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[Habitation] Shadows and Lights
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Evan
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Evan, Jeu 08 Fév 2018, 11:19







L'incompréhension, face à cette situation, ce piège sous tes pieds, que tu avais toi même posé. Tout semble se défaire, comme des sables mouvants qui t'entrainent à cette réalité que tu avais créé. Qu'avais-tu fait ? Est-ce que lui dire changerait quoi que ce soit ? Elle n'avait pas l'air de jouer, et pourtant tu étais le perdant, égaré dans ce que tu voyais te fuir innocemment.

Des mots hachurés, sortent de ses lèvres mille fois embrassées, et ils entaillent un peu plus l'océan de ton désarroi, de voir Celle face à toi, qui devenait un esprit fantôme dans une maison qui était sienne, qui devenait Inconnue à cette chaleur dont tu la voulais Reine. Elle parle d'un sortilège de confusion, alors que le seul que tu lui avais lancé, c'était cette flèche dans son cœur, et ta volonté de la protéger.

Mais perdue elle était, et toi comme une pendule ayant semé ses aiguilles, tu perds les limites du sensé. Tu suis ses mouvements entre panique et confusion, elle se reculant, alors que jusque là elle trouvait près de toi la Passion. Tu vois dans ses yeux qu'elle est dans l'obscurité, triste vérité, que tu venais de créer comme un gouffre vous séparant.

Tu la vois saisir les premiers vêtements à portée de ses mains, et toujours couverte par les draps, comme voulant te priver te l'intensité de ses charmes, ses pieds nus reculent vers la porte, comme voulant se dérober à toi, fuir votre monde où elle ne trouvait plus sa place, mais suffoquait face à toi, déchu de ton trône de Roi.

Tu cogites, sur la marche à suivre, sur quoi lui dire, quels mots pourraient la résonner, est-ce que la vérité ne la ferait pas davantage fuir ? Tu te retrouvais emprisonné, aux barreaux de tes ténèbres dont tu avais voulu la voir s'enfuir. Le Renard et le Loup suspendu, comme un mince fil de soie prêt à rompre, et nul appel ne serait entendu, seul les battements incessants qui se lamentaient d'avoir blessé ton Autre.

« Je... Inutile de me fuir tu sais... Je ne veux pas te brusquer, mais, va dans la salon... Va voir... Explore la maison... Cela te rappellera peut-être quelque chose... »

Tu savais qu'elle y verrait vos loups, le Phénix, et qu'ils lui rappelleraient certainement des somptueux souvenirs. De ceux qui chantent, qui respirent. Tu espérais, pour ne pas te sentir, un peu plus vers les profondeurs partir. Tu ne voulais pas admettre ce qui résonnait de plus en plus comme une évidence, avec ses pointes prêtes à s'enfoncer dans tes chairs et à te lacérer sans que tu ne puisses rien y faire.

Tu aurais pu ajouter, « Regarde cette bague à ton doigt, elle ne te rappelle rien ? », mais tu savais. Tu fermais les yeux quelques secondes, parcouru d'un tremblement, devant cette idée, cette vérité, que tu avais supprimé toute sa vie, toute votre vie. Que là où coulait l'Envie, des nuages usurpaient désormais ce fruit.

Et si ? Une partie de toi n'accepte pas, mais une autre te crie de ne pas la brusquer, de la laisser émerger dans ce nouveau monde voilé de brumes qui trouble son regard sublime. Que ses pieds nus arpentent la cuisine, que ses doigts effleurent les meubles, qu'elle trouve les canapés du salon, qu'elle respire, qu'elle sente, qu'elle revoie, ces bribes salvatrices et savoureuses de vos pas.

Tu espérais un déclic, tu ne pouvais pas, risquer de nouveau l'affront alors qu'elle te fuyait, alors qu'elle pourrait répliquer. Tu avais déjà trop de fois blessé ton aimée, et dans cet ultime élan de protection, tu avais peut-être laissé la plaie la plus profonde, celle qui inévitablement viendrait noyer douloureusement bien des secondes.

Et tu te revois, lové contre elle dans cette nuit, à toucher sa peau sucré, à sentir le parfum de son corps, de tes rêves l'unique décor, et tes doigts qui s'enchainent avec les siens, vers des temples interdits qui vous appartiennent, ou désirs et plaisirs ne forment qu'un noyau exaltant, osmose de vos sens. Regard tendre.

« Après... Si tu veux partir, écoute, je ne te retiendrais pas... Mais, je me répète, tu es ici chez toi... Ne crois pas que j'aie profité de toi... Tu ne te souviens vraiment de rien ? Tu me vois seulement comme un professeur ? »

Conscience qui cherche une accroche. Démence que de toujours la vouloir proche. C'était plus fort que toi, essayer de mettre des réponses sur cette peau obscure qui te recouvrait, sur ce malaise que tu avais construit, et tu continuais de la regarder, qu'elle voit tes émotions et tes yeux qui lui crient.

Plus qu'une nuit égarée, mais bien des mois de vie commune, plus que des baisers échangés, mais de l'ardeur sous les yeux de la lune. Plus que des promesses à vos poignets aimantés, mais bien une marche sur un même horizon, plus que des larmes à vos regards diamantés, mais un champ de mille et une sensation.

Pour ne pas sombrer, depuis l'Hier à l'écrin de Tendresse, vers un Demain, amer et rempli de Tristesse. Qu'il n'y ait pas, des jours cochés sur un mur blanc au sang de la solitude, et surtout, des jours sans, où le manque deviendrait Habitude. Manque d'elle, la peintre et son pinceau, drogue dans tes veines, de ton bonheur le berceau. Tu ne voulais croire, qu'elle se dissipe soudainement, tu ne voulais voir, ta belle s'en aller maintenant.
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Elly Wildsmith, Lun 12 Fév 2018, 23:38


Il s’est relevé, brutalement, comme surpris des propos que tu tenais. Mais toi tu n’en démords pas. T’as aucune idée de la soirée que tu as pu passer en sa compagnie. Ni de ce que vous pouviez avoir fait. Tu retiens un frisson de dégout face à cette incompréhension qui te submerge. Et pire encore, il insiste. Il te dit que tu es chez toi. Tes oreilles sifflent et ta tête bourdonne dangereusement. Vertige infernal qui commence à te saisir alors que tu t’écartes, sort de la chambre. Refusant de voir une quelconque vérité dans ses propos, certaine qu’il s’était égaré. Qu’il avait subi un quelconque sortilège de confusion et que votre soirée avait dû être un peu trop arrosée.

Tu quittes la chambre et trouve un lieu qui ne te parle pas du tout, retrouve des animaux dont tu ne sais rien. Sauf peut-être les deux loups que tu avais du croisé lors d’un cours du professeur. Tu clignes des yeux devant la fête qu’ils te font – animaux pas sauvage pour un sou, c’était étrange. Quoiqu’il en soit tu ne t’attardes pas trop, enfilant les vêtements que tu avais trouvés. Tout cela sonnait faux, et un puissant mal de crâne semblait vouloir se pointer. Comme si la situation n’était déjà pas assez complexe.

Un jean et une chemise plus tard, tu re-rentres dans la chambre, tentant d’éviter le plus possible de regarder le professeur de métamorphose – qui n’avait visiblement pas de pudeur. Ou plutôt qu’il en avait plus vraiment pour toi parce que vous aviez déjà passé la nuit ensemble. Nuit dont tu ne te rappelais pas, bien entendu. C’était de pire en pire. Tu te rapproches doucement, cherchant des yeux ta baguette, priant pour que tu ne l’es oublié on-ne-sais-où. Ne la voyant pas, tu demandes, doucement au professeur de métamorphose, le regard un peu teinté d’inquiétude « Mister Lival sauriez-vous, par hasard, où se trouve ma baguette ? ». Parce que là ça devient un peu inquiétant, un peu flippant, et t’as qu’une envie, t’éloigner de cette chambre et du professeur – pourtant oh combien sexy.
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Evan, Mar 13 Fév 2018, 12:32







Parfois, dans la vie, tout semble se perdre, s'essouffler en l'espace d'une seule seconde. Comme ci, un ciel sans l'ombre d'un nuage menaçant, se retrouvait soudainement, assaillit par une horde de cotonneux sauvages. Et que tout se déréglait comme une horloge qui cesserait de fonctionner, perdant le fil du Temps, perdant le fil de Tout.

Et c'était cela, cette sensation qui t'accaparait, ces frissons insoumis qui fracassaient tes os, secouaient ta chair, faisaient imploser tes pensées une à une et le miroir radieux de votre vie se fissurait de part en part.

Tristesse profonde que de voir son regard, qui semblait complètement te fuir. Devenu un étranger pour celle à qui tu t'étais offert. Pour qui tu étais prêt à tout. Et tu sentais ce sombre dessein qui te traversait, celui qui promettait de longues nuits d'insomnies, et certainement des larmes amères et une violence sans nom qui en découlerait.

Elle s'extirpe gracieusement de la chambre, et tu restes bouche bée, impuissant, à attendre tu ne savais trop quoi, que le rêve, ou plutôt, le cauchemar, ne cesse et qu'elle ne te dise qu'elle jouait un jeu pour te faire paniquer. Mais tu savais, que ce n'était pas un jeu qu'elle jouait, mais que tu touchais seulement le résultat d'avoir voulu la protéger.

Mais là, la protéger s'apparentait à la perdre. Et plus rien ne résonnait, tu fermais les yeux, prêt à tomber dans le vide du haut de cette falaise abrupte, sur les rochers saillants prêts à empourprer leur fadeur à la couleur de ton sang.

Tu espérais ce déclic, qu'Aube, Crépuscule et Étoile viennent lui faire la fête et que des flashs s'emparent d'elle. Tu soupires, voyant l'inéluctabilité qui se dessinait de plus en plus, et au fond de toi, un soupçon de peur guettait le retour de ta belle, comme si tu étais persuadé que ça ne s'arrangerait pas, que tu avais ouvert la boite de Pandore, et éloigné de toi la seule personne qui compte vraiment.

Et elle revient, son délicieux regard boisé te fuyant comme si la vue de ton corps l'effrayait alors qu'elle l'avait tant de fois parcouru subtilement du bout de ses doigts et de ses lèvres. Tu te demandes un instant ce qu'elle cherche, fronçant les sourcils alors qu'aucun mot refuse de sortir de ta bouche, comme un prisonnier à qui on aurait coupé la langue, sauf que tu avais été toi-même ton bourreau.

Enfin elle te demande, ou plutôt, demande à son ex professeur où se trouve sa baguette. Tu te mords la lèvre, la contemplant alors qu'elle s'était muée en étrangère, et que tu savais à cet instant, qu'elle allait partir à cause de toi, à cause de ton choix, alors que vous vous étiez endormis l'un contre l'autre la nuit passée comme à tant d'autres nuits parfumées à l'odeur de vos sentiments.

« Je... »

Légèrement décontenancé, tu réfléchis quelques secondes, ferme les yeux, et les ouvre de nouveau sur ta fatalité. Puis tu te retournes, regarde la table de nuit où vos deux baguettes attendaient près de l'autre, et récupérais le sienne d'un geste lent, comme si l'espace d'une seconde tu envisageais que c'était peut-être la dernière fois que tu serrerais sa Défenseuse dans tes doigts. Tu te retournes vers elle, ton regard perdu dans une insondable tristesse.

« Elle était là, comme chaque... » Silence assourdissant. « Rien... Tien... » Pause dans tes mots sortis amèrement, lui tendant sa baguette pour qu'elle s'en saisisse, sentant de plus en plus ce poids qui pesait sur toi, et tu savais que dès qu'elle aurait quitté votre demeure, il ne faudrait qu'un seul soupir pour voir s'effondrer tout ton monde. Mais tu ne pouvais pas lâcher devant elle, elle était déjà suffisamment confuse comme cela.

« Ch... Elly... Je... Bonne journée à toi alors... Et... J'espère te revoir bientôt... »

Les derniers mots t'entaillent l'âme un peu plus profondément, tu aurais voulu lui dire toute autre chose, mais tu constatais l'évidence criante et pourtant blessante sortant de ses yeux magnifiques. Tu n'étais plus rien pour elle, et tu sentais ton rythme cardiaque qui s'accélérait, prêt à rompre d'un moment à l'autre. Trop de questions, trop de bouleversements, le sens de Tout se perdait dans des abysses qui paraissent sans fond. Et si elle s'en va alors tu n'as plus de Raison... Un pantin désarticulé sans horizon...
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Elly Wildsmith, Mar 13 Fév 2018, 14:50


Tu vacilles sur tes jambes, tu ne comprends pas. Y’a quelque chose qui semble vouloir t’échapper. Et tu as beau fermer tes yeux, tenté de chercher dans ton esprit des souvenirs te raccrochant à lui, tentant de lui donner raison. Rien, rien ne venait. Et tu sens dans son regard que tu évites, quelque chose que tu ignores, tu perçois dans ses mots une tristesse latente. Douloureuse. Mais tu ne comprends rien. Tu ne le sais pas, tu ne t’en souviens plus. Tout a simplement été effacé et tu ne le sauras probablement jamais.

Tu l’observes qui attrape ta baguette – posé à côté d’une autre : la sienne ? Tu ne sais pas – et qui te la tend, simplement. Tu ne comprends pas l’étendue de ces mots. Mais en attrapant le bâton, tu remarques à ton doigt cette bague que tu ne connais pas. Tu restes un instant interdite, les yeux sur le bijou. Il te fallait comprendre, entrevoir la vérité. L’admettre peut-être. Mais là, tu ne savais rien. Et ton envie de fuir était trop forte, trop importante. Elle te portait au dehors de ses murs que tu ne reconnaissais plus.

Il te souhaite finalement une bonne journée, alors que tu agrippe le bois, extension de toi-même. Sans perdre de temps, tu ranges la baguette le long de ta hanche, dans ton jean. Et tu évites toujours son regard émeraude qui te perturbe, qui t’accroche, t’écorche sans que tu ne le comprennes, sans que tu ne te le pardonne. S’être oubliée ainsi, avec un ancien professeur. La honte t’assaille alors que tu quittes la chambre, sans l’ombre d’un dernier regard pour lui, laissant juste un murmure à son attention « Bonne journée à vous aussi Mister Lival, et navrée … ». Et tu t’enfuis.

Fugue rageuse de cette sensation qui t’accapare. Que tu ne comprends pas, obstinément. Alors, sans l’ombre d’affection pour les animaux qui semblaient pourtant ravis de te voir, tu te chasses de la maison, et atterrit Allée des Embrumes. Tu clignes les yeux, ne comprenant ce que tu pouvais bien faire ici. Et, une seule idée dans ton esprit : aller au Ministère, et peut-être, avoir une illumination.

Départ d’Elly
Merci amour

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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Evan, Mar 13 Fév 2018, 16:51







Mince lueur d'espoir subsistant encore ne tarde pas à s'enfuir, aux derniers mots douloureux qui s'extirpent de ses douces lèvres. Accroché à la splendeur de ses yeux, tu saisis cette dernière seconde d'incompréhension, ses excuses, alors que c'était toi qui avait créé cette situation. Et elle se retourne comme une ombre se perd dans l'obscurité.

Et tu ne bouges pas, tu es paralysé.
Car tu sais.

Tu sais que les saphirs à son doigt lui paraitront inconnus ou venant d'un autre. Tu sais que les loups lui paraitront seulement les tiens, et qu'elle ne reverra pas le louveteau dans ses bras ce soir d'été où tu avais acheté cette demeure. Tu sais qu'elle ne retrouvera pas en passant dans la cuisine la soirée où tu avais fait ta demande en mariage, ni tous ces embruns de plaisirs partagés photographiés à de nombreuses journées torrides inoubliables.

Pourtant elle ne savait plus, tu avais tout effacé.
Elle avait su.

Et très vite, la porte d'entrée qui s'ouvre et se ferme, résonne comme la cloche de ta démence. L'air te manque, comme suffoquant de ta stupidité, de ton erreur, de ces larmes de regrets qui ne se firent pas prier pour venir à l'assaut de tes joues. Tu tombais sur le lit, les yeux fermés comme voulant crier toute ta colère contre le monde.

Mais le monde était toi-même.
Le monde était Elle.
Le monde était Vous.
Et le monde n'était plus.

Le silence se fait pesant, lourd, t'arrachant le cœur à chaque respiration saccadée plus que de raison. Car la raison n'était plus, partie peu avant de la maison. Tu es sonné, blessé, et tu déverses ta haine en injures que les murs recueillent sans broncher.

Tu ne savais quoi penser, ou plutôt, quoi faire. Se pouvait-il qu'elle recouvre la mémoire d'elle-même ? Et qu'allait-elle faire ce soir ? Te laisserait-elle lui lancer le contresort ? Ou avais-tu détruit le seul sens à ta vie ?

Des coups de poings rageur se perdent dans cette couette trop vide, dans ses draps trop offensant, hameau de délicieux souvenirs chantant. Et tu te revois t'endormir contre sa peau douce, tu revois tes baisers, tes doigts courir sur ses épaules ou le long de son dos, sens de nouveau les effluves de son corps, les vestiges d'Encore.

Où demeure le sens de la vie, quand la vie devient insensée ?

Tu te relèves, souffle plusieurs fois, fuyant tes émotions qui prenaient le dessus, tu avais besoin d'air, sans quoi tu risquais de vite te transformer en un danger sur pattes incontrôlable. Alors tu enfiles tes vêtements de la veille à l'arrache, récupère ta baguette, ta cape dans laquelle tu t'emmitoufles.

Au salon tu retrouves les loups qui ne se doutent pas une seconde de ce qui se trame, et à qui pourtant tu offres l'étendue de ta tristesse, tes yeux rougeoyants et perlant de salées incroyablement amères. Pas de caresses pour eux, juste un ordre, et ils te suivent sans rechigner, comme s'attendant simplement à faire leur promenade du matin.

Tu gagnes l'allée des embrumes, pas pour suivre celle que tu aimes, non, mais pour sentir l'air frais sur ton visage, fuir votre cocon où désormais elle n'était plus, où tu lui avais arraché tous les souvenirs de Vous, en voulant seulement lui faire oublier tes ténèbres.

Et tu étais Ténèbres.

Regard vers le sol, pour ne croiser aucun regard, qui pourrait te donner une soudaine pulsion meurtrière, tu fuis, tu essayes tant bien que mal d'oublier un peu l'étendue dévastatrice qui te ravage le cœur. Une chose était sûre, si un sorcier se mettait là face à toi, la sentence serait fatale pour lui, et certainement des plus violentes.

Tu marchais sans but, pour te combattre toi-même, et oublier cette solitude qui déjà faisait sentir son poids oppressant sur ta journée et dans ta poitrine. Comme si le manque d'elle avait débuté dès lors que tu avais eu les premiers signes de ton erreur.

Battements irréguliers et confus.
Homme qui avait tant aimé dans son château, que les remparts ont rompu.

Fuir votre maison, fuir le Londres sorcier. Et peut-être, trouver des moldus à tuer. Trop de questions dans ta tête, alors que l'unique réponse était partie. Et tu demeurais, petit pantin de bois qui voyait s'écrouler sa vie...

~
R-E ~ Fin du RP ~ L-E
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Elly Wildsmith, Dim 08 Avr 2018, 22:23


Mensonge ? Ou omission de la vérité ?

LA d'Evan -  Suite d'ici

Combien de jours cela faisait-il que tu avais achetés ses feux d’artifices sous l’apparence d’Artemis ? Tu ne savais pas trop. Les jours et les nuits avaient défilés, et tu n’étais pas passés à l’acte, comme retenue par un fil invisible, comme si une part de ta conscience voulait t’empêcher de faire quelque chose de ce genre-là. Mais tu savais, au fond de toi, que tu le ferais. Il s’agissait juste de s’affranchir des limites qu’on t’avait mises.

Pourtant, même si tu étais prête au fond de toi, il y avait toujours cette part d’appréhension, cette part d’inquiétude et d’angoisse qui demeurait. De ne pas être à la hauteur, peut-être. Pourtant tu avais croisé des tumultes au cours de ta carrière d’auror et cette exaction ne devait pas être foncièrement différente de ce que tu faisais d’habitude.

Un soupir s’extirpe de tes lèvres alors qu’Evan passe le pas de la chambre « Tout va bien Chérie ? ». Sourire de circonstance. Pour ne pas lui confier, ni la rencontre, ni la mission. Parce que, à coup sur, il voudrait t’aider. Et tu refusais d’être dépendante de quelqu’un. Tu avais ce besoin, quasi viscéral, de faire tes preuves seule. Sans te départir de ce sourire, tu lui réponds « Oui oui, t’inquiète pas, juste une petite fatigue passagère ».

A force de ne pas dormir, les cernes avaient creusés davantage ton visage et il était aisé de tomber dans cette explication, qu’Evan accepta d’ailleurs. Posant une main sur son épaule, tu lui murmures, doucement « J’irais voir mes parents ce soir, ne te tracasse pas pour moi ». Ou tracasse-toi si je ne rentre pas. Mais tu ne le rajoutas pas. Te contentant de sourire comme tu avais si bien su le faire jusqu’à présent.

Il semble, pourtant, que ton compagnon ait envie de se montrer interrogatif, aussi, tu balayes d’un revers de main les éventuelles questions auxquelles il avait pensé, et te contentas d’ajouter « Cela fait longtemps que je ne les aie pas vu et ce n’est pas négociable Lival ». Piqué au vif, il déposa un baiser rapide sur tes lèvres, avant de dire « Très bien », te laissant à ta réflexion, non sans te laisser un « Tu devrais tout de même te reposer ».

T’avais envie de répondre mais tu savais que c’était peine perdue, il fallait que tu te concentre. Tu avais repérer l’endroit – certes rapidement, mais c’était mieux que rien – tu avais les moyens de faire du bruit. Ne te rester plus qu’à signer l’action d’un phénix et le tour était joué. Après, tu reprendrais tes rondes sur les toits de Londres dans l’espoir de le croiser, et de lui dire.

C’est donc sous le regard soucieux d’Evan que tu quittais votre maison Allée des Embrumes, vêtues d’un jean noir, d’une veste grise dans laquelle tu te fondais et qui avait le mérite d’avoir une capuche descendant loin sur tes yeux. Tes cheveux étaient noués en une natte qui tombait dans ton dos. En sortant de la maison, tu informulais un simple « Cambiare Occulus » modifiant tes yeux en une couleur pâle, à la limite du gris. Pour le reste, cela t’apparaissait inutile de changer totalement de visage – tu étais plutôt quelconque ainsi vêtue, et tu ne mettrais pas longtemps à faire ce que tu avais à faire puis à te fondre dans la masse ou à disparaitre.

Suite ici
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Elly Wildsmith, Jeu 03 Mai 2018, 23:23


Balade dans l'au-delà
Kathleen Gold

Kathleen Gold, t’avais beau chercher, retourner sa lettre dans la tête, tu ne trouvais pas. Tu n’arrivais pas à mettre un visage sur son nom. Visiblement, vous vous étiez croisées à Poudlard, t’en gardais absolument aucun souvenir, et tu l’avais croisé à Barjow & Beurk lorsque tu avais acheté le manuscrit avec Evan. Elle ne l’avait pas mentionné dans sa lettre, peut-être parce qu’il était occupé ailleurs lorsqu’elle t’avait entendu évoquer ce parchemin avec Lizzie ?

Tu hausses les épaules, tu ne savais pas. Mais peu importe après tout, tu avais répondu à l’affirmative à sa demande. Tu n’y voyais pas trop d’inconvénient et si cela pouvait lui rendre service pourquoi hésiter ? Alors tu attendais, ne sachant trop si la femme s’amènerait ou si elle reculerait. Peut-être qu’elle aussi avait des peurs, des angoisses, des doutes, des incertitudes. L’au-delà réservait bien des secrets au monde des vivants, aucune de vous deux ne savaient véritablement sur quels secrets vous pourriez bien tomber.

Tu avais laissé Valor dans l’allée, il était supposé aider Kathleen a arrivé dans la maison, c’était toujours plus facile lorsqu’un hôte était accueillant que lorsqu’on était réfractaire à cette nouvelle entrée. Tu faisais venir chez toi une inconnue, mais tu n’avais pas peur. Il était fini, le temps et l’angoisse que l’on découvre qui tu étais réellement.

Tu avais sortis le manuscrit, arpentant les lignes inscrites ça et là, revoyant encore et encore la formule qu’il serait nécessaire de prononcer pour réussir à faire ce que vous vouliez faire. Tu ne savais pas trop, qui tu devais contacté. Peut-être ton grand père aurait-il des réponses pour toi ?
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Kathleen Gold, Mer 04 Juil 2018, 18:20


Ces rues tant parcourues, et les ombres qui se déguisent, se dissimulent des les recoins pour devenir des intuitions, des craintes fondées ou non. L'Allée accueille les invités, les égarés et autres marchands de désastre dans son étreinte claustrophobe. Etroite méfiance, mais lucide réflexion. Tu n'as encore jamais eu à expérimenter la réputation des pavés.

Une pensée pour la lettre, les souvenirs, de clients dans une alcôve voisine,
Une jeune femme ou deux, et un parchemin au milieu.
Les mots qui se rejouent, la scène remontée comme une manivelle, les merveilles
Promises par les inscriptions mystérieuses.
Un moyen d'en appeler
Aux défunts.

Il est des choses plus surprenantes que trois phrases permettant de traverser le Voile, ce qui explique sûrement
Le manque de discernement dont tu fais preuve. Malgré tes heures d'hésitation, à hésiter,
Mener la plume danser dans un rythme irrégulier,
Un espoir un peu fou - ou est-ce du désespoir caché
T'a mené à rédiger, pensées et requêtes
Pour obtenir un peu d'aide, le repos éternel et un deuil mérité pour les uns et les autres.

Deux personnes à contacter,
Un amant et un parent,
Deux faces d'une famille qui ne cesse de s'effondrer
Tu as effacé l'un, l'autre t'a assassinée,
Une série de crimes à expier.
La recherche de...
Expiation, pardon, dédain ?
Et de réponses, une vague appréhension, et une honteuse pointe d'attente.
Des personnes venues du passé qui continue à revenir, un flot qui revient au lit
Lorsque les esprits ne trouvent pas le repos le soir.

Tu croises le compagnon qui t'indique le chemin. Une petite créature, moins perdue que toi dans ce dédale,
Ton Ariane a des oreilles étranges alors que la quête
Vers un soileil brûlant
Mais tu n'as pas d'ailes à brûler
Seulement une peau de porcelaine liée par de la cire
Fondue aux creux des membres, du sang doré
Visqueux et ranimé par les deux disparus.

Un pensée pour le Chevalier resté à la maison,
Avec les Héritiers,
Et arrivée devant la maison de l'Initiée.
Bien grand mot pour désigner l'acheteuse,
Tu te souviens d'une figure et de cheveux longs,
Une image de déjà-vu datant des années d'enfance et d'école.
Légère appréhension, mais la main tendue permet au dos de ne pas l'être.

Tu frappes à la porte, tu sens tes oreilles faire le bruit des abeilles,
Alors que le grincement du bois semble délicat
Et que le visage - tu le trouves doux, mais tu as le temps de changer d'avis, un peu vif - les yeux - et rafraichissant, les souvenirs reprennent forme.
Tu essaies de retenir ton sourire en coin,
Toc naturel qui a plus l'air d'une déclaration de guerre, satisfaction d'être arrivée là,
Mais loin d'être sûre de toi et ton visage trahi des émotions que tu n'éprouves pas
Devoir de compenser par des gestes moins durs.

Main tendue,
- Elly.
Une inspiration prise à la va vite, un début rapide mais des choses qui doivent être dites rapidement, avant de perdre l'énergie de s'abaisser
Et parce que l'urgence le justifie.
Merci.

Une entrée en matière et dans le hall,
Et regard vers le parchemin.
Un interrogation silencieuse,
Comment ?
Jeune femme à la lettre qui détient les réponses
Le Voile qui s'allège et le brouillard encore épais n'a jamais tenté avec autant de force qu'à présent.
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Elly Wildsmith
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Re: [Habitation] Shadows and Lights

Message par : Elly Wildsmith, Ven 13 Juil 2018, 19:26


Et dans l’attente, longue, de savoir si tu avais bien ou mal fait de répondre positivement à la demande de Kathleen, tu te demandes si vous allez y arriver, si vous allez réussir dans cette quête de vérité. Pour elle comme pour toi. Tu attends, encore, suspendue à ce fil invisible que maintient le temps. Tes muscles sont tendus – comme si tu avais peur de la rencontre, de ce qui pourrait en découler.

Mais t’as pas le temps de t’apitoyer que déjà une main frappe sur la porte d’entrée. Droite comme un i, tu te lèves, et, maladroitement, te dirige vers la porte d’entrée. Tu pourrais encore refuser. Tu pourrais laisser l’inconnue derrière la porte et faire seule. Mais la solitude, ici, te faisait peur. Comme si la présence d’une Autre pouvait être réconfortante. Comme si tu refusais d’être seule, tout en refusant d’être accompagnée par quelqu’un qui te connaisse trop bien. Sans doute que le manuscrit serait resté là, sans que tu n’y touches, si Kathleen ne t’avais pas contacté.

Et là, aujourd’hui, elle te faisait face, et tu faisais face aussi, avec une facilité déconcertante en réalité. Comme si ton corps avait activé un mode survie. Tu attrapes la main tendue, la serre chaleureusement. « Bonjour Kathleen ». C’est maladroit, totalement décousu, mais c’est tout ce qui veut sortir pour l’instant. Et son remerciement te désarme, t’avais pas prévu qu’on te soit reconnaissante de quoique ce soit, puisqu’elle accompagnait aussi ton cheminement.

Tu l’invites à entrer d’un geste de la main, comme si tu lui disais verbalement « Allez, entre » mais sans pouvoir sortir les mots de ta bouche. Sans pouvoir délier ta langue. Le manuscrit est là, posé sur le comptoir de la cuisine. Tu t’approches, demande par politesse « Souhaites-tu quelque chose à boire ? ». Et sans attendre la réponse, tournant ton regard vers le manuscrit, tu indiques « Je crois qu’il faut réciter une certaine formule ». Tu cherches dans les premières pages du livres et tu en sors un parchemin sur lequel est écrit la formule. « Mais … Il faut être puissant, je pense qu’on ne sera pas trop de deux. »
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