faire régurgiter à ta baguette le dernier sort lancé, bras croisés sur la poitrine, petit sourire sur le visage. Rien dans ce qui apparaît ne permet de t'accuser de quoi que ce soit concernant le feu d'artifice. Alors t'es plutôt confiant. Même si tu te demandes toujours vaguement pourquoi elle a autant changé de comportement en quelques secondes à peine.Tu récupères donc ta baguette, toujours légèrement souriant. Pour une fois que t'as tout prévu pour ne pas te faire choper, tu peux vraiment être fier de toi. Elle semble cependant toujours aussi suspicieuse. Mais tu ne fais rien pour lever ses soupçons. La situation t'amuse un peu trop pour cela.

Et pourtant, lorsqu'elle reprend la parole, ton sourire perd de son éclat. C'est un peu fort tout de même de dire que t'es coupable uniquement parce que tu te trouves ici. Alors certes, tu l'es. Mais elle n'a strictement aucun moyen d'en être sûre, ce qui fait qu'elle est juste totalement injuste. Et tu détestes les injustices. D'autant plus lorsque tu risques d'en être la victime. Enfin, victime pas très innocente, mais c'est pour la forme. Pas moyen que tu laisses passer ça aussi facilement. Deux heures de retenue pour un crime qu'elle ne peut pas prouver que tu as commis, tu trouves ça vraiment abusé. Mâchoires serrées, t'es en train de regretter de ne pas l'avoir frappée un peu plus tôt, lorsque sa main était sur ton épaule. Au moins, la punition aurait été bien plus méritée.

En revanche, son sous-entendu sur l'équipe professorale n'est pas de très bonne augure. Elle a peut être bien entendu parler de tes conneries finalement. Et ça explique donc sa réaction plutôt méprisante lorsque tu lui as donné ton nom. Et le fait qu'elle te désigne si facilement comme coupable. La poisse, ils sont donc obligés de parler entre eux ces fichus profs ? Ils n'ont rien d'autre de mieux à faire que de te catégoriser comme faisant parti des fauteurs de trouble du château ? Et tu te rappelles soudainement qu'en fait, c'est tout à fait normal étant donné les dégâts que tu as déjà pu occasionner avec ou sans la présence d'Arty. Quand on est doué dans quelque chose, il faut persévérer. Et il se trouve que t'es passé Maître dans l'art de faire chier le monde.

Tu la regardes s'éloigner sans bouger d'un seul millimètre. Pas moyen que t'acceptes aussi facilement. Elle t'a pris pour qui ? T'as tellement l'habitude des retenues que c'est limite si t'en as pas davantage que d'heures de cours. Faudrait vraiment que les profs songent à changer leur punition de temps en temps, parce que ça devient redondant tout ça. Le truc, c'est que ces deux heures là n'étaient pas prévues sur ton emploi du temps et que t'as largement mieux à faire. Genre une sieste. Ou tout simplement aller tout raconter à Arty pour voir ses yeux briller à l'écoute de ton exploit du jour. Toujours planté au même endroit, ton sourire apparaît de nouveau. Tu fais en sorte de rester poli. Juste pour l'agacer davantage.

- Pardonnez-moi, Professeur. Mais il se trouve que je me suis simplement retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Ce n'est probablement pas suffisant pour me punir. D'autant plus que j'ai des révisions qui m'attendent, les ASPIC arrivent à grands pas, et je n'ai aucune envie de les rater. Tout cela n'est probablement qu'un malentendu. Mais si vous insistez, je peux sans doute en toucher deux mots à ma soeur. Alhena Peverell. Vous devez la connaître, vous êtes collègues après tout. Elle doit donner cours en ce moment même. Il n'est donc pas improbable qu'elle se rangera effectivement de mon côté.

Sourire qui s'élargit. Pourtant, tu bluffes. Jamais tu n'irais voir Alhena. D'autant plus qu'elle saurait pertinemment que t'es réellement derrière ce feu d'artifice. Et elle risquerait même de te coller encore en plus derrière. Tes mains s'enfoncent dans les poches de ton uniforme, tandis que tu te contentes de la fixer, sans daigner bouger.
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Cara De Lanxorre
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Re: Une pièce désaffectée

Message par : Cara De Lanxorre, Lun 23 Oct 2017, 23:07



    Insupportable. Cet enfant était tout bonnement insupportable. Cara ne s’était pas vraiment attendue à ce que le Serpentard la suive docilement, mais rien qu’à cette voix mielleuse qui vantait les mérites des révisions studieuses, elle su qu’il n’avait pas bougé d’un millimètre. La professeure pourtant, continuait d'avancer en souriant. Elle savait que sa position lui donnait l’avantage, que quelque soit le motif de la retenue, ce serait elle qui aurait le dernier mot. Et de toute façon, c’était probablement lui l’auteur de ce feux d’artifice qui avait ravagé le hall d’entrée. Personne ne connaissait le passif de Cara avec Alhena, aucune chance donc qu’on l’accuse de s’en prendre spécialement aux Peverell. Tout était parfait.

    - Mais si vous insistez, je peux sans doute en toucher deux mots à ma soeur. Alhena Peverell. Vous devez la connaître, vous êtes collègues après tout.

    Cara s’arrêta brutalement. Le rouge lui monta aux joues sans qu’elle puisse savoir si la raison était le souvenir de la dernière entrevue avec Alhena, le sentiment de colère qui montait en elle ou la surprise de voir ce nom prononcé après des années à vouloir l’oublier. Ainsi, c’était sa sœur. Cara avait donc connu Azaël, il devait avoir deux ou trois ans lorsque les de Lanxorre et les Peverell se côtoyaient encore. Cependant, il était difficile de savoir ce qu’il connaissait véritablement du passé commun des deux familles. Que savait-il de l’événement qui s’était déroulé ce jour-là dans le manoir des Peverell ? Etait-elle sûre de vouloir savoir, de lui laisser un tel avantage dans la bataille qui se jouait maintenant, dans ce couloir ?

    La professeure se retourna lentement, les joues encore roses, fusillant Azaël du regard – car c’était bien la seule chose qu’elle pouvait faire, même si l’idée de lui lancer un sort était très tentante.

    - Je ne pensais pas que vous oseriez jouer de vos relations pour éviter une retenue, Monsieur. – Je ne savais surtout pas que tu étais le frère de cette peste. Je n'ai pas votre temps, je dois retrouver les élèves à qui j’ai donné une retenue et qui ont eu la décence de ne pas la contester. Vous devez les connaître puisqu’il s’agit d’élèves présents au cour auquel vous avez brièvement assisté : messieurs Becker, Daiklan, et O’Toole. Mais allons-y, dérangeons votre sœur au milieu de son cours pour lui demander ce qu’elle pense de la situation. A moins que vous soyez enfin disposé à me suivre ?

    Pourvu qu’il ait changé d’avis. Il était hors de question qu’elle se retrouve en face d’Alhena. Jamais de la vie. A bien y réfléchir, elle préférait laisser partir sa proie plutôt que de devoir côtoyer la dernière personne qu’elle avait envie de voir.
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Azaël Peverell
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Re: Une pièce désaffectée

Message par : Azaël Peverell, Mer 25 Oct 2017, 12:53


La prof s'est arrêtée brusquement pour se tourner vers toi. Elle est un peu rouge, tu dois sans doute bien l'agacer à réagir de la sorte. Et tu n'en es pas peu fier. Faut dire aussi que t'as de l'expérience dans ce qui est d'Emmerd*r le corps enseignant de Poudlard. A croire que t'as fait ça toute ta vie. Faut juste espérer qu'elle soit un peu moins psychopathe que la plupart de ses collègues, parce que les séances de torture en guise de punition, t'as donné, et c'est pas trop ton délire. Quoi que, ça a le mérite de plutôt bien fonctionner sur toi en fait, suffit de voir comment t'es sage et respectueux envers Lival maintenant. Ton comportement avec lui a vraiment changé du tout au tout.

Tu te contentes d'adresser un petit sourire provocateur à la professeur tandis qu'elle reprend la parole. T'es bien décidé à ne pas le décrocher de tes lèvres tant qu'elle ne sera pas totalement au bout de sa patience. Sauf qu'elle a visiblement autre chose à faire. A croire que coller des élèves est sa passion. On va dire que ça lui fait un point commun avec ta soeur. Tu ne parviens même plus à compter combien d'heures de retenue elle t'a déjà donné. Sauf qu'au milieu des noms des collés, y'a celui d'Arty. Et ça, c'est pas cool. Ou au contraire, c'est génial. Parce que si tu rejoins cette retenue, tu vas pouvoir en faire baver à de Lanxorre. Un genre de baptême de la connerie et de l'irrespect, made in Azarty. Et c'est pas quelque chose que tu peux refuser. D'autant plus que t'as pas vraiment mieux à faire.

Elle propose quand même d'aller déranger Alhena. La bonne blague. Tu tiens à ta peau, et à ton amour propre. Elle serait capable de te ridiculiser devant tout le monde en plus de rajouter une punition. Alors merci, mais non. T'en restes au bluff, ce n'est pas une menace que t'es prêt à mettre à exécution, il y a trop de risques pour que ça se retourne contre toi. Alors tu hausses les épaules, l'air relativement indifférent, comme si tu acceptais pour lui faire plaisir, et que c'est un honneur que tu lui fais que d'accepter d'aller en retenue.

- Je m'en voudrais de gâcher davantage de votre temps, Professeur, je vous suis.

Ton sourire est toujours présent quand même. Elle va comprendre sa douleur. Une fois n'est pas coutume, tu vas laisser Arty assouvir le moindre de ses caprices. Il va pouvoir s'en donner à coeur joie le blaireau. Tu vas même lui filer un coup de main, parce que t'es vraiment un bon pote. Mains toujours dans les poches, tu emboîtes donc le pas à la professeur. Game on !


Fin du RP, suite en retenue !
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Artemis O'Toole
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Re: Une pièce désaffectée

Message par : Artemis O'Toole, Sam 28 Oct 2017, 09:22


Suis moi je te fuis
Avec Zack


D’abord parce qu’il n’en avait rien à faire, ensuite parce qu’il s’était ennuyé ferme. Il pensait sincèrement que les cours en fin de journée devaient être abolis, ils n’avaient aucune espèce d’utilité. Plus de pas sautillant en ce début de soirée tandis qu’il arpente les couloirs, comme tant d’autres, pour rejoindre la Grande Salle ou sa salle commune, il ne savait pas encore. Sac à dos jeté de façon nonchalante sur l’épaule il pensait à ce qu’il pourrait bien pouvoir faire ce soir, les conneries se faisaient rares entre celles qu’ils avaient déjà faites et les autres qu’ils s’empêchaient de faire par crainte de devoir quitter Poudlard définitivement. Par conséquent, il se contente d’avancer, marche, marche, pensées accompagnant le mouvement fou de ses mèches rebelles, il fallait qu’il trouve quelque chose à faire sinon il allait finir par s’ennuyer. C’est alors que parmi les têtes guillerettes d’élèves qu’il croise, il en voit une au loin qu’il aurait souhaité ne pas croiser. Zackary.

Il se fige au milieu du couloir, se faisant un peu bousculer du fait de son arrêt soudain. Qu’est-ce qu’il avait fait pour mériter ça ? Il n’avait pas été plus méchant ou plus désagréable aujourd’hui. Même pas de bêtise, ou presque, ou alors il ne s’en souvient déjà plus. Et pourtant le Serpentard était là, au loin, aucun doute là-dessus. Arty aurait pu le reconnaître entre mille. C’était ça aussi, quand on a été si proche d’une personne, on sait à quoi elle ressemble. Il savait qu’il n’aurait pas dû se rendre à ce dernier cours de la journée, au moins il aurait été pénard dans la salle commune en train de faire une petite sieste et jamais il n’aurait entraperçu la silhouette de Zack. Dans le défilement d’élèves et l’avancée du couloir il se dit que peut-être, il pourrait se contenter de passer à côté de lui sans le regarder, faire semblant de rien, mais il prenait le risque que le Vert & Argent lui prenne le bras pour… lui parler par exemple. D’un autre côté c’était lui qui était lâchement parti lors de leur dernière rencontre, alors de quoi Arty s’inquiétait, l’autre ne voulait certainement pas le voir.

Mais le cœur s’emballe, moment de panique qu’il ne peut réprimer, f*ck. Non. Non. Non. Non. La négation provoque un brusque retour des souvenirs, diaporama, les baisers, les caresses, la proximité. Mais aussi la dernière fois, lorsque l’autre l’avait littéralement abandonné. Cachots vides de toute sensation colorée. Demi-tour soudain, il tourne la tête, il ne voulait pas le voir, son corps suit ainsi que ses jambes. Vite. Fuir maintenant, l’autre ne l’avait peut-être pas aperçu, sait-on jamais. Il était encore temps. Le Poufsouffle s’engouffre alors dans la première pièce dont il distingue la porte, pas pressé, vif. Il regarde autour de lui, il fallait qu’il se cache, rapidement, ni vu ni connu, mais trop de choses laissées à l’abandon, on aurait pu croire à un placard à balais, mais en plus grand. Il pose ses mains sur sa tête, derrière la porte éventuellement ça pourrait le faire, mais bon, un peu de respect. C’est la bouche serrée et les yeux agités qu’il voit s’actionner la poignée. Quelqu’un arrivait. Lapin pris au piège qui ne trouve pas l’entrée de son terrier.

Il savait pourtant qu’il ne fallait jamais s’arrêter dans une fuite, courir, courir jusqu’à semer l’autre. Il avait fait l’erreur de se retrouver coincé. L’idiot.
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Alec Z. Dmitriev
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Re: Une pièce désaffectée

Message par : Alec Z. Dmitriev, Sam 28 Oct 2017, 15:03


FICHE PAR SWAN -  bazzart & Azryel ( Pv Arty & L.A. mutuelle. ).
Fuis - moi, je te suis
Quelle belle connerie, de croire qu'en ces lieux, tout est finit.
Manger, dormir, sortir, crier, pendre l'air.

Ma tête était sur le point d'imploser et mes pas, eux, continuèrent de s'aligner dans ce couloir interminable. Ce masque invisible que j'enfilais dés le réveil, je le portais en permanence, faisant croire à tout le monde que j'étais ce que je laissais croire. Pourtant, intérieurement, il me rendait malade. Ma tête tournait encore, je me sentais vacillé, j'avais grandement besoin de me changer les idées, de m'isoler pour mieux faire le point sur ma vie. Il me tardait de rentrer à Moscou, juste parce que ce paysage avait nourrit mon enfance, bercé de douloureuses condoléances et surtout, parce qu'il faisait partit de la fin de mon adolescence. Continuant d'être persécuté par des cauchemars de plus en plus horrible, je m'étais avancé vers cette pièce désaffecté en titubant, dans l'espoir de pouvoir me cacher des autres... Du "monde" contaminé aussi. Tout en massant mes paupières, je posais l'une de mes mains sur le mur, l'autre sur la poignée. Rentrant ensuite dans la pièce pour me coller à la porte d'entrée, une personne attirait mon attention, alors que je faisais de mon mieux pour cacher l'état de mes émotions.

Vulnérable, douleur, pleures, malheur.

Lentement, je déglutissais, baladant mon regard d'abord sur son visage, écarquillant un peu en croisant son regard détaché sur le mince. Son étincelle pétillante avait disparu et j'étais conscient que j'étais le coupable de ce crime. J'étais à l'origine de sa colère envers moi et le pire, c'est que je la respectais. En tant normal, ça ne m'aurait pas touché, mais cette fois-ci, j'atteignais un point de rupture. Silencieusement, je me massais la tempe du côté gauche, incapable de prononcer le moindre mot, je me contentais de continuer à promener mon regard sur ce corps dont j'en connaissais toutes les facettes après l'avoir déjà vu dévêtu, une fois, entre deux buissons. Mon corps se battait avec ma cage thoracique dans ma poitrine, me coupant le souffle par moment. Bon sang, j'avais beau ne pas vouloir faire face à mes sentiments, mais je me sentais démunis de toutes émotions, de toutes envies de vouloir y mettre un nom. Sans voix, incapable de parler, je faisais que reprendre enfin, une longue et douloureuse inspiration.

Désespoir, idées noires, cauchemars... Tout ça mène nul part.

Alors, dans un dernier souffle, je me décide de me mettre à bouger, venant soudainement vers lui, pour ensuite, le prendre dans mes bras au risque de me manger une baffe ou une claque des plus violentes. Qu'il me frappe, la douleur ne sera que passagère. Arty' était l'exemple même de mes problèmes, j'avais beau vouloir ne pas m'attacher à lui, il était déjà trop tard et me rendre compte de ma bêtise, me mettait vraiment dans un état que je n'aurais jamais cru jusque là. Fermant fortement les paupières, je me retenais de pleurer, retenait de briser l'image que je donnais de moi - même à défaut de le laisser voir celui qui se cachait réellement derrière tout ça. Finalement, qu'il me pardonne ou non...ça ne changera pas le fait que je voulais profiter de sa présence, une dernière fois... Qu'il me repousse ou pas, j'avais besoin de ça... Besoin d'oublier que je suis ... Moi.


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Artemis O'Toole
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Re: Une pièce désaffectée

Message par : Artemis O'Toole, Sam 28 Oct 2017, 23:00


Avais oublié de préciser, LA accordés tout du long ♥

Sans surprise c’est bien Zack qui apparaît dans la pièce. Étonnant, on ne s’y attendait pas du tout. Arty l’observe l’observer. Et évidemment qu’il voit qu’il y a quelque chose qui cloche comme si l’autre était là par pur hasard, que ça n’avait rien à voir, du tout. Alors le Poufsouffle se contente de rester là, spectateur des tiraillements du Serpentard. Parce qu’il sent que l’autre semble perdu, qu’il hésite et tergiverse, un peu, même s’il s’en fiche. Ce n’était pas son problème, ça ne l’était plus en réalité. L’autre lui avait bien fait comprendre. Le fait même d’avoir son visage non loin lui rappelle brutalement ce qu’il avait ressenti, parfait sentiment d’abandon. Or, Arty n’était pas quelqu’un qu’on abandonnait, jamais, on ne lui tournait pas le dos ainsi. Pourtant il se retient d’exploser, ça lui demande une énergie folle de ne pas taper une crise là, maintenant tout de suite, renverser tous ces objets poussiéreux sans intérêt. Lui faire comprendre.

Mais il n’a pas le temps, voilà que le Vert & Argent se jette dans ses bras. Il reste stoïque, n’en revient pas. Ça s’embrouille tellement dans sa tête qu’on pourrait distinguer l’électricité chimique s’enfuir de son cuir chevelu. C’est-à-dire que c’était difficile de résister, de ne pas prendre son visage entre ses mains et de l’embrasser, de se dire tant pis c’est pas grave on passe à autre chose. Mais il y parvient. Les yeux toujours grands ouverts, il ne rend pas l’étreinte. Pas question. Il met quelques instants à se rendre compte qu’il ne pouvait pas accepter. Qu’on ne le traite pas comme ça, qu’on le jette pour le reprendre. Et il lui faut toute la force du monde pour repousser Zack, brutalement, l’envoyer loin de lui d’un mouvement sec.

Il secoue la tête, remettre les idées parfaitement en place, être sûr du discours à tenir. Parce qu’il ne peut pas juste partir. Alors que c’était peut-être la bonne solution, quitter la pièce sans un regard, une parole, comme lui l’avait fait. Mais il fallait qu’il lui explique, clairement, qu’il fasse sortir sa colère. Même s’il ne savait pas exactement pourquoi elle était là justement, pourquoi il tenait tant au Serpentard et ne pouvait pas être simplement indifférent. Il se plante devant le Vert & Argent, il lui faudrait des réponses. « T’es sérieux là ? Qu’est-ce que tu crois ? Qu’tu peux me laisser tomber alors que j’étais. Qu’on. » Il ne parvient pas à terminer, à mettre des mots, mais l’autre a compris, sûrement. Il ravale la rage qui s’embourbe au fond de sa gorge. Parce que c’était beaucoup plus simple d’hurler que d’avouer qu’il était blessé dans son égo qu’il croyait inexistant. Enfin, nous, on avait bien compris, mais pas lui.
Finalement il ne peut pas le regarder, il fixe ses pieds, trop peur de ce qu’il pourrait faire qui ne serait pas en accord avec ce qu’il venait de dire.

« Et là tu reviens. Qu’est-ce que j’suis censé faire ? T’accueillir à bras ouverts peut-être ? » Il tente de cracher les mots. C’était un coup de poker qu’il faisait en réalité. Il craignait que Zack ne décide de repartir comme il était venu, furtivement. Mais il ne cèderait pas, pas tout de suite en tout cas. Il fallait qu’il laisse durer un petit peu, qu’il y parvienne, c’était tout un art. Alors le regard rivé sur le sol il mord l’intérieur de sa joue, rajouter à l’air colérique, pour mieux prétendre. Pourtant c’était plus facile avec le message qu’il tentait de faire passer. Quand on lui tourne le dos, on revient pas, ou alors faut forcer. C’est qu’il était rancunier le gamin, un peu.
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Re: Une pièce désaffectée

Message par : Alec Z. Dmitriev, Dim 29 Oct 2017, 14:57


FICHE PAR SWAN -  bazzart & Azryel ( Pv Arty & L.A. mutuelle. ).
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Quelle belle connerie, de croire qu'en ces lieux, tout est finit.
Je voudrais rire, rire sans failles et sans retenue, laisser les mots me trahir. Cependant, dans un autre monde, je rêvais de me prendre la tête entre mes mains et gueuler à pleins poumons. Je ne voulais plus être celui qu'on brise continuellement, qu'on rejette par manque de compréhension.

Pourtant, tout était parti d'un malentendu et je laissais ses paroles m'atteindre, sentant ses mots avoir l'effet d'une bombe sur ma tour de verre. C'était grave, c'était trop tard... Je finissais par en avoir le vertige, la faim et ma folie, m'emmenait de plus en plus loin d'ici.

Ces mots ne voulaient plus rien dire, je ne voulais plus lui mentir, même si je passais tout mon temps à me maudire. Je restais là, face à lui, respirant d'un air étrangement calme, même si mon cœur battait si fort jusque dans mes tympans. À quoi bon continuer de faire semblant, laissant libre cours à mes souvenirs de m'envahir ou même tromper mon corps.

Mon cœur était en désaccord avec ma tête et mon regard se faisait de plus en plus brillant suite à ces mots qui me percutaient de plein fouet. Je craquais, m’étouffait davantage dans ce monde. Sans surprise, je serrais lentement les poings, relevant la tête vers le plafond tout en prenant une longue bouffée d'air.  

« Je comprenais pas que ...tout mon être voulait faire... de toi, un ami... »

Alors, je me reculais lentement, me collant à la porte avant de me laisser tomber pour y être assis. Prenant ensuite, ma tête en main, je soupirais nerveusement, jetant de rapides coups d'œil envers le jeune sorcier. Après tout, il avait le droit de me haïr... J'avais tout simplement merdé et pour une fois, j'avais perdu la partie.

« Je suis pas doué...en relations... Même pour me faire des amis...Donc, t'as...parfaitement raison de me haïr... »

Sur ces mots, je fermais mes paupières, rabattant mes avants-bras contre ma tête, collant mes cuisses à mon torse avant que je ne me mettais à souffler longuement, essayant de récupérer un peu de contenance et d'énergie, aussi.  


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Artemis O'Toole
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Re: Une pièce désaffectée

Message par : Artemis O'Toole, Dim 29 Oct 2017, 23:42


Un ami ? Qui voudrait être ami avec lui, franchement. Lui qui ne se préoccupait de rien et encore moins des émotions des autres. Et qu’est-ce que ça signifiait exactement, est-ce qu’Arty voulait être ami avec Zack, il n’aimait pas forcément ce que cela impliquait, ou plutôt ce que ça n’impliquait pas, après tout, on avait pas de moment dans les buissons avec ses amis. Il finit par dodeliner de la tête, il ne comprend vraiment pas. Ou alors il avait une mauvaise interprétation du mot ami. Parce qu’on ne fuit pas non plus ses amis. Le temps de relever la tête, il observe le Serpentard s’asseoir par terre, contre la porte d’entrée. Oh non mais c’est pas vrai qu’il allait faire une crise de panique maintenant. Le voilà posté contre la porte. Le Poufsouffle lève les yeux au ciel. C’était lui qui était en train de râler, de se faire entendre, et voilà que l’autre voulait attirer l’attention. Arty était le centre, il le savait bien alors pourquoi tenter de retourner la situation. C’est qu’il est particulièrement égoïste le gamin.

C’était de lui qu’on prenait soin, pas l’inverse. Il n’avait pas l’habitude, ne le voulait pas d’ailleurs. Mais il réprime un soupir d’exaspération, parce qu’il ne pouvait pas non plus laisser Zack dans cet état. Il n’était pas sans cœur non plus, au contraire, simplement qu’il ne le plaçait jamais au bon endroit. Puis devant la posture du Vert & Argent, comment pouvait-il rester en colère, l’autre avouait sa défaite, ça n’était plus drôle. Ainsi, il garde son ressentiment pour lui, son égocentrisme aussi, tente de l’enfouir le plus loin possible, ne pas le montrer, afin de l’effacer. Et contre toute attente il va s’installer juste à côté du Serpentard, le plus calmement du monde. « Je vais pas te haïr. » C’est plus difficile à dire que ce qu’il pensait. Il fixe la pièce. « Tout comme j’vais pas être ton ami. » Il voit la faiblesse de l’autre, peut-être qu’il n’aurait pas dû dire ça de cette manière. « Enfin, un ami pas comme les autres. » Parce qu’il avait besoin de l’exclusivité, c’était comme ça. Quoi qu’incapable de la donner. L’hypocrite.

Et puis il est là, ne sachant pas tellement ce que pourrait être le prochain geste, le prochain pas vers le garçon. Lui qui ne voulait pas en faire voilà quelques instants. Il se retrouvait à peut-être le consoler. Sacré karma aujourd’hui décidément. Puis il n’avait pas ce qu’il fallait pour rassurer Zack. Ou peut-être que si, après tout. Alors il fait ce qu’il sait faire le mieux. D’un mouvement fluide il vient se placer en face du Serpentard. Il passe sa main dans les cheveux de l’autre, des papouilles, un peu. Il ne comprend pas pourquoi il cède exactement, si facilement, ce qui le pousse à rechercher la proximité, le contact. A ne pas se reconnaître. C’était beaucoup plus pénible que de se braquer et de partir sans rien demander. Parce que c’était le Vert & Argent qui avait fui, pas lui. « Quand même, t’abuses, j’étais censé me faire désirer là, et tu me pousses à revenir vers toi. » Il rit un petit peu, les pétillements reprennent doucement leur place dans son regard clair. Laissant ses doigts s’emmêler dans les mèches de cheveux du compagnon.

C’était surprenant. N’importe qui ne pouvait pas se vanter d’avoir pu mettre fin à un crise d’Arty.
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Alec Z. Dmitriev
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Re: Une pièce désaffectée

Message par : Alec Z. Dmitriev, Mar 31 Oct 2017, 15:32


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Fuis - moi, je te suis
Quelle belle connerie, de croire qu'en ces lieux, tout est finit.
Après de longues réflexions intérieures, je m'étais rendu compte que je venais d'utiliser un mauvais terme sur notre amitié naissante. On avait tout d'une amitié durable, pourtant, on se comportait comme des amants qui vivent leurs attirances en secret. Cette relation si ambigüe me donnait le vertige, me prenait par les tripes aussi avant de m'en faire tourner encore la tête.

J'aurais pu dire amant avec tout ce que ça impliquait aussi, me disant que le mot " ami " était assez mal choisi, pourtant, dans le fond, je ne pouvais plus me mentir. Il était devenu ce que je craignais le plus après mon père, une personne à part entière qui possède des "droits" de propriété sur mon corps sans avoir besoin de me dire qu'il m'aimait pour autant.

Continuant ainsi de fixer le sol, j'avais fini par me tenir le ventre, grimaçant discrètement de douleur en penchant la tête sur le côté, cachant mon visage de mon bras avant de me mettre un peu à tousser. Saleté d'anorexie, maudit cauchemar...Puis, à contre cœur, j'inspirais longuement tout en relevant la tête en sentant le jeune garçon se mettre à bouger. Tantôt à côté de moi, tantôt face à moi.

Ne comprenant pas vraiment son geste, je me demandais s'il allait me gifler ou m'ordonner de quitter la pièce parce que lui aussi, semblait pas vraiment apprécier de me voir, vu son premier discours. Alors, lentement, je baissais ma tête avant de sursauter un peu violemment, n'ayant pas vu sa main qui ébouriffait mes cheveux et ses douces lèvres qui me couvraient de baisers à son tour.

Sans contrefaçon, j'étais mis assis sur mes jambes, venant lentement me remettre dans ses bras, posant ensuite mon visage contre son cou avant de l'enlacer en douceur. Humant son doux parfum pour mettre un terme à mes cauchemars et ma faim, le temps d'oublier un instant que "j'existais", je m'abandonnais à lui. Ainsi, je laissais doucement sa chaleur m'envahir, décongelant un peu mon cœur si froid, si incapable de battre en permanence pour qui que ce soit aussi.

Doucement, je me laissais aller contre lui, fermant les paupières tout en nouant mes bras derrière sa nuque, me risquant même à embrasser son cou furtivement avant de reculer mon visage et le regarder silencieusement. Pourquoi diable, le trouvais-je si énigmatique, si mystérieux et pourtant, il l'avait dit lui - même, on ne sera jamais mais, pas de cette manière.

On était bien plus que ça, mais sans pour autant tout se donner l'un à l'autre, j'avais ma part de secret et il avait son Triangle des Bermudes aussi. Finalement, je m'avançais vers lui, le gratifiant d'un simple baiser sur ses lèvres, un court instant avant que je ne me mordes la lèvre inférieure. Trop tentante et alléchante, quitte à me recevoir une gifle de la part du préfet des jaunes, je ne risquais plus de lutter contre ma tête et l'ange de ma conscience brisée.

Dans un souffle sulfurée d'une douce et agréable chaleur, j'avais fini par céder, venant ainsi l'embrasser d'une délicatesse attention, posant une main sur sa nuque, l'autre sur sa joue, laissant une larme, une seule glissée le long de ma joue. Pas par dépit ou mélancolie, mais parce que je me haïssais de pouvoir ressentir de tels sentiments, de telles choses pour une personne même si je n'avais pas de nom pour qualifier ça, pourtant, je ne l'aimais pas... Pas d'un amour aveugle et éternel, du moins... Je suis incompréhensible... parfois, n'est-ce pas ?


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Re: Une pièce désaffectée

Message par : Artemis O'Toole, Mer 01 Nov 2017, 00:49


Serait-il attendri le Blaireautin. Étonnant. Impossible de continuer davantage dans son caprice de peur de blesser l’autre parce qu’il le sent complètement décomposé à ses côtés, et dans sa magnanimité, Arty n’a pas envie de s’enfouir dans les fêlures douloureuses de Zack. Bien au contraire, il préfère le laisser venir à lui, et les combler de sa présence. De son corps et de sa peau. Bien plus romantique, s’il y avait quelque chose de romantique à tout cela. Si le Jaune & Noir était gêné, il ne laissait rien transparaître, c’était curieux, de voir un être si vulnérable si proche de lui, d’ordinaire c’était lui, le plus vulnérable qu’il y ait dix ou cent personnes aux alentours. Alors ce retournement de situation l’inquiète, il n’est pas sûr de la marche à suivre. Pourtant, il ne s’en va pas, ne se refuse pas à l’autre, bien au contraire. Il laisse le Serpentard se lover dans le creux de son cou. Plus, il soupire, exalté alors que l’autre pose quelques baisers dans le cou du Poufsouffle. Pourtant Zack s’arrête. Le gamin arque un sourcil, il se demandait d’où venait cet échange de rétines, qu’est-ce que l’autre essayait de trouver à travers cette inspection.

Mais elle ne dura que furtivement. Bientôt il put sentir la hardiesse grandissante sous son estomac provoquée par le retour des lèvres du Vert & Argent sur les siennes. Arty n’arrivait pas à se rassasier, il lui en fallait toujours plus, que ça ne s’arrête jamais. Il répond ardemment aux baisers déposés sur ses lèvres, en donne à son tour. Le contact sur sa nuque le fait frissonner entièrement, il comprend immédiatement que c’était pour cette raison qu’il s’était adouci, pour ressentir ça. Douce et électrique impulsion sensuelle. Mais dans l’échange il sent aussi une légère humidité. Il colle sa main sur la poitrine de Zack et le pousse délicatement avant de plonger son regard dans le sien. « C’est l’effet que j’te fais ? Tu pleures ? » Une pique de susceptibilité, à peine vexé. D’accord, il n’était pas l’amant le plus parfait, mais quand même. Et non pas qu’il était refroidi, il lui en fallait plus que ça, mais il se demande, comme ça, ce qu’il devait faire. Continuer comme si de rien n’était ou s’intéresser au pourquoi du comment. Il tente de ravaler la vague furieuse de désir qui l’habite, c’est difficile à faire passer, mais il y parvient, doucement. Quoi que ça reste coincé là, à travers de la gorge, encore prêt à jaillir. Tourmenté le jeune Arty. C’est que ça part dans tous les sens au sein de son carton crânien. « Tu veux faire une pause ? » Drôle de formulation, mais ça ne le frappe pas tant que ça. Il n’allait pas s’engager dans l’intimité avec un partenaire qui pleurait, il avait certaines valeurs. « Qu’on en parle ? » Ça, ce fut largement plus difficile à faire sortir, parce qu’il était dans la proximité physique et non pas langagière, mais il ferait éventuellement un effort, pour Zack. Charmante bienveillance.

Puis, comme pour le dissuader finalement, il se rapproche de nouveau du Serpentard, ou plutôt en se plaçant au-dessus de lui, mouvement langoureux, il lui intime de s’allonger, dos contre le sol. C’est-à-dire qu’après tout, il y avait peut-être d’autres moyens de faire oublier les larmes. Il fait alors glisser sa main sur le torse de l’amant, tout en ne lâchant pas ses yeux. « Enfin, on est pas forcément obligés ». Il se contredit lui-même, il s’en fichait. Trop obnubilé par le corps du Vert & Argent qu’il surplombe, offert.
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Re: Une pièce désaffectée

Message par : Alec Z. Dmitriev, Ven 03 Nov 2017, 00:02


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Fuis - moi, je te suis
Quelle belle connerie, de croire qu'en ces lieux, tout est finit.
Plus de mots, plus de paroles, soudainement, j'étais devenu muet dés l'instant où le jeune pouffy s'était résolu à me donner ce qu'on désirait, silencieusement, tous les deux. Un instant de pur délice charnel, échangés dans une pièce intime, bien qu'un peu rustre, à l'abri des regards indiscrets, comme durant notre première entrevue. Pour lui, j'avais ravalé mes larmes en les séchant d'un revers de la main, me disant aussi qu'il n'y aurait plus qu'un seul moyen de communication entre nous deux, c'était physique, quelque chose de possible et d'excitant à la fois. Ce qui était encore plus distrayant, c'était nos regards pétillants d'un désir commun, sachant tous deux qu'on le pouvait refuser le corps de l'autre, ne sachant dire " non " à nous-mêmes et nos propres désirs de s'offrir à l'autre, sans pour autant éprouver le moindre amour à nos yeux. Pourtant, ce que j'aimais avec lui, je n'avais plus besoin de lui faire part de mes envies, de mes fantasmes les plus intimes ou de provoquer la venue d'images non censurées dans sa tête, puisqu'il me comprenait sans trop de difficultés. Ainsi, je restais simplement couché sur le sol, comme si j'étais à sa merci.

Entre ses doigts, contre la paume de sa main sur mon torse, dure et bien présent, puisque je pouvais sentir mon cœur battre hors de ma poitrine lorsqu'il glissait ses doigts par-dessus mes habits. J'avais une étrange envie qui m'envahissait en douceur, ayant besoin de me changer les idées. Le paroxysme de mon plaisir d'avoir recours à une douceur aussi sensuelle et endiablée avec lui, était à son comble. Je trouvais cette proximité secrète, dangereuse, mais tellement libératrice de mes soucis personnels. Pour ma part, elle avait certains avantages sur le plan physique comme sur le plan amical. Avec un peu de réflexion sur le sujet, j'étais, à même de comprendre que nous ne pouvions pas n'être que des amis normaux, mais des amants amis, peut - être que dans l'avenir, on finirait par s'entendre davantage aussi ? Soudainement, un long choc venait de m'électriser tout mon corps, traversant de mes pieds jusqu'à ma tête. Je croisais, enfin, son regard lorsque ses cordes vocales se décidaient à s'activer pour la troisième édition. Alors, je prenais mes bonnes vieilles habitudes de dominant par la main, le faisant s'allonger sur le dos, sur le sol, à son tour. Venant, ensuite, d'un coup de bassin, par-dessus de lui lorsque je venais de passer une jambe au-dessus de sa taille.

J'avais fini par m'assoir au niveau de son service trois-pièces facilement dissimulé par son uniforme froissé. Amusé de la situation, je me penchais vers ses avant-bras, n'en prenant qu'un, le plus proche, pour ensuite venir l'embrasser chastement du bout de mes lèvres. Le taquinant avec des gestes tendres, je me décidais à me pencher un peu plus vers le haut, allant ensuite capturer ses lèvres. Dans un second chaste baiser, je l'intimais à fermer ses paupières doucement, lui mordant ainsi, la lèvre inférieure. Le temps que l'excitation brutale qui m'avait rapidement envahie, puisse baisser un peu. Je me disais que j'avais le temps de me calmer et de laisser mon désir de le "manger cru" avais besoin de s'apaiser aussi. C'était monté si soudainement que j'avais finis par sentir les muscles de mon ventre se tordre d'un coup, c'était presque trop douloureux, sur le coup. Puis, ce fut court, rapide, mais puissant et lorsque ladite vague redescendit enfin, j'avais eu l'impression que mon cœur avait raté un battement, qu'il s'était permis de voyager jusqu'au creux de mon ventre, dans le bas de celui-ci, non loin de mon nombril. À chaque battement de cœur, je sentais une autre partie de mon corps pulser sous ses  montagnes de tissus, n'ayant qu'une envie, faire plaisir et le partager qu'avec la seule personne qui méritait tant de passe-droit sur mon corps, à mes yeux.

Quelle exquise torture à le voir ainsi, allongé sur le sol où j'y étais précédemment, je m'en léchais même la lèvre inférieure à le voir ainsi. Attirance, douce existence, je n'avais pas de nom pour qualifier la beauté du spectacle, pas de mots vulgaires que j'employais si souvent dans mon vocabulaire fleuri pour décrire la scène qui se dressait devant moi. Même du regard, je m'amusais aussi à le déshabiller alors que mes mains commençaient, tout juste, à s'échauffer. Un juron s'était probablement échappé de mes lèvres, trop bas pour qu'on puisse le comprendre, même moi-même, je n'arrivais pas à saisir la nature de mes propres mots, prononcés dans ma langue maternelle. Les quelques syllabes de mon passé que je venais de prononcer, m'avait tout bonnement, échappés et le temps de le réaliser, c'était déjà de l'histoire ancienne aussi. Puis, j'attendais qu'il rouvre ses paupières quand j'avais fini par dénouer ma cravate et à peine déboutonner le haut de ma propre chemise.

Ainsi, l'observant me regarder, je ne me lassais pas de venir passer le bout de ma langue sur sa lèvre inférieure avant de la lui mordiller. Cette envie de lui faire du "mal" en lui faisant plaisir, me revenait sans cesse en tête, s'insinuant doucement dans le creux de mon ventre, montrant peu à peu qu'il était de plus en plus difficile de lui résister, même si au départ, c'était lui qui me boudait et moi, qui déprimais. Que pouvais-je bien faire, le mordre, le griffer où lui faire de douces caresses auquel, il n'avait su dire "non", la fois précédente. Toutes ces choses, qui, semblaient absurdes ou futiles pour le commun des mortels, je ne pouvais pas m'empêcher de me questionner sur le sujet. Cet éternel envie de le retourner, de lui mordre la nuque et de lui faire subir des sévices avec son consentement, me faisait perdre la tête, bien plus que mes cauchemars, eux - même. Ainsi, je secoue cette dernière, préférant aller lui mordre le cou avec une agréable attention, le marquant même de tes dents à un endroit discret comme si c'était ma marque de propriété et, même si on vient à la voir, je m'en fichais pas mal aussi. Finalement, après de longues minutes intimes, de gestes qui nous déshabillaient de nos vêtements, nous laissant divaguer dans un monde qui était le nôtre. On s'était retrouvé, une fois de plus, corps entrelacées, le souffle coupé avec ma tête posée sur son torse en écoutant son cœur battre, alors que j'en profitais, rien qu'un instant pour récupérer un peu d'énergie. Besoin de repos... J'avais besoin de souffler et de me reposer quelques secondes... Car même avec le ventre vide et la tête dans les étoiles, j'étais à deux doigts de m'évanouir aussi.

Quelle ironie.


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 Une pièce désaffectée

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