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L'Eros dialectique
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Asclépius Underlinden
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L'Eros dialectique

Message par : Asclépius Underlinden, Dim 3 Sep - 22:08


 

" L'Eros Dialectique "



    L’Eros dialectique est le nom bien pompeux, clinquant et pédant donné à cette nouvelle salle, à l’initiative du gérant. De quoi caresser les tendances sophistes du plus grand nombre dans le sens du poil ! Pourtant, le nom recherché est assez expressif sur les activités qui se dérouleront dans cette salle : la liberté de création et d’expression, la recherche du dialogue et le souci de l’évolution des idées.
La salle est assez petite, le plafond est bas et l’éclairage est fait à la bougie. Elle est garnie de cinq fauteuils et d’un canapé trois places. Des chaises et des poufs/coussins colorés peuvent être rajoutés en cas de forte affluence. La carte commune du Chaudron Baveur est valable dans cette salle, mais il peut parfois arriver qu’un petit banquet y soit dressé.

En face de l’assemblée de meubles, un autre fauteuil, pour la personne en charge de tenir la séance de discussion. Ce peut soit être un intervenant venant faire une conférence participative, soit quelqu’un souhaitant simplement s’exprimer sur un sujet en particulier.
La tribune est libre d’expression et toute personne souhaitant y participer, sans distinction d’âge ou de sexe y est la bienvenue ! (l’alcool est bien évidemment prohibé pour les mineurs)

La salle est ouverte les Lundi et Mercredi soir avec souvent des thèmes de discussion précis. Si vous souhaitez proposez un thème, une boîte à idées est disponible à l’entrée de la salle, n’hésitez pas à y proposer la vôtre !



" Informations "

      Hrpg :
Si votre personnage souhaite réserver la salle pour y tenir une conférence ou une discussion sur un thème en particulier, merci d’envoyer un MP au propriétaire.
Le responsable de la salle est Asclépius Underlinden. Ce dernier est toujours présent lors des soirées-débats.

Tous les serveurs du Chaudron Baveur peuvent assurer le service à cet endroit.

      Résumé des séances :
L’intitulé de la première séance est : « Les journaux de propagande ». Quelle est votre opinion sur les journaux des S.A. actuellement en circulation ?



Dernière édition par Asclépius Underlinden le Jeu 9 Nov - 18:21, édité 2 fois (Raison : Codage by Anna)
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Liskuvo Kalsi
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Re: L'Eros dialectique

Message par : Liskuvo Kalsi, Mar 5 Sep - 19:59


RP suite d'ici avec ceux qui veulent discuter.
L.A. d'Asclé.

J'suis toujours derrière le monsieur au chapeau. Direction son endroit, j'espère que c'est pas un piège ou quelque chose dans le genre, ça me plairait pas trop d'avoir passé la journée entière à me faire malmener par les Aurors, grand symbole de respect et de paix, puis d'être tombé dans le piège d'un des individus les plus respectables de la planète qu'est ce monsieur aluminium.

On le suit jusqu'au Chaudron Baveur. Oh c'est cool il va peut-être nous payer à boire ! Je suis déjà venu par ici en plus, on va pas dire non plus que je suis un habitué des lieux, je connais les salles de base, j'ai jamais fouillé bien loin. Lui par contre il connait bien et il va jusqu'à un endroit que je connais pas du tout, bah ça fait un autre truc cool à rajouter à la liste de la journée, y'a une salle bien cool caché dans le Chaudron.

Dedans c'est assez bas de plafond, je m'assois tout de suite à l'extrémité gauche du canapé, j'aime bien cet endroit, c'est plutôt confortable. Par contre je sais pas ce qu'on fout là, faudrait peut-être des explications sur le pourquoi du comment, ça a pas trop l'air d'être l'endroit où tout le monde râle sur sa vie pitoyable en buvant boisson après boisson. Ici c'est plus calme, je fronce le nez en regardant le monsieur.

- Dites ! On fait quoi par ici ? Oh au fait vous l'avez eu où votre chapeau ? Il est trop classe !

Je me devais de faire un commentaire là-dessus, le temps que ceux qui étaient dans la foule se décident, moi j'ai des discussions vachement importantes à mener sur le style vestimentaire. Si ça se trouve ils font des chapeaux taille fleurs pour que Flori n'ait pas froid à la tête en journée. Faut en prendre soin hein sinon elle va finir par se faner, ça se règle à coup de sorts ok, mais bon il vaut mieux prévenir que guérir et moi je fais une fixette sur l'aluminium maintenant, j'espère que ce qu'on est venu faire ici est intéressant sinon je vais passer le reste de la journée à penser à ça et ça risque d'être contre productif, j'aime pas faire des choses inutiles comme penser trop à la même chose, ça finit par oblitérer le reste donc c'est pas bien.

Je me mets en tailleur sur le canapé, j'espère que ça dérange pas trop, je suis plus à l'aise dans cette position, c'est toujours mieux d'être comme ça sinon ça finit par taper sur le système, comme quand y'a trop de monde, y'avait trop de monde tout à l'heure et c'était vachement dérangeant, ça prend toujours trop d'ampleurs ces choses là quand on y pense, c'est peut-être pour ça qu'on est là, on va manifester ici sans que personne ne nous voie et ça va régler le soucis de la brigade, malin le chapeau !
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Asclépius Underlinden
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Re: L'Eros dialectique

Message par : Asclépius Underlinden, Mar 5 Sep - 22:16






Le Chaudron Baveur


Séance n°1 : Les journaux de propagande




Quelques petits pas et pis s’en va. Loin de la foule et de l’odeur, mais avec une foule quad même. Une foule de camarades. Pas bien nombreuse, pourtant. Pas bien méchante non plus. Une simple petite foule de gens pas plus hauts que trois pommiers et qui ont pourtant dû nécessiter l’attroupement massif des forces de l’ordre.
Ils devaient être vachement intimidants tout de même, pour nécessiter autant d’attention policière. D’un côté, c’était un peu flatteur. De toute façon, il n’était pas bien exigeant : il prenait tout ce qui pouvait flatter son narcissisme. Ça voulait dire qu’on pensait à lui. Et c’était cool, ça. Le fait de penser à quelqu’un.

Un petit sourire aux lèvres, il les emmena dans la nouvelle salle qu’il avait aménagée dans l’auberge, avec accord de la Boss. C’était encore un projet friable. Un projet participatif. Et là, c’était cool, il ramenait pleins de gens. Avec un peu de chance, ils repartiraient tous en ayant l’impression d’avoir accomplis quelque chose aujourd’hui. Fallait en profiter, c’était bientôt la fin de l’Eté après tout.

Il jeta un coup d’œil derrière lui, puis invita les gens à entrer, allumant les bougies au passage. Un aller-et-retour plus tard et il signifiait son retour par un « J’suis rentréééééé » dans les cuisines. Au caillou on lui aurait répondu.
Puis il repartit dans la petite salle, et en attendant que tous s’installent, répondit à celui qu’il reconnut comme étant le lointain souvenir d’un Poufsouffle (se faisait-il vieux, avec sa tête de puceau ?) : « - Merci ! » Le verre de ses lunettes bicolores rose fluo et bleu néon se mirent à briller. Il eut alors l’idée de retirer son couvre-chef, pour le déposer de façon très solennelle sur le chef du Pouffy : « - Par ce geste, tu es désormais couronné le Gardien de mon chapeau. Prends en soin camarade ! »

Puis il partit se positionner un peu gauchement devant l’assemblée de places vides, qui allait probablement se remplir petit à petit. C’était un peu étrange, d’être là devant tout le monde. Drôle de position, pour un porteur de parole. Laquelle d’ailleurs ? Si tous ces gens présents alors avaient des revendications, qui pouvaient avoir plusieurs ramages et similitudes… Ce n’était pas toujours le cas. Autant clarifier la situation, maintenant que l’atmosphère était plus détendue et, disons… Plus propice à la discussion ?

« - Bon, heureux de vous voir entier camarades. Entre l’odeur et la prise d’otage de la fontaine, j’ai bien cru qu’on n’arriverait jamais à se faire entendre… » Léger toussotement. « - D’ailleurs, nous ne nous sommes pas fait entendu. Apparemment, les Aurors n’entendent que les lettres d’encre sur parchemin. C’est pour cela que nous – le Chicaneur – allons leur envoyer une lettre afin de dénoncer une fois pour toutes cet éhonté plagiat ! » Un regard dans les yeux, et on reprend dans le vide. « - De facto, si vous voulez en profiter pour exprimer également vos revendications, on peut faire pot commun. Et, je ne l’ai pas précisé, mais nous nous trouvons actuellement dans la nouvelle salle du Chaudron Baveur. Une sorte de café à discussions avec des séances et potentiellement des intervenants… » Petit sourire caustique. « - Nous inaugurons actuellement la première séance : Les journaux de propagande ! N’hésitez pas à vous exprimer tour à tour et de respecter le temps de parole des camarades. »

Sur ces mots pleins d’instructions, il s’installa sur le bord du fauteuil situé derrière lui, sortit carnet-crayon, et commença la prise de note.
A vos mots !
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Kohane W. Underlinden
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Re: L'Eros dialectique

Message par : Kohane W. Underlinden, Mar 5 Sep - 22:46


La petite troupe a quitté sans encombre le lieu d'otage. Finalement, nous avons été libérés. Ou nous nous sommes libérés nous mêmes. Ou nous sommes en sursis, si ça s'trouve...
Enfin, l'important étant que nous sommes quand même loin, désormais.
Et, comme prévu, nous arrivons devant l'enseigne du CB.
Tiens, ça fait longtemps que je n'y suis pas venue. Une des dernières fois devait être avec Elias. Pour lui confier Klaus, mon Moke. Parce qu'Elias, il aime les animaux. Et il aime Klaus.
D'ailleurs cette fois-là Asclépius a honteusement tenté de me foutre dehors... Alors que je participais à lui payer son salaire, non mais oh !
Méfiance dans le regard alors que nous passons le seuil. C'est qu'il pourrait encore essayé de me mettre à la porte !
Mais non.
Je dépasse l'entrée sans encombre.
Je vois le vendeur des Halles suivre docilement près de moi.
Et tous ensemble, nous pénétrons dans une salle que je ne connaissais pas. En fait je reconnais pas grand-chose ici. Je crois avoir loupé un épisode, quelque part entre le début de la garde alternée de Klaus, il y a deux ou trois ans, et maintenant. C'est presque plus le même bar !

La salle est plutôt petite, basse de plafond, un canapé, des fauteuils, des poufs... Bref le nécessaire pour poser ses fesses et attendre. Ou écouter. Ou... qu'est-ce qu'on fait là, en fait ?
Ma question silencieuse trouve écho chez le vendeur des Halles, qui demande aussi à Asclépius où il a dégoté son chapeau.
Oh.
Tiens.
J'avais pas vraiment fait attention.
Au fait que ses bouclettes sont recouverte d'un étonnant couvre-chef.
Pourquoi qu'il s'intéresse à ça, d'abord, l'autre ?
Ca m'échappe un peu.
Air perplexe alors que je balaie le lieu du regard. Le vendeur s'est installé sur le canapé. En tailleur, même. Du coup, il prend un peu de place, hein.

Alors qu'Asclépius finit par se positionner face à nous et commence à parler, je vais vers le canapé.
Je compte bien m'installer là, puisqu'il n'y a pas encore presque personne.
Premiers arrivés, premiers servis !

-Eh, rentre un peu tes jambes, toi.

Oui. Je sais. Beaucoup d'amabilité.
Mais j'suis pas méchante, hein.
Je veux juste pas me prendre la tête.
Y'a déjà eu beaucoup tout à l'heure.
En fait, il n'aurait pas vraiment besoin de rentrer ses jambes, l'autre. J'avais juste envie de dire ça. Puis, sans même attendre une réaction de sa part, je m'installe.

D'après ce que je comprends, ici, c'est un lieu de débat.
Allons bon ! On va pouvoir parler, comme ça !
Et aujourd'hui, le thème concerne les journaux de propagande. Autrement dit : réaction directe à ce qu'on vient de vivre.
Oh, bah j'aurais beaucoup à dire là-dessus.
C'est que j'ai moyennement apprécié l'expérience. Et qu'un juste retour des choses me semble nécessaire. Comme je le disais en quittant le Ministère : we'll be back.
Du coup, sans plus attendre, je commence :

-Y z'ont pas à faire de la propagande, eux.

Eux, désignant, évidemment, notre cible principale.
Les Aurors.
Plus généralement, le Ministère.

-Un gouvernement n'a pas à faire de la propagande. Il est là pour gérer un Etat, protéger ses citoyens, leur permettre d'accéder à la meilleure vie possible. Les gouvernements qui commencent à faire de la propagande ce sont les moins démocratiques possibles. Z'avez qu'à voir les Moldus et leur régime nazi d'il y a deux siècles...

Froncement de sourcils.
Propagande et gouvernement mis ensemble, ça sonne très mal.
On n'a déjà plus le droit de manifester sans violence... ça sera quoi ensuite ?
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Rachel Ester Pasca
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Re: L'Eros dialectique

Message par : Rachel Ester Pasca, Mer 6 Sep - 18:47


Rachel boudait un peu. Elle était plutôt déçue de la tournure qu'avait pris les événements aux ministères. Ce qui à la base ne devait être qu'un petit rappel des règles du copyright c'était vite transformé en vendetta contre le gouvernement. La sorcière ne s'était jamais rendue compte que les Aurors étaient aussi peu populaire. Comment était-ce arrivé ? Eh puis Ester se souvînt, de cette colère qu'elle avait ressenti aussi à il a longtemps. Quelques personnes mal intentionnés avaient suffit à couler les Aurors et c'était bien dommage. Comme l'agent Sean, qui était malheureusement toujours en activité. Et d'autres, elle en était certaine.

S'éloignant un peu du groupe, la verte s'absenta quelques minutes. Pause pipi quoi. Voilà plusieurs minutes qu'elle essayait d'échafauder un plan pour retrouver l'homme au foulard. Ou peut-être devait-elle laisser l'Ordre le faire lui-même ? Après tout qui était-elle pour approcher ainsi des civiles et leur parler de lutte ? Personne, exactement. Elle n'était même pas un maillon utile dans la chaîne. Un petit bout tout rouillé, rien que cela.

Entrant finalement dans la pièce des débats, Ester fut agréablement surprise de voir qu'il n'avait pas disparu. Cependant l'heure n'était pas au rapprochement, alors la sang-pur alla simplement s'asseoir avec les autres, lançant des sourires à tout ceux qu'elle connaissait. Soit tout le monde sauf le gars au foulard ! L'occasion était trop bonne.

- Salut Liskuvo, ça fait longtemps. Depuis les manchots en arctique. Une éternité en somme. Ester, se présenta-t-elle alors au jeunet (Ed) avant d'aller prendre place directement.

Finalement c'était un assez petit groupe qui s'était déplacé, le débat serait sans doute plus agréable ici que là-bas. Cependant, elle savait bien qu'elle était seule contre tous à vouloir défendre le ministère. La sorcière n'avait rien d'autre à leur reprocher que le vol de leur image.

- Ce n'est pas de la propagande, c'est de la communication. Il n'y a eu qu'un journal, n'exagère pas Koko. D'ailleurs il pourrait être intéressant d'arrêter de leur faire des trous dans le chaudron, parce qu'on se plains quand ils ne font et et ont les accuses de je ne sais pas quoi lorsqu'ils se bougent enfin un peu, ce n'est pas très logique !

Pas facile de travailler quand tout le monde était contre nous. Réfuter le ministère était d'autant plus bête que, peu importe l'issue qu'aurait cette guerre des sorcières, il y aurait toujours besoin d'un ministère pour fonctionner.
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Eurydice Wildsmith
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Re: L'Eros dialectique

Message par : Eurydice Wildsmith, Jeu 7 Sep - 12:09



   

   
Le Chaudron Baveur

   

   
pour Liskuvo Kalsi, Kohane Werner, Edward Brock, Rachel Ester Pasca
   

   


En pénétrant pour la première fois dans cette nouvelle salle, elle fut conquise. Elle l'avait toujours su mais les mots savaient comment la faire frémir, les tirades l'anéantir et la faire revivre. Il commençait à y avoir du monde, envahissant peu à peu l'espace. Il y avait des flots de paroles qui se mélangeaient. Elle appréciait le son de leur voix bien que le sujet ne fusse pas pour l'émerveiller au point d'y participer. La belle reconnut quelques personnes et salua discrètement d'un signe de tête à la cantonade. Elle repéra Lisk' le furibond et le petit oiseau blessé (Koko') ainsi que le gérant. Elle était presque envieuse du beau chapeau qui ornait le haut de son crâne. Le sien lui parut bien vide en comparaison.

Profitant d'une pause, laissant passer quelques secondes pour que l'information arrive aux cerveaux des jeunes orateurs, Eurydice s'approcha doucement du canapé s'adressant à l'assemblée d'une voix qui ne se voulait pas insidieuse. Il ne fallait pas perturber le rassemblement d'idées qui devaient sûrement papillonner dans leur jolie tête. L'Anglaise esquissa un sourire en coin découvrant l'ombre d'une fossette. Elle aimait bien sa petite escapade hors du foyer.

« Bonsoir, J'espère que vous passez un agréable moment.
est-ce-que je peux vous servir quelque chose avant de poursuivre le débat ? »


Si leur gosier était sec, et leur voix rauque cela ne pourrait qu'altérer l'effet escompté de leur discours. Elle se surprit à penser au mot propagande qui sonnait très moldu selon ses critères. Elle avait malheureusement arrêté de lire les journaux car à leur vue, elle voyait rouge, car un journal avait détruit un reste d'innocence. Et toutes à ses pensées moroses, les deux secondes de sincérité précédente furent remplacées par un masque transparent. Insondable.
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Ciarán A. Merrow
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Re: L'Eros dialectique

Message par : Ciarán A. Merrow, Jeu 7 Sep - 23:54


Il est toujours difficile d'anticiper à l'avance la tournure que peuvent prendre les évènements. Difficile de dire si les choses peuvent mal se passer avant qu'elles ne se produisent réellement, et peut-être encore plus compliqué de deviner quel sera le petit détail qui fera pencher la balance du mauvais côté.

En ce qui concernait cette parenthèse au Ministère de la Magie, Ciarán n'avait toujours pas réussi à mettre de mots sur ce détail. Elle n'avait même pas eu le temps de penser à anticiper que, déjà, le rassemblement était parti sur de mauvaises bases. Pourquoi, d'un coup, tout avait semblé si compliqué alors que rien n'avait vraiment commencé?

La vélane ressassait sans plus s'arrêter alors qu'elle suivait ce serveur — inconnu — jusqu'au Chaudron Baveur. Elle qui n'aimait pas forcément la compagnie des gens, avait pourtant décidé de se joindre à la réunion qu'ils organisaient là-bas. Peut-être pour mieux comprendre la situation. Faire le point sur cette violence silencieuse qu'ils avaient tous expérimenté. Personne n'avait été blessé, non. Mais la Merrow avait vécu la réaction vive des Aurors comme une véritable attaque. Elle ne pouvait pas s'empêcher de penser à Artemis, et son regard si confiant. Comment avait-il pu penser que se défendre de la sorte était la bonne chose à faire dans ces temps troubles? Qu'avaient-ils à craindre, les Aurors, de ces sorciers qui n'avaient même pas osé sortir leurs baguettes? Définitivement, ils avaient fait une erreur. Et Ciarán avait beaucoup de mal à l'encaisser. Alors, elle suivait cet homme au chapeau étrange, sans dire un mot. Troublée, elle ne les trouvait plus.

Ils arrivèrent rapidement au bar, et elle se retrouva encore plus rapidement toute seule. Elle ne savait pas trop où aller, mais se dirigea instinctivement vers la salle qu'on lui avait indiqué. Un lieu assagi par l'atmosphère tamisée provoquée par la lumière des bougies, et qui eut un effet cinglant sur elle. Celui de l'apaiser. Faire baisser le rythme de son coeur. La jeune femme prit une grande inspiration. Il y avait déjà des gens qui étaient installés là, dont Edward et Kohane, qui étaient un peu plus que des simples connaissances à ses yeux. L'ancienne Serdaigle leur adressa un sourire en entrant dans la pièce.

En se dirigeant vers un siège, elle entendit s'exprimer cette inconnue — elle avait compris qu'elle était journaliste, comment pouvait-elle se sentir si peu outrée face à la publication des Aurors?

La vélane était restée silencieuse jusque là. Mais son coeur était déjà bien trop rempli de paroles qu'elle avait pensé et repensé sur le chemin. Elle ne s'était même pas encore assise quand elle prit la parole, en réaction aux derniers mots de cette femme qu'elle ne connaissait pas:

— On a pas eu le temps vraiment de s'accorder des politesses, tout à l'heure alors déjà... bonjour à tous, commença-t-elle avant d'ajouter, en se tournant vers la dernière qui s'était exprimée. Et je suis d'accord. Pour moi, on ne peux pas parler de propagande, tout simplement parce que leur torchon n'était pas un journal. Il n'en possédait ni les codes, ni le contenu. Et en plus, que je sache, les Aurors ne sont pas journalistes donc ça, déjà, c'est réglé. Ça ne partait pas d'une mauvaise intention je pense, mais je ne sais pas si le canal de communication a été bien choisi. Ni même la manière de communiquer, d'ailleurs. C'était maladroit de leur part, tout comme leur réaction de tout à l'heure en fait. Reste à savoir où se situe la limite entre maladresse et mauvais choix.

Et puis, comme ça, sans un mot de plus, elle s'assit sur l'un des fauteuils libres. Ciarán n'avait pas l'habitude de parler pour le plaisir de parler, mais elle aimait bien l'idée d'avoir un espace comme celui-ci pour s'exprimer. Son regard s'arrêta ensuite sur la jeune serveuse qui s'était adressée à l'assemblée.

— Personnellement, je prendrais bien un JanaMaster Bomb, s'il vous plait, demanda-t-elle d'une voix douce et posée.

Voilà qui l'aiderait certainement à tenir toute la soirée.

HRP:
 
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Eurydice Wildsmith
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Re: L'Eros dialectique

Message par : Eurydice Wildsmith, Lun 11 Sep - 21:41




Le Chaudron Baveur


pour Ciarán A. Merrow



N'ayant pas reçu les commandes de tous les partenaires animés du débat, Eurydice prit celle de la jolie brune qui venait apparemment d'arriver tandis que quelques critiques fusaient. Elle appréciait sa façon de s'exprimer sans fioritures. Il fallait leur laisser du temps de participer tout en jetant un œil à la carte. Certains déclineraient peut-être l'offre. Ils auraient tout le temps de se désaltérer plus tard. * Si l'alcool désaltère * songea t-elle ironique.
Celle-ci avait choisi son cocktail et la belle disparut derrière le comptoir pour exécuter le nouveau ballet d'ingrédients lui adressant un léger sourire.

Le JanaMaster Bomb évoquait quelque chose d'explosif. Peut-être étaient-ce les prémices d'une soirée pimentée ? Pourtant, les notes sucrées dénotaient un caractère plutôt doux. L'Anglaise adorait préparer des infusions fraîches qui lui rappelait les soirées d'été. Elle avait appris à capter les meilleures saveurs en laissant au temps faire son œuvre. Une petite baie et le tour était joué!

En revenant vers la salle, elle profita d'une petite pause entre eux pour servir la demoiselle :
« Voilà votre JanaMaster Bomb et l'addition.
N'hésitez pas à me faire signe si vous désirez autre chose. »


Cela s'adressait également aux autres personnes présentes.
Elle reprit donc sa place à une portée raisonnable. Elle n'était pas de celle qui inquiète, qui tournoie comme les vautours autour de leur proie attendant qu'elle cède, qu'elle ose mourir à leurs pieds. Leur travail, les études devaient être assez stressantes pour ne pas subir les regards de la serveuse aux abois. Et elle le savait très bien nageant elle aussi dans cette eau-là, loin d'être rafraîchissante.

Commande:
 
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Rachel Ester Pasca
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Re: L'Eros dialectique

Message par : Rachel Ester Pasca, Mar 12 Sep - 10:55


Ester attrapa une carte à la vas-vite lorsque la serveuse vînt pointer son joli minois. Elle avait presque oublié qu'elle se trouvait dans un bar avec tout cela et redécouvrir cette toute nouvelle carte ne manqua pas de l'amuser. Plusieurs boissons lui faisaient envie, mais toutes étaient à risque au vu de la situation. Elle ne comptait pas draguer ni s'alcooliser, elle n'avait pas l'intention de planer, n'avait pas besoin de boire pour être deux et surtout elle n'avait aucune besoin qu'on lui rappel des souvenirs de jeunesses pour le moment. La Peverell était déjà là pour cela. Mais un jour, pourquoi pas... ? En tout cas, Ester était au moins sûre d'une chose : après le scandale qu'il y avait eu à la Tête de Sangliers, jamais elle ne prendrait une boisson sans en connaître le contenue.

- Un JanaMaster Bomb également, s'il-vous-plait. Mais dîtes-moi, le Penser fonctionne-t-il aussi sur les personnes qui ont subit un sortilège ? s'amusa-t-elle à demander. Je connais bien une personne qui en aurait besoin.

La verte adressa un sourire à la vendeuse. Elle n'avait finalement pas beaucoup d'espoir que des serveurs -n'y voyez là aucune critique- aient put trouver un remède contre le sortilège d'amnésie alors que des chercheurs n'y parvenaient pas. Il était toute de même bon de rêver de temps en temps et Ester n'avait rien à y perdre en posant la question.

Lorsque la serveuse s'en alla chercher les boissons, Ester se tourna la jeune femme qui venait de lui répondre.

- Bonne ou mauvaise idée, j'ai surtout l'impression que le Ministère a tellement perdu en popularité qu'aucune action n'aurait été bien vu par le peuple. La seule chose qui pourrait convaincre les sorciers serait l'arrestation d'un Mangemort, mais je sais bien à quel point cela serait difficile. Enfin, j'imagine.
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Eurydice Wildsmith
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Re: L'Eros dialectique

Message par : Eurydice Wildsmith, Mar 12 Sep - 22:02




Le Chaudron Baveur


pour Rachel Ester Pasca



Une autre brune aux lèvres pulpeuses commanda sa boisson.* Des lèvres faites pour embrasser. C'est la Soirée cocktail ce soir dis donc !* Elle ne pouvait plus empêcher ce genre de pensées depuis qu'elle posait ses yeux sur toute une panoplie de femmes, d'hommes avec un regard nouveau, presque innocent. Sauf qu'elle savait. Cela lui donnait une douce migraine.

L'inconnue eut l'honneur d'attirer son attention en lui posant une question qui semblait contenir une once d'espoir malgré le ton détaché qu'elle employait. Elle commença sa formation de serveuse avec cette personne. Quand elle voyait cette salle, le foyer, entrevoyait la serre ; elle se disait qu'Ici on ne vendait pas que des bouchées, des gorgées de plaisir, on vendait du rêve et de la magie, une échappée dans le quotidien. A défaut de sauver les gens d'amnésie. Elle allait s'y employer activement.
*eh la niaiseuse tu la sers où tu veux te retrouver au chômage ? * chambra sa conscience.

« Je vous apporte ça tout de suite. Et concernant votre question, je dirais très sincèrement qui ne tente rien n'a rien. Dites à la personne que vous connaissez de passer par ici quand elle aura du temps. » dit-elle, elle aussi amusée.

Elle se risqua même à un sourire en coin timide. Quand elle était à son travail, ce n'était plus Eurydice la colérique, la cynique, la torturée. *dis plutôt que c'est à la tête du client *
C'était libérateur de préparer des cocktails de rentrer et de sortir si facilement dans la vie des gens. Sans impact. Sans conséquences graves. La serpentard n'allait pas lui mentir. Ce n'était pas la solution miracle sinon il y aurait une file d'attente considérable se pressant contre les portes du Chaudron Baveur. Mais, avec certitude, si cette personne se présentait elle ne passerait pas un désagréable moment. Pas ici. Pas entre ses murs.

Elle s'envola chercher le cocktail qui avait une si profonde couleur et le déposa devant la belle.
« Et voilà pour vous Mademoiselle. En espérant que vous passerez une bonne soirée. »

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Asclépius Underlinden
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Re: L'Eros dialectique

Message par : Asclépius Underlinden, Sam 30 Sep - 17:15






Le Chaudron Baveur


Séance n°1 : Les journaux de propagande





Assit sur son fauteuil, en face de l’assemblée de fauteuils et place assises, le jeunot du tilleul observait les différents participants. Des anciens camarades de Poudlard, principalement. Quelques inconnus. Mais tous, étaient un peu des anciens camarades de Poudlard. La société était brassée comme ça. Celle anglaise et magique, en tout cas. Ce qui était bien précis comme critères de sélection, dont lui-même faisait partie. Bien partie. Après tout, il gérait le passage d’un monde à l’autre. Entre les moldus et le mange magique. Est-ce que cela faisait-il de lui un rouage important de la Mécanique ?
Coup d’œil à Kohane. Il trouvait le discours sur la propagande assez pertinent. Bon, ça restait dans la continuité du nom de la séance. Pour ça que ça devait être pertinent, de faire une corrélation. Ce n’était pas un hasard, si lui trouvait que c’était de la propagande, leur journal. Et puis, tous deux sont alliés contre la Machine. Normal, un peu, du coup, qu’il soit d’accord avec elle. Tout du moins, sur ce point-là. Fallait pas abuser non plus.

Un léger sourire pour elle, pour la forme.

Regard sur Rachel, ensuite, qui lui répond. Qui est sûrement l’une des plus concernés par toute cette affaire, vu qu’une partie de son travail, de son journal, avait été plagié par le gouvernement.
Elle apporte un nouvel argument sur l’affaire et une remise en question d’un comportement global. Etaient-ils si durs que cela avec les Aurors ? Peut-être. Il arrivait à tout à chacun de ne pas toujours faire preuve d’une objectivité pédagogique. Lui-même, avait un léger passif avec les Aurors, depuis ce merveilleux jet d’acide sur le genou gauche. Une douleur qui se faisait encore sentir durant ses nuits d’insomnies. Comme pas mal d’autres de ses douleurs. Mais là n’était pas la question de soi, mais plutôt de la collectivité.
En conclusion, la propagande était un moyen de communication. Un moyen agressif, témoin d’un comportement global. Ainsi, était-ce vraiment de savoir qui avait tiré sur les cheveux de l’autre le premier ?

Il plaça l’argument dans un coin de sa tête et sourit doucement en prenant quelques notes. Différents sujets de réflexion étaient abordés et chacun échangeait. Ça montrait que cet endroit était une bonne chose. Est une bonne chose. Il ferait en sorte qu’elle puisse perdurer. Ça lui tenait à cœur.
Hochement de tête de remerciement à Eurydice qui venait d’arriver. A point nommée d’ailleurs. Discuter, c’est bien, commercer, c’est mieux.

La jeune femme inconnue qui était venue les soutenir dans leur manifestation repris ensuite la parole, rebondissant sur les propos de Rachel. Comme quoi il fallait davantage qualifier ce papier de « torchon » plutôt que de « journal » et que les Aurors n’étaient pas journalistes. Léger sourire. Il ne pouvait pas nier. Mais si lui estimait que ce journal était un torchon à cause de leur plagiat éhonté, il n’en demeurait pas moins un journal. Un journal sous forme de tract après tout. Comme l’Etincelle, même si ce papier ne ressemblait pas vraiment à un tract du fait de sa longueur excessive… Etait-ce donc cela qui faisait la différence entre un tract et un journal de propagande ?
Mais, à la fin, il ne put qu’acquiescer.
Parce qu’il avait la politesse mécanique dans sa pulpe.

Quelques notes d’encre sur le papier et Rachel reprend la parole, évoquant un autre sujet. Qui dénotait une réflexion assez intéressante… Tout en reflétant la tristesse de leur société. Panem & circenses ? L’on amuse un peu le peuple en lui donnant de quoi se distraire, être satisfait, pour ensuite pouvoir manœuvrer sa barque à sa façon ? Restait à voir si on était tous dans le même bateau… Ou chacun sur sa chaloupe trouée.
Oui, les métaphores maritimes avaient le vent en poupe ici.

Voyant que le débat s’en était arrêté là, il décida de reprendre la parole, après un moment de flottement, regardant la construction de sa réponse de temps à autre sur son carnet, histoire de ne pas se perdre dans sa réflexion :

« - Alors… Je ne remettrai pas en cause le fait que l’Aurore soit un journal. Certes, les Aurors ne sont pas des journalistes, mais n’importe qui peut bien écrire un article pour ensuite le publier. Regardez-nous, au Chicaneur, on sait à peine tremper la plume dans l’encre et pourtant ça a l’air de marcher. Petit silence en sourire. Par contre, il s’agit d’un communiqué issu directement du gouvernement. Il se veut protecteur et non agressif dans les consignes de sécurité qu’il donne, mais comme vous l’avez fait remarquer, personne dont je ne connais pas le nom, derrière ces bonnes intentions il y a beaucoup de maladresses. La première étant évidemment le plagiat de notre image. Même si c’est assez flatteur de voir que notre célébrité permet d’intéresser les compatriotes. Sourire deuxième du nom. Et puis… N’oublions pas que la propagande est un moyen de communication. Moyen utilisé dans des états davantage dictatoriaux que démocratiques. Mais, après tout, n’importe qui est libre de faire sa propagande : regardez l’Ordre du Phénix et les Mangemorts. N’en font-ils pas ? En parlant de communication et de Mangemorts, pensez-vous vraiment que le peuple peut baser sa confiance sur un gouvernement qui se base sur un système de faveurs, cadeaux et punitions, comme le fait d’attraper un Mangemort, juste pour redonner confiance ? C’est davantage un rapport d’échange de service qu’un rapport entre un peuple et son Etat. Mais après tout, n’est-ce pas là le reflet de nos désirs ? Voulons-nous vraiment un Etat juste ou préférons-nous une justice publique sans rapport de confiance mutuel ? »

Un petit silence de réflexion, et le voici qui se lève, sentence finale :

« - Ma question est donc la suivante : qu’attendez-vous d’un Etat de droit et en quoi le gouvernement de Petrus Sudworth ne respecte-t-il pas les attentes de ses citoyens ? »

Sur ces mots, il se mit en retrait progressif de la scène, suivant tout de même les discussions, afin de s’approcher d’Eurydice. C’est qu’après avoir tant parlé, il avait la gorge sèche : « - Peux-tu m’apporter un JanaMaster Bomb s’il te plaît ? » Demande murmurée dans le souvenir de celle qui l’avait précédée. « - Tu peux évidemment participer au débat si tu le souhaites. »

________________
HRPG

Le débat est relancé ! Pour ne pas trop traîner en longueur, vos personnages ont jusqu'au 08.10.2017 à 23h59 pour intervenir. Les nouveaux arrivants sont bien entendu les bienvenus !
La commande est à débiter sur mon compte.
:kiss:
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Re: L'Eros dialectique

Message par : Kohane W. Underlinden, Dim 1 Oct - 22:51


Nous voilà partis. Dans le débat. Rachel parle en premier -défendre le Ministère, arrêter de les accuser à tort et à travers, qu'ils fassent ou qu'ils ne fassent pas.
Quand ils ne font pas, on crie.
Quand ils font, c'est trop mal.
C'est pour ça que je ressens toujours ce besoin de me mettre à dos tout ce qui représente l'autorité. Parce qu'ils ne font que servir un vieux monde qui parvient tout juste à survivre, même plus à vivre.
Je ne réponds rien, vois une jeune serveuse entrer. Tiens. C'était pas la fille qui nous a emmenés dans une forêt irlandaise pour un rêve commun ?
Elle propose à boire. J'hésite un peu. J'sais pas trop si j'ai envie d'un verre.
Même si, c'est vrai que boire un coup, ça ne fera pas de mal. Un peu d'énergie pour continuer le débat !
D'ailleurs, en attendant, j'écoute vaguement les autres parler. Y'a Chloé. Y'a Rachel. J'écoute. Pas trop. Un peu. Si. La dernière intervention de la Serpentard me marque. Je fronce les sourcils.
Convaincre les sorciers par l'arrestation d'un Mangemort ? Voilà quelque chose qui ne me convainc pas, justement. J'sui pas sûre que tout soit aussi facile.
Avant que je ne puisse répondre, la serveuse revient. C'est décidé. Faut que je me désaltère moi aussi.
Poliment, je lui fais un sourire :

-Je veux bien un Hooper-Alniott, s'il-te-plaît.

Puis Asclépius reprend la parole. Ca parle beaucoup, en fait. Même si, vous allez me dire, c'est un peu le but du jour.
Du coup.
Qu'est-ce qu'on attend d'un Etat ?
Très bonne question !

-Je voudrais juste revenir sur ce que tu as dit, Rachel, je commence, en guise de réponse. Convaincre les sorciers en capturant un Mangemort ? Tu penses vraiment que ça résoudra tous les soucis ? Je n'en suis absolument pas convaincue, justement. Déjà parce que ça ne fera qu'envenimer les choses. Ce n'est pas en capturant l'un des leurs que le Ministère peut espérer faire s'effondrer leur groupe, leur idéologie et leur lutte. Donc à la limite à part se donner une légère satisfaction sur le moment, ça n'apportera pas grand-chose.
A mon goût, la meilleure idée serait, pour une fois, d'arrêter de taper sur les gens sans même savoir ce qu'ils veulent. D'écouter les revendications, les idées, le pourquoi des luttes au lieu de vouloir à tout prix les foutre derrière les barreaux.
Ce qui me mène donc à dire que, pour moi, dans un premier temps, l'Etat devrait cesser de réprimer sans proposer de dialogue. Regardez : ils nous ont envoyé des Aurors sans même chercher à savoir ce qu'on voulait -et ne soulignons pas le fait que nous n'avons usé d'aucune violence. Bah pour moi, la lutte du Ministère contre les Mangemorts, c'est du même ordre. Ils répriment mais ils savent même pas, j'en suis sûre, ce qu'ils brident. C'est juste que, voilà, c'est la coutume, après tout, les Aurors, depuis des générations, ça chasse le Mage Noir alors bah pourquoi ça changerait aujourd'hui ?
Franchement, y'a un problème d'écoute.
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Re: L'Eros dialectique

Message par : Eurydice Wildsmith, Lun 2 Oct - 21:10




Le Chaudron Baveur


pour Asclépius Underlinden et Kohane Werner



La répétition la rendait très nerveuse comme si en laissant ses gestes la guidaient, ses pensées la quittaient et se permettaient de batifoler ensemble. Tranquillement.
Elle touchait de nouveau la réalité, à chaque fois qu'elle rentrait au Chaudron Baveur. Elle arrêtait de se couper du monde et adorait particulièrement les services du soir. Elle ne restait pas face à elle-même et ses détracteurs.

« J'amène ça tout de suite et je préfère écouter. » répondit-elle à Asclé'. Eurydice appréciait sa présence. Il ne l'intimidait pas et ne cherchait pas à ouvrir les vannes, à écouter ses paroles. Il lui laissait le choix. Il faisait comme partie d'un tout auquel elle essayait de s'accrocher.
Le petit oiseau blessé rencontré au détour d'un couloir dans un contexte peu favorable lui adressa aussi sa commande. Sourire de circonstance. La brunette hocha la tête à la requête de celle-ci et partit au comptoir préparer les deux cocktails.

Enfin de la diversité. Elle allait lui faire une boisson à décoller le palais, à décaper la chair et dire adieu au chagrin. C'est sur qu'elle allait avoir envie de s'exprimer et de danser sur les tables. Un mélange de caractère.
Allez, sois sage un peu ma ptite dame, t'es vraiment une incitation à la débauche...
L'Anglaise se rappela de la petite note. Apprendre la carte n'était pas une chose difficile quand toutes ses nuits étaient consacrées à l'alcool et plus spécifiquement au bonheur des effets du whisky. Il fallait bien s'occuper.

Elle revient avec sur le plateau le liquide ambrée explosif et le JanaMaster Bomb, au moment de la tirade de la gryffondor. Elle était pleine crise d'idées utopistes qui auraient presque pu la faire sourire si elle n'avait pas été aussi cynique. Les gens qui ont tué une fois, recommence en se justifiant de toutes les manières ou en acceptant, et en arrêtant de se chercher des excuses. Crime pour la « bonne cause » ou pas. Voilà pourquoi s'ils se font prendre, ils ont un revers de boomerang. C'était simple. C'était comme ça. Le goût était indélébile. Pas de commentaire, elle n'était pas d'humeur aux offuscations possibles.

« Et voici vos cocktails et l'addition. Bonne continuation. » continua t-elle poliment.
La pince à linge trônait fièrement à côté du Hooper-Alnioot.

Notes:
 
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Re: L'Eros dialectique

Message par : Liskuvo Kalsi, Mer 4 Oct - 15:09


Désolé temps de réaction nul. xD Du coup parce que sinon ça fait trop long j'ai volontairement sauté des passages mais c'pas grave hein j'vous aime quand même.

Aussitôt dit aussitôt fait chapeau sur ma tête. Je le sens tout contre moi, je lève les yeux pour essayer de l'apercevoir, c'est pas simple mais bon tant pis hein, ça arrive que ce soit difficile comme ça, faut pas s'en faire. C'est lui le chef, il gère le délire d'une main de maître, enfin c'est l'impression qu'il donne en tout cas. Il nous explique qu'il va falloir argumenter sur les journaux de propagande aujourd'hui, ça tombe bien je sais ce que c'est, chouette !

Deux petits gens se mettent proche de moi, je les connais de loin, j'aime bien cette expression connaître de loin, ça implique qu'on voit qui c'est mais pas grand chose d'autre. Ensuite les gens donnent la définition qu'ils veulent mais souvent ils voient pas ça mal, alors je dis que je connais de loin les gens, ou que ce sont des têtes de cours, les gens qu'on voit tout le temps à Poudlard mais dont l'intérêt que j'ai pour eux ne dépasse pas zéro.

J'écoute tranquillement tout le monde parler, je dois faire parti des plus jeunes, c'est pas facile de se faire un avis et d'être écouté, même avec des gens hyper ouverts d'esprits. Quelqu'un vient récupérer les commandes, je veux rien moi, alors j'ignore totalement la personne, je m'en occupe même pas.

J'ai l'impression qu'on s'éloigne tranquillement du sujet pour lequel on est venu, m'enfin bon moi je m'en fiche je suis bien comme ça, à gigoter avec mon petit chapeau sur la tête. Les autres j'en ai rien à faire, après c'est assez intéressant le débat, je tique quand on parle des mangemorts et de l'ordre du phénix, évidemment qu'ils font de la propagande, ils sont pas l'Etat ils ont une idée, pas une loi, ça change un peu tout selon moi, mais bon tant pis pour les Aurors ça.

Finalement je me décide à intervenir, d'une petite voix mal assurée parce que j'hésite un peu sur tout ce qui a été dit et je comprends pas tout, je ne suis qu'élève après tout, un membre lambda d'une école lambda qui se doit de se taire et écouter les autres, pas quelqu'un qui prend la parole, mais là j'ai quand même envie de parler.

- Moi je trouve ça bizarre que le groupe qui représente l'État fasse son propre journal, si on continue comme ça ils vont interdire tous les autres et on se retrouvera à être obligés de croire ce qu'il dit. On a vu ça une ou deux fois en cours et moi j'ai pas trop envie que ça arrive. De base c'est censé être objectif un journal non ? Fin je veux dire, des interviews dans le journal des Aurors on en a vu mais à chaque fois y'a une plume de journaliste derrière, qui nuance, qui explique un peu, c'est un peu mieux.

Ensuite je réfléchis, parce que comme d'hab j'ai un peu fait l'inverse, mais comme j'avais pas de réponse et que y'a des journalistes dans l'assemblée j'ai préféré demander, ça m'éclairera.

- Ensuite je suis d'accord avec madame canapé, c'est pas arrêter les Mangemorts qui va changer quelque chose, on en a vu des masques passer et disparaître, ça veut pas dire que le groupe est mort, ça se voit un peu partout, ça se rencontre aussi...

Une petite allusion pour clore et puis je repars dans le mutisme, les joues rougies d'avoir pris la parole, faut pas trop faire ça sinon je vais virer au rouge Gryffondor.
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