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[Habitation] Shadows and Lights
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Evan
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Evan, Ven 12 Jan - 22:55







Ambiance

Tu mémorises inlassablement, chacun de ses gestes, que tu aimes te répéter dans tes pensées solitaires quand les journées te l'accaparent. Sourire malicieux sur le visage, alors qu'elle se rafraichit avec le verre donné, octroyant à ses lèvres une fraîcheur probablement bienvenue après la chaleur de votre union et de la douche revigorante.

Tu sens la fatigue se faire sentir en elle quand elle s'assoit lourdement en se demandant ce que tu lui réservais encore. La question se pointant ensuite tombant lourdement, comme habillée d'une certaine lassitude à cette heure tardive. Et tu compris qu'il n'était plus temps de la faire patienter, ou alors qu'elle pourrait s'enfuir se réfugier sous les draps frais sans demander son reste.

« En fait à la base, je n'avais pas acheté la rivière que tu portes autour du cou... Ce n'était pas le but premier de t'offrir cela... Même si j'ai su dès que je l'ai vue, qu'elle t'irait à ravir... »

Derrière toi sur la table de pierre froide, ta main droite se perd dans le tissu léger de ta veste, ton regard ne quittant pas l'intense fragrance boisée de l'élue de ton cœur. Et tu sens, irrémédiablement, dans ta poitrine, le tien qui s'accélère, comme s'il cherchait un second souffle qui ne pouvait être amené qu'à te faire défaut davantage.

« Tu sais... Il faut que je te dise une chose... Que je t'avoue... C'est... Plus fort que moi, ça m'anime... Il ne s'écoule pas un jour, sans que je ne repense au jour où l'on s'était vus dans la forêt interdite. Tu t'en souviens ? Aube et Crépuscule, et mon sombral, que tu ne pouvais pas voir. Que je me souviens de ton regard intrigué, et du sourire qui dessinait finement tes lèvres... »

Tu la fixais toujours, te mordant machinalement la lèvre, l'imaginant certainement se demander où tu voulais en venir, alors que tu récitais ce délicieux poème, ce conte, ce cri du cœur, comme si tout en toi te demandait d'évoquer vos débuts, de suivre ce chemin féérique en construisant petit à petit le tableau boréal à ses yeux étincelants.

« Et après ! Quelques années plus tard, quand tu avais besoin d'aide ! Comme si... Comme si tout avait été fait pour que l'on se retrouve ! J'en suis persuadé au fond, j'y pense, encore et encore tu sais... C'est une mélodie qui coule dans mes veines... Cette évidence de notre rencontre... Toi... Et ce bosquet... Où l'on s'est revus, théâtre de la naissance du renard, et tes crocs à mon poignet... Comme si tu ne voulais pas que je t'approche... »

Tu laisses échapper l'once d'un rire, avant d'arborer un sourire radieux à son attention, plongé au centre mirifique de ce souvenir profondément ancré à vos entrailles. De ce moment hors du Temps qui était immortalisé en un cristal qui rayonnait inlassablement, comme un soleil sous la peau qui avait le don de réchauffer immédiatement dès que tu y repensais.

« Et le premier dîner ? Quand tu m'as ouvert la porte, toi, ta tenue élégante, tes pieds nus qui foulaient gracieusement ce sol de notre futur Chez Nous. Tes pâtes trop cuites, tes lardons qui se sont barrés en douce ! Le piano qui distillait dans l'air comme ce qui déjà sonnait telle une évidence. Notre première danse... Notre premier baiser... Toi qui t'endort dans mes bras sur le canapé... C'était... Parfait... »

Ton regard s'enfuit vers la fenêtre qui donne sur un couloir de nuit sombre dont tu ne détaches rien. Tout juste tu peux imaginer les étoiles et la lune qui s'impatientaient à leur place chèrement payée en cette nuit où les nuages avaient eu une interdiction de circuler. Tu sens ton sang bouillir à plein régime dans tes veines. Tu avais tant à dire, et pourtant tu étais certain de ne pas trouver les mots qu'il fallait. Les mots qui te conviendraient, comme persuadé que tu oublierais au moins un détail auquel tu avais pensé mille fois en échafaudant tout cela dans ta tête avant ce jour. Laissant une bonne minute s'écouler, tu reposais ton regard aimant dans celui de ta belle.

« Je me souviens du jour où je t'avais suivie, pensant que tu ne voulais plus me revoir, où je t'avais trouvé au bar avec Ian... Je me souviens t'avoir raccompagnée chez toi... Je me souviens du centre commercial... De ce moment, qui me soulève encore le cœur, où j'avais cru t'avoir perdue pour de bon... Qu'il n'y aurait pas de suite à ce chapitre de Nous, que je mourrais d'envie de poursuivre et que j'avais peur plus que tout qu'il s'évapore comme un murmure à peine prononcé... Et je me souviens du serment... Devant ce coucher de soleil sensationnel, et les vagues qui nous portaient en même temps que les filaments rougeoyants liaient nos deux poignets... »

Ta main droite derrière toi, s'emparait de la petite boîte, et c'est en la gardant dans ton dos que tu te rapprochais de ta belle, avant de t'accroupir près d'elle et de laisser ta main gauche à un de ses genoux, déposant un baiser sur le second avant de lui délivrer un nouveau sourire.

« Alors cette soirée tu sais... C'était pour cela... Parce que tu es devenue, depuis le premier jour, essentielle à ma vie... Parce que depuis le premier regard, tu as su faire tourner mon monde... Parce que depuis le premier sourire, tu as su l'illuminer... Et chaque jour qui s'est écrit près de toi... J'ai été le plus heureux des hommes, et je n'ai souhaité qu'une seule chose... Faire de toi la plus heureuse des femmes... Et c'est ce que je veux plus que tout aujourd'hui... »

Sans la quitter des yeux, avec la voix légèrement enrouée, tu souffles un bon coup, et fini par lever à son genoux, la petite boite carrée, que tu ouvres de tes deux mains devant elle, avant de lui adresser un sourire et un regard ému, un frisson te parcourant le corps. Trésor.

« Elly Wildsmith... Flamme brûlante de ma passion... Chaque jour près de toi est un océan de joie inestimable... Et je ne rêve, ne suis animé, que d'une seule envie, une seule raison... Que ce bonheur continue de perdurer et de faire de chacune de tes journées, un morceau d'émerveillement... Je veux pouvoir t'offrir encore et encore des sourires comme ceux qui se gravent sur ton visage dans nos moments de douceur et qui me portent... Je veux continuer d'illuminer ton regard pour y puiser ma force... Je veux découvrir le monde avec toi, près de toi... Être le pilier qui sourira à tes petits défauts, et taquinera tes qualités... Que l'on voyage et que les paysages naissent avec ta seule présence à mes côtés... Et peu importe les épreuves qui s’élèveront sur notre route, je sais que c'est avec toi que je veux passer ma vie... Alors, ma Belle... Elly... Veux-tu devenir ma femme ? Veux-tu m'épouser ? »

Les mots étaient sortis, un instant le corps tremblant. Tes émeraudes accrochées à son regard noisette, la respiration saccadée, suspendu à une décision, à SA décision. Comme si toute la suite de ton monde pouvait s'arrêter de tourner. Ou comme si tout pouvait définitivement prendre un sens. Aux rives merveilleuses d'un Vous qui s'écrirait dans le Temps. Pour le meilleur et pour le pire...
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Elly Wildsmith, Dim 14 Jan - 22:59


Tu es posée sur ta chaise, attendant sagement qu’il te délivre le pourquoi vous vous étiez retrouvés en haut de la grande roue, au-dessus de la Tamise. Tu étais un peu fatiguée, et à vrai dire, tu espérais qu’il n’en ai pas trop pour longtemps. Rien, absolument rien, n’aurait pu te préparer à la suite de son propos. Il te parle de la rivière que tu portes à ton cou, et instinctivement tes doigts se portent à celle-ci, dessinant les contours du bijou offert quelques heures plutôt. Un sourire orne tes lèvres alors que tes yeux crient toute la fatigue qui est tienne.

Et puis, des propos lourds de sens qui tombent entre vous. Te ramenant à cette journée où tout avait basculé, à ce vol à dos de sombral qui avait changé le cours de ta vie, définitivement. Tant professionnellement – puisque c’était cette discussion qui t’avait amené à poursuivre ton rêve et d’entrer au Ministère de la Magie. Et puis … personnellement. Tu étais toujours restée la jeune fille amourachée du ténébreux professeur, mais refusant, toujours, de céder à la tentation qu’il représentait. Ayant peur de ne pas être celle qui lui ferait stopper toutes les autres. Et pourtant.

C’est là-dessus qu’il continua d’ailleurs après s’être mordu la lèvre. Ton cœur loupe un battement, et tu continues de l’observer, non sans plonger dans les souvenirs qu’il évoque. De ta première transformation en renard, à la première danse dans l’appartement. Tout, tout ce qu’il évoquait te rappelait de délicats souvenirs et laissait à tes lèvres un sourire délicieux. Il se rapproche de toi alors que d’autres souvenirs encore s’étiolent entre vous. Et quelques petits hochements de tête fatigués de ta part – comme pour lui dire que oui, tu te rappelais de tout cela.

Et puis, un discours qui te saisis – comme si subitement tu comprenais le sens de ses propos, la portée de la soirée, ou l’envie qui tenait ton compagnon depuis le début, ce pourquoi il avait fait tout ça. Tu clignes des yeux – sans comprendre réellement ce qui se déroulait pourtant devant toi – il se trouve à genoux, face à toi, tenant un écrin entre ses mains. Et dans l’écrin, un trésor. Une jolie bague, finement dessinée, aux couleurs rappelant celle de la rivière que tu portais au cou. Hésitation, bégaiement alors que tu l’entends te demander de l’épouser.

Hésitation – non sur la réponse – mais plutôt sur la manière de lui répondre. A nouveau, tes yeux papillonnent. Tu accroches tes mains aux siennes – ou plutôt, tu les recouvres – comme pour chasser l’image du bijou présenté. « Evan je … ». Soupir, suivi d’un sourire alors que ton regard s’envole ailleurs dans la pièce – pour le faire douter – pour reprendre contenance – pour te permettre de ne pas avoir l’air ridicule. Ne pas s’écrouler, en pleurs. Ça ne fait pas de super souvenirs à raconter après. « Je ne peux … ». Lire la déception qui pointe sur son visage, voir la tristesse dans son regard. Et terminer, simplement « T’imagines, si je te dis oui ! ». Incompréhension lisible dans tous les traits de son visage. « Après, toutes les femmes sauront que c’est trop tard pour elles ! Tu vas faire des déçues ». Un rire qui s’enfuit alors que tu déposes un baiser sur son front comme seule réponse que tu étais capable d’apporter pour l’instant.
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Evan, Lun 15 Jan - 0:08







Ton regard presque larmoyant, tu attends, sa décision qui ferait basculer un peu plus vos deux vies. Cette décision suspendue à ses lèvres, que tout en toi voulait embrasser. Alors qu'elles pouvaient délivrer, deux versets bien différents pour conclure ce poème clamé par ton cœur.

Un « Oui », qui résonnerait comme un cor sur le champ de bataille pour signifier une victoire, qui enchainerait pour toujours vos deux mains, vos deux corps, vos convictions, vos forces et vos faiblesses, en un seul et unique océan qui regarderait vers le même horizon bleuté, inspirant, envoûtant, à en écorcher le quotidien pour y dessiner des montagnes et des paysages fabuleux, à en hérisser la chair et à embraser vos regards d'un même embrun somptueux.

Ou un « Non », qui arriverait comme une guillotine prête à trancher tout ce qui avait un sens à ta vie. Prête à taillader tes veines et à faire de tous tes sens une fournaise impitoyable, qui te conduirait lentement aux Enfers, où tu resterais pendu à ses limbes qui avaleraient chaque jour un peu plus ton âme. Et tu errerais alors sur une terre, comme une feuille trop poussée par le vent, et égarée sur un autre continent, avec plus que des larmes dans les yeux pour guider tes pas incertains au milieu d'un brouillard sans fin.

Ses mains viennent à la conquête des tiennes, tu les sens doucereuses comme jamais, attendant sous les assauts infernaux de ton cœur, qu'elle ne délivre sa réponse. Les secondes suspendues comme des branches qui ne veulent pas rompre, mais qui attendent le renouveau, l'exutoire, la raison de se battre un peu plus vers l'écriture d'un Demain coloré et enchanté.

Tes émeraudes dessinant sur ses lèvres des murmures passionnés, des souffles et des caresses qu'aucun vent ne saurait porter, des promesses qu'aucun autre ne saurait lui tenir, des baisers que mêmes les nuages les plus doux sauraient envier. De tes regards, tu l'aimais.

Deux mots qui se perdent, suivis d'un soupir, d'un sourire, qui font sauter bien des émotions dans ta poitrine, à en rendre brûlantes chaque seconde qui s'écoulait, paraissant interminables, et dont tu ignorais encore la saveur, ou Éternelles, ou Maudites. Son regard te fuit, et tu t'y perds un peu.

Trois autres mots, et tu déglutis, envahi soudainement d'un doute, alors qu'une vague de chaleur te submerge, et que tu as peur de voir se dérober devant toi cet unique rêve qu'elle représentait, peinture de ton bonheur, encre de tes mots, élan de tes gestes, soupir parfumé de tes lèvres quand la nuit pose son étreinte sur vos corps.

Un frisson glacial te parcourt que tu ne peux empêcher. Ton regard se pare d'une étincelle de condamné.

Et une exclamation de sa part, qui t'apporte un nouveau regard interrogateur, avant qu'elle n'achève son jeu, qu'elle abatte ses cartes, venant à te parler des autres femmes, et tu baisses la tête en pouffant un rire nerveux, sentant ton palpitant qui avait failli t'abandonner au même titre que ta raison. Et elle s'emporte dans un rire franc.

Tu relèves la tête en te mordant la lèvre, la secouant de droite à gauche, comme pour lui dire « Tu abuses... », alors qu'elle vient déposer un baiser sur ton front. Et toi tu portes ta bouche à ses deux mains que tu embrasses.

« Oui... Oui j'imagine... Je me fous tellement des autres femmes ! Si tu savais comme elles n'ont aucune saveur pour moi, combien elles ne sont que des âmes vides que je ne vois pas passer, parce qu'elles n'existent tout simplement pas ! C'est du vent. Elles ne sont rien. Là où toi, tu représentes Tout ! Si tu savais comme je me fous, qu'il y ait des déçues ! Tant tu es la seule qui représente quelque chose pour moi ! La seule qui est quelqu'un pour moi ! Et tant pis s'il y en a qui te jalousent, c'est toi que je veux pour femme et aucune autre ! Car c'est toi et toi seule, qui fait rayonner ma vie, alors je me fous bien du reste du monde, tant que je t'ai toi... Et seulement toi... »

La voix douce, elle était toujours pourtant légèrement enrouée. Tu ne pouvais t'empêcher de te demander, si ses mots avaient été des réels doutes, ou simplement pour détendre la situation, le moment. Et tu attendais toujours, de savoir lequel des deux mots elle t'offrirait, le Salvateur, ou le Tortionnaire. Si la bague irait s'enrouler à merveille à son doigts, ou serait comme toi, condamné à être enfermé en ayant l'impression de ne plus pouvoir respirer.

Mais tu espérais bien, qu'elle comprenne enfin, qu'aucune autre ne lui arrivait à la cheville. Qu'aucune autre ne pouvait prétendre posséder ne serait-ce qu'une partie de ton cœur, alors que tu lui avais offert depuis bien longtemps déjà à elle. Qu'elle comprenne que nulle autre, n'était capable de faire naître tes sourires comme elle, de faire briller ton regard à ses mots et sa façon d'être. Que nulle autre qu'elle, n'avait le pouvoir de donner la définition à ces deux mots dans ta vie. A ces deux mots qu'elle représentait pour toi, qu'elle était. Essentielle. Vitale...
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Elly Wildsmith, Lun 15 Jan - 22:33


Il y a une peur dans ses yeux, alors que les tiens sont rieurs. Une appréhension dans ses émeraudes, alors que tes prunelles se font joueuses. Il relève la tête vers toi, visiblement secoué par des émotions plus fortes que lui. Lui qui était pourtant d’un contrôle quasi inhumain, lui qui semblait avoir la main mise sur tout, là, avec toi, il ne contrôlait rien. Et à nouveau un rire s’enfuit. Tes yeux le rencontrent, le jaugent, l’apprivoisent. Encore.

Un nouveau discours, à l’orée d’un nouveau sourire alors qu’un baiser vient rencontrer tes mains. Comme s’il te suppliait de lui dire oui, de le libérer du carcan qui semblait être le sien. Un sourire s’échappe encore, alors que tes yeux, doucement, s’humidifie du discours qu’il te livre. Comme si là, face à toi, il s’arrachait le cœur et te le livrait, sans rien attendre en retour, si ce n’est – peut-être – qu’une réponse favorable à sa question.

L’écrin toujours posé sur tes genoux, ses mains en dessous, et lui, son regard, suppliant que tu le délivres de ce mal-être qui semblait le ronger. « C’est donc pour ça ! ». Simulation d’une moue déçue, avant qu’un nouveau sourire s’échappe de tes lèvres. Tu te redresses, te relève de cette chaise qui te semblait pourtant bien confortable. Son regard ne te quitte pas, marqué par l’incompréhension de ton comportement. Tu échappais totalement à son contrôle et il ne s’en rendait même pas compte. Murmure joueur que tu glisses à son oreille « Je suis trop fatiguée pour te répondre ce soir ». Quelques pas et puis finalement tu te retournes, le délivrant du mal « Oui. Sans l’ombre d’un doute ». Ou plutôt, avec l’ombre qui plane sans cesse autour de vous.


Dernière édition par Elly Wildsmith le Mar 16 Jan - 9:21, édité 1 fois
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Evan, Mar 16 Jan - 0:08







Après ta nouvelle déclaration, tu restes chamboulé, comme perdu aux yeux de ton aimée, alors que tout le reste de la soirée, tu avais cherché, à maitriser le jeu. A lui montrer, que c'était toi qui gérait les rênes, qui la guidait en cette nuit que tu avais dessiné depuis longtemps dans tes pensées imbibées à l'encre de tes sentiments.

Et tu ne sais plus l'espace d'un instant, perdu dans cette teinte sublime que sont ses yeux, que tu aimes contempler chaque jour, quel message elle cherche à te faire passer. L'ombre d'un doute. Tu savais, qu'elle avait ce pouvoir sur toi. De pouvoir te désemparé, d'annihiler tout ce que tu étais, par ses décisions. Morceau de papier entre ses doigts. Murmure entre ses lèvres.

Elle, ton Autre, prolongement de ton être, à cette capacité qui lui est propre, de pouvoir te ravir comme en cendres te réduire, par sa seule volonté. Tant elle était importante pour toi, partition divine qui se cadençait sur les battements de ta vie. Et son Importance en faisait ta Faiblesse. Ta Force vers la démence qui faisait sortir tes émotions avec allégresse.

Étrange sensation, que de perdre le contrôle, que d'être effrayé par un regard que tu chérissais tant, comme si elle pouvait soudainement se transformer en une fumée pour se dérober à tes doigts, à ta voix, à tes caresses sur son corps qui ne seraient plus des trésors mais des murmures étouffants. Non. Cette pensée ne pouvait devenir ta réalité.

Et une nouvelle exclamation qui sort de ses lèvres, suivie d'une moue déçue de passage avant un sourire, qui te plonge un peu plus au bord de la falaise du Doute. Et elle se lève de la chaise, alors que tu restes à genoux, l'âme perdue, et elle vient te murmurer qu'elle est trop fatiguée pour te répondre.

Un battement se perd vers les abysses, comme sur l'instant ta Raison. Déraison se trouve être l'hospice, de cette Folie qui te susurre l'Abandon.

Tu la vois s'enfuir vers le couloir, et tu sens ton cœur qui s'écorche à la lame de ses mots, hémorragie sur ton visage, en filtre de larmes qui perlent à tes émeraudes. Le Doute est Roi. Et elle se retourne, ton regard remontant ses jambes, ta chemise entrouverte, cherchant à s'accrocher au mince filament d'espoir qui te maintenait encore debout. Brume d'irraison.

Seconde qui sculpte un frisson t'arrachant tout le corps, quand elle greffe au décor, la réponse tant attendue. Tes yeux se ferment, un soupir s'envole, alors que tes mains vont chasser à tes paupières closes, les salées qui abondaient. Ton souffle irrégulier se perd, alors que tu ouvres de nouveau les yeux vers elle, te mordant la lèvre jusqu'au sang.

Sans l'ombre d'un doute.

Et tu te relèves, un sourire ému se cristallisant sur ton visage, ton regard lui criant des mots d'amour par millier. Tu extirpes la bague de son écrin que tu poses sur la table, et tu t'avances vers elle, retrouvant sa moue joueuse, son regard imbibé lui aussi d'émotions.

Et tu saisis sa main gauche de la tienne légèrement tremblante, et tu portes de ta main droite à son annulaire, la bague ornée de saphirs pour épouser son doigt, jusqu'à ce qu'elle soit parfaitement ancrée où elle devait être.

Ton regard toujours humide, grand sourire aux lèvres, tu lui murmures un « C'est pas bien de m'avoir fait douté comme ça... » avant de t'en aller nouer tes lèvres aux siennes, pour un baiser passionné à vos émotions fusionnantes, vibrantes, le corps brûlant de sa réponse, de ce « Oui » posé sur l'autel de votre vie à deux.

Échange langoureux, tes mains à sa taille, tes sens retrouvés, à ce bal d'Union. Tes mains sur sa peau, dessinent des caresses de Reine, corps en accord, souffles emmêlés, et plus qu'un Serment, une promesse d’Éternité, résonnait entre vous désormais.

Comme le Temps, comme la Rose, le Petit Prince savait. Il avait appris. Il avait aimé. Il avait compris, que le Temps une fois accordé, écrivait toute réponse. Qu'au milieu de tout ce qui paraissait semblable, dormait l'Unique. Et comme lui, tu l'avais trouvée. Ton Unique. Ta Rose. Ton Renard. La femme que tu avais apprivoisé. Celle que tu avais laissé t'apprivoiser. Et les jours passaient avec plus de rayonnement. A vos mains nouées comme deux filaments. Le Renard et le Loup, œuvre du Temps. Vous.
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Elly Wildsmith, Mar 16 Jan - 9:47


Un brin émotif, le brun ténébreux. On n’aurait dit que tu avais accédé à sa demande la plus insensée, et qu’en plus de cela, il était heureux de ce fait. Malheureux fou qui n’avaient pas conscience de ce en quoi il s’engageait. Sourire à tes lèvres, un peu émue, lorsqu’il te rejoint, les larmes témoins du doute qu’il l’avait tenu quelques secondes plutôt. Sa voix s’élève dans un murmure, pour te délivrer ce que tu savais déjà. Le doute, sombre ombre qui avait plané un instant sur la réponse à sa question.

Le trésor quitte l’écrin pour se poser sur ta main, et son regard qui ne cesse de te crier tout ce que les mots ne sauraient dire, tout ce que sa voix serait incapable de te transmettre. Sa main tremblante contre la tienne, la serrant comme une reine, et y glissant, doucement, la bague qui habille désormais ta main gauche.

Ses mains se posent à ta taille, il t’embrasse langoureusement, comme s’il avait trop attendu, trop désiré, trop voulu cette réponse qui ne venait pas. Tu le regarde, quelque peu émue – non pas de la demande mais plutôt du fait que tu avais repris le contrôle, enfin ça, c’est ce que tu voulais faire croire – et tu te fais joueuse, à nouveau, te hissant sur la pointe des pieds et lui glissant à l’oreille « Tu me fatigue ». Le regard est rieur mais heureux, le sourire franc quoique joueur. Tu poses tes mains sur ses épaules, plonge tes yeux dans les siens, et d’une voix dont il connaissait le ton, tu lui indique « Tu ne sais pas à quoi tu t’engages, mais bon courage ».

Ton corps quitte le sien et tu t’échappes en direction de la chambre, bien décidée à rejoindre le lit que tu devinais moelleux après une soirée aussi forte en émotion. Un dernier regard pour lui comme pour lui dire « Suis-moi » mais aucun mot ne sort. Trop fatiguée, tu rêves juste de te poser dans ses bras et de t’endormir ainsi, ton souffle contre le sien, ton cœur au rythme du sien.

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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Evan, Mar 16 Jan - 12:30







Vos lèvres se détachent comme une vague qui retourne à la mer depuis le rivage, légèrement salées par ces larmes survenues qui s'étaient jointes à votre baiser. Son regard semble emprunt du même brasero, de ces flammes conquises qui se donnent, qui se savent, à l'Autre.

Elle s'élève sur ses pieds nus, et te laisse une nouvelle provocation à l'oreille. Avant d'enserrer tes épaules, et de te délivrer un message qui oscillait entre l'avertissement et la plaisanterie. Du moins, tu le voyais comme tel. Car elle pouvait penser être un cas désespéré, tu n'étais pas moins certain de toi, comme elle l'était elle pour t'avoir offert ce « Oui ». Alors tu lui réponds quelques mots joueurs.

« Du courage et encore, de la souffrance oui... »

Cette fois c'est toi qui lui délivre un grand sourire, car évidemment, tu étais loin de penser cela. Tant tu savais exactement à quoi tu t'engageais avec elle. Tant tu étais convaincu que malgré son sale caractère irritable Ange, tu ne voyais pas comment ça pourrait mal se passer, tant tu avais cette envie incroyable, qui hurlait au fond de toi, que tu voulais dessiner sa vie en un rêve quotidien. Et peu importait les épreuves, tu voulais être près d'elle, car elle rendait tout plus vivant depuis qu'elle était apparue dans ta vie.

Et tu comptais bien continuer de la taquiner chaque jour qui s'éveillerait près d'elle, de tester ses limites, de t'apposer comme sa force, de calmer ses faiblesses, de repousser ses peurs, d'avoir confiance en chacun de ses choix, d'être la Raison devant chacun de ses doutes, d'être simplement, la main à la sienne pour être là sous tous les aspects du monde qui se dresserait autour de vous. Tu la relèverais quand elle tomberait, tu la porterais quand elle en aurait besoin, tu l'encouragerais devant ses choix.

Et elle s'échappe de toi, tu ne la quittes pas des yeux, elle t'envoyant un dernier regard avant de s'éclipser dans la chambre. Un fin sourire orne tes lèvres, alors que tu la suis rapidement, après avoir éteint les lumières et la musique qui continuait son chemin.

Tu la trouves emmitouflée sous la couette, à te regarder comme t'attendant, et tu clos la porte derrière toi, avant de l'embrasser amoureusement de tes émeraudes. Tes vêtements rejoignent le sol, et tu vas retrouver ta place près d'elle sous les draps. Tes bras vont rapidement retrouver le chemin de son corps, et tu laisses un baiser sur sa joue, un bref sur lèvres comme la caresse d'une brise de printemps.

Et elle vient contre toi, posant, sa tête contre ton torse comme pour se bercer aux battements de ton cœur, qui clamait encore avec ardeur toute ta joie intérieure. Vos jambes se croisent. Tes bras l'entourent, ta main gauche caressant ses cheveux, et tu la gardais là, précieusement contre toi.

Ton autre main trouve une des siennes, doigts croisés, et douces caresses délivrées de vos pouces, sans qu'aucun mot ne sorte, vos gestes à ce moment suffisaient. Paroles du cœur, de vos battements liés, et vers Morphée vous vous laissiez doucement aspirés.  

Simplicité, complicité, ton regard la couvait, ta main toujours à laisser dans ses cheveux d'or, mille et un témoignage qu'elle était ton trésor. Qu'il pouvait y avoir au dehors, les tempêtes les plus virulentes qui s'exclameraient, le monde qui serait en proie au Chaos, que tu n'avais besoin que d'elle, pour être heureux.

Comme depuis vos retrouvailles, elle actionnait le monde, le rendait plus doux, le faisait tourner à l'embrun de ses sourires, à la caresse que ses yeux noisettes t'offraient. Elle donnait, un sens à tout ce qui n'en avait pas, n'en avait plus, rendant chaque instant à ses côtés, plus précieux que toute la richesse du monde. Elle était ta richesse, dans chacune des larmes qu'elle te versait, dans chacun des sourires qu'elle t'envoyait, dans chacun de ses regards enjoués.

Entre Tendresse et Passion, elle avait réécrit toutes les définitions, aussi bien à ce qui était sensé que à ce qui ne l'était pas. A ce qui était raisonné et à ce qui ne l'était plus. Elle s'était faite Flamme pour ranimer tes cendres, et tu voulais qu'elle sois seule Femme vers les Demain à descendre...

Dans ta tête il chantait
La piano de l'appartement
Et en boucle repassait
La danse et ses regards diamant
Et tu rejoignais
Comme épuisé l'enfant
Toi aussi vos rêves liés
A ses bras aimants

E ~ Fin du RP ~ M
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Evan, Ven 19 Jan - 18:22





Protéger l'Être Aimé


Poudlard, ses corrections ennuyantes n'en finissaient pas, alors que les cours étaient terminés depuis quelques heures déjà. Et tu passais en revue, des grimoires effilochés sur leur tranche vieillie à lire des informations sur divers sortilèges, certaines écrites depuis des siècles.

Des feuilles de parchemin et ton encrier t'accompagnaient, à noter des références sur certains, des anecdotes sur d'autres, pour préparer tes futurs cours que tu espérais prenants pour tes élèves. Deux bougies dont la cire s'écoulait depuis longtemps sur leur côtés faisaient officie d'éclairage tamisé pour toi, parfois se reflétant sur l'unique fenêtre en même temps qu'un voile de lune, dessinant un halo circulaire sur la vitre qui accentuait sa pâleur touchante.

Tu voyais au dehors que la nuit avait pleinement pris possession du dôme céleste, et dame Lune était venue accompagnée d'une myriade d'étoiles qui chantaient joyeusement de toute leur splendeur. Quelques nuages faisaient la course vers l'horizon dans lequel ils s'empêtraient vers un ailleurs que tu ne pouvais qu'imaginer à tes pensées vagabondes.

Tu entendais également le vent qui soufflait, et tu imaginais aisément les nombreux arbres de la forêt interdite malmenés sous les bourrasques, comme si une tempête s'annonçait discrètement, alors que le ciel n'en était pas à exposer un tel présage. Mais le sifflement sur les pierres laissait une telle annonce en suspend, ce n'était peut-être qu'une question de temps.

De longues heures passèrent ainsi, avant qu'enfin, tu eus fini tout ce que tu avais à préparer. Les bougies elles, étaient presque arrivé à leur terme, et la cire avait failli à plusieurs endroits sortir du socle d'étain abimé qui les abritaient. Ta plume s'en allant dormir dans son présentoir, tu refermais ton encrier translucide et rangeait soigneusement les feuilles de parchemin écrites et sèches.

Tu soupirais en regardant l'heure de l'horloge magique, il était presque minuit. Toi qui avais espéré pouvoir passer un peu de temps avec ta compagne, vu l'heure tardive, tu doutais qu'elle t'ait attendu sagement, blottie sous une couette imposante de laquelle dépasseraient seulement ses pieds nus, près d'un feu de cheminée réconfortant aux flammes qui crépiteraient d'une voix mélodieuse.

Là, tu ne savais pas si elle serait encore là à ton arrivée, peut-être aurais-tu juste le droit à une maigre compensation avec les trois loups qui viendraient vainement essayer de combler ce manque qui sommeillera en toi en réclamant des caresses affectueuses. Tu finissais de ranger ce que tu avais à ranger, et tu soufflais sur les deux bougies qui s'évaporèrent en volutes de fumée après un dernier vacillement qui se répercuta silencieusement sur la fenêtre au regard de la nuit scintillante.

Ton bureau fermé, tu repartais avec ta sacoche légère, arpentant les couloirs désert et glaciaux de l'école à l'allure fantomatique. Tous les élèves dormaient depuis déjà quelques heures, à part peut-être ceux qui se donnaient à cœur joie d'outrepasser le couvre feu et qui arriveraient avec une mine de déterré vivant le lendemain en cours.

Tu ne te fis pas prié pour presser le pas, afin de quitter le plus rapidement possible ce carcan étouffant. Dehors, la fraîcheur de la nuit te fit un bien fou, et tu restas quelques secondes, à te perdre vers les étoiles auxquelles tu délivrais des pensées éphémères, profitant d'un vent frais qui venait ébouriffer tes cheveux, comme la main d'un enfant jouant qui se perdrait par derrière le canapé à l'aveugle.

Une fois que tu fus sorti des limites du château, tu transplanais.

Tu retrouvais rapidement un environnement que tu appréciais davantage, l'atmosphère lugubre de l'Allée des Embrumes, et son opacité à faire peur aux âmes feignant un courage pour impressionner la galerie. D'un pas rapide, tu foulais les pavés avec un seul horizon habillant ton regard émeraude, espérer qu'elle ne dorme pas encore.

Pour voir un de ses sourires magiques après cette journée éreintante, ou la petite lueur qui animait ses yeux pour enchanter les tiens, ou simplement, pouvoir la serrer dans tes bras et lui rappeler combien tu l'aimais avec des gestes habillés de tendresse.

Les dernières semaines avaient été éprouvantes. D'une part, il y avait eu ta surprise avec la demande en mariage qu'elle avait accepté. Et de l'autre, son choix de remplacer Kalén où elle s'était retrouvée capturé par les Mangemorts sous une fausse identité, et torturé de ta main.

Un frisson te parcourut l'échine alors que tu voyais la porte de votre chez vous qui prenait vie à travers l'obscurité régnante. Tu soupirais, chassant tant bien que mal ces pensées atroces. Avant qu'un mince sourire ne reprenne place sur ton visage au moment de pénétrer dans votre demeure.

L'absence de lumière à l'intérieur te fit tiquer qu'elle n'était ni dans la cuisine ni dans le salon, aussi était-elle peut-être à l'étage. C'est à cette pensée que tu allumais la lumière de la cuisine, avant de te faire rapidement agresser par les trois réclameurs (m'en fous ça existe pour mon rp) de caresses à fourrure. Aube, Crépuscule et Étoile venant te voir à celui qui aurait le plus ton attention, et tu souriais à les voir, les accueillant chaleureusement dans tes bras en t'accroupissant un instant, déposant ta sacoche sur le sol.

Le regard dans le vague, l'oreille attentive dans l'espoir d'entendre la voix de ta belle qui t'aurait entendu rentrer, ou ses pas le longs de l'escalier, qui viendrait sublimement à toi. Mais les secondes s'éternisaient où tu évitais difficilement quelques léchouilles joyeuses de vos compagnons à quatre pattes, et tes pensées se perdirent à l'imaginer dormir paisiblement sous vos draps de soie recouvrant son corps fatigué...
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Elly Wildsmith, Lun 22 Jan - 14:59


Une soirée à l’orée de doutes nouveaux, de peurs atroces, d’angoisse cisaillant les sens, les entrailles. La torture physique infligée par ton compagnon, la torture mentale infligée par tes choix. Plus rien ne tournait dans ton monde, et tu te prenais en pleine face les conséquences de ton choix, de tes décisions de vie. Tous ses doutes, toutes ses angoisses, n’avaient servies à rien. Tu étais totalement décousue, marquée à vie. Tes doigts trouvèrent les fines cicatrices, lacération de ton être dans sa chaire. Quelque peu atténuée, mais pas totalement disparue. Evan avait voulu tout effacer et tu avais refusé en bloc. Pas encore, pas maintenant. Tu n’étais pas prête.

Ton regard perdu à la bague qui ornait ta main, tu laissas échapper un soupir navré. Tu faisais désormais partis des gens qui se rendaient compte beaucoup trop tard que toute leur vie volait en éclat. Que rien n’aurait plus le même sens. Que l’évènement, aussi traumatisant et funeste que possible aurait de plus grosses répercussions. Plus terrible. Plus terrifiante.

Tu n’avais pas remis les pieds au Ministère encore. Tu redoutais les questions. Tu avais prétexté une quelconque mission dans un quelconque pays et tu étais partie sans rien dire à personne. Pour éviter les questions. Parce que c’était mieux ainsi, pour tout le monde – sauf peut-être pour toi ? Tu étais restée enfermée dans votre maison allée des embrumes, parce que tu avais décidé que c’est ce était le mieux. Les loups, et seulement eux, étaient tolérés à tes côtés. Tu n’en voulais pas à Evan, non, juste que tu te savais responsable de son mal-être, de ses propres démons. Alors tu le fuyais, un peu.

Comme ce soir, où tu t’étais couchée avant qu’il ne revienne de Poudlard. Parce que tu n’en pouvais plus de croiser son regard désolé, attristé qu’il ait pu te faire du mal. Alors tu avais retrouvé les draps froids, tu t’étais lovée dans la couette, et tu t’étais laissé bercer par le bruit du vent à l’extérieur et tu avais sombrés dans un sommeil peuplé d’étranges cauchemars (on reparle pas des omoplates hein !). Ton corps souvent secoué par des sursauts, rappelant la douleur latente qui vivait en toi, même au travers de tes songes.
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Evan, Lun 22 Jan - 19:07







Tu te relevais, ramassant ta sacoche, délivrant un « Ça suffit ! » à vos loups pour qu'ils repartent à contre cœur vers leur panier. Tu soupirais, ne voyant pas ta belle. Tu enlevais ta veste, et la laissais avec ta sacoche sur la table de la cuisine, puis tu arpentais le couloir, t'arrêtant à la porte de votre chambre que tu ouvrais délicatement.

Elle était là, ta Belle, ton Monde, à ronfler comme un tracteur à dormir paisiblement dans les bras de Morphée qui l'avait déjà enchainée à son étreinte. La lune perçait en rayons paisibles depuis les vitres derrière le lit, et déposait sur son visage une teinte d'albâtre en une caresse tendre.

Tu allais t'asseoir près d'elle au bord du lit, un sourire maculant ton visage en observant la douceur qui semblait la couver. Tu portes ta main droite dans ses cheveux d'or, d'un geste lent, allant effleurer du bout de tes doigts sa joue comme lui laissant un discours du vent. Tu ne voulais pas la réveiller, même si dans ta tête tu espérais que ses paupières s'ouvrent pour te voir là, près d'elle, et pouvoir un instant te plonger sans ses beaux yeux d'ébène.

Tu déposes un long baiser sur son front, de ceux qui lui murmurent un « Je t'aime », avant de reprendre ta position, et de rester à la regarder ainsi. Elle était magnifique, splendide, étincelante, et tout autre qualificatif même si pour toi ils brillaient tous d'une étonnante fadeur quand il s'agissait de l'évoquer. Tu souriais, à regarder le bonheur de ta vie, de l'avoir près de toi, elle qui allait devenir ta femme.

Tes émeraudes se posant sur la bague à son doigt, et tu te projetais, un instant, vers cet horizon, vers ce jour que vous n'aviez pas encore défini, où vous seriez officiellement mari et femme. Et comme un éclair soudain qui pourfendrait un champ de nuages, tes pensées partent ailleurs, en repensant aux hématomes que tu avais laissé sur son corps. Orage.

Cette fameuse nuit, cette torture, ces coups que tu lui avais porté, à Elle, à Celle, qui était tout ce que tu avais promis de protéger. Et tu déglutis, passant ta main dans tes cheveux, pris d'une sueur froide, avec cette pensée qui te hantait. *Et si elle oubliait que je suis un Mangemort ?*

Tu la regardais à nouveau, là, qui semblait si tranquille, alors que tu savais que tu l'avais mise en danger bien des fois, et combien elle n'était pas encore à l'abri, par vos idéaux opposés. Alors cette pensée, creusait une place plus profonde en toi.

Et ton corps trembla.

Tu te relevais, la couvant d'un regard aimant, et faisais demi tour pour sortir de la chambre. Les loups étaient de nouveau bien sagement allongés dans leur panier. Tu allais à la cuisine, et récupérais ta baguette. Tu regardais le morceau de bois dans ta main. Tu soufflais profondément, fermant les yeux.

Avais-tu le droit de penser à faire cela ? De lui retirer une partie de sa vie ? De votre vie ? Une partie de vos souvenirs ? Vous étiez liés par un serment inviolable, par une promesse de protection. Pourtant, ça n'avait pas empêché que tu en viennes à la torturer, à la bafouer, au delà de toute la force de votre amour.

Tu crispais ta mâchoire, devant ce combat intérieur qui était en train de se jouer. Entre d'un côté, ta volonté à ne rien faire, à continuer votre chemin comme il était aujourd'hui, puisque vous aviez toujours réussi à vous relever de toutes les épreuves se présentant devant vous. Et de l'autre, l'envie de la protéger, réellement, en lui faisant oublier ce masque d'émeraudes laissé à Poudlard, et tous ses souvenirs qui la hantaient jour après jour depuis quelques semaines maintenant.

Quelque part tu avais l'impression de la trahir.
D'une autre, de la protéger.
Et c'était ce qui comptait le plus.
Sa sécurité.
Tu soufflais longuement.

Baguette en main, tu repartais vers la chambre, retournant t'installer près d'elle, la contemplant un bon moment. Une larme perla à tes prunelles, devant toutes tes pensées qui s'emmêlaient en un tiraillement qui te prenait au cœur. Elle avait pris le droit de changer d'identité pour te protéger, et tu t'apprêtais à prendre le droit d'effacer une partie de sa vie, de votre vie, pour sa protection.

Tu effaçais d'un revers de la main la salée qui filait le long de ta joue lentement vers tes lèvres, et avalais difficilement la boule amère qui s'était formée dans ta gorge. Et tu pointais finalement ta baguette sur le visage endormie de ton aimée, et murmurais « Oubliettes ».

Tu te retrouvais immédiatement dans ses souvenirs, dans vos souvenirs. Territoire merveilleux de bien des soirées, bien émotions folles à votre Complicité, et tu voyais, ressentais, absolument tout ce que tu avais vécu avec elle mais de son point de vue. Un frisson parcourut ton corps, alors que tu traversais votre vie vue de son côté.

Et tu allais cherchais ce que tu voulais, allant à ce fameux jour du centre commercial, là où tout avait basculé. Votre duel, toi masqué, elle étendue au sol attendant que tu ne la tues. Tu déglutissais, alors que tu supprimais lentement ce souvenir de ses pensées, effaçant jusqu'à sa venue jusqu'au centre commercial. Puis tu allais chercher la suite, son corps ensanglanté dans tes draps, toi à ses côtés au manoir. Son réveil et la vérité. Votre baiser au milieu de votre Chaos.

Et tu continuais, à enlever toute trace de toi en Mage noir dans son esprit, l'entrainement de Nyx, les soirées où vous en aviez discutés. Celle où elle avait porté ton masque. Jusqu'à arriver, à la plaie la plus récente, la plus béante, sa torture.

Tu retirais cette terrible journée, ton visage désemparé une fois qu'elle s'était révélée, les coups que tu lui avais portés. Tu effaçais toute trace du matricule 08 de sa tête, du masque d'émeraudes, non sans que des larmes affluent sur ton visage, tes émotions sens dessus dessous.

Pouvait-il n'y avoir réellement qu'Elly et Evan, et plus toutes ces ténèbres entre vous ? Tu restais là, en proie à des secousses dans tout le corps, à regarder vos souvenirs de son côté, à sourire au milieu des larmes, en ressentant ce qu'elle ressentait, en voyant tout ce qui l'avait animée, quand elle avait été tout ce qui t'animait toi.
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Elly Wildsmith, Jeu 25 Jan - 0:04


Perdue au milieu des songes, dans tes cauchemars au gout de déjà-vu. Comme une redite, rediffusion des moments intenses passés à la torture de ses mains. Ton corps encore secoué des spasmes de douleurs, des lacérations dans ta chair. Un nouveau soubresaut, avant que se dissipe la brume, qu’apparaissent d’autres visages, d’autres souvenirs, d’autres noms. Plongée dans un sommeil mouvementé, tu ne savais rien des gestes de ton alter-ego, du sortilège qu’il t’avait jeté, des conséquences que cela aurait.

Tu assistais juste, impuissante, à ces rêves totalement fous qui défilaient sous tes paupières, comme des rappels incessants à ta conscience, à ta mémoire. Nouveau sursaut de ton corps dans le lit, laissant apercevoir sur ton épaule nouvellement dénudée de couette, le 67 gravé. Un demi-tour dans le lit, alors que tes bras cherchent inconsciemment sur la place vide à côté, comme cherchant à te rattraper à ses souvenirs qui s’échappent, qui s’effilent, qui défilent et qui partent …

Dans tes draps, ton corps n’a de cesse de se tendre, comme refusant le combat acharné que livré ton esprit face au sortilège jeté, comme si tout en toi refusait cette emprise qu’il avait à cet instant sur toi. Un murmure dans ton sommeil comme pour lui demandait de tout arrêter ou pour le supplier de te rejoindre « Evan … » et un nouveau soubresaut alors que tu ne sais rien de ses intentions, alors que tu es plongé dans les méandres d’un sommeil absolument tout, sauf réparateur.
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Evan, Jeu 25 Jan - 11:51







Les secondes s'éternisaient dans les méandres de son esprit, de ses souvenirs de vous. Tu avais retiré toute trace de toi en Mage noir, et pourtant, le cœur serré, tu errais encore, à observer toute la beauté de ce qui vous définissait inlassablement. De voir votre histoire de ses doux yeux, de ses ressentiments. Comme essayant de toucher du bout des doigts son visage souriant.

Tu perçois furtivement les mouvements de son corps, comme des gestes au milieu d'une brume que l'on distinguerait à peine. Elle se raidit, se tourne, semble te chercher, et tes larmes continuent d'affluer, comme si tu étais persuadé qu'inconsciemment elle était connectée à toi aussi en ce moment. Qu'elle voyait ce que tu faisais. Ce que tu lui faisais.

Ton prénom se perd dans le morne silence des draps ou elle est gardée comme une reine. Et tu entrevois son corps balancé dans la torpeur que tu infliges à son esprit, et tu retiens difficilement de te laisser submerger par un sanglot que tu ne saurais contrôlé, ta main libre passant au-dessus d'elle comme essayant de la rattraper au-dessus du gouffre où tu était en train de la projeter.

Douleur dans la gorge, dans la poitrine, ton estomac se noue, ton cœur crie comme s'il savait que tu t'infligeais toi-même la plus grande souffrance que tu pouvais avoir. Les larmes toujours présentes semblent faire la course, à la première qui sauterait depuis ton menton jusque sur les draps, comme espérant peut-être tomber sur sa peau à elle, dans une complainte d'un amour si fort qu'elle suffirait à ne rien lui faire oublier.

Et tu continues de t'imprégner de ce film délicieux, souriant parfois sous tes larmes, en revoyant le bosquet, ses lèvres à elle qui s'étiraient sous l'apparence de tes phrases, malgré qu'elle essayait de révulser ses pensées. Tu revois le Renard prendre forme sous tes yeux ébahis, cette surprise qui te parait, et ses sens à elle qui se chamboulaient comme des lanternes dans la nuit qui crieraient de concert sous un vent hasardeux.

Puis votre première soirée, ce tête-à-tête exquis, où elle se préparait soigneusement comme voulant te plaire, à glisser sous ses cheveux d'or un très léger maquillage dont elle n'avait nullement besoin pour te faire chavirer. Les petits détails qu'elle avait orchestrés, pour que tout se déroule parfaitement, jusqu'à ton heure d'arrivée. Et toute la délicieuse soirée, ces danses gravées au piano qui s'extasiait, ce premier baiser au goût de l'Inestimable, et cette nuit dans tes bras comme deux amants qui venaient de se trouver, allongés dans le canapé.

Vint ensuite celle passée dans Poudlard, la première nuit où vos corps s'épousèrent magistralement dans une ébauche de perfection à vos sens qui s'offraient amoureusement à l'Autre. Et la balade dans le parc de Poudlard, la rencontre avec Azaël. Jusqu'à votre retour au bord de la fontaine, sous le murmure de l'eau et le chant des étoiles qui vous couvaient d'un voile tendre et imperceptible, lorsqu'elle s'était endormie dans tes bras.

La journée au manoir, où elle s'était apposée en maitresse de maison, à ses regards joueurs qui avaient arraché une autre partie de ton écorce sauvage. Puis le tableau envoûtant du Serment, au paysage surprenant qui vous tenait dans l'écrin de ses effluves parfaites. A vos yeux émus et vos mains liées par ces filaments, écriture sur un papier transparent, promesses du Monde à l'alter-égo.  

La rencontre avec Elina, celle au bar avec Ian et Eurydice. Puis vint, ta surprise à ce jour à l'embrun particulier, où tu lui avais offert, le louveteau et le phénix, ainsi que votre nouvelle maison. Shadows & Lights. Tu vois les émotions qui l'avaient écrites, son incompréhension camouflant les vagues de sa joie. Et ce pétillement au fond de son Bois. Sourire à tes lèvres, nouvelle secousse qui fait de ton corps un recueil douloureux pour l'être aimé.

Puis changement de décor, vous vous retrouvez en forêt, ta Belle Renard et toi Loup, et votre aventure qui vous avez conduit à protéger une biche de chasseurs, pour leur plus grand malheur. Dans votre amour de la nature, là aussi, vous étiez ce miroir commun, à l'éclat qui résonnait tout autour à en bouleverser les montagnes.

Autre voyage sur des terres vivifiantes, les Pyrénées, où elle avait fait pour la première fois la rencontre de ton côté lycanthrope. Sans oublier, les moments dans le chalet, son entrainement pour qu'elle devienne légillimens, et tu voyais, ce découragement sur son visage que tu avais réussi à effacer à force de maints encouragements. Qui s'étaient, au final, avérés lui avoir permis de finalement y arriver, à percer les barrières de tes pensées jusque là infranchissables.

Moment de flou, tes yeux toujours perlant sur son corps qui ne semblait plus paisible, elle victime de quelques frissons qui devaient la parcourir aussi. Mais tu ne peux pas te détacher, tu es ancré dans son esprit à revoir tous vos moments un à un, comme si tu avais besoin de voir son bonheur de t'avoir, pour oublier ce que tu lui avais effacé. Toucher ce qu'elle ressentait, pour te sentir plus vivant.

Tes doigts se perdent sur la couette qui recouvre son corps, comme une feuille morte qui tombe de l'arbre. Et tu repars dans l'univers féérique de votre monde. Tu retrouves l'entrainement de Kalén, que vous aviez dessiné dans les moindres contours, sauf la double personnalité de l'Auror qui avait éclaté au grand jour, ce qui n'avait pas été sans conséquences pour toi. Et tu vois la peur qui avait envahit ta compagne, quand le sortilège t'avait heurté de plein fouet. Résidus de salive difficilement avalés.

Et vous vous retrouvez, en haut de la grande roue, à ce jour si particulier. Celui où tout avais résonné, comme si, mille et un instruments s'étaient donné rendez-vous, pour écouter, pour entendre, sortir de tes lèvres les mots de ta demande. Et Elle, étincelante dans une robe copiée à ton regard, qui ne se doutait de rien.

Tu revois son incroyable sourire à en faire trembler la terre, en voyant la rivière. Tu revois tes mains à son cou, ce frisson délicat se faire maître de sa chair. Tu ressens le jeu de séduction mielleux, de désirs brûlants, qui s'était alors emparé de vous. Instant de plaisirs, à revoir le feu ravageur qui vous consumait, jusqu'à la fin de votre union dans votre chez vous, au brasier de vos sens abandonnés au Miroir.

Et la demande en mariage en elle-même, quand tu t'étais mis à genoux près d'elle, et tu vois son regard diamanté, ces deux perles d'ébènes, joueuses, et qui pourtant hurlaient qu'elle n'avait attendu que cela. Que c'était comme une évidence entre vous, la suite logique de votre vie. Elle. Toi. Vous. Pour le meilleur et pour le pire, à l'encre de l'Avenir. 

Nouvelle secousse violentes, un instant ses pensées t'échappent, la tête qui tourne, un flash qui te traverse. Tu revois votre première rencontre, ses pas timides qui la conduisirent à toi, son premier sourire, et la première fois que vos yeux s'étaient mariés dans cette communion si passionnée. Comme si dès ce premier instant, dès ces premiers mots échangés entre vous, dès ces premiers sourires immortels, la balance du Temps, avait déjà tout planifié. Destinés à vous rencontrer.

De nouvelles larmes sortent simultanément, et sous un énième frisson qui te glaça le sang, ses pensées deviennent soudainement floues, et tu perds le contact avec elle, submergé par tes émotions qui explosaient de toute part, comme si tu étais un barrage qui venait de rompre sous l'afflux des larmes que tu ne pouvais plus contenir.

Tu renifles, soupire, essuie tes yeux abandonnés à ta belle. A vos souvenirs, à ce que tu venais de faire, à la promesse de votre vie à deux. Et tu te perdais, dans un silence plus douloureux encore que ces piques incessantes dans ta chair qui te transperçaient de part en part. Tu ne savais pas ce qui s'était passé, pourquoi tu avais perdu le lien.

Mais tu la regardais, là, fragile, à dormir sans se douter que tu venais d'enlever une partie de sa mémoire, de sa vie, de votre vie. Et tu manquas de tomber par terre, pris par un sursaut soudain comme si tu regrettais tout ce que tu venais de faire.

Tu te levas du lit, une main couvrant ta bouche, comme si tu voulais lâcher prise et crier combien tu étais désolé. L'impression de l'avoir trahie, en voulant la protéger. Parce que ton amour pour elle était plus fort que tout. Au delà des compréhensions étriqués. Qu'il dépassait tout. Et que tu voulais être toujours là pour elle. Et la protéger de toi était le plus important. Tu le savais. Tu ne voulais pas qu'elle ait endurer d'autres épreuves comme celle-ci encore visible sur son corps.

Tu soufflais, longuement, difficilement, douloureusement. Tu laissais ta baguette sur la commode non loin, et retirais alors tes vêtements. Avant de te glisser silencieusement sous les draps avec elle, venant te coller dans son dos, ton bras droit par dessus elle, à la recherche d'une de ses mains pour enserrer ses doigts.

Tu déposais un baiser sur son omoplate, puis plusieurs autres, au milieu du vestige de tes larmes qui touchèrent sa peau. Ton souffle saccadé. L'envie de t'endormir vite, même si tu doutais pouvoir y parvenir, et retrouver la lueur dans ses yeux le lendemain, pour apaiser un peu ces tourments qui venaient de te mettre en lambeaux...
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Elly Wildsmith, Lun 29 Jan - 0:13


Les souvenirs s’écharpent, s’étiolent pour disparaitre définitivement dans le néant. Rien, tu ne pouvais rien retenir. Tu n’avais pas conscience de ce qui se passait, absolument rien. Tu étais juste plongée dans un sommeil qui te paraissait mouvementé, rempli de tumultueux rêves et cauchemars qui te semblaient insaisissables. Pourtant, la nuit se para doucement autour de toi, et tu sombras finalement dans un sommeil profond sans rêves, sans cauchemars.

Au petit matin, tes yeux s’ouvrirent sur un mobilier que tu ne connaissais pas. Interloquée, tu regardais autour de toi. Et puis, subitement, tu le vis. Le prof de métamorphose. Dans ton lit. Ou plutôt, il semblait que tu étais dans son lit. Enfin, tu ne savais pas trop. Ton regard s’attarde un instant sur son torse découvert, avant de comprendre, et de réagir.

Tu fais un bond dans le lit, attirant à toi un drap dont tu te drapes quasi immédiatement. Pour cacher la peau qui pouvaient éventuellement se voir. Des regards à gauche, à droite. Tu ne sais pas trop. Tu cherches à te rappeler de ta soirée, mais rien ne vient. Visiblement tu as bu ? Enfin, tu imagines, parce que sinon comment oublier le fait qu’on se soit endormie dans les bras d’un inconnu. Le professeur de métamorphose en plus. Celui qui couchait avec toutes ses élèves. Un frisson de dégout te saisit alors que tu cherchais tes affaires, sans te rappeler à quoi elle ressemblait néanmoins.

Tu voulais juste disparaitre, là maintenant, tout de suite. Ou que tu te rappelles ce que tu avais pu faire de ta soirée. C’était étrange, perturbant. Ta mémoire ne voulait pas se rafraîchir, comme si quelque chose avait disjoncté au cours de la nuit. Le regard alentours, tu ne trouvais rien qui te permette de t’habiller, alors, dans un élan de courage. Tu poses la main sur l’épaule d’Evan, tout en restant à distance « ». C’était difficile, de parler à un prof de Poudlard avec qui tu avais visiblement passé la nuit. « Professeur Lival ? ». Léger bug dans la matrice, il ne répond pas, ta voix, sans doute trop blanche, trop menue, trop discrète, ne le reveille pas. Alors après un raclement de gorge, à nouveau « Professeur Lival … Je … euh, mes affaires, où sont-elles ? ». Ça, c’était ce qu’on appelait le pire plan drague de l’histoire, surtout lorsqu’on n’était pas capable de se souvenir de ce qui avait amener à cette situation.

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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Evan, Lun 29 Jan - 17:39







Perdu, contre elle, dans mille et une pensée qui se chevauchent, s'entremêlent, comme des filaments qui perdent le sens. Et tu te serres un peu plus contre son corps, comme pour te réchauffer de sa présence, pour fuir ces tremblements qui assaillissent ta peau sans que tu ne puisses rien y faire.

Et elle semble dormir paisiblement, là où toi tu es un pantin dirigé par tes émotions lancinantes. Les heures passent, sans que le sommeil ne veuille se décider à venir te voir, sans que tes tourments n'interrompent leur danse sordide dans ta tête, à regretter encore et encore ce que tu venais de faire à ta compagne.

Et d'un autre côté, cette petite voix qui te disait que tu avais bien fait, que c'était clairement pour la protéger elle de l'étendue dangereuse de tes ténèbres. Ton souffle sur sa peau, tantôt à jouer de ton nez sur sa clavicule, comme lui susurrant bien des mots au milieu de cette nuit fragile. Tous tes sentiments, tout ton amour pour elle, avec tes lèvres qui se déposaient encore et encore sur sa peau doucereuse comme le drap de soie qui vous recouvrait.

Jusqu'à ce qu'à une heure tardive, alors que les étoiles commençaient à s'échapper, que les rayons de lune étaient partis vers une contrée lointaine dont tu ignorais tout, tu finissais, par t'endormir contre elle, pour une nuit que tu savais courte, pour un réveil que tu espérais tendre.

----

« Professeur Lival ? »

La voix résonne étrangement, pourtant c'est ce même timbre mélodieux qui te fait vivre chaque jour depuis vos retrouvailles. Mais tu es encore embué dans ta faible nuit et les vapeurs de rêves dont les dernières volutes s'échappent timidement. Le deuxième son de cloche retentit.

« Professeur Lival … Je … euh, mes affaires, où sont-elles ? »

Tes yeux s'entrouvrent, se referment, n'acceptant pas la luminosité qui passe par la fenêtre. Nouveau battement de cils, tes prunelles par intermittence, voient ta belle enveloppée dans un drap avec un regard que tu ne lui reconnais pas. Tu chasses les vestiges de la nuit, fronce les sourcils, réfléchi.

Réfléchi...

Ta bouche s'ouvre, mais aucun son ne sort, alors que tu te redresses lentement en t'appuyant sur tes avant bras. Tu te demandes un instant si elle joue ou si elle n'était pas elle-même, comme la fois où elle s'était revue écolière de Poudlard et avait mis ton masque d'émeraude.

« Elly ? Je... Tes affaires doivent être au pied du lit comme toujours... »

Tu frottes tes yeux, la regarde, et vois sur son visage un flot d'incompréhension, qui eut pour effet immédiat de te glacer le sang, te faisant t'asseoir dans le lit.

« Chérie ? ... »

Ton mot tombe à l'abandon, résonnant comme une pierre qu'on aurait jeté sur la surface d'un lac et qui viendrait de sombrer. Et le scénario prend effroyablement place dans ta tête. Et si, tu avais perdu le lien avec ses pensées, en revoyant vos souvenirs, parce que tu avais tout simplement tout effacé ? Et si tes émotions t'avaient contrôlé plutôt que l'inverse ? Et si... Et si elle n'avait plus aucun souvenir de toi. Aucun souvenir de Vous ?

Tu restes béat, abasourdi, perdu à ce que tu voyais défiler amèrement sur son visage. Comme si tu étais un étranger, un regret pour elle. Et qu'elle avait oublié toute votre vie commune. Et tu ne savais pas quoi lui dire, ton cœur criant une chamade complètement irraisonnée en prenant conscience de ce qui se dessinait à tes yeux.

« Elly... Tu te souviens d'hier soir ? Tu as d'autres affaires dans l'armoire derrière... Tu es ici... Chez toi... »

Ne pas la brusquer. Dans tes yeux, résidait la mince lueur d'espoir qu'elle ait un moment d'égarement comme quelques mois plus tôt. Car tu refusais de voir cette vérité, qui pourtant tambourinait férocement dans ta poitrine, comme se tenant prête à t'arracher le cœur à mains nues dès qu'elle aurait repris la parole...

Là, tu refusais de croire que tu avais fait une erreur, que tu venais toi-même de supprimer de ta vie tout ce qui importait. Ses yeux ébènes qui sont une passerelle vers ton bonheur, ses sourires qui se font la force dans tes veines, ses taquineries qui déclenchent tes rires, sa moue boudeuse quand tu joues avec elle, ses colères que tu apaises avec des gestes tendres, et la passion ardente de vos corps à l'étincelle des moments ardents.

Tu ne pouvais croire, avoir détruit le Loup et le Renard. Votre rencontre anodine. Vos retrouvailles touchantes. Votre premier baiser passionné. Votre première danse langoureuse. Vos premiers regards qui se cherchaient. La première fois que vos doigts se sont noués. Votre premier dîner amusant. Votre première nuit somptueuse. Votre serment et promesses à cet Autre, qui gouverne Tout. Et cet avenir devant vous...

Non, tu ne pouvais, voir tout cela s'écrouler, où tu savais, que tu t'effondrerais toi-même...
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Elly Wildsmith, Mer 7 Fév - 22:22


Tu l’observes en retrait alors qu’il peine à ouvrir les yeux. Tu ne sais pas trop comment te cacher, comment camoufler cette honte qui t’assaille. D’avoir oublié un truc pareil, tu avais dû y aller fort sur le whisky pur feu ! Tu t’en mords rageusement la joue. Et puis, lui, ne t’aide pas vraiment. Pire, il te dit que tes affaires doivent être au pied du lit, comme toujours. Interrogation furtive dans ton regard, il a pris un coup sur la tête le prof de métamorphose ou bien ? Tu clignes des yeux, montrant clairement ton incompréhension face à ses propos, et pire encore, il en rajoute une couche « Chérie ? ». Tu défailles.

Tu marques un temps d’arrêt, comme si ton cerveau cherchait à analyser, à reconnaitre, l’endroit, le corps, le prof, quelque chose ! Mais rien, absolument rien. Alors tu te dis que le professeur ténébreux à du, lui aussi, abuser de la boisson ? Ou pire, être sous l’effet d’un sortilège de confusion peut être ? Tu ne sais pas trop, mais tu recules, instinct de survie qui s’enclenche en mode automatique. Tes mains tiennent toujours le drap qui te recouvre maladroitement. Et tu ne sais pas, tu ne sais plus. Alors que lui te parle de ton domicile, toi tu n’as qu’une envie, fuir l’endroit, fuir le type. Tu bégaye « Un … un … ssssort … sortilège … confuconfusion ». Parce qu’il n’y a que ça qui peut expliquer pourquoi tu te retrouves dans le lit du ténébreux professeur.

Tu recules alors que tu attrapes les premiers vêtements qui te passent sous la main, et tu recules vers la porte de la chambre, pour mettre de la distance entre l’inconnu et toi. Car il avait beau avoir été un professeur agréable à Poudlard, tu ne savais rien de lui. Si ce n’est que tu avais visiblement passé la nuit avec lui. Te maudissant intérieurement, tu essayes tant bien que mal de t’habiller alors que tes pensées s’offusquent et s’oppressent dans ta tête, tant et si bien que tu n’arrives plus à réfléchir de manière raisonnée. Non, tu as juste cette préoccupante envie de fuir les lieux le plus rapidement possible.
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Evan, Jeu 8 Fév - 11:19







L'incompréhension, face à cette situation, ce piège sous tes pieds, que tu avais toi même posé. Tout semble se défaire, comme des sables mouvants qui t'entrainent à cette réalité que tu avais créé. Qu'avais-tu fait ? Est-ce que lui dire changerait quoi que ce soit ? Elle n'avait pas l'air de jouer, et pourtant tu étais le perdant, égaré dans ce que tu voyais te fuir innocemment.

Des mots hachurés, sortent de ses lèvres mille fois embrassées, et ils entaillent un peu plus l'océan de ton désarroi, de voir Celle face à toi, qui devenait un esprit fantôme dans une maison qui était sienne, qui devenait Inconnue à cette chaleur dont tu la voulais Reine. Elle parle d'un sortilège de confusion, alors que le seul que tu lui avais lancé, c'était cette flèche dans son cœur, et ta volonté de la protéger.

Mais perdue elle était, et toi comme une pendule ayant semé ses aiguilles, tu perds les limites du sensé. Tu suis ses mouvements entre panique et confusion, elle se reculant, alors que jusque là elle trouvait près de toi la Passion. Tu vois dans ses yeux qu'elle est dans l'obscurité, triste vérité, que tu venais de créer comme un gouffre vous séparant.

Tu la vois saisir les premiers vêtements à portée de ses mains, et toujours couverte par les draps, comme voulant te priver te l'intensité de ses charmes, ses pieds nus reculent vers la porte, comme voulant se dérober à toi, fuir votre monde où elle ne trouvait plus sa place, mais suffoquait face à toi, déchu de ton trône de Roi.

Tu cogites, sur la marche à suivre, sur quoi lui dire, quels mots pourraient la résonner, est-ce que la vérité ne la ferait pas davantage fuir ? Tu te retrouvais emprisonné, aux barreaux de tes ténèbres dont tu avais voulu la voir s'enfuir. Le Renard et le Loup suspendu, comme un mince fil de soie prêt à rompre, et nul appel ne serait entendu, seul les battements incessants qui se lamentaient d'avoir blessé ton Autre.

« Je... Inutile de me fuir tu sais... Je ne veux pas te brusquer, mais, va dans la salon... Va voir... Explore la maison... Cela te rappellera peut-être quelque chose... »

Tu savais qu'elle y verrait vos loups, le Phénix, et qu'ils lui rappelleraient certainement des somptueux souvenirs. De ceux qui chantent, qui respirent. Tu espérais, pour ne pas te sentir, un peu plus vers les profondeurs partir. Tu ne voulais pas admettre ce qui résonnait de plus en plus comme une évidence, avec ses pointes prêtes à s'enfoncer dans tes chairs et à te lacérer sans que tu ne puisses rien y faire.

Tu aurais pu ajouter, « Regarde cette bague à ton doigt, elle ne te rappelle rien ? », mais tu savais. Tu fermais les yeux quelques secondes, parcouru d'un tremblement, devant cette idée, cette vérité, que tu avais supprimé toute sa vie, toute votre vie. Que là où coulait l'Envie, des nuages usurpaient désormais ce fruit.

Et si ? Une partie de toi n'accepte pas, mais une autre te crie de ne pas la brusquer, de la laisser émerger dans ce nouveau monde voilé de brumes qui trouble son regard sublime. Que ses pieds nus arpentent la cuisine, que ses doigts effleurent les meubles, qu'elle trouve les canapés du salon, qu'elle respire, qu'elle sente, qu'elle revoie, ces bribes salvatrices et savoureuses de vos pas.

Tu espérais un déclic, tu ne pouvais pas, risquer de nouveau l'affront alors qu'elle te fuyait, alors qu'elle pourrait répliquer. Tu avais déjà trop de fois blessé ton aimée, et dans cet ultime élan de protection, tu avais peut-être laissé la plaie la plus profonde, celle qui inévitablement viendrait noyer douloureusement bien des secondes.

Et tu te revois, lové contre elle dans cette nuit, à toucher sa peau sucré, à sentir le parfum de son corps, de tes rêves l'unique décor, et tes doigts qui s'enchainent avec les siens, vers des temples interdits qui vous appartiennent, ou désirs et plaisirs ne forment qu'un noyau exaltant, osmose de vos sens. Regard tendre.

« Après... Si tu veux partir, écoute, je ne te retiendrais pas... Mais, je me répète, tu es ici chez toi... Ne crois pas que j'aie profité de toi... Tu ne te souviens vraiment de rien ? Tu me vois seulement comme un professeur ? »

Conscience qui cherche une accroche. Démence que de toujours la vouloir proche. C'était plus fort que toi, essayer de mettre des réponses sur cette peau obscure qui te recouvrait, sur ce malaise que tu avais construit, et tu continuais de la regarder, qu'elle voit tes émotions et tes yeux qui lui crient.

Plus qu'une nuit égarée, mais bien des mois de vie commune, plus que des baisers échangés, mais de l'ardeur sous les yeux de la lune. Plus que des promesses à vos poignets aimantés, mais bien une marche sur un même horizon, plus que des larmes à vos regards diamantés, mais un champ de mille et une sensation.

Pour ne pas sombrer, depuis l'Hier à l'écrin de Tendresse, vers un Demain, amer et rempli de Tristesse. Qu'il n'y ait pas, des jours cochés sur un mur blanc au sang de la solitude, et surtout, des jours sans, où le manque deviendrait Habitude. Manque d'elle, la peintre et son pinceau, drogue dans tes veines, de ton bonheur le berceau. Tu ne voulais croire, qu'elle se dissipe soudainement, tu ne voulais voir, ta belle s'en aller maintenant.
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