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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse
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[Habitation] Twin Skeleton Hall
Jana Winslaw
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[Habitation] Twin Skeleton Hall

Message par : Jana Winslaw, Ven 10 Nov 2017, 21:12


_________________________________


Voici l'habitation (Maison) de Kathleen Gold .

Elle peut poster dès à présent.


_________________________________


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Kathleen Gold
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Re: [Habitation] Twin Skeleton Hall

Message par : Kathleen Gold, Lun 13 Nov 2017, 21:42


Description à venir
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Kathleen Gold
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Re: [Habitation] Twin Skeleton Hall

Message par : Kathleen Gold, Lun 13 Nov 2017, 22:35


RP avec Kohane Werner
LA accordé




Une soirée sans histoire, les enfants aux dortoirs,
Loin de toi
Un début de nuit au calme, du silence et quelques rires fendant parfois les étoiles
Des verres perdus dans des rêves indistincts aux odeurs de sucre et d'alcool
Alors que tous les travailleurs rentrent chez eux pour se glisser dans leurs lits.

Tu as erré, sans vraiment savoir où. Réfléchir et te vider la tête tout en essayant de la remplir. La nuit porte conseils, mais elle est juste silencieuse ce soir. Un peu de musique serait la bienvenue, mais impossible d'en écouter par la petite boîte par ici.

Tu es dans ta rue, tu longes l'allée qui semble si large alors que la plupart des badauds ont disparu, de l'espace et de l'air dans l’atmosphère fraîche.
Une soirée calme, tout ce que tu pouvais demander, pour une fois que tu étais seule et sans avoir à te soucier du repas ou des bruits de monstres blottis dans les placards.

Tu approches de Twin Skeleton, prenant un moment pour savourer la sensation de la poignée dans ta main, et le sentiment d'être au chaud et chez toi. Tu récupères quelques jouet qui traînaient dans le couloir, des lapins à l'heure et des poupées qui ne veulent pas parler. Tu avances vers la cuisine pour chercher un pot de glace - l'incident de la dernière fois t'a poussée à revoir tes priorités, caries ou réconfort dans les cookies.

Un mouvement de baguette et quelques pas plus tard, tu évites la commode devant la porte pour arriver dans le salon, te délaisser et oublier le monde quan
Une forme retient ton attention, alors que la maison se dessine dans l'obscurité. Tu cesses ta lancée, te figes et ne fais plus un bruit alors que ton cerveau s'arrête de tourner. Puis, tu esquisses quelques mouvements vers l'avant, plus lentement. Tu sens tes sourcils se froncer
Circonspecte.
Une forme allongée,
Ou recroquevillée ?
Devant toi, sur ton canapé.

Arme brandie, bout de bois entre les jointures, tu penches la tête alors que tu arrives à destination.
Gauche, droite,
Ton regard l'entoure de toute ta hauteur.
Des cheveux sombres et une masse inconnue qui est arrivée par là sans explication.
Qu'est-ce que c'est que
Ça ?

Une créature perdue, que tu reconnais vaguement sans savoir d'où. Tu ne t'en occupes pas, trop concentrée sur le fait que
ça
bloque le passage.
Il n'est pas tard, mais ton canapé t'appelle.
Et ça
T'empêche de t'installer.

Tu t'agenouilles et étudies ce que tu peux déterminer,
Alors que plusieurs dizaines de questions commencent à affluer
Qui est-ce ?
Comment est-elle arrivée là ?
Qu'est-ce que ça fait devant ma porte ?

Après avoir été perdue dans l'incompréhension la plus totale et t'être extirpée de la marée d'huile et de stupéfaction, tu déposes le pot que tu venais de commencer à la cuillère et essaie de voir dans un premier temps si la personne est blessée. Elle gise, devant toi, les cheveux un peu n'importe comment et plus fantôme que vraie intruse. Tu te demandes si ce n'est pas l'une des rares à rire et goûter les gouttes au sucre qui envoient sur la lune, mais rien n'explique comment elle a pu finir sur ton canapé.

As-tu verrouillé la porte, ou non
Perturbée par le départ
des absents de la soirée ?
Tu veux croire que non, et te penser moins stupide,
Mais un Alohomora est si vite arrivé.

Cette pensée te pousse à vérifier si aucune baguette n'a accompagné la fée
Que tu ne sais pas encore être du logis ou porteuse de malédiction.
Tu ne vois rien ni ne sens
Les effluves caramel et sucre qui te manquent.

Tu la fixes encore quelques minutes, les connections vrillées et les pensées en court-circuit tandis que les liens tentent de se faire sans succès.
Tu finis par prendre ton courage à deux mains
Pour les poser sur son avant-bras.

-Hey, vous m'entendez ?

Qu'est-ce que vous f*utez chez moi ?

-Hey ho, vous allez bien ? Youhou ?

Pourquoi sur mon canapé ?
Bon sang mais quelle est cette folie ?
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Kohane W. Underlinden
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Re: [Habitation] Twin Skeleton Hall

Message par : Kohane W. Underlinden, Mar 05 Déc 2017, 23:39




Au début il faisait bon.
Puis d'un coup, ça s'est mis à dégringoler.
Après, je crois que ça s'est arrêté.
Mais moi, j'ai juste vu la dégringolade.
Et rien.

Déjà, je reniflais un peu. L'hiver, ça tue. Surtout quand on ne tient plus en place. Les jambes veulent marcher, courir, sauter -le sommeil refusé.
Oui, déjà, je reniflais un peu. Mais en soi, c'est pas grave. C'est peu. De chose. Le problème, c'est quand le peu de chose se transforme en beaucoup.
Mais ça, j'y pensais pas.
Je pense pas.
Pas toujours.
Pas là. A moitié plongée dans les brumes de l'insomnie. Je suis juste sortie. Il était peut-être tôt dans la soirée quand je suis partie. Je sais pas trop. C'était après dîner. Parce que j'ai mangé chez mes parents. Me rappelle très bien. Ils voulaient que je vienne. Et voilà. J'ai dit que je rentrais à Pré-au-lard. Mais en fait, je suis pas rentrée. J'ai juste marché. Encore une fois : visite. Nocturne.
A ce rythme-là, je sais pas si on peut toujours parler de visite.
Je n'y passe pas en touriste.
Mais en habitante de la nuit.
Surfeuse d'étoiles en même temps d'être leur soeur. Ou leur cousine. Je les pêche dans l'eau, je vole à elles dans le ciel. Je les ai encore regardées ce soir. Elles étaient là. Puis elle étaient plus là.
Le gris, le noir, soudain abattu.
Tout devenu plus sombre.
Avec un vent.
J'ai entendu rire. Ce rire des excité.e.s avant la tempête : adrénaline.
Moi, j'ai pas ri. En fait, je sais plus ce que j'ai fait. J'ai peut-être reniflé. Encore une fois. L'hiver. C'est mortel.
Puis après. Tout est tombé. Le ciel en même temps que ses larmes -c'est parti d'un coup.
J'ai eu un froid soudain tout le long de l'échine.
Sur le coup, j'ai même pas bougé.
Alors que les gens couraient, cherchaient un porche, un bout de toit.
Moi, au début, je suis restée, immobile sur le trottoir.
Et l'eau s'est infiltrée un peu partout. Machinalement -idiotement- j'ai essayé de me sécher d'un sort. En fait, ça servait à rien : parce qu'il continuait de pleuvoir. Sans arrêt.
Il a fait froid. Puis chaud. Puis froid. Dedans ma tête. Ca a tapé sur le front. Comme un marteau enragé, sur le front, et boum-boum-boum enfonce le clou, ça a tapé fort puis
-les frissons.
Alors j'ai marché. Je sais pas où, je voyais pas, j'avais chaud et froid tout à la fois j'ai peut-être même éternué et n'ai même pas pensé à transplaner.
Après, c'est un peu flou.
J'sais pas.
Me suis peut-être appuyée à la porte parce que y'avait le vertige de fièvre qui venait faire des ravages, sa vague qui m'a submergée et j'ai titubé. Je me suis rattrapée puis
J'en sais rien.
C'était ouvert, je pense.
Ou alors c'est moi ? Dans un état mécanique proche de l'inconscient le sort parti si vite ou la porte fragilisée trop facile à faire pivoter sur ses gonds ?
Je sais plus. J'ai pas fait attention. Il pleuvait. Et je crois quand même que j'ai pensé qu'il fallait se sécher pour pas tout crotter sur ce paillasson qui n'était pas à moi. Mais sur le coup, le fait qu'il soit pas à moi, j'y ai pas pensé. Je suis entrée des frissons plein les bottes.
Puis
Le noir
Un trou profond dans lequel on
Tombe
Sans fond
On continue toujours de s'enfoncer toujours
Plus loin à l'intérieur
Y'a rien d'autre
Que le chute
Chaud-froid-chaud
Glacial
C'est étrange, comme sensation
Les pensées qui se désagrègent et les connexions qui ne se font plus
J'étais juste
Pas là
Plus là
Juste
Ailleurs
Si loin
Trop occupée à
Tomber
Dans cet autre lieu éloigné, envolé de la réalité et de la pluie
-qui a cessé, paraît-il, aussi brusquement qu'elle est arrivée, faisant bientôt place à un nouveau ciel étoilé sans eau.
Mais moi, j'ai pas vu, ça.
J'ai rien vu, en fait.
Juste

Senti, une pression sur les avant-bras
Et le corps qui réagit seul dans un premier temps -tressaillement- avant que l'esprit ne comprenne ce qu'il se passe réellement.
Quelque chose de lointain qui doit être voix -inconnue.
Et j'essaie de revenir de mon trou sans fond, remonter à la surface pour... voir, constater
Une paupière puis l'autre qui s'ouvre
Je me demande pas où je suis
Seulement ce qu'est cette pression sur les avant-bras.
J'ai froid -nouveau frisson le long de l'échine. Et je crois, je renifle. Encore. Mortel. Hiver.
Je me sens ailleurs, blanche, pâteuse, embrumée, lourde, apathique.
Pourtant, j'arrive à ouvrir les yeux et vaguement distinguée l'inconnue dont les lèvres bougent mais les mots qu'elle forme, j'arrive pas à les assembler ensemble. Ca tourne beaucoup, là, dedans.
Je me redresse un peu, les yeux petits, pleins d'un sommeil fiévreux -ça fait une éternité que je n'ai pas eu de vraie nuit. J'essaie d'articuler quelques mots mais, sur le coup, le son ne suit pas le mouvement des lèvres.
Try again...
Enfin, ça sort.

-Oui... ? Vous êtes... ?

La tête cogne encore davantage. Je suis pourtant sèche. Mais j'ai l'impression d'encore sentir l'eau. Non plus sur moi mais dans moi. Comme si je n'étais plus que pluie trop chaude à force de fièvre. Je ne grelotte pas. Malgré le nouveau frisson qui me parcourt soudain. Et l'inconnue qui a ce visage de celle qui ne comprends pas. Moi non plus, j'comprends pas. Puis. J'arrive plus à penser.

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Kathleen Gold
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Re: [Habitation] Twin Skeleton Hall

Message par : Kathleen Gold, Sam 23 Déc 2017, 00:02


Qui est-elle,
Allongée dans le canapé
A errer entre deux pertes de connaissance
Tandis que se pose la question de
Malveillance ou inconscience.
Ses yeux papillonnent, ses cils flottent entre les particules de poussière,
Ils clignent alors que les yeux tardent à s'ouvrir.

La peau pâle, presque macabre
Cadavre qui a encore la peau sur les os.
Un blanc canevas seulement entaché par les cheveux en pinceau sombre, qui s'étalent autour de la face revenante comme une auréole de noirceur
Juste un tableau qui n'a pas été colorié.

Une question, elle ignore qui tu es
Dans ton salon au milieu des jouets
Des enfants.

Un tourbillon de confusion qui s'abat sur vous deux
L'égarée menant la maîtresse de maison dans le brouillard.
Elle ignore d'où elle vient
Tu te demandes si elle a laissé des miettes de pain derrière elle
Pour retrouver son chemin.
Elle lève la tête, tu observes ses gestes
Réactions en chaîne en frisson
Jusqu'à l'étourdissement.

En fronçant les sourcils, tu te relèves, enroulant tes cheveux alors que la pièce se déroule sous tes pas. Tu finis d'attacher ta natte en essayant de ne pas perdre l'intruse de vue, dans un rayon de lucidité dans la soirée. Tu t'écartes assez brusquement, lâchant ses entre-mains et bras.
Contact brisé avec l'inconnue, dans une méfiance teintée de nervosité.
Roman inédit, que tu n'as jamais lu
D'une Autre arrivée sans rien dérober
Juste pour se coucher dans un lieu habité
De souvenirs à créer et de fantômes.

Tu supposes qu'elle a froid, la cheminée n'est pas allumée,
La saison se rafraîchit
Dans les maisons si peu garnie de la ville.

Baguette toujours en main,
Tu vas lui apporter une couverture que tu lui présentes sans te rapprocher de nouveau.
Instinct qui se réveille, bien qu'il se soit perdu des années auparavant
Quand les griffes ne servent plus qu'à menacer et non plus à blesser,
Juste une précaution
Qui s'étend de ton épaule au bout de bois
Que tu n'oses pointer sur elle,
Mais garde contre ta hanche qui se balance
Effleurant la laine qui pendouille alors qu'elle tarde à la prendre.

-Je suis Kathleen Gold. Et vous êtes chez moi.

Tu te demandes ce qui repose entre les mensonges et la perte
Le peu qui sépare les deux.
La chute est toujours entamée par les fausses vérités qui créent de véritables désastres.
Tu essaies de voir si la confusion qui se lit
Dans l'espace entre ses yeux et leurs pupilles
Est réelle.

Elle semble ne pas aller bien
Incertaine de part ses non-dits ou son réveil, difficile à définir
Comme ta sécurité.

-Et vous ? Qui êtes-vous et que faîtes-vous chez moi ?

Nervosité qui monte et que tu essaies de maîtriser, émotions négatives qui obscurcissent la raison,
La bienveillance initiale remplacée par la peur et une certaine
Curiosité ?

Dans la plus grande des naïvetés,
Où l'hypothèse de la sincérité se révélerai n'être rien de plus que ce qu'elle prétend et n'est
Toutes les questions prennent forme.
Tu préférerais qu'elle se joue de toi, qu'elle sache parfaitement ce qu'elle fait ici et pourquoi
Mais une part de toi n'y crois déjà pas.
C'est peut-être un détraquement de ton jugement, un instinct défaillant que tu n'arrives plus à réorienter.
Si l'ignorance qui se marque sur son visage blafard,
Plein d'interrogations et de malaise
En chute ou en émotion,
La rend aussi innocente de tout vice dans ses histoires que toi,
Rien n'est plus effrayant.

D'où elle vient, pourquoi, qui est-elle, pourquoi

Une série de question sans réponse, une litanie sans sens à laquelle tu espères pouvoir en donner une, torpillent tes yeux et ta rétine fixée sur l'étendue du canapé
Elle n'en mène pas large en tremblements au milieu du cuir.
Une pointe d'espoir ou du moins d'attente s'est formée
Pour trouver le fil hors du labyrinthe,
Une question en trois temps que le Sphinx n'a pas encore posée
Et une Ariane qui semble ne pas pouvoir te guider.

Attendre une nouvelle prise de parole et des explications avec la crainte de ne pas en avoir.
Tu es perdue.
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Kohane W. Underlinden
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Re: [Habitation] Twin Skeleton Hall

Message par : Kohane W. Underlinden, Jeu 18 Jan 2018, 16:41




Méfiance dans le regard. Elle tourne, me scrute, m’observe, ne me lâche pas.
Immobile, mes yeux aussi la suivent.
Deux bêtes qui se jugent, se jaugent, savoir s’il faut sortir les crocs ou, au contraire, parlementer. En ce qui me concerne, je me sens si faible et embrumée que je ne pourrais sans doute rien faire si elle se décide à attaquer.
Je flotte.
Dans un monde parallèle.
Tout en observant le réel -c’est-à-dire elle.
La pluie semble m’avoir vidée de toute mon énergie. Le ruissellement de l’eau sur mes vêtements, ma peau, dans mes cheveux paraît avoir emporté avec lui la moindre parcelle de force. Je me sens. Petite. Perdue. Frissonnante.
Soudain
Un bras tendu
Un geste incogru
La fille tient, dans sa main, une couverture, qu’elle approche dans ma direction sans trop venir non plus sur le cercle invisible que je décris autour de son canapé.
Je demeure, quelques secondes, perdue, pas bouger. Ca tangue peut-être, sous mon corps, comme le bercement maladif d’un bateau.
Elle a
Dans sa main
Sa baguette,
Aussi,
C’est
Sa protection
Sans doute

Elle a peur ?
Elle n’attaque pas
Je suis perdue
Mais

La couverture
Moi, j’ai froid
Je frissonne
-fièvre ?
Alors mes yeux se plissent, mes pupilles accrochent ses traits et un pâle sourire se dessine sur mes lèvres. Alors que ma main se tend, accepte l’attention, accepte le don. Pas de mot ; ma gorge est sèche, anesthésiée mais léger hochement de tête : merci.
Déplier le tissu avec des gestes lents et s’enrouler dedans.
Se recroqueviller, comme dans une bulle.
Attendre que se réchauffent les os.
J’ai peut-être l’air d’une morte.
Je suis morte ?
La pluie m’a achevée ?
J’aime pas l’eau.
Et j’suis ici. A l’abri.
Avec une fille. Que je ne connais pas. Et qui parle.

Elle s’appelle Kathleen Gold, dit-elle. Peut-être que je la connais. Peut-être pas. Dans un temps lointain d’avant ? Si ça se trouve, je ne l’ai jamais croisée. Le monde est grand. Vaste. Elle s’appelle Kathleen Gold. Je suis chez elle. Elle veut savoir ce que je fais là. Pourquoi.
Les connexions ont du mal à se faire dans mon esprit. Lier les différents éléments. Comprendre les tenants et aboutissants. J’ai mal au crâne. Et je suis incapable de répondre pour la simple et bonne raison que j’ai encore du mal à faire comprendre à mon esprit le sens des questions. Pourtant, à son ton, j’ai bien senti que c’était des questions. Quoi d’autre ?
Malgré tout, la brume demeure.
Le froid aussi.
Enroulée dans la couverture, j’ai l’impression que mes os demeurent gelés.
La pluie. Foutue pluie.
Là, j’arrive à faire un lien, une corrélation.
Je resserre davantage la couverture autour de mon petit corps et mes yeux finissent par lâcher la dénommée Kathleen pour se perdre quelque part sur le sol. Je ne connais pas ce sol. Je ne connais pas ce canapé. Je...
Normal
Je suis chez elle
-elle, c’est Kathleen-
Et pas chez moi
C’est où, d’ailleurs, chez moi ?
C’est qui, moi ?
C’est où, c’est qui, je suis perdue
Mes souvenirs fuient
Y’avait la pluie
J’ai froid, encore, comme si elle demeurait alors que
Je suis dedans. Et sèche.



-Je...

Ma gorge râcle.
Ma voix est enrouée.
Petit toussotement pour essayer de remédier à cela.
Et mes yeux reviennent enfin sur le visage de la jeune femme, son attitude méfiante -je suis chez elle.

-...sais plus.

Silence.
Lèvres entrouvertes comme si j’allais ajouter quelque chose. Dans la tête, ça cogne et bim boum bam.
Le front devient terrain privilégié des petits êtres invisibles armés de marteaux.
Cling cling
Ca fait mal.
Pourtant, j’essaie de me concentrer. Ne serait-ce que pour savoir au moins une chose. Pas possible que je ne sache pas. Pas possible que je sois si
Perdue.

-Je crois

Qu’est-ce que je crois ?
La croyance est-elle suffisante ?
Ne faut-il pas savoir, plutôt, n’est-ce pas davantage valorisé ?
N’attend-elle pas que je dise

Que je dise quoi, d’abord ?
S’attend-elle à une chose en particulier ? Sans doute pas. Elle sait pas qui je suis mais elle sait qu’elle est Kathleen Gold.
Et moi, je sais qui elle est et...
Regarder la couverture qui recouvre tout le corps pelotonné.

-Je m’appelle Kohane

Oui, ça revient.
Je m’appelle Kohane. Et puis. C’est tout.
Je ne suis pas grand-chose d’autre.
Et je n’arrive plus à savoir -me rappeler- comment je suis arrivée là. Je connaissais la maison ? Sans doute pas de l’intérieur car ce salon ne me dit rien. Alors pourquoi mes pas m’ont conduite jusqu’ici ? Pourquoi dans les bras d’une demeure inconnue ?

-Dites, on se connaît ?

Histoire de s’en assurer.
Peut-être que
Et ma lèvre inférieure se met à trembler un peu -les frissons le long de l’échine. Je ferme les yeux quelques secondes. J’ai froid. J’ai l’impression que je vais disparaître. Me fondre dans l’atmosphère -mon corps est engourdi, il n’existe presque plus.
La peur, subite.
De n’être plus.
Peut-être que dans peu de temps, Kathleen ne me verra plus. Si ce n’est pas déjà fait.
Je vais
Disparaître
Sans laisser de trace
Personne, jamais, ne me retrouvera et j’aurai beau crier, hurler, appeler, personne
Ne saura
Ne verra
N’entendra

_Non_
Je ne peux pas.
Ca peut
Pas...

-Est-ce que je deviens transparente ?

Yeux brusquement rouverts, braqués sur la jeune femme.
Pointe d’angoisse dans la voix enrouée.

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Kathleen Gold
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Re: [Habitation] Twin Skeleton Hall

Message par : Kathleen Gold, Dim 25 Fév 2018, 15:59


Visblement, les embrumes ont envahi les rues alors que le quartier se trouve très loin. Un brouillard sombre qui ne fait que s'épaissir au fur et à mesure que tu avances en plein milieu. Tu as été poussée au sein de la fumée sans rien demander, et maintenant tu dois la chasser de ta maison qui se remplit de gaz sans odeur, pas même de pavé mouillé malgré la pluie qui se glisse par la cheminée.

Elle trébuche sur ses mots, un peu comme toi sur les énigmes. Ils ont du mal à s'échapper, tu te demandes si vous n'avez pas été plongées dans un aquarium, et que les bulles que tu sens embrouiller ton cerveau ne sont pas juste vos paroles qui ne font plus de bruit maintenant. Tu te sens un peu perdue, alors qu'elle semble encore plus égarée que toi. L'enfant dans la forêt a trouvé la maison, mais le pain d'épice n'est rien d'autre que les cendres d'un feu qui n'a pas encore été allumé, et la sorcière a déjà trop d'enfant pour penser à les manger.

Gretel est un bon surnom, tu penses, alors que tu fixes sa silhouette frêle au milieu de ton salon, à promener ses yeux qui cherchaient une solution. Une petite fille dans un corps de très grande - enfin tu ne sais pas, elle ne s'est pas encore levée. Gretel qui guide son frère avec assurance, mais tu ne sais pas si Hansel existe, et pourquoi les miettes de pain ont fini par atterrir ici.

En tout cas, elle semble hésiter, trépigner dans le vide alors que son nom a du mal à sortir. Tu te demandes si elle n'a pas été obligée de verser sa raison aux Oubliettes, alors qu'elle articule peu à peu sa phrase. Tu t'assois non loin alors qu'elle réfléchit, et tu hésites à préparer un thé. Mais la laisser seule était hors de question.

-Je m’appelle Kohane

Kohane. Un nom à mettre sur le visage aux longs cils. Dommage, tu aimais bien Gretel. Mais il faut croire que les promenades en forêt ont toujours une fin. Kohane donc... Tu hoches la tête, comme pour la récompenser de s'être souvenue de son prénom. C'est ce que tu fais lorsque tu veux féliciter tes petits ou les animaux. Sauf que tu te voies mal lui gratouiller la tête pour l'aider.
Est-ce que les humains perdus se comportent de la même façon que les animaux au pas des portes ?

-Dites, on se connaît ?

En voilà une question. Si tu la connaissais, tu aurais sûrement tilté avant. Mais tu observes sa demande, et une piste commence à se tracer au milieu des arbres pour créer une route pleine de petits cailloux. Il suffit de les balayer pour accéder au reste de la route, mais il faudra un peu de temps avant que les ponts entre tes souvenirs et l'intellect ne se forment pour t'indiquer un petit détail sur la jeune brune. Donc en attendant, tu secoues faiblement la tête, désolée de ne pas pouvoir l'aider.

-Est-ce que je deviens transparente ?

Pour le coup, Kohane a l'air d'avoir peur, et cela t'interpelle. Tu prends la peine d'écouter sa voix, le son de sa respiration, et l'angoisse qui remplit les poumons déjà plein d'eau se vomit dans la pièce. Elle remplit toute l'eau saine dans laquelle tu restes, en parvenant à ne pas te noyer, pour enfler et faire gondoler les murs. Tu pries pour que tes livres survivent au choc.

Tu te penches sur la question, alors que ses bulles de peur font suffoquer alors que la tasse prend un goût amer. Tu aurais dû aller chercher le thé quand tu en avais l'occasion.

Confusion de pensées ou de sortilège, maléfice en potion ou part baguette, tu ne savais plus ou donner de la tête. Peut-être que tu devrais l'emmener à St Mangouste, mais t'aime pas trop ces bêtes là. Donc tu restes plantée là, à regarder ses joues.

-Vous manquez de couleur, mais je vous vois toujours.

Tu soupires, alors que tu cherches à la réconforter. Tu te lèves et va récupérer un miroir cassé. Tu aimes bien les miroirs brisés. Ils renvoient une image défigurée, mille fois le même oeil, six fois les mêmes lèvres. Ils ne sont jamais figé, donne des plumes de paon avec des déchirures qui portent malheur, mais une pluie de poisse de plus ou de moins de sera plus rien alors que Madame Neige du conte ne t'a pas laissé secouer ses oreillers. Tu retournes auprès de la petite et lui tend le miroir qui ne lui permettra pas de se voir, mais un peu quand même.

-Il faut juste remettre correctement les fréquences, parce que je n'aime pas trop le noir et blanc.

Tu la regardes presque avec douceur, si tu pouvais oublier qu'il s'agissait peut-être d'une femme dangereuse.

-Je peux envoyer un hibou, ou vous ramener d'autres couvertures. Sérieusement, vous ne savez vraiment pas ce que vous faîtes ici ? Vous êtes blessée ?
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Kohane W. Underlinden
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Re: [Habitation] Twin Skeleton Hall

Message par : Kohane W. Underlinden, Lun 12 Mar 2018, 18:59




Je crois,
En tout cas, j'ai l'impression,
Que l'autre -Kathleen, qu'elle s'appelle
Me voit toujours ; je ne dois pas avoir encore totalement disparu. Je ne pense pas. En tout cas, je sens son regard sur moi. Ca rassure un peu. Bien qu'il soit possible que le processus s'avère lent. Je suis là, maintenant. Mais dans quelques minutes ou quelques heures, je commencerais à
disparaître
purement et simplement.
Plus pâle, plus transparente, plus immatérielle. Comme fantôme.
Peut-être que bientôt, Kathleen pourra tendre la main et me traverser ?
Peut-être que bientôt, je fondrai sous ses doigts, je m'évaporerai là, assise sur son canapé.
Là. Puis plus là.
Magie.
Maléfice.
Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ?
Pourquoi devrais-je disparaître ?
N'est-ce pas une des pires condamnation que cela ? Disparaître, comme si n'avait jamais existé. Plus de corps, plus de mémoire, plus d'image, plus de souvenir. Personne n'en parlera, c'est comme si l'être en question n'était jamais né, n'avait jamais foulé de ses pas cette terre.
Terrée dans le salon d'une inconnue -parce qu'elle a semblé dire qu'en effet, nous ne nous connaissions pas-
J'ai la peur viscérale qu'une telle chose m'arrive.

Je veux vivre et je veux
Exister
Je veux parler au monde et je veux
Lui crier
Crier que je suis

Crier que je demeurerai

Alors
Alors
Je ne peux pas disparaître comme ça,
Dans un salon anonyme -presque
Lieu où j'ai atterri par je-ne-sais quel coup -heureux ou malheureux- du sort. Elle s'appelle Kathleen mais je ne la connais pas. Si je m'évapore entre ses bras, personne d'autre qu'elle ne le saura. Et tous m'oublieront. Peut-être même qu'elle m'oubliera à l'instant où je ne serai plus.
Cette idée de la non-existence m'arrache un frisson plus long, plus intense que les autres.
Une peur étrange jamais ressentie auparavant.
Je n'ai jamais douté
Jamais douté d'être
Parce que les autres avec moi y croyaient.
J'étais, ils me connaissaient, me regardaient, m'aimaient ou me méprisaient, mais ils étaient là et j'étais là, à fouler la même herbe.
Et si tout ceci venait à prendre fin ?
Et si



La voix de Kathleen ramène un peu de calme dans ce fouillis de pensées incessantes.
Ses mots, ses phrases disent que je suis
Parce qu'elle me voit.
Un soupir retenu de ma part -soulagement. Je suis
C'est déjà une bonne nouvelle.
Je suis et mes bribes d'esprit comment à me revenir peu à peu. Je n'arrive toujours pas à comprendre comment je suis arrivée là, pourquoi chez elle, pourquoi cette maison -et pourquoi c'était ouvert ?
En revanche, je me rappelle du reste.
De qui je suis.
Ou qui je crois être.
Ou qui je suis pour les autres.
Parce qu'en soi, cette question d'identité est une des plus difficiles à résoudre ; je n'y suis d'ailleurs pas encore parvenue.
Je suis
Juste Kohane.
Après, ça varie, suivant les gens. Rêveuse, Radis, Soeur astrale, Perchée, Espionne, Hippopotame de la rhétorique, Soeur de cœur, Chercheuse de trésor...
Je peux être beaucoup de choses.
Mais au moins, tout ceci me revient.
Alors que Kathleen me tend un miroir.
Jetant un œil à la surface polie, je ne peux dissimuler une demi-seconde de surprise. Le visage qui se déforme et se fend et se répète à certains endroits en deux trois dix vingt fois sur le miroir brisé.
Néanmoins, malgré ce visage qui n'est pas moi, je vois clairement la couleur chair.
Je pourrais presque percevoir, j'en suis sûre, le réseau de flux sanguins.
La peau un peu pâle, certes, mais bien là.
Qui se reflète en milliers sur cette si petite surface.
J'humecte mes lèvres sèches. Déglutir. Tout en continuant d'observer ce que renvoie le miroir, comme fascinée, absorbée par cette image.

Kathleen me regarde. Et quand j'en prends conscience, je lui renvoie son regard. Avec un maigre sourire, autant que je le peux.
Je suis chez elle. Mais elle ne m'a pas encore mise dehors. Elle semble essayer de m'aider. Ou me comprendre ? Elle et son miroir brisé...
Je secoue tout doucement la tête à ses paroles.
Ouh.
Ca tourne. Et ça fait mal sur le front. Mal au crâne alors que ça bouge et ça tangue et ça

-Non, pas de hibou, je murmure.

De toutes les façons, je ne saurais même pas qui contacter. Qui voulez-vous qu'elle puisse appeler ? Ste Mangouste, peut-être. Pour s'assurer que je m'en sorte. Mais une fois là-bas, sans doute qu'on me demanderait y a-t-il quelqu'un qu'on puisse contacter pour vous ? De la famille ? Des amis proches?
Qu'est-ce que vous voulez que je leur dise ?
Ils pourraient appeler mon frère astral. Mais ils ne sauront pas le contacter. Ils ne le connaissent pas et je ne sais pas son nom. Il est juste mon frère astral. C'est tout.
Alors, ça ne sert à rien.
A la limite, Rachel. Ou Asclépius. Mais non, je n'ai pas besoin d'eux. Je vais très bien -presque.
Pas de hibou

-Y'avait de la pluie, je reprends dans un souffle, alors que ma tête se penche un peu en avant et que mon regard plonge sur le sol. Je me souviens de son eau froide de soirée. Et... je suppose qu'il y avait vous enfin ici, là, ce salon.

Légère haussement d'épaules.
Les images sont floues. Je ne suis pas sûre d'avoir moi-même vraiment vu ce que j'ai fait.

-Je ne sais pas pourquoi je suis venue. Mais je crois qu'il faisait bon, ici. Et c'était à l'abri.

Oui, ça fait un peu la désespérée jetée dehors sur les routes qui cherche à tout prix un petit coin de paix au milieu de la pluie battante.
Déglutir, encore une fois.
Inspirer.
Et ça ne va quand même pas mieux.
Je
Pourtant, j'ai dis que j'allais bien, tout à l'heure. Besoin de personne.
Mais
Les frissons
J'ai vraiment pris froid

-Je crois que j'ai de la fièvre, j'achève en fronçant les sourcils et posant une main tremblante sur mon front.

Auto-diagnostic.
Je sais encore faire ça.
C'est pas mal.
Enfin, quant à savoir si mon diagnostic est bon... Je suis un peu trop perdue, entre mal de tête, souvenirs vagues et frissons en rafale.

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Kathleen Gold
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Re: [Habitation] Twin Skeleton Hall

Message par : Kathleen Gold, Ven 04 Mai 2018, 23:54


Kohane dans ses délires et vapeurs-fumée, en pensées confuses et rêves qui excluent. Elle a reposé dans ton canapé, sans que ses explications ne fassent plus de sens au fur et à mesure qu'elle les prononce. Tu essaies de suivre le cours, de tracer le chemin qu'elle a semé en miette de pain, mais elle est déjà trop loin sur la route. Tu essaies de lire entre ses mots, de comprendre ce qu'elle dit et de savoir d'où elle vient et pourquoi, de saisir l'insondable dans ses infinités de perdition. Mais rien ne vient, et tu assembles le puzzles avec des pièces qui ne vont pas ensemble, les morceaux fissurés aux liaisons mordillés par tu ne sais quelle sorcellerie.

Elle pense et tu la regardes tourner, tourner dans sa tête et pas dans la pièce, mouvement qui te donne le vertige, la tête à l'envers et le sens perdu dans d'autres Pays, et l'imaginaire merveilleux coincé dans les chambres plus haut s'est déposée en pellicule de poussière à travers la fenêtre. Peut-être est-ce la réponse, une ombre, un spectre qui s'est évadé pour atterrir ici. Mirage à l'horizon, disparaître aux yeux du monde

Nier l'existence, dernier châtiment de l'Histoire tandis que la sienne sera effacée
Et tu te demandes si elle disparaît de la surface, si elle est réelle et que tu la vois rester en chair et eaux - ruisselantes - ou si tu perds non pas ta tête, tes esprits, mais si tu vois les fantômes dans un nouveau voyage acidulé
Ou si cela s'avère pire que prévu et que tu as absolument besoin de te créer une compagne de l'invisible, les amis imaginaires que tu cherchais sous le lit et les goules qui n'apparaissaient pas dans l'antique grenier où les elfes et les songes reposaient. Une étrange présence, un rêve, cela expliquerait ce qu'elle fait chez toi à cette heure tardive
Idée que tu avais rejetée auparavant
Trop fermée,
Trop sûre, à force de rejeter les rêves on en perd la capacité à les attraper,
Papillon en chrysalide d'incertitude qui éclot en minutes de retard
De temps et de messages dépassés.

Aider un mirage est une idée d'abnégation qui te ferai paraître douce et se souciant de quelque chose
Désintéressée
Ce que tu n'es pas mais peut-être qu'une part de ton esprit a déglingué
Ampoule qui clignote et qui s'allume étrangement, par intermittence
Pas assez pour éclairer, juste
Illuminée.

Tu commences à danser d'un pied à l'autre, essayant de retrouver un mouvement de polka alors que tu es équilibriste et pas danceuse, les valses gracieuses sont justes celles des hommes et des mauvais souvenirs, des délires alcoolisés et potions, tu te demandes si tu ne penses pas à cela maintenant à cause de
Kohane.

Inconscient ou juste réalité, rêve qui est parti trop loin, et raison pour laquelle tu ne seras jamais une grande philosophe.

-Non, pas de hibou.

Un son, un souffle, qui te ramène à la réalité,
Claque de l'univers qui te rappelle à l'ordre,
Tu avais déterminé qu'elle était bien là, en flic floc humain, La pluie qui fait son bruit son ton toit n'est le fruit que de trois mystères et une chevelure trempée.

Pas de hibou
Pauvre erre qui n'a pas sa place ici
Ou l'avait-elle ?
Une nouvelle addition aux trois premières unités qui cherchent le chemin
Choisissant les choses qui ne changent jamais
Qui érafle la langue,
Elle n'a personne,
L'illusion de l'Imaginaire ressort encore, avant d'être chassée rapidement.

Kohane
Tu l'as déjà vue
Servant des verres et des sourires
Autour de cette table sur laquelle tu voulais t'allonger
Bien sûr
Visage qui remonte.
Inconscient.

Alors qu'elle babille, tu approches encore,
Besoin de se réveiller,
De vérifier et de voir si tu peux
Encore t'en sortir, torpeur qui apparaît après la froide logique, temps de repos pour ton esprit-cerveau en
Ebullition.

Un abri qu'elle dit, une sorte de refuge,
Ta maison de maléfices et plus trou dans lequel s'enterrer
Où il fait chaud.
Etrange notion.

-Je crois que j'ai de la fièvre.

Alors tu es obligée de te réveiller, de penser, de réflechir et d'assembler.
Fièvre, maladie,
Où étais l'Harmony quand on avait besoin d'elle
Ou les responsables, les mères sans l'être ni sang sur le ventre,
Tu avais la situation en main
Eh bien, plus maintenant.

Réfléchir, être là et aider
Tu n'as rien d'une bienfaitrice,
Pourtant tu ne l'as pas encore jetée dehors
Simple décence, sûrement,
Mais tu aurais pu réagir au quart de tour
Se pourrait-il que tu aies
Pensé ?

Serais-tu seulement
En train de faire une bonne action pour une inconnue
Ou à la recherche d'une illusion
De bonté ou pour chasser la solitude.

Tu approches de la cheminée,
Tu te demandes pourquoi tu n'y a pas pensé avant
Baguette que tu récupères
#Incendio
Et crépitement de l'âtre qui grandissent sur les murs.

Toujours agenouillée devant le bois, dos à elle - tu prends des risques -
Tu te retournes légèrement, et tends la main,
Essayant de saisir la sienne.

-Je peux vous préparer une chambre, ou vous pouvez restez ici.

Se relever
L'observer,
Avoir envie de toucher pour écarter les doutes,
Mais le miroir qui s'est déplacé devra suffire de preuve.

-Vous n'irez nulle part dans cet état
Ni avant qu'on ne comprenne comment vous êtes arrivée ici.
Il y avait quelqu'un dans cette soirée ?


A part moi.
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Kohane W. Underlinden
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Re: [Habitation] Twin Skeleton Hall

Message par : Kohane W. Underlinden, Dim 24 Juin 2018, 16:09




Assommée sur un canapé
Par le froid, la pluie -qui lessive
La nuit et le sommeil, aussi.
Assommée, l'esprit qui s'égare, le corps qui demeure.
Petit pantin sans marionnettiste -je n'ai jamais eu de marionnettiste, hein, jamais, je me suis toujours vantée de vouloir vivre pour moi, par moi, me libérer de mes chaîne et mes fils.
Je demeure sur ce canapé, frissons dans l'échine.
Fièvre
C'est ce que j'ai dit tout à l'heure.
La fièvre de la pluie et de l'amnésie.
Je ne me revois pas entrer ici, trouver refuge sur ce canapé. Je ne revois pas la façade de la maison de l'extérieur. Je n'entends plus les pensées que j'ai pu avoir à cet instant-là, en voyant le lieu. Me suis-je dit qu'ainsi, je serai à l'abri ? Ai-je pensé que c'était le lieu d'habitation d'une personne que je connaissais ? Si oui, qui ? Peut-être qu'en fait, je n'ai rien pensé du tout.
Rien pensé
Voilà qui me ressemblerait sans doute.
Oui, moi, je.
Parce que dans le silence du salon, je recolle peu à peu les morceaux.
Non pas de la soirée, non pas de mon arrivée incompréhensible dans ce salon. Mais plutôt de ce que disent mes papiers d'identité sur moi.
Kohane.
Kohane Werner.
Et même Underlinden.
Bref, pas si amnésique que ça. Je me rappelle des gens de mon entourage et de mon travail -Trois Balais. Je me rappelle de tout ce qui était sur le long terme. C'est la mémoire immédiate qui a été effacée. Evaporée. Amusant, non ? Comment peut-on s'évaporer sous la pluie ?

La dénommée Kathleen entend ma plainte concernant la fièvre. Les frissons. Grelottement.
Du coin de l'oeil, je la vois s'activer. Vers la cheminée.
Allumer un feu d'un sort bien placé.
Les flammes qui prennent le bois pour le manger, s'en nourrir. Terrible beau spectacle. Ces dames langues jaunes orangées qui s'élèvent, prennent de la hauteur, dansent dans l'âtre. Ballet de chaleur. Hypnotisant. J'ai toujours trouvé le feu hypnotisant. Comme le Chaos et le Désordre. Ces choses qui peuvent mettre à mal le quotidien et les murs rassurants. Fascinant, leur pouvoir de destruction. Tout autant que leur puissance à réconforter.
Un feu, dans une cheminée.
Quoi de mieux pour une âme en peine ?
Pour un être grelottant ?
Pour un coeur saignant ?
Quoi de mieux en hiver, au milieu de la neige ?
Un feu dans une cheminée.
Simple et banal petit plaisir que, pourtant,
on a l'impression de redécouvrir. A chaque fois.



J'adresse à Kathleen un hochement de tête : remerciement. Muet.
Je vois sa main qui se tend -vers moi.
Une main tendue, c'est un signe de partage. Accord muet. Confiance, peut-être. Je regarde cette main -je la vois un peu trouble mais elle est là.
De mes doigts, j'effleure sa peau sans, pourtant, oser les refermer sur elle, en poigne affective -peut-être. Simple tentative d'approche bien vite envolée, tandis qu'elle se redresse.
Je comprends ses mots
Malgré mon brouillard
Elle essaie d'être gentille -gentille ? Ou plutôt humaine ?
Elle ne propose pas de me mettre à la porte. Mais de rester ici. Et puis. Elle a allumé un feu. Alors. C'est qu'elle veut, accepte, un peu, me garder. Le temps que les choses aillent. Et qu'on comprenne, dit-elle.
Comprendre.
C'est toujours ce qu'on essaie de faire lorsque les choses arrivent subitement, qu'on ne les prévoie pas et qu'une explication spontanée est incapable de sortir de nos lèvres.
Alors on brandit ce mot.
Comprendre
Et tout le monde s'y met, dans ce seulet unique but de compréhension.
C'est louable, sans doute.
Parce qu'ainsi, on a moins peur.
Une fois qu'on sait, qu'il y a une explication, le coeur et l'âme se calment de concert.
C'est sans doute mieux ainsi puisque
c'est la peur, la peur seul
qui conduit les humains à déchirer l'autre, les autres.
Se déchirer pour survivre.
Parce que la Mort est terrifiante et qu'on cherche à fuir le terrifiant, quitte à sacrifier tout ce qui n'est pas soi.

Alors, pour la calmer, je veux bien essayer.
Comprendre.
Je ferme les yeux à demi. Me laisse un instant bercer par le bruit du crépitement du feu dans la cheminée. C'est une jolie mélodie, berceuse toute douce. Puis à cette berceuse s'ajoutent les sensations : chaleur. Réconfort. Malgré les quelques frissons fiévreux. Malgré la fatigue qui assomme et l'état maladif qui emporte.

-Je suis bien ici, je réponds à voix basse, les yeux toujours à demi-fermés, en réponse à sa proposition : une chambre ou ici.

Quelques secondes laissées au silence -parce qu'il est toujours compagnon fidèle et tendre.
Pouvoir presque murmurer le rythme du crépitement. Notes enflammées qui composent la plus belle des musiques. Un peu comme la pluie qui tape contre le carreau. Le noir sur les paupières, cette pensée rappelle souvenir lointain de cette eau contre la vitre qui s'accordait si bien avec la voix de Seth qui parlait, parlait, parlait au fond d'un grand lit. Les deux étaient en parfait accord et moi, je les écoutais avec passion.

-Je crois que j'étais seule, je reprends, après un long moment.

Mes yeux se rouvrent.
Sur Kathleen.
Trouble flou au tout début, la tête qui tourne comme lorsqu'on se relève trop vite. Mais. Je garde le cap.

-Je pense que je marchais. Peut-être que c'était après le travail... Vous savez, je travaille aux Trois Balais.

Elément tangible de ma biographie.
Ca n'explique pas pourquoi j'suis venue errer sur Londres. Ni pourquoi j'ai continué de marcher sous la pluie. Mais je me sens obligée -besoin- de le dire, le préciser. Comme pour donner encore plus de corps à mon existence : j'ai une vie professionnelle. Parfois, il m'arrive d'être quelqu'un. Et pas uniquement un fantôme. Parfois, ouais, j'existe.

-C'est à Pré-au-lard.

Précision. Au cas où.
Mais souvent, les gens connaissent.
Parce qu'élèves, ils y venaient. A moins qu'elle n'ait été élève ailleurs ?

-J'aime bien, chez vous.

Remarque innocente, après un énième coup d'oeil sur le salon.
Là où traînent des jouets et tout un tas d'objets. Des jouets, surtout. D'enfants.

-Vous avez des enfants ?

Je me demande subitement si elle ne va pas prendre cette question comme trop intrusive. Trop acérée. Trop indiscrète.
Elle m'a échappée.
Parce qu'il y avait les jouets.
Dans son salon.
Et que j'ai pensé à mon propre salon -ça aussi, je m'en rappelle.
Où il n'y a pas de jouets.

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