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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: Boutique d'Animaux Magiques
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Devant la BAM
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Kohane W. Underlinden
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Re: Devant la BAM

Message par : Kohane W. Underlinden, Sam 17 Mar 2018, 16:32




Apparemment, nous parlons bien de la même chose, elle et moi. L'impardonnable qu'elle vient de détruire. Je ne pense pas que ça ait été utile, d'ailleurs. Vu la pluie qu'il a fait, il se serait dégradé tout seul. Parce que, évidemment, il doit être biodégradable ! J'en suis persuadée. C'est bon pour la planète, comme ça. Pas trop de pollution. On va déjà si mal sur ce plan-là. Le jour où y'aura plus de planète, bah les enfantillages de noir et de blanc, de Mangemorts et d'Ordre du phénix se seront plus non plus. T'façons, on sera tous morts et même pas sur le champ de bataille.
La rouquine, après avoir répondu à ma question par l'affirmative, complète par le fait qu'il faudrait davantage appeler ce journal Déchet. Biodégradable, devrais-je rajouter. Et puis en fait, je n'ajoute rien. Sinon un sourcil arqué. Il n'est pas plus déchet qu'un autre. En plus, ses articles sont bien écrits. Non mais.
Je sens vibrer au fond d'elle la petite corde du désaccord.
La note tendue de la colère.
Je garde le silence ; elle va parler, j'en suis sûre. Autant la laisser parler. Et aviser ensuite. Comme pour un entretien. Laisser parler l'autre. Savoir ménager le silence parce que l'autre est toujours susceptible d'ajouter quelque chose, de rebondir et de compléter. Rester silencieuse en attente d'une parole. Qui ne tarde pas.

Elle me parle de Poudlard et je comprends que certains des journaux se sont retrouvés dans l'enceinte de l'école. Je la regarde de mes yeux sombres, patientant pour que tout le discours se déroule.
Je n'ose pas dire un oh un ah ou un je ne savais pas. Dernière phrase qui n'aurait, d'ailleurs, pas été totalement fausse. J'en savais strictement rien et, pour tout dire, ne me suis même pas posé la question.
Je n'ai pas cherché à savoir qui d'autre pouvait être en possession de ces journaux.
Qui d'autre a pu en distribuer à droite à gauche.
A quoi cela m'aurait-il avancé, de le savoir ? Je n'ai que faire des noms et des visages. Moi, j'avance, c'est tout. C'est égoïste, peut-être. C'est solitaire, surtout. Ca me convient. Pas toujours. Mais parfois. J'ai ce besoin de ramer seule. Pour réfléchir et me retrouver. Me ficher des autres et du monde.
Malgré tout, qu'il y en ait eu à Poudlard ne m'étonne pas non plus. L'école n'a jamais été le lieu loin de tout qu'on a si souvent vanté. Du temps de Dumbledore, on disait que l'endroit était safe tant que le vieil homme veillait. Que jamais Voldemort ne s'y attaquerait. C'était peut-être vrai. Mais les temps ont changé. L'un comme l'autre n'est plus. Et ceux qui ont repris l'ancien titre de Mangemort sont différents.
Alors, pourquoi toujours rester sur le confortable souvenir du passé ?
C'est comme ça qu'on perd une guerre. En refusant l'actualisation de la situation. Remarquez, moi, je m'en fiche que Poudlard continue de se croire intouchable.

Yeux dans les yeux, la rouquine me demande mon avis à la fin de son petit discours.
Je ne détourne pas le regard.
Mais ne réponds pas de suite, en pleine réflexion. Mon avis sur... ? Tout ça ? Le journal, Poudlard, les Mangemorts, le noir, le blanc, les idées ?
Qu'est-ce que je peux dire ? Tout en restant prudente. Je sens qu'on avance sur un terrain glissant. Voire miné. Le sol gelé où il est si simple de déraper.
Je renifle un peu -la pluie me donne toujours envie de renifler. C'est le facteur mauvais temps qui fait ça.

-Poudlard n'est plus l'endroit retiré du monde vanté d'autrefois, je me contente de répondre dans un premier temps.

Silence.
Sans doute cette réponse ne lui suffira pas.
Il faut aller plus loin.
Aller vers ce qu'elle demande.
Pour lui faire comprendre que je ne marcherai pas dans ses pas. Pas cette fois. Pas de rêve commun.

-Et ce n'est peut-être pas plus mal que les élèves aient conscience qu'il y a un monde dehors. Et que leur école fait partie de ce monde. Qu'ils le veuillent ou non. Après, se politiser ou non, c'est leur choix.

Vague haussement d'épaules.
Pas de sourire.
Pas la force ni même l'envie de sourire.

-Tu l'as lu ?

Référence évidemment à L'impardonnable.
Elle comprendra, pour sûr.

-Je veux dire... tu l'as vraiment lu ? Autre que parcourir du bout des doigts avant de le détruire.

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Mered Adand
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Re: Devant la BAM

Message par : Mered Adand, Jeu 22 Mar 2018, 00:08


Se chercher une alliée, une main à saisir pour traverser ce déluge, pour affronter cette propagande, telle était ma vision de mon Soleil. La pluie battante se heurtait à mon parapluie formé par ma baguette, j’étais protégée de ces intempéries. Je pouvais pas en dire autant des idées mangemoresques, croiser un reste de journal dans la rue me prouvait qu’aucune frontière n’arrêtait la diffusion de leurs bêtises. Rien hormis une traque assidue de ses monstres n’était la solution. Mais j’étais encore frêle pour cette bataille. Peut-être que la brune souhaitait me rejoindre, doublant mon effectif. A deux c’est mieux. A deux on est plus fort. A deux nous recruterons. De deux, nous deviendrons une légion.

J’attendais son approbation car il ne pouvait en être autrement. Elle était forcément de mon côté, un Soleil ça brillait fort, c’était pas possible qu’elle préfère les ténèbres. Même rêveuse, j’aurai compris un amour pour la nuit néanmoins ces deux mots n’étaient pas à confondre. Dans la nuit se trouvait des étoiles tandis que seul le vide régnait dans les ténèbres. Pourtant à ses paroles, je compris qu’elle n’était pas aussi catégorique que ma personne. Poudlard n’avait pas à être retiré du monde, la question était pas là. Je parlais de sécurité d’élèves ! D’ados en construction, si facilement influençables…

« L’école n’est pas un lieu pour faire de la politique. Chez les moldus on parle de laïcité, c’est globalement la même chose. Les sorciers devraient en prendre de la graine ! »

Nouvelle occasion de régler mes comptes avec ce monde. Je ne souriais plus non plus, penser à eux n’avait rien de drôle. Et l’autre qui osait me prendre pour une cruche, comme si je l’avais juger sans le lire, il ne méritait pas mes émeraudes. Adieu ombrelle, que la tempête s’abatte sur nous et qu’une seconde composée de mes mots t’arrose la brune. Tu semblais éteinte, j’avais l’ambition de te rallumer.

« Je l’ai vu et j’ai surtout vu de quoi les Mangemorts étaient capables ! C’est de leur faute ça, regarde ! », brûlure à la main posée sous son nez. « J’ai supprimé ce que j’ai pu à la bibliothèque, j’ai même prévenu les Aurors. J’comprends pas comment on peut adhérer à leurs idées. C’est si compliqué de vivre en harmonie dans ce monde ? L’Homme doit-il toujours combattre ? C’est eux qu’il faut détruire, les enfermer voire les tuer. C’est la meilleure chose à faire. »

Discours engagé, assumé, j’étais prête pour la bagarre. Sans abri, l’eau pénétrait mes vêtements et je commençais à frissonner. Je m’en fichais, mes prunelles continuèrent de fixer l’astre de Lyon. Si elle n’était pas avec moi, elle était contre moi… J’étais pour l’ouverture d’esprit mais sur ce sujet, le verrou était fermé à double tour. Jamais je ne les défendrai. Exception faite pour le Chat.


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Kohane W. Underlinden
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Re: Devant la BAM

Message par : Kohane W. Underlinden, Mer 11 Avr 2018, 23:27




La situation semble se tendre et j'ai presque envie de souffler. D'une façon très prononcée. Parce qu'il pleut -même si, les nuages gris pluvieux, c'est aussi quelque chose de chouette, demandez à Arty. Et parce qu'en face, je sens que ça travaille, sous la boîte crânienne. Ca turbine et ça semble dire que ce n'est pas tout à fait d'accord. Je ne demande pas aux gens d'acquiescer toujours à ce que je raconte. D'autant que, peut-être, les gens acquiesceraient à des choses étranges -vous ai-je dit que les prunes dirigeables peuvent parler ?
Bref, je demande pas forcément l'approbation entière et totale à ce que je peux dire -même si, je le sais, j'ai raison, on a toujours raison pour soi-même.
Cependant, je sens que la rousse ne se contente pas de courir sur une vague différente. Y'a la discussion de lancée, il paraît qu'il faut qu'elle continue.
Et elle rebondit sur ce que j'ai dit sur Poudlard et montre sa totalement désapprobation et
là, je crois, je bloque et je fronce les sourcils -ne pas du tout voir où elle veut en venir. Laïcité et politique, la même chose ? Il ne me semble pas. Puis, de ce que je sais par James, le mari de ma cousine, du système scolaire Moldu...

Pas le temps de plus approfondir la pensée parce qu'elle reprend. Elle me plante même son poing sous le nez, en me disant de regarder. Pis c'est un peu proche du visage, ça, alors les yeux ont tendance à loucher en se posant dessus. Les durs coups de la vie.
Mais parce qu'elle pense qu'ailleurs, c'est tout beau tout rose ?
C'est tout le temps comme ça : entre blessures et manif peace and love. Ca lui ferait du bien, d'ailleurs, une bonne manif, ça la calmerait dans la colère qui gronde en dedans. Faudrait l'expédier à Crystal, elle saura quoi en faire.
Mais bon, on n'est pas là pour parler peace and love et en plus, là, ça servirait strictement à rien vu comment elle paraît en colère. Et moi, de mon côté, je sens une moue boudeuse me monter aux lèvres. En plus, ce qu'elle dit se contredit tout le temps ! Elle déballe des mots et moi j'comprends même plus où elle veut en venir précisément. Puis même que je viens juste de remarquer que la flotte nous tombe carrément dessus puisqu'elle a retiré son parapluie magique. Ah bah super. Remarquez, ça ne me gêne pas non plus tant que ça. Le corps est comme anesthésié dans le froid et j'ai l'impression de flotter. Pas la plus désagréable des sensations.
Le seul désagrément, c'est la rouquine. Que j'apprécie, normalement. Même quand elle sort des bêtises sous l'effet de l'alcool.
Puis là aussi, ce sont des bêtises, mais sans alcool, et sans glousser. Non, elle a son air madame-je-suis-sérieusement-fâchée. Genre la tête de l'ultra adulte droite dans ses bottes prête à en découdre. Et j'aime pas ça. C'est très moche, comme air, il faut le dire. Elias affirmerait qu'à Dulte, les choses sont beaucoup moins bien, faut pas y aller.
Mais là, je crois que la rouquine essaie de m'emmener sur ce terrain-là avec ses mots et son regard qui me fixe. J'ai l'impression qu'elle a un rocher dans chaque prunelle. Qui essaient de t'écraser. Sauf que j'me laisserai pas faire comme ça !



Par contre ses mots tourbillonnent dans tous les sens sous la pluie, vrai capharnaüm.
Je finis par me pincer l'arête du nez du pouce et de l'index.
Comme pour calmer un mal de crâne qui arrive.

-Non mais tu t'entends ? je demande d'un ton bas.

Soupirer, les yeux fermés.
Quelques menues secondes.
Puis reprendre son inspiration, rouvrir le battant des volets et poser de nouveau mes prunelles sombres sur la silhouette de l'interlocutrice.

-Tu parles parles de vivre en harmonie dans ce monde et en même temps, tu incites à détruire, enfermer, tuer -accent mis sur ce dernier mot- des gens ! Je crois qu'on n'a pas la même notion d'harmonie, dans ce cas-là. Quoique, tu me diras, les Moldus vont bien buter des gens soi-disant pour ramener la démocratie.

Lever les yeux au ciel.
Le soupir du cœur qui s'envole entre les gouttes de pluie.
Cœur qui, d'ailleurs, en cet instant précis, bat tout fort. Parce que les idées se bousculent dans ma tête. Ca m'file des migraines ! Et ne parlons pas de la pluie. Vivement un peu de chaleur et un chocolat chaud. Qu'est-ce que je fous ici, déjà, moi ? J'sais même pas quelle idée m'a pris de sortir sous cette pluie.

-Puis, j'ai rien compris à ton histoire de laïcité et de politique. De ce que j'en sais, ça n'a rien à voir. En plus, les étudiant.e.s moldu.e.s peuvent très bien être politisé.e.s, s'ils le veulent. Mon cousin -enfin cousin par alliance- sait très bien tout ça, il m'en a parlé.

Puis, accessoirement, c'est aussi lui qui me file de la doc pouvant entrer en résonance avec mes propres idées.
Je ne le remercierai jamais pour ça.
Il est la preuve même que de nombreux ponts entre Moldus et Sorciers peuvent être faits. C'est pourquoi c'est complètement aberrant et improductif de séparer aussi hermétiquement les deux mondes. Les deux ont beaucoup à s'apprendre l'un l'autre, j'en suis sûre.

-C'est pas une bonne chose, de tenir les élèves à l'écart du monde dans lequel ils vivent. Après quand ils sortent de Poudlard, ils ne savent plus quoi faire. C'est à l'école, qu'on commence à se forger une vraie conscience. Si on refuse de leur ouvrir les yeux sur le monde dans lequel ils vivent, comment pourront-ils se forger leur propre opinion ?

Renifler, encore une fois.
L'humidité qui s'insinue partout. Dans les vêtements, la chair, les os.
Humidité froide.
Ouais. J'ai vraiment envie d'un chocolat chaud maintenant.

-Si tu tiens tout ce discours, c'est que tu n'as pas lu ce qu'il y avait dedans -signe de tête en direction de l'étincelle de départ.

Sinon, tu saurais tout ça.
Sinon, tu saurais toutes ces idées.
Abattre les murs qui enferment. Regarder au-delà. C'est beaucoup plus beau, un monde sans barbelés.

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Mered Adand
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Re: Devant la BAM

Message par : Mered Adand, Lun 16 Avr 2018, 00:02


Pas d’alliée trouvée, pire même, j’avais gagné une rivale. A ses mots, je compris que nos idéaux n’étaient pas les mêmes, que nous n’avions pas de point en commun, que si traque il y avait, elle ne serait pas à mes côtés. Je pensais même qu’elle serait sur mon chemin, arme en main, prête à m’arrêter et à défendre un monde différent du mien. Comment allais-je réagir ? Je fermai les yeux et replongeai lors de notre rencontre à Lyon, lors de la découverte d’une rêveuse diurne. Moment magique où une attente fut transformée en voyage. J’avais fait connaissance d’un Soleil, une étoile humaine, un peu perchée certes mais à laquelle j’avais fixé un élastique invisible pour pouvoir la retrouver. L’escale suivante eu lieu aux Trois Balais, pour mon anniversaire. Le lien n’avait jamais été aussi proche malgré plusieurs âneries prononcées sur le coup de l’ivresse.

A la réouverture de mes émeraudes, je lui souriais malgré la pluie. J’écoutais la suite de son discours dans l’espoir de renouer avec mon astre. Ma lèvre inférieure commença à fermer mon visage à l’annonce des moldus. Pour qui se prenait-elle pour parler de mon monde ? Avais-je dit quelque part que je cautionnais leurs actes meurtriers ? Non, jamais. Partout les ennemis avides de sang pour imposer leur point de vue devait disparaitre. Les Mangemorts étaient de ces personnes, mon devoir était de les neutraliser pour la paix. Faire la guerre pour vibre en harmonie, paradoxe je vous l’accordais volontiers. Enfin passons, pourquoi pas, pour elle je pris sur moi et ne répliquai rien. Ne pas partir fâchée, garder le contact, se boucher les oreilles avec les doigts.

Technique enfantine signifiant tu me saoules. Oui, c’était le cas, j’entendais ses paroles quand même, me mitraillant les tympans telles les gouttes d’eau sur mon corps. Plier sans rompre, tenir position, faire face, ne pas se montrer faible, essayer de contenir sa colère, devenir rouge sans le savoir, avoir les veines sortant du front, tenir fermement l’élastique et le voir se briser à l’écoute de sa dernière phrase. Mon visage se ferma définitivement, mon corps prit possession de mon cerveau, fin de l'échange programmé. Je bouillonnais tel un volcan, elle avait était trop loin. Sérénité se retrouva sous son nez, en position d’attaque.

« Tais-toi ! Ferme-la !!! Tu n’es pas un Soleil mais un Nuage, peut-être même le responsable des soucis de ce monde ! Si tu tiens tout ce discours c’est que toi, tu l’as lu ! Et surtout que tu l'as apprécié ! »

En mémoire du passé, je ne lui lançai aucun sort. Mon cœur avait encore un semblant de contrôle mais pour combien de temps ? Combien de temps avant que la blessure de ma main ne réveille la furie ? Autant ne pas jouer sur ce terrain et partir. Pas pour fuir mais bien pour la protéger. Au fond de moi, il y avait l’Espoir de ne pas la voir sombrer. Je baissais mon arme et tournai les talons et m’éloignai d’elle. Cachée de son regard, je pleurais sans vraiment savoir pourquoi. Peut-être en hommage aux victimes de l’attaque ? Peut-être pour la brune ? Un peu de tout un peu de rien, je l'aimais bien cette femme.


Fin de rp pour moi. Merci à toi et à bientôt Koko ♥
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Kohane W. Underlinden
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Re: Devant la BAM

Message par : Kohane W. Underlinden, Sam 28 Avr 2018, 19:29




Les volets se ferment sur les paupières, se rouvrent. Je crois qu'elle n'entend rien à ce que je raconte ou n'a pas envie d'entendre, je ne sais pas trop. En tout cas, on est en train de courir sur deux voies différentes qui, jamais, ne parviennent à se croiser. Courir sur des parallèle qui, par définition, se contenteront d'être côté à côte sans point commun.
Un soupir contenu lorsqu'elle se bouche les oreilles pour bien me signifier qu'elle n'en a rien à faire et qu'elle ne veut plus rien entendre. Mais je continue parce que je n'ai pas dit encore le fond de ma pensée -et je ne la dirai jamais vraiment totalement entièrement. Je continue et je sais que, malgré toutes ses protections, les vibrations de son lui parviennent, impactent son esprit.
Elle paraît mettre toutes ses forces dans cette bataille à l'ignorance sous la pluie. Voilà son visage qui se déforme, un peu rouge tandis que les gouttes viennent ricocher sur ses pommettes.
Elle bouillonne. Comme le volcan prêt de l'éruption.
Mais je n'ai pas peur.
Je me suis toujours tenue droite, fière, face aux explosions. Au contraire, je les aime bien. Surtout quand elles détruisent tout sur leur passage. Comme la fois où j'ai affronté l'oiseau fascinant de Londres, la fois où j'ai fait exploser le mur derrière elle et ai senti comme une libération au moment où tout partait en vrille.
J'ai besoin de me sentir ainsi happée, tourbillonner dans cette spirale au Chaos. C'est vivifiant. Revigorant.
Et elle, la rouquine, elle va bientôt exploser, je le sens.

Cela ne tarde pas, en effet.
Non seulement elle s'exclame mais en plus, elle me menace. Instinct de survie, mon poing gauche se crispe tandis que la main droite plonge dans la poche. Cependant, une partie de moi sait qu'elle n'attaquera pas. Sinon, elle l'aurait déjà fait. Elle en aurait eu largement le temps. Non, elle se contente de me mettre son arme sous le nez. Et de parler. Et de me demander de me taire. Et me dire que je suis un nuage -oh, merci du compliment, après tout, les espions violets à paillettes descendent des nuages alors oui, j'en suis peut-être un au fond. En plus, avec mon frère, on a déjà essayé de voler parmi eux et l'un d'eux était très sympa, il nous a accueillis, tout ça.
Et elle continue.
Et je ne réponds rien.
Je lis tout ce qui passe sous ma main, de toutes façons. Alors, évidemment que je l'ai lu avant de l'égrainer entre Londres et Pré-au-lard !
Mais ça, je ne le dis pas. Je me contente de la regarder dans les yeux, main droite crispée sur ma propre baguette. Sans pour autant lever le bras. Elle n'attaquera pas. Sauf si je déclenche les hostilités. Et je n'en ai pas tellement envie, à dire vrai.

De toutes les façons, l'impromptue entrevue est terminée.
Car sur ses derniers mots, elle abaisse sa baguette et s'éloigne. Je ne cherche pas à la rattraper. Ni à parler davantage. Il pleut. Il fait froid. Il fait humide. Elle s'éloigne, je vois son dos qui se fait avaler peu à peu par la grisaille.
Et je me sens perdue. Sans trop l'être.
Des sentiments contradictoires en moi. Peut-être une pointe de tristesse à cet échange qui ne s'est pas terminé comme prévu. Et en même temps, l'impression d'être blasée d'une telle situation. Comme si c'était devenu habituel. Trop habituel. D'entendre les opinions adverses. Et, surtout, de faire face à une telle intolérance dans un monde bien trop manichéen. A force de croiser Rachel, j'ai pris l'habitude de ces prises de tête. C'est pourquoi, d'ailleurs, j'ai préféré Thermidor à Yin Yang.
Je crois que c'est l'épuisement qui prend le pas sur tout le reste.
Et je demeure immobile, sous la pluie.
Regard dans le vague.
Je vais finir par tomber malade. Il serait temps d'aller se réchauffer avec un bon chocolat chaud.



Fin du rp
Merci à toi ♥
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Ellana Lyan
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Re: Devant la BAM

Message par : Ellana Lyan, Mer 20 Juin 2018, 20:29


Bonsoir/Bonjour, ceci est un RP libre et vous êtes donc encouragé.e.s à réagir ♥
/!\ La personne sur la vidéo n'est pas identifiable
L.A. de Rachel


Quand après un second rendez-vous l'ex élève de ma maison m'a proposée une petite sorte de mission, je ne m'attendais sincèrement pas à devoir travailler sans elle. Bien entendu je n'étais pas toute seule à déambuler dans ces rues la nuit pour poser des affiches illégale sur les devantures des commerces mais le vieil homme à la barbe argentée tel le légendaire Dumbledore n'avait absolument rien de la belle brune et j'avais un peu de déception face à cette découverte. Le jeu en valait tout de même la chandelle et la vieux semblait tout de même bien vif pour son âge !

C'est maintenant au tour de la boutique d'animaux magique qui m'avait d'ailleurs vendu Fléreur d'être sublimée d'une de mes belles affiches. Le sourire éternellement collé aux lèvres, j'entreprends de faire de même avec l'affiche contre l'établissement avant de renouveler mon magnifique sortilège d'amplification du volume si quelqu'un tentait de l'enlever (#). Oh ce pouvait être si beau la magie ! Jubilation. Mon cœur continue ses battements affolées et moi ma course silencieuse sous le clair des jolies dorées.

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Riri Vacuitas
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Année à Poudlard : Septième année

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Re: Devant la BAM

Message par : Riri Vacuitas, Mer 20 Juin 2018, 23:15


RP unique + Libre pour réagir derrière
Preuve de possession du Polynectar

Des ordres étaient tombé et des ombres devaient être crée. Ce soir j’étais à Londres chez mes parents, ce soir, il fallait étouffé les phares pour que la nuit noire reprenne ses droits. Les insectes volent et s’approchent des lueurs dans la nuit. Souvent il y trouvent leur malheur mais pas le répits. On fait ça pour les sauver, on fait ça pour eux. Suite à la lettre, j’avais prétexter une hypothétique soirée avec ma « copine ». Au yeux de mes parents, je m’étais inventé une vie sentimental, afin d’être le parfait ado banal. Plus je semblait normal et plus on me laissait faire. Mais faire quoi ? Faire la guerre, en tout cas, c’est pour ça que je sortais ce soir.

Juste avant de franchir mon portail, je bois une petite fiole. Du polynectar. Dedans, le physique d’un élèves a peu près mon gabarie physique. Afin de ne pas devoir me changer, pour aller plus vite. Un visage normal parmi les tas d’élèves que compte Poudlard. Il était hors de question de se faire démasquer si bêtement. Le liquide coulait le long de ma gorge, le goût était évidement horrible. Une expression de dégoût pouvait se lire sur mon visage.

J’allais arpenter les rue, à la recherche de choses encore jamais vues. J’avais pris un feutre rouge avec moi. Comme pour faire une référence à ce masque que je croise parfois. C’est pourquoi j’avais fais ce choix. Avançant dans les rues avec mon nouveau visage. J’observais pour trouver ce que je cherchais. Mon regard désormais marron et mes cheveux noirs, me rendaient parfaitement anonyme. Ma peau foncé me rendait un peu plus caché.

Après une bonne demi heure de recherche, et faisant attention à l’heure (puisque les effets de cette potion sont limité dans le temps), mon regard se posa avec stupeur sur cette affiche déposée sans aucune pudeur devant ce vendeur, la fameuse BAM. Accélérant le pas afin de faire ça rapidement, je pris malgré tout le temps de vérifier si personne ne me surveillait.

La rue était dégagée, personne à l’horizon. Alors j’agissais comme un trouffion, le cœur battant, l’esprit en ébullition, je sortis rapidement mon marqueur, écrivant rapidement sur cette affiche aussi méchante que méprisante, les phrases suivante.


L'acte de vandalisme du vandalisme était fait. maintenant je partais loin de mon méfait. Je devais aller quelque pars pour avoir une autre part du gout amer que j'avais toujours en travers de la gorge.
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Lizzie Bennet
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Re: Devant la BAM

Message par : Lizzie Bennet, Jeu 21 Juin 2018, 23:33


J’avais les dents qui grinçaient. Vraiment. En sortant de Barjow & Beurk, prête à rentrer vers Poudlard, je m’étais dit, tiens, et si je passais claquer une bise à Finrod (non mais presque). Comme je ne savais pas qu’il n’était plus propriétaire de la Boutique d’Animaux Magiques, j’étais donc allée droit vers l’endroit où il n’était pas, et là, surprise, calomnie, ignominie ! Je découvrais que la propriété de mon cousin favori avait été affectée par la propagande des phénix.

Grognant dans la barbe que je n’avais pas, je félicitais mentalement le copain qui était passé corriger l’affiche, mais quand même. C’était d’une audace… Au fond, il n’était peut-être pas sûr d’aller parler à Finrod. Pas tout de suite. Le pire même, c’est qu’en pensant à lui, mes pensées dérivaient vers un autre. Enfin, vers une autre scène en présence de lui et d’un autre. 40. Je me rappelais de sa satisfaction lorsque je lui avais offert de quoi immortaliser nos jeux suisses ; peut-être que…

Sans réfléchir plus avant, je pris donc mon air le plus outré, choqué, et tout ce que vous voulez. Après tout, Morgan était mon colocataire ; je pouvais la jouer meuf avec le sang glacé.
— Par Merlin ! Qu’est-ce que… 

Mes mains tremblèrent et je respirais mal. Diantre, j’avais même pas suivi de cours de théâtre moldu, et je m’en sortais très bien toute seule. Il faut dire que les livres de Jane suffisent à imaginer quelque vierge effarouchée par la vue de ce visage défiguré. Je sais pas pourquoi on part du principe que les vierges sont plus shook que les autres, mais que voulez vous. Tant qu’à jouer à fond le wig flew, j’allais prendre tous leurs clichés hein.

Cliché — oui, de base, je pensais à 40 à cause de ça. Je calmais lentement les « tremblements » de mes mains, avant de lancer un « Inanimatus Apparitus Appareil Photo. » Il fallut près d’une minute pour que l’objet se matérialise, alors qu’un clic suffit à capturer l’image dans mon petit engin d’airain. Mes lèvres se disputaient en une expression de choc absolu et non digéré, et les jambes incertaines, je disparaissais au coin de la rue.

67, j’ai un truc pour toi. Faut que tu saches. Les pioux, ces malotrus, ils sont venus jusqu’à chez toi. Cela ne se passera pas comme ça.
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