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[Habitation] Shadows and Lights
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Elly Wildsmith
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Elly Wildsmith, Dim 26 Nov 2017 - 22:44


Tes yeux papillonnent, alors qu’au dehors de ton champ de vision c’est l’apocalypse. Le mal se déchaine, le chaos se répand, et l’odeur du sang, âpre, te prend les narines. Mais tu ne réagis pas, tu assistes, impuissante, au déferlement de violence d’Evan sur les deux hommes qui n’ont visiblement pas pris conscience du danger du domicile que vous habitiez. S’en prendre à vous, c’était forcément s’exposer à des risques plus ou moins violents, s’en prendre à toi, c’était trouver la mort au bout du chemin. Et cela, tu aurais pu le dire aux deux hommes s’ils t’en avaient laissés le temps.

Tu restes là, ébahie face à ce fichu plafond alors qu’à quelques mètres de toi se déroule une scène d’une violence inouïe. Tu ne fais aucun mouvement, comme si tu attendais qu’on te délivre – ou qu’on te donne un ordre te permettant d’être tranquille. Finalement, la brume se dissipe, ton esprit reprend peu à peu pied, comme si soudainement le maléfice s’était levé, comme si, les minutes passaient sous l’effet du sortilège impardonnable finissaient par monter à ton cerveau endolori et que tu prenais seulement conscience de ce qui s’était passé dans votre maison des embrumes.

Tu clignes des yeux, cherchant à comprendre la vérité, que les méandres de tes pensées avaient du mal à te laisser apercevoir. Et une voix, sa voix, qui s’immisce au creux de ton oreille, et ce contact sur ta main, qui te ramène peu à peu à la réalité, qui répand une chaleur bienfaitrice. Ton visage se tourne vers lui, cet autre au cœur de tes enfers, source de tes ténèbres, et tu le regarde un instant –sans comprendre. Avant que la réalité ne te rattrape et te rappelle, les mains sur tes cuisses, les mots durs prononcés, et cette absence de réaction qui ne t’étais pas habituelle. Tu murmures, la gorge sèche « Evan ? » et tes yeux percutent son visage, voient la lèvre fendillée, le sang sur sa peau. Et son regard, qui scintille d’une étrange lueur, de celles que tu n’as pas l’habitude de voir dans ses yeux d’habitude si calmes.

Tu te redresses. Jauge l’état de la pièce, interdite. A nouveau son prénom s’extirpe de tes lèvres alors que tes yeux ne quittent pas les cadavres, le sang étalés partout « Evan ? Il ... s’est passé quoi ? ». Tu sais, mais tu refuses de voir la vérité en face. Pas ça, pas chez vous.
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Evan, Lun 27 Nov 2017 - 15:02







Penser perdre l'être aimé, ça peut amener à perdre la raison. A perdre tous les repères qui font que la vie semble tourner, car dès lors tout ralenti, le temps s'estompe, tout est figé, comme prisonnier d'un bloc de glace, plus aucun mouvement ne se fait.

Les sens ne savent plus comment fonctionner, comme une pendule déréglée, les émotions éclatent en mille morceaux, et tout ce qui est de bon s'évapore en un fragment de secondes, ou il n'y a plus rien qui rattache à la vie. Il n'y a plus qu'une colère soudaine, qu'une haine profonde, qui prend possession des veines, au point que les minutes qui suivent ne peuvent être que folie et carnage.

Ce que tu avais fait, pour elle.

Tu es là, en alerte, à attendre le moindre signe de sa part, qu'elle aille bien, de savoir que ces chiens ne l'avaient pas souillée. Ces cadavres derrière toi qui jonchaient le sol dans leur sang, vestige de cette colère qui toujours, bouillonnait en toi comme si tu étais un volcan au cœur prêt à exploser.

Pourtant tu essayais de calmer ta respiration, elle était en vie, et paraissait non blessée. Mais ces pensées, cette vision, qui te hantaient encore, étaient comme des lames glissant sur ta peau à t'en arracher un frisson qui t'intimait de tuer à nouveau. L'espace de quelques secondes même, tu en venais à regretter que les deux soient déjà morts, tellement tu avais cette envie irrépressible d'à nouveau te venger, comme si ce n'était pas encore fait et que tu avais ce besoin de passer tes nerfs.

Car elle représentait tout, et ton cœur toujours fustigeais ta poitrine, comme réclamant une justice que tu avais déjà faite, en attendant qu'elle ne revienne à elle. Tu observes son visage angélique, à attendre la moindre de ses mimiques, un battement de cils, un mot venus de ses lèvres soyeuses, un geste de sa main, quelque chose qui éteindrait un peu le Chaos que tu avais déclenché.

Enfin, après le Crépuscule, l'Aube surgit de nouveau.

Son visage se tourne vers toi, comme une étincelle qui rallumerait une flamme jamais vaincue, et tu entends ton prénom sortir de sa bouche et de son état de torpeur. « Oui c'est moi... » fis-tu tout en couvrant sa main que tu serrais de baisers, esquissant un faible sourire en la voyant reprendre ses esprits.

Tu la vois observer, spectatrice muette, tes blessures. Puis elle se redresse, et tu suis son regard, détournant le tien dans la pièce, sur ton œuvre, sur ta colère, sur ce que tu avais fait pour la protéger et serais près à refaire sans l'ombre d'une hésitation. Sa question percute ton esprit alors que tes yeux sont sur la gueule éclatée de l'autre non loin.

« Je ne sais pas... Je suis rentré de l'appartement et... Et ils étaient là... Je les ais entendus, mais je ne t'entendais pas toi et... Et... Ils étaient là ils me narguaient, et l'autre... » Tu fais une brève pause, fermant les yeux à revoir la sous Mer** à cheval sur ta compagne à te balancer des insanités, déglutissant une boule amère de colère. « L'autre était à cheval sur toi... Il... Il te touchait et... Et parlait de te faire du mal... Et... Et je ne pouvais tout simplement pas accepter ça... Pas les voir là chez nous à nous voler... Pas les voir s'en prendre à toi... Te toucher et... Et j'imagine pas si j'étais arrivé plus tard et... Et... »

Tu te tais un instant, allant plonger ton visage dans la paume de sa main alors que des larmes de rage te remontaient encore aux yeux. Tu soufflais longuement, essayant de chasser ces pensées qui te venaient, ces envies de meurtres qui dormaient encore non loin malgré ton carnage récent.

« Et... Je n'ai pas pu... Je ne supportais pas de le voir sur toi... Et toi impuissante... J'aurais tué n'importe qui à leur place... Personne ne s'en prend à toi... Je ne laisserais... Personne... S'en prendre à toi... A nous... Alors je t'ai protégée... Dis-moi que ça va... »

Tu la regardais, la contemplais, sa beauté interdite qui semblait encore sous le choc, à te demander ce qu'elle allait dire. Peur qu'elle ne te révèle autre chose qui t'énerverait encore, ou qu'elle ne cautionne pas ce qui était maintenant irréparable. Mais tu ne regrettais pas non, loin de là. Tu avais fait ce qu'il fallait pour la protéger, ce que tu ferais toujours envers quiconque oserait porter la main sur elle.

Car tu l'aimais, l'aimais plus que tout. Et ta vie serait un mince sacrifice à offrir pour sauver la sienne, puisque la tienne se perdrait sans son souffle à tes côtés, sans son regard à tes réveils, sans ses gestes à tes nuits, sans ses sourires et rires à tes journées. Tout se perdrait, sans elle, et se trouvait, quand elle était là. La raison même des tes actes, ta moitié, ton tout.
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Elly Wildsmith, Mer 29 Nov 2017 - 23:39


Les mots sont saccadés, les morts saccagés, tu clignes des yeux, tantôt le regarde, tantôt dévie tes yeux. Tu suffoques, l’atmosphère est irrespirable. Tu l’entends qui t’explique ce que tu as vu, ou plutôt ce que tu as vécu de manière interposée, inconsciemment. Sous l’égide d’une autre conscience, d’autres valeurs. Ta respiration saccade à mesure qu’il continue son discours, la bile te monte aux lèvres et un haut le cœur te saisit instantanément. Tu te redresses sur le canapé, échappe à son contact, terrifiée. Par ce qui s’est passé, par lui, par les morts autour. Par le sang, partout.

Tu as l’impression d’étouffer, que quelqu’un a posé ses mains sur ta gorge, et serre. Sans jamais relâcher la pression autour de ton cou. Ton regard paniqué s’arrête sur Evan, que ton corps à pourtant fui un instant plutôt. Aucun son ne parvient à sortir de ta bouche, comme si tu restais interdite face à l’envergure de la situation. Comme choquée par ce qui s’était passé : et si Lui n’était pas arrivée, que ce serait-il passer ?

Tu fermes tes yeux, pour te couper du spectacle offert à ton regard, pour oublier le sang. Des larmes coulent le long de tes joues, et ta main se place devant ta bouche, comme pour retenir un hoquet de peur et d’inquiètude. Quelqu’un avait pris possession de toi, de ton esprit, d’une facilité déconcertante. Et tu avais tout, absolument tout dit. Sur lui. Que ton regard ne quitte plus. Il a les mains tâchées de sang, le visage tuméfié. Ton cœur bat la chamade, veut sortir de ta cage thoracique, comme s’il cherchait une explication logique à tout ceci.
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Evan, Jeu 30 Nov 2017 - 11:43







Tu ne la quittes pas des yeux, comme l'enveloppant dans une couverture épaisse pour qu'elle n'attrape pas froid à l'orée d'un hiver pas encore arrivé. Tes émeraudes la couvent d'un étalage de mots tendres qui ne sortent pas de la gare de tes lèvres, mais pourtant ils lui crient des « Je suis là », parfumés à l'odeur de tes sentiments, en un refrain presque larmoyant, d'avoir cru bafouée celle que tu aimes au delà de toute raison.

Et en une seconde tu te perds dans les travers de l'inquiétude, la voyant se redresser et fuir tes mains, comme si elle se sentait oppressée par ta simple présence.  Là où tu voulais être un cocon de sérénité, l'écrin pour recueillir ses larmes les plus amères, avant de les remplacer par des rives d'une tendresse dont tu voulais la couvrir aux portes d'Encore murmurés de ses lèvres aimantes.

Et tu vois son regard, le bois de tes escapades somptueuses, qui s'arrête, effrayé, de nouveau sur toi, comme si elle réalisait pleinement ce qui venait de se passer. Elle semble complètement déboussolée et tu arrêtes trop vite une main tendue vers son épaule, craignant un instant qu'elle ne se sente de nouveau agressée.
 
Ses yeux s'éteignent sous ses paupières comme des bougies qu'on aurait soudainement soufflé pour plonger le monde dans la pénombre et échapper à ses cris de ténèbres. Ton corps divisé en multiples émotions se retrouve parcouru d'un tremblement que tu ne contrôles pas, en voyant les larmes qui s'enfuient sur ses joues sans être freinées dans leur course au pendentif de tristesse.

Tu vois ses gestes, te voulant pansement, de sa détresse, de son retour à cette réalité qui s'était jouée aux abords d'une terre cauchemardesque. Tu restes accroché, comme impuissant, à cette escalade d'émotions que tu vois s'emparer d'elle. Ton regard au bord de craquer, sous l'océan de colère qui s'était emparé de toi, et à la voir vulnérable, t'en voulant profondément de l'avoir laissée seule, te sentant responsable de ce théâtre de sang et cette vision d'horreur ancrée à ses yeux larmoyants.

« Hey... »

Ta voix se perds dans des sanglots étouffés que tu ravales difficilement, et tu t'approches d'elle pour essuyer délicatement ses larmes avec la paume de tes mains, aimanté à ses yeux, partageant cette même peine. Et tu l'attires ensuite contre toi, à plaquer sa tête contre torse, qu'elle ressente les battements fous de ton cœur, tes bras se refermant autour d'elle avec une force tendre et passionnée, comme les étoiles qui iraient étreindre la lune après l'avoir cru blessée.

Tu perds tes lèvres dans ses longs cheveux, en des baisers accompagnés de quelques bouts de salées, toujours un peu tremblant, un peu perdu, entre ce Chaos et ton Aimée égarée. Tu veux qu'un instant elle oublie tout ce sang répandu, qu'elle n'entende que cette chamade tonitruante qui vibrait en toi, ton amour pour elle, ta peur de la perdre, ton envie folle de toujours la protéger quoi qu'il lui arrive. Au milieu de ta respiration hachurée, et de tes doux baisers, quelques mots fébriles s'extirpent difficilement.

« Je suis désolé... De t'avoir laissée...  Et... »

Silence qui se perd dans une boule amère, qui entrave ta gorge, te sentant coupable de ce qui lui était arrivé, à tel point que tu pourrais ravager la terre entière, te battre jusqu'à ton dernier souffle, pour annihiler les proches des deux sorciers étalés dans votre salon. Une vengeance et une colère froides en intraveineuse, et ton cœur qui ne savait pas se calmer, comme si tu avais toi-même blessé, tout ce qui pour toi comptait.

« Pardonne-moi... »

Tu relevais légèrement son visage, laissant un baiser sur son front qui s'éternisait en secondes amoureuses. Elle, ta promesse, ta moitié, ton tout, tu te refusais à ce que quelqu'un s'en prenne à elle, à ce qu'elle soit maltraitée, et tu te sentais avoir failli  ta promesse. « Je... J'ai fait tout... Tout ce qu'il fallait pour... Pour te protéger... ». Souffle perdu, tes yeux se ferment comme dans une lente agonie, attaché aux rives diluées de Folie et Raison s'enchevêtrant, et ton écoulement de sang, brûlait sur les sentiers menant à ta Belle...
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Elly Wildsmith, Sam 2 Déc 2017 - 12:03


Tu restes là, effarée, à l’autre bout du canapé. Alors qu’il pose sa main en sang sur ta joue. Tu tressailles d’horreur sous le contact. L’odeur de la mort flotte dans l’appartement. Une amertume dans la gorge qui te saisit. Pourtant tu te laisses faire quand il t’attire à lui, quand il t’enserre de ses bras. Et ta respiration jusqu’alors retenue se libère. Ton nez s’enfoui dans les arômes du cou de ton compagnon, comme pour y chercher la raison, y retrouver la logique. Ta logique, ou plutôt, la vôtre. Tu te laisses un instant bercer par ses propos, par les battements de son cœur – comme si le tien cherchait à s’y raccorder.

Un baiser se dépose sur ton front alors qu’il te demande pardon. Tu ne bouges pas, ne dis rien. Ne sachant trop quoi dire pour le rassurer. Pourtant, ta respiration se calme, ton esprit retrouve une clarté relative. Tu t’abandonnes un instant dans ses bras, avant de murmurer comme pour le rassurer « Tu … n’y est pour rien ». Tu fermes néanmoins tes yeux, refusant d’affronter les cadavres qui jonchent le sol de votre maison.

Tu laisses ta main voyager sur le torse de ton aimé, avant de le regarder, une nouvelle fois. Tes yeux le contemple et cette fois-ci tu ne le juge pas, ne reste pas horrifiée par ce qu’il avait pu faire – après tout, tu ne connaissais que trop bien les tendances d’Evan. Tu avais finis par les accepter, te pensant plus forte que le mort, que le sang, que les Ombres. Tes doigts frêles et tremblants passent sur sa lèvre abimée. Tu déglutis, de le savoir si mal en point. Parce que si tu sais qu’il n’a aucune douleur physique, tu connais, et constate, l’étendue de son mal-être. Alors comme pour échapper à la vision d’horreur qui se trouve dans le salon, comme pour laver cette sensation que d’avoir été salie et pour lui la sensation que d’avoir failli à la mission qu’il s’était donné « On va prendre une douche … ». A mi-chemin entre une affirmation et une question, tu espères, néanmoins, qu’il accédera à ta requête. Tu ne supportes pas l’idée que d’être là, le regard sur le sang répandu un peu partout.
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Evan, Sam 2 Déc 2017 - 22:06







Le Temps se suspendait, à ses secondes sonnantes, dans vos cages thoraciques encore criantes de tout ce qui venait de se passer. Toujours à la garder contre toi, à vouloir être avec tes bras son château fort, dans lequel elle pourrait enfin être en sécurité et retrouver un semblant de sérénité pour vêtir son regard. Si elle était un papillon, tu te faisais la fleur pour l'accueillir, pour qu'elle puisse y déposer ses ailes délicatement, et y laisser un parfum qui embrasserait toute sa peau douce.

Des minutes tissent la toile de votre tendresse, et petit à petit, tu sens son souffle qui se fait plus silencieux, tempéré. Quelques mots sortent de sa bouche, comme pour fendre ceux que tu lui avais présentés. Tu fermes les yeux, retenant des larmes de colère, car tu ne pouvais t'empêcher de t'en vouloir, même si elle te clamait le contraire. Tu avais l'impression d'avoir failli perdre tout ce qui te maintenait en vie.

Cette main capable de tout effacer par l'empreinte d'une seule caresse.
Ce sourire capable de tout envoler à chaque fois qu'elle t'en offrait un.
Ce regard capable d'annihiler les silences en leur donnant un sens.
Ses baisers capables d'éteindre les incendies et d'en faire des fruits de Passion.
Ses effluves capable de faire oublier les vins à en retourner ta chair.
Ses battements capables d'en oublier le monde pour suivre seulement le sien.

Tu vis de ses gestes, au milieu de ta respiration entravée, eux construisant toute ta volonté, les armes de ton combat, les larmes de ton chez toi. Et une main vient se perdre sur toi, et tu reçois son regard, qui s'accroche au tien comme la plage à la mer, un de ceux qui brillent de cette lueur exquise, de compréhension, comme si ses noisettes criaient pour elle qu'elle aurait fait pareil à ta place. Et un instant tout le sang s'efface.

Ses doigts s'aventurent sur ta lèvre blessée, et tu retiens une grimace de douleur, restant à vivre de la voir retrouver un peu des couleurs. Tes émeraudes lui scandaient des milliers de mots doux, loin de ce Chaos autour de vous. Et, comme si elle gambadait librement dans tes pensées les cheveux au vent, elle te propose que vous alliez prendre une douche.

Ton regard papillonne quelques secondes, avant de scruter de nouveau votre salon et l'horreur qui y vit. Oui, il vous fallait fuir cela, ton regard sur le corps et la tête explosée du sorcier près de la cheminée ravivant de mauvaises pensées en toi. Alors tu laisses un « Oui... Allons-y... » s'enfuir de tes lèvres, en même temps que tu reposes ton visage face au sien en lui offrant un sourire.

Et tu te relèves, aidant ta belle en lui offrant ta main à te suivre. Tu vas l'aider, gardant son visage contre toi en marchant au milieu du salon. « Ferme les yeux... » . Tu ne voulais plus qu'elle voit cela, qu'elle sorte de ce monde terrifiant qui était arrivé dans votre vie. A l'entrée du couloir, le louveteau semblait content de vous revoir, sa blessure ne devait donc pas être trop importante.

Arrivés devant la porte de la salle de bain, tu glisses à ta belle un « J'arrive... » la regardant entrer, à l'apparence si faible que ça t'en arracha un mouvement de crispation. Alors tu te dépêches, tu vas récupérer le louveteau qui lâche un couinement, et tu l'apportes dans votre chambre où tu le déposes délicatement sur votre lit. Tu refermes la porte en sortant et gagne la salle de bain.

Tu la trouves appuyée sur le meuble tenant la vasque, le regard perdu dans la glace face à elle, certainement égarée encore dans tout le miroir de cette réalité qui était venue bousculer votre foyer. Tu va déposer tes bras autour de ses épaules, laissant un baiser sur sa tête. Et tu soulèves lentement son haut, elle levant les bras pour te laisser faire. Tu laisses des caresses sur sa peau, le long de ses bras, ton regard couvrant son corps comme le peintre sa toile, avec un amour à y faire prendre vie des étoiles.

Elle se retourne vers toi, s'enveloppe un instant dans tes bras, comme la feuille épousée par une brise de vent chaude. D'un geste tendre, tu repousses une mèche rebelle derrière son oreille, vos regards fusionnant, s'appelant, comme les nuages obscurs l'orage, prêts à sonner d'un concert envoûtant.

Et elle fuit tes bras, s'en allant à petit pas, ses yeux boisés ne te quittant pas, comme leur fragrance qui sculptait tes choix. Un à un, tu te défaits de tes vêtements, n'importe où les envoyant, jusqu'à, comme elle, te retrouver dans le plus simple appareil. Mais déjà la porte de la douche transparente est ouverte, et tu entends l'eau qu'elle fait couler pour vous accueillir, vos peaux légèrement ensanglantées tout comme vos sourires.

Tu vas la rejoindre sous l'eau, refermant votre prison et vos peaux, se retrouvent par vos mains, qui viennent se joindre sur comme un seul chemin. Corps contre corps, les gouttes épongent sans effort, les rives de sang et les plaies, les bouts de Chaos qui s'écoulent à vos pieds.

Tu libères tes doigts pour les envoyer courir, le long de sa joue, de son corps, comme si tu t'estimais heureux qu'elle soit là, comme si tu avais cru que ton bonheur pouvait s'éteindre, alors qu'il était là et que tu ne souhaitais que l'étreindre. L'eau remplace les larmes, mais sa chaleur est semblable à la tienne, sous ta folie et la démence dans tes veines, sous l'arme que tu avais été.

Mais là personne à tuer, juste celle qui Tout, était. Que tu voulais voir retrouver, sa splendeur des heures passées. L'index et le majeur de ta main droite, vont glisser symphoniquement de sa joue à ses lèvres, que tu entrouvres légèrement, sans la quitter des yeux, perdu dans un rivage ardent.

Ton cœur toujours battant, entre la colère de qui était arrivé, et l'amour pour elle que tu avais, comme de la voir là, ta précieuse, au bout de tes yeux et de tes doigts, la dessinant comme ta Reine et toi son Roi, au bras d'émotions sulfureuses. Et tes doigts quittent ses lèvres, repartent sur sa joue en une partition délicate, que ni les gouttes, ni vos sens n'essaient de freiner, comme face au vent une feuille de papier, avant qu'ils aillent se perdre dans ses cheveux pour s'agripper à sa nuque.

Et vos soufflent se percutent, nuage de tout ce que vous étiez pour l'Autre, comme si tu prenais conscience qu'elle était toujours là, qu'elle allait bien et que ton cœur repartait à nouveau à déchanter en une virée obscure. Et tu vas embrasser ta compagne avec une fougue à en faire pâlir les bourrasques les plus fortes de l'automne, oubliant la douleur dans la passion que tu lui exprimais à ta bouche, à ta langue, qui se liait et déliait à la sienne comme si des saisons y naissaient et y mourraient sans fin. Écrivant les premiers mot d'un film qui prenait tout son sens dans la Complicité avec cet alter ego, où il y puisait toute son énergie, toute l'essence, de sa vie, votre vie...
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Elly Wildsmith, Jeu 7 Déc 2017 - 10:38


Il accepte ta proposition et tu soupires de soulagement. Tu ne veux pas rester ici, les yeux rivés sur le sang ou les cadavres qui jonchent le sol. Un haut le cœur te secoue alors qu’Evan t’aide à te remettre sur pied. Il t’offre son torse en réconfort, et tu te laisses faire. Tu l’écoute, fermant les yeux et te laissant guider par ses bras, par ses pas. Arrivés à la salle de bain, il t’abandonne un instant, et tu t’efforce de rejoindre la vasque face à la baignoire. Tu restes un instant figée, perdue à la contemplation des cernes qui s’étaient creusés sous tes yeux, noirs et épais, comme si tu avais lutté contre le sommeil durant de longues nuits. Eprouvée, chacun de tes traits marquait clairement que la journée qui venait de se dérouler étant loin d’être la meilleure de ta vie.

Après un temps qui te semble infiniment long, Evan revient et tu te laisses mener à ses gestes. Les vêtements tombent au sol et tu penses un instant à les brûler pour oublier l’emprise que les hommes avaient eu sur toi. Tu te retournes vers lui, te love un instant dans ses bras, avant de le quitter pour t’éloigner vers la douche. Tu allumes l’eau, la règle pour qu’elle soit chaude, tu veux qu’elle brûle ta peau, qu’elle annihile les gestes du type sur ton cou, sur tes cuisses. Tu déglutis, fermant les yeux, sentant l’eau qui coule sur tes épaules. Tes cheveux qui s’éparpillent le long de ton dos, et ta respiration qui se saccade sous l’effet de la chaleur.

Evan, que tu ne quittes pas des yeux, fini par te rejoindre. Vos mains se lient, vos lèvres se trouvent, quelques baisers éparpillés alors qu’il fait voyager ses doigts sur ta peau, sur ton corps, en un délice qui te laisse des frissons d’extase. Il t’observe, semble se délecter de l’instant présent, avait-il eu peur de te perdre ? Son regard t’intrigue autant qu’il t’incendie, et un soupire s’extirpe de tes lèvres, que tu retiens un instant en te mordant la lèvre inférieure.

Comme un appel à la volupté, vos souffles se rencontrent. Et vos lèvres qui se lient, vos langues qui se trouvent. La force avec laquelle il pose ses mains sur ton cou te laisse un instant pensive, exaltée par l’envie qui vous dévore. Ses mains quittent ta nuque un instant et descendent dans ton dos, s’accroche à ton bassin. Il t’appelle à lui, et tu résistes. Tu restes là, latente, pantelante. Sous l’eau qui ruisselle sur ton corps nu. Le peu de force qui te restait n’est plus, envolé sous la chaleur de l’eau. Tu te laisses mener par l’homme qui partage ta vie – et qui en a arrêtait deux aujourd’hui.

Il t’attire à lui, plaque son corps contre le tien. Embrassant chaque parcelle accessible de ta peau. Alors que vos langues ne se délient pas, il t’entraîne contre le mur froid de la douche. Tes doigts frôlent sa peau, écorche son torse. Et comme si cela ne lui convenait pas, il agrippe tes deux mains d’une seule des siennes. Comme s’il ne pouvait pas accepter que tu te refuses à lui, alors qu’au final tu ne pouvais que céder à sa demande.
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Evan, Jeu 7 Déc 2017 - 17:12







Tango effréné de vos langue liées, à l'essence brûlante de ce même désir exquis qui enflammait vos veines. L'eau se mêlant à vos bouches, donnant à ce sucre divin de vos salives mélangées, quelques gouttes de chaleur qui se fondaient comme l'élément manquant d'un cocktail délicieux.

Vos corps l'un contre l'autre, vos épidermes bouillants et vos respirations qui déjà se perdaient au seuil vertigineux de votre théâtre. Tu l'emmènes contre la paroi de la douche, en la dévorant du regard. Et tes gestes son sans équivoque. Tes mains qui, tantôt épousent ses formes divines, tantôt lui laissent des caresses à l'aube de plaisirs naissants.

Elle t'arpente de ses doigts, griffe ta peau comme te réclamant à elle, en sillage d'une passion qui implose à toutes ces pensées en effervescence. Tu retournes à l'assaut de sa lèvre que tu mords, comme pour lui dire « Ça va être torride... ». Une brève pause en cloisonnant tes émeraudes à ses prunelles noisettes, et tu attrapes ses deux poignets de ta main droite que tu vas plaquer contre la vitre en verre au-dessus de sa tête.

Vos regards se confondent, fusionnent à cette route qui s'écrivait. Et tu descends tes lèvres le long de sa joue, dans son cou, ta langue toujours y laissant un sillage entre soupirs et frissons pour elle. Tu t'appliques à y laisser l'ardent solstice de votre Complicité et de votre ambigüité. L'éveil de ses plus sombres pensées, envies, à cette chaleur vous enveloppant dans son écrin de brume.

Tu descends, lentement sur le haut de son buste, entre sa poitrine, prenant le temps, d'aller lécher, titiller, chacun de ses deux sein non sans y mettre un soupçon de morsure. Ton autre main allant s'aventurer pendant ce temps, à caresser ses jambes en les remontant, en ondulations sensuelles, prononcées, comme l'était ton regard prêt à la consumer.

Ta main écartant ses deux jambes, le temps de venir dessiner les premières ébauches de cette envie folle qui vous embrasait. Jouant tantôt sur la cloche de sa perdition, tantôt à explorer des plaisirs l'ascension, mouvements lents, parfois rapides, pour qu'au milieu des brumes les soupirs s'élèvent, comme les désirs de ses lèvres.

Retournant l'embrasser, tu continues ta partition, nouant vos langues pour qu'elle ne puisse laisser s'extirper les premiers brasiers de sa détresse, sur les pentes glissantes de Tendresse. Toujours enserrant ses poignets, tes doigts sous l'eau chaude mouillés, à faire un tempo ascensionnel, à emporter dans l'extase ta belle.

Délivrant ses mains et son corps, tu viens te coller à elle en l'enlaçant de tes bras, embrassant son cou jusqu'à son oreille, où tu lui glisses trois mots dans un murmure vers le chemin des merveilles « .. .. .... ... ». Et sans plus de cérémonie, tu t'écartes et la fait faire demi tour, elle se retrouvant face à la vitre.

Toute la colère s'envole, la folie se dilue, les meurtres s'effacent, dans l'envie de vous unir. Tu caresses un instant ses cheveux humides qui tombent joliment en cascade dans son dos, laissant des baisers enflammés sur son épaule. Et tes mains glissent le long de ses bras, pour les croiser dans son dos, les gardant enfermés sur l'autel de vos esquisses les plus somptueuses.

Des soupirs s'échappent de ses lèvres, alors que tu te fais joueur à l'orée des étoiles, comme si tu attendais qu'elle te supplie presque de ne pas la faire languir davantage.  Alors s'entame le début du chant, débutant en cadence lente soupirée, proche de l'Amour pour celle qui est Reine, de celle qui est Femme, sur les pentes des Enfers qui vous condamne.

Et puis en même temps que s'échappent les échos de votre union dans la salle de bain, aux vapeurs qui vous entourent, le chant s'accélère, aux coups à déraisonner les limites de Passion, sur les terres insensées aux effluves de sauvagerie et de bestialité. Demi mesure oubliée, sur les rives de l'Absence et de l'Abandon, lié à cette Autre jusque dans l'excès, jusqu'à la frénésie et l'explosion de vos envies.

Après des minutes écrites à ce rythme, la musique de nouveau ralentit, comme pour laisser ses cris, se reposer le temps d'un silence qui n'attendait que son approbation. Que de nouveau s'endiable, s'élance, la partition à ces lambeaux de vos désirs accrochés, où ne compte que Vous et ce Monde où les secondes s'essoufflent à vos souffles enchainés...
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Elly Wildsmith, Ven 15 Déc 2017 - 23:23


Effacer les cadavres, les démons, les ombres et les ténèbres. Ne garder que vous, sur l’autel de vos plaisirs les plus fous, les plus insensés, les plus endiablés. Révolter l’enfer lui-même par vos pêchés les plus mortels, pas vos défauts les plus puissants. Oublier tout, sauf l’Autre, l’Alter-Ego. Lui, dans son entièreté, dans ses failles, ses faiblesses. Dans ses forces. Et là aujourd’hui, où ne subsiste que l’osmose de vos deux corps, de vos soupirs qui s’extirpent, se transforment en extase. Les mouvements se font parfois lascifs, parfois brutaux, mais toujours votre plaisir en mesure.

Peu à peu, la salle de bain se couvre d’un manteau de buée, la vitre se récouvre d’une fine pellicule vous empêchant de voir plus loin que le corps de l’autre. Vos esprits, peu à peu, reviennent à eux et pourtant vos corps ne se décrochent pas de l’autre. Tu pivotes pour lui faire face, tenant sa nuque entre tes deux mains. Passé le vide, l’amertume de la Mort. L’observer. Lui. Toujours lui. Ses prunelles émeraude qui te fixent, comme y cherchant un quelconque pardon pour les gestes, pour les mots, pour l’horreur crée. Ta main quitte un instant l’accroche de sa nuque, tes doigts tremblant passent sur ses paupières qui se ferment à ton contact, tu murmures « Chut », comme pour l’empêcher de parler, de s’excuser, encore.

Qu’aurais-tu fait, toi, à sa place ? La même chose. Ou peut-être pire. Au travers de vos idéaux, il était plus important que le reste. Plus important que tout d’ailleurs. Parce qu’il n’existait nulle part ailleurs un homme qui soit capable de te comprendre comme lui le faisait. Tu poses tes lèvres sur les siennes, un baiser doux, comme pour lui murmurer tout ton amour. Tu t’écartes un instant, vacille. Et finalement tu t’extirpe de l’atmosphère étouffante de la douche, attrape une serviette du bout des doigts et va t’appuyer sur la vasque.

Tu te sens fragile, abîmée. Le corps affolé par les différentes émotions qui t’ont traversés depuis le début de la matinée. Comme si le destin s’était donné pour mission de te faire subir un ascenseur émotionnel. Tes yeux, néanmoins, ne quittent pas le corps de ton compagnon, que tu observes dans les moindres détails, y connaissant parfaitement les contours tant tu le dessinais de tes doigts lors de vos nuits d’idylle.
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Evan, Sam 16 Déc 2017 - 9:29







Il n'y a plus de chaines, à vos corps déchainés, sur les soupirs oubliés, qui se perdent au delà de la douche et sa buée. Tes mains en arpenteuses, aux accords donnés, symphonie mélodieuse, pêchés à pardonner. Tendresse se perd, au bras de la Folie, cadence à l'Enfer, contre les larmes des cris.

Tu écris en caresses, sur sa peau des plaisirs, et leur exquise adresse, en fragments de désirs. Les coups de reins se taisent, après la dernière ascension, et vos mains se plaisent, à couvrir d'attentions. Les souffles sont perdus, l'eau toujours se répand, votre Passion à nu, voyage vers le Dément.

Dans l'Après de soupirs, vous corps toujours fusionnent, et elle se tourne comme pour lire, et faire que vos regards s'actionnent. Ses mains viennent à ton cou, les tiennes dans le bas de son dos, tu la contemples tu es son Fou, elle est ta Reine, ton radeau.

Tes yeux perlant de l'eau, tu lui cries encore mille mots, et en caresses sur sa peau, tu cherches à éteindre tous les maux. Et ses doigts viennent à tes yeux, que tu clos, le souffle haletant, un murmure s'enfuit vers les cieux, comme si elle savait tes tourments.

Elle savait.

Ta respiration et ton cœur s'affolent, mais tu restes jouet à ses doigts, vis à son mot qui s'envole, vous étiez Ensemble sur ces pas. Votre force, cette envie de braver, les épreuves comme les imprévus, montagnes ou vent et marées, rien ne se dresserait devant votre vœu. Elle.

Vos lèvres se trouvent, et tu comprends tout son message, cette porte qu'elle entrouvre, que vous êtes unis contre tous les présages. Tu souffles encore et encore, pour oublier toute cette rage, les cadavres dans votre décor, comme si tout cela n'était que mirage.

Tu ouvres les yeux sur son corps se détachant, et tu la vois qui manque de tomber, un geste de la main vers elle, aimant, comme essayant de la rattraper. Et elle ouvre la porte de votre prison, où s'étaient mélangés bien des délices, entre Tendresse, Sauvagerie et Passion, vos lèvres comme calice.

Tu restes à la regarder, interdit, perdu dans ton admiration, de cette femme qui a fait voler tous les écrits, pour y apposer sa seule définition. Un sourire vînt s'étirer sur tes lèvres, alors qu'elle se pare d'une serviette, vos regards comme s'accrochant à ce rêve, de vos corps encore sur la sellette.

« Je... »

Tu te mords la lèvre et ton mot se perd, alors tu sors pour la rejoindre, tes bras l'entoure comme une prière, avec des petits baisers pour l'oindre. Une main à son ventre l'autre trouvant la sienne, et vous vous regarder dans le miroir embué, de minces sourires comme sirènes, de votre Amour qui s'y voyait.

« Je sais... Je t'aime... »

Murmures à son oreille, avant d'embrasser longuement ses cheveux, comme si tu voulais rester là sans qu'il y ait de réveil, pour rappeler les blessures qui perlaient à vos yeux. Tu embrasses sa main que tu tenais, avant de lui glisser un clin d'œil, comme rappelant ces promesses de votre été, vos poignets liés comme recueil.

Et tu vas toi aussi te parer, d'une serviette accueillante, avant de la retrouver, et reprendre sa main réconfortante.

« On fait quoi ? Tu veux que... Je m'en occupe ? »

Retour à la réalité, ton corps un instant frissonnant, repensant à ces mots à côté, et à ta belle là, devant. Que tu voulais protéger, éloigner de ces récents souvenirs, tu ne voulais qu'elle y soit confrontée, pour y trouver des tourments d'avenir. Mais tu ne voulais surtout pas qu'elle oublie, que tu étais là et le resterais, que peu importait les épreuves sur vos vies, tu demeurerais à ses côtés...
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Elly Wildsmith, Dim 31 Déc 2017 - 2:27


Etreinte charnelle, passionnelle, dans des volutes de buée créaient par la chaleur, vapeurs oubliées de vos corps enlacés. Tes yeux sont figés sur ton reflet, ce reflet qui t’angoisse, qui semble agonisé sous une douleur inconnue, ou plutôt méconnue. Comme si la douche avait pu annihiler le massacre d’à côté, et que là, subitement, la réalité te rattrapait sans que tu n’aies rien demandé.

Il finit par te rejoindre, enserre ton corps, murmure quelques mots à ton oreille et t’arrache un mince sourire. Finalement, il s’écarte, attrape une serviette et s’en pare le corps. Il te pose une question qui raisonne comme un couperet fatal, comme pour te confirmer que la vision d’horreur que tu avais vécu plutôt n’était pas qu’un cauchemar, mais la terrible vérité. Tu avais l’impression, subitement, que l’angoisse enserrait ta gorge, asséchait ta bouche. Tu déglutis, incapable de lui répondre.

Tu fermes les yeux, tentant de profiter d’un instant de réflexion. Tentant d’y voir plus clair dans le marasme de ton esprit, mais tout semblait comme flou, vide, perdu, comme si le sortilège jeté plutôt avait tué ta capacité d’analyse. Tu hoches la tête. Ne répond rien. Pas maintenant. A nouveau ton regard plonge dans le reflet, dans ce miroir qui ne renvoie que l’image de deux êtres s’aimant, bien loin des parts des ténèbres que chacun de vous possédiez. Et puis, tes lèvres s’entrouvrent, décidée à laisser une réponse. « Oui. » Après tout tu ne vois pas qui pourrait faire cela. Toi peut être ? Mais cela te semblait trop frais, trop proche, pour te permettre ce genre de chose avec détachement.

Ce n’est pas comme lorsque tu interviens suite à un carnage de masqués, non. Ici, tu étais une victime et lui, le Chaos, la Mort, s’est fait bourreau des vies arrachées, des corps étendus dans la pièce d’à côté. Voilà ce qu’il était. Mais avant tout, il était le protecteur, ton protecteur. Et de cela, dans les brumes de ton esprit, tu en étais parfaitement consciente.
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Evan, Mar 2 Jan 2018 - 16:18







De longues secondes silencieuses s'enfuient, accrochées dans vos reflets tutoyés par les restes de vapeur sur le miroir. Ton regard l'embrasse, tandis que tes bras toujours la couve, l'entoure, voulant la garder dans l'écrin de ta peau et des battements de ton cœur.

Elle les yeux fermés, semblant réfléchir à ta question, à cette prison de l'esprit qui était venue vous enfermer sans que vous ne l'ayez vu arrivée. Et elle finit pas lâcher un simple  « Oui. » que tu accueilles avec un soupir. Tu déposes un long baiser dans ses cheveux, murmure un « Je reviens » à son oreille, et tu quittes la salle de bain, non sans un dernier regard emprunt de tendresse.

Tu refermes la porte soigneusement derrière toi, comme l'enfermant pour qu'elle reste éloignée de cette vision d'horreur. Avec l'espoir qu'elle n'y pense plus une fois que tu t'en serais occupé. Tu retournes vers le salon où tu retrouves à la fois ta baguette et la vision morbide qui maculait la pièce.

Tu restais figé un instant, repassant ce film qui s'était joué quelques minutes plus tôt. Un frisson de dégoût te parcourut le corps, revoyant l'autre à qui tu avais éclaté le crâne à cheval sur ta belle. Tu serres les poings, te retrouvant à nouveau submerger par un sentiment de haine.

Au moins, ils ne lui feraient plus de mal, tu avais cette certitude. Soufflant un bon coup, tu t'attelais alors à faire disparaître les corps. A coup de Reducto, tu les rapetissais au maximum, avant de monter à l'étage pour récupérer un sac sans fond, dans lequel tu les glissais. Refermant le sac, tu t'occupais alors de faire disparaître les nombreuses tâches de sang et bouts de cervelle éparpillés tout autour à l'air de Recurvite.

Les images furtives passaient dans ta tête, à mesure que tu effaçais les traces de ton carnage, de ta folie. Des flashs qui crépitaient, des coups portés, des mots dits, du sang qui giclait, de la haine dans tes yeux, de ta belle prisonnière, du vent de ta colère. Tu nettoyas même le canapé, car en posant ton regard dessus, tu ne pouvais chasser cette image qui revenait te heurter. Enfin, tu te concentras sur le sac sans fond pour le faire disparaître, et les corps avec.

« Evanesco ! »

Quand ce fut fait, tu allais jusqu'à la chambre où tu t'habillais légèrement. Tu en profitas pour délivrer à Étoile quelques caresses et t'assurer qu'elle allait bien après le coup qu'elle avait pris. Puis tu allais dans le dressing de ta belle, et tu lui récupérais quelques affaires. Quelque chose de léger, une petit robe bleue aux épaules dénudées, qui lui allait à ravir et portait de beaux souvenirs.

C'était le meilleur moyen d'oublier ce qui venait de se passer, reprendre votre journée comme elle devait se dérouler. Et tu comptais bien à ce que vous alliez à votre appartement ensuite, où Valor aurait certainement tout préparé en vous attendant. Puis il fallait que vous vous sortiez de l'atmosphère pesant qui régnait ici. Oublier en allant ailleurs.

Tu retournes dans la salle de bain, la trouvant toujours appuyée à observer son reflet dans la vitre. Elle se tourne vers toi avec un mince sourire illuminant son visage d'ange. Tu lui en rends un, accompagné d'un  « Je t'ai récupéré ça » tout en lui tendant les vêtements qu'elle saisit d'une main fébrile et d'un faible « Merci ».

Et tu restes là, à la regarder pendant qu'elle s'habille, semblant toujours marquée par ce qui s'était passé. Tu espérais que la soirée vous enverrait loin de tout cela, et que ça serait bientôt rangé dans les cases de l'oubli. Même si tu t'en voulais toujours de l'avoir laissée, et que tu te promettais qu'à l'avenir, tu ne la laisserais plus seule loin de toi.

Tu la contemples, et retourne poser tes mains sur ses épaules, lui souriant tendrement à travers la glace. « Tu es belle... On y va ? » Elle se tourne vers toi et vos mains se joignent, vos iris fusionnent, vos lèvres se parlent en un refrain passionné, avant qu'un « Oui » de nouveau murmuré, ne vienne à ta rencontre.

L'entrainant à ta suite, vous sortiez de la salle de bain, et elle prit la direction de la cuisine sans même un regard vers le salon qui avait été le théâtre sanglant de votre journée. Tu t'arrêtes à votre chambre, dont tu entrouvres la porte pour appeler Étoile qui s'empresse de venir te rejoindre.

Tu récupères le louveteau dans tes bras, et retournes près d'Elly. Tu vois son visage se parer d'un nouveau sourire en revoyant votre compagnon à quatre pattes à qui elle délivra quelques caresses affectueuses. Puis vous sortiez tous les deux de votre maison, retrouvant l'atmosphère lugubre de l'Allée des Embrumes.

Laissant derrière vous les effluves du Chaos avec l'espoir qu'elles se dissipent en votre absence. Gardant Étoile soigneusement emmitouflée dans le creux de ton bras droit, vous avanciez en tenant la main de l'Autre, complices dans vos ténèbres comme dans votre envie de faire face ensemble.

Tu savais qu'elle te comprenait, qu'elle comprenait ton choix, ta colère, ta frénésie. Que jamais tu ne laisserais quelqu'un lever la main sur elle ou s'en prendre à elle d'une quelconque façon que ce soit sans réagir. C'était impossible. Tu serais toujours là pour la défendre, pour la protéger. Et ceux qui se glisseraient sur votre route, ne seraient que des ombres, des âmes que tu serais prêts à tuer sans l'ombre d'une hésitation, pour qu'elle soit saine et sauve. Car sur la pendule du Temps, elle était tout ce qui comptait.

E.C ~ Fin du RP ~ B.M
Toi
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Elly Wildsmith, Mar 9 Jan 2018 - 23:53


Esquisse torride
Evan


Suite d’ici

Il faisait danser tes nuits les plus folles, et celle-ci ne faisait pas exception. Transplanant dans l’Allée des Embrumes, tu rejoignis d’un pas pressé la maison qu’il avait choisie. Une pause, dans l’entrée alors que tu savais qu’il ne tarderait pas à te rejoindre. Tu lances une musique entraînante, de celle capable de faire chavirer un peu plus celui qui – jusqu’à présent – mener un peu trop la danse. Tu étais persuadée que ton petit manège ne durerait pas, néanmoins tu étais prête à le faire courir un peu.

D’un léger coup de baguette, tu extirpes deux verres d’un placard ainsi qu’une bouteille de whisky pur feu. Un nouveau coup de baguette et les deux verres se retrouvent rempli à mi-chemin du liquide ambré. Tu en saisis un, et t’assois sur l’ilot de la cuisine, attendant le retour d’Evan au logis. Croisant et décroisant tes jambes d’impatience – ou de désir, tu ne savais pas trop – peut-être même des deux à vrai dire.

Et puis, tu l’entends, la porte qui s’ouvre, son pas caractéristique et sa surprise, sur son visage, lorsqu’il te voit assise à la cuisine. Sourire narquois et ton joueur « Tu rentres bien tard dis donc ». Il se rapproche de toi, le même sourire joueur à ses lèvres. Tu ne le laisses pas approcher que tu lui tends déjà le verre « Tiens, ça te fera du bien ».  Après tout, un petit remontant ne pouvait pas faire de mal. Tu le regarde alors que ton verre se porte à tes lèvres, et tu joues du moment, buvant par petites gorgées le liquide qui brûle tes papilles. Passant ta langue sur tes lèvres, comme pour lui faire passer un message dont il saurait sans nul doute saisir le contenu.
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Evan, Mer 10 Jan 2018 - 17:58






Contenu sensible

~

Inspiration divine, exquise, sublime. Exaltation de tous tes sens, à ces mots échappés au creux de son oreille. A ces cris qui hurlaient dans tes veines, d'être à elle, de la faire tienne, de l'allonger sur l'autel d'un plaisir dément que tu voulais lui procurer, pour que le Temps s'efface et ne compte plus que les syllabes écrites aux pastels du plaisir.

Et tes mains s'arrêtent brusquement, stoppées par ses propres gestes. Un « Attends » qui résonne amèrement, que tu ne comprends pas alors que l'issue ne faisait plus de doute dans les travées de votre jeu passionnel. Et elle se penche à ton oreille pour te souffler sa pensée. Ainsi voulait-elle retourner dans la chaleur plus confortable de votre chez vous ?

Tes yeux surpris se posent sur son corps magnifique alors que tes mains ont arrêté leur manège féerique à sa peau embrasée. Et elle se lève après un doux baiser, te laissant avaler une boule amère de salive, la revoyant remonter son bustier sans pour autant le fermer, toujours perdu quant à sa soudaine décision qui avait coupé tout l'élan brûlant qui s'était installé entre vous.

Elle rassemble ses maigres affaires, et elle transplane après un regard sui semblait contenir autant de promesses que tu avais commencé à en écrire sur sa peau. Un brin frustré, tu lèches tes doigts imbibés de son plaisir succulent un à un, et ne tarde pas à te lever, toujours un peu abasourdi, mais animé par la ferme intention de la suivre dans son jeu et d'aller faire exploser en symphonie vos sens.

Tu remets ta chemise sans pour autant prendre le soin de la fermer. Tu récupères ta veste, ou tu vérifies que la petite boîte attendait toujours gentiment à l'intérieur. Tu te servais une demi flûte de champagne que tu vidais cul sec. Valor viendrait nettoyer, plus tard. Pour le moment tu n'avais qu'une seule idée en tête, retrouver ta compagne et finir le chapitre de feu qui avait germé dans vos deux esprits et vivait d'une intense flamme dans vos deux corps.

Tu avais transplané directement dans la célèbre ruelle, à deux pas de votre chez vous, que tu te pressais de rejoindre, l'air frais sur ton torse te rebutant davantage que les doigts joueurs de ta compagne. Quand tu franchis la porte, une seconde s'écoule quand tu la vois, assise sur l'îlot, à te sourire et te balancer que tu rentrais bien tard. Elle n'était plus vêtue de la splendide robe émeraude, mais seulement d'une de tes chemises bleue dont tu devinais aisément le corps presque nu en dessous, caché par un seul bouton et une lingerie noire légère, et ses jambes fines semblaient t'inviter à elles.

Tu te mords la lèvre, et te dirige vers elle, lançant ta veste sur la table non loin. Le même regard la dévorant que tu avais posé sur elle tant de fois, la même envie flamboyante dans tes émeraudes cherchant le contact avec son parfum boisé pour la faire se consumer. Une musique entrainante se diffusait, comme pour cadencer le futur chapitre, Torride. Elle interrompt ta marche en te tendant un verre de whisky rempli de moitié, te signifiant que ça te ferait du bien. Tu laisses les contours d'un rire s'enfuir, avant de saisir le récipient et de porter le nectar à tes lèvres, sans la quitter une seule seconde des yeux.

Comme si là se déroulait une nouvelle phase de votre jeu, ou qu'elle ne souhaitait tout simplement pas que tu aies le dernier mot avant que ne s'extirpe à plein poumons le chant triomphant et implacable de vos souffles emmêlés. Tu la vois se lécher les lèvres, et tu vides ton verre d'un trait avant d'aller le déposer fortement juste derrière elle.  

Tu retires ta chemise que tu jettes au sol, te positionnant alors entre ses jambes que tu écartes d'un geste sec pour qu'elle t'entoure avec. Tu la regardes terminer son verre, faisant glisser pendant ce temps tes deux mains sur ses cuisses avec des mouvements prononcés et un regard l'appelant à se dépêcher. Elle prend d'ailleurs un malin plaisir à poursuivre son jeu, à boire lentement en petites gorgées ce qu'il restait dans son récipient. Cela te fait bouillir intérieurement, et tu accentues tes caresses sur ses cuisses pour qu'elle sente ton impatience, et qu'elle comprenne, que l'heure de l'abandon sonnait de vive voix. Un murmure.

« Je vais te faire du bien moi aussi... »

Alors qu'elle venait juste de poser son verre vide derrière elle, tes mains détachaient le seul bouton fermé, repoussant la chemise de ses épaules, dévoilant entièrement son corps, sa poitrine sublime à peine dissimulée, ses longues jambes délicieuses et son intimité elle aussi à peine camouflée. Te baissant légèrement, tes deux bras entourant ses cuisses, continuant de faire jouer tes doigts tantôt sur l'extérieur, tantôt sur l'intérieur de celles-ci. Tu la défiais du regard, la désirais, la dévorais. Tes mains tirent sur le fin tissu que tu fais glisser le long de ses longues jambes, avant de les écarter à nouveau et te rapprocher de l’ilot. Ta main droite remontant le long de son dos, partie dégrafer son soutien gorge, dont elle fait glisser les bretelles sur ses épaules après t'avoir lancé un regard joueur.

Et tu redescends ta tête le long de son corps en une cascade de baisers. Et tu embrasses son genoux gauche, remontant tes lèvres en de multiples petits baisers, tantôt laissant ta langue à sa peau, remontant lentement le chemin que tu traçais à l'orée de sa perdition. Parfois tu faisais une brève pause, le temps de lui envoyer un regard sans équivoque, le temps de délivrer une caresse tendre sur sa joue, le temps de la faire languir encore, un peu, beaucoup, avant de la satisfaire.

Tes mains maintiennent de nouveau ses jambes écartées alors que ta bouche se pose sur le point de l'Extase. Tes lèvres, ta langue, se mettent à jouer à suivre le rythme musical, pour lui déclencher un plaisir sans escale. Tu la sais soupirante, l'entends, sentant ses mains qui te réclamaient un peu plus en se perdant dans tes cheveux.

Aventure de longues minutes, à faire des mouvements irréguliers, tantôt en surface tantôt en exploration, pour déclencher, l'aube de frissons à son corps échaudé. Puis tu te redresses, gardant son corps prisonnier de tes mains. Vous échangez un baiser ardent où vos langues jouent à se chasser et à s'enchainer à celle de l'Autre.

Tu sens ses mains qui se perdent à ton cou, ses ongles qui te griffent comme laissant des demandes inaudibles et interdites que criaient la chaleur sur vos corps. Tes mains s'agrippent à ses cheveux, enserrant son cou, continuant à l'embrasser comme lui écrivant des « Je t'aime » à chaque baiser. Et quand vos lèvres se séparent tristement, vos yeux luisent de la même envie, et tu la vois venir te mordre la lèvre et tu lui laisses un soupir en réponse.

Excitation des sens.

« Je vais ... Te ... » Trois mots. Suivis de trois autres mots presque inaudibles qui s'éteignent au creux de l'oreille de ton Aimée. Et tu l'aides à faire descendre le tissu de son corps de déesse, communion des désirs, avant que tu n'enlèves toi ce qu'il te reste, en remparts à votre plaisir. Tu laisses tes doigts courir délicatement le long de ses courbes, perdu dans ta contemplation de sa beauté, ton souffle s'écrase sur sa peau, et le sien est l'embrun qui fait chavirer tes pensées.

Ses cuisses viennent enserrer ton corps, aux lents mouvements de l'Accord, et c'est en ne cessant de vous embrasser, encore et encore, que les premières notes de votre fusion résonnent entre les murs de votre maison. Premiers cris échappés, soupirs peints sur les murs, de vos corps qui doucement se déchainaient, vers la Symbiose et la désinvolture.

Sur les rives de la Luxure, tu accélères pour la faire bouillir, sur son corps des traces de morsure, voulant entendre de ses lèvres tout son être frémir et partir. Faisant se cambrer son corps en arrière, ses seins se retrouvent brûlés à ta bouche, à ta langue comme ouvrière, elle ce poème qui te touche. Danse de ses sens, que tu joues à ses zones érogènes, l'emmener où se perd la décence, où votre Tentation n'a aucun gêne.

Et tes mains vont se poser au-dessus de ses hanches, pour s'envoler vers un rythme plus soutenu, corps contre corps au parfum sauvage de votre alliance, et ses doigts sur ta peau comme réclamant encore plus. Vos respirations se croisent, se perdent, au Temple de votre Osmose.

Tu vas l'embrasser dans le cou, quand sa bouche en cris la délivre, quand Raison n'est plus et que les sens sont fous, quand tu sais que de toi elle est ivre. Les va-et-vient sont presque animal, les épidermes parlent en perlant, gouttes de sueur à votre étreinte astrale, un même Désir vous emmêlant.

Tempête frissonnante, qui glisse sur vos chairs, ta bouche encore en Démente, ébauche à sa poitrine une absence d'air. Mordillant tantôt l’extrémité de ses seins, ou les aspirants et les léchant sans demi mesure, tu fais de tes gestes un Pinceau et de son corps un Dessin, sous une vague de plaisir qui s'évapore sur les murs.

Et dans la nuit qui peine à voir à travers la fenêtre, vos cris s'évadent enfin dans une parfaite alchimie. L'un dans l'autre, l'un à l'autre, vous restez essoufflés au feu de votre union encore brûlante. Tes doigts vont repousser une mèche de ses cheveux qui entrave son visage, elle elle fait glisser ses mains sur ton torse. Vos respirations perdues se retrouvent peu à peu. Un sourire complice, un nouveau baiser, vos langues de concert, comme expirant trois mots écrits après les orgasmes de vos désirs partagés.

***

Fraichement douché, ayant juste remis ton pantalon, tu étais dans la cuisine, ramassant ta veste et ta chemise qui trainaient. Ta main allant extirper la petite boîte dans la poche intérieure, la laissant enfouie sous ta veste d'où tu pourrais aisément l'extraire. Tu entends l'eau chaude qui coulait encore sur le corps de ta compagne dans la salle de bain s'arrêter, et tu vas au réfrigérateur duquel tu sors un jus de fruit.

Plus de whisky alors que minuit était passé, quelque chose de frais, cela serait parfait. Tu remplis deux grands verres que tu vas déposer sur l'îlot. Ton regard s'arrêtant un instant sur le bout de celui-ci où vous veniez de faire l'amour, revoyant ce délicieux moment qui laisse un grand sourire s'emparer de tes lèvres.

La nuit n'était pas encore finie, et bien que l'heure avancée faisait que vous n'étiez plus vraiment le jour de Noël, tu avais bien l'intention de terminer cette soirée comme tu l'avais prévue initialement. Elle avait eu un de ses cadeaux, il restait le deuxième à lui offrir, le plus important.

Tu trempais tes lèvres dans ton jus d'orange, regardant vers le couloir duquel la porte de la salle de bain venait de s'ouvrir. Et tu vois ta belle qui en sort, somptueuse, en train d'attacher ses cheveux avec une grâce sans pareille. Vêtue de la chemise bleue quittée plus tôt, et de la rivière autour du cou, elle avançait de ses pieds nus vers toi et tu arborais un grand sourire en la voyant.

« Je t'ai servi un verre, je me disais que ça te ferait du bien de te rafraichir... Je crois que tu as eu bien chaud... » dis-tu avec un clin d'œil plein de sous entendu.

Tu t'appuyais à la table derrière l'îlot, ta veste à portée de main, à la contempler inlassablement. Ton trésor, ton joyau. Ton bonheur inestimable. Tu te savais heureux, dès lors qu'elle était là. Et tu n'avais besoin de personne d'autre qu'elle pour l'être. Te mordant une nouvelle fois la lèvre, toujours la couvant amoureusement des yeux, tu reprenais sur un ton joueur, comme si votre soirée ne faisait que débuter.

« Au fait... Je ne t'ai pas dit ce qu'on faisait en haut de la Grande-Roue... »

Susciter sa curiosité une nouvelle fois, son impatience. Voir sa réaction dans ses yeux et vivre de cela. Sourire en coin, tu attendais de voir comment elle allait réagir, dévisageant, aimant, la sublime étoile des nuits que tu préfères...

Edit Alhena : Bonsoir Evan, comme indiqué dans la Charte du forum, il vous est interdit de poster des écrits avec un contenu à caractère sexuel trop détaillé. Merci de ne pas recommencer à l'avenir. Cordialement.


Dernière édition par Evan le Ven 12 Jan 2018 - 18:37, édité 1 fois
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Elly Wildsmith, Ven 12 Jan 2018 - 9:33


Mouvoir ton corps en peine jusqu’à la douche avait déjà été un exploit. Non pas que tu étais fatiguée – non – c’était uniquement la tension accumulée et le fait que celle-ci se déchaine dans l’apothéose qui t’avait épuisée. Mais ce n’était pas physique – ou peut-être un peu. C’était surtout mental. Les jeux de séduction étaient dangereux, provocateurs, énergivores. Mais pas du tout ce qui s’était passé après hein, ça, tu ne le reconnaitrais pas bien entendu. En plus, ce que tu ne sais pas c’est que le narrateur du personnage qui te cause bien des tords s’est pris un édit et que cela fait marrer ta narratrice qui, du coup, a bien du mal à se concentrer pour écrire des choses potables.

Tes pieds nus sur le carrelage te rappellent que l’heure n’est pas la plus clémente pour se balader à moitié à poil dans la maison. Tu hausses les épaules, certaine de pouvoir rejoindre ta couette très rapidement. La nuit avançait et l’heure n’était plus – pour toi – aux surprises diverses et variées de ton compagnon. Pourtant, lorsque tu le rejoins dans la cuisine, il arbore l’un de ses sourires qui dit « J’en ai pas fini » qui te laisse perplexe, mais tu ne dis rien. Portant juste le verre tendu à tes lèvres. Et une nouvelle phrase qui reste en suspens, créant une nouvelle interrogation. Tu tires une chaise sur laquelle tu te poses lourdement – on a connu plus glamour. « Alors dis-moi, que faisions-nous là-haut ? »
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Evan, Ven 12 Jan 2018 - 22:55







Ambiance

Tu mémorises inlassablement, chacun de ses gestes, que tu aimes te répéter dans tes pensées solitaires quand les journées te l'accaparent. Sourire malicieux sur le visage, alors qu'elle se rafraichit avec le verre donné, octroyant à ses lèvres une fraîcheur probablement bienvenue après la chaleur de votre union et de la douche revigorante.

Tu sens la fatigue se faire sentir en elle quand elle s'assoit lourdement en se demandant ce que tu lui réservais encore. La question se pointant ensuite tombant lourdement, comme habillée d'une certaine lassitude à cette heure tardive. Et tu compris qu'il n'était plus temps de la faire patienter, ou alors qu'elle pourrait s'enfuir se réfugier sous les draps frais sans demander son reste.

« En fait à la base, je n'avais pas acheté la rivière que tu portes autour du cou... Ce n'était pas le but premier de t'offrir cela... Même si j'ai su dès que je l'ai vue, qu'elle t'irait à ravir... »

Derrière toi sur la table de pierre froide, ta main droite se perd dans le tissu léger de ta veste, ton regard ne quittant pas l'intense fragrance boisée de l'élue de ton cœur. Et tu sens, irrémédiablement, dans ta poitrine, le tien qui s'accélère, comme s'il cherchait un second souffle qui ne pouvait être amené qu'à te faire défaut davantage.

« Tu sais... Il faut que je te dise une chose... Que je t'avoue... C'est... Plus fort que moi, ça m'anime... Il ne s'écoule pas un jour, sans que je ne repense au jour où l'on s'était vus dans la forêt interdite. Tu t'en souviens ? Aube et Crépuscule, et mon sombral, que tu ne pouvais pas voir. Que je me souviens de ton regard intrigué, et du sourire qui dessinait finement tes lèvres... »

Tu la fixais toujours, te mordant machinalement la lèvre, l'imaginant certainement se demander où tu voulais en venir, alors que tu récitais ce délicieux poème, ce conte, ce cri du cœur, comme si tout en toi te demandait d'évoquer vos débuts, de suivre ce chemin féérique en construisant petit à petit le tableau boréal à ses yeux étincelants.

« Et après ! Quelques années plus tard, quand tu avais besoin d'aide ! Comme si... Comme si tout avait été fait pour que l'on se retrouve ! J'en suis persuadé au fond, j'y pense, encore et encore tu sais... C'est une mélodie qui coule dans mes veines... Cette évidence de notre rencontre... Toi... Et ce bosquet... Où l'on s'est revus, théâtre de la naissance du renard, et tes crocs à mon poignet... Comme si tu ne voulais pas que je t'approche... »

Tu laisses échapper l'once d'un rire, avant d'arborer un sourire radieux à son attention, plongé au centre mirifique de ce souvenir profondément ancré à vos entrailles. De ce moment hors du Temps qui était immortalisé en un cristal qui rayonnait inlassablement, comme un soleil sous la peau qui avait le don de réchauffer immédiatement dès que tu y repensais.

« Et le premier dîner ? Quand tu m'as ouvert la porte, toi, ta tenue élégante, tes pieds nus qui foulaient gracieusement ce sol de notre futur Chez Nous. Tes pâtes trop cuites, tes lardons qui se sont barrés en douce ! Le piano qui distillait dans l'air comme ce qui déjà sonnait telle une évidence. Notre première danse... Notre premier baiser... Toi qui t'endort dans mes bras sur le canapé... C'était... Parfait... »

Ton regard s'enfuit vers la fenêtre qui donne sur un couloir de nuit sombre dont tu ne détaches rien. Tout juste tu peux imaginer les étoiles et la lune qui s'impatientaient à leur place chèrement payée en cette nuit où les nuages avaient eu une interdiction de circuler. Tu sens ton sang bouillir à plein régime dans tes veines. Tu avais tant à dire, et pourtant tu étais certain de ne pas trouver les mots qu'il fallait. Les mots qui te conviendraient, comme persuadé que tu oublierais au moins un détail auquel tu avais pensé mille fois en échafaudant tout cela dans ta tête avant ce jour. Laissant une bonne minute s'écouler, tu reposais ton regard aimant dans celui de ta belle.

« Je me souviens du jour où je t'avais suivie, pensant que tu ne voulais plus me revoir, où je t'avais trouvé au bar avec Ian... Je me souviens t'avoir raccompagnée chez toi... Je me souviens du centre commercial... De ce moment, qui me soulève encore le cœur, où j'avais cru t'avoir perdue pour de bon... Qu'il n'y aurait pas de suite à ce chapitre de Nous, que je mourrais d'envie de poursuivre et que j'avais peur plus que tout qu'il s'évapore comme un murmure à peine prononcé... Et je me souviens du serment... Devant ce coucher de soleil sensationnel, et les vagues qui nous portaient en même temps que les filaments rougeoyants liaient nos deux poignets... »

Ta main droite derrière toi, s'emparait de la petite boîte, et c'est en la gardant dans ton dos que tu te rapprochais de ta belle, avant de t'accroupir près d'elle et de laisser ta main gauche à un de ses genoux, déposant un baiser sur le second avant de lui délivrer un nouveau sourire.

« Alors cette soirée tu sais... C'était pour cela... Parce que tu es devenue, depuis le premier jour, essentielle à ma vie... Parce que depuis le premier regard, tu as su faire tourner mon monde... Parce que depuis le premier sourire, tu as su l'illuminer... Et chaque jour qui s'est écrit près de toi... J'ai été le plus heureux des hommes, et je n'ai souhaité qu'une seule chose... Faire de toi la plus heureuse des femmes... Et c'est ce que je veux plus que tout aujourd'hui... »

Sans la quitter des yeux, avec la voix légèrement enrouée, tu souffles un bon coup, et fini par lever à son genoux, la petite boite carrée, que tu ouvres de tes deux mains devant elle, avant de lui adresser un sourire et un regard ému, un frisson te parcourant le corps. Trésor.

« Elly Wildsmith... Flamme brûlante de ma passion... Chaque jour près de toi est un océan de joie inestimable... Et je ne rêve, ne suis animé, que d'une seule envie, une seule raison... Que ce bonheur continue de perdurer et de faire de chacune de tes journées, un morceau d'émerveillement... Je veux pouvoir t'offrir encore et encore des sourires comme ceux qui se gravent sur ton visage dans nos moments de douceur et qui me portent... Je veux continuer d'illuminer ton regard pour y puiser ma force... Je veux découvrir le monde avec toi, près de toi... Être le pilier qui sourira à tes petits défauts, et taquinera tes qualités... Que l'on voyage et que les paysages naissent avec ta seule présence à mes côtés... Et peu importe les épreuves qui s’élèveront sur notre route, je sais que c'est avec toi que je veux passer ma vie... Alors, ma Belle... Elly... Veux-tu devenir ma femme ? Veux-tu m'épouser ? »

Les mots étaient sortis, un instant le corps tremblant. Tes émeraudes accrochées à son regard noisette, la respiration saccadée, suspendu à une décision, à SA décision. Comme si toute la suite de ton monde pouvait s'arrêter de tourner. Ou comme si tout pouvait définitivement prendre un sens. Aux rives merveilleuses d'un Vous qui s'écrirait dans le Temps. Pour le meilleur et pour le pire...
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