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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Une pièce désaffectée
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Cara De Lanxorre
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard

Re: Une pièce désaffectée

Message par : Cara De Lanxorre, Jeu 5 Oct - 0:13



    Décidément, le métier de professeure n’était pas de tout repos. Cara avait terminé son premier cours la veille, et déjà elle devait organiser une retenue. Certes, les élèves qu’elle avait collé méritaient bien de se voir priver de leur précieux temps libre, étant donné leur talent à transformer un cours en bazar sans nom. Cela dit, la jeune femme aurait préféré faire un tour à Pré-au-Lard ou retourner à Londres plutôt que de se coltiner des individus dissipés. Mais bon, c’était trop tard, il fallait donner une suite à ses menaces et véritablement appliquer la punition.
    Cara consenti à quitter ses appartements de fonction après avoir regardé avec mélancolie le canapé moelleux qui lui criait de la rejoindre. Elle se détourna difficilement de ce spectacle déchirant et commença à remonter vers le hall d’entrée depuis les cachots. Elle avait troqué sa robe noire habituelle pour un pantalon noir à imprimé écossais vert et noir, une chemise noire, une cape et des chaussures à petits talons. Ces derniers résonnaient dans les couloirs étroits des cachots, seul bruit audible dans le souterrain.

    Mais plus la professeure remontait vers le rez-de-chaussée, plus le bruit de ses talons était couverts par d’étranges acclamations. Hâtant le pas, Cara déboucha dans le grand hall et se retrouva au milieu d’une foule d’élèves fascinés par... Un feu d’artifice en forme de dragon, gigantesque. Inquiétant. Apparemment, l’anarchie ne régnait pas que dans ses cours. Cara ne tenta pas de faire disparaître le dragon, elle savait pertinemment que ce genre d’artefact était muni de garanties pour ne pas disparaître au moindre Evanesco et elle ne voulait pas prendre le risque. La professeure contourna précautionneusement le dragon bloqué entre les murs du hall et qui commençait à fumer dangereusement au dessus de la foule des étudiants. Arrivée au pied du grand escalier, elle poussa quelques élèves afin de se frayer un passage vers les étages supérieur. Pourvu que le coupable soit un Poufsouffle, ce serait l’occasion parfaite d’enlever des points aux plus ardents concurrents de Serpentard pour la coupe des quatre maisons cette année... Ou peut-être un Gryffondor ? C’était bien un truc de Gryffondor ça. Perdue dans ses pensées vengeresses et dos au dragon, elle ne remarqua pas que celui-ci fumait beaucoup trop pour que cela soit normal... Un instant plus tard, il explosait au dessus des élèves qui firent immédiatement moins les malins. Se protégeant de leurs petites mains inutiles, la marmaille se dispersa rapidement à grand renfort de cris. Cara soupira devant cette piteuse représentation de la future élite magique et se pressa dans les étages. L’élève perturbateur ne devait pas être très loin. La professeure arriva au premier étage, jeta un œil au couloir... et croisa le regard d’un garçon brun, probablement en sixième ou dernière année, planté en plein milieu du couloir. C’était beaucoup trop simple. Cara se précipita vers lui avec un regard carnassier, les mots 50 POINTS EN MOINS POUR GRYFFONDOR lui brulant les lèvres. Elle attrapa brusquement l’élève fautif par une épaule, s’apprêtant à prononcer la sentence, quand son regard tomba sur l’insigne cousu sur le devant de sa cape...

    - Oh, vous êtes à Serpentard ? – elle leva les yeux vers le garçon – Mais attendez... Je vous connais vous !

    C’était l’élève qui s’était incrusté à son cours mais qui avait été un pilier essentiel dans la restauration de l’ordre. Embêtée, Cara continuait de fixer l’élève, sa main tenant toujours en tenaille l’épaule d’Azaël.

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Azaël Peverell
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Re: Une pièce désaffectée

Message par : Azaël Peverell, Jeu 5 Oct - 18:25


T'as pas pu voir exactement ce qui se déroulait vers le grand hall. Mais en entendant les exclamations et une explosion magistrale, tu te doutes que t'as totalement réussi ton coup. Ces feux d'artifices magiques sont vraiment géniaux. Il faut que tu songes à en acheter de nouveaux, histoire de pouvoir faire ça quand l'envie te prend. Et puis, tu pourras inviter Arty à se joindre au spectacle la prochaine fois en plus. Là, c'était l coup d'essai. Et il a parfaitement bien fonctionné. Mission accomplie avec brio, le retour à la base est donc possible. Tu fais disparaître les restes du feu d'artifice au sol d'un simple #Evanesco et t'apprêtes à repartir tranquillement lorsque tu croises le regard de la nouvelle prof d'enchantements.

Baguette rangée en poche, air totalement innocent, tu ne fuis pas, préférant largement la confrontation directe en plaidant ton innocence totale. Après tout, elle ne te connaît pas encore, et avec un peu de chance, elle n'a jamais entendu parler de tes exploits, seul ou en compagnie du préfet des jaunes. Tu as donc une chance de t'en sortir sans trop de peine. Pas besoin de fuir. Tu vas juste devoir éviter de trop la provoquer. Ce qui est déjà en soi un effort plutôt considérable. Surtout qu'elle a l'air un peu trop heureuse de te coincer tandis qu'elle se dirige vers toi. Tu t'apprêtes donc à prendre les devants, afin de la convaincre de ton innocence. Avec une phrase du style "Vous avez vu ce qui vient de passer ? C'est incroyable !", comme le dirait sûrement la moitié des élèves de cette école.

Sauf que tous les plans que tu aurais pu imaginer tombe à l'eau à cause d'un geste. Un simple geste. Sa main, qui t'agrippe l'épaule. Aussitôt, tous tes muscles se crispent. Tu te raidis. Tu entends ses mots, parfaitement. Mais t'es totalement incapable d'y répondre. Tes yeux se plongent dans les siens. Nul doute que la colère sourde qui gronde en toi à cet instant est palpable. Tu te retiens de toutes tes forces pour ne pas la repousser violemment. Pour ne pas la frapper. Tes poings sont d'ailleurs déjà serrés. Et seule la douleur de tes ongles qui pénètrent la chair te maintient dans une sorte de lucidité. Tu prends une profonde inspiration afin de te calmer, et tu finis par te dégager d'un brusque mouvement d'épaule.

- Me touchez pas.

Ta voix est froide. Cependant, elle tremble légèrement, laissant transparaître la colère qui te ronge de l'intérieur. T'en profites pour reculer d'un pas. Comme pour instaurer un genre de distance de sécurité avec l'enseignante. Tu ne la quittes cependant pas du regard. T'es bien trop sur les nerfs pour ça. Cependant, tu te rends bien compte qu'avec un comportement pareil, tu risques de finalement vite lui dévoiler que t'es pas le modèle type de l'élève exemplaire. Et que ça, ça ne joue pas en ta faveur. Alors tu fais en sorte de te reprendre. Nouvelle inspiration, tes muscles se détendent légèrement. Tes poings se desserrent, ainsi que ta mâchoire qui se décrispe. A nouveau, tes traits revêtent une sorte d'impassibilité. Celle derrière laquelle tu as l'habitude de te cacher. Pour revenir à la normale. Reprendre le contrôle de la situation.

Tu te rappelles de ses quelques mots. Il serait peut être temps d'y répondre. Quoi que, sa première question te semble légèrement rhétorique. Elle l'a bien vu, que t'étais à Serpentard. Et qu'est ce que ça peut bien lui faire ? Est-ce seulement une bonne chose pour elle ? Toi, personnellement, tu te fous royalement des maisons. Les gens ici ont beau porté des uniformes de toutes les couleurs, ils sont tous aussi peu intéressants les uns que les autres. Et ceux qui sortent du lot ne sont pas forcément de ta maison. Suffit de voir Arty. Ou Nash. Et tu connais de sacrés crétins chez les serpents. Bref, tout ce délire de mettre les gens dans des cases en espérant qu'ils s'y formatent bien tranquillement, tu détestes ça. Mais tu sais que pour certains profs, c'est tellement important qu'ils favorisent une maison parmi les quatre. Genre, Benbow. C'est pas votre Directeur pour rien celui-là. Allez, un peu de politesse, ça ne fera pas de mal pour plaider ta cause.

- Bonjour, Professeure. On s'est simplement croisés à votre cours hier...

Oh, la bonne idée que tu as eu là d'ailleurs. Tu peux même partir dans cette direction afin qu'elle oublie de te parler du dragon enflammé qui vient de passer dans le couloir. Parfait. D'autant plus que ton intervention de la veille, tu peux plutôt en être fier. T'as arrangé Arty en trois sorts. Et t'as même pas collé le bazar. Enfin, t'aurais pu t'attaquer directement à Ulysse, mais tu l'as pas fait. Et t'as bien fait vu que, pour une fois, ce crétin n'était visiblement pas en cause.

- D'ailleurs, j'suis désolé d'avoir débarqué comme ça, j'ai juste vu qu'Arty avait pas l'air bien, alors j'ai voulu lui donner un coup d'main.

Petit sourire de circonstance. Tu mériterais presque un oscar de meilleur acteur pour ta performance actuelle. Admirez l'artiste !
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Cara De Lanxorre
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Personnel de Poudlard
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Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Une pièce désaffectée

Message par : Cara De Lanxorre, Jeu 12 Oct - 0:16


    Cara ne put s’empêcher d’écarquiller les yeux lorsque le jeune élève se libéra brutalement de l’emprise de la professeure. Mais son visage retrouva vite son impassibilité. Le regard dur, elle fixait l’élève qui le lui rendait bien. Il ressemblait à quelqu’un qu’elle avait connu, du moins c’est ce qui lui semblait. Elle n’arrivait pas à se souvenir exactement, à mettre un nom sur cette air de famille. Mais ce dont elle était sure, c’est que scruter ce visage lui procurait une sensation très désagréable, un mélange de haine et de fureur. Ou peut-être était-ce juste la colère froide qui se lisait sur les traits du Serpentard qui lui donnait cette sensation.

    Tandis que Cara cherchait tant bien que mal dans ses souvenirs qui pouvait lui procurer de tels sentiments, le jeune homme s’était recomposé une attitude sage et révérencieuse. Il lui répondit d’un air poli d’où toute trace d’irritation avait disparu.

    - Bonjour, Professeure. On s'est simplement croisés à votre cours hier... D'ailleurs, j'suis désolé d'avoir débarqué comme ça, j'ai juste vu qu'Arty avait pas l'air bien, alors j'ai voulu lui donner un coup d'main.

    C’est vrai qu’il avait été utile pour le coup. Il avait été son sauveur la sortant du chaos, un Moïse traversant une mer de vomis. Bon, il s’était quand même incrusté à son cours, mais pouvait-elle lui en vouloir étant donné l’aide précieuse qu’il avait apporté par sa présence ? La jeune femme soupira, croisa les bras.

    - Votre présence s’est avérée très utile, je ne peux donc pas vraiment vous reprocher d’avoir interrompu mon cours – dit-elle en s'adoucissant. Par contre, votre bonne action d’hier ne vous donnera pas de traitement de faveur aujourd’hui. Donnez-moi votre baguette, que je regarde quels sorts vous avez jeté récemment. Vous ne devriez rien avoir à vous reprocher de toute façon n’est-ce pas ?

    Un sourire en coin, elle tendit la main et attendit que le mystérieux élève lui remette son précieux bout de bois. Sa main se referma sur le manche en if et elle leva légèrement le bras pour observer la baguette. Puis elle sorti la sienne d’une poche de sa cape, s’apprêta à lancer le sort, arrêta subitement son mouvement. Les yeux dans le vide, elle venait de se souvenir à qui le Serpentard lui faisait penser. Se reprenant, elle abaissa sa baguette, et vrilla les yeux dans celui de l’élève, le regard glacial :

    - Vous ne m’avez pas dis comment vous vous appeliez, monsieur... ?
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Azaël Peverell
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Re: Une pièce désaffectée

Message par : Azaël Peverell, Jeu 12 Oct - 16:47


T'as glissé ta bonne action de la veille comme ça. Au cas où, sait-on jamais. Tout est bon pour esquiver une potentielle punition. Tu rappelles donc à quel point tu es de bonne volonté, et que tu préfères amplement aider le corps professoral quand tu le peux plutôt que de lancer un dragon enflammé dans un couloir. Après tout, c'est bien la seule fois où tu pourras essayer de lui faire croire que t'es un élève modèle et très respectueux des règles, autant en profiter, puisqu'elle ne pourra que s'en rendre compte par elle-même plus tard. Ou ses collègues finiront par lâcher l'info. Là, t'as autant de chance que n'importe quel élève de plaider ton innocence, et t'as bien l'intention de le faire. Elle semble d'ailleurs s'adoucir légèrement. Mais elle te demande tout de même bien rapidement ta baguette, afin de vérifier le dernier sort lancé. Tu hausses doucement les épaules en lui tendant le bout de bois, toujours un léger sourire aux lèvres. Tu es confiant.

Cependant, elle te demande ton nom avant de procéder à la vérification. C'est le moment de vérité. Il ne faut surtout pas qu'elle ait déjà entendu parler de tes exploits en compagnie d'Arty, sinon tu peux dire adieu à ton image de Serpentard parfaitement bien élevé et respectueux. C'est un rôle que tu ne pourras pas tenir très longtemps. Tu le sais bien. C'est pour ça que tu en profites. Finalement, la situation t'amuses plutôt qu'autre chose. Essayer d'anticiper les réactions de l'autre. Agir en conséquences. T'es pas hyper doué pour ça en vrai. T'as trop de problèmes avec les gens en général pour parvenir à réellement les comprendre. C'est sans doute plus facile pour les gens légèrement moins asociaux que toi. Tu donnes alors ton nom. D'une voix totalement égale.

- Peverell. Azaël Peverell.

Tu soutiens son regard avec un peu plus de peine qu'auparavant. T'as l'impression que quelque chose a changé, comme si elle avait l'air un peu moins avenante vis à vis de toi. Sûrement une idée que tu te fais. Elle a l'air un peu lunatique de toute manière. C'est pas comme si Poudlard était reconnu pour recruter tes professeurs très stables psychologiquement. Tu désignes ta baguette qu'elle tient toujours, d'un simple signe du menton. Tu ne peux t'empêcher de vouloir jouer un peu. Vouloir la tester. Après tout, elle ne peut pas prouver que c'est toi qui est à l'origine de ce feu d'artifice. Tu pourrais tout simplement être au mauvais endroit au mauvais moment. Alors tu fais mine d'être toujours cet élève parfait que tu n'es pas.

- Et effectivement, je n'ai rien à cacher, Professeur. Le dernier sort que j'ai lancé était un Evanesco.

Pour faire disparaître les preuves. Mais ça pourrait être pour beaucoup d'autres choses. C'est un sortilège basique, utilisé couramment. Ta parole contre la sienne, si réellement elle tient à t'accuser. Ton sourire jusqu'ici simplement poli s'élargit légèrement. Se fait un peu plus provocateur. C'est difficile de t'en empêcher. Au fond, tu voudrais tout simplement qu'elle sache que c'est toi. Qu'elle le sache au plus profond d'elle-même, sans parvenir à le prouver car tu n'auras qu'à nier. Ta volonté de la provoquer est sans doute plus forte que prévu. Chassez le naturel, et il revient au galop. Quelques mots supplémentaires s'échappent.

- J'avais quelques petites choses à faire disparaître. Il faut bien faire un peu de ménage de temps en temps.

Sourire en coin. T'es persuadé de pouvoir être le plus malin.
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Cara De Lanxorre
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Re: Une pièce désaffectée

Message par : Cara De Lanxorre, Mar 17 Oct - 0:07



    - Peverell. Azaël Peverell.

    Non. Pas possible. Une sensation comparable à une décharge électrique traversa Cara tandis que le dernier mot d’Azaël semblait suspendu dans l’air. Dans un éclair, elle se souvint de ce visage froid, de cet air hautain, de cette petite fille aux cheveux noirs qui l’avait un jour piégée... Oh Alhena, je n’ai pas réussi à te faire la peau durant toutes ces années mais je ne laisserai pas passer une si belle occasion de me venger.
    Cara se demandait quel lien de parenté ces deux-là pouvaient avoir. Ils étaient proches c’était certain, ils se ressemblaient trop pour qu’un doute subsiste. Un neveu peut-être ? Ou alors un énième frère, les Peverell étant particulièrement doués pour enfanter une descendance insupportables comme c’était déjà le cas à l’époque...

    - Et effectivement, je n'ai rien à cacher, Professeur. Le dernier sort que j'ai lancé était un Evanesco.

    La voix angélique de l’élève en face d’elle sorti brutalement la professeure de ses souvenirs d’enfance. Oh comme il était agaçant. Cara l’avait trouvé intéressant au départ avec son intervention salvatrice durant son cours, la façon flatteuse qu’il avait de parler à ses professeurs, son air poli et sérieux qui faisait honneur à la maison Serpentard... Tout cela lui faisait horreur désormais. Elle trouvait cet élève très déplaisant,  doucereux, certain d’être le plus malin des deux... Pas de chance mon cher, c’est moi qui décide ici, que ce soit juste ou pas, d’ailleurs.

    - Nous allons voir cela tout de suite monsieur Peverell – elle ne pu s’empêcher d’accentuer le nom avec une moue dédaigneuse - Prior Incanto ! dit-elle d'une voix assurée en pointant sa baguette sur celle d’Azaël.

    Une image brumeuse sorti de la baguette de l’élève et s'éleva doucement entre Azaël et sa professeure. Il s’agissait effectivement du sortilège Evanesco, mais l’image était trop floue pour savoir sur quoi le sort avait été utilisé. Cara bouillait de rage, elle avait tellement espéré qu’il s’agisse d’un sort interdit, un sort qu’il n’était pas censé utiliser... Mais c’était également ça le propre des Serpentards, ne jamais se faire pincer.

    - Destructum. L’image disparu, et elle rendit sa baguette à Azaël, à contrecoeur. Il semble que vous n’ayez rien fait d’illégal malgré le potentiel délictueux de ce sort... - finit-elle, les lèvres pincées.

    - J'avais quelques petites choses à faire disparaître. Il faut bien faire un peu de ménage de temps en temps.

    Oh ce sourire. Elle l’aurait giflé. De rage, Cara serra sa baguette jusqu’à ce que les jointures de ses doigts deviennent blanches. Elle ne pouvait décemment pas le laisser partir, pas maintenant qu’elle savait qu’il était un Peverell. Et qu’il avait probablement allumé ce feu d’artifice, mais cela était devenu parfaitement secondaire dans l’esprit de la professeure.

    - Je vous trouve très irrévérencieux monsieur Peverell – décidément elle n’arrivait pas à prononcer ce nom de manière neutre. Et si vous êtes très habile pour dissimuler les preuves de votre forfait, votre seule présence ici vous désigne comme le coupable. J’espère que vous n’avez rien de prévu dans les deux heures qui suivent car vous venez avec moi en retenue. Et si vous n’êtes pas d’accord avec la sentence, vous pouvez toujours aller vous plaindre, je suis certaine que l’équipe professorale se rangera de votre côté... – Cette fois-ci, c’était elle qui avait cet agaçant sourire en coin. Comme il était plaisant d’avoir du pouvoir. Et en plus, on ne pourra plus l’accuser de favoriser les élèves de sa maison au détriment des autres.

    Cara avait déjà tourné les talons et lança sans se retourner à l’élève planté dans le couloir :

    - Allez, suivez moi.
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Azaël Peverell
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Re: Une pièce désaffectée

Message par : Azaël Peverell, Mar 17 Oct - 12:34


Tu la laisses faire régurgiter à ta baguette le dernier sort lancé, bras croisés sur la poitrine, petit sourire sur le visage. Rien dans ce qui apparaît ne permet de t'accuser de quoi que ce soit concernant le feu d'artifice. Alors t'es plutôt confiant. Même si tu te demandes toujours vaguement pourquoi elle a autant changé de comportement en quelques secondes à peine.Tu récupères donc ta baguette, toujours légèrement souriant. Pour une fois que t'as tout prévu pour ne pas te faire choper, tu peux vraiment être fier de toi. Elle semble cependant toujours aussi suspicieuse. Mais tu ne fais rien pour lever ses soupçons. La situation t'amuse un peu trop pour cela.

Et pourtant, lorsqu'elle reprend la parole, ton sourire perd de son éclat. C'est un peu fort tout de même de dire que t'es coupable uniquement parce que tu te trouves ici. Alors certes, tu l'es. Mais elle n'a strictement aucun moyen d'en être sûre, ce qui fait qu'elle est juste totalement injuste. Et tu détestes les injustices. D'autant plus lorsque tu risques d'en être la victime. Enfin, victime pas très innocente, mais c'est pour la forme. Pas moyen que tu laisses passer ça aussi facilement. Deux heures de retenue pour un crime qu'elle ne peut pas prouver que tu as commis, tu trouves ça vraiment abusé. Mâchoires serrées, t'es en train de regretter de ne pas l'avoir frappée un peu plus tôt, lorsque sa main était sur ton épaule. Au moins, la punition aurait été bien plus méritée.

En revanche, son sous-entendu sur l'équipe professorale n'est pas de très bonne augure. Elle a peut être bien entendu parler de tes conneries finalement. Et ça explique donc sa réaction plutôt méprisante lorsque tu lui as donné ton nom. Et le fait qu'elle te désigne si facilement comme coupable. La poisse, ils sont donc obligés de parler entre eux ces fichus profs ? Ils n'ont rien d'autre de mieux à faire que de te catégoriser comme faisant parti des fauteurs de trouble du château ? Et tu te rappelles soudainement qu'en fait, c'est tout à fait normal étant donné les dégâts que tu as déjà pu occasionner avec ou sans la présence d'Arty. Quand on est doué dans quelque chose, il faut persévérer. Et il se trouve que t'es passé Maître dans l'art de faire chier le monde.

Tu la regardes s'éloigner sans bouger d'un seul millimètre. Pas moyen que t'acceptes aussi facilement. Elle t'a pris pour qui ? T'as tellement l'habitude des retenues que c'est limite si t'en as pas davantage que d'heures de cours. Faudrait vraiment que les profs songent à changer leur punition de temps en temps, parce que ça devient redondant tout ça. Le truc, c'est que ces deux heures là n'étaient pas prévues sur ton emploi du temps et que t'as largement mieux à faire. Genre une sieste. Ou tout simplement aller tout raconter à Arty pour voir ses yeux briller à l'écoute de ton exploit du jour. Toujours planté au même endroit, ton sourire apparaît de nouveau. Tu fais en sorte de rester poli. Juste pour l'agacer davantage.

- Pardonnez-moi, Professeur. Mais il se trouve que je me suis simplement retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Ce n'est probablement pas suffisant pour me punir. D'autant plus que j'ai des révisions qui m'attendent, les ASPIC arrivent à grands pas, et je n'ai aucune envie de les rater. Tout cela n'est probablement qu'un malentendu. Mais si vous insistez, je peux sans doute en toucher deux mots à ma soeur. Alhena Peverell. Vous devez la connaître, vous êtes collègues après tout. Elle doit donner cours en ce moment même. Il n'est donc pas improbable qu'elle se rangera effectivement de mon côté.

Sourire qui s'élargit. Pourtant, tu bluffes. Jamais tu n'irais voir Alhena. D'autant plus qu'elle saurait pertinemment que t'es réellement derrière ce feu d'artifice. Et elle risquerait même de te coller encore en plus derrière. Tes mains s'enfoncent dans les poches de ton uniforme, tandis que tu te contentes de la fixer, sans daigner bouger.
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