AccueilPortailFAQPublications internesRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
Page 3 sur 3
Londres - Quartier Historique
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3
Jade Wilder
Préfet(e)/Poufsouffle
Préfet(e)/Poufsouffle

Re: Londres - Quartier Historique

Message par : Jade Wilder, Ven 4 Mai 2018 - 5:51


Trigger Warning: un chouilla gore, au cas ou. Ah et des vilains mots aussi.


Jade se sentait parfois fatiguée. Avoir un poids sur les épaules qui vous écrase, vous rabaisse, vous affaiblis. Tout le temps. Il ne vous quitte pas et parfois, vous empêche de respirer. Ce poids, il était toujours là, comme un nuage noir faisant régner l'hiver pour ne plus jamais laisser un brin de soleil passer. Parce-que le bonheur, c'est pour les autres, pas pour soi. Parce-qu'on comble les absences comme on peut et que ça n'est jamais la bonne solution au final. Parfois le Monde est injuste. Il façonne les gens, les différencie toujours un peu plus et leur fabrique une personnalité au fil des années et des expériences. Sans penser aux conséquences. Sans voir que tout le monde ne finit pas heureux pour toujours. Parfois on n'arrive tout simplement pas à voir au delà, à aller de l'avant et on devient étrange aux yeux des autres. La fille bizarre sans parents. La fille bizarre qui comble le néant avec des bulles d'un bonheur éphémère. La fille bizarre qui les voit éclater sans cesse et finit, peu à peu, par abandonner.

Dans son esprit, personne ne pouvait comprendre. Chacun sa vie, chacun ses ennuis et même auprès d'une personne semblant aller bien plus mal qu'elle, ça ne suffisait pas. Tout faire pour minimiser son mal-être n'était pas une solution, ça ne l'avait jamais été et malheureusement, ça ne fonctionnait toujours pas. Alors elle se disait "Il y a tellement pire" et elle ravalait tous ces mots, ces pleurs d'enfant, qui l'enfermaient autant qu'elle les mettaient sous silence. La juste punition peut-être.

Interdite de sentiments, Jade s'était ainsi approprié la solitude. Elle paraissait si banale aux yeux des autres. C'est ce qu'elle voulait à vrai dire, surtout ne pas paraitre différente. Laisser ses masques prendre forme autour de son visage et chacun de ses traits pour devenir quelqu'un d'autre. Une autre que celle qui menaçait de hurler chaque jour pour espérer se faire entendre. Et la cage, la cage, elle se fissurait à chaque fois que son coeur laissait passer quelque chose. Le moindre sentiment, la moindre faiblesse, elle le payait ensuite au centuple parce-que toujours le passé nous rattrape. Alors quelle idée de prendre le risque ? Faire ce choix là, pourquoi ? Faire des choix était une obligation, comment faire alors quand dans tous les cas, la solution finale fera mal ? Choisir la moindre mesure et espérer que ça passe, jusqu'à se rendre compte que non, ça ne passe pas. Et se résoudre finalement à briser son propre coeur. Parce-que la vie est faite de choix et jamais ceux qui nous arrangent. Toujours ceux qui, sous couvert d'améliorer les choses, ne feront que détruire ce qui est caché. La logique aurait voulu que Jade se renferme. Qu'elle ne dise rien à Shela, d'ailleurs qu'elle ne s'en soit même jamais approchée. Et pourtant elles étaient là, se confiaient leurs plus grandes craintes à force de confiance. On aurait pu croire que ça soulageait, c'est ce qu'on veut toujours essayer de nous faire croire. "Parle, ça ira mieux après". C'est faux. Après, il y a la culpabilité d'avoir osé montrer ses faiblesses, la peur que l'autre nous abandonne et enfin, le dégoût de venir se plaindre alors que nos problèmes semblent tellement... anodins. Un dégoût de soi qui lui donnait envie de se griffer, s'arracher la peau comme pour enlever quelque chose qui nous révulse, juste pour avoir les mains prises, faire quelque chose, ne pas rester impuissant. Et pourtant seuls les doigts s'agitent, parce-que cette image n'était que dans sa tête et ne devait pas se réaliser. Elle ne devait pas perdre pied.

- Tu es bien. Je veux dire, tu n'as pas à être autre chose que toi, parce que tu es bien. Tu n'es pas inutile je crois, j'ai l'impression que vous vous débrouillez bien. Tu veux le mieux mais le meilleur que tu puisses donner, c'est un bien aller, pas le sentiment de pouvoir aller plus loin que trop loin.

Ses mots résonnaient dans la tête, comme si on la lui avait martelée. Rien n'était éloigné, non, rien. Mais cette sensation étrange, un peu comme quand on est vraiment fatigué. Épuisé de devoir tout garder ou d'avoir tout lâché. La culpabilité, d'ailleurs, ne tarda pas. Ils se débrouillaient bien. Oui. Même si tout menaçait de s'écrouler à chaque seconde, ils avaient au moins un endroit ou vivre. Quelle égoïste. Culpabilité, divine idylle qui prit les rênes à une vitesse folle. Douloureuse habitude que de la voir apparaitre dès lors qu'un peu de lest était lâché. Elle savait pourtant, connaissait les problèmes qu'avait Shela. Plus important, bien plus important qu'une gamine paumée incapable de trouver ses repères. pu*ain. Envie grandissante de se servir de ses ongles, mais quelque chose interrompit ce besoin imminent. Une étreinte, qu'elle n'avait pas vue venir. Son attention semblait éphémère, ça n'avait donc rien d'étonnant, mais toujours est-il que d'un coup, une expiration, comme si trop longtemps retenue. Un relâchement de quelques secondes qui faisait un bien fou. Et doucement, les griffures s'éloignent. Paupières closes, juste quelques secondes de répit, sans avoir besoin de parler, de justifier. Juste un moment.

Qui sait combien de temps dura l'étreinte. Jade n'y avait pas fait attention. Quelques secondes sans doute. Lorsque le corps de Shela s'éloigna, elle crut un instant la voir fuir en rouvrant les yeux, mais ça n'était pas le cas. Elle était toujours là. Comme si la voir craquer n'avait eu aucune conséquence. Pourtant l'Italienne n'était pas bête, elle savait que montrer ses faiblesses changeait toujours la façon dont les gens vous voient. Quand on passe d'un soleil à un orage, quelque chose change aussi dans le regard des gens. On n'est plus porteur d'espoir, juste de malheur, un boulet à trainer. Elle l'avait vécu bien trop souvent pour l'ignorer.

- C'est super d'avoir une famille comme la tienne. Disons des liens aussi forts. Je pense que mes proches sont biens aussi, mais c'est pas pareil. Je n'ai pas d'affinités particulières. Danser des doigts dans le vide, brièvement, trifouiller le vide dans les mains. Tu leur es utile, je pense. Ils t'aiment. Tu fais avec tes capacités c'est beaucoup.

Se frotter les yeux, sans trop savoir pour quoi faire. Peut-être pour être sûre qu'elle ne rêvait pas, ou pour avoir plus de facilités à passer à autre chose peut-être, qui sait. Une constatation néanmoins, Shela ne fuyait pas. Elle essayait de la rassurer. Ses mots étaient vrais, Jade en avait parfaite conscience, mais ce que son amie ignorait, c'est qu'elle n'avait alors gratté qu'un problème de surface. Il y en avait tant d'autres, comme une toile d'araignée qui part d'un point, relie tout d'un fil indestructible, comme une punition et une décharge infligée, amplifiant un problème lorsqu'un autre est abordé. Elle en avait déjà bien trop dit. En ayant retrouvé la capacité de respirer à peu près correctement, Jade avait également retrouvé doucement ses esprits. Ce n'était pas fameux mais c'était toujours ça. Au moins suffisant pour essayer de réagir. Pas aux paroles précédentes non, elle ne savait pas quoi y répondre à vrai dire. Son propre silence lui semblait gênant, alors ce qui suivit fut un soulagement.

- Pose moi deux questions, je choisis les règles ensuite.

Soulagement... Oui. Et non. Parce-que des questions, elle en avait tellement sans vraiment savoir les formuler. Il y avait surtout un grand besoin de savoir, de connaitre celle qui réussissait à briser la glace malgré toutes les protections érigées. Par où commencer alors ? Y avait-il au moins un commencement possible ? L'amitié ne se faisait pas comme ça normalement. Les gens apprenaient à se connaitre, simplement. Jade posait plutôt des questions, c'était plus facile, à priori. Mais force est de constater qu'elle n'avait jamais vraiment pu appliquer cette théorie, puisqu'elle se retrouvait muette à l'instant. Un silence, meublé par de nouveaux pas dans la pièce, pour retrouver la rambarde. En aucun cas pour s'éloigner, juste pour meubler, le temps de trouver. Et finalement, les mots vinrent tout seuls, sans mentionner d'aucune façon ce qu'il s'était passé juste avant.

- Qu'est-ce que tu rêves de faire ? Plus tard je veux dire ou même maintenant... Qu'est-ce qui te plait ? A part la musique.

Petit sourire, enfin, souvenir de leur rencontre sur la plage d'un festival. Jour gravé dans sa mémoire, parce-que la musique, parce-que la joie, parce-que Shela. Et puis, sans que ça soit vraiment lié, la seconde question imposée prit place.

- Oh et... je ne sais pas si ça compte comme une question, mais tu devais me dire quelque chose, non ?

Elle qui hésitait tant à le demander encore si peu de temps auparavant, là ça semblait facile. Peut-être parce-que tout semblait plus léger que ses problèmes dévoilés. Mais en vérité, ça, elle n'en savait trop rien. Tout ce qu'elle espérait, c'était ne pas apprendre un nouveau problème. Pas pour Shela, par pitié.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Shela Diggle
avatar
Modération RPGSerpentard
Modération RPG
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Londres - Quartier Historique

Message par : Shela Diggle, Ven 8 Juin 2018 - 18:02


Avoir spécifiquement précisé que l'on choisirait les règles après avoir pris connaissance des questions afin de pouvoir danser des pieds, les sauter éviter oublier, les reprendre d'une façon plus agréable, tisser dessus de quoi dénaturer et puis et puis ne pas avoir à s'empêtrer dans des affaires auxquelles l'on se souhaite se frotter. Dans le lot, les questions corps santé, les images d'il y a quelques laps de temps, les questions pourquoi y étant liées
il y a toujours les pourquoi mais quelle étrange interrogation, souvent les pourquoi entraînent davantage de maux encore et pourtant, vous souhaitez soigner, pas vrai, alors cantonnez vous au nécessaire au plan scientifique, faites sortir le crabe, taisez le reste, s'imaginer soi soi qu'il s'agit là de la meilleure des idées, après tout elle convient elle convenait

Sa première question ne pose aucun soucis et se remémorer le sable sous les pieds et l'italienne égarée, que l'on pensait ne jamais revoir ensuite. Laisser le plus tard de côté, elle a permis une seconde porte, le désormais; parce qu'aucun plus tard n'existe vraiment et tout ce qui est prévu n'est qu'une vague hypothèse, il y a jusque là environ quatre cent quatre-vint deux naissances de possibles revirements, alors tous les événements que quiconque prévoit dans un futur plus lointain que les quatre prochains jours ne sont pas valables. La postérité est une affaire reléguée loin dans les lignes frontale, l'on vit comme celui qui sait qu'il n'aura a quitter sa routine dans les jours suivants
comme si rien ne pouvait bouleverser quoi que ce soit, pas même les plans d'autrui
Dessiner les gens probablement le hobby favori, leur inventer des histoires en les observant. Avoir bien plus de sujets de désintérêt que de choses particulièrement appréciées, mais ce n'est point ce qu'elle souhaite avoir. Et la question étant sympathique, se prêter au jeu. J'aime bien l'idée de chercher, de creuser pour trouver dans les choses connues quelque chose de neuf. Oh, et les masques. Les déguisements, les maquillages. Parce qu'il permettent, plus que de se cacher, d'être un autre soi un soi plus grand ou minuscule, un soi qui peut, un soi qui dérange moins. Bien sûr il y a l'intérêt de ne plus exister mais cela est possible sans mascarade aussi. Parfois un carton suffit.

Satisfaite de la réponse, attendre sa seconde question que l'on peut désormais espérer avec confiance aussi simple et douce que la précédente. Ce fut sans compter un certain enchaînement d'événements, qui aurait qualifié la première interrogation de calme avant la tempête. Souffle souffle il aurait fallu, de toute manière, y répondre, que Jade ait demandé ou non. Parce qu'il s'agit de l'objet de la lettre de la visite, parce que savoir qu'on l'avait mentionné de façon à ne pouvoir s'y soustraire; il y a eu une impatience nerveuse dans le ventre, sans savoir si l'on allait pouvoir devoir attendre, sans savoir si elle allait oublier, si l'on allait devoir entamer
souffle court tu sais celui qui prend place quand le contrôle échappe aux doigts au ventre
l'on pourrait, pour l'instant, inventer quelque chose, reprendre plus tard, ici c'est une angoisse répétitive qui s'installe, lancinante, qui poursuit même celle qui dessine les lignes de la tête, il va falloir parler il va falloir avouer
coasser ça compte comme et ensuite et ensuite ? rien ne vint. C'est qu'il s'agit d'une amie. Après tout si l'on prend la peine de prévenir, c'est qu'elle est figure importante. Alors ce n'est pas facile parce que la suite n'est pas facile parce que, quelques paragraphes auparavant, le fait qu'il n'y ait pas de plus tard c'est bien le cas mais il y a autrui il y a maman il y a l'incapacité de se soustraire à ses plans, je crois
souvenez vous les plans d'autrui qui ne peuvent rien bouleverser, apprenez que si

Déglutition forcée parce que la sentir, l'anguille, qui remonte dans la gorge, la peur violence, souhaiter tout effacer d'un rire, lancer que l'on change les règles, qu'elle avait consenti à ce que je puisse les modifier mais savoir savoir qu'au bout il allait bien falloir parler expliquer. Inspirer puis expirer et cela donne une nausée folle
Je vais partir après les examens, deux années, je vais entrer dans l'armée britannique je n'ai ni choisi ni le choix c'est pour et le silence effrayant il faut combler ne pas pouvoir laisser une seule seconde de vide je suis désolée. Ma mère veut m'envoyer là où l'on aura plus que des yeux sur moi, un cadre parce qu'apparemment pause tout de même parce qu'avoir du mal à déglutir apparemment il y a besoin d'au moins ça.
Revenir en haut Aller en bas
Jade Wilder
avatar
Préfet(e)/Poufsouffle
Préfet(e)/Poufsouffle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Londres - Quartier Historique

Message par : Jade Wilder, Jeu 9 Aoû 2018 - 20:43


Appuyée contre la rambarde, Jade observait Shela, sans ciller. C'était souvent considéré comme gênant, que d'observer ainsi les gens, leur démontrer un peu trop d'intérêt pouvait être si vite mal pris. Pourtant dans les yeux de l'Italienne, ne résidait qu'un désir de compréhension. D'une découverte bien particulière, celle de l'autre et de ses secrets. Comment faisait-elle, la verte, pour briser ses barrières à la manière de l'eau salée sur la roche calcaire. Petit à petit, tout doucement, comme un trésor qu'on essaie de remettre au goût du jour. La blairelle ne considérait pas qu'elle avait grand chose à offrir, bien au contraire. Le nombre de fois où elle n'avait été qu'un bois, qu'une embuche sur le chemin, à vite jeter pour vite l'oublier. Ce n'était pas ce que semblait voir son invitée, qui malgré tout, était restée.

Cela faisait bien longtemps qu'elle ne s'était pas confiée. Qu'elle n'avait pas dit quelques mots pour évoquer ce mal-être, ces difficultés. Ça n'intéressait pas les gens, ça leur donnait le sentiment de voir une gamine incapable d'assurer et c'était tout ce qu'elle ne voulait pas montrer. Sans parents depuis ses huit ans, vous croyez que les gens voient quoi en vous ? Quelqu'un de perdu, d'égaré, qui ne s'en sortira probablement jamais. Incapable de se faire des amis, de pouvoir progresser dans un monde où elle n'avait pas grandit "comme les autres". C'était tout cela que la jeune fille voulait vaincre, tout ce qu'elle détestait. Alors elle visait le sommet, attendait d'elle-même une perfection qui n'existait probablement pas. Les cours étaient le seul moyen de prouver ça, dans l'immédiat. Et puis, il y avait l'entourage. Ces amis qu'elle avait si vite perdus quand ses parents étaient morts. Ceux qui partent, parce-qu'ils parlent. Les gens parlent, sans se rendre compte que les paroles peuvent couper aussi facilement que les lames. Provoquer une douleur irréparable. Alors petit à petit, elle s'était fermée, avait oublié les autres pour ne se concentrer que sur elle. Quand on l'approchait, elle fuyait. Ce n'était jamais immédiat, mais ça finissait toujours par arriver, un jour ou l'autre. Pourtant, Shela était toujours là. Elle n'était pas partie et Jade non plus. Quelle raison à cette exception, la réponse lui était encore inconnue, mais la personne, toujours plus découverte chaque jour. Toujours plus amie, comme si rien ne pouvait vaincre ça. Est-ce que c'était une utopie, éphémère, durant plus longtemps juste pour faire souffrir plus longuement par la suite ? Qui sait...

Même avec les doutes, même avec les pleurs, même avec la peur. Shela était toujours là. Elle entreprenait même quelques mots, pour se connaitre un peu mieux encore. Les gens ne faisaient pas ça, d'habitude, mais peut-être serait-il judicieux de ne plus comparer Shela, aux gens ? Elle n'était pas comme eux. Ou peut-être que c'était Jade, qui ne se comportait pas comme avec les autres. Difficile à différencier. Et finalement, trop compliqué pour qu'elle continue à se demander. En revanche, elle attendait les réponses à ses questions avec une impatience non dissimulée, laissant un peu de place à qui elle était vraiment. Cette jeune fille enjouée, sincère, qui ne cachait rien. Comme avant.

- Dessiner les gens, leur inventer des histoires en les observant. J'aime bien l'idée de chercher, de creuser pour trouver dans les choses connues quelque chose de neuf. Oh, et les masques. Les déguisements, les maquillages.

Penchant doucement la tête, Jade s'imagina presque tout de suite Shela en tenue d'archéologue. Pourquoi ? Aucune idée, ça venait comme ça et en soi, ce n'était pas ce qu'elle avait décrit. Mais on ne contrôle pas ce qu'on a dans la tête, après tout. Cette description était assez fouillis, un peu trop pour qu'elle se fasse une idée exacte des souhaits de son amie, pour un avenir qui était parfois si difficile à entrevoir. Cela mis de côté, c'était exactement ce que Jade voulait entendre. Ces choses là, dans l'ensemble, elle n'aurait pu les parier. Découvrir un peu plus d'éléments sur la verte, c'était bien ce qu'elle souhaitait après tout. Il n'empêche que ses paroles résonnaient comme une mélodie connue. Les choses connues, quelque chose de neuf. N'était-ce pas ce qu'elles faisaient l'une avec l'autre ? Découvrir un peu plus que ce qu'il y a en façade. En tout cas, c'était ce qu'elle voyait.

- Je te vois bien exceller dans ce domaine...

Petit sourire, rien de facétieux, juste sincèrement amusant à imaginer. Shela semblait aimer créer, modeler de ses mains. Il n'était pas difficile de la voir sous les ovations du public, peut-être créatrice de costumes ? Qui sait. Imaginer, l'espace d'un instant, dépasser sa timidité pour rejoindre une scène qu'elle aimait tant, habillée d'un tissu brillant, costume sur mesure créé par l'être confiance. C'était bête hein ? C'était son imagination qui allait et venait sans trop qu'elle y porte intérêt. Parfois, il y a des choses qu'on ne peut pas expliquer. Un peu comme ce changement d'expression sur le visage de Shela, lorsqu'elle entendit sa seconde question. Pourquoi ? Une certaine crainte naquit au creux du ventre de la blondinette. Et si c'était une nouvelle grave ? Si il était arrivé quelque chose à Shela ? Si... CHUT. Bon sang, si elle commençait à se faire des suppositions, ça risquait de mal se passer.

- Ça compte comme.

Même ce début de réponse était flippant, rien que dans l'intonation qu'elle utilisait. Cette fois c'était certain, Shela n'allait pas lui annoncer une bonne nouvelle. La peur déjà, lui nouait l'estomac. Les pressentiments, il n'y a que ça de vrai, il faut les écouter. Et pourtant, Jade en était incapable, se répétant qu'elle devait simplement attendre d'avoir une réponse claire et que tout irait bien ouiiii. Ahah. Non. Enfin, la serpent reprit, après une pause semblant bien longue.

- Je vais partir après les examens, deux années, je vais entrer dans l'armée britannique je n'ai ni choisi ni le choix c'est pour... je suis désolée. Ma mère veut m'envoyer là où l'on aura plus que des yeux sur moi, un cadre parce qu'apparemment... apparemment il y a besoin d'au moins ça.

Vous avez déjà eu ce sentiment ? Cette impression, lors d'un discours, qu'une pierre vous tombe sur l'estomac. Une, puis deux, puis trois. Dans ce cas là, quatre en tout. Il faut dire qu'il y avait de quoi. Et puis, quand le silence revint, l'impression qu'il faisait froid, vraiment froid. Un courant d'air qui glace le sang, qui fait encore plus d'effet. Peut-être que c'était des blocs de glace qui lui étaient tombé dessus, en vrai. Ce serait plus plausible. C'était lourd, et faillit la faire basculer sur le peu d'appui qu'elle avait. Rapidement, s'éloigner du vide par peur d'y tomber physiquement, alors que c'était le cas mentalement. Dans tous les cas, Jade ne su comment réagir, quoi dire. Tout simplement, parce-qu'elle avait envie de fuir, là tout de suite. D'éviter la fatalité, de dénigrer le fait qu'elle était face à une situation contre laquelle elle ne pouvait rien.

- Un... un cadre ?

Et là, ce qu'elle s'était souvent dit, ce qui prenait à chaque fois, plus d'ampleur par sa vérité. Tout le monde partait. Tout le monde la fuyait, s'en allait ou mourait. Et puis la suite, occultant ses propres accusations. Un cadre ? Mais... qu'est-ce qu'on pouvait bien reprocher à She... Relevant les yeux vers la verte, Jade ne su quoi dire. Est-ce qu'elle connaissait déjà la raison ? Mais en quoi être éloignée de ses repères pourrait l'aider et... oh bon sang. Elle n'était pas douée pour encaisser les mauvaises nouvelles. Pas sans avoir la possibilité de s'enfermer quelque part pour exploser de rage ou de tristesse. Dans les deux cas, c'était impossible là, hors de question d'abandonner Shela. Encore moins après ses mots.

- Je...

Incertitude totale. Et le silence, bien trop profond, bien trop gênant. Comme si Shela allait crier un grand "BLAGOUNETTE", là, et mettre fin à ça. Silence qu'elle haïssait. Instabilité émotionnelle qui menaçait d'exploser. Comment. Pourquoi. Que faire ? Que dire ? Totalement chamboulée, l'Italienne essaya de reprendre ses esprits, en vain. Elle ne pouvait pas remettre son masque. Impossible de faire comme si de rien n'était, parce-qu'elle était avec Shela. Et que faire comme si ça ne lui importait pas serait totalement faux et totalement nul de sa part. Une amie ne faisait pas ça.

Alors, céder à la panique et se mettre à pleurer ? Comme si ça, c'était aider. Comme si ça allait réconforter la verte qui semblait déjà bien chamboulée par ce qui l'attendait. Ne rien montrer était impossible, céder à ses véritables sentiments également. Alors que faire ? Comment justifier ce sentiment qu'on allait lui arracher quelque chose de l'estomac ? Inspirer, doucement et lâcher une vérité.

- J'ai pas envie que tu partes...

Elle ne pouvait pas ne pas le dire. C'était impossible. Comment allait-elle faire ? Et pendant ce temps, est-ce qu'elles allaient s'oublier ? Perdre un repère, à peine trouvé, quelle horreur. Et puis, des militaires... Qui avait eu l'idée idiote qu'un tel lieu puisse être bon pour elle ? Comment une mère pouvait faire ça ?! Relâchant l'air dans ses poumons, Jade ferma les yeux, s'approchant de Shela et la prenant dans ses bras, dans une étreinte qui inconsciemment, cherchait à la retenir, sans vraiment le vouloir. Un soutien aussi, parce-que c'était difficile aussi pour Shela. Avant tout pour Shela. Qu'elle était égoïste de ne penser qu'à ce qu'elle ressentait en premier lieu. C'était elle qui partait, pas la blairelle. Si seulement elle pouvait faire quelque chose...

- C'est pas ta faute...

C'était important à dire. Elle ne lui en voulait pas. En revanche, elle en voulait à sa mère, qui se permettait de décider d'un avenir sans accord, sans possibilité. Rien. C'était cruel, pourquoi l'y obliger ? Et fermer les yeux, en serrant un peu plus. Parce-que ne plus la voir serait bien plus difficile que ce qu'elle ne pourrait avouer.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Shela Diggle
avatar
Modération RPGSerpentard
Modération RPG
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Londres - Quartier Historique

Message par : Shela Diggle, Lun 13 Aoû 2018 - 12:26


Et c'est la bombe que l'on jette dans le camp adverse, bien qu'elle ait déjà explosé chez soi. Il n'y a eu le choix, il aurait bien fallu lui dire, lui expliquer l'absence, la désertion. Lui donner, à elle au moins, une explication pour ne pas partir comme un animal vagabond, en silence, sans laisser aucune trace. Peut être aussi pour laisser quelque chose de soi ici, dans le monde magique, avec les personnes que l'on connaissait et que l'on ne connaîtra plus, pour ne pas disparaître - parce que bien que l'idée ait souvent enchanté, désormais une crainte demande à laisser du soi, à pouvoir retrouver quelque chose, ensuite. Parler de l'après déjà mais y aura-t-il seulement un après ? reviendra-t-on ici, après cette gargantuesque distance que l'on aura mise entre soi, et tout ? Savoir au fond que plus rien ne sera familier ni pareil à l'aujourd'hui, mais vaillamment travailler à ce que cette pensée reste occultée. L'on souhaiterait avoir les mots, pour Jade, rassurer, plaider coupable pour mon inertie, mon incapacité à franchir toute ligne, à prendre parti, à clamer un non clair et définitif. Mais rien n'arrive à s'aligner sur la langue et l'on reste dans un mutisme brusque, désorienté. Après tout elle devrait saisir la dureté de l'affaire, l'impossibilité d'avoir les mots justes, d'avoir, finalement, quoi que ce soit à ajouter. Avoir présenté sur un plateau l'arrivée de la chose, levée de rideau, voilà, maintenant tu sais. Et il n'y a plus rien à dire penser comprendre.
Tout est déjà là.

Secouer la tête lorsqu'elle souffle les premiers mots, c'est un étonnement qui s'éprend d'elle et une tristesse que l'on appelle affection, autrement elle ne serait là. Ce dernier sentiment est bien entendu d'une désastreuse réciprocité, et cependant l'on ne regrette pas le geste de l'amitié pas vrai, mieux vaut avoir ces aimées personnes et recevoir un peu de douleur avec qu'une solitude désagréable. Tombe finalement une phrase qui est un peu de baume sur tout cela, ce n'est pas de ta faute et bien que l'on n'y croit qu'à moitié, se blottir dans ses bras en se convaincant qu'elle a raison. Après tout il ne s'agit pas de sa décision propre, elle vient d'autrui, et cet autrui devrait être apte à comprendre qu'il ne s'agit d'une solution, d'un geste à faire. Après tout Jade doit avoir raison pour que je ressente autant de désagréables picotements dans la gorge la poitrine la langue; s'abandonner à cette croyance et à ses bras, incapable de lâcher le moindre sanglot - quelque part il y a encore un déni, ce grand Non que l'on n'avait pu formuler et qui à présent se faisait immense, étouffant. Alors il n'y a les pleurs, seule une appréhension courroucée m'étreint tout le corps, s'apprête à tout lâcher, bientôt. Mais aujourd'hui ce n'est pas chose possible. L'on avance une main à la tête de Jade, et avec douceur, l'on caresse ses cheveux. Je suis désolée quand même. Parce qu'elle est amie et que l'on ne souhaite lui causer du tord, c'est inutile, et qu'on souhaite la retrouver ensuite et que par cet égoïste désir, impossible de me faire oublier, de lui disparaître. Et elle ne me le permettrait pas non plus, je crois. Et puis hausser les épaules, tenter un sourire je reviendrai de toute manière, rien n'est aussi peu certain, mais je sais pas comment ça va se passer, là-bas. C'est pas un temps, chercher les bons mots que l'on épelle avec une certaine lenteur comme moi. Mettre les mots enfin sur une crainte que l'on ne savait trop définir; avoir peur de tout ce qui serait différent, de la perte entière de repères. Ça n'a aucun sens. Peut être que c'en a eu pour maman.

Se pencher en arrière sur le lit de façon à tomber avec elle dessus, lui chatouiller le cou d'un doigt pour tenter une glissade vers la dérision. Tu sais on restera amies, le regard franc, parce qu'être sincère avec elle. Après après après il n'y aura peut être plus rien du tout, mais que l'on disparaisse ou non, ce fait restera un fait. Espérer, en cela, la rassurer et souhaiter avec hardeur que ça aille, tout, la suite, le désormais. L'après aussi, un peu.
Revenir en haut Aller en bas
Jade Wilder
avatar
Préfet(e)/Poufsouffle
Préfet(e)/Poufsouffle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Londres - Quartier Historique

Message par : Jade Wilder, Jeu 16 Aoû 2018 - 2:22


Prendre le risque d'aimer quelqu'un, c'est aussi risquer de le perdre. Jade ignorait d'où venait cette phrase, qui l'avait dite, où elle l'avait entendue, mais rien ne représentait mieux ce qui la bloquait au quotidien. A force de déceptions et de pertes, la blondinette s'était faite à l'idée qu'elle n'était tout simplement pas douée pour avoir des amis. Pour aimer et être aimée. Chaque personne à qui elle tenait un minimum finissait par mourir, partir, ou par la détester. Parfois même, elle était déjà peu appréciée sans le voir et se prenait une grande claque quand le mal était fait. Dur alors, de s'attacher aux autres sans avoir une crainte en arrière goût amer. Une crainte qui prouvait sa véracité, encore et encore, comme si le Destin se moquait d'elle et lui montrait un peu plus à chaque fois à quel point elle n'était pas comme les autres. Et malheureusement, pas dans le bon sens. Quelque chose clochait chez elle, si bien qu'à force elle s'était persuadée que tout était de sa faute. Comment justifier un tel acharnement, un tel Destin de tous ceux qui l'approchaient ?

Forcément, cette pensée lui revint en tête auprès de Shela. Cette peine, de voir que quelqu'un s'en allait encore. Il y avait là une promesse, un retour après deux ans écoulés, mais était-ce vrai ? Et puis, même si elle revenait, son amie serait-elle toujours la même ? Auraient-elles la même relation qui s'était instaurée malgré tous les efforts de l'Italienne pour repousser autrui ? Deux ans, c'était si long. Il pouvait s'en passer des choses durant ce laps de temps.

Et pourtant, Jade refusait de croire que c'était terminé. Malgré tout ce qu'elle avait déjà vécu, malgré ce noeud naissant dans sa gorge, elle voulait croire que Shela reviendraient. Qu'elles se retrouveraient et pourraient à nouveau se confier l'une à l'autre. Après tout, c'était ce que faisait la verte, à cet instant. Il fallait accorder une certaine confiance pour avouer qu'on s'en va. Parce-que c'est plus simple de disparaitre simplement, sans laisser ni explication ni pansement au coeur. La douleur était la même puisque c'était l'absence qui faisait mal, mais avoir la possibilité de s'y préparer était tout aussi important.

- Je suis désolée quand même.

Dans un soupir, fermer les paupières. C'était injuste. Dire que Jade avait posé des questions sur la famille de Shela, à peine quelques minutes auparavant. Elle n'aurait pu se douter que sa mère puisse être si injuste, qu'elle puisse si peu écouter sa fille. Et pourtant c'était bien le cas. La tristesse se transformait presque en colère, colère contre cette présence maternelle qui se montrait plus moralisatrice qu'autre chose. Dans quelles circonstances déraciner quelqu'un de ses habitudes pouvait l'aider hm ? Il y avait sans doute de très bonnes réponses à cette question, mais la blairelle s'en fichait un peu. Dans ces circonstances là, ce n'était pas juste, point.

- Je reviendrai de toute manière, mais je sais pas comment ça va se passer, là-bas. C'est pas... comme moi.

Qui donc pouvait prétendre être comme elle ? Il ne serait que menteur. Shela n'était pas comme les autres, elle avait quelque chose. Quelque chose qui la rendait exceptionnelle, qui façonnait son caractère d'une certaine manière. Souvent, Jade regrettait de ne pas plus quémander la présence de l'autre, ainsi en aurait-elle plus appris sur son invitée. Et dans quelques temps, ce serait trop tard pour le demander. Pour deux ans. Deux années durant lesquelles, peut-être qu'elle aussi pourrait progresser ? Être moins renfermée et ainsi, se montrer plus... normale, au retour de Shela ? Ce serait si bien. Des beaux projets, venant un peu redonner de la joie aux grises nouvelles. Repeindre par dessus les tons sombres donne une impression de luminosité, mais il suffit de gratter la peinture pour se rendre compte que ça n'est qu'une apparence. Que l'absence serait difficile à supporter malgré les beaux projets de retour. Nouveau soupir, aucunement retenu, elle n'osait même pas lâcher le corps qui prouvait la présence physique. Pour une fois, c'était naturel, sans gêne. Dommage que ce soit dans ces conditions là.

- Ça n'a aucun sens.

Et dire qu'elle n'osait rien dire. Par peur, sans doute, de se voir enlever cette amie qui lui était si précieuse. Et pourtant, un moment ou un autre il faudrait la lâcher, la laisser partir, que ce soit maintenant ou une autre fois. Parfois, être égoïste était incroyablement tentant... Le sourire remplaça finalement la surprise, par ce geste inattendu de la part de la verte. Peut-être essayait-elle d'alléger tout ça. Difficile en soi, mais pas impossible puisqu'elle avait réussit à faire naitre un sourire sur les lèvres de l'Italienne, qui l'observait.

- Tu sais on restera amies.

Elle semblait si sûre de ça. Et pourtant, il y avait tellement de chemins qui pouvaient mener vers une solution totalement contraire. Les relations à distance, c'était quand même compliqué, surtout en amitié. C'était un lien moins fort que celui qu'ont les couples et pourtant, même ceux là ne tiennent pas toujours. Ce qui faisait pencher la balance du bon côté... était l'évidence même que leur relation était plus forte qu'une simple amitié. Peut-être même plus forte que de l'amour. C'était étrange, elles n'avaient pas eu besoin de longues conversations vides de sens, quelques confidences et une confiance développée petit à petit les avaient menées à cette conclusion. Ou plutôt, cette fin de chapitre. Car leur histoire n'était pas terminée, c'était impossible.

- Personne n'est comme toi. Et rien ne te changera, ne nous changera. On restera amies.

Pour la vie. Cela pouvait ressembler à des paroles enfantines, échangées au détour d'un champs à la fin des vacances d'été. Une promesse de se revoir, pas toujours tenue mais si précieuse pourtant. C'était aussi important qu'un souhait d'enfant, parce-qu'au final, elles l'étaient plus ou moins. Deux enfants, peu enchantées à l'idée de se quitter. Et c'était peu dire. Quoi qu'il en soit, ses mots étaient francs, sincères, elle comptait bien tenir parole.

- Quand tu rentreras, je serai là.

Et esquisser un sourire, parce-qu'elle n'avait pas le droit de pleurer. Elle aurait bien voulu pourtant, ça fait du bien les larmes. Mais ça n'aurait pas été, pas dans ces conditions. C'était Shela qui partait, et celle-ci semblait suffisamment en souffrir pour ne pas avoir à subir en plus la souffrance des autres. Et puis, question de fierté. Jade n'aimait pas pleurer, ni devant ceux qu'elle n'aimait pas... ni devant ceux qu'elle aimait tant. Par respect aussi. Elle aurait pu faire la liste des raisons de ne pas pleurer, juste pour ne pas pleurer. On occupe ses pensées comme on peut. Et pourtant, il y avait plein de questions qui tournoyaient dans sa tête. Des questions qu'elle avait besoin de poser. Et elles étaient sérieuses, ce qui la poussa à s'asseoir correctement sur le lit, en tailleur. Et puis, reprendre un regard sérieux. Pas triste, sérieux.

- Il n'y a rien que je puisse faire ? Parler à ta mère, faire quelque chose... pour essayer...

Parce-qu'il faut toujours essayer. C'est important, pour évoluer. Pour chercher des alternatives à une fatalité qu'on n'accepte pas. Parce-que attendre un retour est une bonne chose, mais qu'il est moins fastidieux de lutter pour qu'il n'y ait point de départ.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Shela Diggle
avatar
Modération RPGSerpentard
Modération RPG
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Londres - Quartier Historique

Message par : Shela Diggle, Mar 18 Sep 2018 - 19:37


Confirmation de réciproque affection, mais on le savait déjà. Est-ce un réconfort tout de même ? ce fut surtout le fait qu'elle enregistre, qu'elle sache le fait juré au futur qui l'est, mais soit, si elle a voulu s'exprimer il faut aussi considérer cela comme une bonne chose. Se redresser tandis que l'on cherche à barrer passage à la jeune femme, non, il n'y a rien à faire parce que c'est déjà fait, déjà trop tard : il ne faut se jeter entre ça et un possible autre chose. Sans savoir exactement pourquoi, ne pas vouloir que l'on s'interpose : si n'avoir pu, soi, y arriver, alors rien ne doit permettre à autrui de le faire. L'on ne croit pas à cette idée un peu étrange que l'on appelle destin, voilà une bizarre pensée, et si ç'aurait pu ressembler à de la superstition, ici c'est quelque chose de plus à soi, très enfoui. L'appel à l'aide ne doit survenir que lorsque l'on souhaite être aidé, pas vrai, autrement il faut laisser, et empêcher les bons amis de pencher une main secouriste que l'on risquerait finalement d'attraper. Cela ne doit en aucun cas arriver. Non. C'est un peu trop abrupte peut être, il faut qu'elle comprenne que ce n'est pas elle, c'est tout le reste et surtout soi c'est figé tu vois, c'est fini, secouer la tête, laissons ça à ce que c'est, d'accord ? on verra plus tard

après tout ce n'est que dans quelques mois, on pourra en reparler, de ça
n'en rien croire; il n'y aura pas d'au-revoir, c'est un rituel abject. Tellement plus aisé est la fuite, l'entre-deux puisqu'on ne connait alors les sentiments de l'autre, ses propres sentiments peut être. Courir histoire de ne rien voir avant d'être revenue, si un jour l'on reparaît. C'est de nervosité cette fois que les doigts gesticulent, ne devait-on pas manger ? Car bien qu'il s'agisse de quelque chose d'anxiogène à plusieurs égards, un repas est une action et toute action est meilleure à prendre qu'une partagée sombre émotion. Parce qu'alors l'on ne sait comment faire, peut être qu'il n'y a rien à faire, qu'il faut continuer à papillonner des yeux dans la chambre, sauter parfois sur Jade, aussitôt la quitter et recommencer en attendant qu'elle esquisse un geste, qu'elle parle à nouveau - mais faites qu'elle agisse, plutôt. Ou bien l'on peut modifier le sujet, voilà une brillante idée. Les gens aiment parler et peut être même considèrent-ils cela comme une action, alors leur servir les bons mots sur un plateau est la plus belle façon de faire en sorte que tout aille mieux. Pas vrai ? Mais il faut encore trouver ce qui fera que tout aille mieux, c'est à dire dans un premier temps surprendre pour changer la concentration de direction. Il faut une autre bombe, quelque chose de flamboyant, d'inédit de jamais conté, la chose qui fasse arrondir les yeux et oublier l'avant.

Qu'est ce qui pourrait être autrement pire que cette information ? Aussi bruyante et dévorante, calamiteuse. Il y a les jours du calendrier qui sautent sans que l'on sache vraiment pourquoi, la rue avec Azaël et ces gens violents, les désirs de voyage loin et longs, pourquoi pas pour tout le reste du temps, mais rien n'a le chien de la première bombe et rien n'aura son effet. L'on continue alors de chercher avec hâte, tâchant de sélectionner l'intéressant dans le flot de tout et rien,
et puis ah ! la perle, l'exacte chose qui pourra peut être étonner - après tout cela a eu l'air d'étonner les violents gens, alors pourquoi pas. Et puis n'avoir jamais eu ces mots là avec elle ou avec quiconque, d'ailleurs, ce serait une première et quelle meilleure pensée pour faire diversion : être à peu près certaine que l'information la retiendrait un moment. C'est donc avec un naturel d'une neutralité extrême que l'on lui expose la chose : J'étais amoureuse. Peut être au présent aussi mais il ne faut pas y penser, parce que tu sais, du coup, le départ. Bref, peut être que tu la connais, elle a été préfète juste après moi ! Keira Sanders, ça te dit probablement quelque chose. Attendre, un air presque guilleret sur le visage, que soudain Jade ne pense plus à l'après.
Revenir en haut Aller en bas
Jade Wilder
avatar
Préfet(e)/Poufsouffle
Préfet(e)/Poufsouffle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Londres - Quartier Historique

Message par : Jade Wilder, Jeu 1 Nov 2018 - 18:24


HRPG: J'ai pris un ptit peu ton LA, si problème n'hésites pas !


Essayer, c'est vraiment important. Lutter contre le courant qui nous emporte et nous dévore, qui essaye de nous noyer pour qu'il ne reste plus rien de notre existence ensuite. L'eau, plus redoutable encore que le feu. Le feu peut être arrêté, l'eau ne fait que prendre et ne demande rien. La vague était en train de happer Jade, la manger toute crue comme dans les contes pour enfant, sauf qu'il s'agissait d'une réalité. Un roman d'horreur posé sur la vie histoire de l'infecter. Depuis longtemps, elle lui prenait tous ceux qu'elle osait aimer, tous partaient, ou mouraient. Pourquoi était-ce si injuste ? La possibilité même infime qu'elle puisse faire quelque chose lui faisait du bien à la tête, même si elle ne savait absolument pas comment faire. Aller voir la mère de Shela, femme qui ne la connaissait absolument pas ? Pour lui demander quelque chose qui, sans doute, n'était pas de son ressort ? Elle prenait ses rêves pour la réalité, sans doute. Mais s'accrocher à ça était important. Du moins, elle le pensait. Avant le non, dur, presque froid ou du moins c'est ainsi qu'elle le ressentit. Comme un liquide glacé coulant le long de sa colonne vertébrale.

- C'est figé tu vois, c'est fini, laissons ça à ce que c'est, d'accord ? on verra plus tard.

Lentement, Jade baissa les yeux. Elle voulait croire que rien n'était figé, que tout pouvait changer d'un jour à l'autre. Après tout, cela arrivait pour le négatif, pourquoi pas aussi le positif ? Pourquoi pas, pour une fois, laisser une place au "peut-être" et espérer que les choses vont changer, les avis évoluer, les décisions être révoquées. Parce-qu'elle a dit non, et ça c'est sa décision. Pourtant, l'Italienne ne pu empêcher un regard triste d'évoluer au coeur de ses pupilles. Elle ne pleurerait pas, pour ne pas culpabiliser Shela, pour ne pas rendre la chose plus dure encore. Mais en secret, son coeur saignait. Parce-que égoïstement, si elle voulait la faire rester, ce n'était pas pour son amie mais pour elle-même. Parce-que perdre quelqu'un qui compte autant fait mal, trop mal. Et que parfois, il lui arrivait d'également penser à ses propres sentiments. Ce n'était pourtant pas elle qui partait loin de tous ses repères, mais à chaque fois qu'on lui arrachait quelqu'un, c'était comme si elle perdait une part d'elle-même. Plus qu'à espérer une chose alors, si la décision ne lui revenait pas: qu'il s'agissait bien d'un au revoir. Pourquoi alors, n'y croyait-elle pas ? La réponse était là, tout près, parce-que personne n'était jamais revenu après avoir disparu. Une malédiction qui semblait la poursuivre, qu'avait-elle fait dans une autre vie pour mériter ça ?

Stop.

A nouveau, se raisonner. Ce n'était pas elle qui partait, une bonne fois pour toutes, elle ne devait pas se lamenter. La seule chose qu'elle pouvait faire à cet instant, c'était soutenir Shela. Lui montrer que rien ne changerait, jamais. Le fait qu'elle n'en soit pas sûre ne devait pas entrer en ligne de compte, surtout pas. Elle s'était promis d'offrir une jolie soirée à la verte, elle devait tenir promesse. Pour elle, mais surtout pour Shela. Hochement de tête affirmatif, elle avait comprit. Ou plutôt, accepté, parce-que le choix n'était pas vraiment là. Qu'il n'avait en tout cas pas d'impact sur la réalité et que c'était infâme à supporter.

Comment enchaîner, et envisager un après ? Comment faire pour reprendre une vie normale alors que rien ne l'était ? Que cette même vie prouvait encore une fois à quel point elle était injuste. Elle ne le savait pas et pour une fois, elle ne se creusa pas la tête pour le trouver. Le silence avait prit place de son côté, sans qu'elle ne cherche à le chasser pour une fois. L'esprit embrumé, la jeune fille essayait de digérer les informations, se disant finalement qu'il serait bon d'aller préparer le repas. Mais juste avant que la proposition ne soit émise comme porte de sortie inespérée, une autre s'ouvrit spontanément sans qu'elle y soit préparée.

- J'étais amoureuse. Peut être au présent aussi mais il ne faut pas y penser, parce que tu sais, du coup, le départ. Bref, peut être que tu la connais, elle a été préfète juste après moi ! Keira Sanders, ça te dit probablement quelque chose.

Entrouvrir les lèvres, sans rien dire, juste parce-qu'elle ne s'y attendait pas du tout. Changement de sujet efficace, mais aussi nouvelle incroyable. Pour être honnête, Jade n'en savait rien. Malgré ses diverses discussions avec Shela, elles n'avaient jamais vraiment évoqué le côté sentimental. Sans doute que le fait qu'elle n'ait aucune vie sentimentale - ou presque - n'aidait pas, mais Shela... elle était jolie, intelligente. Qu'elle ait quelqu'un était fabuleux. Elle le méritait, pas "juste" parce-qu'elle était jolie et intelligente, mais parce-qu'elle en bavait suffisamment comme ça et que tout le monde avait le droit d'être un peu heureux, non ? Si.

Point noir dans tout ça, car oublier la précédente conversation n'était pas dans ses cordes. Comment ça allait se passer pour elles ? Jade ne voulait pas que ça aussi, ce soit détruit à cause d'une décision idiote d'une soi-disant adulte qui ne veut rien comprendre. Shela le soulignait bien d'ailleurs, en évoquant ce sujet au passé. Comme si elle avait déjà tiré une croix dessus. Utilisait-elle le même temps en parlant d'elles deux ? Parlait-elle seulement d'elles deux, en fait... La question méritait d'être posée, mais ne se développerait que dans sa tête, car pour le coup, c'était vraiment malvenu. Non elle n'était pas jalouse. Enfin, pas comme les gens voient la jalousie. A force de silence, son invitée allait penser que quelque chose n'allait pas. En se rendant compte de ce fait, Jade eut comme un sursaut, se redressant légèrement, mais avec un sourire marqué aux lèvres. Un vrai sourire, pas de ceux qu'on fait pour paraître, ni un de ses masques d'impassibilité qu'elle avait tant porté, si bien qu'ils devaient s'effriter doucement. Shela avait un regard exceptionnel à cet instant. Quelque chose de beau, de pur, que peu de gens ont vraiment. Le regard qu'on a quand on parle de quelque chose d'important. Ou plutôt, de quelqu'un d'important. D'un geste, poser sa main sur celle de la verte, en lui souriant.

- Je suis heureuse pour toi, j'ai déjà rencontré Keira oui, elle est exceptionnelle...

Et puis, un air un peu plus sérieux, malgré qu'il reste protecteur.

- N'en parle pas au passé, rien ne peut faner ce genre de chose, même pas une absence. Ça ira, j'en suis sûre.

Première affirmation qu'elle pouvait au moins émettre, elle y croyait, vraiment. C'était évident dans les yeux de son amie, pas des paroles en l'air, ou des futilités qu'on dit au détour d'une conversation. Quand on est vraiment amoureux, c'est facile de le voir. Shela avait alors le même regard en parlant de Keira, que celui qu'avait la mère de Jade, en parlant de l'homme de sa vie. Il y a encore des choses pures, des choses qu'on ne peut cacher ou démentir et qui ne peuvent être brisées d'un rien. Des choses fortes, qui durent et qui font croire encore que la vie est belle, parfois.

Le sourire restait, tandis qu'une porte s'ouvrait, avant de se refermer dans un bruit de manteau retiré.

- Jaaaake !

La voix de l'enfant en bas qui s'élève, pour accueillir son frère, enfin rentré. Eh bien, il avait traîné, il ne suffisait que d'un coup d'oeil vers l'horloge pour le constater. Lentement, se relever et tendre la main vers son amie, invitation à la suivre.

- La rockstar est de retour.

Petit clin d'oeil, pour détendre l'atmosphère et préparer à la suite. Jake n'était pas méchant, non. Parfois un peu sévère avec sa soeur, mais celle-ci savait que c'était pour la protéger. L'aîné de la famille en avait bavé depuis la mort de leurs parents, chargé d'assurer un avenir pour ses sœurs, seul et pourtant à peine adulte. Ce n'était pas juste, mais il faisait de son mieux. En bas, on pouvait entendre les retrouvailles des deux membres de la fratrie, Jasmine avait toujours été démonstrative. Pas étonnant, à nouveau. Descendant de la mezzanine tout en surveillant pour s'assurer que Shela ne tombait pas - on ne sait jamais - Jade se tourna ensuite vers la table où se trouvait Jasmine à leur arrivée. Toujours couvertes de feuilles décorées par les couleurs dont les crayons étaient encore débouchés un peu partout. Bon, elle avait oublié le rangement... Tournant le regard vers sa petite soeur, Jade leva un sourcil.

- Rangé hm...

Un immense sourire apparut sur les lèvres de la plus jeune. Elle savait bien que sa soeur ne pouvait la gronder vraiment, pas pour ça en tout cas.

- Tu devrais, sinon on va devoir préparer les pizzas sans toi...

Et comme par magie, l'enfant se mit au rangement. C'est fou comme c'est simple parfois, quand on connait bien la personne à qui on s'adresse. En l'occurrence, Jasmine préférait bien plus mettre de la farine partout que de mettre du feutre partout. Chacun ses priorités après tout. Enfin, la préfète se tourna vers son frère, lui souriant et allant lui faire un câlin tout à fait spontanément.

- Hey p'tite soeur.

Le plus âgé des enfants Wilder ressemblait à ses soeurs, c'était certain. Ses mèches blondes tombaient sur un visage plus fin que le leur néanmoins, moins poupon, plus adulte. Des cernes plus marquées par la vie et ses déboires, mais aussi un sourire qui ne le quittait pas. D'abord, en voyant sa soeur, mais ensuite en voyant son amie, c'est là que son sourire s'agrandit, s'approchant de l'inconnue dont il avait pourtant beaucoup entendu parler.

- La fameuse Shela, j'imagine ? Je suis heureux de te rencontrer enfin.

Il était sobre, comme toujours, mais son sourire sincère en disait long. Observant l'échange sans rien dire, Jade sourit doucement. Mine de rien, ça lui faisait plaisir aussi. C'était important pour elle, peut-être trop en sachant désormais que Shela allait partir. Mais prenons cela dans l'autre sens: c'était l'occasion ou jamais ! Enfin, ou plus tard.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Shela Diggle
avatar
Modération RPGSerpentard
Modération RPG
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Londres - Quartier Historique

Message par : Shela Diggle, Mer 5 Déc 2018 - 21:37


Et l'effet surprise fonctionne, plongeant Jade dans un silence encourageant - elle cogite à autre chose. Se féliciter de cet élan de bonne initiative tout en laissant de côté l'image de Keira - oh Jade, je te laisse miroiter là l'image d'une chose qui ne sera plus, quoi que tu en dises. Je n'accepterai pas de laisser croire à des rêves ne pouvant se dérouler immédiatement, je ne lui demanderai jamais de mettre sa vie en pause, m'attendre moi, alors que ne pas être même sûre de pouvoir la satisfaire. C'est un Beau quelque chose, et lui imposer une immobilité si longue serait terrible et ne pourrait que le rendre vilain. Il s'agit là d'un égoïsme auquel je ne peux me résoudre, ne souhaiter attacher personne et puis n'avoir aucun compte à rendre ensuite, voilà une liberté bien pleine. Laisser tout le mouvement aux gens pour qu'ils ne puissent m'imposer une immobilité non plus. Est-il vil d'avoir alors parlé d'un tel sentiment à Jade ? Après tout, la connaissant, savoir qu'elle allait faire grandir dans son cœur une image de bonheur, une espérance trop grande déjà peut être. Mais il s'agit de mon amie. C'est bien aux amis que l'on conte ce genre de choses, pas vrai.

Avant de devoir à nouveau trouver de quoi alimenter un fil de pensées qui penchait un peu trop sur des falaises antipathiques, avant de devoir décevoir des espoirs nouveaux, et d'ailleurs, d'ailleurs, peut être que lui céder un non lui ferait croire qu'elle aussi en était un, un non, un arrêt. Il ne faut qu'elle pense cela. Avant donc de devoir parler, un cri s'élève, joyeux, un peu décalé : c'est la petite. Attraper l'invitation de la grande sœur et descendre à sa suite sous un regard que l'on surprend une ou deux fois rivé sur soi. La suivre plus lentement une fois arrivée en bas, embarrassée par ses mains trop présentes trop futiles, qu'en faire, de ses mains, lorsqu'il s'agit de se montrer à autrui ? Un autrui inconnu qui fait un peu peur, connaître l'amour que lui voue Jade et ne jamais être certaine d'être à une hauteur assez généreuse pour ne pas faire honte, pour ne pas être trop de côté, trop décalée soi aussi.
Mais il faut toujours plonger dans les plus désagréables marées pour en sortir ensuite, alors relever le menton, cherchant des yeux la silhouette encore inconnue.

C'est un grand gaillard blond, l'air sympathique, qui salue d'abord les membres de sa famille, se tourne vers moi qui mime maladroitement un sourire, pétille un peu des yeux à l'adjectif utilisé. Fameuse, hm ? Enchantée et l'on fait la bise à ce trop grand nouvel arrivant debout sur la pointe des pieds, bien qu'il fasse attention à courber l'échine. Envoyer à Jade un regard mi-amusé, mi-remué, partagée que l'on est dans l'affection réciproque avec la blonde. Ce sentiment est particulièrement terrible en sachant le sous-jacent, la connaissance du départ prochain. Cet entre-deux n'aurait pu être plus déchirant.
Tandis que le jeune homme se déleste de ses affaires dans son logis, prendre Jade à part, désinhibée par l'absence de l'inconnu monsieur. Des pizzas c'est ça ? C'est chouette ! le ton est maladroitement léger mais être rassurée par le fait que Jade sait, elle a pu tout voir sur le corps, aussi elle ne pourra pas mal prendre un enthousiasme un peu anxieux, pas vrai. Elle comprendra la nervosité. Et je fais attention, et l'effort a été si fort dans ma venue qu'il ne faudrait désormais tout gâcher. Alors ne pas montrer, bien que Jade puisse le saisir, un sentiment peu amène envers le repas; alors ne pas montrer quoi que se soit qui puisse plus encore jeter une claque dans la figure de quiconque. Et puis elle pourra être rassurée, peut être, de voir le corps ingérer.
Revenir en haut Aller en bas
Jade Wilder
avatar
Préfet(e)/Poufsouffle
Préfet(e)/Poufsouffle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Londres - Quartier Historique

Message par : Jade Wilder, Dim 9 Déc 2018 - 14:08


LA de Shela accordé


Malgré qu'elle arbore un air détendu, il en était tout autre dans la tête de Jade. Elle qui avait si peu l'habitude de voir du monde, c'était étrange qu'une pièce importante du puzzle rencontre sa famille. On aurait presque pu comparer au cliché de la première rencontre de sa moitié avec une famille peu avenante, un stress justifié par peur du rejet d'un côté ou de l'autre. Et puis surtout, il y avait le caractère exceptionnel de cette rencontre. Enfant, Jade était celle que tous voulaient connaitre, que tous semblaient apprécier et aimer. Inutile de rappeler les dizaines de soirées pyjamas organisées dans la maison familiale, en Italie, de quoi rendre fous les parents de l'enfant-soleil qu'elle était alors. Une réalité qu'on aurait pu conter dans les livres si la suite de l'histoire ne s'était pas montrée bien moins lumineuse.

Le soleil s'éteint sur une nuit éternelle, ne laisse plus que des cendres, vestiges d'amitiés qui n'existaient que quand les choses allaient bien, balayées par la réalité d'une vie plus adulte sans qu'on l'ait demandée ou même imaginée un seul instant. L'Italienne avait comprit bien trop tôt que tout est éphémère et que l'amitié n'existe que quand on va bien.

Une idée qui ne l'avait jamais quittée ensuite, décidant de chacune de ses relations avec les autres, de chaque geste ou parole et de la forme qu'adoptaient ses masques de paraitre, comédienne sans talent jouant une pièce quotidienne. Certaines personnes avaient fini par voir au delà du rideau rouge, non sans efforts sans doute. Shela avait fait partie des courageux, étrange quand on sait à quel point elle avait pu souffrir elle aussi, de son côté. Comment avait-elle pu trouver l'énergie de tendre la main quand ses propres muscles se montraient fragiles ? Ce n'est pas pour rien que Jade portait une certaine admiration envers la verte. Elle, elle semblait forte. Avait des amis qui la soutenaient, quelqu'un qui comptait et sur qui elle pouvait compter. Elle aurait pu se montrer envieuse la blonde, face à de telles constatations. Mais elle n'était qu'heureuse car son amie le méritait réellement. Et par dessus tout, elle voulait faire partie de sa vie, être elle aussi quelqu'un qui compte et sur qui compter. Difficile alors d'imaginer qu'il s'agissait d'un des derniers moments qu'elles partageraient ensemble. Pourtant attachée à la réalité des choses, la blondinette préférait se leurrer pour une fois et ne penser qu'à l'instant présent. Elle avait promis une belle soirée, hors de question que cette nouvelle ne trahisse cette promesse. Il fallait au moins que ça soit un beau souvenir, qu'elle ne laisse pas de mauvaises pensées à celle qui n'en avait en aucun cas besoin. C'était peut-être maigre que de proposer des bons moments, mais à cet instant c'était tout ce qu'elle avait la possibilité de faire.

Alors bien sûr, voir Shela rencontrer Jake était un peu stressant en soi. Elle n'avait que fierté pour sa camarade, ce que celle-ci lui avait révélé il y a un moment déjà n'avait jamais changé sa façon de la voir. Non, ce n'était pas elle le problème. Ni même Jake à vrai dire, le jeune homme avait hérité des valeurs de leurs parents, aimant par dessus tout rencontrer de nouvelles personnes. Le problème à cet instant, c'était elle. Ce qu'elle cachait à son frère, ce qui provoquait parfois des disputes entre eux et que Shela savait désormais. Autre face du dé, le fait tout simple qu'elle n'ait présenté aucune amie à son frère depuis de nombreuses années. Il suffisait de voir sa réaction quand l'adolescente lui avait annoncé l'arrivée de sa camarade. Pas tout à fait de "Quoi, ma soeur a des amis !?" mais pas loin quand même. On ne pouvait parler de honte en parlant de Shela. Elle était simplement une exception dont, par définition, la blondinette n'avait pas l'habitude. Difficile de dire alors comment allait se dérouler le repas, mais Jade avait redoublé d'ingéniosité pour que les choses se passent au mieux. Elle aimait prévoir tout problème pour pouvoir y parer, les pizzas n'étaient qu'une première étape dans un plan bien rodé. Un plan qui bien entendu, ne pourrait se dérouler exactement comme elle en avait l'intention, la vie serait sans saveur sinon, mais ce qu'elle avait pu prévoir était prévu. Heureusement, le premier contact entre Jake et Shela lui sembla encourageant. Pas de gêne à priori, à part bien sûr le "fameuse" qui vaudrait au jeune homme une bonne vieille claque derrière la tête des familles maaais plus tard. Histoire de ne provoquer aucune gêne, l'Italienne se détourna légèrement pour aider la plus jeune à ramasser les feuilles désormais réunies en un petit tas. C'est dingue ce qu'une motivation peut faire sur les actions des enfants quand même. Juste le temps de poser feuilles et crayons dans le petit meuble qui leur était réservé et le salon avait reprit une apparence plus classique. Bien, ils allaient pouvoir passer à la suite, les ventres ne tarderaient pas à réclamer de toute façon. Jake avait ses petites habitudes, ainsi il s'était déjà éloigné légèrement pour poser ses affaires. L'occasion alors de retrouver une Shela un peu plus détendue, ce qui ne l'étonnait pas. Connaissant assez bien son amie, Jade avait prévu que cette rencontre serait un peu particulière, heureusement ce n'était pas au stade de la panique - chose dont elle aurait été capable à la place de la verte.

- Des pizzas c'est ça ? C'est chouette !

Oreille musicale qui détecte une légère fausse note. Là aussi, Jade n'en fut pas étonnée. Parmi toutes les choses auxquelles elle avait pensé, qu'elle avait prévues, leur rencontre dans une salle de classe quelques temps auparavant n'avait fait qu'hanter ses pensées pour mieux s'y préparer. Elle ne voulait surtout pas embêter son amie avec un repas qui aurait pu tourner au cauchemar pour elle. A quoi bon prévoir une belle soirée si l'on gâche tout avec ses habitudes de repas bien garni ?

Les Wilder n'avaient pas grand chose et comptaient chaque sous avec attention. Pour eux, ce n'était même pas une question d'économies, juste de survie. Néanmoins les deux ainés s'étaient toujours arrangés pour que les repas soient conséquents, suffisants pour que la plus jeune ne manque de rien. C'était surtout pour elle que Jade travaillait en dehors des cours, pour lui offrir tout ce dont elle avait besoin, tout ce qui pouvait rendre une enfant heureuse. Cela provoquait des disputes légendaires avec Jake d'ailleurs, case par laquelle elle était passée avant de cacher la vérité à son ainé pour que les dés ne la collent pas sur une case prison. Tous deux souhaitaient le bien de Jasmine alors, pourquoi en avoir honte ? Voilà bien une question qu'elle n'avait pas envie de poser ce soir là. Bien évidemment, tout offrir à la cadette était leur principale attention, mais le fait d'avoir une invitée également. Lorsque la famille était au complet, les repas étaient fastueux lorsque des gens se présentaient à leur porte. Parlez de fierté ou de simple générosité, aux yeux de la blondinette ce n'était ni l'un ni l'autre. Juste une bonne façon de recevoir. Pour Shela, elle avait fait les choses un peu différemment, sachant à l'avance que cette appréhension naitrait vite dans l'esprit de la Serpentard. Alors sans détour, elle arbora un sourire qu'elle voulait rassurant.

- Cliché n'est-ce pas ? Je me suis dis que comme c'est le week-end, on allait faire quelque chose d'assez simple. J'ai prévenu Jake que tu avais un petit appétit.

Simple regard qui voulait tout dire, Shela n'aurait en aucun cas besoin de se forcer, de paraitre ou de prétendre. Pas avec elle, pas avec eux. Ses paroles, elles, étaient légères, contrastant avec le sous-entendu naissant au coeur de ses pupilles. Volonté que tout se passe bien et que son amie n'ait pas besoin de stresser à l'idée du repas.

Faisant quelques pas, Jade rejoignit la petite cuisine déjà occupée par Jasmine occupée à sortir divers récipients et ingrédients du frigo et du placard. Eh bien elle ne perdait pas de temps.

- Tu t'es lavé les mains ?
- Voui !
- Promis ?

Sourire en coin, tandis que la question trouvait réponse avec la langue tirée de la plus jeune. Avec d'autres enfants, Jade aurait vérifié la véracité de cette promesse mais elle savait Jasmine sincère. Et puis le métier de leur père avait apprit aux enfants Wilder à respecter des règles simples d'hygiène que la petite avait vite apprises également alors pas d'inquiétude à ce propos. A son tour, elle passa ses mains sous l'eau et invita Shela à faire de même d'un regard. Oh d'ailleurs, elle ne jouait vraiment pas bien son rôle d'hôte.

- Au fait, surtout fais comme chez toi. Si tu as faim plus tard, tu peux fouiller par ici...

D'un geste du pied, ouverture d'un placard en bas, contenant des sucreries diverses et variées, petit placard aux merveilles sucrées. Jade avait l'habitude d'y farfouiller, peut-être que ça ne serait pas le cas de Shela mais c'était toujours bon à savoir.

- Et si tu as soif, il y a tout ce qu'il faut dans le frigo.

Pour le coup, ça n'était pas une habitude ça. En règle générale, la blondinette et sa famille ne buvait que de l'eau, avec un fond de sirop néanmoins puisqu'elle haïssait le liquide clair et sans goût. Mais pour l'occasion, elle avait prévu eau gazeuse et autres sodas pour la venue de son amie. Là encore, aucune certitude que cette information lui servirait mais au moins, elle le savait.

Une fois ses mains lavées et sèches, Jade attrapa un récipient posé près du four et couvert d'un tissu qu'elle enleva ensuite, pâte à pizza préparée en avance par ses soins. De quelques gestes habitués, la jeune fille modela la pâte de façon à ce que quatre fonds de pâte soient prêts. En général, elle faisait ça seule mais Shela étant présente, elle s'efforça de ne pas s'emmurer dans un silence qu'elle connaissait pourtant si bien. Des paroles un peu bêtes comme l'explication de ce qu'elle faisait aux discussions à propos des cours, le dialogue fut doucement moins lourd, plus facile à enchainer, du moins à ses yeux. Elle espérait seulement que le même sentiment s'imposait chez son amie. Enfin, les pâtes furent prêtes.

- Je ne sais pas trop ce que tu aimes alors j'ai prévu plusieurs choses, j'espère que tu trouveras ton bonheur. On fait toujours une pizza chacun mais on pique toujours dans l'assiette de l'autre alors...

Petit rire, même pas crispé. Au contraire, ça lui permettrait de piquer dans l'assiette de Shela et de découvrir les goûts qu'elle pouvait avoir.

- Traduction, ma soeur est une gourmande qui ne s'assume pas...

Ton amusé du jeune homme qui rejoignait la cuisine pour aider la petite troupe. Et à nouveau, langue tirée mais par Jade cette fois, taquinerie habituelle entre les trois enfants Wilder. Les ingrédients réunis par les soins de la plus jeune furent parfaits pour commencer à garnir les pizzas. Par réflexe, Jake avait même allumé la radio qui laissait passer quelques airs familiers, évitant un silence qui dans tous les cas, ne se serait pas imposé. Évidemment qu'il ne put s'empêcher de poser des questions. Après tout, recevoir une amie de sa soeur était exceptionnel, plus encore une amie sorcière. Un Monde que lui n'avait jamais connu mais qui, même s'il n'osait le dire, le fascinait tout autant. Questions banales sur l'école, leur rencontre à toutes les deux et coup de coude discret - ou pas - lorsqu'il tenta une approche d'un certain avenir. Sans doute ne comprenait-il pas pourquoi ce geste mais il connaissait suffisamment bien sa soeur pour savoir que ça n'était pas pour rien.

Comme à son habitude, Jade fit une pizza qui ressemblait plus à un petit monticule tant elle était garnie de fromage et de champignons - mais surtout de fromage. Jasmine avait opté pour des goûts simples, peu étonnant vu son âge et Jake avait lui garnit sa pâte d'un peu de saumon. Met dont il profitait d'ailleurs puisqu'ils en avaient rarement dans leur frigo. Jade ne tarda pas à jeter un coup d'oeil à la création de Shela et ne fut pas surprise d'y voir quelque chose de léger. Joli parallèle avec elle d'ailleurs, mais au final cela donnait une pizza à tendance végétarienne avec de la roquette - ce qui eut le don de réjouir l'ainé qui y était accro - et... de l'ananas ??? Mes aïeux. Sur le ton de la plaisanterie, Jade lui fit une grimace bien exagérée. Si elles n'étaient pas amies, l'Italienne l'aurait traitée d'hérétique, mais la grimace était suffisante pour le coup. Bien entendu, la préparation n'avait pu se dérouler normalement, un peu de farine avait été lancée et ornait de façon improvisée les bouilles des présents. Ça n'était même pas étonnant et finalement, c'était plutôt encourageant. Les chamailleries de ces trois là étaient une habitude, qu'elles aient lieu aussi en présence de Shela ne pouvait signifier qu'une chose: ils étaient à l'aise. Espérons simplement que ça soit également le cas pour leur invitée. Pizzas au four, il ne restait plus qu'à attendre. Néanmoins, hors de question de s'observer dans le blanc des yeux en attendant, il y avait bien mieux à faire. Après une tentative d'effacer les quelques traces de poudre blanche dans ses cheveux, la blondinette alla s'affaler dans le canapé, sortant alors une pile de films divers et variés. Elle qui avait des goûts particulièrement éclectiques collectionnait de tout: du film d'horreur au dessin animé en passant par la comédie, comédie musicale, films d'action, fantastiques ou romantiques. Shela y trouverait bien son bonheur. C'est avec un large sourire que la blondinette tourna le visage vers son amie.

- Quelque chose te tente là-dedans ?

Peut-être devrait-elle préciser qu'ils n'allaient pas manger à table mais sur le canapé devant un bon film ? Peut-être, à voir par la suite si Shela ne le comprenait pas elle-même. Fort peu probable d'ailleurs. En attendant, c'était à leur invitée de choisir ce qu'ils allaient regarder. Bon il fallait quand même espérer qu'elle ne choisisse pas un film d'horreur histoire de ne pas choquer la plus jeune mais nul doute qu'elle y penserait par elle-même.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Shela Diggle
avatar
Modération RPGSerpentard
Modération RPG
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Londres - Quartier Historique

Message par : Shela Diggle, Mer 12 Déc 2018 - 18:26


Baisser les yeux à l'évocation de l'attention portée par Jade, gênée qu'il faille faire des ajustements. Et pour délivrer les autres il faut disparaître comme l'on aime le faire dans les foules, être le visage sur lequel l'on peut passer sans s'en souvenir l'instant d'après. Il vaut mieux ne pas être au-devant de la scène, trop s'exposer permet d'user du second sens de ce mot : il est dangereux d'être vue. Les pizzas iront très bien. Après tout cela va mieux, pas vrai, c'est ce qu'on lui a déclaré - faire ressentir un trop grand mal serait pire désormais, car cela voudrait dire qu'on lui aurait menti. En m'entraînant dans la cuisine elle taquine sa sœur, être à chaque fois frappée par la différence de nos deux familles. L'on n'a jamais été très proche de Nicole, et si taquineries il y avait elles étaient souvent entamées de façon peu vertueuse. Ne trop savoir si on le regrette à présent. Après tout il n'est pas nécessaire de bien s'entendre avec les membres de son proche sang. L'on est cependant touchée par la scène qui se joue ici, pas insensible à la joie qui se dégage des deux filles.

Jade m'indique les lieux phares de sa cuisine, et je ne saurais dire si la désignation du placard à confiseries est une habitude pour elle ou une façon de me faire sentir normale, car l'on ne touchera probablement à rien de ce qu'il contient, déjà nerveuse pour le reste. Le ton fût donné : bientôt une discussion légère grandit dans la pièce, agréable par sa simplicité. Échanger des mots n'est pas fort facile pour qui n'a point d'affinité avec ce langage particulier, mais avec elle, de façon générale, arriver à piailler suffisamment pour en apprendre d'elle et lui faire apprendre de moi. Des nouvelles banales des deux côtés, une bienveillance réciproque - ici même les détails ont leur importance. Et la présence de la petite dame n'est pas même compliquée : cela aurait pu étant donné que l'on s'est élancées dans une conversation qui aurait pu devoir être privée, et que l'on a un peu de mal à cerner les enfants, mais tout se déroule bien.

La même entente se poursuit à l'arrivée de Jake : là encore, tous trois s'amusent à être entre eux. Sourire de leur échange, satisfaite et quelque part rassurée que la blonde soit bien accompagnée, soutenue. Démarrent les hostilités : il faut désormais aller piocher tout ce dont on a besoin pour nos plats. Saluer silencieusement le grand choix offert par Jade et l'idée qui plaît. Il est amusant d'aller glaner les ingrédients souhaités. En pleine réflexion après avoir installé une base de tomate, se décider pour la salade épineuse et l'ananas qui paraissait fort appétissant. Satisfaite du rendu final, se prendre une remontrance taquine de la blonde, et l'on se retrouve un peu étonnée, ne pensant pas mal faire en associant le fruit à la pâte. La partie fut amusante : les pizzas reposant désormais au four, l'on file sur les pas d'une Jade qui quitte la pièce, entièrement rassurée qu'à ses côtés. Aaah super. Tomber auprès d'elle sur le canapé, foncièrement enthousiaste à l'idée d'observer une de ces histoires qui se déroulent une fois avalées par ce que papa appelait la télvision, ou quelque chose de cette trempe. On n'en avait que peu regardé, absorbées que l'on était dans des choses que maman préférait nous faire faire. Aussi l'idée de manger sans être observée - tout le monde aura les yeux ailleurs - était agréable. Parmi la collection de couvertures de livres qui n'en sont pas, diriger son choix vers celle arborant trois personnages aux expressions burlesques, espérant être tombée sur quelque chose de drôle. Celui-là ! Et, attends, tu en as plein sur le front lui frotter une paume sur le visage, cherchant à la défaire d'une tenace trace de farine. Tu sais ravir tes convives, assurer en riant. Vraiment. Je ne sais pas faire ça.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Re: Londres - Quartier Historique

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 3 sur 3

 Londres - Quartier Historique

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.