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Balade à la Gare
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Azénor Philaester
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Balade à la Gare
Azénor Philaester, le  Sam 9 Sep 2017 - 17:45

pv ft. Sirlan


Je me souviens c'était une belle journée un peu fraîche, peut-être reposante, vagues souvenirs. Une longue couette attachée en haut de ma tête, une écharpe aux couleurs de ma maison que désormais je dirige, des yeux pétillants, un sourire inébranlable, et mes petites gambadaient sans s'affaiblir. Je souriais c'est drôle je pense que c'est un peu le but d'une vie. Vouloir sourire finalement. C'est reposant d'apprécier. Étirer ses lèvres par envie. Une gamine qui déjà sait que le pire est d'ailleurs. Parce que qu'est-ce-qui pouvait être pire.
Un souvenir. Un peu comme un rêve où rien de bien important se produit, juste une petite histoire. Je me souviens de ce jour où je me promenais toute seule dans le Parc du Château et je me rappelle avoir adoré la solitude et la simplicité. Respirer le monde, pas de bruit, l'odeur des fleurs, les battements de cils du vent, et les pleurs de la pluie. Douce et agréable. Parce que quand le Ciel crache ses gouttes je regarde en l'air j'essaie de ne pas fermer les yeux au spectacle. Belle journée.

C'est marrant perdue dans mon souvenir j'en ai oublié ma destination. Mais je crois pas avoir besoin de destination. Le voyage peut-être parfois n'est que plus important n'est-ce-pas. Je me pose la question. Où pourquoi comment mais finalement je crois que tout le monde s'en fou finalement, marre de toujours vouloir trouver des mots pour n'importe quelle situation. Alors tu sais je prends un chemin un peu hasard au début et puis je me dirige vers la Gare. Pourquoi pas. Hein. Les étoiles me regardent la Lune forme un joli croissant et les nuages sont carrément absents pour l'instant.
Une belle soirée.

J'arrive à la Gare, je vois peu de train passer. Debout sur le quais, à quelques centimètres des rails, pas un bruit, pas un chat, simplement moi qui regarde la vie passer trop vite ou peut-être même pas assez. Mes yeux se perdent un peu dans le vide et dans l'infini des rails que je vois à perte de vue. Je pourrais descendre risquer l'irréparable ou même suivre le chemin des trains jusqu'à ne plus pouvoir.
Un boucan soudain au loin qui se rapproche à toute allure. Un train arrive à une vitesse déconcertante. Il ne s'arrête pas à la Gare de Londres et tant mieux, à vrai dire j'ai pas tellement envie de voir du monde et de devoir supporter les passants qui jugent ou n'ont pas le temps de prendre leur temps. Il passe si vite devant moi, quelques secondes ou les fenêtres tamisées défilent. Une minute ou pas loin et le silence de la nuit qui tombe reprend sa cours..

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Re: Balade à la Gare
Lorelaï Peony, le  Jeu 26 Oct 2017 - 22:12

[Je me permets de reprendre le sujet comme il n'a pas été utilisé depuis le 9 septembre, si problème n'hésitez pas à me mp!]
[LA de Jace]

Noctambule


Elle court. Ses pieds claquent sur le béton froid de Londres. Les mots résonnent dans sa tête. Paroles justes, exactes, fortes, pénibles.

Cargaison - Vandalisme - Moldu - Aurors - Aurors - Aurors

Acte Illicite - Ministère - Témoin - Témoin - Témoin

Le vent balaye son visage, tire ses cheveux, emporte le tissus qui la couvre. Son cœur palpite, vite. Fort. Le ventre noué.

Un arrêt.

Regard aveuglé par l’obscurité. Le vide. Le néant.

La respiration dans ses tympans. Le cri dans ses boyaux.

Elle sort le paquet de son sac. Elle caresse les douces tiges. Une odeur, qui entoure, qui contient. Exosquelette de voiles et de fumées.

Le porter. Le jeter. Disparaître dans le néant, l’abysse. Lorelaï dépose le paquet. Fin.

Regard derrière elle. Elle est seule. Le serpent s'en est allé.

L'obscurité devenue familière. Elle reconnait les arcades. L'horloge qui sommeille dans la nuit.

Lorelaï s'installe à ses pieds. Elle patiente. Elle attend que le jour se lève.


Dernière édition par Lorelaï Peony le Ven 27 Oct 2017 - 0:54, édité 2 fois
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Re: Balade à la Gare
Ulysse Daiklan, le  Ven 27 Oct 2017 - 0:26

Lully & Ulysse




La fraicheur de la nuit transperçait les pores de ma peau. Mon maquillage restait tandis que je me baladais, mon patronus à mes côtés. Cette soirée avait été catastrophique, et tournait en boucle dans mon esprit.

Le léopard semble influencé par mon inconscient tandis que je le vois partir se balader loin moi. Il monte, lentement, un bond. Deux bonds. Trois bons. Il est grâcieux mon presque-lion. Je continue d’avancer, m’attendant à ce qu’il me suive, mais non il reste là-haut. Il me regarde et je soupire. Message capté.

Sans plus réfléchir je commence à tourner et transplaner sur le toit près de mon fantôme d’argent. Oulah. Je manque de glisser mais ait le réflexe de m’assoir le temps que ma tête arrête de tourner. Je suis à la frontière entre magie et moldu. Ça me fait rire. Cette rue c’est un peu mon sang. Le sang mêlé.

J’avance doucement, funambule sur des tuiles humides. Jusqu’à ce qu’au loin je l’aperçois. En bas de la grande horloge elle est là. Elle fume. Moi je m’assoie. Je la regarde. Je repense à ce qu’il s’est passé. Les phrases enterrées au fond de mon esprit ne veulent pas refaire surface et pourtant. Je ne comprends pas quel est le sentiment qui m’assaille en la voyant.

Ça fait mal. De la déception ? Non… De l’incompréhension. J’ai l’impression d’avoir raté quelque chose, et ça ne me plait pas. Pas du tout même. J’ai beau essayer de mettre les mots en lien, visiblement mon cerveau refuse de faire le contacte. Mon cerveau refuse beaucoup de choses ce soir. Mon inconscient par contre… se manifeste.

Les filaments félidés s’avancent dans le vide jusqu’à elle et je soupire. Bon bah pas le choix, de toute façon fallait bien que je lui en parle un jour. Je m’attendais juste à avoir un peu de répit, mais visiblement pas ce soir. Je me concentre et me remet à tourner. Pas besoin de me lever, je m’arrange pour transplaner directement assis à côté d’elle. Tant pis pour la surprise.

Je laisse le silence le temps que le Léopard arrive, et aussi le temps de reprendre mes esprits. Plus de nausée, même assis, ni de tête qui tourne. Je fantôme arrive et je pose la question les yeux posés dans la rue. Un soupire avant que je m’exprime.

- J’ai entendu dehors. Tu m’explique ?

Pour la subtilité, on repassera. Je n’ai pas besoin de ça ce soir. J’ai besoin de savoir, de ne pas être la tête de turc. Que toute ma soirée ne soit pas une catastrophe. Peut-être qu’elle pourra m’aider. Je sais pas. Peut-être que j’ai mal compris ou interprété ce que j’ai entendu. Et même sans ça, elle devait avoir ses raisons, j’ai juste besoin qu’elle me dise.

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Re: Balade à la Gare
Lorelaï Peony, le  Ven 27 Oct 2017 - 1:26

Noctambule. Bulle.

La nuit, bulle qui la couvre. La recouvre. La garde en son sein. Elle ferme les yeux. S'allonge sur le dos. Le froid du béton inonde le tissu blanc de sa robe.

Un choc. Un sursaut. La bulle éclate.

Une présence à ses côtés. Qu'elle sent. Qu'elle sait rassurante. Levé de paupières. La douleur dans le plexus solaire. Éveillée à nouveau. Elle soulève son corps près du sien.

Une lumière blanche s'avance à pas feutrés.
C'est lui. Son extension. Elle observe l'animal. Douceur sauvage.
Et ces mots. Qui claquent sur le béton froid. Qui résonnent dans sa tête.
- J’ai entendu dehors. Tu m’expliques ?

Battements sourds qui percutent sa poitrine. Ulysse.
Elle veut dire. Parler. Se justifier.
Le vide. Rempli la gorge.

Pas de mot.

Envie de poser sa tête contre son épaule. Envie de contact. De vie. De peau. De contenance.

Des mots.

Ce vide débordant pleinement présent.

Un grognement. Un cri de l'intérieur. Un gémissement.

Tenir. Retenir. Laisser, lâcher prise. Dire. Cracher. Lancer. Contenir.

Respiration saccadées, qui coupe, qui s'interrompt. Le corps qui tremble. Qui souffre. Du froid. De l'absence.

Tension. Du ventre aux yeux.

Elle tremble, et ses mâchoires s'entrechoquent quand elle ouvre la bouche.

Et ses mots tombent. S'écrasent sur les dalles froides de la gare et transpercent la pierre jusqu'à la terre.

Je suis perdue Ulysse.

Battement.

Je sais plus qui je suis.

                                                                   
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Re: Balade à la Gare
Ulysse Daiklan, le  Ven 27 Oct 2017 - 13:01

Lully & Ulysse




Ma voix sur le macadam trempé raisonne dans les rues de Londres.

J’attends, je patiente, regardant l’animal filamenteux aller et venir. La rue est déserte, un évènement londonien moldu semble retenir l’attention en ces temps d’horreur.  Vive les fêtes n’est-ce pas ? Cela nous laissera un peu de répit. Puis au moins je suis pas obligé de rentrer mon fantôme tout de suite.

Alors j’attends. Je me prépare à ce que je pourrais entendre.

- Je suis perdue Ulysse. Je sais plus qui je suis.

Le ton de sa voix me transperce le cœur. J’en ai marre de ce sentiment. Le sentiment de ne pouvoir rien faire. Le sentiment d’être impuissant. Alors mes yeux se perdent dans le vague tandis que cherche les mots. Mes jambes repliées je viens poser mes coudes sur mes genoux, ma tête sur mes mains.

- Tu es Lully.

Wow quelle éloquence. Faudrait vraiment que j’apprenne à ne pas parler sur un coup de tête. Un jour. Mais pas ce soir. Ce soir, j’ai trop besoin de savoir pour me taire.

- La Lully que je connais est une Serdaigle avec des parents moldu. Elle aime dessiner, écouter de la musique. Elle a une tendance à buguer, s’enfuir, et se cacher sous les tables. Elle était joyeuse. Elle parlait aux autres, même sans savoir quoi dire après.

La conférence. Mais ça, je ne vais pas le dire. On verra si elle voudra m’en parler. Je serre ma mâchoire, ravalant difficilement ma salive. Que dire, que faire ? Je baisse la tête vers le sol. Mon cœur bat douloureusement. Je me sens… Je sais pas. Trompé. Utilisé. Comme si on mentait pour se moquer de moi.

-Mais mis à part ça.. je ne sais pas qui tu es. Je ne sais pas qui est cette fille qui était devant le chaudron baveur toute à l’heure. T'es pas seule à être perdue.

Mes yeux se relèvent jusqu’à rentrer London Eye. Roue aux couleurs orangée pour célébrer la soirée.  Soirée de malheur. J’étais supposé m’amuser. J’ai envie de rentrer me mettre dans mon lit et ne plus en sortir. Même ça je ne peux pas. Parce que parfois il est plus facile de sourire et de prétendre que tout va bien. Les moldus commencent à revenir. Il va falloir penser à partir. Retourner du côté magique. Ou pas. Juste un endroit où personne ne nous verra. Un endroit où on pourra parler. Sans être dérangés.


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Re: Balade à la Gare
Lorelaï Peony, le  Ven 27 Oct 2017 - 13:40

- Tu es Lully.

...Lully...

Ce mot semble traverser le temps pour venir se déposer entre eux, sur les pierres froides de la gare.

En provenance d'un temps lointain où tout était simple et léger.

Et cette description d'elle. Serdaigle. Serdaigle? Elle ne s'est jamais sentie Serdaigle. Avec des parents moldus. Moldus. Trahison. Mensonge. Secret. Dessiner, écouter de la musique. Souvenirs d'un cours qui remonte, qui revient de loin. Qui apparaît derrière une forêt d'épines et de ronces. S'enfuir. Se cacher sous les tables. Serait-ce encore elle? Elle était joyeuse. Un sourire. Joyeuse? A-t-elle réellement été joyeuse un jour? Ulysse. Elle pouvait l'être avec lui. Elle parlait aux autres. Elle lui parlait à lui. A lui elle voulait parler.

Ulysse

Je ne sais pas qui tu es. Non. Je ne sais pas qui est cette fille qui était devant le Chaudron Baveur. Non. T'es pas seule à être perdue. Lames. Dans sa gorge plantées.

Ulysse

Elle passe sa main sur son nez. A chaque mot une larme a coulé. Sa tête est lourde. Elle se sent basculer. Elle ne doit pas tomber.

Une grande inspiration, saccadée par les sanglots qui se logent dans ses poumons.
- Je n'ai aucune excuse Ulysse...

Il ne la regarde pas.
- Je suis pas née-moldue. Ma mère était une sorcière de sang pur. Je n'en savais rien jusqu'au début de cette année. Jace m'a aidé à trouver son nom dans le grimoire de l'école...

Elle regarde les mains du lion. Les fixe. Les traverser.
- Ma mère est morte lorsque j'avais quatre ans et mon père ne m'a jamais rien dit. J'ai toujours cru que c'était moi qui était bizarre. Je me suis toujours sentie étrangère chez les sorciers... Et chez les moldus aussi...

La lourdeur dans sa gorge qui coule dans sa poitrine.
- Mon père ne sait pas que je le sais.

Goutte à goutte. Dans son corps se déverse ses paroles.
- Et... Et...

Respirer.
- Et Edward. Edward est mort. Lui aussi. Encore un. Encore un mort dans ma vie. Un rire. Ma vie.

Elle laisse ses yeux se promener dans la crinière blonde. Passer ses doigts entre ses mèches.
- Je sais pas



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Re: Balade à la Gare
Ulysse Daiklan, le  Ven 27 Oct 2017 - 20:14

Lully & Ulysse

L.A de Lully.



Mon prénom répété. Mes yeux sont dans le vide, je suis comme figé. Je sais que je dois agir mais j’en suis juste incapable. Je vais juste encore plus tout casser. C’est tout ce que je sais faire. Casser. Éclater. Éclater en sanglots. J'ai un faible pour cette expression. On n'éclate jamais de faim ou de froid. En revanche, on éclate de rire ou en sanglots. Il est des sentiments qui justifient qu'on vole en éclats.

Et c’est ce qu’il se passe. J’ai l’impression que ce soir, mon âme se brise. Un peu plus, à chaque étape. Sans raison, mise à part Clotho et Atropos qui laissent Lachésis se jouer de mon fil. Alors j’écoute. Je ne peux rien faire d’autre. Je sens, j’entends des soubresauts. Elle pleure n’est-ce pas ? Je ne cherchais pas d’excuse, je ne pensais pas mes paroles sibyllines. Encore une fois je fais tout de travers. Mais je ne me retourne pas. Parce que ça se trouve je me trompe ? Mais si je me retourne je serais sûr.

Alors j’écoute, le cœur lourd. Il raisonne lentement, première information. Ce que je pensais était faux. Ok. Mais apparemment elle ne m’a pas mentis. D’accord. Jace. Mes poings se serrent, mes phalanges blanchissent contre mes cuisses. Rester calme. Ne rien montrer. Prétendre. Tant pis, je dois endurer. Même si ça signifie tomber de Charybde en Scylla, je n’ai pas le droit de vaciller. Les nébuleuses ne peuvent pas tomber. Elles peuvent crier, rire, danser et pleurer. Le vide couvrira les frai, mais en aucun cas, elle de doivent choir. Alors j’imite. Parce que c’est plus facile de prétendre que tout est normal avec le vert au sourire de Sphynx.

Puis elle continue. De pire, en pire. J’ai l’impression qu’en quelques mots j’ai ouvert la boite de pandore. Juste quelques mots de travers. Encore. Et encore. Et encore. Toujours peu, toujours trop. Sorcier, sang, moldu. Des mots qui sont important pour d’autres mais qui n’ont aucun sens dans mon esprit. Le savoir… C’est elle qui a cherché à savoir… Pourquoi personne ne veut comprendre que le savoir est une tunique de Nessus ? Pourquoi les gens veulent se faire du mal ?

De toute façon cette soirée entière n’a aucun sens. Juste un dédale de catastrophes. J’allais me faire un résumé mais non, vraiment. Ce serais encore plus déprimant. De toute façon Zeus se rie bien des histoires d’un pauvre mortel. Poséidon n’a même pas à prendre la peine de me maudire. Mon homonyme pourchassé pour avoir prétendu n’être personne. Moi ignorée car je ne suis personne. Au moins nous ne sommes pas fait d’un lit de Procuste c’est déjà ça.

Un second prénom. Que je ne connais pas. Edward, c’était donc lui, il est bien mort ce jour-là. Un rire qui compresse mon cœur de tristesse raisonne à mes oreilles. Je sors de ma léthargie, et me décide enfin à tourner la tête. J’ai envie de sourire, de dire que tout va bien aller. Mais j’en suis incapable. Impuissant. C’est ce que je suis, impuissant. Un simple humain cherchant à remplacer Atlas. Mais non. Le vois sur sa joue les larmes couler. Alors, j’ai l’impression qu’encore une fois mon cœur tombe. Le Léopard d’argent s’en est allé. Impossible de garder mon souvenir maintenant, impossible de le garder invoquer avec Lully en larmes.

A cause de moi.

- Lully…


Une impulsion, une envie. Je me lève, je me recule. Je me rassieds, autour d’elle. Mes jambes l’encadrent tandis que je la prends contre moi, l’enfermant de mes bras. Mon cœur bat, plus fort. Plus vite. Il fait mal. Mais tant pis. Si ça peut la soulager un peu. Même légèrement. Et si ça ne marche pas, si elle ne veut pas, elle est toujours libre de partir. Je pose ma tête sur son épaule.

- Tu n’es pas responsable…

Personne ne l’est… Mais ces mots restes bloqués. Parce que ça fait trop mal à admettre. C’est trop compliqué. Il nous faut quelqu’un, un coupable à lapider. C’est trop compliqué de ce dire que le fil s’est fait couper, comme les autres. C’est arrivé, et ça arrivera encore. L’épée de Damoclès plane sur toutes les têtes. Qui qu’il soient. Peu importe qui ils aiment. Quel que soit leur histoire.

Et peu importe qui les aime.

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Re: Balade à la Gare
Lorelaï Peony, le  Sam 28 Oct 2017 - 11:05

A l'évocation d'Edward, le lion relève la tête et la regarde. Dans ses yeux, un regard qu'elle ne connait que trop bien. La détresse de l'autre, qui perce le cœur sans distinction. Elle avait vu ces yeux chauds, plein d'amour et d'impuissance dans l'iris de son père, mille fois, à l'évocation de sa mère.

La lumière blanche a disparu.

Elle lui a retiré toute joie à cet instant. Et pourtant... Pourtant elle le sent. Elle sent que ses mots, déposés sur le béton de la gare... Délestée.

Lully

Ce nom. Répété mille fois. Contenance.

Il se lève, suivit par ses yeux gris. Jusqu'à ce qu'il disparaisse derrière elle. Puis, elle le sent. A nouveau. Sa présence. Ses mots la contenaient. Ses bras aussi.

Sa peau qui se dépose sur son épaule. Elle place sa tête contre la sienne. Et enserre ses bras des siens.
- Tu n’es pas responsable…

Pas responsable. Impuissante. Face à la mort. Au vide. Au néant. Impuissante face à la détresse. Au mensonge.

Et pourtant... Pourtant. A cet instant, dans ces bras qui l'embrassent et l'allègent. L'impuissance semble moins lourde.

Ulysse


Elle passes ses ongles sur son bras. Une caresse. Elle passe ses doigts, sa peau contre la sienne.
- Avec toi c'est pas pareil.

Et dans quelques larmes murmurées.
- Avec toi c'est comme si tout ça n'était pas grave. Comme si je pouvais y survivre.
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Re: Balade à la Gare
Ulysse Daiklan, le  Sam 28 Oct 2017 - 23:42

Lully & Ulysse

L.A de Lully.



Les oiseaux qu’on met en cage, peuvent-ils encore voler ?
Les enfants que l’on outrage, peuvent-ils encore aimer ?

Deux simples questions, qui raisonnent en musique dans mes oreilles. La triste mélodie semble parvenir un peu trop clairement à mon esprit. La couronne blonde qui se colle à la mienne. Un prénom, le mien, en entier. Comme le jour où l’on s’est rencontrés. Comme lorsque je me suis présenté. Un passé perdu. Comme si le monde voulait laisser mon âme s’envoler, loin des misères de l’univers. Une peau, un effleurement contre la mienne qui me fait frissonner. Comme une autre le faisait encore quelques jours auparavant. Mon cœur est tombé ce soir, déjà une fois. Mon corps a laissé mon amour se mêler, à la lumière de l’univers. Je devrais laisser mon esprit se reposer, au cœur de la mer. Mais les vagues de la nuit sont déchainées, et je ne peux rien y faire.

- Avec toi c'est pas pareil.

Des mots, qui me feraient tomber à genoux. Si ce n’est pas pareil, qu’est-ce que c’est ? Elle est comme une hirondelle à qui l’on aurait, coupé les deux ailes. Dis-moi où est tu ? Où te cache-tu de moi ? Tout ce que je ne sais pas, est-ce là ce qui n’est pas pareil ? Pourquoi… je veux juste comprendre, savoir. Eteindre ce cadeau mortel, quitte à tomber de haut. Dis-moi, je t’en prie. Pas ce soir, ne me laisse pas impuissant… Ce soir je ne peux pas insister, j’en suis incapable. Je ne peux pas la laisser comme ça, je ne peux pas l’abandonner. Ce serais me perdre, définitivement. Le point de non-retour, la chute du titan.

- Avec toi c'est comme si tout ça n'était pas grave. Comme si je pouvais y survivre.

Et mon cœur comprimé voudrait lui répondre. Les paroles des chansons qui passent dans mon esprit voudraient sortir. S’il te plait. Danse mon Esméralda. Chante mon Esméralda… C’est tout ce dont j’aurais besoin maintenant. Pour alléger un peu ce poids, pour écarter ses barreaux. Mon palpitant qui semble vouloir sortir de sa cage depuis le milieu de cette soirée. Il bat comme il sonne. Une cloche lourde, comme celle qui raisonne dans la nuit. Juste s’écarter, laisser une place si le sien veut s’y réfugier. Pour lui donner l’asile.  

- Tu y survivra.

Une affirmation, une promesse illusoire. Qui suis-je pour dire ça ? Mes doigts se glissent sur sa joue pour y sécher les traces humides que j’y vois. Nous sommes surveillés par la Lune. Qui là-haut s’allume sur, l’eau de la Tamise. Sait-elle ? Cet astre solitaire, qui meurt quand reviens le jour. J’ai envie de me lever, de lui montrer le cri de la bête humaine. Cette complainte qui raisonne dans mes veines mais ma raison me bloque.

- Je ne suis pas différent. Je suis comme les autres. Mais si tu me laisse être là pour toi, alors je resterais.

Et si elle préfère Phoebus à moi, je ne pourrais que me résigner. Peut-être est-ce cela ? Son âme, est-elle partie en voyage ? Avec son beau capitaine… Sans fiançailles, sans mariage. Comme à la mode païllenne. Tant pis, ce n’est pas à moi de décider. Vous savez, j’aime croire que je maitrise ma vie, que je suis libre. Je ne suis pas fan des marionnettistes, mais une peur m’oppresse. Quelqu’un d’autre tire toutes les ficelles. C’est elle, et je suis contraint de la laisser faire. Parce que c’est sa vie. Parce que j’ai choisi d’éclairer. De ne pas bouger, d’être le point qui doit être là, peu importe comment bouge le monde. D’être le pilier qui ne s’effondre pas, et l’ouvrier qui réparera. Peu importe si je dois abandonner mon désir de savoir pour cela. Abnégation. Prétendre. Abandon. Résignation.

- Je serais là.

Pour l’aider à porter sa croix. Peu importe quand, où et pourquoi. Aussi longtemps qu’elle aura besoin de moi, dans l’ombre je me cacherais. Ma tête se tourne un baiser sur sa joue avant de regarder la rue à nouveau. Et puis, si l’on n’y survit pas. Quelle importance ? Au pire.

Quand les années auront passés, on trouvera sous terre, nos deux squelettes enlacés.

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Re: Balade à la Gare
Lorelaï Peony, le  Dim 29 Oct 2017 - 22:33

[LA d'Ulysse]

You could be my unintended
Choice to live my life extended
You could be the one I'll always love
You could be the one who listens
To my deepest inquisitions
You could be the one I'll always love


Vibrations dans son oreille qui l'enserrent tel le squelette qu'elle n'a plus, qu'elle n'a jamais eu. Un corset qui la maintient, qui la lace, l'enracine comme elle ne sait plus le faire, comme elle n'a jamais su le faire. Et qui l'ancre, qui l'ancre telle la chaîne qui relie la bouée perdue en mer au sable immergé.
Tu y survivras

Survivre elle sait. Elle connait. Garder la tête hors de l'eau. Respirer d'un unique poumon. Manquer un battement pour avancer encore, toujours. Survivre elle peut. Il sait qu'elle peut.

Et dans ses bras, sous ses doigts qui balayent le froid de sa joue chaude d'émotion, un nouveau désir. Vivre. Respirer pleinement, flotter en eau douce. Entremêler sa vie à la sienne pour ne plus dériver.

Je ne suis pas différent. Je suis comme les autres. Mais si tu me laisses être là pour toi, alors je resterais.

Pourtant. Il est différent. Pour elle. Il le sait. Il doit le sentir. Elle change à son contact. Elle le sait. Elle aime être à ses côtés. Et pourtant. cette promesse. Si tu me laisses être là pour toi, je resterais. Impossible.

Elle ne peut lui infliger la douleur qui l'inonde, la submerge. Les vagues qui l'assaillent et la noient. Elle ne veut pas.

Une tendresse déposée sur sa joue qui l'inonde, la submerge et l'emplit. Une trace encore de cette étendue limpide.

Et ce cœur qui se referme, se clôt.

Un mouvement, en douceur, elle écarte ses bras pour mieux se mettre face à lui. En tailleur, entre ses jambes. Sa bouche. Ses yeux. Elle le veut. Poser ses mains sur sa nuque, descendre tendrement le long de ses épaules pour enlacer sa taille. Caresser ses cheveux, lui rendre la tendresse qu'il lui donne. Impossible. Pas ce soir, pas ici, pas comme ça. Pas dans le désespoir ni la peur.

Inspirer.

Elle plonge dans ce regard qu'elle veut tenir, agripper, et apaiser. Rassurer. Elle passe ses mains froides sur son visage maquillé, une main sur chaque tempe, le bout des doigts dans ses cheveux, et pose son front sur le sien. Pas tout de suite Ulysse. Laisse-moi juste régler mes histoires passées. Je serai bientôt là. Nous partagerons notre oasis.

Merci
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Re: Balade à la Gare
Ulysse Daiklan, le  Lun 30 Oct 2017 - 12:57

Lully & Ulysse

L.A de Lully.



Whelve.

Elle écarte mes bras. Ma mâchoire se serre. Qu’est-ce que j’ai fait de mal ? Elle se retourne, se met face à moi. Une inspiration face à mon regard d’incompréhension. Je ne sais pas, je ne comprends pas. Soudain j’ai peur, qu’elle fuit, qu’elle s’en aille. Je crois que ça finirait de m’achever. Quoi qu’au moins ce serais dans la continuité de tous les évènements de ce soir. Mon cœur se compresse, une puissante envie de vomir m’envahis. Mais je reste là. Encore.

Fanaa.  

Ses mains viennent se poser sur mes tempes. Mon ventre se dénoue, une chaleur m’envahis, parcourant doucement mon corps. Mon palpitant se libère. Je la regarde s’approcher, immobile. Son front contre le mien, un soupire d’aise. Une pause, même légère. Une caresse dans cette calamité. La réparation d’une acédie que j’ai trop minimisée.

Novaturient.

- Merci.

Basorexia.

Un mot, que j’espère être sincère. J’espère de tout mon cœur. Qu’elle me laisse faire, juste la soulager un peu de tout ce poids que je sens sur elle. Mais je sais pas comment. Mon corps, comme atrophié, anesthésié. Tant de paroles me manquent, impossibles à exprimer. Juste l’envie d’être là, contre elle. De l’aider. Je me dis que je ne peux pas, qu’il y a toujours Violet. Mais plus maintenant. Plus depuis cette soirée. Je pourrais faire ce qu’il me plait. Ma main vient caresser la joue que j’ai embrassée.

Yuanfen.

Non. Pas comme ça. Pas ce soir, pas en cause de désespoir. Tentation, résister. Mon cœur bat lentement, mais fort, comme annonçant les prémices d’un cataclysme. Des gens commencent à revenir dans la rue, sonnant mon réveil. Mes lèvre se posent sur le côté vierge de baiser avant de m’arracher à cet instant. Regard aux alentours, trop de gens. Quelques-uns. Moins de dix. Beaucoup trop. Je tends ma main.

Drapetomani.

- On s’en va.

Alate.

Parce que je ne sais pas quoi faire. Parce que je ne saurais jamais quoi faire. Je compte sur la nature pour réparer ce que je ne pourrais jamais soigner. Feu, vent, tremblements et marrées. Tant de choses plus puissantes que moi, qui n’arrive jamais à faire les choses comme je le devrais. Alors je fais ce que je peux, je la lève, la prends dans mes bras. Avant de tourner. Transplaner.

Atelophobia.


Départ d'Ulysse et Lorelaï, suite  par ici
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Re: Balade à la Gare
Sirlan Svarkfor, le  Dim 5 Nov 2017 - 16:26

With Azénor
Désolée...

La lumière pâle d'une étoile ricoche sur une vitre du train. Éclat furtif et éphémère,  passager. Agenouillé sur un banc solitaire, je capture les couleurs, les ombres et les lumières, sur l'irrégularité du grain de mon papier à dessin. L'aquarelle retranscrit ces moments invisibles, tu sais, ces choses qu'on ne voit que si on les regarde vraiment, ces petits miracles si modestes et si beaux. Mon pinceau s'agite et mes mouvements se délient, comme une danse pour ma muse de papier. Mon oeuvre est fragmentée de plusieurs petits détails : là, une herbe courageuse qui a poussé entre les dalles, ici, la belle lueur d'une étoile un peu sauvage. Mosaïque de prodiges solitaires et poétiques. Et au beau milieu de la feuille, cette silhouette sous la lune chauve, mystérieuse et souriante, gracile et élégante. Les mille diamants stellaires semblent faits pour elle, et elle contemple le noir horizon...
C'est le seul détail que je n'arrive pas à cerner complètement, elle est comme ailleurs, extérieure au monde, elle voyage immobile. Mais c'est cette aura qu'elle renvoie... Un mystère, une question.
Longuement je garde mon regard posé sur elle, cette inconnue si fascinante dans son silence.

Etes-vous la lune ?
Les mots ont jailli, rebelles et souriants.
Immobile et silencieuse, sublime et énigmatique.
Je lève les yeux et la tête vers l'astre d'argent, croissant solitaire, comme le sourire d'un chat dans la nuit.
Vous savez, la lune doit être une gardienne. C'est la première chose que j'ai vu en naissant, et la seule dont je sais qu'elle sera toujours là, une amie poétique, une confidente. Je crois qu'elle récolte tous les secrets que lui murmure le vent pour en faire des étoiles...
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Re: Balade à la Gare
Harmony Lin, le  Dim 31 Déc 2017 - 11:13

RP Unique

Vacances. Douces vacances. Celles de Noël, supposées joyeuses. Supposées rayonnantes. Mais depuis que grand-père est mort, grand-mère est un peu mélancolique à Noël. Il y a des jours avec et des jours sans. Des jours où son cœur saigne et les larmes coulent sur son visage et d'autres jours ou le sourire est là. Car il faut profiter de la vie, même si ceux que nous aimons ne sont plus là.

Ce jour-là, elle est un peu triste. Alors elle s'enferme dans ses pensées. Ressassant sans doute les moments passés avec lui, les souvenirs. Je la laisse tranquille dans ces moments-là. Même pièce pour montrer mon soutien mais un livre à la main que je lis distraitement. En gardant un œil sur elle.

Mais aujourd'hui n'est pas un jour comme les autres. Car aujourd'hui, elle sort plus vite que d'habitude de ses pensées. Aujourd'hui, quand elle en sort, elle me dévisage. Le visage impassible. Enfin, c'est ce qu'elle aimerait me faire croire. Un masque. Je sais qu'à l'intérieur, grand-mère est en larmes. Mais elle veut rester forte pour moi. Alors je lui souris. Et elle se déplace. Jusqu'à côté de moi. Elle prend ma main. Souffle. Parle.

- Harmony... Je ne te l'ai jamais dis et ta mère sans doute non plus puisqu'elle était trop petite pour s'en souvenir quand c'est arrivé. Mais ton grand-père et moi avons un autre enfant que ta mère. Un fils. Qui a le même prénom que son père.

Elle se détourne, sans lâcher mes mains, comme si c'était douloureux à dire. Elle se mord la lèvre. Inspire, expire.

- Il est parti dès qu'il l'a pu. Il n'arrivait pas à comprendre une décision de ton grand-père je crois... Mais ça m'a fait tellement mal quand il est parti... J'ai essayé de le retrouver à la mort de ta mère mais je n'ai pas réussi. Et encore maintenant, je souhaite vraiment renouer avec lui. Mais comment faire si je ne sais pas où le trouver ?

Elle soupire. Quelques larmes coulent sur son visage. Je la serre dans mes bras tout en réfléchissant. Si j'ai ma mère a un frère ça veut dire que j'ai un oncle ? Et que j'ai potentiellement des cousins et cousines ? J'aimerais bien l'aider à le retrouver mais par où commencer ? Et surtout, je ne veux pas lui révéler le secret de la magie. Elle ne comprendrait pas. Cela fait beaucoup de contraintes pour trouver un homme.

Mais
Ça n'est pas juste trouver un homme
Que je dois faire
C'est trouver une famille
Notre famille


Alors, encore dans l'étreinte, je murmure, comme une caresse, comme un souffle léger qui, s'il n'était pas si proche, n'aurait pas été entendu.

- Je le retrouverai. Je te le promet.

Promesse faisant écho à celle faite quelques années plus tôt. Promesse faite à moi-même de retrouver le tueur. Mais aujourd'hui, c'est pour faire le bien que je dois retrouver ce pan de la famille disparu. Pour ne plus être seule avec grand-mère. Pour que d'autres personnes entrent dans nos vies.
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Re: Balade à la Gare
Invité, le  Sam 28 Avr 2018 - 16:26

Se dérober
91

91 a mon LA pour tout le RP

Des nuits passées dehors, ce que tu aimais le plus, c’était cette sensation de liberté, de n’avoir aucun visage à regarder, aucun sourire à faire. En somme, de n’avoir aucun effort pour paraitre être ce que tu n’étais pas. La femme trop pâle, trop lisse, toujours souriante. Non, ce n’était pas toi. Il y avait dans ton sang un quelque chose de plus puissant qui rugissait. Qui attendait, peut-être, que tu te libères.

Peu à peu, pourtant, tu avais accepté cette part d’ombre. Tu avais pris pleinement conscience de son existence, tu l’avais laissé t’englober dans des vappes incertaines, encore floues. Mais peu à peu, il semblait que tu avais toujours été faite pour cela. Pour semer le chaos, la tempête, la rage et pour égrener ta colère sur l’autel de tes vengeances. Rien de ce que tu ne ferais ne ramènerait Kalén. Tu le savais, tu en avais pris conscience. Mais répandre le sang t’apaisait, lire la douleur dans les yeux des autres te calmaient. C’était vicieux, car plus tu étais soulagée, plus vite tu voulais recommencer.

Et tu savais, que tous n’avaient pas payé. Ni pour ta torture, ni pour la mort de la jeune femme. Tu en avais bien conscience. D’abord, tu voulais te reconstruire aux yeux du monde, faire oublier l’image de l’auror que tu étais. Prendre un rôle, encore. Celui d’une femme en reconversion, repentie, loin du Ministère. Pour te permettre d’enfoncer plus loin encore les lames de ta vengeance, les larmes de tes douleurs. Un jour, tu en étais certaine, tu finirais par leur faire payer, à tous, le prix de cette vie si chère qu’on t’avait enlevé.

Ce soir, d’ailleurs, tu avais une mince proie dans tes filets. Ce soir, il n’y avait pas de masqués pour guider ta main, pour détailler tes gestes, pour t’apprendre. Il n’y avait que toi, et lui. L’homme là-bas. Qu’avait-il fait ? Pas grand-chose, si ce n’est qu’il était là au mauvais endroit, au mauvais moment. Un moldu qui avait lancé un regard un peu trop appuyé à une gamine qui rentrait chez elle. Et depuis, tu l’avais suivi, discrètement. Animée par cette idée qu’il aurait voulu passer à l’acte, faire du mal. Il représentait désormais la cible idéale pour ta soirée.

L’avantage d’un passif dans l’élite du Ministère, c’est que tu y avais acquis des compétences assez sympathique et qu’il n’avait absolument rien remarqué de ta filature. Ton jean et ta veste faisait de toi une parfaite moldue - un peu perdue. Et quelques sortilèges avaient suffi pour camoufler ta présence quand il se retournait un peu perplexe.

Arrivés dans la gare de Londres, le type, enfin, se retourne et te fais face. Sur son visage traîne un sourire machiavélique, le genre de sourire qui croit qu’il peut abattre le monde, qu’il maitrise le sujet, qu’il va gagner. Tu recules, un instant. Pour qu’il se sente en position forte, la position qui dit qu’il sera l’agresseur et toi l’agressée. Mais non, dans ton regard, une flamme veille, douce, lumineuse. Prête à abattre des murs.

Etre dans la gare en début de nuit fait qu’il n’y a personne alentours – personne que tu n’as vu, en tout cas. Et le type, commence, murmure « J’ai bien vu que tu me suivais ! ». Tu souris. Parce que tu avais voulu être visible en entrant dans la gare, il pensait désormais tout savoir. C’était risible et d’ailleurs tu ne te prives pas pour faire éclater un rire qui s’étend dans la grandeur de la gare jusque-là silencieuse. « Non, j’ai voulu que tu me vois, c’est différent ». Il semble perplexe, ne pas comprendre.

Ta baguette glisse de ta manche, se retrouve entre tes doigts. Le type te regarde avec un air interloqué alors que ton arme se tend vers un kiosque à journaux – fermé mais qu’importe, t’avais pas l’intention de lui faire de la lecture – « Bombarda ! ». L’explosion est mesurée, mais il ne reste pas grand-chose du kiosque. Dans l’écho de l’explosion, tu vois le visage du type qui se déconstruit. Comme s’il prenait conscience que, subitement, il n’était qu’un pantin dans ton jeu. Un exutoire destiné à te soulager, rien de plus.

« Tu ferais mieux de courir ». Sourire de circonstance que le type ne tarde pas à comprendre puisqu’il t’a déjà tourné le dos pour courir, pour s’enfuir, loin de toi, loin de tes mains et de tes cauchemars. « Sectumsempra ! ». Le sortilège s’extirpe mais p*tain ! Tu l’as raté. Comment c’est possible ? Trop galvanisée, trop certaine de toi. Tu t’élances à sa poursuite, mais tu sais que tu ne le rattraperas pas. Alors, tu balances un « Diffindo », un peu vague, mais en visant la cible mouvante. Et à son cri de douleur tu sais que tu l’as touché. Mais tu l’entends aussi qui s’extirpe de la gare, qui se faufile loin de tes griffes acérées.

Rageuse, et quelque peu déçue de voir ta proie ainsi s’enfuir, tu retournes vers le kiosque à journaux détruit, shootant dans les décombres qui jonchent le sol – évitant soigneusement les morceaux de béton qui pourrait te couter un passage à Ste Mangouste – ou dans l’hopital moldu le plus proche. Tu marmonnes quelques mots, incompréhensibles, exprimant sans doute ta rage, et ta déception. Ton jouet t’avait quand même filé entre les pattes.

31/05 :91 va répondre (si si, j'y crois !) merci de nous laisser le sujet SVP :kiss:
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Re: Balade à la Gare
Mangemort 91, le  Dim 3 Juin 2018 - 20:22

Ce soir nous dansions encore entre trois mots, la gare avait sur nous un de ces effet bizarre, la dernière vie prise l'avait été ici, sur ce sol. Le toit avait repris sa place depuis longtemps maintenant. Il n'y avait plus la moindre trace du phénix étouffé.
Comme quoi l'oiseau de feu ne renaît pas toujours de ses cendres.

Mais c'est pas pour cela que nous sommes ici ce soir. Une balade dans le centre de Londres, le masque sur le visage et le besoin de venir se perdre ici, parce qu'il ne reste plus que quelques années, un clignement des yeux avant que ce soient eux. Les deux enfants donnés en pâture ici même. Et c'est vrai que ça fait peur rien que d'y penser. Parce qu'il va falloir les garder en vie jusque là, seul.e ou non. L'un n'a que moi et la mère de l'autre a disparu.
Mais un masque ne se prête pas aux lamentations.

Et nous allions reparti dans un Crac lorsqu'un Boum attire notre attention dans le hall de la gare. Un crac plus tard et nous y sommes, derrière l'un des piliers, à l'endroit même où s'effondrait il y a quelques année le cadavre du phénix que nous avions empêcher de renaître de ces cendres.
La dernière âme volée.

Mais il n'y a pas de mort ici, un stand en éclat, du sang, et surtout un diffindo qui nous pousse instantanément à mettre la main sur notre ventre où se battent encore nombre de cicatrices dues à ce sortilège. Souvenir de la soirée la plus noire à laquelle nous avions pu survivre. Le souffle coule lorsque l'homme s'en tire, ne laissant que la femme furieuse. Alors nous glissant hors de notre cachette, nous marchons vers elle. Suffisamment pour lâcher dans un soupir Si il y a de la colère à expier, ce n'est pas la solution. Parce que sans savoir pourquoi, nous avions ce soir un réel besoin d'humanité.
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