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Une pièce désaffectée
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Alec Z. Dmitriev
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Re: Une pièce désaffectée

Message par : Alec Z. Dmitriev, Ven 03 Nov 2017, 01:02


FICHE PAR SWAN -  bazzart & Azryel ( Pv Arty & L.A. mutuelle. ).
Fuis - moi, je te suis
Quelle belle connerie, de croire qu'en ces lieux, tout est finit.
Plus de mots, plus de paroles, soudainement, j'étais devenu muet dés l'instant où le jeune pouffy s'était résolu à me donner ce qu'on désirait, silencieusement, tous les deux. Un instant de pur délice charnel, échangés dans une pièce intime, bien qu'un peu rustre, à l'abri des regards indiscrets, comme durant notre première entrevue. Pour lui, j'avais ravalé mes larmes en les séchant d'un revers de la main, me disant aussi qu'il n'y aurait plus qu'un seul moyen de communication entre nous deux, c'était physique, quelque chose de possible et d'excitant à la fois. Ce qui était encore plus distrayant, c'était nos regards pétillants d'un désir commun, sachant tous deux qu'on le pouvait refuser le corps de l'autre, ne sachant dire " non " à nous-mêmes et nos propres désirs de s'offrir à l'autre, sans pour autant éprouver le moindre amour à nos yeux. Pourtant, ce que j'aimais avec lui, je n'avais plus besoin de lui faire part de mes envies, de mes fantasmes les plus intimes ou de provoquer la venue d'images non censurées dans sa tête, puisqu'il me comprenait sans trop de difficultés. Ainsi, je restais simplement couché sur le sol, comme si j'étais à sa merci.

Entre ses doigts, contre la paume de sa main sur mon torse, dure et bien présent, puisque je pouvais sentir mon cœur battre hors de ma poitrine lorsqu'il glissait ses doigts par-dessus mes habits. J'avais une étrange envie qui m'envahissait en douceur, ayant besoin de me changer les idées. Le paroxysme de mon plaisir d'avoir recours à une douceur aussi sensuelle et endiablée avec lui, était à son comble. Je trouvais cette proximité secrète, dangereuse, mais tellement libératrice de mes soucis personnels. Pour ma part, elle avait certains avantages sur le plan physique comme sur le plan amical. Avec un peu de réflexion sur le sujet, j'étais, à même de comprendre que nous ne pouvions pas n'être que des amis normaux, mais des amants amis, peut - être que dans l'avenir, on finirait par s'entendre davantage aussi ? Soudainement, un long choc venait de m'électriser tout mon corps, traversant de mes pieds jusqu'à ma tête. Je croisais, enfin, son regard lorsque ses cordes vocales se décidaient à s'activer pour la troisième édition. Alors, je prenais mes bonnes vieilles habitudes de dominant par la main, le faisant s'allonger sur le dos, sur le sol, à son tour. Venant, ensuite, d'un coup de bassin, par-dessus de lui lorsque je venais de passer une jambe au-dessus de sa taille.

J'avais fini par m'assoir au niveau de son service trois-pièces facilement dissimulé par son uniforme froissé. Amusé de la situation, je me penchais vers ses avant-bras, n'en prenant qu'un, le plus proche, pour ensuite venir l'embrasser chastement du bout de mes lèvres. Le taquinant avec des gestes tendres, je me décidais à me pencher un peu plus vers le haut, allant ensuite capturer ses lèvres. Dans un second chaste baiser, je l'intimais à fermer ses paupières doucement, lui mordant ainsi, la lèvre inférieure. Le temps que l'excitation brutale qui m'avait rapidement envahie, puisse baisser un peu. Je me disais que j'avais le temps de me calmer et de laisser mon désir de le "manger cru" avais besoin de s'apaiser aussi. C'était monté si soudainement que j'avais finis par sentir les muscles de mon ventre se tordre d'un coup, c'était presque trop douloureux, sur le coup. Puis, ce fut court, rapide, mais puissant et lorsque ladite vague redescendit enfin, j'avais eu l'impression que mon cœur avait raté un battement, qu'il s'était permis de voyager jusqu'au creux de mon ventre, dans le bas de celui-ci, non loin de mon nombril. À chaque battement de cœur, je sentais une autre partie de mon corps pulser sous ses  montagnes de tissus, n'ayant qu'une envie, faire plaisir et le partager qu'avec la seule personne qui méritait tant de passe-droit sur mon corps, à mes yeux.

Quelle exquise torture à le voir ainsi, allongé sur le sol où j'y étais précédemment, je m'en léchais même la lèvre inférieure à le voir ainsi. Attirance, douce existence, je n'avais pas de nom pour qualifier la beauté du spectacle, pas de mots vulgaires que j'employais si souvent dans mon vocabulaire fleuri pour décrire la scène qui se dressait devant moi. Même du regard, je m'amusais aussi à le déshabiller alors que mes mains commençaient, tout juste, à s'échauffer. Un juron s'était probablement échappé de mes lèvres, trop bas pour qu'on puisse le comprendre, même moi-même, je n'arrivais pas à saisir la nature de mes propres mots, prononcés dans ma langue maternelle. Les quelques syllabes de mon passé que je venais de prononcer, m'avait tout bonnement, échappés et le temps de le réaliser, c'était déjà de l'histoire ancienne aussi. Puis, j'attendais qu'il rouvre ses paupières quand j'avais fini par dénouer ma cravate et à peine déboutonner le haut de ma propre chemise.

Ainsi, l'observant me regarder, je ne me lassais pas de venir passer le bout de ma langue sur sa lèvre inférieure avant de la lui mordiller. Cette envie de lui faire du "mal" en lui faisant plaisir, me revenait sans cesse en tête, s'insinuant doucement dans le creux de mon ventre, montrant peu à peu qu'il était de plus en plus difficile de lui résister, même si au départ, c'était lui qui me boudait et moi, qui déprimais. Que pouvais-je bien faire, le mordre, le griffer où lui faire de douces caresses auquel, il n'avait su dire "non", la fois précédente. Toutes ces choses, qui, semblaient absurdes ou futiles pour le commun des mortels, je ne pouvais pas m'empêcher de me questionner sur le sujet. Cet éternel envie de le retourner, de lui mordre la nuque et de lui faire subir des sévices avec son consentement, me faisait perdre la tête, bien plus que mes cauchemars, eux - même. Ainsi, je secoue cette dernière, préférant aller lui mordre le cou avec une agréable attention, le marquant même de tes dents à un endroit discret comme si c'était ma marque de propriété et, même si on vient à la voir, je m'en fichais pas mal aussi. Finalement, après de longues minutes intimes, de gestes qui nous déshabillaient de nos vêtements, nous laissant divaguer dans un monde qui était le nôtre. On s'était retrouvé, une fois de plus, corps entrelacées, le souffle coupé avec ma tête posée sur son torse en écoutant son cœur battre, alors que j'en profitais, rien qu'un instant pour récupérer un peu d'énergie. Besoin de repos... J'avais besoin de souffler et de me reposer quelques secondes... Car même avec le ventre vide et la tête dans les étoiles, j'étais à deux doigts de m'évanouir aussi.

Quelle ironie.


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Arty Wildsmith
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Re: Une pièce désaffectée

Message par : Arty Wildsmith, Dim 05 Nov 2017, 00:06


Impossible qu’il ressorte de cette pièce sans avoir consommé l’autre, consumé l’ardeur qui l’étouffait. De le voir ainsi sous lui, il ne pouvait ignorer les fureurs qui l’habitaient, jusqu’au bout de ses doigts. Qu'est-ce qui le rendait si fou exactement ? Le Serpentard lui-même ou l’idée, le concept d’être là, cachés et de profiter l’un de l’autre. Parce que la réponse de Zack ne se fit pas tant attendre, quoi qu’elle fut dénudée de mots. Plus de larmes dans son regard alors qu’il prend le dessus. Dans un souffle Arty se laisse faire, comme si le Vert & Argent savait ou comprenait ce qu’il désirait. Pas besoin de paroles en réalité, tout était dans le toucher. Sans surprise, la position le fait vaciller de l’intérieur tandis qu’il se pince les lèvres. La vue est parfaite.

Mais bientôt disparue alors que le Serpentard lui capture la lèvre inférieure. Il sent la fougue de son partenaire, impossible de passer outre et cela n’a de conséquence que de le rendre davantage impatient. Ses yeux s’ouvrent et il ne peut réprimer la lueur taquine de son regard. C’est qu’ils pouvaient passer aux choses sérieuses. Les dents de Zack sur sa lèvre accueillent un gémissement de la part du Blaireautin, confirmé par les minces et savoureuses morsures que le Vert & Argent s’amusait à dessiner dans le creux de son cou. Douce douleur mêlée au plaisir. Accord tacite qu’il passait en serrant entre ses doigts des mèches de cheveux de l’autre. C’était bien la première fois. Il laisserait Zack faire de lui ce qu’il voulait, il n’était pas contraignant, juste profiteur, sûrement. Servir le plaisir du Serpent en le laissant user de lui. Pantin pleinement conscient. Après tout, il l’avait un peu mené jusque-là. Puis vraiment, il n’avait aucune volonté d’arrêter tout ça, même, il en profitait largement alors qu’il laissait aller ses mains explorer le corps du jeune homme, ne pas laisser une parcelle non visitée, ça ferait des jaloux. Le serrer contre lui, passionné. Puis le noir se fait tandis qu’il s’abandonne complètement à l’intimité fébrile.

Zack semble épuisé et pensif, après l’amour, ou du moins le plaisir charnel. Le Poufsouffle glisse sa main dans les cheveux du garçon et se contente d’observer le plafond. Quelques minutes de répit, tout de même. « Ça va ? » Simple question qu’il se devait de poser. Après tout, avant cela, l’autre n’était pas tout à fait partant pour cette petite partie. Lui non plus d’ailleurs, même si ça l’événement ne le surprenait pas tellement. Il se demande alors ce qui le pousse tant à vouloir ressentir ce feu, à chaque fois. La réponse évidente surgit devant ses pupilles. Les sentiments. Foutaises, il ne le connaissait pas. Enfin, façon de parler. Non, il était juste un consommateur insatiable du corps du Serpentard et il n’avait aucune idée de jusque quand cette histoire allait durer. Aussi longtemps qui le voudrait, certainement. Parce que finalement, il y était parvenu, à avoir ce qu’il voulait. L’autre aussi, sûrement. Mais le caprice d’Arty n’avait pas été vain. Il fallait qu’il accepte qu’il était juste là pour profiter, qu’il n’y avait pas d’autres raisons que le plaisir qu’il prenait avec Zack.

Doucement, il repousse le Serpentard. Il fait mine de réfléchir alors qu’il revêt son uniforme davantage froissé. Ses yeux reviennent s’accrocher à ceux de Zack. Il s’approche, se pose contre lui et l’entoure de ses bras tandis que ses lèvres viennent effleurer l’oreille de l’autre. « Ne me fuis plus, jamais. » Autrement dit, ne me force plus à pareil caprice. Personne ne quitte Arty. C’était un avertissement, une menace. Ponctuée d’un baiser dans le creux du cou. Il ne savait pas tellement s’il était capable de la proférer, ou de l’exécuter, mais il pouvait toujours tenter. Il ne parle pas des conséquences, parce que ça lui paraît évident. Si tel est le cas, au revoir ces pétillantes rencontres.
Il se recule alors pour lui faire face, plus guilleret. « Si quelque chose ne va pas, je préfère que tu me le dises, tout simplement, que tu m’en parles. » Ça éviterait les crises de colère dans les cachots, par exemple. Cela trouvait donc sa source dans son égoïsme, il ne voulait plus être abandonné, voilà tout. Et il ne voulait surtout pas dire au revoir à ces épisodes intimes.
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Alec Z. Dmitriev
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Re: Une pièce désaffectée

Message par : Alec Z. Dmitriev, Dim 05 Nov 2017, 14:30


FICHE PAR SWAN -  bazzart & Azryel ( Pv Arty & L.A. mutuelle. ).
Fuis - moi, je te suis
Quelle belle connerie, de croire qu'en ces lieux, tout est finit.
Quelle ironie...

Le monde était façonné d'une étrange façon, d'une manière bien étrange à m'en faire sourire intérieurement suite à cette réflexion fortement bien mystérieuse aussi. On commençait toujours par des "premières fois". La première venue au monde, le premier regard, premier sourire, premier pleure, premier mot, première chute. Sans oublier à l'adolescence, lorsqu'on aime pour la première fois, qu'on fait l'amour pour la première fois, on subit une première rupture, nos premières douleurs, nos premiers coups d'coeurs...Un jour, on était totalement hermétique à toutes relations, s'interdisant d'aimer et l'instant d'après, on s'adonne à nos premiers délits, nos premiers pêchés... J'ignorais encore ce qui me liait à Arty, de cette façon. Sentir son corps brûlant d'un plaisir consommé et consumé en toute légitimité, avec son consentement, m'avait rendu à la fois, paisible et pensif pour autant. J'aimais tellement sentir cette proximité imparfaite, sentir le paroxysme d'un désir en toute ambiguïté. Il comblait mon bonheur interne à la perfection, me rendant un peu gai, malgré mes moments chaotiques qui s'enchainent et se déchainent à vouloir me faire perdre la tête. Pendant quelques longues minutes silencieuses, je me sentais aux anges, comme si je venais tout juste de découvrir, ce qu'était vraiment le paradis.

Un pur moment de bonheur, un court instant de clarté dans mes abîmes. Il était ma lumière, mon phare pour m'éclairer lorsque je me sentais perdu dans mes ténèbres. Pourtant, secouant bien vite ma tête, je me mettais à pencher cette dernière pour aller embrasser son cou. Le mordant ainsi, par endroit, le marquant continuellement à diverses place comme pour le marquer et prétendre qu'il était à moi, qu'il était mon jouet, ma chose... Mon mien... Mon "Doudou", mon nounours rien qu'à moi. Même si ma conscience hurlait dans ma tête, "foutaise et supercherie", je l'envoyais bien loin se faire f**tre, parce que j'avais juste besoin d'un peu d'attention et pour l'instant, il était le seul à savoir comment combler chacune de mes lacunes aussi. Drôle de jeu, n'est-ce pas ? J'aimais croisé son regard, sentir sa chaleur qui s'emparait doucement de moi. Bien que mes vertiges avaient du mal à se calmer, je m'autorisais à l'enlacer encore, préférant me montrer un peu plus doux, contrairement à ce qui venait de se passer à l'abri des regards, dans cette pièce désaffectée...Puis, je souriais faiblement, mais sincèrement lorsqu'il avait pris le soin de passer ses doigts dans mes cheveux, l'entendant aussi, me demander si j'allais bien... Sur le coup, que pouvais - je bien lui répondre... Oui ? Non ? Je ne sais pas ? ...

- « Pourquoi ça n'irait pas ? »

Tentative de diversion numéro un, répondre à une question par une autre, c'était tout moi, ça. Je ne voulais pas lui répondre, c'était ma seule défense quand je voulais fuir des situations qui dérangent. Et cette situation dérange, parce que je devais parler, mettre des mots sur des sentiments. Peu importe leurs sens, j'étais coincé, je ne pouvais pas fuir devant la réalité, je ne pouvais pas fuir dans mes rêves ou laisser la place aux cauchemars pour me hanter. J'étais, un bref instant, mal à l'aise. Ainsi, je me sentais repoussé, ce qui me tirait hors de mes songes pour apercevoir le préfet des jaunes, s'habiller en toute âme et conscience. Bon sang, même en s'habillant, il m'arrachait des frissons et des mordillages de lèvres et de langue. M'arrachant aussi, au passage, un coup de rougeur sur les joues, je me mettais assis à mon tour avant de le voir revenir à la charge. Le sentant ainsi venir près de moi pour me faire enlacer soudainement alors qu'il me murmurait quelque chose à l'oreille qui n'intéressait que moi. Ne le fuis pas. Ne plus jamais le fuir... À l'entendre, ça semblait être une chose facile à exécuter, alors que là, je restais muet devant lui même s'il m'avait encore embrasser au niveau de mon cou. Il m'arrachait encore des frissons et ma tête me disait qu'il fallait que je me fasse une raison. Au moment où je levais les bras pour l'enlacer à mon tour, ce dernier prit la fuite, s'éloignant de moi sur un ton plus "joyeux" pour m'annoncer que je pouvais lui parler. Lui dire quoi, au juste ... Que j'ai envie de tout casser ? Que je suis malade parce que mes souvenirs me coupe l'appétit ? Que j'ai envie de sauter du plus haut de la tour parce que mon père me rend malade ? ... Que ma mère m'a parlé d'un garçon, Elius Askin, vaguement entre deux brides de conversations futiles et que j'ai, aucunement envie d'aller lui parler ? ... Que pouvais - je bien lui dire mise à part que je cours après des ombres pour fuir une réalité qui m'étouffe, me rends malade et que sa charmante personne m'aide à pas péter un câble...

- « ... Arty ... Je... Je..»

Trop de réflexions, trop de mots à assimiler d'un coup, trop de gestes... Mon corps s'était éffondré sur le sol dans un bruit sourd, je venais de perdre connaissance. Il aurait fallu que je mange, que j'évite tout effort...

Quelle ironie...Du sort.


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Arty Wildsmith
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Re: Une pièce désaffectée

Message par : Arty Wildsmith, Mer 08 Nov 2017, 14:15


Le Blaireautin passe sa main dans son cou, effleurer et se rappeler là où l’autre l’avait marqué. Ça lui arrache un sourire puis un air interrogateur prend la place sur le visage. Son prénom avait résonné à travers les lèvres de Zack. Oui ? Il attendait, percer le regard du Serpentard, tenter de voir à travers, avoir une réponse. Sourcils qui se dressent pour attraper d’autres bribes de mots volants. Puis plus rien, il sent son partenaire faiblir, trop surpris il n’a pas le temps de le rattraper. Aussi parce que ses mains font le mouvement inverse, au lieu de se pencher vers Zackary, elles partent en arrière, en l’air, mimant un symbolique oh. mon. dieu. Ou plus communément. Whaaaaat ? il se fige un instant tout de même, puis ça fuse, ça part de tous côtés dans sa tête. Il murmure des petits « bl.bl.bl » incompréhensifs de l’état dans lequel se trouvait le Vert & Argent à cet instant. Il bug. Puis il pense, dans le feu de l’action, précipitamment. Super compliment tout de même, il fallait le souligner. Ou pas d’ailleurs, c’était peut-être le contraire. Toujours est-il qu’il venait de tomber de fatigue, d’épuisement et qu’Arty se retrouvait complètement embarrassé, les yeux écarquillés.

L’idée lui frôle évidemment l’esprit. Parce qu’il est ainsi. Qu’est-ce qu’il avait fait pour mériter ça exactement ? J’veux dire, si c’était pas la poisse cette situation gênante. Que l’autre n’aurait pas pu trouver moment plus opportun pour s’évanouir ? Non ? Il fallait qu’il l’embête lui ? Pensée purement égoïste. Puis, pourquoi ça n’irait pas avait-il dit. Je sais pas parce que t’étais sur le point t’évanouir, ça aurait pu être sympa de prévenir, juste comme ça, en passant, un léger au fait.
Mais il n’est pas non plus que ça, le gamin. Il réagit, un peu tard, quelques secondes vacillantes après. Appelle Zack, le faire revenir dans le monde réel, il le secoue, peut-être un peu fort, il ne sait pas, sous la panique il ne réfléchit plus trop. C’est que l’autre ne bouge vraiment plus. Ça s’empare de son cœur pour le serrer fort. « Alleeeeeez reviens ! » C’est qu’il s’impatiente. Allez, la mauvaise blague est finie quoi. Même si au fond, il est mort d’inquiétude.

Puis un faible mouvement, ça remue, le Serpentard bredouille quelques mots. Alors le Poufsouffle, il soupire, expirer l’angoisse. Soulagement grandiose. « Oh, t’es en vie ! Tu m’as fait une de ces peurs ! » Main sur le cœur, il pensait être au bord de la crise lui aussi. Il lève les yeux au ciel. Il n’imagine même pas ce qu’il aurait dû faire si le Serpentard ne s’était pas réveillé. Le tout aurait été rudement compliqué, expliquer le pourquoi du comment à l’infirmière par exemple. Il se relève brusquement, retour sur les pattes « Allez, habille-toi, on bouge » Non il n’allait pas faire son peureux, son inquiet et couvrir le visage de Zack de bisous. Trop d’émotions d’un coup. Tellement angoissé qu’il semblait ronchon maintenant. Quoi que heureux que l’autre soit de retour.

Fin du RP, merci amour
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Jacquie Lacroix
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Re: Une pièce désaffectée

Message par : Jacquie Lacroix, Sam 23 Déc 2017, 17:29


PV ~ Anna Schomann

Un songe, un doute, une porte, une fenêtre, une belette, un squelette. Ici tout est noir et pour le moins étrange. Le temps n’existe pas. Les secondes et les minutes viennent s’enfuir de la pièce. Il n’y a personne pour te tenir compagnie. Toi et seulement toi. Seul face à ta conscience. Aucune aide n’est possible, la solution doit venir de ton être. Mais comment réfléchir quand on ne voit rien ? A moins que le fait d’être persuadé de ne rien voir nous empêche de regarder les choses qui nous entoure. Nous empêche d’avancer dans ce monde remplit de pièges et de monstres. Savoir entendre son coeur avant d’écouter autour de soi. Ressentir les choses avant de pouvoir toucher les murs de cette prison imaginaire. Toi seul connaît la solution puisque c’est toi qui pose les bases de l’énigme. Il suffit d’un instant pour que les murs s’effondrent et laisse place à la lumière et à la liberté.

Mon esprit s’égard dans la pénombre. Où suis-je ? Qui suis-je ? Je suis Jacquie et il semblerait que je sois allongé dans mon lit. Ai-je fait un cauchemar ? Oui je crois, tout avait pourtant l’air si réel. Le noir, la solitude, la tristesse, l’ennuie. Etre piégé sans l’être vraiment. Mes draps mouillés laissent à penser que j’ai beaucoup transpiré. Que ce rêve avait été éprouvant. Mais quoiqu’il en soit, je dois faire quelque chose. Dehors dans le monde réel, il fait nuit. Le château est endormi et moi je suis là dans mon coin, réveillé. Du haut de mes dix-sept ans et de mes sept années ici à Poudlard, il y a encore de nombreux endroits que je ne connais pas. L’obscurité est le parfait allié dans ces explorations nocturnes. Ma baguette, ma cape, ma veste, mon sac. L’équipement du parfait aventurier. Il fallait être discret. Même si cela semble être important aux yeux des élèves de Poufsouffle, la course aux points n’intéresse guère quelqu’un comme moi. Mais la retenue qui accompagne presque systématiquement toute perte de points ne m’enchante pas. A moi de ne pas me faire prendre.

C’est avec lenteur et précision que Jacquie se glissa hors des dortoirs afin de ne pas réveiller ses camarades blaireaux. Une fois dehors, il était sur son terrain de jeu. Ses pieds ne faisaient plus qu’un avec le sol et ses oreilles étaient à l’affût du moindre bruit suspect.
Il cauchemardait sur la solitude et l’obscurité, pourtant c’est quand il est seul dans la nuit qu’il est le mieux. Sacré paradoxe. L’adolescent s’engagea dans les escaliers afin de dénicher un nouvel endroit inconnu. Après quelques détours il arriva dans un couloir sombre. Quel étage ? Il ne le savait pas. Pourtant son instinct le poussait à continuer d’avancer vers l’inconnu.

Enfin devant Jacquie se dressa une porte. Elle ressemblait à tous ses semblables, pas très grande, en bois. Mails une petite voix intérieur lui disait que c’était ici qu’il devait aller. Respirant profondément il pria intérieurement pour qu’elle soit ouverte. Bingo ! Elle n’était pas fermée. Avec précaution il entreprit d’explorer cette pièce inconnue. Elle ne ressemblait pas à une salle ordinaire. Les choses étaient différentes, il y avait quelque chose d’étrange qui émanait de cet endroit. Armé de sa baguette, Jacquie était en sécurité. Pourtant, alors qu’il cherchait à atteindre une partie de la pièce, des bruits de pas se firent entendre. Il se figea régula sa respiration. Quelqu’un se trouvait dans le couloir à quelques mètres de sa position, en pleine nuit.
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Anna Schomann
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Re: Une pièce désaffectée

Message par : Anna Schomann, Ven 05 Jan 2018, 14:30


PV - Jacquie

Une porte, une porte de bois, une respiration douce et discrète mais qui ne passait pas inaperçue dans le silence de la nuit. Aucun autre mouvement se faisait sentir dans le château, pas de lumière magique, seules les flammes dorées des chandeliers. Cette atmosphère, je l'avais apprivoisée car la nuit dans Poudlard n'était plus inconnue.
Seulement, devant cette situation je me retrouvais à chercher dans ma mémoire comment je m'étais retrouvée ici, seule, ma baguette éteinte à la main, dans une aile qui ne me disait rien. Comme lorsqu'on rêve, on se retrouvait toujours au milieu de l'action. Étais-je dans un rêve, avais-je été atteinte de somnambulisme ou s'agissait-il juste d'une amnésie partielle due à un éveil nocturne, communément appelée "la tête dans le boule". J'étais vêtue d'un tee-shirt trop large gris qui descendait jusqu'aux mi-cuisses et d'un legging noir, mon pyjama.

La main sur la porte, j'hésitais à passer son seuil. Je ne savais ce que j'allais trouver, nous étions à Poudlard après tout. J'avais hésité à invoquer un Lumos, mais selon l'espèce de ce qui se trouvait derrière, le sort pouvait être pris comme un affront. Certains cours de SACM servaient finalement.
Timidement, je passais l'entrée, la main serrée sur ma baguette et devant moi en cas d'attaque. La pénombre m’empêchait de distinguer précisément les objets de la salle inconnue et encore moins la silhouette humaine à quelques mètres derrière moi. J'avançais donc en direction d'un vieux meuble en bois situé sous la seule meurtrière de la pièce. Rien, pas de mouvements, pas d'attaque, de grognement bestial. Quelque part j'étais rassurée de ne pas devoir me battre. Caressant la poussière sur son rebord, on pouvait sentir un filet d'air frai de l'extérieur s’engouffrer dans la salle. J'entendais toujours la respiration, et sans me retourner vers son origine, sans émettre le moindre ton agressif, je pariais sur la présence d'un élève plutôt qu'un monstre. Un élève qui m'aurait vu approcher et qui aurait trouvé refuge dans cet endroit.

« Qui est là ? Je vous entends souffler. »
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Jacquie Lacroix
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Re: Une pièce désaffectée

Message par : Jacquie Lacroix, Dim 04 Fév 2018, 15:41


La peur s’empare de moi. Des frissons commencent à parcourir mon corps et le sang froid remonte mes veines. Je suis là prit au piège dans un cul de sac. Soit je continue de faire le mort en espérant que cet inconnu s’en aille, en prenant le risque d’être découvert s’il avance. Ou alors je me rends en trouvant une veille excuse pour justifier ma présence ici en pleine nuit. Soudain, une voix de femme vient briser le silence. Si il s’agit d’un préfet ou d’un membre du personnel, je suis dans de beaux draps. A priori, je suis grillé. Elle a découvert ma présence et faire le mort ne sert donc plus à rien, je dois me rendre. Mais je n’ai pas du tout envie de me faire punir. J’ai déjà suffisamment de problèmes comme ça dans ma vie, je ne vais sûrement pas me laisser faire. Que dois-je faire ? Comment sortir de ce pétrin ?

Mais voyons Jacquie, tu dois te battre ! Il fait noir, on ne voit rien. Un petit sort et paf te voilà libéré. Tu n’as aucune chance de te faire griller. Ne te prends pas la tête avec cette personne. Elimine là et part d’ici rapidement. Vas-tu un jour porter ton courage à deux mains ? Si tu abdiques là, alors que le plus dur et déjà fait, tu seras pour moi une mauviette. Un faible, un lâche, un résidu de la société qui ne mérite pas de vivre. Pointe cette fichu baguette sur cette femme et assomme là ! Sinon, met le feu aux vieilles tables et chaises pour faire diversion. C’est pas en restant là, complètement paralysé sur place que les choses vont s’arranger.

Jacquie il faut que tu te rendes. Tu as fait quelque chose d’interdit, tu dois maintenant assumer tes actes et accepter la punition que tu mérites. Il est important à ton âge de commencer à prendre ses responsabilités. Au pire, tu écoperas d’une ou deux heures de retenue, on a connu pire comme punition. Si tu restes là à te cacher et à ne rien faire, cette personne va appeler du renfort et pourrait même te jeter un sort dans le doute. Et n’écoute pas ce vieux démon tout moisi. Utiliser un sortilège contre cette femme peut te faire exclure de Poudlard donc si j’étais toi, j’abandonnerai tout de suite ce projet machiavélique.

L’adolescent était véritablement perdu. Il avait le choix entre se défendre ou bien se rendre. Mais les muscles de son corps refusaient de bouger. Il était comme pétrifié sur place. C’est avec une certaine appréhension que Jacquie se décala légèrement de sa cachette dans l’espoir d’apercevoir son interlocutrice. Mais il faisait vraiment trop sombre pour y voir clair. Il inspira un grand coup et prit son courage à deux mains. Le jeune homme sortit de sa cachette et distingua la silhouette de la femme. Il ne pouvait pas voir les traits de son visage ainsi que ses vêtements. C’est compliqué pour lui de voir à qui il avait affaire. C’est avec un soupçon de stress qu’il lui demanda :


« Oui, je suis là! Je crois que je suis somnambule, je dormais profondément quand je me suis réveillé dans cette pièce mystérieuse. J’ai prit peur quand j’ai remarqué que je n’étais pas tout seul ici, désolé. »
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Marjorie Lunas
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Re: Une pièce désaffectée

Message par : Marjorie Lunas, Dim 25 Mar 2018, 04:35


Rengaine infernale
Avec Élius Askin
Mon LA pour lui

Fin d'une journée assez banale, il s'est rien passé aujourd'hui. Que c'est triste des journées grises comme ça. C'est le genre de journée où l'on se réveille un peu difficilement, on s'y prend à 2 fois pour mettre ses pieds dans les chaussons, on s'étire, on se frotte les yeux, et on souffle déjà. Et puis s'en suit une journée d'ennuie sur les bancs de bois des salles de classes, même pas de cours pratique aujourd'hui, pas le moindre moulinet du poignet pour jeter un sort, seulement des centaines de mots à écrire à l'encre noire. Je dépose mes affaires sur mon lit et m'allonge quelques instants, fixant le plafond du baldaquin. Je cherche une idée, quelque chose à faire, de quoi m'occuper. Pourquoi une petite ronde dans les couloirs ? Doit bien y avoir 1 ou 2 Gryffondors à qui retirer des points. Ouais... Ouais ça me branche ça ! J'enfile ma cape, insigne préfectorale mise en évidence et baguette à la main, je passe les tonneaux pour me retrouver dans les couloirs. Première destination et pas des moindres, les cuisines. Mais mauvaises pioche, après avoir chatouillée la poire, c'est une pièce vide qui s'offre à moi. J'allais ressortir, mais mon regard se pose sur un bocal en verre rempli de sucettes colorées, alors j'en attrape 2, histoires de rendre ma balade plus plaisante. Je les fourre dans ma poche et repars. Je déambule dans les couloirs, tendant l'oreille surtout lorsque je m'approche de salles de classe, car c'est un piège terrible, on s'étonne pas mal au début du nombre d'élèves qui squattent les salles de classes alors que les cours sont terminés, parfois c'est juste 2-3 élèves qui discutent tranquillement loin des oreilles indiscrètes, et puis parfois ce sont des petits malins venus préparés une farce pour le lendemain. Mais ce soir encore, c'est assez tranquille, à croire que tous les éléments sont réunis pour passer une journée complètement inintéressante. Mais je continue un peu, tourne dans ce couloir, puis dans celui là, emprunte cet escalier, ouvre cette porte, la referme...

Je continue ainsi de longues minutes. Et puis contre toute attente, mes sens s'éveillent. Il se passe quelque chose, je le sens. J'arrive pas encore à cerner d'où me vient cette sensation. Alors je m'arrête et écoute. De la musique. Il y a de la musique quelque part. Yes ! Enfin un élève à virer d'une salle dans laquelle il n'a certainement rien à faire ! Je me laisse guider par la mélodie, et au fur et à mesure que le son s'amplifie, au fur et à mesure que je m'approche, un drôle de sentiment m'envahit. J'ai le coeur qui bat plus vite, plus fort dans ma poitrine. L'excitation de prendre un élève sur le vif d'un interdit ? Et puis j'arrive devant la porte entrouverte. Et mon coeur se sert un peu. Sentiment de déjà vu. Voilà ce qu'il se passe depuis tout à l'heure. Cette porte je la connais, de la musique s'en échappait déjà. Il y a 4 ans. J'ai envie de me dire que la musique ne se répète pas, et que derrière cette porte il n'y est pas. J'ai envie de passer mon chemin, de faire comme si je n'avais rien entendu, et puis je sais que cette salle, c'est juste une vieille salle oubliée, pas une salle de classe, et le règle est clair : Article 8 : Il est interdit d’entrer dans une salle de classe hors de la présence du professeur. C'est pas une salle de classe, la personne a le droit d'être là. Je fais demi-tour rapidement et avance de quelques pas avant de me raviser. C'est plus fort que moi, je veux entrer dans la pièce, je veux voir si ça a changé. Si IL a changé.

Mes doigts frôlent le bois avant d'appuyer doucement dessus, la pièce se dévoile un peu plus. Et puis je le vois. C'est les mêmes gestes, la même souplesse, la même passion. Je suis appuyée contre la pierre du cadran et je le regarde. Coup d'œil vers le piano, pas de musicien cette fois-ci, les touches s'abaissent elles-mêmes. Et je la reconnais, cette mélodie, c'était la même encore une fois. Depuis le début je ferme les yeux, je pensais avoir enfoui ce souvenir, et voilà que tout ressurgit. Alors je range ma baguette dans ma cape et je reviens 4 ans en arrière : petite fille qui s'assoit contre le mur, à regarder le mystérieux garçon danser. Il est toujours aussi mystérieux, il a pas changé. Enfin si un peu, forcément, il a grandi, tout ça. Mais au fond il change pas. Je crois que c'est ce qui me fait peur d'ailleurs, que l'histoire se répète. Mais pour l'instant, je me contente de le regarder, et de me laisser transporter à nouveau.
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Élius Askin
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Re: Une pièce désaffectée

Message par : Élius Askin, Mar 03 Avr 2018, 10:28






Le dernier rayon lèche les lames de parquet usé dans la pièce désaffectée, ultime traînée orange, étalée sur le souvenir d'un soir déjà lointain. Les mêmes notes qu'avant s'enroulent à mes chevilles poussiéreuses, soulèvent mon corps affûté. C'est que le temps a tartiné depuis le ballet improvisé, chargeant de familiarité chaque détail de la musique trop souvent écoutée. J'ai transformé cette salle isolée en un précieux cocon. Écrin accueillant mes états les plus cristallins. Quand la comédie s'éthère sous mes muscles possédés ; révélant l'enfant épris de danse que je suis depuis toujours.


L'adolescent, en fait.


Certaines postures ne trompent plus. L'échine s'est assouplie avec les années ; gorgée d'une insolente nonchalance. Elle ondule, lente et précise, parfois secouée d'un sursaut, quand le martèlement du piano emballe celui de mes entrailles. Alors, je vole ; écrase mes orteils contre les échardes pour propulser le sarouel en coton gris dans l'air étouffé de la petite échappatoire. Prisonnier consentant de l'entêtante rengaine, j'y enchaîne régulièrement mes poignets. L'instrument ensorcelé me permet d'assouvir ce caprice plusieurs fois par semaine ; inlassable clôture d'une douloureuse séance d'assouplissement. Aujourd'hui n'est pas différent, et ton souffle - à peine perceptible - n'y changera rien.


Mes iris claires captent du creux d'un tourbillon ton image indistincte. En recomposent silencieusement l'essence, tandis que j'allonge la foulée. Te voir ici me ramène à l'émotion de l'arlequine rencontre entre un musicien et son danseur. Scène onirique qu'une spectatrice a fait exister à travers son regard innocent. Malgré mon apparente ignorance, incapable de résister, je continue désormais pour toi. Une si belle occasion de renverser ton cœur de fragile poupée ne se gâche pas. Pendant quelques secondes étirées dans l'atmosphère chargée de la mélodie aux accents du passé, je soigne mes gestes. Conscient de la délicatesse d'un crépuscule mourant sur ma peau salie par l'effort ; j'entremêle mes mouvements entre les dernières lueurs du jour et les premiers scintillements de la nuit.


Bientôt les répercussions se détachent, s'éloignent les unes des autres, et mes enjambées rétrécissent. Sans te porter attention, j'me dirige dans le coin opposé, pour que mes lèvres puissent rencontrer la désirée bouteille d'eau, en sachant que le piano va jouer un autre morceau. Quelque chose de normalement destiné aux derniers étirements. D'ailleurs, sans attendre que j'ai fini de boire, les notes s'écoulent, couvrant la muette tension. À peine essoufflé, je repose l'eau sur le sol avant de retirer mon t-shirt pour essuyer le plus gros d'humidité sur mon front et ma nuque. Toujours dos à toi, je plonge mon visage dans la serviette prévue à cet effet, puis me retourne en la claquant sur mon épaule.


Un petit sourire s'accroche au coin de ma démarche feutrée. Je passe encore une fois la serviette sur mes commissures allongées avant de tendre ma main vers ta silhouette de jeune fille - presque - intimidée :


— Viens danser.


Dernière édition par Élius Askin le Mer 23 Mai 2018, 12:12, édité 1 fois
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Re: Une pièce désaffectée

Message par : Marjorie Lunas, Lun 30 Avr 2018, 02:27


Appuyée contre le mur, une jambe tendue au sol, l'autre repliée contre moi, entourée de mes bras, et mon menton posé sur mon genou, je te regarde. Mouvements fluides qui s'enchainent, dynamiques et délicats, rapides et doux, t'es un oiseau, un rapace qui plane doucement dans un ciel bleu. Cette puissance qui se dégage dans une tranquillité déconcertante. Je vis la mélodie dans mon coeur, et tes pas ancrent les notes un peu plus profondément. Je comprends pas ce qui se passe, je comprends pas ce que je ressens. Je te vois là danser et je me souviens du passé, de cette douce journée ou je t'ai vu danser, et puis je peux pas m'empêcher de me rappeler le reste, la suite, la douleur. Je te vois danser et je me souviens le soleil, les confettis, mon ange gardien et ta tromperie.

Je me suis trop longtemps demandée ce que je t'avais fait pour mériter ça, et puis j'ai compris que le problème ne venait pas que de moi. T'as merdé ouais. Tu m'as fait chialer devant une prof que je pouvais à l'époque pas me saquer. J'étais en colère contre toi, je le suis peut-être toujours un peu, mais la musique me fait oublier... un peu. Mélodie magique, non pas seulement parce que le piano est enchanté, mais aussi parce qu'elle apaise un peu le feu qui brule en moi. Je me perds un peu plus dans tes mouvements, mes yeux suivent le bout de tes doigts, remontent le long de tes bras, s'arrêtent un instant sur ton torse, pour poursuivre vers tes jambes qui frappent ça et là le sol, tantôt avec force, parfois en l'effleurant à peine. Et je remonte vers ton visage, fin, délicat. J'y vois tout plein d'émotions que je n'arrive pas à déchiffrer.

Et puis la musique s'arrête, toi aussi. Je te regarde te saisir de ta bouteille d'eau, te ressourçant. Je me dis que c'est le moment pour moi d'y aller, de retourner à ma ronde inachevée, mais de nouvelles notes résonnent, alors je reste un peu. Mes yeux ne te quittent pas, et je te vois retirer ton t-shirt. Mes joues rougissent un peu de cette semi-nudité inattendue. La dernière fois que j'ai vu un peu ton corps c'était ce cours de métamorphose, où un sort un peu foireux transforme ton pantalon en barreaux de fer. Tu essuies la sueur de ton effort d'un coup de serviette et moi j'admire un peu ce dos musclé, on pourrait dire que je mate oui, mais pourquoi se priver du spectacle ?

Claquement de serviette sur ton corps dénudé, tu t'es tourné vers moi et tu t'approches tranquillement. Mes joues rougissent un peu plus d'être ainsi surprise à te regarder, j'aimais bien quand tu m'ignorais... Tu t'en ta main vers moi et m'invite à danser. A danser ? Moi ? Mes joues s'empourpre de plus belle, je perds mes moyens, j'arrive plus à bouger, à penser. Et sans que je sache vraiment pourquoi - chassez le naturel, il revient en courant - je me surprends à te dire ces mots :

- Pourquoi pas, mais je te préviens, j'ai la grâce d'une goule.

Je m'empare de ta main, profitant de ton bras pour me relever sans efforts. Je sais pas trop ce qui m'a pris d'accepter, mais pas de retour en arrière possible. Je suis plantée là devant toi sans savoir quoi faire, j'attends que tu prennes le contrôle, que tu me guides, et je sais que tu le feras, c'est dans ta nature, marionnettiste accomplie, de faire bouger la poupée que je suis.
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Re: Une pièce désaffectée

Message par : Élius Askin, Ven 25 Mai 2018, 12:33





Quitte ton mur et viens danser Marjorie. La vie ne se contemple pas ; c'est un spectacle dont nous sommes les vedettes. Ce soir, le ciel a hissé son projecteur le plus prestigieux sur notre scène de bois. Ses rayons d'argent s'enroulent au creux des fossettes ponctuant ton embarras, accentuant tes airs de poupée déboussolée. J'ai pas lâché ta main depuis tout à l'heure, ravi de t'avoir à nouveau entre mes bras. La mélodie auréole nos retrouvailles du souvenir d'une histoire unilatérale, transporte lentement le poids de mon corps d'un côté, puis de l'autre, tandis que je laisse glisser mes pupilles et mes doigts libres dans ton cou. Redessiner ce contour déjà apprivoisé, dévaler jusqu'à ton poignet fin, et déposer ta main non-captive sur mon épaule encore brûlante d'effort. Alors que mes yeux clairs se replongent dans les tiens, j'accroche ta hanche en souriant. C'est facile, laisse toi faire. Serrant doucement tes doigts prisonniers, je monte un peu mon coude avant d'avancer un pied qui bute dans ta chaussure. Si j'avance à gauche, tu recules à droite. Maladroitement, tu exécutes le geste pendant que j'enchaine en heurtant délicatement tes orteils agrippés au parquet. Si j'viens à droite, tu fais l'inverse. La tête basculée, j'libère quelques éclats enfantins devant ta mine déconfite et abandonne notre posture de valse pour attraper la serviette et éponger tes paumes moites. Pour tourner, c'est... - prunelle malignes vers le plafond - ...bon, tu verras, c'pas compliqué. On y va ? D'un mouvement, j'envoie l'essuie contre une plinthe de la pièce et reviens à toi.
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Re: Une pièce désaffectée

Message par : Marjorie Lunas, Sam 23 Juin 2018, 18:41


Ma main toujours prisonnière de la tienne tu m'entraînes doucement mais surement au centre de la pièce. Mon pouls s'accélère légèrement, le trac d'entrer en scène alors que les seuls spectateurs sont les vieux meubles et la poussière. J'aime danser. Mais seule chez moi, quand il n'y a aucun autre regard pour me juger, aucune autre voix pour se moquer. C'est que je ne danse pas très bien, on peut le dire, et tu vas vite t'en rendre compte. Nouveau contact de tes doigts sur ma peau, partant de mon coup et glissant jusqu'à ma main libre pour la déposer sur ton épaule, la pliure de ma main calée sur ton acromion. Ta peau est chaude et ton regard s'enfonce dans le mien, je rougis légèrement, de cette ambiance si particulière et de cette proximité nouvelle. Et comme si ce n'était pas suffisant, tes doigts entourent mes hanches. Mes lèvres se pincent, refoulant un sourire, à la fois gênée et pourtant agréable. Cette timidité soudaine qui refait surface. J'ai grandi, toi aussi, et ce contact avec un amoureux passé me donne de léger papillon dans le ventre.

Tu me demandes de me laisser faire, mais je n'ai pas le choix, je sais pas trop quoi faire, là plantée devant toi. Ta prise se referme, et tu avances vers moi. Je réagis pas, je sais pas ce que je dois faire, et je sens là ton pied taper le mien. De toute évidence, j'étais censée le déplacer, alors tu m'expliques calmement le mouvement à faire, hochement de tête en signe de compréhension, tu recommences, tu avances et je recule, un peu coincée, un peu raide, rien de naturel. Puis nouveau choc entre nos pieds, encore une fois j'ai pas assuré. Je t'avais prévenu, jeune cavalier, qu'avec moi tu allais galérer. Alors tu m'expliques encore, laissant échapper quelques éclats de rire, un peu moqueur, un peu joueur, mais c'est vrai qu'il y a de quoi rire. Tu danserais avec un balai que tu serais moins embêté. Mais tu patiente et tu poursuis, sans oublier d'essuyer mes mains moites, trahissant mon état.

Dernier mouvement, tourner. Mais ce sera de l'improvisation, alors je verrais bien sur le moment, je suis plus à ça près je suppose… Nouveau hochement de tête, pas sûre que je sois prête mais allons y.
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Re: Une pièce désaffectée

Message par : Élius Askin, Jeu 12 Juil 2018, 02:00






La poussière se soulève, révèle sur fond de clapotis des instincts oubliés. Contre le bois, un effleurement différent ; celui du garçon qui n'avait jamais arrêté de jouer à la poupée. Comme ma main enveloppant la tienne, l'occasion semble irréelle, cernée par les rayons d'une lune argentée. Aucun mur ne saurait nous isoler davantage que l'écrin musical ceinturant ta taille déjà éprise de mon bras confiant. Les notes s'articulent, lestes, entre nos pupilles réunies. As-tu compris quand j'ai respiré, que nous allions bientôt démarrer ? À ta bouche pincée, à tes iris accrochées, à tes sourcils froncés, je concède le oui. Un excès de concentration mêlée d'émoi qui me fait pouffer, encore une fois. Et le piano continue de tisser cette piste sur laquelle il va falloir s'élancer.


Le temps d'un murmure de ta commissure à mes cils, d'un bruissement de tes doigts contre mon épaule, j'avance mon pied. Ne frissonne pas Marjorie car il est temps d'entrer en scène. Le thorax n'est plus une cage lorsque mille battements d'excitation décident de le briser, de guider une danse parfumée d'innocence et de figue sucrée. Chacune de tes maladresses creuse mes fossettes moqueuses, chacun de mes sourires couvrent tes joues laiteuses. Mais, tu peux trébucher, si ça te rapproche de moi. J'en profiterai pour resserrer un peu l'étreinte - inspirer - avant d'allonger un poignet qui te fera tourner. Les pas du pantin trouvent refuge au creux de mes gestes avisés. Du bout des doigts, j'étire des fils invisibles - dont certains viennent du passé.


Essoufflés par l'ivresse de nos rires d'enfants, les corps ralentissent, étouffent les distances à mesures que les accords s'empoignent. Ta main rencontre mon torse et s'enfuit aussitôt, retourne se percher plus haut, à côté de mes lèvres étirées. J'y libère la deuxième, m'offre un collier de tes bras enlacés. Arrimée à la jonction d'une jupe trop scolaire et d'une chemise pas assez froissée, la promesse d'un moment plus doux s'échappe de mes doigts qui impriment sur tes hanches un mouvement de balancier.
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