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[Habitation] Shadows and Lights
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Evan
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Evan, Jeu 2 Nov 2017 - 18:00







Tu sais...
Tu sais que les étoiles résonnent en regardant le ciel
Qu'elles discutent entre elles, qu'elles aimeraient
T'enlever ta Belle pour venir éclairer
Cette peinture nocturne, de ton Essentielle

Tu sais...
Tu sais que le vent qui joue dans les arbres, les chatouille,
Qu'il leur cri les échos de ces histoires, de vos histoires,
Et que les arbres en ont les feuilles qui frissonnent, et la pluie mouille,
Ces écorces centenaires, qui ressentent vos espoirs

Tu sais...
Tu sais quand tu regardes l'océan, perché sur le bord des falaises
Que leurs vagues murmurent l'éclat de ses yeux,
Comme si, cet embrun mettait les sens à l'aise,
Ce paysage racontant, ce rêve Merveilleux

Tu sais..

A l'avoir dans tes bras
Comme le musicien qui trouve LA note
Comme le poète qui rencontre LA rime
Quand les pensées s'envolent et emportent
Tout l'être jusqu'à de l'Autre la cime

Tu sais..

A la regarder, noyé au fond de ce bois
Où demeure ton splendide Renard
Tu sais tes émotions aux abois
Car elle seule anime ton regard

Tu sais...

A t'évader dans ses sourires chantants
Qui narrent l'étendue de ta Passion
Tu sais que tu la veux comme seul diamant
Car elle dessine tes émotions

Et tu sais...
Tu sais que l'Important
C'est Elle
Parce qu'elle
Fait naître les rivages ensorcelés
Construits les souvenirs envoûtants
Tisse le Monde à ses doigts de fée
Donne la signification aux Instants

Et tu sais...
Tu sais que ces battements
Ceux qui ont rendu ivre la Raison
Qui ont changé la Logique
Tous ses regards, ses sourires, ton enchantement
Et même si le manteau de Déraison
Doit se poser devant ton Unique
Tu sais...
Oui
Tu sais...
Qu'elle est à ton bonheur la définition

Tu sais...
Que si elle est une prison
Elle est ta condamnation
Que si elle est l'Enfer
Elle est ta damnation
Que si elle est le Paradis
Elle est ton invitation
Que si elle est dans ta vie
Elle est ta seule maison

Car tu sais...
Que tout s'éveille
Comme la flore au Printemps
Que tes sens s'émerveillent
Dès qu'elle partage ton Temps
Que ta joie dépend d'elle
Comme le souffle au poème
Qu'elle à en ses mains l'étincelle
Pour animer tes "Je t'aime"

~

La musique berce à sa sérénade
L'Automne griffonne sur des feuilles
D'arbres qui sont une cascade
Sur laquelle définir ce recueil

Que le Temps lui-même à composer
Au delà des saisons et des brises dans le cou
De mains nouées et d'échanges de baisers
Il a écrit le Renard et le Loup...

~

La musique sait
Que ceux qu'elle accompagne
Sont les fruits de Complicité
Et que Lui pour sa compagne
Sera comme les chansons qu'elle récitait

Le Temps sait
Qu'il est la plume sur les jours
L'encre qui voit se cristalliser
Les promesses d'un Toujours
Aux deux âmes qu'il a liées

~

Il arrive, le petit nouveau. Chahutant dans ses jambes. Tu souris, quitte la fragrance de ses yeux pour suivre ses mouvements. La musique s'enfuyait, comme si elle avait compris la suite, comme si le Temps lui avait ordonné de se taire.

Le louveteau (pas Evan hein !) regardait, joueur, sa maitresse. Et tu vois son regard, et souris, quand elle te demande d'aller vous promener avec eux. Parce qu'au fond, ce qui te rendait heureux était là. Vos animaux, les loups, le Phénix, et ta compagne.

L'aiguille de l'Horloge

- Oui, bien sûr...

Tu lui offres un sourire de ceux qui sont autant de Oui sur des questions non posées. De ceux pour lui dire sans ne rien prononcer, que tu la suivrais, jusqu'au bout du monde s'il le fallait. Alors, vous vous pariez d'une veste, et, laissant à Valor le soin de s'occuper de débarrasser, vous sortiez. Avec Aube et Crépuscule, et les deux petits nouveaux.

Ta main gauche vînt trouver la droite de ta belle. Les loups semblaient joyeux de sortir. Quand vos regards se croisent, tu lui fais un clin d’œil. Comme pour lui murmurer tout ce qu'elle savait déjà. Toute la raison de ce Nous que vous formiez.

Car tu sais
Que près d'Elle

Tu es...

Juste ... ~ Fin du RP ~ ... Toi
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Evan
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Evan, Dim 5 Nov 2017 - 18:30







Tu es allongé nu sur une plage de sable fin, sous un soleil de plomb qui brûle ta peau. Ta compagne près de toi te regarde, et te parle des tortues qui arrivent vers vous. Tu te redresses et scrute la mer qui est la seule musique berçant votre île privée. Et tu les voies, les tortues géantes qui approchent du rivage pour venir sur la plage.

Elle avancent lentement, passant juste à coté de vous. Vous les observez sans ne rien dire. Elle ne tardent pas à disparaître dans la forêt luxuriante juste derrière vous, ou des palmiers géants trônaient comme les piliers d'un château. Une envolée de perroquets enlève votre regard pour que vos yeux se retrouvent alors.

La Forêt n'était plus que cet assemblage divin, d'émeraudes associées à Merveille, dans l'écorce la plus noble, la plus douce, la plus enivrante. Celle qui, sous la main qui l'épouse en délicate caresse, devient l’Élément manquant pour créer un bout de Perfection...

...

Tu ouvres les yeux, perforant difficilement la pénombre de la nuit. Une main pour frotter tes yeux qui s'ouvrent alors vers la petite table de nuit, où réside le réveil magique. 4h16. Tu soupires, et tu te retournes pour faire face à ta Belle. Tes yeux se figent sur la place vide à tes côtés. Ta main gauche allant chercher machinalement et désespérément sa présence dans les draps froissés et tristes.

Tu te redresses, fronçant les sourcils, te demandant où elle pouvait bien être. Tu vois un faible halo de lumière provenant de l'entrebâillement de la porte de votre chambre. Alors tu décides d'aller voir, te disant qu'elle s'était peut-être levée et serait en train de siroter un chocolat chaud fumant dans un des canapés du salon près de la cheminée réconfortante.

Tu revêtis seulement ton pantalon qui trainait non loin, gardant tes pieds nous pour arpenter le sol frais. En sortant, tu te diriges d'abord vers la cuisine, ton regard scrutant la table comme pour y apercevoir des traces quelconques de sa présence. Rien.

Alors tu vas vers le salon où tu avais imaginé la trouver. Enveloppée dans une de tes chemises à ressasser mille pensée ou à découvrir bien des mondes. Mais rapidement le faible éclairage provenant des vitres donnant sur l'extérieur te dit que ce n'est pas le cas.

Par contre tu trouves les loups qui t'entendent arriver, y compris le dernier venu dans la famille. Et tous viennent alors te faire la fête en te réclamant une bonne dose d'attention. Souriant, tu t'agenouilles pour accueillir tes compagnons à fourrure.

- Elle est où votre maitresse hein ? Vous savez ?

Ton regard se pose sur la table comme si tu espérais y voir un indice, mais là encore il n'y avait rien. Et les loups ne semblaient pas décider à te dire où elle était partie. Alors tu te redresses, tes amis à quatre pattes te regardant comme ne souhaitant pas que tu les laisses. Mais d'un claquement de doigts autoritaire, Aube et Crépuscule repartirent s'allonger dans leur panier.

Seul le petit nouveau faisait de la résistance comme s'il souhaitait jouer plus longtemps. Le regardant en prenant une mine sévère, tu lui lâches un "Non" ferme, avant de sourire devant sa bouille adorable.

- Tu veux vraiment pas ? Allez viens, on va la chercher ensemble

Voyant qu'il ne semblait pas résigné à se recoucher sagement, tu le prends dans tes bras en lui octroyant quelques nouvelles caresses. Et te voilà parti à l'étage, et tu constates rapidement qu'elle n'y était pas non plus, le trouvant vide de toute présence. Alors tu finis par redescendre et dépose le petit dans le salon, qui pourtant ne semblait pas résigner non plus puisqu'il courrait toujours dans tes pattes.

Tu retournes vers votre chambre, allume la lumière. Et là, tu vois votre penderie ouverte, à laquelle tu n'avais pas fait attention, et surtout, le petit renfoncement de ton côté prévu à un seul effet. Tu t'empresses d'y aller, et tu te stoppes, la bouche ouverte. Tu soulèves la cape qui s'y trouve pour vérifier. Non, il n'est plus là. Il a disparu.

Tu t'assois sur ton lit, perdu dans toute une ribambelle de pensées confuses qui ne te permettent absolument pas d'y voir plus clair. Pourquoi l'avait-elle pris ? Et qu'allait-elle en faire ? Et où était-elle à cette heure ?

Tout cela n'était pas normal, et avait un côté inquiétant. Ce n'était pas dans ses habitudes de s'extirper la nuit. Et tu ne pouvais t'empêcher d'être angoissé à cette idée. Même si tu avais toute confiance en elle, qu'elle soit sortie, et surtout que ton masque ne soit plus là n'avait rien de rassurant. Le petit avait fini par monter sur le lit à côté de toi, après plusieurs tentatives ratées. Alors tu joues un peu avec lui, en attendant le retour de ta compagne, et des réponses qui viendraient certainement avec. L'essentielle étant de la revoir, pour chasser cette inquiétude qui se lisait sur ton visage.
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Elly Wildsmith, Lun 6 Nov 2017 - 22:37


Un repos bien mérité. Voilà comment tu t’étais couchée ce soir-là. Sans doute bien trop heureuse de trouver la chaleur des bras d’Evan, dans lesquels tu t’étais confortablement installé, recouverte par une couverture bien moelleuse. Parfait écrin pour un sommeil sans problème. Et pourtant.

Pourtant, alors que la lune scintille encore de son éclat et que le soleil n’est pas prêt à cadencer son arrivée, tu poses tes pieds nus au sol. Repoussant la couette loin de toi, comme prise d’une soudaine envie d’aller virevolter, ici ou là, alors que, concrètement, l’heure n’est pas à la fête. Et d’ailleurs, tu le saurais si tu avais jetés un œil au réveil posé à côté d’Evan – qui lui dort tranquillement et que tu ne remarques pas le moins du monde.

S’il t’arrivait fréquemment d’avoir des insomnies, il était extrêmement rare que tu fasses des crises de somnambulisme – en tout cas cela ne t’étais plus arrivé depuis quelques années et il était peu probable que tu t’en souviennes cette nuit. Tes pieds nus foulaient donc le sol, et tu dansais comme si tu faisais partie d’un quelconque ballet, lors d’une quelconque représentation. Devant un public absent et totalement invisible – si ce n’est les loups qui dressèrent quelques instants leurs oreilles avant de replonger dans leur un sommeil visiblement réparateur.

Tu ouvres l’armoire de la chambre à la volée – fredonnant un air doux dont seules tes pensées connaissent les paroles – et tu saisis, quelques vêtements, de ci, de là. Ton vieil uniforme de Pouffy, un masque marbré de stries émeraudes, et d’autres bricoles toutes plus inutiles les unes que les autres. Tu t’habilles rapidement, dans l’uniforme qui te serres un peu trop mais dont tu te moques – parce que finalement t’es pas vraiment consciente. Tes pieds nus foulent toujours le carrelage froid de votre habitation mais tu t’en moque éperdument. Tu trouves la porte d’entrée, y sort un instant, assise, posant le masque à côté de toi, contemplant la lune et ses milles éclats aussi beaux qu’enivrant. Mais le froid – visiblement – ne fait pas de toi son allié, et tu re-rentres sans demander ton reste, un peu frigorifiée.

Et puis, tu tombes sur ton professeur de métamorphose. Mais, il fait quoi dans le dortoir des Poufsouffles ? Tu restes un moment choquée, ébahie peut-être par la présence du professeur qui t’intimide un peu. Tu rougies, baisse tes yeux sur tes pieds, tes mains tournicotent comme si la sensation de malaise prenait tout ton corps en otage. Quelque part, tu aimerais lui ressembler, être un homme fort comme lui, plutôt que d'être quelconque, les filles ne te regardant pas « Mister Lival, je suis navré je ne savais pas que … ». Moment de flottement. Il te regarde avec un air interrogatif, comme s’il ne te comprenait pas, rendant la sensation de malaise plus pénible encore. « Je, vous voyez je ne suis qu’un simple élève de Poudlard, enfin, je ne pense pas que ». Il se rapproche de toi, et tes joues virent à un rouge cramoisie, tu recules à mesure qu’il avance, mais la distance entre vous ne fait que se réduire. Il murmure « J’ai eu peur » et tu ne comprends pas. Tu as 17 ans, tu es dans ton dortoir, que te veut-il finalement ? Tu soupires.

Il murmure à nouveau « Elly, ça ne va pas ? », et tu souffres en silence, les yeux sur ton uniforme de Pouffyparfait. A son tour « vous voyez bien, Mister, que je ne suis qu’un Poufsouffle dans son dortoir, je retournais me coucher, je ne sais pas ce qui s’est passé ». Fichue nuit, alors que le somnambulisme a eu raison de ta conscience. Tu murmures en guise de défaite « Croyez vous que vous pourrez m'apprendre ... à être comme vous ? »
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Evan, Mer 8 Nov 2017 - 16:12







Quelques minutes qui s'écoulent lentement, avec leur bagage d'inquiétude. Tu es là, sur votre lit, en proie à tout un tas de pensées que tu ne devrais pas avoir. Entre la peur qu'elle soit partie te dénoncer après tout ce temps, et celle qu'il lui soit simplement arriver quelque chose. A choisir tu préférais la première éventualité.

Tu savais ces pensées idiotes mais tu ne pouvais t'empêcher de les avoir, tant le fait qu'elle soit sortie en pleine nuit sans t'en avertir semble hors de ses habitudes. Tu laisses de longs soupirs s'échapper, tentant de te réconforter comme tu peux en distrayant le louveteau qui semble heureux de se pavaner sur vos draps.

Et enfin elle arrive, t'arrachant une mine surprise comme tu n'en avais pas encore eu avec elle. Elle arrive vêtue de son uniforme Poufsouffle, comme lors de votre première rencontre. Si bien que l'espace d'une seconde, tu te demandes ce qu'il lui passe par la tête, si elle était partie en quête de souvenirs ou qu'un désir soudain lui était passé par la tête. Ce qui ne serait pas pour te déplaire.

Mais très vite, tu vois à ses mimiques qu'elle n'est pas dans son état normal. Elle t'appelle Mister Lival, comme si tu étais encore son professeur à Poudlard. D'ailleurs elle ne tarde pas à se présenter comme UN élève de Poudlard, et tu ne peux t'empêcher de retenir un sourire malgré ton air d'abord surpris.

Tu t'approches d'elle et lui murmure que tu as eu peur, sans pour autant comprendre l'étendue de la situation. Alors tu lui demandes si ça va, et sa réponse te laisse davantage perplexe. Elle a vraiment l'air de se croire être un Poufsouffle qui retournait se coucher, et te demande si tu pourrais lui apprendre, à être comme toi.

Tu prends quelques secondes, cherchant à démêler cette histoire, avant que la solution te saute aux yeux d'elle-même. Elle faisait certainement une crise de somnambulisme. Tu n'en avais jamais faite, mais déjà entendu parler. Et le fait qu'elle ne semblait pas jouer ses réactions mais y croire profondément confortait cette idée.

Pour autant tu ne savais pas trop comment agir. Le mieux était peut-être de ne rien faire, ou de jouer le jeu, que d'essayer de réveiller son esprit. Au moins elle était sauve et tu pouvais te réjouir de cela. Alors tu lui envoies un sourire timide en posant tes mains sur ses épaules.

- Oui.. Tu es dans ton dortoir c'est certain... Pour ce qui est de t'apprendre à être comme moi...

La véritable réponse que tu aurais voulu lui sortir était  « Désolé mais je te préfère largement avec une paire de seins et tes attributs féminin... » Mais tu te contentas d'un « Vraiment, si c'est ce que tu veux encore demain, alors on en reparlera ! »

La situation t'amuse et te fait peur à la fois. Tu espères bien qu'elle ne te fera pas d'autres crises du genre à te faire flipper la nuit. Puis tu te souviens de ton masque, qu'il avait disparu. Alors tu retournes à la pêche aux infos avec ce magnifique garçon dont tu avais bien l'intention qu'il rejoigne ton lit à la fin...

- Dis-moi... Tu étais sortie où ce soir ? Et tu n'aurais pas vu un masque ? Le tien par hasard ? Avec des bandes d'émeraudes dessus tu sais ?

Tu continues de la fixer, même si elle avait l'air gênée comme si tu étais un Apollon pour elle. Ce qui était évidemment le cas même si là elle se prenait pour un homme. Tu laisses une main glisser dans ses cheveux d'or, jusqu'à atterrir sur sa joue, où tu laisses l'aube d'une caresse tendre, accompagnée de ton regard habituel qui lui disait toute son importance et tout l'amour que tu lui portes.
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Elly Wildsmith, Mar 14 Nov 2017 - 23:11



Tu es inquiet, parce que lui, il est si … perturbant. Toi, tu es insignifiant, une chose ridicule, un simple élève (et de Poufsouffle en plus !). Lui te semble si … puissant ! C’est le mot. Il incarne la puissance que toi, petite chose, tu n’as pas. Et tu l’envie. Alors tes yeux le dévorent quand il te pose des questions. Retourner se coucher ? Non, tu n’en a pas envie. Tu veux passer ta nuit à la regarder, parce qu’il est étrangement beau. D’ailleurs, tu remarques à peine qu’il est torse nu. Et tu vires instantanément au rouge vif alors que ton regard se pose ailleurs dans la pièce, sur un lit jaune et noir que tu imagines et qui n’existe pas.

Il glisse une main dans tes cheveux et là, tu deviens carrément cramoisi. Ta seule solution, c’est de récupérer le masque dont il parle. Il a l’air d’y tenir. Tu veux être un bon élève à ses yeux, tu veux qu’il t’apprenne à être aussi admirable et puissant que lui. Alors la tête haute, tu t’extirpes à nouveau de l’appartement pour aller toucher le froid du sol de tes pieds nus, le vent frais laisse un frisson à ta peau.

Tu attrapes le masque, et l’enfile immédiatement, avant de rentrer à nouveau pour faire part à Evan de ta trouvaille. Un sourire sous le masque. L’adolescent a disparu, le froid ayant fait revenir la femme en toi. Toujours endormie, ici mais pas vraiment là. Féline. Délicate. Tu l’entoure de tes bras « Mon nouveau visage te plait ? ». La voix est suave et enchanteresse.
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Evan, Mer 15 Nov 2017 - 11:34







Tu la regardes non sans sourire, car même dans ses étranges pensées, elle n'en restait pas moins la femme que tu aimes. Avec sa beauté angélique, son regard tendre et intense, ses lèvres en appât à tes désirs les plus exquis. Ses joues qui rougissaient à ta vue, comme si la part féminine d'elle était toujours là, au delà du rôle qu'elle jouait inconsciemment.

Tu l'observes détourner les yeux de toi, comme si elle était gênée de te regarder. Puis tu la vois faire demi tour, et s'extirper de la chambre, prendre la direction de la cuisine. Le louveteau saute alors du lit comme près à suivre sa maitresse, mais s'arrête sur le seuil de l'entrée de la pièce, comme s'il se disait qu'elle allait vite revenir.

Le léger courant d'air qui te parvint jusqu'à tes pieds te dit qu'elle était sortie dehors, et tu te lèves du lit un instant, ayant peur l'espace d'une seconde qu'elle ne soit partie tu ne savais où. Mais la porte qui ne tarde pas à se refermer te rassure. Et tu la vois réapparaître alors.

Un regard surpris sur ton visage, voyant le sien recouvert de ton masque d'émeraudes. Un frisson te parcourt la colonne vertébrale et glisse sur ton torse. Alors qu'elle s'avance vers toi et t'enlace dans ses bras comme si elle était revenue à elle. Tu te mords la lèvre, devant cette contemplation interdite.

Elle habillée par tes ténèbres, qui lui allaient comme une seconde peau. Tu l'imaginais alors porter le masque à tes côtés, quel duo de ténèbres vous feriez. Amants du Chaos dans une Justice implacable contre ceux qui le mériteraient. Et sa voix au timbre t'emportant à des rivières murmurées, qui se content dans les temples soupirants qui naissent aux corps échaudés, partitionnés sur une même ligne où les sens se perdent en cadence démesurée.

Tes mains vont se poser à sa taille, et tu ne peux t'empêcher de lui envoyer un sourire radieux, joueur, désireux, trouvant que ton masque lui allait divinement bien. Un mélange de ténèbres, de sexy, de divine qui parait ta belle en Merveille. Car Merveille elle était pour toi, et même dans cet accoutrement, seconde peau aux brumes enchantées.

- Ton nouveau visage... Te va parfaitement... glisses-tu tout en l'approchant de toi, au point que vos prunelles s'entrechoquent pour former une unique formule, à vos odeurs mélangées enivrantes comme le parfum d'un été rageur sur la peau perlée.

Suffisamment pour que tu puisses t'accrocher à son regard boisé dans les orifices du masque, la voyant embrasser ton côté sombre, comme l'aimant, comme une continuité, un prolongement, de tout ce que tu étais. Comme toi tu pouvais, armer le bras de la Justice pour elle, et elle qui pourrait, guide celui des Ténèbres pour toi.

Alchimie Improbable, Dualité Impalpable, électricité Implacable. Gouttes d'Inestimable. Sur l'Autel de votre Complicité. Dans les mains de l'Autre Vulnérable. Votre vérité. Récit d'Amour et Passion, Tendresse et Férocité. Délicieuse ascension, Fable. Vous étiez.

- Même si je t'avoue que tu es plus sexy sans le masque... Je te vois bien louve avec cet uniforme... Tu te vois toujours à Poudlard ? Une élève ? UN... élève ?

Tu ne savais pas sur quel pied danser. Elle semblait dans une autre phase, sans que tu saches si elle était revenue à elle. Au moins elle n'avait pas égaré ton masque, qui l'habillait d'une teinte que tu ne pouvais qu'apprécier. Vous étiez liés. Jusqu'au plus profond de vos âmes, à la fois dans sa lumière comme dans tes ténèbres. Un mélange redoutable. Qui faisait que l'un pour l'autre, vous pourriez détruire des mondes et en construire un nouveau à votre image.

Vous étiez les orages indomptables, les tempêtes rugissantes, l'eau à la fois calme et incertaine, le feu à la fois doux et ravageur, la glace à la fois fraiche et assaillante, la terre à la fois rigide et malléable, l'air à la fois respirable et étouffant, la foudre qui martèle le sol ou embrase le ciel, la lave qui emporte ou qui inspire, les vagues déchainées ou musicales. Vous étiez, le Renard et le Loup. La Justice et le Chaos. Vous. E & E.
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Elly Wildsmith, Jeu 16 Nov 2017 - 22:32


Les ombres dansent sous tes paupières, le sommeil semble vouloir reprendre les droits sur toi, mais toi, imperturbable, tu continues ta danse laconique. Le masque sur ton visage te fait respirer différemment (#DarkVadorStyle), mais tu t’en moque, tu ne sembles pas comprendre outre mesure ce qu’il te raconte. Le professeur aux multiples atouts. Tu le détailles, sous ton masque, passe sa musculature au crible de tes ongles, de tes doigts. Tu soupires, expiation d’un désir à peine enfoui. Là, latent, juste au creux de la gorge, au bout de tes lèvres.

Mais sa question te propulse à des doutes et des angoisses que tu as pourtant passés depuis de nombreux mois désormais. Pourtant, en plein milieu de ta crise, ta voix s’élève, froide, distante, terriblement cassante et bien loin de l’envoutement dont tu portais les traits quelques instants plutôt « Il y a en a une autre ici ? Où est-elle ? ». La peur a saisi tes entrailles, tu supportes mal cette idée, qu’il vive avec une autre, qu’il soit incapable de le dire.

Tu tournes et tu vires, furibonde, dans cet appartement qui te parait trop sombre, trop froid, pour être tien. Tu attrapes une baguette posée là, attendant sagement la main de son propriétaire. La tienne, la sienne ? Celle de sa maitresse ? Tu l’ignores. Limite, si c’était celle de la blonde qui couche avec lui, tu la casserais en moins de temps qu’il en faut pour le dire. Mais là, surtout, c’est à lui que tu en veux. Ta voix se fait rauque à travers le masque émeraude tu hurles « Réponds-moi » et menace avec l’arme que tu tiens à la main – sans réellement savoir t’en servir visiblement, puisque tu la diriges contre toi.

Et soudain, un sursaut, une boule de poil furtive qui passe entre tes jambes, tu hurles une peur que tu ne contrôle pas. Et l’animal s’enfuit dans ses jambes à lui. Tu les regardes, intriguée, inquiète, mais surtout terriblement apeurée. Tu murmures, comme une litanie « Arrête de me mentir, arrête de me mentir, arrête de me mentir … »
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Evan, Jeu 16 Nov 2017 - 23:42







Tu es toujours hésitant, intérieurement, à te demander à quelle facette de son monde tu avais affaire. Même si intérieurement, tu ne pouvais t'empêcher de la désirer, dans cet accoutrement et en plus elle portant ton masque. Tu avais envie de lui enlever d'un coup sec et de l'envoyer valser avant d'aller la plaquer contre l'armoire. (Hum... :mm)

Tu écoutes sa respiration hachée par le masque, et savoure ses mains qui parcourent ton corps, ses doigts sur ta peau, ses ongles qui laissent un soupir s'échapper de tes lèvres. Était-elle redevenue, elle ? Et tout le monde entrevu explose en une fraction de seconde. Ta reine de feu se transforme de nouveau en reine de glace.

Sa voix heurtant ton esprit, elle presque à crier, te demandant s'il y avait une autre femme qui était présente et où elle était. Tu ne peux t'empêcher d'afficher une mine incroyablement surprise après un bref mouvement de recul, tes pensées prenant une nouvelle barrière violente de plein fouet.

Tu la vois qui semble exploser intérieurement, et tu restes figé, te demandant si sa crise allait lui passer. Tu la vois gesticuler, énervée, et s'emparer de ta baguette. Elle te hurle dessus de lui répondre, et tu commences à te dire que la situation pouvait dégénérer sévèrement si elle ne revenait pas à elle.

Tu mets tes mains devant toi et avance vers elle, lui intimant de se calmer. Paroles vaines. Tu la vois qui pointe ta baguette sur elle-même. Et là un mouvement de panique. Alors que le louveteau se faufilait entre ses jambes, elle se met à hurler et tu vois l'animal décamper venir se réfugier vers toi. Ses derniers mots résonnent comme un sonnet qui t'intimait d'essayer de la ramener à la raison. Sous les cris, Aube et Crépuscule s'étaient réveillés et étaient eux aussi venus au seuil de la porte pour regarder la scène.

Alors tu t'approches d'elle doucement, tes mains toujours pour lui ordonner de se calmer. Et tu murmures son prénom. « Elly, Elly, Elly... Arrête. C'est moi. Je ne te mens pas. Je ne te mens pas ! Calme-toi... Respire... Respire... Ce n'est que moi. Tu es seule ici. Tu as toujours été seule ici. Et le seras toujours... ».

A tes derniers mots, tu avais posé tes mains sur les siennes qui serraient ta baguette. Et lentement, doucement, tu lui enlèves des doigts avant de la jeter sur le lit. Et tu gardes ses mains dans les tiennes, continuant à lui murmurer des mots qui se voulaient rassurants.

- Chuuut... Tout va bien Elly... Ce n'est que moi... Nous... fis-tu en me retournant un instant vers le louveteau. Puis en indiquant les deux loups de la tête. Tu es chez toi. Chez nous. Je suis là...

Alors tu fais le dernier pas qui vous séparait, l'enveloppant tendrement dans tes bras, tes mains croisées frottant ses deux épaules. Peut-être un électrochoc pour elle. Tu espérais. Ou peut-être l'aube d'une nouvelle facette sui se présenterait. Tu ne savais pas, mais tu voulais avant tout qu'elle aille bien, qu'elle se sente bien. Car toi tu ne l'étais réellement que lorsqu'elle l'était aussi...
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Elly Wildsmith, Ven 17 Nov 2017 - 9:16


La colère s’extirpe de ta peau, de tes lèvres, en des soupirs hachurés. Tu deviens fébrile, comme si la fatigue retombait d’une manière peu prévisible. Tu l’entends qui murmure son prénom, comme pour te rassurer qu’il n’y avait que toi dans sa vie. La baguette prise un instant plutôt s’envole de tes mains, et tu te laisses faire, guider par ses mains, par ses yeux, qui te raccrochent un instant à la réalité. Tu murmures « Chez nous », comme si les mots dit pouvait être vrai, tu le voulais, en tout cas.

Tu le laisses te prendre dans ses bras, et soudainement la fatigue retombe, sur ton corps, sur tes paupières. Tes yeux papillonnent un instant, ton regard étreint les alentours. Le louveteau, apeuré par les cris plutôt, revient finalement vers vous. Tu laisses un instant ton regard le couvrir. Tu murmures à Evan « Désolée », tout en ôtant le masque qui ornait jusqu’à présent ton visage.

Tu t’écroules dans ses bras, seul antre où la vérité se fait, seul endroit où tes doutes s’envolent. Comme un enfant malade, il te couve de son regard, dépose mille baisers sur ton front. Tu te laisses ainsi aller au sommeil qui voudrait bien de toi. Soupirant d’aise, oubliant les instants de doutes, d’angoisses et de bizarrerie qui s’était produit quelques instants plutôt. A dire vrai, il est peu probable que tu t’en rappelles le lendemain. Tes yeux se ferment alors sur un sommeil bienvenu, rythmé par les battements du cœur de ton bien-aimé.
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Evan, Ven 17 Nov 2017 - 11:30







Tu la couves de ton regard le plus doux, le plus aimant, pour être certain qu'elle comprenne. Quelle était en sécurité. Quelle était la seule. L'Unique. A faire tourner ton monde. A enclencher tous les bons côtés en toi. Car elle représentait Tout.

Si le bonheur avait un sens il se trouvait près d'elle. Tu le savais. Tu le respirais chaque instant. Tu ne la laisserais pas. Ni dans ses doutes, ni dans ses douleurs. Tu serais toujours la pour être son phare, tout comme elle était la subtile lumière qui sublimait ton ciel et ton regard.

Tu t'accroches a ses yeux sous le masque, tu la sens troublée, et elle murmure un 《 Chez nous 》comme si elle reprenait peu à peu vie à la réalité. A votre réalité. Et tu suis son regard qui se porte à nouveau sur le louveteau. Un nouveau mot de ses lèvres, elle revenant certainement de son étrange rêve.

Elle ôte ton masque avant de s'écrouler dans tes bras. Tu la réceptionnes avec tendresse. Ton souffle se fait plus léger, rassuré de l'avoir retrouvée, bien qu'épuisée. Ton coeur bat toujours la chamade, mais tu arbores un sourire aimant et plus joyeux.

Tu déposes plein de baisers sur son front, comme autant de 《Je t'aime 》 que tu lui offres, que tu lui dis, que tu lui contes. Encore et toujours. Hier et Aujourd'hui. Certains dans ses cheveux que tu caresses en la serrant contre toi. Ta flamme, ta lueur, ton coeur.

Tu l'entraînes délicatement vers le lit où tu l'aides à s'allonger. Sa tête posée sur l'oreiller. Tu sors un instant, éteindre les lumières allumées. Les loups repartent se reposer comme s'ils savaient eux aussi que tout était redevenu calme.

Et tu retournes dans votre chambre. Tu recouvres son corps des draps. Le louveteau saute se poser à ses pieds. Et tu la rejoins, te posant contre elle, déposant de nouveaux baisers à son front, avant de garder sa tête contre toi.

Ta main droite va se lier à une des siennes. Tu gardes les yeux ouverts sur sa beauté. Tu n'avais pas envie de dormir, seulement sur elle de veiller. Être là, être Celui. Car elle etait Celle. Et tu voulais bercer ses rêves, comme elle bercait ta vie...

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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Evan, Lun 20 Nov 2017 - 18:25





Chaos & Passion


Week-end de détente, rien qu'à vous. Dans votre maison, parfait couple qui profite l'un de l'autre, dans un foyer chaleureux. La cheminée et son âtre enchanteur vous avait bercés toute la matinée, dans les bras de l'aimé.e. Tantôt à jouer, avec vos compagnons à quatre pattes. Tantôt en taquineries entre vous. Et le phénix qui dans la pièce volait joyeusement, déployant ses ailes et un peu partout voletant.

Vous aviez décidés, au détour de vos discussions enlacées, à des mains aimantes, que vous passeriez votre soirée dans le Londres moldu. Votre appartement, et que vous iriez vous promener simplement une fois que la nuit se serait entièrement posée avec ses bijoux lumineux apparents. Valor y avait été envoyé en éclaireur, pour accorder de votre soirée les lueurs.

T'étant préparé bien plus rapidement que ta compagne, elle flemmardant sous une couverture dans le canapé, tu lui avais proposé de sortir et faire un aller-retour à votre appartement, d'y emmener déjà les loups. Un baiser vous séparant, lui signifiant que tu revenais bientôt, tu sortais en compagnie de tes canidés, eux contents d'aller se dégourdir les pattes.

L'atmosphère pesante de l'Allée des Embrumes se ressentait davantage avec la nuit, si bien que les recoins sombres se multipliaient. Mais tu fendais l'air frais sans te retourner, Aube et Crépuscule gambadant à tes côtés. Tu remontee la ruelle, trouve le Chemin de Traverse, qui était toujours grandement peuplé même à cette heure avancée.

Les rues moldus t'accueillirent avec entrain, avec une joie de vivre d'un samedi soir, qui se respirait dans chaque bar, déjà bondés de badauds prêts à festoyer. Même si toi tu avais prévu ta soirée, dans un tête à tête romantique, tu souriais étrangement à entendre des buées de mots joyeux, d'habitude insignifiants à tes yeux.

Enfin tu gagnais, la porte bleutée, qui conduisait à votre appartement, faiblement éclairé. Tu trouvais Valor, qui arrivait avec des yeux surpris comme s'il ne t'attendait pas et que tu avais dérangé sa sieste.

- Mister Lival ! Valor ne vous attendait pas si tôt ! Valor n'as pas encore eu le temps de...
- Ne t'inquiète pas ! le coupas-tu. Tu as le temps, Elly n'est pas prête, je vais ressortir la chercher et on reviendra ensuite ! Les loups avaient besoin de sortir un peu je crois, du coup je vais les laisser là avec toi !
- Bien Mister Lival ! Valor va s'occuper d'eux comme toujours ! Et tout préparer pour votre retour !

Tu adressais une caresse à tes loups, un sourire à l'elfe et tu quittais à nouveau votre appartement. Tu retrouvais le froid dans l'air ambiant sous quelques cotonneux à basse altitude qui donnaient un vent pas très accueillant. Ton visage toujours habillé par ce sourire qui ne s'en allait pas.

C'était toujours le cas, dès que tu passais du temps avec elle. Pas de tracas du boulot, juste vous, contre le reste du monde qui n'existait plus. Enfermés dans vos paysages, où naissent les mondes les plus vertueux, les plus ardents, les plus ensoleillés, les plus palpitants.

Quand tu regardais, dans le miroir de ta vie, tu prenais facilement conscience, que tu étais devenu un homme pleinement heureux, depuis qu'elle avait poussé la porte, depuis qu'elle y était entré. Dans ta demeure, devenue votre demeure. Elle se faisant papier, peints sur les murs, souvenirs derrière vos armures.

Poème sacré, vos cœurs consacrés, elle était, les vers qui chantaient, les rimes enjouées, qui faisaient, comme des feux d'artifice dans le ciel. Tout s'illuminait, de tes sourires jusqu'à tes prunelles, elle était la gardienne, celle qui avait la clé, pour abolir tes chaines, ou, seulement te condamner, à l'aimer.

Ta damnation éternelle.

Les mains dans les poches de ta cape, tu bravais le froid, perdu dans ses pensées qui guidaient ton cœur et tes choix. Elle la couleur de ton univers, et tout prenait un sens, dès lors que dans votre sphère, elle était ton alliance.

Tu regagnais le Chemin de Traverse, les autres sorciers n'étaient que des ombres, des étoiles comme averse, ses traits qui dessinent ton monde. Puis l'Allée des Embrumes, ses pavés qui résonnent, pas loin la porte de vos brumes, comme de votre bonheur qui ronronne.
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Elly Wildsmith, Lun 20 Nov 2017 - 23:40


LA de moi-même

D’un commun accord, vous aviez décidé de passer la soirée et la nuit à Londres. Dans l’appartement londonnien que tu avais choisi seule et dans lequel vous viviez à présent à deux. Même si étonnamment vous passiez le plus clair de votre temps sur l’allée des Embrumes. Comme si l’atmosphère de l’allée pouvait camoufler votre passion. Un sourire alors qu’il t’embrasse, emmenant les loups sur un premier tour. Toi restant sous la couverture qui te tenait doucement chaud, et de laquelle tu ne voulais pas sortir – faut dire que tu y étais bien !

Alors tu le laisses partir, un sourire sur tes lèvres, avant de laisser tes yeux s’attardaient sur le feu crépitant de la cheminée, qui te berce un instant. Tes paupières papillonnent, comme si le sommeil voulait encore t’accaparer dans ses bras – tu n’y résistes pas vraiment, à dire vrai. Tu es bien dans cet endroit, tu te sens bien ici. Instinctivement, tes bras remontent le plaid sur tes épaules, cocoon doucereux et chaleureux qui t’enserre.

Un bruit, un simple bruit. Tu penses qu’il s’agit de la porte qui s’ouvre, tes pensées embrumées te font dire « Evan » avant de réfléchir et de te dire qu’il aurait fait les choses incroyablement vite pour un sorcier voulant promener ses deux loups. Tu te redresse un instant, tendant l’oreille. Ta baguette n’est pas à portée de ta main – ici tu n’en as jamais besoin. Tu lances, pour te rassurer un « Evan ? », d’une voix qui tremble, inquiète d’avoir été troublée dans une somnolence imprévue, ou angoissée de voir arrivée quelqu’un d’autre que lui peut-être.

Et comme une mauvaise pensée qui attire le malheur, tu les vois. Tu les perçois. Le louveteau, auparavant recroquevillé sur tes pieds, sagement endormi, se relève et grogne. Tu te redresse. Le temps de les voir réellement, que l’image percute ta rétine, qu’elle fracasse ton esprit. Des étrangers. Chez vous. Tu déglutis, mais n’a pas le temps de faire grand-chose. Le louveteau s’élance et se mange un violent coup sur le flanc. Tu restes un instant interdite, avant de te reprendre et de te lever d’un bond, la rage qui frappe à tes temps. « Je ne vous per… »

Ta phrase se meurt, puisque dans la demi-seconde qu’il t’a fallu pour te lever, il a fallu que l’un des deux visiteurs lève sa baguette et prononce une formule à l’effet plus que douteux. Ton esprit tente d’analyser, avant d’être totalement aux prises de cet autre dont tu ignores tout mais qui te contrôle désormais. Annihilation de ton esprit, de ton corps, pour ne garder que les ordres reçus, ceux qui te sont donnés. Impero dans ta tête, qui résonne encore et encore. Tu n’es plus que l’ombre de toi-même, attendant le discours de celui qui sait, qui contrôle. Et qui rit. Tes yeux sont figés dans le vague. Tu ne réagis pas à leurs plaisanteries, ni à leurs moqueries. Ni à leurs envies dégoutantes. Tu ne te rends compte de rien.

On t’aboit un ordre « Retourne te coucher sur le canapé » dans un demi-sourire malsain, et tu le fais sans hésitation, sans rechigner. Allongée, tu ne regardes dèsormais que le plafond, tes pensées vidées de toutes émotions, de toutes sensations. Tes yeux cillent un instant. Alors qu’au loin remonte des murmures « Oh regarde, c’une auror ! » qui ne fait peur à personne. Qui aurait peur d’une auror sous impero, voyons ? L’un des deux types se retrouve au-dessus de to. A califourchon sur tes hanches. En pleine possession de tes moyens, il est probable que le type aurait valsé dans la cheminée, juste pour dire. Avant que tu ne l’étripe à mains nues. Mais tu n’as ni conscience, ni esprit, ni capacité de te rebeller contre celui qui te contrôle. Alors tu restes là, éperdue sur ce plafond.
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Evan, Mar 21 Nov 2017 - 0:36







L'ambiance austère et glaciale de la ruelle laissait un frisson sur ta peau. Réchauffant tes mains entre elles, tu parcourais les derniers mètres qui te séparaient de ta demeure. Tu souriais un instant, en imaginant que tu trouverais ta belle encore peut-être emmitouflée sous la couverture plutôt que partie se doucher et s'habiller.

C'est avec cette amusante pensée, que tu passes la porte d'entrée, la refermant soigneusement derrière toi. Tu commences à retirer doucement ta veste, prêt à la jeter en vrac sur la table haute de la cuisine, quand tu entends des voix s'élever. Deux voix d'homme, et vu les mots que tu entendais, ils n'étaient pas des amis d'Elly et pas là pour une visite de courtoisie. Des cambrioleurs qui t'auraient vu sortir ? Peut-être.

Ton sang ne fait qu'un tour, tu sors ta baguette, alors que ta veste tombe au sol, et tu avances doucement vers le couloir qui mène au salon. Elly. Tu fermes les yeux une seconde, envahi par une rage qui te dévore. S'ils lui avaient fait quoi que ce soit... Tu remarques le louveteau offert à Elly allongé sur le côté avec quelques gémissements. La Raison se trouble.

«... vais ... Faire ... là ! »

Tu saisis l'urgence de la situation. Nouvelle pulsion de haine.

Tu franchis le dernier mètre et tu tombes nez à nez avec un des deux qui fouillaient dans les meubles. Il se retourne et brandit sa baguette en même temps que toi.

« Ne bouge pas mon petit ! »
« Toi ne bouge pas ! »
« On a un invitéééé ! »

Tu entends un rire qui s'élève avant de le voir. Tu te figes, un frisson glacé te paralysant l'espace d'une seconde. Un cri de tes lèvres « ELLY ?! ». Et tu entends le rire des deux hommes et vois l'autre à cheval sur ta compagne. Tu inspires profondément, une boule de haine transformant immédiatement le sang dans tes veines.

« Fais attention à ce que tu fais où je fais du mal à ta femme ducon ! »
« Moi je te conseille de bouger de sur elle, tout de suite... »
« Tu te crois en position de force pour discuter hein ? » te fit celui avec qui vous vous teniez en joue. « On fait ce qu'on veut, on prend ce qu'on veut ! Et tu ferais mieux de lâcher ta baguette »

Tu avales une boule de salive amère, tes yeux ne quittant pas le corps de ta compagne chevauché par le sorcier. Une noirceur sans fin empourpre tes prunelles. Tu sens ton cœur qui a perdu tout rythme régulier, tu dois la protéger, la sauver.  Et eux...

« Vous... Vous feriez mieux de partir, si vous tenez à la vie... Vous ne savez pas où vous avez mis les pieds... »

Nouvel éclat de rire entre les des deux hommes.

« Mais si ! On sait bien qu'elle est Auror ducon ! Et toi t'es quoi ducon, un larbin du ministère aussi ? Tu crois que ça nous fait peur ? »
« Non... Moi... Je fais dans le nettoyage... »
« Bah tu vas pouvoir nettoyer ta petite copine alors après ducon ! »

Tu te mords la lèvre, sentant toute cette colère que tu emmagasinait, et ton regard fuyant l'autre toujours allongé sur Elly. Des images furtives passaient devant tes yeux. Tu imaginais que l'homme l'avait peut-être touchée, caressée, ou pire encore... Tu souffles longuement, sans te soucier du rire et des moqueries de l'autre face à toi.

Tu te vois te transformer devant lui et lui arracher la tête d'un seul coup de patte, entrer dans une frénésie sans nom. Mais ton cœur faisait des bonds si fort que tu avais peur que l'autre ne s'en prenne à Elly pendant ce laps de temps. Ton regard se perd sur son visage, qui semble égaré dans un autre monde. Un frisson de peur t'envahit, puis de rage, de haine. Car eux ne savaient pas de quoi tu étais capable, et dans cet état ils étaient déjà morts sans le savoir.

« Que lui avez-vous fait ? ... »
« Si tu savais mon pote ! Et regarde ! »

Ta respiration se coupe en voyant l'homme qui posait ses mains sur les cuisses d'Elly, et elle qui semblait perdue à cela, à sa volonté. Cette vision te détruit davantage encore.

« Dégage... Tes mains... Tout de suite... D'elle... »
« Et pourquoi je ferais ça alors qu'elle aime ça ta ****** ? »

Tu fléchis les genoux, ton visage perdu dans un de tes bras. Tu souffles longuement. Tu sens le mec face à toi qui en profite pour s'emparer de ta baguette. Tout ton corps est en transe. C'était trop, c'était beaucoup trop. Cette vision, ces pensées, non. Non. Tu ne pouvais l'accepter.

Tu expulses des larmes d'une rage inouïe alors que les deux hommes continuent de rire et que celui face à toi t'intime de te relever. Tes poings se serrent, avec une force si grande que tu laisses la marque de tes ongles dans ta chair. Dans tes pensées, ils étaient déjà morts. Et cela n'allait pas être sans un carnage sans nom.

Tu ne pouvais l'imaginer souillée par eux. Touchée... Ces idées te révulsaient et accentuaient l'orage que tu t'apprêtais à envoyer. « CASSE-TOI, TOUT DE SUITE, DE SUR ELLE... » Un dernier avertissement, une dernière sommation, avant que tout ne parte, avant que tout ne s'achève, pour la protéger, pour la retrouver...

N'existaient plus les pensées joyeuses autour de votre soirée. Tu étais le mage noir, le Mangemort, la peur et la mort. Tu étais le loup, la bestialité, la colère, la rage, la haine. Parce qu'Elle, était en danger. Parce que tout basculait dès lors. Et tu ne contrôlais plus rien. Tes sens complètement fous, prêt à s'en prendre à toutes celles et ceux qui s'attaqueraient à Vous...
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Elly Wildsmith, Jeu 23 Nov 2017 - 15:00


Tu n’es qu’une poupée, simple, morne, monotone. Attendant les ordres, de qui, de quoi ? Tu l’ignores totalement et ton absence de conscience relative t’empêche de penser à tout cela. Heureusement, parce qu’il y a fort à parier que tu n’apprécies pas forcément ce que les types entrés chez toi voulait te faire. Tes yeux fixent le plafond d’un regard vide et sans idée, alors que ton ouie perçoit un changement, un nouveau venu sur la scène.

Tu entends, sans écouter, les échanges de voix. Les éclats des cris. Tu comprends, d’une manière détachée ce qui se passe, ce qui va se passer. Mais aucun geste ne se fait, aucun son ne sort de tes lèvres. Tu es entièrement acquise à la cause de l’enfo*ré qui t’as balancé un impero. Sortilège impardonnable. Tu pourrais t’enrager, mais tu restes là, dans le vide, le regard perdu à ce plafond. Attendant la suite des choses.

Et finalement, des cris, encore. Evan qui manifeste sa colère sans nom, sa rage emplie d’une haine qu’il a du mal à contenir. Tout cela fuit de ton esprit, comme si tu n’étais pas capable de retenir la moindre information. Et finalement, on s’adresse à toi après un énième rire. « Elly Wildsmith, c’est bien ça ? ». Tu regardes l’homme qui t’as posé la question, qui n’est pas celui ayant jeté l’impardonnable sur toi. Tu te figes, attendant un ordre. Finalement, l’autre t’hurle de lui répondre. Et tu t’exécute d’une voix neutre, ne trahissant ni colère, ni haine, ni amitié particulière. « Oui, c’est bien cela ».

Tu es toujours allongée sur le canapé, un homme toujours à cheval au-dessus toi. Tu le regarde alors que sa main passe dans tes cheveux et qu’il se penche sur toi d’une manière un peu trop suggestive. Tu ne dis rien, néanmoins. Prisonnière du sortilège. Son visage face au tien, il te cramponne le menton, et te fait tourner violement la tête pour regarder le nouvel invité. Qui n’est autre qu’Evan. Aucune réaction de ta part, si ce n’est ce vide sidéral qu’on peut constater dans tes prunelles. L’autre ne relâche pas sa prise sur toi alors qu’il se laisse aller – sans aucune douceur – à te mordre le cou. Finalement, il te demande en regardant Evan : « Dis-moi qui est cet homme, que fait-il ici ? ».

Et toujours cette voix blanche qui émane de ton corps, que tu écoutes sans réellement comprendre « Evan Lival, 33 ans, professeur de métamorphose à Poudlard, directeur de Serpentard ». Les deux s’esclaffent, ne sentant pas le danger venir. Les vapeurs de ta conscience s’embrument à mesure que tu balances ces informations – pourtant gardées secrètes face à bon nombre de tes collègues – « Compagnon d’Elly Wildsmith, chef du bureau des aurors ». Un échange de regard inquiet entre les deux hommes, avant que l’un d’eux s’amuse de la situation « Tu parles d’une auror ! » et le couperet qui tombe, implacable « Evan Lival, occlumens aguerri, connu aussi sous le matricule 08, mangemort ». Et le monde bascule.
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Evan, Jeu 23 Nov 2017 - 17:02







La vie, la mort, tout cela ne tien parfois qu'à un fil, qu'à un choix, qu'à une décision. Comme ce combat, que vous aviez fait un soir de printemps. La mort était apparue s'emparant, un instant, de ses yeux ébènes que tu aimais tant. Et tu avais mis ta vie en danger pour sauver la sienne.

Et là, dans ce chaos de pensées, devant ta compagne maltraitée, menacée, il était clair que les deux sorciers, sans le savoir, avaient fait le choix de mourir ce soir. Les secondes paraissaient une éternité, à la dévisager, sous les mains de cet homme que tu avais envie d'étripé. La Raison, était sur le canapé, Ta Raison.

Ton regard cherchant dans le sien les saisons, mais un voile de brume l'envahissait, et ta mâchoire un peu plus se crispait, tes poings serrés à t'ouvrir les mains. Nulle douleur tu ressentais, tout était annihilé, par cette colère, cette rage démesurée, qui faisait de toi une bombe à retardement, qu'ils avaient enclenché.

Les mots s'enchainent, couplés à tes ressentiments de haine, tu entends l'homme sur elle la forcer, à clamer son identité. Ta respiration n'a plus de sens, et tu sens ton cœur qui tambourine si fort dans ta poitrine, que tu sais, que dans les minutes à venir, la partition qui se jouerait, serait de celles interdites.

Ton regard s'empourprait de larmes. Pas de tristesse non, comme celles venues d'une mauvaise nouvelle, mais d'une folie sans nom, qui bouillait et prête à rugir de tes veines. S'en prendre à tes amis pouvait faire de toi le fils du Chaos. S'en prendre à celle que tu aimes faisait de toi son bras, sa sentence, son jugement.

Tu vois son bourreau qui se permet de passer sa main dans les cheveux de ta belle, avant de serrer son menton pour la forcer à te regarder. Ton regard n'a plus l'ombre d'un soupçon de compassion, ce sentiment s'est éteint dès lors qu'ils avaient choisi de s'en prendre à elle. Et les présentations se font, lentement. Elle balance ton nom, ton âge, tes rôles à Poudlard.

Tu te redresses, alors que les deux imbéciles éclatent de rire. Ton visage est fermé, aucune émotion ne filtre, prêt à actionner, la fin de ce film. « ...chef du bureau des aurors ». Tu perçois l'échange de regards des deux hommes, alors qu'un continue de faire le malin. Les pendules résonnent, les derniers coups avant que tout ne s'enchante, que leur monde se désenchante.

« ...connu aussi sous le matricule 08, mangemort »

Comme si c'était un signal de départ, ou simplement que tu ne pouvais plus te contenir, le dernier mot te lança, le bras armé du Chaos. Tu fonces sur l'homme devant toi avec un cri rageur, ton avant bras sous son cou jusqu'à heurter le mur derrière lui. L'homme essaye de te mettre une droite, que tu arrives à esquiver et lui balancer un coup dans les cotes en échange.

L'homme t'assène un violent coup de coude dans la mâchoire qui t'éclate l'extrémité droite de la lèvre, alors tu répliques avec un coup bien placé dans les joyeuses qui le fait tomber à genoux. Tu l'enchaines avec deux coup à l'estomac avant de lui défoncer la mâchoire à plusieurs reprises, à faire voler des gerbes de sang.

« Arrête toi tout de suite où je bute ta nana ! »

T'accroupissant derrière ta cible, tu bloques son bras droit du tien dans son dos, glissant ton avant-bras gauche sous son cou avec ta main relevée au niveau de sa joue.

« Toi lâche-là où je lui brise la nuque. Tu as trois secondes. »
« Lâche-le où je bute ta ******* je t'ai dit conn*rd !! »
« Une... »
« Tu te crois drôle ? Tu veux la voir crever c'est ça ? »
« Deux... »
« Je vais la buter ta pouf ! »
« Trois... »

D'un mouvement sec, rapide et furieux, tu brises la nuque de l'homme dans un craquement violent sous le regard du sorcier face à toi qui ne devait pas s'attendre à ce que tu mettes ta menace à exécution. Le regard plein de haine, tu jettes le corps inerte à côté de toi tout en te relevant pour bondir vers l'autre qui semblait déboussolé par ce que tu venais de faire.

« Sectum... »

Un bruit, sourd, de ton poing dans sa gueule qui alla heurter les coussins. Sa baguette s'envole de ses mains. Et tu le soulèves avec hargne, le faisant quitter le corps de ta compagne, avant de l'envoyer valser contre le mur de la cheminée. Le sorcier se relève et te place un crochet gauche à la tempe qui te sonne l'espace d'une seconde, te laissant certainement un hématome.

Tu prends un second coup au thorax, qui te fait reculer d'un pas avant de retourner au combat. Tu expulses ta colère dans tes poings, martelant le sorcier de coups tous plus forts les uns que les autres, te déchainant sur lui jusqu'à ce qu'il tombe au sol, le visage couvert de sang avec certainement quelques dents en moins.

« Pourquoi tu l'as pas laissée hein ? Et pourquoi tu l'as touchée ? »

Questions sans réponses, si ce n'est les cris de douleur de l'homme qui recevait une salve de coup de pied, se retrouvant rapidement à quatre pattes avec un long filet de sang qui lui sortait de la bouche.

Tu regardes un instant Elly, qui semble toujours perdue, et tu te souviens des mains de l'homme sur ses cuisses. Tu expires profondément, avant de te retourner et de lui balancer un nouveau coup de pied dans la tronche. Il tombe au sol, sur le dos, là, totalement vulnérable, livré à ta merci.

Alors tu t'empares d'un des vases à côté de la cheminée, avant de t'accroupir au-dessus de lui, serrant son cou de ta main libre comme pour l'étrangler. « Tout le monde, sauf elle... ». Et tu abats férocement la vase sur son crâne, le faisant voler en éclats. Une grosse gerbe de sang vole sur le parquet, du crâne fendu de l'homme. Alors tu bascules sur le côté, prenant un retour d'émotions et d'adrénaline maintenant que tu avais libéré ta colère. Même si ton sang était toujours dans une fusion de haine effroyable.

Le souffle haletant, tu passes tes deux mains sur ton visage, essuyant tes larmes de rage, comme  le sang au coin de ta bouche. Le louveteau s'est relevé et est parti renifler le premier cadavre. Et tu te retournes vers Elly, te relevant immédiatement avant d'aller jusqu'à elle.

Un genoux à terre, tu t'empares d'une de ses mains que tu serres chaleureusement, comme pour sentir ses doigts enserrer les tiens, alors que ton autre main va caresser son front, espérant retrouver cette lueur dans son regard qui embrase tout ton monde, faisant vivre le Votre.

« Elly ?! Ma Belle ?! C'est moi... Tu m'entends ? Tout est fini.. C'est terminé maintenant... Je suis là... Je suis là et tout va bien... »

Tu caresses son front, ses cheveux, ses joues, un faible sourire revenant sur ton visage de ténèbres, souhaitant plus que tout retrouver celle que tu aimes, loin de l'emprise de ces merd*s que tu venais de tuer. Et tu espérais, qu'ils ne lui avaient rien fait pendant que tu étais dehors. Tu espérais, qu'elle allait bien, ou ta rage se répercuterait encore.

Tes sens perdus, prêt à tout pour celle que tu aimes, pour ses joies, pour ses peines, pour ses blessures, pour sa douceur, pour ses rires, pour ses douleurs, pour ses sourires, pour le meilleur, et pour le pire...
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Elly Wildsmith, Dim 26 Nov 2017 - 22:44


Tes yeux papillonnent, alors qu’au dehors de ton champ de vision c’est l’apocalypse. Le mal se déchaine, le chaos se répand, et l’odeur du sang, âpre, te prend les narines. Mais tu ne réagis pas, tu assistes, impuissante, au déferlement de violence d’Evan sur les deux hommes qui n’ont visiblement pas pris conscience du danger du domicile que vous habitiez. S’en prendre à vous, c’était forcément s’exposer à des risques plus ou moins violents, s’en prendre à toi, c’était trouver la mort au bout du chemin. Et cela, tu aurais pu le dire aux deux hommes s’ils t’en avaient laissés le temps.

Tu restes là, ébahie face à ce fichu plafond alors qu’à quelques mètres de toi se déroule une scène d’une violence inouïe. Tu ne fais aucun mouvement, comme si tu attendais qu’on te délivre – ou qu’on te donne un ordre te permettant d’être tranquille. Finalement, la brume se dissipe, ton esprit reprend peu à peu pied, comme si soudainement le maléfice s’était levé, comme si, les minutes passaient sous l’effet du sortilège impardonnable finissaient par monter à ton cerveau endolori et que tu prenais seulement conscience de ce qui s’était passé dans votre maison des embrumes.

Tu clignes des yeux, cherchant à comprendre la vérité, que les méandres de tes pensées avaient du mal à te laisser apercevoir. Et une voix, sa voix, qui s’immisce au creux de ton oreille, et ce contact sur ta main, qui te ramène peu à peu à la réalité, qui répand une chaleur bienfaitrice. Ton visage se tourne vers lui, cet autre au cœur de tes enfers, source de tes ténèbres, et tu le regarde un instant –sans comprendre. Avant que la réalité ne te rattrape et te rappelle, les mains sur tes cuisses, les mots durs prononcés, et cette absence de réaction qui ne t’étais pas habituelle. Tu murmures, la gorge sèche « Evan ? » et tes yeux percutent son visage, voient la lèvre fendillée, le sang sur sa peau. Et son regard, qui scintille d’une étrange lueur, de celles que tu n’as pas l’habitude de voir dans ses yeux d’habitude si calmes.

Tu te redresses. Jauge l’état de la pièce, interdite. A nouveau son prénom s’extirpe de tes lèvres alors que tes yeux ne quittent pas les cadavres, le sang étalés partout « Evan ? Il ... s’est passé quoi ? ». Tu sais, mais tu refuses de voir la vérité en face. Pas ça, pas chez vous.
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