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Bureau de la professeure
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Cara De Lanxorre
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Re: Bureau de la professeure

Message par : Cara De Lanxorre, Dim 14 Jan 2018, 19:30


Warning - contenu non adapté aux jeunes lecteur.ice.s pour toute la suite de ce RP


    Ton regard oblique n’avait pas échappé à la professeure, peut-être même l’avait-elle provoqué. Ou peut-être que tout était totalement hors de son contrôle. Et malgré ce que tu tentais de faire croire Élius, tu t’entêtais à te foutre de tout. Tu n’avais rien retenu, pas prévu de changer. Elle le voyait à ce sourire invitant au sous-entendu. Et ces fesses inspirantes qui s’éloignent, tu es encore plus beau vu de dos.

    Cara aussi, se lève, à l’évocation du départ prochain de son élève. La professeure ne dit rien, hésitant entre la réponse adéquate, et ce que lui intimait ses pensées, obsédantes.
    Elle contourne son bureau, sa main trainant sur le meuble, consciente des yeux perçants de son élève sur elle, délicieuse impression de se faire déshabiller du regard, d’être la proie d’un jeu qu’elle ne maitrise plus.

    Elle s’approche d’Élius, le regarde de haut en bas, les lèvres pincées. Cara était plus grande que lui, maintenant qu’il était assis. Illusion qu’elle avait l’avantage, alors qu’elle l’avait perdu depuis longtemps. Depuis qu’il était rentré dans son bureau, peut-être même depuis qu'il l'avait embrassée. Elle se demande si il pouvait entendre son cœur battre à travers ses vêtements, tambourinant entre ses côtes, menaçant d’exploser.

    - Avant de partir, faites un effort pour porter correctement votre uniforme.

    Joignant le geste à la parole, elle laissa ses doigts parcourir la rangée de boutons de la chemise de son élève, son index dérapant sur la peau laissée à l’air libre, sous cette chemise mal boutonnée. Et c’est toujours en proie à cette fiévreuse exploration, qu’elle se pencha sur le côté, embrassant bien plus fougueusement qu’auparavant ces lèvres connues.

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Élius Askin
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Re: Bureau de la professeure

Message par : Élius Askin, Lun 15 Jan 2018, 19:00


Contenu sensible




La première, ce fut Rubi, une "danseuse" ; le soir de mes 14 ans. Encore aujourd'hui, je ne sais pas si c'est Père qui me l'avait envoyée. Ça l'amusait de me surprendre à bécoter les filles dans les coulisses, pour le peu qu'il y mettait les pieds. Toujours est-il qu'elle m'a offert la chaleur de sa compagnie expérimentée, dévoilant une bouche que je ne connaissais pas encore. S'en est suivi tout un collier de pierres précieuses : depuis Ambre, qui avait presque mon âge, jusqu'à Cristal, maintenant repliée dans une chaumière de Pré-au-Lard pour une retraite bien méritée. Je peux attribuer à chacune des semaines de vacances de cette dernière année la couleur d'un corps conquis. Vous pensez que j'en raconte trop ? Grandissez, enfant unique, dans un cabaret qui a fait du vice un spectacle à succès ! Mais là, ici, avec vous, j’atteins le dernier carat.


Mes jeux n'ont jamais eu autant d'élégance que la robe sombre dans laquelle se découpent vos formes. Devant moi, la récréation s'esquisse, à mesure que le balancier de vos hanches s'approche. Vous allez craquer Cara, et je le sais, à vos lèvres bien trop serrées. Machinalement, j'humidifie les miennes, métaphore de l'appétit qui m'accapare. Quoi, je sors à peine de table ? Les mains appuyées en arrière, je crispe un peu mes doigts sur le cuir du canapé quand les vôtres sillonnent l’intérieur de ma chemise. Et comme si j'avais besoin d'une certitude que nous étions passés de l'autre côté, vous m'embrassez. Immédiatement, je retrouve sur ma langue le parfum distinctif de votre rouge à lèvre velouté. Débordant de la fougue de mes quinze ans, je capture votre taille tandis qu'un bouton après l'autre, ma peau imberbe apparaît. Ne vous attendez pas à découvrir le torse d'un homme, Cara ; mais plutôt l'arrogance d'un buste juvénile sculpté par la danse. Enivré par notre baiser brûlant, je laisse mes mains glisser le long de vos cuisses avant de les raccrocher à votre bassin. Puis me lève, sourire étiré.


Vous surplomber, j'aime ça. À vrai dire, c'est l'un des petits plaisirs révélés par ma croissance précipitée. Laissant retomber vos doigts de mon thorax, je pars à la recherche de l'ouverture que mes iris claires n'ont pas rencontrées devant. Silencieusement, je me place dans votre dos et y déniche la fermeture qui fend votre robe de haut en bas. Une main agrippée à votre hanche, je laisse l'autre dégager votre nuque avant de saisir la tirette tant convoitée. Gamin satisfait, je secoue doucement la tête de gauche à droite face à tant de facilité. Trop simple... Justement. Une ambiance chaleureuse enveloppe la pièce et je me demande ; oserais-je une nouvelle provocation ? Déposant ma bouche dans votre cou, j'inspire longuement les effluves sucrées de votre peau frisonnante en faisant descendre le zip. Vous croyez pas... En même temps que mes lèvres remontent jusqu'à votre oreille, mes doigts dévalent votre cambrure... qu'on devrait... Dans un dernier souffle, je murmure contre votre tympan, tandis que plus bas, le cliquetis équivoque retentit. ...s'arrêter là ?


Dernière édition par Élius Askin le Lun 26 Mar 2018, 19:48, édité 4 fois
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Cara De Lanxorre
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Re: Bureau de la professeure

Message par : Cara De Lanxorre, Mar 16 Jan 2018, 00:22



    C’est toujours en proie à ce baiser fébrile, suspendue à ces lèvres, qu’elle continue à dégrafer lentement, un à un, cette chemise, avec une facilité déconcertante, témoin d’un talent acquis au fil des conquêtes. Chaque bouton défait laisse entrevoir davantage, mais c’est seulement par le toucher qu’elle devine ces lignes inconnues. Ses doigts s’aventurent d'abord sur ces clavicules qu’elle effleure, suivant la courbe de l’os pour terminer au début de ce torse qu’elle dévale doucement, laissant son seul sens encore en alerte lui décrire ce corps singulier, nouveau pour elle. Et elle sent qu’elle n’est plus la seule à explorer l’autre. L’autre justement, qui s’aventure sur ces courbes interdites. Elle sent le contact de ses mains sur son corps, encore protégé par ce rempart de tissu si fin, elle sent ses mains à lui, glisser, l’enserrer brièvement. Trop brièvement. Elle en veut encore, elle veut être enveloppée de cette emprise, sur son corps, elle veut explorer, encore.

    Mais déjà, leurs lèvres se quittent, trop rapidement. Elle reprend ses esprits, difficilement, relève légèrement la tête, croise ses yeux. Il joue encore, à son regard elle le sait, il aime tellement avoir l’avantage. Un instant plus tard, il l’a contournée, et la vision de cette chemise ouverte vers un horizon des plus intriguant s’échappe déjà. Elle garde la tête droite, fermant les yeux, consciente qu’elle n’est plus l’exploratrice désormais. Elle se raidit malgré elle lorsqu’elle sent, au contact contre son cou, cette excitante main naviguant entre ses cheveux, incline doucement sa tête vers son épaule. Elle laisse distraitement ses doigts parcourir cette main posée sur sa hanche, du bout des doigts, sentant les os de cette main fine, puis ce poignet qu’elle enserre un instant, doucement, lorsqu’elle sent que sa robe devient plus lâche, lâche petite armure. Bien essayé, l’ouverture derrière, mais cela te réussira encore moins que ces boutons qui tenaient ta robe au dernier cours, Cara. Elle sourit à l’évocation de ce souvenir, tandis que cette robe glisse toujours contre son corps, brièvement arrêté par ses hanches, emportant avec elle un collant également bien inutile.

    Un frisson la parcourt au contact du souffle d’Élius près d’elle, entrouvre les yeux, son corps déjà sensible à la moindre de ses caresses, de ses mots. Et tandis qu’il lui chuchote cette ultime incitation au puritanisme, elle ne peut empêcher le « non » soufflé, murmuré, passer ses lèvres ouvertes en un sourire. Elle ouvre finalement les yeux, s’écarte, sortant du cercle formé par la première couche de ses habits superflus, laissant ses chaussures sous ce petit tas de tissus noirs. Toujours de dos, offrant à Élius le droit d’admirer son trophée déshabillé, ce corps presque dénudé de tous ses apparats, elle continue d’une voix plus forte, malicieuse :

    - Mais si vous y tenez...

    Demi-tour. C’est elle, maintenant, qui pose ses fesses encore couvertes sur l’accoudoir, ses mains la soutenant, derrière, dans un équilibre instable. Ouverte, offerte aux yeux dévorants.

    - Je ne vous raccompagne pas.

    Sourire facétieux, yeux dans les yeux. Joue, joue avec moi.



Dernière édition par Cara De Lanxorre le Mar 16 Jan 2018, 23:56, édité 1 fois
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Élius Askin
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Re: Bureau de la professeure

Message par : Élius Askin, Mar 16 Jan 2018, 18:52


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J'ai rarement eu l'occasion d'apprécier le bruit étouffé d'une robe échouant au sol. Faute à trop de bruit, pas assez de temps, ou pas de robe. Enfin, plus que la caresse du tissu contre le parquet, c'est votre échine dévoilée que je reluque sans gêne. Oh ouaais... J'en reste bouche-bée de cette croupe parfaitement dessinée. Sans attendre, vous quittez vos escarpins pour m'offrir une démarche chaloupée. Depuis vos cheveux bouclés, jusqu'à vos chevilles fines, mes iris s'enroulent dans le velours de vos arabesques. Mes doigts délaissés sont allés se croiser derrière ma tête, légèrement basculée vers le plafond ; accentuant encore la posture de contemplation que vous m'imposez. Face à mon corps dévorant, se meuvent les courbes, à peine camouflées sous la dentelle, de ma professeure d'enchantements. Maintenue par une féroce canine, ma lèvre ne s'échappe pas, même sous la pression d'un sourire carnassier. J'en avais presque oublié ma dernière provocation, à laquelle vous répondez habilement, dans un demi-tour maîtrisé. De gauche à droite, sans vous quitter du regard, mes traits dodelinent une expression charmée... La tranche de mon index trouve refuge entre mes dents, mais c'est plus fort que moi, j'peux pas m'en empêcher :


— Madame, vous êtes trop bien foutue. Un murmure soufflé pendant que j’envoie valser mes baskets un peu plus loin, gamin désordonné. Sous vos yeux amusés, j'me retourne pour enlever un pantalon un peu récalcitrant. Décence anéantie quand j'me déhanche en riant un peu avant de m'extirper de l'uniforme. Une pudeur bien mal mimée, je vous l'avais dit, puisque me voici déjà à revenir vers le canapé, la mine déterminée. Puis, j'voudrais pas vous désobéir, surtout pas. Harponné à vos pupilles dilatées, j'attrape vos genoux pour les écarter, me frayer un chemin jusqu'au contact avec votre bouche embrasée. Mes mains remontent le long de vos cuisses et s'accrochent à votre bassin pour le rapprocher. Comme le jour de notre baiser, je retrouve le goût salé du désir sur ma langue. Sauf qu'aujourd'hui, il n'y personne qui va surgir depuis le couloir, enfin j'espère... Suspendue à mon cou, j'me penche en avant, pour doucement vous renverser, vous entraînez sur le cuir, qui n'attend que ça. À moins que ça ne soit moi ?


Ainsi allongée, j'ai le loisir de laisser mes doigts curieux vallonner votre posture cambrée. Découvrir la femme qui se dissimule derrière l'enseignante dévouée, prendre une leçon plus que particulière. Aucun doute, nous venons de briser en quelques caresses les dernières barrières, s'il y en avait encore. Une chaleur toute nouvelle s'installe sur le sofa, ce genre d’effervescence qui s'empare de vos mouvements, gorge vos artères et aliène votre cerveau. Enivré par le goût fleuri de votre peau, j'y abandonne mes incisives mais aussi l'excitante réserve intimée par notre jeu. Me voici animal, serpentant au dessus de votre silhouette interdite, étirant votre cou palpitant et frôlant de ma mèche insolente votre fière poitrine. J'espère que c'est le comportement exemplaire que vous attendiez, professeur.


Dernière édition par Élius Askin le Lun 26 Mar 2018, 19:48, édité 2 fois
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Cara De Lanxorre
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Re: Bureau de la professeure

Message par : Cara De Lanxorre, Jeu 18 Jan 2018, 00:44



    L’un face à l’autre, ils se jaugent. Ils se dévorent mutuellement, des yeux, pour le moment. Elle voit enfin ce visage ébahit chez son élève, qu’elle provoque habituellement avec moins de difficultés et davantage de vêtements. Elle le regarde à son tour, ses yeux caressant ce corps bientôt à elle, dévorant chaque parcelle de peau portée à son regard, tentant de cacher ce désir qui la pousse à le vouloir maintenant, ne pas se contenter de le regarder, agripper ses mains à sa taille, planter ses ongles dans son dos, lacérer sa peau.

    Il l’a appelé Madame ? C’est une blague ? Madame ! Elle était vieille, c’est ça ? Il allait lui dire qu’elle avait des rides pendant qu’on y était ? Il fallait bien qu’il y ait un désavantage à cette histoire. Il avait quel âge, au fait ? Oh et peu importe, des choses plus intéressantes se passaient dans la pièce. Le voilà qui revenait, peau dénudée, à égalité. Elle le regarde avancer, encore immobile sur cet accoudoir, n’attendant que son retour, ce contact, encore, vite.

    C’est avec une fougue nouvelle que son élève la touche de nouveau. Oublié les lentes secondes de déshabillage, tout n’est plus que désir brulant, dévorant. C’est dans un souffle déjà haletant qu’elle le retrouve, son corps entre le sien. Ses jambes, qui n’avaient guère besoin d’être priées pour s’écarter, s’enroulent déjà autour de celles d’Élius, tandis que d’un mouvement, il la colle contre son corps. Tandis que leurs lèvres se fracassent de nouveau l’une contre l’autre, les bras de Cara entourent le cou de son élève, laissant distraitement ses doigts trainer près des cheveux de son amant du soir, descendant à l’orée du cou, pressant soudainement le bout de ses ongles contre celui-ci alors que le baiser devient plus fiévreux, fougueux, leurs bouches comme l’antichambre d’un plaisir proche.

    Doucement, elle se sent basculer, entrainant Élius avec elle. Texture froide du cuir dans son dos, chaleur d’un corps sur elle. Cara desserre son étreinte, laissant ses bras choir près d’elle, coude à hauteur du visage, le dos d’une main posée sur son front. C’est avec regard perçant, pénétrant, qui ne laisse aucun doute sur sa détermination, qu’elle jauge celui qui la domine. A la lueur de désir éveillé qu’elle lit dans ses yeux, elle sait qu’il l’a comprise. Elle le laisse l’effleurer, la toucher, son cœur manquant un battement à chaque caresse. Et elle, elle peut enfin explorer ce corps qui lui avait été trop vite retiré, aucune parcelle de peau à l’abri de cette fiévreuse exploration. Ses mains remontent, ensemble, du ventre vers le cou, enserrant ce dernier, brièvement, doucement, avant de redescendre de l’autre côté, dans ce dos déjà dessiné, de plus en plus bas, mains insatiables qui trouvent alors comment s’occuper quelques instants, aidant ce dernier bout de tissu à trouver sa route jusqu’aux pieds du sofa. Mais déjà ses mains s’accrochent aux bras inconnus, s’enroulant autour des avant-bras, tandis que tout le corps de la professeure s’arc-boute, son dos quittant un instant le cuir noir du canapé, un gémissement quand sa peau rencontre des dents dévoreuses, mordantes. Une main dans son dos tendu, et un instant plus tard, elle est libérée de sa prison de dentelles. Sa peau tremblante se colle à celle d’en face, ses mains de nouveau autour du cou de l’homme sur elle, sa bouche brulante trainant encore un peu sur les lèvres amies, avant de remonter vers une oreille attentive, à qui elle intime de terminer de la déshabiller. Et alors que sa requête est immédiatement et consciencieusement satisfaite, elle sent de nouveau ce corps glisser sur elle. Fermant les yeux, elle sombre dans le désir qu'elle ne peut plus contenir. Mains emmêlées, corps mélangés.
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Re: Bureau de la professeure

Message par : Élius Askin, Jeu 18 Jan 2018, 19:13


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Au creux du canapé, un mystère bientôt percé. Permettez Cara, qu'en toute impunité, j'me gorge d'assurance sous vos mains inspirées. Les dernières réserves échouent au sol et, dans l'intimité du bureau, nos corps épluchés luisent d'une transe ardente. Vous voici aussi nue que la mandarine du baiser ; j'me revois lécher son jus le long de mon poignet. Ça donne des envies de conquêtes ; je descends en classe découverte. La leçon du jour est douce, la leçon est brûlante, la leçon est appétissante. Ma langue intrépide y serpente, juste pour goûter. Dingue c'que ça vous fait onduler. Vous me connaissez, Madame, j'suis tenace ; jusqu'à votre apnée j'conclue mon expédition. Mes lèvres emportent dans leurs sillons le sel d'une nouvelle terre longuement explorée. L'encre qu'il fallait pour des empreintes furieusement tamponnées, parfois mordillées. Je m'attarde sur un ventre, effleure un nombril, remonte jusqu'à votre cœur battant et m'échoue dans votre cou. Y'a des protections dont on m'a appris à ne pas se passer ; c'est donc en chevalier équipé que j'entre enfin dans le brasier.


Souffles confondus, lèvres liées ; c't'une histoire de tempo, un balancier. Je n'ai jamais vraiment dissocié ça d'une danse endiablée. Au rythme de votre cambrure, je progresse, laisse l'harmonie de nos silhouettes opérer. La chorégraphie est d'abord suave, propice à des regards vaporeux, à mes doigts sur vos courbes agrippés. À mesure de nos respirations raccourcies, de nos muscles contractés ; la cadence s'empresse, la contenance s'empare de nos chairs enivrées. Et sans prévenir, ou parce que je ne sais pas encore le déceler ; toute la verdeur de mes quinze printemps s'amasse dans une raideur incontrôlée. Quatre, cinq, six secondes qui s'étirent dans une béatitude suspendue. Pas le temps d'étouffer sur le cuir l’ultime plainte s'échappant de ma gorge béante. Les yeux toujours fermés, babines entrouvertes et poumons agités, je viens doucement coller ma tempe battante contre votre poitrine. Mes premiers murmures ne seront qu'espièglerie, mais qui en doutait ? C'est vrai quoi, au fait :


— C'est bien insonorisé ?


Dernière édition par Élius Askin le Lun 26 Mar 2018, 19:48, édité 2 fois
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Cara De Lanxorre
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Re: Bureau de la professeure

Message par : Cara De Lanxorre, Dim 21 Jan 2018, 22:59



    Un parfum de citron et de roses entremêlés flottait dans l’air, dernier témoin de l’union de leurs propriétaires. Reprenant doucement un souffle normal, Cara fixait le plafond, une main perdue dans la masse de cheveux qui s’étalaient sur sa poitrine. Ses pensées étaient occupées par des sujets pour le moins variés, de ce qu’elle allait bien pouvoir faire une fois qu’elle serait renvoyée, à une éloge silencieuse de cet organe sous-coté qu’était la langue. La voix d’Élius la tira de sa rêverie, ses mots lui arrachant un pouffement relativement peu amusé.

    - C’est vraiment ça qui vous tourmente le plus ? – Lui répondit-elle d’un ton sec en se relevant, délogeant par la même occasion le corps posé sur elle. Assise sur le bord du canapé, elle récupéra d’un mouvement les sous-vêtements qui avaient été jetés sur le sol sans ménagement, se rhabilla sans un regard vers autre chose que le sol. Elle releva finalement la tête, menton sur son épaule tandis qu’elle se tournait vers le garçon près d’elle. Avec un soupir, elle se détourna au bout de quelques secondes de son observation, chassant les dernières images, entêtantes, de son esprit, et se leva. Démarche assurée, bien que légèrement incertaine, comme si les remords qui l’alourdissaient la faisait chanceler. Ses pieds nus se plantèrent devant ses habits restants, sur le sol. Elle se glissa dans sa robe, dos à Élius, une main après l’autre à travers les manches, puis mains dans le dos à la recherche de l’ouverture désespérément facile à descendre, moins à remonter. Impossible de se rhabiller soi-même, c’était comme si les concepteurs savaient pertinemment l’utilisation qui serait faite de ce type d’habits. Sans se retourner, elle parla à Élius d’un ton sec :

    - Venez m’aidez, vous.

    Fourmillements dans le ventre quand elle l’entendit approcher, tenta de garder cet air à la fois strict et agacé qu’elle avait au début de leur entrevue, un moment qui lui paraissait loin, presque irréel. Cara passa une main dans son cou, délogeant les cheveux qui pourraient gêner la tâche de son élève. Elle n’allait pas se faire avoir deux fois, oh certainement pas. Sentant la fermeture remonter, et sa robe se cintrer, elle pivota, faisant enfin face à Élius, dans une posture beaucoup plus adaptée que celle dans laquelle ils étaient quelques minutes plus tôt. Croisant les bras, ultime prise de distance, elle lui lança :

    - Maintenant, vous pouvez partir.

    Malgré son air sévère, Cara ne put empêcher un sourire de naitre au coin de ses lèvres, immédiatement réprimé. Il était trop tard pour être autoritaire.

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Re: Bureau de la professeure

Message par : Élius Askin, Mar 23 Jan 2018, 14:48






Les valves cardiaques s'ouvrent et se referment sous mon oreille. Un double bruit d'abord, à peine espacé, le temps d'une secousse. Puis un deuxième battement et un troisième, tout juste perceptible. Et la mélodie s'enchaine, inlassable. Ça cogne sous votre poitrine Cara, ça se mélange au bruissement de vos doigts dans mes cheveux emmêlés. Hein ? C'est déjà fini les papouilles ? Embourbé dans un épais coton de béatitude, mon corps met quelques secondes à se redresser. Par mimétisme plus qu'une véritable nécessité, j'enfile mon sous-vêtement en souriant. Moi j'm'en fiche, que quelqu'un nous ait entendu. Après avoir jeté un coup d’œil découragé au reste de l'uniforme plus loin, je m'enfonce un peu plus dans le sofa. Les deux bras étendus sur le dossier, mes pupilles glissent encore une fois le long de vos courbes pour remonter vers votre regard agacé. Ça m’arrache un léger ricanement, tandis que vous passez devant moi pour retrouver votre robe. Sans vous quitter des yeux, je pose mon menton sur mes avant bras, croisés sur un accoudoir qui fut plus tôt autrement occupé. La prof d'enchantement quoi !


Perdu dans l'infinité de situations cocasses qui s'offrent désormais à moi, votre voix me ramène au bureau tamisé. Élève modèle jusqu'au bout, je m'exécute sans broncher. Attrape la fermeture pour la faire remonter avec dextérité. Doucement le tissu se resserre, marquant la même résistance que tout à l'heure au niveau de vos hanches dessinées. Le zip avale les dernières dents métalliques et vous pivotez. Rabattant ma mèche en arrière, j'vous regarde essayer de faire preuve d'autorité. Mes lèvres s'étirent sans que je n'essaye de les retenir. Nan, parce que, même si ça n'avait jamais vraiment fonctionné, là, j'vous explique, y'a plus de limite à ma liberté. Écartant mes bras, j'ajoute tranquillement :


— J'vais peut être m'habiller d'abord ? Pas que ça me dérange de sortir en slip, j'suis pas pudique. Mais déjà, l'ambiance commence se rafraîchir, ensuite, j'ai envie d'une douche, pas d'me prendre la tête avec n'importe quelle personne qui passerait dans le couloir à cette heure là. Pantalon et chemise - presque correctement - boutonnés, je mets une première chaussette et décide de faire glisser furtivement la deuxième sous le canapé. Provoquant ainsi volontairement d'éventuels rebondissements ; de quoi assouvir ma quête éternelle de divertissement. Baskets aux pieds, j'me dirige en direction de la sortie et en saisis la poignée. Mon œil taquin s'attarde vers votre visage à nouveau pincé, avant que je n'hésite à revenir sur mes pas. Y'a comme un gouffre entre votre attitude et notre soirée. Enfin, moi aussi je sais jouer. L'enfant poli, mon rôle préféré :


— Bonne nuit professeur, à demain. Courbette, puis le froid des cachots m'enlève dans un claquement de porte mesuré.




HRPG :
 




Fin du RP pour moi, merci à Cara :kiss:


Dernière édition par Élius Askin le Lun 26 Mar 2018, 19:48, édité 2 fois
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Cara De Lanxorre
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Re: Bureau de la professeure

Message par : Cara De Lanxorre, Jeu 25 Jan 2018, 23:38



    Le bruit, lourd, de la porte qui se ferme, laissant Cara seule, bras croisés et regard dans le vide. A la seconde où son élève disparaît, elle laisse tomber le masque de l’enseignante froide. Tête en arrière vers le plafond, les paumes collées sur les tempes, elle laisse échapper un geignement, se parle à elle même – c’est vraiment arrivé, mon Dieu c’est vraiment arrivé. Regard presque horrifié vers le canapé, les mains trouvent le chemin vers sa bouche – un élève, j’ai vraiment... – Elle tenta de respirer doucement, délicatement, mais tout le contrôle dont elle savait faire preuve en public s’était envolé. Cara marcha jusqu’à son bureau, s’assit un instant sur la chaise, regarda ce devoir posé sur la table. Il n’y avait pas si longtemps, elle corrigeait ce morceau de parchemin, pensant distraitement à l’entrevue planifiée, loin de se douter de ce qui allait suivre.

    Ne supportant plus de rester à l’exacte place où tout avait commencé, la professeure se leva, pieds nus sur le sol, se dirigea vers les canapés, contournant avec soin le lieu du délit pour s’affaler sur l’autre sofa. Allongée là, mains sur le ventre et genoux pliés vers le plafond, Cara tenta de réfléchir calmement. Personne ne pouvait le savoir, après tout. Cette fois-ci, il n’y avait pas de témoin – encore heureux. Et si d’aventure Élius parlait... Ce serait sa parole contre la sienne. Qui le croirait, lui, face à une professeure ? Elle dirait que jamais, au grand jamais elle ne toucherait à un élève, qu’il avait dû prendre ses fantasmes pour la réalité... Et puis, après tout, c’était lui qui avait tout manigancé, depuis le début : la mandarine, l’uniforme débraillé, il l’avait même un peu cherché, si l’on y pensait davantage. Oui, c’était lui le responsable. Cara, elle, s’était... égarée. De toute façon, cela ne se reproduira plus. Plus jamais.

    Ravie d’avoir apporté un éclairage censé sur les évènements de la soirée, la professeure se redressa. Avec sa bonne conscience réparée, elle se sentait bien plus légère. C’est d’un pas assuré qu’elle franchit les quelques mètres qui la séparait de la porte situé à l’arrière du bureau, donnant sur sa chambre. Peut-être la nuit serait-elle agitée. Mais il était plus probable que le poids des remords ne l’empêche pas de trouver le sommeil. Cela avait du bon, de ne pas avoir de morale.



Fin du RP
Merci Élius
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Cara De Lanxorre
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Re: Bureau de la professeure

Message par : Cara De Lanxorre, Ven 09 Mar 2018, 21:19



Mon coeur est une fleur, qui éclot toutes les heures

PV Temperence
Avec son LA sur ce post

    D’abord, plantons le décor. L'appartement, calme et silencieux. Une lampe à huile sur le bureau et deux chandeliers sur les meubles éclairent la pièce, lui donnant cette atmosphère dorée et tamisée que seul le feu domestiqué peu créer. Sur la table basse entre les deux canapés, deux tasses en porcelaine sur un petit plateau. Il y a aussi une théière, de laquelle un filet de fumée s’échappe. Et allongée sur un sofa, Cara. Sa tête est posée sur un des accoudoirs – oui, le fameux – , et ses pieds nus reposent sur l’autre, opposé. Elle porte une robe, longue, jusqu’au chevilles. Noire, avec un imprimé floral, blanc. A propos de fleurs, elle tient entre ses mains un edelweiss un peu fané, qu’elle observe en silence, caressant les pétales du bout des doigts. Sa respiration soulève sa poitrine à intervalles réguliers, un peu plus vite lorsqu’elle approche la fleur laineuse de sa bouche, pressant les pétales feutrés contre ses lèvres fermées, doux comme de la flanelle.

    Deux coups discrets frappés à la porte la tirent de sa florissante rêverie. Deux petits coups, à peine audibles, presque désolés de briser le silence de la soirée qui débute. La professeure se redresse en position assise, pieds nus sur le sol, dépose délicatement la fleur sur le plateau. Un regard vers l’horloge de bureau, dont les aiguilles forment un parfait angle droit. 21 heures. Son moment préféré pour convoquer ses élèves – on sait pourquoi. « Entrez », qu’elle lance dans le vide, d’une voix assez forte pour être audible depuis le couloir. Sourire accueillant, peut-être un peu trop, qui éclaire le visage de la professeure, quand Temperence entre dans la pièce. « Bienvenue, Temperence, asseyez-vous. », invitation ponctuée d’un bras soulevé, d’une main ouverte pointant vers le canapé d’en face. Le haut de son corps quitte le dossier du canapé, s’avance un peu, quand son élève s’assoit en face d’elle. Sur ses jambes qui se croisent, ses mains reposent nonchalamment. Posture d’observatrice. « Du thé ? » Propose-t-elle enfin en harponnant le regard de son élève. « Moins enivrant que ce que vous avez l’habitude de consommer. Mais moins de risque d'avoir des remords. » - un sourire espiègle qui nait sur ses lèvres tandis que ses yeux glissent vers le morceau de parchemin plié, glissé sous le plateau.
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Re: Bureau de la professeure

Message par : Temperence Black, Ven 16 Mar 2018, 14:30



Mon coeur est une fleur, qui éclot toutes les heures

With Cara


Elle avance dans les couloirs et monte les marches une à une. Elle sait qu’elle a dérapé cette fameuse nuit mais elle ne sait pas où tout cela va la mener. Elle ne se souvient plus des mots envoyés à la belle dame, elle se souvient juste d’avoir envoyé cette lettre accompagnée d’une fleur, d’un edelweiss. C’était son inconscient qui avait parlé cette nuit-là, l’alcool lui avait délié la langue et avait eu un effet amplificateur sur son courage. Le problème réside surtout en le fait qu’elle ne sait plus ce qu’elle a dit. Elle ne sait plus les mots qu’elle a pu offrir à De Lanxorre. Elle se souvient des courbes des lettres, elle se rappelle de l’encre et du parfum de la nuit mais le reste n’est que brume. Il est temps d’assumer et elle ne peut se défaire de ce rendez-vous.

Elle espère. Il est des moments comme celui-ci où seul l’espoir est une accroche. Elle espère qu’elle ne lui a pas parlé de ces choses interdites. Des ces choses que l’on cache, de ces choses qui se déroulent la nuit, à l’ombre des regards curieux et scrutateurs. Elle le sait, elle sait que si elle a parlé de ces choses-là, rien ne sera bon pour elle sauf si la professeure accepte d’oublier tout cela, de faire comme si rien n’était mais rien n’est moins sûr que ça.

Elle regarde sa montre, c’est un simple coup d’œil qui sert à remarquer que les aiguilles avancent toujours, que le temps continue de s’écouler alors qu’on veut juste qu’il se stoppe, qu’il s’arrête pour laisser le temps de fuir et de réfléchir à quoi faire. Le sang bat dans ses veines et la pulsation de son myocarde se fait plus rapide. L’heure approche, le lieu de rendez-vous n’est plus très loin et les dés sont jetés.

La brunette lisse sa tenue sur le seuil de la porte. Le rendez-vous est à 21h or elle a deux minutes d’avance alors elle en profite pour parfaire sa tenue. Elle lisse les plis de son pull fin et remet un peu d’ordre dans les cheveux qui tombent sur ses épaules dénudées avant d’inspirer et de frapper à la porte tandis que les 10 coups sonnent. Pile à l’heure, comme toujours. Au moins De Lanxorre ne lui reprochera pas sa ponctualité, c’est déjà un point de marqué.

La voix de la dame résonne fort alors elle pousse la porte et entre dans la salle. Elle prend soin d’accompagner le mouvement de la porte pour la ferme avant de se tourner vers la professeure qui la salue avec un sourire. Le sourire est accueillant, peut-être un peu trop. Est-ce une ruse de la dame ? Charmer son élève pour mieux la manger après ? La brunette n’en a aucune idée mais elle ne va pas se laisser manger comme ça, ce serait trop simple, beaucoup trop simple de se laisser dans les bras de la belle dame.

« Bonsoir Madame »

Temperence se laisse alors guider, elle obéit à son professeur et prend place sur le canapé. Elle se pose droite et regarde De Lanxorre avec un sourire léger et non feint sur le visage puis croise les jambes, passant habilement sa jambe droite sur son genoux gauche. Elle propose le thé et lance la première pique. Cela commence fort mais un sourire en coin apparait sur le visage fin de Temperence. Elle ne va pas se laisser manger.

« Avec joie professeure et je prendrai un sucre avec. »

La brunette répond au regard espiègle de son aînée. Ce n’est que le début de la soirée alors que celle-ci est pourtant bien avancée.

« Pour ne rien vous cacher, je vous avoue que ma boisson préférée est sûrement le chocolat chaud. Ce n’est pas la boisson la plus enivrante et pourtant une gorgée suffit pour se détendre et se réchauffer. »

Temperence hésite. Elle voit le regard de la femme qui glisse sur le plateau. C’est là qu’elle voit la fleur. La fleur envoyée. Du bout des doigts, Temperence s’en empare et la porte à son regard avant de la reposer en délicatesse.

« Un edelweiss. Une fleur quasiment introuvable dans les contrées britanniques. Il est bien rare de voir une personne en posséder vous savez… »
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Re: Bureau de la professeure

Message par : Cara De Lanxorre, Ven 23 Mar 2018, 12:32



    Sucrée. C’est comme ça qu’elle l’imaginait. Aux yeux de Cara, Temperence était une friandise appétissante, un bonbon à la surface lisse. Coloré, un peu. Et elle se sentait affamée, en manque de l’adrénaline que procure une absorption de glucose un peu trop importante. Mais au diable la crise de foi, elle voulait la sucrerie. Le magasin entier. En attendant cette prometteuse perspective, la professeure se lève, ne quitte son élève des yeux que lorsqu’elle doit se retourner vers le meuble derrière le canapé. Elle s’y rend de sa démarche élégante, mesurée, sans se presser. La robe qu’elle porte se balance en même temps qu’elle, laisse à l’imagination le soin de deviner ses formes sous le tissu. Finalement, elle revient vers son élève, un sucrier à la main. Bras incliné vers Temperence, elle lui offre les carrés blancs et granulés, avant de reprendre sa place, toujours en silence. Elle n’avait pas prononcé un mot de plus depuis l’arrivée de la jeune femme, et pourtant, il semblait que l’atmosphère s’était chargée d’une tension nouvelle.

    Dans le silence, le seul son est le bruit de l’eau coulant dans les tasses. Le liquide doré du thé au jasmin monte doucement, irrépressible marée, jusqu’en haut des récipients en porcelaine. Cara repose doucement la théière sur le plateau, prend délicatement une des tasses entre ses deux mains, la tend devant elle vers son invitée. Pour récupérer le précieux contenant, le contact est inévitable. Une seconde, pour ressentir la peau inconnue contre sa main, frissonner au contact des doigts froids. Avant de se retirer, abandonnant la tasse à la jeune femme en face d’elle.

    Cara, elle, se laisse aller au fond du canapé, jambes nonchalamment posées au sol, se croisant au niveau des chevilles. Les mains désormais serrées contre sa propre tasse, elle observe son élève avec un sourire en coin, amusée par la situation. Les mots de la lettre lui reviennent. Elle l’a lu, beaucoup de fois, pour flatter son égo déjà suffisamment imposant. Alors certaines phrases sont ancrées dans sa mémoire. D’une oreille, elle écoute ce que Temperence a à lui dire, ses pensées déjà en train de dériver. C’est un des mots de son élève qui la fait revenir à la réalité. Posséder. Elle aime ce verbe. Posséder. Quelqu’un, surtout. « Je n’ai pas vraiment fait d’effort pour l’avoir. Il m’a été offert ». Offrir, elle aime, aussi. S’offrir. Se livrer. S’exposer. « Où l’avez-vous trouvé ? », dit-elle, pour rompre la fausse naïveté du moment. Les deux savaient, comment l’edelweiss était arrivé sur cette table. « Mais on vous l’a peut-être offert, à vous aussi. Parmi toutes les mains qui vous ont touchée cette nuit là, l’une d’elle tenait peut-être cette fameuse fleur ». Le sourire de la professeure s’élargit, narquois un peu, jaloux sans doute.
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Re: Bureau de la professeure

Message par : Temperence Black, Sam 31 Mar 2018, 18:24


Temperence sourit quand la professeure la frôle du bout des doigts. Le contact est inévitable. Les frissons courent le long de son échine. C’est assez impressionnant de voir la réaction du corps humain lorsqu’il entre en contact avec une chose lui plaisant ou lui déplaisant. La tasse est chaude entre ses doigts et le liquide fume légèrement. Le silence est d’or en ces lieux où la belle dame semble se conforter dans son mutisme. Temperence, elle, n’ouvre plus la bouche si ce n’est pour souffler doucement sur la tasse fumante.

Le liquide brûlant bouge légèrement dans la tasse, la fumée qui s’en échappe s’envole en dessinant des formes ondulantes et alléchantes. La beauté du minimalisme brille dans un éclat de rien. Les yeux bleus de Temperence s’y perdent. Ils observent les volutes de fumé qui enivrent le regard et force l’esprit à se perdre. Une chose digne de l’hypnose.

La dame prend la parole de sa voix envoutante. Les paroles sont franches et coupent la naïveté de l’instant. Elle se lance dans le vif du sujet. Le temps du jeu de crédulité prend fin et les explications vont devoir tomber comme les cartes d’un château de cartes s’effondrant après un coup de vent. La vérité doit tomber un jour mais pourquoi ? Pourquoi toujours vouloir tout savoir et ne pas laisser une part de mystère à chaque chose ?

Vous savez professeure, je ne donne pas ce que l’on me donne. Je ne donne que ce qui est totalement à moi, ce qui est ma stricte possession. Une chose que l’on m’offre est ma possession mais aussi la possession de celui qui me l’a offert.

Elle sourit et joue la carte de l’insolence. Elle se détend contre le dossier du canapé et se met lentement à l’aise. Elle porte la tasse à ses lèvres et laisse le liquide brûlant couler dans sa gorge. Le léger goût sucré s’imprime dans sur sa langue et le jasmin se repend en délicatesse. C’est un doux moment. Un véritable instant pour jouer à celle qui laissera tomber toutes ses barrières en première. Temperence n’est pas certaine de tenir, peut-être lâchera-t-elle en première, elle ne le sait pas et ça l’amuse, ça l’excite de ne pas connaître l’issu. Elle veut voir jusqu’où tout cela va aller.

Durant cette soirée, les mains ne donnaient pas de fleur malheureusement. Elles distribuaient des caresses, des demandes silencieuses d’oubli dans une rue masqué mais pas de douceur véritable.

Le sourire est fin. Il est léger mais il est là. Les rideaux tombent doucement et les deux personnages de la scène de théâtre se jouant se découvrent peu à peu. La professeure ne semble pas être femme à soumettre mais Temperence n’est pas une personne qui se soumet avec facilité. Les deux semblent aimer dominer et pour se faire elles n’usent pas des mêmes armes. L’une est toute en sensualité dans ses mouvements lents et calculés avec la précision d’un horloger tandis que la seconde est rêveuse et sa voix est aussi douce qu’une caresse de satin sur une peau nue.

Ne trouvez-vous pas cela amusant de voir combien certaines choses sont capables de changer les gens ? L’alcool, les drogues… Toutes ces petites choses qui sont capables d’amplifier les petites choses que sont les sentiments.

Elle porte une nouvelle fois la tasse à ses lèvres et laisse le liquide chaud couler dans sa gorge. Elle ne sait plus ce qu’elle a écrit mais elle sait ce que signifie un edelweiss. C’est une fleur rare que l’on offre à une personne unique. Une fleur rare pour une personne rare.

Puis-je la lire cette fameuse lettre ? Nous savons toutes les deux que nous ne sommes pas ici pour débattre au sujet d’une simple fleur alors laisser mon esprit retrouver le souvenir des mots que j’ai tracé alors que j’étais dans la pleine heure de l’ivresse…

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Re: Bureau de la professeure

Message par : Cara De Lanxorre, Sam 14 Avr 2018, 22:18



    Les yeux dévorant de la professeure suivent chacun des mouvements de Temperence, impudique regard qui s’accroche aux lèvres entrouvertes, à la tasse qui les touche. C’est comme observer une peinture, tant elle est délicate. Avec l’avantage non négligeable d’être en trois dimensions, et plus vivante qu’une vulgaire esquisse. Plus incisive aussi, avec ses mots qui coupent, qui découpent. Devant les yeux de la professeure, les phrases de son élève se transforment en un film, qui défile, par petits flashs, d’une Temperence dans une ruelle sombre. Elle ne sait pas ce qu’elle en pense, Cara, est-ce que c’est de la jalousie, là, ce petit coup de poing dans son ventre ? Ou autre chose ? Et puis, elle parlait de possession. Ça fait sourire la professeure, de l’entendre ainsi s’exprimer, avec ses yeux insolents et ses sous-entendus. Retenir, pour plus tard, quand elle se donnera.

    « Je n’en sais rien, je ne... pratique pas ce genre de choses », répond Cara d’une voix cassante à l’observation de Temperence. C’est juste que c’est un point sensible, chez elle, tout ce qui peut être addictif. Le ton est sec, désapprobateur. Parce qu’elle en tire une sorte de fierté, Cara, à ne pas succomber à l’appel des substances qui soumettent. Comme une revanche sur sa mère, qu’elle a trop souvent vu perdre le contrôle. Oh, rassurez-vous, la professeure a des addictions. Mais pas celles-ci.

    Les yeux pétillent quand Temperence aborde le sujet tant attendu, l’éléphant dans la pièce. La lettre. Cara se redresse, délaissant sa posture nonchalante, consciente que le jeu s'est accéléré. Enigmatique sourire sur le visage, tandis que la professeure repose doucement sa tasse à peine entamée sur la table. D’une main, elle libère le morceau de parchemin coincé sous le plateau, et en le dépliant lentement ; « Je vais plutôt vous la lire ». Œillade provocatrice et sourire en coin, Cara savoure le moment. L’instant de domination. Car on en revient encore à cela, à cette étrange obsession. Comme pour avoir davantage l’ascendance, elle se lève et, d’un pas léger, entreprend de faire les cent pas, serpenter entre les meubles, en lisant à haute voix. Elle déclame le texte avec lenteur, distinctement, déguste chaque mot qui passe ses lèvres. Parfois, à un passage plus équivoque qu’un autre, la professeure s’arrête, jette un œil à son élève. Pour voir comment elle réagit à ce qui n’est pas loin de ressembler à une séance d’humiliation. Et ça ne rend cette lecture que plus longue, toutes ces savoureuses pauses. Sans doute qu’elle le fait exprès, pour que le moment s’éternise.

    Finalement, Cara interrompt sa ballade inutile et se rapproche du canapé où est assise Temperence. D’un air réjouit à la venue de l’apothéose, elle s'installe à ses côtés, tournée vers son élève, jambes repliées l’une contre l’autre. Ses yeux accrochent les derniers mots de la lettre : « Je ne sais pas pourquoi vous mais c’est vous. Vous êtes captivante. Et c’est signé de votre nom » termine-t-elle d’une voix provocante. Elle ne sait pas pourquoi cette situation l’enchante autant, mais ça l’excite, cet étrange exercice. « La mémoire vous revient ? » finit-elle par lancer, scrutant chaque parcelle de gêne sur le visage de Temperence d'un air satisfait. Savourant son emprise.
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Re: Bureau de la professeure

Message par : Temperence Black, Mar 15 Mai 2018, 22:31


La professeure s’amuse et se fait vile. Elle se dévoile, montre la malice qui se cache en elle. Temperence l’observe, elle regarde son corps qui ondule comme celui d’un serpent. Elle entend la lettre, ses mots, ses pensées qui prennent vie avec la voix de la belle dame. Elle veut réagir, couper court à tout ça, à cette scène qui devient de plus en plus gênante mais rien ne vient. Les mots sont bloqués dans sa gorge.

Lentement, ses dents rentrent dans la chaire de sa lèvre inférieure. Elle ne pensait pas avoir écris ce genre de choses, ces mots, à l’intention de la belle professeure. Elle ne pensait pas être partie si loin lors de cette soirée. Encore une preuve que l’alcool délie les langues et laisse tomber les masques, même les plus épais et plus protecteurs.

Ses dents mordillent la lèvre, elles la malmènent comme des enfants malmènent affectueusement un chiot avec une friandise. Le mordillement est léger mais assez appuyé pour se faire sentir, pour laisser une marque des dents dans la muqueuse.

Les mots défilent et la lettre se glisse. Les mots coulent entre les lèvres de Cara alors qu’ils coulaient de la plume de Temperence quelques temps auparavant. Les syllabes se succèdent et bientôt la lettre touche à sa fin. A ses derniers mots. La jeune sorcière ne sait pas comment réagir, elle sent le regard de sa professeure et la malice de sa voix crève ses tympans. Elle est statue de pierre aux joues légèrement plus colorées qu’à son arrivée dans le bureau.

Je… Elle ne sait pas quoi dire, elle ne trouve pas de mots. Ses dents libèrent sa lèvre mais les sons sont bloqués dans sa gorge et ne veulent pas sortir. Elle essaye, elle force. Elle se racle la gorge discrètement et reprend.

Je crois que oui, la mémoire est revenue. Elle avait juste besoin d’un court... rafraîchissement ?

C’est une impasse. Tout ce qui est dans cette lettre est vrai. Elle fantasme sur la professeure, elle rêve d’elle et imagine bien des choses or ses pensées ne sont pas, n’étaient pas, faites pour se retrouver ainsi étalées à la vue de tous et encore moins à celle de Cara.

La honte coule dans les veines de Temperence qui ne sait pas comment agir, comment réagir. Elle a toujours eu des fantasmes particuliers sauf que jamais ils n’avaient ainsi fuité et là, elle ne pouvait faire demi-tour, elle allait devoir assumer sans broncher ou bien fuir pour ne plus jamais revenir.

Je... Vous… Vous n’auriez jamais dû recevoir cette lettre… Le fantasme est normal pour les jeunes femmes… non ?

Elle ne veut pas nier car nier serait mentir et mentir, c’est mal. La franchise est une chose sacrée et surtout la base de chaque relation, de chaque fait. Une chose construite sur le mensonge finira toujours par s’effondrer car à trop mentir on finit toujours par se perdre. Se perdre entre le faux et le vrai. On devient incapable de discerner la vérité du mensonge et tout se mêle pour faire des bases que l’on pensait stable une structure aussi solide qu’une base de château de cartes.

Je crois qu’il serait mieux que je parte. Oubliez cette lettre, effacez mes mots de votre mémoire et faisons comme si rien de tout cela ne s’était passé. Ce sera mieux. Enfin… Je pense….

La voix de Temperence se presse, elle pianote avec ses doigts, signe évident de stresse. Elle a envie de fuir et de se cacher, de courir pour se cacher de ce que va maintenant penser la professeure de son élève. Sa jambe droite tremble, le stresse coule dans son sang, se mêlant à la honte et à l’envie qu’elle ressent pour la dame De Lanxorre qui, malgré la situation inconvenante, reste, aux yeux de Temperence, un fantasme bien réel.

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Re: Bureau de la professeure

Message par : Cara De Lanxorre, Jeu 07 Juin 2018, 00:10



    On a tous un petit quelque chose qui nous rend spécial, un talent bien à nous. Un don, parfois insignifiant, qui nous distingue. Celui de Cara, c’était de faire rosir les joues de Temperence. Et c’était un pouvoir délicieux. La professeure se délecte de voir la peau rougir, comme l’ultime preuve du trouble qu’elle crée. Observer le corps fébrile, entendre la justification timide. Elle le sait, au fond, que ce qui est écrit dans cette lettre est vrai. C’était flatteur, excitant et désespérément banal pour Cara, d’être l’objet du désir. Elle était habituée, à être le centre de l’attention, à générer l’envie et le fantasme. Pourtant, cette fois, le jeu allait plus loin. Car elle l’avait remarqué, cette étudiante discrète qui assistait à ses cours, qui l’épiait quand elle pensait que sa professeure regardait ailleurs. Dès le premier jour, Cara avait eu envie d’accrocher ce nouveau trophée sur son tableau de chasse, mais elle s’était montrée mesurée, l’avait laissée, poussée à la faute. Désormais seule dans ce bureau, Temperence assistait impuissante à son tourment, obligée d’attendre que sa professeure mette fin à ce jeu sadique. Au jeu du chat et de la souris, Cara était le chat ; elle aimait jouer avec la nourriture avant de la manger.

    Alors, quand la souris amorce une fuite, évoquant son départ proche, la professeure se redresse. Air faussement peiné sur le visage « Oh mais ne partez pas ». Elle le sait, qu’elle lui rend la vie difficile, à souffler le chaud et le froid. Mais penser à l’épargner ? Pas question. « On vient à peine de commencer » qu’elle prononce, plus bas, tandis que sa main libre se pose sous le menton de son élève, l’obligeant à relever la tête. Mais Cara ne la regarde pas, les yeux baissés sur les lèvres inconnues, nouveau sujet d’étude. Les doigts suivent, dérivent sur la bouche, l’index pressé doucement sur l’empreinte d’une morsure faite plus tôt. Elle sent le creux laissé par la marque, juste là sous son doigt, continue la découverte tactile, suit la courbe des lèvres. C’est leur seul contact, ces deux peaux fines qui se découvrent. Et autour d’elles, le silence essoufflé. Alors, toujours sans croiser le regard, la professeure achève le supplice, de ses lèvres contre la bouche de son élève.
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