AccueilPortailFAQPublications internesRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
Page 2 sur 3
La route des carrosses
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
Kalén Bloom
Poufsouffle
Poufsouffle

Re: La route des carrosses

Message par : Kalén Bloom, Mar 20 Fév 2018 - 22:22


Sa main s'arrache à mes doigts épris, et je la sens partir. Coriace la lionne, elle sera dur à conquérir ! Mais je ne perds pas espoir. Enfin, jusqu'à ce que je sente ses doigts aussi glacés que son visage se plaquer sur sa joue.
La gifle me fait l'effet d'un seau d'eau gelée lancé en plein visage. C'est impossible, personne ne rejette le beau Owl ! Et encore moins ainsi !
Les yeux écarquillés, je la regarde, reprenant peu à peu mes esprits. Mais à mesure que je redescends sur terre, je me sens également partir. Elly a trouvé le moyen de me renvoyer d'où je viens, et, j'ai beau lutter, je ne parviens pas à repousser l'esprit de Kalén.
Alors que je sombre à nouveau dans les tréfonds de sa tête, je jure intérieurement. Une si belle occasion gâchée ainsi !

*

Curieux ce regard que lui adresse Elly... Une mine durcie, une main sur la hanche, et ses jolis yeux qui lui lancent des éclairs. Arty aurait-il été décevant ? C'est curieux... elle ne se souvient même pas de l'entrevu qu'ils sont censés avoir eu à l'instant. Peut-être n'était-il tout simplement pas encore arrivé ? Oui, ça devait être cela.

Alors qu'elle s'apprête à lui demander avec humour la raison de son mécontentement, la voix tranchante de sa cheffe l'interrompt.

« Il t’arrive quoi Bloom ? »

Bloom ? C'était bien la premi... non en fait, c'était pas la première fois qu'elle l'appelait ainsi, mais cela arrivait tout de même très rarement. Elle devait avoir une bonne raison pour l'interpeler ainsi.

"Euh... ben je sais pas... J'allais te demander la même chose en fait, je me demandais si c'était à cause du retard d'Arty ?"

Les yeux emplis d'incompréhension de Kalén ne trompaient pas. Elle était sincère dans ses mots.
Revenir en haut Aller en bas
Elly Wildsmith
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus (Renard de Magellan)
Legilimens


Re: La route des carrosses

Message par : Elly Wildsmith, Dim 25 Fév 2018 - 15:36


Tes yeux lancent des éclairs alors que tout en toi hurle de remettre les choses au clair avec la jeune femme. Cette recrue que tu appréciais, bien au-delà de votre travail. Kalén était plus qu’une simple recrue, qu’une simple collègue. De protégé, elle était passée à amie et votre relation n’avait eu de cesse de se renforcer au travers des évènements que vous aviez du affronté ensemble.

Le regard de la jeune femme change, tu le vois. Ses yeux auparavant séducteurs se font incompréhensifs, et elle te demande si c’est à cause du retard d’Arty que tu es furax. Les bras t’en tombent, parce qu’elle semble avoir totalement oublié que le jeune garçon était déjà passé et qu’elle vous avait planté sans mot dire. Tes paupières clignent, un instant. Le temps que l’incompréhension cède le chemin à un esprit plus critique, plus ouvert. « Tu ne te rappelles pas ? ».

Face à son visage qui traduisait son incompréhension – comme en réponse à la tienne – tu allais plus en avant sur tes propos « Artemis est déjà passé, tu es partie en courant je ne sais où pour je ne sais quoi. Il n’avait ni retard ni je-ne-sais-quoi ! C’est ton comportement qui est … étrange ! ». Ton regard furibond passe sur la foule, qui semble remarquer la dispute qui vous partage. Aussi préfères-tu te calmer en te rasseyant sur le dos du banc, posant tes coudes sur tes genoux et tes mains essuyant ton visage. Lasse, de ne pas savoir ce qui pouvais bien se passer dans la tête de Kalén.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Evan
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Occlumens
Loup-garou


Re: La route des carrosses

Message par : Evan, Dim 25 Mar 2018 - 23:56





Un cours particulier
With Elly


Tu étais l'élue Kalénakin

RP Flashback

~

C’était une matinée de printemps qui sentait bon le soleil, qui vivait de ce petit embrun caractéristique qui venait titiller les narines. Celui de fleurs qui chantaient au milieu de la rosée bousculée par le levant, et d'oiseaux qui s'exclamaient de vive voix au milieu de ce paysage étincelant qui gardait précieusement une montagne de trésors.

Vêtu de ta tenue de professeur, ta longue cape noire te descendant à mi-cuisse, tu étais sortie peu après un copieux déjeuner à l'extérieur. Le parc du château, son herbe humide que tu foulais et qui faisait resplendir les rayons joyeux de l'astre qui sautaient dessus, les arbres qui frémissaient aux quelques brises de vent dans leur feuillage qui commençait tout juste à renaître. Enchantement visuel.

Le céruléen promettait une journée des plus radieuses, la majorité des nuages ayant été détournés vers une autre partie du globe pour donner à l'école un refrain éclatant. Tu te faufilais silencieusement sur le petit sentier qui serpentait depuis le parc en allant vers le lac, et qui se perdait ensuite le long des grilles de fer du château pour se mouvoir jusqu'à Pré-au-Lard.

Aujourd'hui, tu avais rendez-vous avec une élève particulièrement charmante, Elly Wildsmith. Tu l'avais déjà eue dans un de tes cours, et tu avais eu la surprise de croiser son sourire angélique dans la forêt interdite où tu lui avais offert un tour en sombral au-dessus de l'école.

L'élève avait ce petit quelque chose en plus, cette étincelle de charme capable d'accrocher un empire et de faire fondre un cœur de pierre. Le fait était, qu'elle était venue vers toi pour te demander de l'aide en métamorphose, aussi, en ce week-end qui se profilait, tu lui avais donné rendez-vous aux abords du célèbre petit village.

Traversant les bois épais qui ne laissaient filtrer qu'un champ de vision particulièrement réduit, tu profitais du climat tendre, savourant la nature qui s'extasiait à maints recoins, dévoilant parfois une faune sauvage, d'autres fois une flore en plein épanouissement.

Tu ne savais pas précisément ce qu'elle attendait de toi, sur quel sortilège t'interrogerait-elle ou sur quelle métamorphose. Mais tu comptais bien l'aider du mieux que tu pourrais, et assurément elle serait une excellente compagnie.

Dérangé par un bruit suspect venu de derrière un buisson à la mine triste, tu t'étais figé un instant, portant ton regard pour essayer de percer ce mystère. Après quelques secondes, tu vis que c'était un écureuil à la robe rousse qui semblait chercher son déjeuner. D'un petit bruit de bouche, tu essayes de l'appâter vers toi, mais le bougre se faufile jusqu'à l'arbre le plus proche et s'en va se perdre dans ses hauteurs, desquelles il se dérobe à ta vue.

Un sourire sur le visage, tu reprenais ta marche lentement, peut-être arriverait-elle derrière toi avant que tu n'aie gagné le village. Si elle était ponctuelle du moins, mais cela tu l'ignorais encore. Quoi qu'il en soit, cette journée s'annonçait délicieuse, ne serait-ce que par la présence de la brune charmante qui ne pourrait qu'embellir davantage encore, ce décor merveilleux.
Revenir en haut Aller en bas
Elly Wildsmith
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus (Renard de Magellan)
Legilimens


Re: La route des carrosses

Message par : Elly Wildsmith, Lun 26 Mar 2018 - 10:20


Le problème des ASPIC, c’était qu’il fallait avoir Optimal partout. Tu ne pouvais pas te satisfaire d’un Effort Exceptionnel, parce que cela compromettrait ton projet d’avenir au sein du Ministère. Alors tu demandais de l’aide à tes professeurs. Tous, sans exception, y avait eu le droit. Mais sur un professeur en particulier tu t’étais acharnée.

Il s’agissait du professeur Lival, qui s’occupait des cours de métamorphose. Tu n’étais pas trop mal située dans son cours, mais t’avais une envie de toujours mieux. Et c’était l’occasion de recroiser celui qui ne te laissait pas indifférente – quand bien même tu refusais de l’admettre clairement.

Votre dernière entrevue t’avait offert un vol à dos de Sombral. Vol sublime qui t’avais permis de voir, d’observer la beauté qu’offrait Poudlard. Une vue panoramique à couper le souffle, et des sensations pareilles à nulle autres : tu ne voyais pas le Sombral alors toi, tu avais seulement eu l’impression de voler sur du vide.

Votre rendez-vous de perfectionnement avait été fixé à Pré-au-Lard, mais force est de constater que, malgré le fait que le village se trouve tout près de Poudlard, tu étais en retard. Tu avais accéléré le pas mais cela ne rattraperais pas la dizaine de minutes que tu avais perdue – en cherchant un bouquin que tu n’avais pas retrouvé.

C’est donc essoufflé et totalement décoiffée que tu te présentas au professeur « Je … je suis désolée pour ce retard Mister Lival ! ». Les joues rougies d’avoir couru. Tu étais déjà ravie qu’il ne soit pas parti, car après 10 minutes d’attente peu de prof aurait eu la patience d’attendre encore.

Néanmoins, tu voyais dans ses émeraudes une sorte de voile sombre, comme s’il t’en voulait. Le regard froid qu’il te lança te glaça les entrailles. Si bien que, sur l’instant, tu regretteras de l’avoir appelé à l’aide. « Vraiment je … » Tu ne savais pas quoi dire pour ta défense, alors tu te contentas de baisser la tête, et de marmonner « Si vous voulez partir je le comprendrai, je suis désolée ».
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Evan
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Occlumens
Loup-garou


Re: La route des carrosses

Message par : Evan, Lun 26 Mar 2018 - 17:13







Les minutes s'enchainaient en voyant le décor défiler, paysage de beauté épris, à ton œil conquis. Pas à pas, tu t'approchais du petit village, de temps en temps te retournant, espérant voir la belle demoiselle qui devait te rejoindre, dans cette journée qu'il restait à peindre.

Le sentier se termina, te trouvant à la vue des maisonnée et des artères caractéristiques qui se faufilaient entre boutiques diverses et habitations. L'heure du rendez-vous était passée, et ton regard tournant, tu te demandais si elle n'avait pas oublié que tu l'avais fixé aujourd'hui.

Néanmoins, faisant preuve d'une patience à toute épreuve, tu étais décidé à l'attendre. Puis de toute façon, tu n'avais rien d'autre de prévu, alors autant profiter de cette belle journée printanière. Ton regard vagabondait un peu partout, sur des silhouettes matinales comme sur des jeux d'ombre offerts par le soleil sur les façades non loin.

Et c'est là que tu la vis, la brunette qui arrivait vers toi d'un pas pressée, certainement confuse d'être en retard. D'ailleurs, derrière sa mine rougie sous l'effort, elle te sert un plat d'excuses qui te décrochent un mince sourire.

Mais très vite tu prends un visage impassible et plonge tes yeux insondables dans les siens dès lors qu'elle te fixe, comme pour qu'elle croit que c'était inadmissible pour toi. Ton petit jeu eut l'effet escompté, puisqu'elle fuit ton regard en te disant qu'elle comprendrais que tu partes.

« Je vais surement partir oui... »

Tu laisses quelques secondes le temps de voir sa mine déconfite, et tu éclates d'un grand rire.

« Il n'y a pas de soucis Elly, ça arrive ! J'avais tout le temps devant moi ! Donc ce n'est pas grave ! »

Tu aurais pu la taquiner en lui disant qu'elle méritait une punition entre quatre yeux, et laisser des sous entendus à son attention, mais tu ne doutais pas que tu aurais tout le loisir de le faire subtilement, et valait mieux éviter que ça soit elle qui ne prenne ses jambes à son cou rapidement.

Tu la dévisageais en souriant, la voyant terminer de reprendre son souffle, et tu appréciais le fait qu'elle s'était pressée pour te rejoindre. Laissant un instant ton regard embrasser sa peau et ses lèvres roses dont tu imaginais l'embrun dans tes pensées, tu finis par reprendre.

« J'espère qu'à part ça tu te portes bien ? Quand tu auras complètement repris ton souffle, tu me diras ce que tu comptes que l'on voit ensemble aujourd'hui ! Quoi que tu veuilles apprendre de la métamorphose, je t'aiderais du mieux que je le pourrais ! »

Bien sûr que tu donnerais le meilleur de toi pour l'aider, et si tu avais la possibilité d'essayer de la séduire en même temps, ça serait avec plaisir que tu le ferais. Tu la voyais là, ses cheveux bruns jetés en tout sens par le vent pendant sa course, sa mine essoufflée et son regard couvert d'un voile boisé ensorcelant dès que tu le croisais, le genre qui te faisais louper un battement. Tu te perdais dans ses nombreux charmes, sourire aux lèvres.

« Tu veux aller à un endroit particulier où on reste dans le coin ? Peu m'importe ! Là où tu seras à l'aise m'ira très bien ! »

Elle portait de ces sourires à en faire trembler la terre, de ces regards capables de déstabiliser en simplement le croisant, de ces mèches rebelles qui passaient devant son visage impunément, augmentant cette touche de naturel qui l'habillait si bien. Elle glissait derrière une façade douce son tempérament et son caractère bien trempés. Tu te souvenais qu'elle faisait, de ses quelques rires loin d'être anodins, des dessins dans le ciel qui immortalisaient chaque instant résonnant au cristal de sa voix.
Revenir en haut Aller en bas
Elly Wildsmith
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus (Renard de Magellan)
Legilimens


Re: La route des carrosses

Message par : Elly Wildsmith, Mar 27 Mar 2018 - 0:00


Du haut de tes 17 ans, tu n’aimais pas décevoir tes professeurs. Et sans comprendre pourquoi, cette sensation était accentuée avec le professeur de métamorphose – que tu savais inaccessible. Un instant, ton esprit s’égara aux mondes qui vous séparaient. Il était plus âgé, plus expérimenté. Il respirait le charisme, une aura magnifique dont tu n’arrivais pas à définir les contours. Mais tu chassais cette idée bien vite, te ramenant à la réalité de son dur regard.

Et finalement, le soulagement – presque inespéré – lorsqu’il te dit qu’il plaisante, que ce n’est pas grave. Cela t’étonne d’ailleurs car ce n’est pas ce qui se dégageait de lui en cours, ni ce que tu entendais dans les couloirs de Poudlard. Il était plutôt connu pour les peurs qu’il flanquait aux élèves … et pour cette faculté à courir les jupons. Soupir exaspéré. Pourquoi ? Sans doute parce que tu ne serais jamais à la hauteur d’une seule de ses conquêtes. Toi, la simple adolescente ne pouvait rien pour séduire le ténébreux professeur. Alors cette idée, tu l’avais recluse à double tour, chassé dans un coin sombre de ton esprit.

Il te pose plusieurs questions, et alors que tu regardes les alentours, tu déclares, un peu intimidée « Euh, je pense qu’ici sera très bien ». Réunir tes pensées pour réussir à les formuler, voilà qui s’avérait compliqué. « Je euh … je voulais vous voir pour … savoir sur quoi je devais m’améliorer exactement ? J’ai absolument besoin de la meilleure note possible en métamorphose et … je ne me sens pas à la hauteur ». Quasiment dit que tu regrettais presque ta phrase. Comment expliquer à un professeur qu’on n’était pas à la hauteur dans sa matière ? Ce n’était pourtant pas de sa faute, en tout cas, pas dans ton esprit.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Evan
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Occlumens
Loup-garou


Re: La route des carrosses

Message par : Evan, Mar 27 Mar 2018 - 0:53







Tu attends qu'elle te réponde, ton regard posé sur elle avec une pointe de malice. Entre ta position de professeur qui avait vu une élève courir jusqu'à lui au point d'être essoufflée, et d'une autre cette d'un homme qui, bien que plus vieux qu'elle, était loin d'être insensible à son charme.

Évidemment, tu essaierais de déceler dans ses propos, dans ses mimiques, dans sa gestuelle, les éventuels signes qui pourraient te dire qu'elle était elle aussi réceptive au tien. Non pas que tu doutais de tes capacités de séducteur loin de là, simplement que tu ne l'avais pas assez côtoyée pour pouvoir prétendre l'avoir cernée, et cette journée arrivait idéalement dans ta quête d'en apprendre plus sur elle.

Elle finit par dire que ça lui irait très bien là où vous étiez, avec d'un côté le début du sentier et de la forêt, et de l'autre la vue qui se dessinait sur le cœur du petit village plus loin. Avant de te faire part de son questionnement comme de ses doutes, et tu trouvais sa démarche mignonne, soigneusement cachée derrière une timidité touchante.

« Ok, restons là alors ! »

Tu la gratifias d'un sourire radieux, te disant que le couvert de la forêt non loin vous offrirait un peu d'ombrage bienvenue si jamais le soleil se faisait trop insistant. Et le couvert des arbres te donnait des idées plus qu'alléchantes, imaginant un instant ton élève bloquée contre un arbre entre tes bras, livrées à une passion qui heurtait ton esprit comme ton regard qui fixait naturellement ses lèvres.

« Hum... »

Tu laisses cette pensées s'enfuir, quittant un instant ce désir qui venait de te traverser pour réfléchir à comment elle pourrait s'améliorer. Tu reprenais après un bref silence.

« Et bien... Niveau théorie tu as l'air de sacrément bien te débrouiller ! Tu retiens parfaitement ce qui est dit, et tu ne sembles pas avoir froid aux yeux, si je me souviens du cours que j'avais fait avec entre autre le loup-garou. Tu sembles d'un naturel curieux et c'est une qualité parfaite quand on veut se perfectionner dans la magie ! »

Un peu de flatterie ne pouvait pas faire de mal, pour essayer de lui faire décrocher quelques sourires, voir de la faire rougir. Et même si une part de toi contemplait sa beauté qui te laissait tout sauf indifférent, tu n'oubliais pas qu'à la base vous étiez là pour un cours de métamorphose, et peut-être qu'elle n'aurait absolument aucun intérêt pour toi.

Mais ça ne t'empêchait pas pour autant de pouvoir la désirer du regard. Tu imaginais tes mains se perdre dans ses longs cheveux de jais, ou épouser les courbes de son corps généreusement. Tu imaginais tes lèvres et les siennes se...

Te rendant compte que tu étais partie dans tes pensées et qu'elle semblait attendre la suite, tu fis mine de réfléchir sans savoir si elle avait saisi ton regard qui avait du parler à ta place, en trahissant ces désirs qui t'animaient envers elle.

« Et bien, peut-être que nous pourrions travailler sur ta gestuelle quand tu lances tes sorts ? La conviction est essentielle comme tu le sais déjà, et dans ta façon de tenir ou non ta baguette entre tes doigts avec fermeté, ça peut faire toute la différence... »

Ta phrase volontairement à double sens, tu n'en gardais pas moins un air des plus sérieux, scrutant son visage angélique pour noter chacune de ses réactions.

« Oui, je pense qu'on devrait travailler là-dessus, ta poigne, ton mouvement de poignet, et ta concentration sur les sortilèges. La détermination le jour de l'examen peut tout changer ! »
Revenir en haut Aller en bas
Elly Wildsmith
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus (Renard de Magellan)
Legilimens


Re: La route des carrosses

Message par : Elly Wildsmith, Mer 28 Mar 2018 - 23:15


L’endroit te paraissait assez propice à l’entraînement et aux cours pratiques que le professeur aurait bien voulu te donner. De toute façon, tu étais un peu soumise à sa volonté : s’il décidait de t’apprendre ce que tu voulais savoir, alors tu apprendrais, et s’il décidait de mettre fin à ce cours privé, il y mettrait fin, et tu t’y plierais. T’avais pas grand-chose à dire, pour le coup.

Le professeur semblait avoir cerné tes compétences et c’est avec quelques compliments qu’il commença. Ce qui te fis instantanément viré au cramoisi. Tu sentais tes joues qui viraient au rouge et tu ne pouvais pas contrôler cette sensation de chaleur qui montait à tes tempes.

Il te parle de gestuelle, de conviction, de détermination. Tu hoches la tête silencieusement. Tu ne comprends pas tout ce qu’il te dit, et ta narratrice se marre du double-sens planqué dans vos échanges. Toi, tu ne sais pas, tu es trop naïve pour comprendre. Mais tu murmures, doucement « Je veux bien que vous me montriez ».

Il te cherche du regard alors que toi tu fais tout pour éviter ses prunelles bordées d’émeraudes. D’ailleurs, là, tu le fixes un peu trop intensément. Faudrait que tu dérives, que tu regardes ailleurs, que tu fasses autre chose. Mais non, tu peux pas, t’as les yeux fixés dans les siens, et tu décroches pas. Pitié, qu’il te sorte de là, ça promettait d’être compliqué.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Evan
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Occlumens
Loup-garou


Re: La route des carrosses

Message par : Evan, Jeu 29 Mar 2018 - 1:13







Tu avais bien vu, que tes compliments l'avaient fait rougir, et forcément tu avais aimé voir cela, l'impression de perturber ton élève cela te plaisait. (tout comme perturber sa narratrice... Hum...) Et tu te demandais si c'était tout ton spitch qui la mettait dans cet état ou non, si elle était réceptive à tes invitations à peine masquées.

Et puis elle te dit finalement qu'elle veut bien que tu lui montres, et il ne t'en fallait pas plus pour te ravir. Surtout en voyant qu'elle n'arrivait pas à quitter l'intensité de ton regard, et tu en profitais pour lui laisser un sourire charmeur en plus, prolongeant ce contact en te perdant dans le bois divin qu'étaient ses yeux.

« Je vais te montrer ça alors... »

Alliant le geste à la parole, tu sortais ta baguette et allais à elle en continuant ce jeu à peine voiler de la charmer.

« Tiens, prend la fermement dans ta main, comme si tu t'imprégnais de toute sa forme... »

Tu passais dans son dos, ton corps contre le sien, ta tête pardessus son épaule droite, tes deux mains glissant le long de son bras tendu devant elle, allant jusqu'à enserrer sa main qui tenait ta baguette. Un instant tu te perdais à respirer l'odeur de ses cheveux d'ébènes, te perdant aux paysages désireux qu'ils te faisaient imaginer, avant de murmurer au creux de son oreille.

« Là tu vois, c'est là qu'est le plus important. Sentir ta concentration, que tu ne fasses qu'un avec la baguette entre tes doigts. Elle est ton prolongement. Il faut que tu vois chaque sortilège que tu dois lancer comme si tu étais dépendante de son résultat ! Comme si ta vie en dépendait ! Ça sera la meilleur façon de les réussir ! Visualise l'arbre par là. »

Tu l'entrainais en bougeant son bras, pour que vous fassiez face à la forêt. Tu laissais de longues secondes s'enfuir, à savourer tes mains sur les siennes, de pouvoir être si proche d'elle que tu t'évadais au parfum de sa peau. Tu ressentais un peu plus cet envoûtement, comme si tu n'avais pas envie de t'éloigner d'elle.

Et tu l'imaginais, là, conquise à toi, offerte à l'autel de tes délices. Et tu la vois Reine, seule, à la couver de maints trésor, et à te faire arpenteur de son plaisir, aussi bien dans des draps de soie que vous imbiberiez de votre sueur, comme du mobilier de ton manoir où tu l'imaginais en diverses positions. Ascenseur de ses sens. Retour à la réalité, brume de pensées, toujours tes mains chaudes épousant les siennes.

« Tu ne dois penser qu'à ton sortilège, à ce que tu veux voir se former, tu dois oublier le reste, toute distraction possible... Souffle un bon coup... Et lance un Incarcerem sur l'arbre pour commencer... Et on passera à autre chose ensuite... »

Prêt à guider ses gestes, sa concentration, à l'aiguiller jusqu'au bout. Tout faire pour qu'elle maitrise ta baguette entre ses doigts au point de lancer ses sortilèges à la perfection. Tout en profitant de sa présence, soleil évident sur ta journée, dont tu continuais à te délecter.
Revenir en haut Aller en bas
Elly Wildsmith
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus (Renard de Magellan)
Legilimens


Re: La route des carrosses

Message par : Elly Wildsmith, Ven 30 Mar 2018 - 0:10


Des gestes qui font sens, des mots qui percutent. Tu le vois qui extirpe sa baguette de sa manche, et qui vient vers toi. Tu restes là, sans bouger, sans mot dire. L’observant d’un côté avec ses émeraudes qui transpercent tout, et observant plus loin le bois, la verdure. Tout te ramène indubitablement à lui, perpétuellement. Du haut de tes 17 ans, tu trouvais cela particulièrement effrayant. Et terriblement tentant également. L’interdit. Le jeu.

Mais tu te ramènes à la réalité, tu n’étais qu’une élève parmi tant d’autre, et le professeur disposait d’un tableau de chasse bien rempli si l’on en croyait les différents bruits de couloir. A dire vrai, elles étaient nombreuses les élèves qui pouffaient de rire à chacun de ses passages, genre petite princesse qui aimerait rencontrer le prince charmant. A cette idée, tu levas les yeux au ciel. Tu n’étais pas comme ça.

Alors quand il passa dans ton dos, quand il colla son corps contre le tien, tu ne réagis pas, te mettant dans l’idée qu’il s’agissait purement et simplement d’un prof qui cherchait à t’aider. Sa main serra la tienne, enfermant la baguette du professeur Lival. Ça, c’était étrange. Non pour le double-sens tendancieux que vos narrateurs pourraient y voir, juste qu’il s’agissait tout de même de l’arme, de l’extension d’un sorcier. Et le fait qu’il puisse ta la confier te laissait un sentiment … étrange ?

Penser qu’à un sortilège. C’était un peu la mission impossible alors que tu pouvais sentir les effluves de son parfum, alors que tu sentais la chaleur de son corps. T’était plus perturbée que tu ne voulais l’admettre, mais sans doute y avait-il la peur – légitime – du corps professoral que par l’attirance refoulée ressentie envers Lival.

Tu visualisais l’arbre, au loin, et tu pensais très fort à ce sortilège. Tu aurais rêvé que cela se fasse avec l’art et la manière – comprendre que cela se passe très bien, que le sortilège fuse, que les cordelettes enserrant le tronc d’arbre avec force et vigueur. « Incarcerem », ta voix devient murmure, mais de fines cordelettes s'extirpent de l’arme, ta main ne se relâche pas, pas plus que celle d’Evan.

Néanmoins, la conviction manque, la concentration aussi. Et les fines cordelettes s’écroulent avant même d’avoir atteint leurs cibles. C’est plus qu’il ne t’en faut pour disjoncter. De suite, tu t’écartes du professeur, avançant de quelques mètres, rompant le contact avec lui. Sa baguette toujours dans ta main « C’est de votre faute ». Enfant capricieuse, qui ne peut reconnaitre son échec là où tu voulais exceller face au professeur. « Votre baguette ne veut pas de moi ». Et tu lui tends, la moue boudeuse sur le visage. Regrettant presque cet écart corporel, ou comportemental, tu ne savais pas trop …
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Evan
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Occlumens
Loup-garou


Re: La route des carrosses

Message par : Evan, Ven 30 Mar 2018 - 0:54







Effluves de sublime, que son odeur qui vient à toi, dans laquelle tu t'enveloppes comme d'un drap de soie, seule senteur que tu voudrais sur ton corps nu. Pensées de plaisirs, tu imaginais la brune allongée sur ton lit, tes mains s'évadant dans sa chevelure de jais, à y laisser des complaintes pour lui annoncer, tout ces interdits que tu voudrais lui jouer.

Comme à ses lèvres pulpeuses, dont tu imagines la fougue, la passion, la vélocité à rejoindre les tiennes, le jeu à te fuir, jusqu'à ce que vous ne formiez qu'un obsessionnel couplet sur l'autel de la délivrance charnelle annoncée. Et tu vois vos mains se trouver, comme deux aimants qui s'écorcheraient au milieu de vos soupirs.

Étincelles de Tentations

Comme l'éclair fendant le ciel voilé d'un horizon limpide, sa voix te fait rouvrir les yeux, et tu vois son sortilège, insuffisant, qui va se perdre ridiculement loin de l'arbre. Quelques secondes demeurent sans la moindre réaction. Était-elle perturbée par votre proximité, autant que tu l'étais ?

Tu était prêt à lui offrir un « C'est pas grave, recommence ! », mais elle s'écarte de toi comme un animal apeuré qui fuirait son prédateur. Elle avance de quelques pas face à l'arbre, avant de te dire que c'est de ta faute, et que ta baguette ne veut pas d'elle. Pensée délicieuse. Et elle te la tend pour que tu la récupères.

Tu la regardes avec un léger sourire et en même temps une moue interrogative. Car tu ignorais les raisons de sa soudaine colère, était-ce toi ? Cette pensée te plaisait, que tu aies pu la perturber, même si pour le coup elle mettait clairement de la distance là où tu aurais aimé qu'elle reste plus longtemps dans l'étreinte de tes bras. Tu tendais la main pour récupérer ta baguette, sans pour autant la saisir.

« Vraiment ? C'est de ma faute ? Ma baguette serait responsable ? Je t'ai donné toutes les clés pour y arriver, en serrant ta main pour que tu comprennes la concentration que tu devais avoir. En restant près de toi pour que tu te cales sur ma respiration. »

La dernière phrase n'était pas vraie, même si oui il lui fallait un calme exemplaire pour arriver à lancer ses sorts, tu espérais surtout qu'elle ait envie de revenir près de toi pour mettre cela en application.

« Après si vraiment tu penses que le problème vient de ma baguette, ok, prouve le moi ! Je récupère la mienne, tu utilises la tienne et me montre ce que tu sais faire. Mais tu devrais être capable d'utiliser la mienne ! Elle n'est pas trop grande ou trop rigide pour tes doigts et ta main, si tu as la concentration, la détermination qu'il faut, tu arriveras à la maitriser parfaitement. Et aucun sort ne te résistera ! »

Tes émeraudes fixant intensément ses deux perles d'ébènes qui te faisaient voyager vers une terre que tu souhaitais explorer davantage, tu n'avais pas envie qu'elle se braque, se frustre ou n'abandonne. Non, tu avais envie plus que tout qu'elle reste là, non loin de toi, quand bien même la journée défilerait dans son entièreté, sous des vagues de pluie ou des tempêtes inarrêtables.

La météo importait peu, mais le temps près d'elle avait quelque chose qui semblait hors de contrôle, insaisissable. Sa simple présence, cette lueur dans ses yeux dès qu'elle te regardait, c'était électrisant. Tu ne savais pas pourquoi, ni comment, mais tu le ressentais, tout au fond de toi, cette petite voix qui te criait d'aller vers elle. Plus qu'une envie, plus qu'une obsession.

« Alors ? Montre-moi de quoi tu es capable Elly ! Suis ce que je te dis, et tu réussiras tes examens haut la main, et la magie sous toute ses formes sera à te portée. Crois en toi, ressens la magie, libère toi. Et montre-moi. Même avec ma main sur la tienne, n'oublie pas que c'est toi qui guide ta volonté. »

Le regard la dévorant, tout en lui lançant, le défi de réessayer dans le creux de tes bras, si elle n'avait pas peur de se brûler toutefois...
Revenir en haut Aller en bas
Elly Wildsmith
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus (Renard de Magellan)
Legilimens


Re: La route des carrosses

Message par : Elly Wildsmith, Mer 4 Avr 2018 - 22:58


Un sourire passe sur son visage alors qu’il te regarde. Ses yeux, pourtant, semblent interrogateurs. Comme s’il cherchait une réponse à ses questions, réponse dont tu étais peut-être la seule maitresse – mais tu l’ignorais totalement. Alors tu fixes tes prunelles dans les siennes, cherchant à y percer les mystères que tu y voyais sans en comprendre nécessairement les tenants et les aboutissants.

Et puis, il te lance un défi, t’indique qu’il a besoin d’une preuve qu’il s’agit d’un défaut de sa baguette, et non d’un défaut de ta personne. Piquer au vif par la remarque, tes joues rougissent à nouveau, enflammant petit à petit tes pommettes. Ton regard ne le quitte pas, ta main toujours tendue, tenant entre tes doigts la baguette de ton professeur de métamorphose.

Lui montrer ce dont tu es capable ? Tu te renfrognes, t’es pas bien certaine d’être capable de quoique ce soit en sa présence. Il a … un truc. Le genre de chose indéfinissable. Qui te fait perdre tes moyens, sans que tu comprennes pourquoi. C’était difficile, incompréhensible. Y’avait quelque chose chez lui qui … t’attirait ?

Tu chassais cette idée de ta tête. Et tu laissas tomber ton bras le long de ton corps. La baguette toujours serrée dans tes doigts. « Très bien ». Voix blanche, comme si elle provenait de quelqu’un d’autre. Comme si ce n’était pas toi. Comme si … Il fallait que tu te concentres.

Tu regardes une dernière fois le professeur de métamorphose, ses bras tendus, comme t’accueillant. Haut le cœur, estomac au bord des lèvres. Ce n’était pas le moment de vomir sur ses chaussures, ça ferait un peu mauvais effet. Ca montrerait que tu n’étais pas à la hauteur de tes ambitions, et cela, tu t’y refusais.

« Dites-moi Mister Lival ». Un pause, avant de continuer, une fois tes idées bien en ordre. « Vous faites souvent des traitements de faveur aux élèves ? ». Déglutissement face à ce que tu allais dire, mais tu te lances tout de même « Ou c’est juste celles que vous souhaitez mettre dans votre lit ? ». Tu lui vouais pourtant le plus grand respect, mais là, il t’avait piqué à vif et tu avais besoin de lui balancer des piques pour te sentir mieux.

Jeu malsain. Parce que tu n’étais pas certaine de pouvoir le poursuivre tant le charisme du professeur t’impressionnait. Néanmoins, tu te contentais d’un sourire innocent, attendant peut-être qu’il donne le signal du départ du prochain entraînement.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Evan
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Occlumens
Loup-garou


Re: La route des carrosses

Message par : Evan, Jeu 5 Avr 2018 - 11:06







La troubler, la perturber, faire qu'elle perde ses moyens face à toi, aussi bien pour l'amener, vers la planète de tes désirs où tu la peignais, en Reine dans tes bras. Comme également, la pousser dans ses retranchements, qu'elle te montre de quoi elle était capable, car tu en étais persuadé, elle pouvait arriver à mieux maitriser, les rives de la magie qui là, semblaient la fuir.

Tu vois que tes mots ne la laissent pas indifférente, virant à l'écarlate et, bien que tu ne le laisses pas paraitre, tu savoures de la voir ainsi déstabilisée. Là, où tu sentais ce lien qui se créait, qui l'amenait vers toi sans qu'elle s'en rende compte, ou sans qu'elle ait les forces nécessaires pour lutter.

Ou peut-être était-elle, comme toi tu étais, animée au fond d'elle d'une envie à la fois inconcevable et pourtant incessante, de lentement succomber. Dans les voiles de cette Tentation qui semblait palpable dans vos regards qui communiaient sur les pentes de désirs fougueux et ardents.

Finalement elle semble résolue à répondre à ta provocation, comme si elle acceptait le défi et surtout qu'elle tenait à te montrer de quoi elle était capable. Tu n'en attendait pas moins, même si tu espérais surtout qu'elle revienne près de toi comme si elle voulait se blottir au parfum de ton corps, où tu pourrais t'évader à celui irrésistible du sien.

Et alors que tu t'attendais à une nouvelle démonstration de ses capacités, voilà qu'elle t'interroge. Et si tu arborais un grand sourire, tu ne tardais pas à laisser une moue piquée au vif en écoutant ce qu'elle te balançait. Si autant tu avais eu une réplique immédiate qui s'était formée dans ta tête quand elle te demanda si tu agissais souvent ainsi avec tes élèves, la fin de sa question te décontenança quelques peu, te faisant te mordre la lèvre, suivi d'un léger sourire alors que tu ne la quittais pas des yeux.

« Miss Wildsmith... »

Les deux mots tombèrent de ta bouche avec une pointe certaine d'amusement, alors que sur la sienne un sourire gracieux s'étendait ne te laissant pas indifférent. Tu t'approchais d'elle, rompant cette distance qui existait en venant de nouveau bousculer  les règles de proximité avec elle, la dévisageant d'un regard fiévreux jusqu'à t'arrêter à quelques centimètres d'elle.

« Non... Je ne fais pas souvent de traitements de faveur aux élèves... Et je ne te mets clairement pas à la même place que les autres Elly... Tu peux croire ce que tu veux sur ce que tu as entendu de moi... Je n'ai pas accepté de te donner ce cours particulier pour t'attirer dans mon lit... Quand bien même... Cette pensée cours délicieusement sur mes lèvres et sur les tiennes... »

Sourire provocateur, comme si tu voulais lui crier « Ose m'embrasser et tu verras », comme si tu voulais, que tout en elle l'appelle à franchir ce pas. Et pourtant, tu reculais, sans détacher tes émeraudes désireuses de ses perles boisées.

« Et bien Elly, j'attends... Montre-moi que tu sais te concentrer pour lancer un Incarcerem ! Que cela venait de ma baguette et non du fait que je te perturbe... Montre-moi que j'ai tord... Ou du moins... Essaye... »

Sourire malicieux aux lèvres, tu espérais la piquer entre son orgueil et les désirs que tu voyais sommeiller en elle. Lui insuffler le doute, l'envie, la peur, le désir, et observer comment elle allait réagir. Point de bras tendus vers elle, non, tu la laissais maitresse de ses choix. Du moins, tu faisais tout pour qu'elle le croit, alors que c'était tes mots et tes gestes qui menaient la danse. La danse où tu la voyais Reine et toi son Roi.
Revenir en haut Aller en bas
Elly Wildsmith
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus (Renard de Magellan)
Legilimens


Re: La route des carrosses

Message par : Elly Wildsmith, Sam 7 Avr 2018 - 22:00


Tu étais déjà rouge écarlate mais voilà qu’il en rajoutait une couche. N’aurait-il pas pu s’arrêter au « Miss Wildsmith » c’était déjà suffisant. Tu esquisse un maigre sourire alors que la suite te fait louper un battement. Il se rapproche dangereusement de toi. Tu serais limite à reculer d’un pas mais t’es comme tétanisée, bloquée par ce qu’il te dit. Par ces pensées qui te percutent, qui te bousculent.

Son regard passe de tes yeux à tes lèvres, alors que ses mots continuent d’affluer à tes oreilles « … cette pensée court délicieusement sur mes lèvres et sur les tiennes … ». Tu ne réagis pas, tu ne bouges pas, tu restes là, perdue, à contempler le professeur dont tu sculptais chacun des sourires et chacun des regards. Comme si tu voulais les graver à vie dans ton esprit – pour le cas où la situation ne se représenterait pas.

Finalement, il recule et tu te permets de reprendre ta respiration. T’avais pas vraiment remarqué qu’elle s’était bloqué, que tu suffoquais un peu que de le savoir près de toi, si près là, à quelques centimètres. Et ses sous-entendus n’en étaient plus, bien que, pour toi, il restait toujours le prof coureur de jupon et que le comportement qu’il avait là ne laissait que peu de place au doute quant à ses conquêtes.

Finalement, il te lance une énième provocation et c’est ce qui te permet de te reprendre, de te reconcentrer sur l’objectif pour lequel tu avais fait appel au professeur de métamorphose. « Très bien Mister Lival ». Preuve de respect et distance de circonstance. Tu regardes quelques instants la baguette du professeur dans tes mains, tes doigts jouent avec quelques instants, et ton regard, lentement, se transforme.

D’adolescente perdue aux lèvres de son professeur, tu te transforme en élève douée qui veut faire ses preuves. Et tu le regarde, innocence de l’âge et espièglerie dans tes propos « Très bien, vous l’avez décidé hein ! ». Sans l’once d’une hésitation, tu balances un « Incarcerem » et immédiatement, les cordelettes s’extirpent de la baguette pour filer droit vers le professeur, qui se retrouve bien vite prisonnier. « Vous me l’avez demandé », simple justification.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Evan
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Occlumens
Loup-garou


Re: La route des carrosses

Message par : Evan, Dim 8 Avr 2018 - 10:12







La voir rougir, se perdre à te regarder comme si des pensées inavouables lui passaient en tête et bousculaient tout sur leur passage. Tu aimais cette idée, insuffler en elle bien des désirs à en ravager les mondes, à en rende éternelles des secondes choisies, vécues, à l'encre de l'élixir échappé de vos lèvres, sous forme de mots ou de soupirs dans lesquels se camoufle maladroitement la Tentation.

Comme toi, le cœur rugissant et criant des poèmes à faire jalouser les fleurs, des gestes si tendre à en étonner la faune, comme tes lèvres que tu voyais se déposer sur les siennes dans un silence fragmenté, avant que la Passion ne vous lie à son lit de pétales de roses et de déraison.  

Et elle retrouve finalement un peu ses esprits, semblant à nouveau emplie de détermination tant ses mots paraissent aller en ce sens. Elle regarde ta baguette comme s'interrogeant sur ses possibilités à la manier parfaitement de ses doigts frêles et agiles.

Et ton regard toujours la dévore, la déshabille, entre ta provocation et l'envie de la voir s'exercer, et cette obsession que de pouvoir embraser sa peau de tes baisers ou caresses ardentes. L'imaginer brasier naissant à tes mains, vos deux corps en un seul refrain, qui chahuterait le calme de la forêt, aux gouttes de vos salives mêlées.

Égaré à ce voyage où se bousculent tes sens, aux portes à peine poussées de la décence, et ses mots t'accrochent une nouvelle fois à la splendeur de ses yeux, osmose délicieuses, terre où poser tes valises définitivement. Pensées démentes. Tout implose. Tout explose.

Et si ses lèvres devenaient ton naufrage ?
Et si ses rêves devenaient ton bagage ?
Et si ses envies devenaient ton voyage ?
Et si son bonheur devenait ton pèlerinage ?

Et le sort expulse en volutes de poussières ces rives exquises près d'elle, quand les cordes viennent te faire prisonnier face à elle, et son sourire à en ravir le ciel, accompagné de mots justifiant, son regard à faire pleurer des diamants.

Un rire perfore les teintes silencieuses de l'azur, tu te mords la lèvre, face à ton élève, et la situation t'amuse comme l'on donne à l'Autre ces instants à colorer l'existence. Des soupçons qui dessinent sur la bouche des étendards de joie, et elle face à toi, devenait plus qu'un nom perdu, plus qu'un visage croisé, mystère de battements complètement affolés.

« Oui...  Je te l'avais demandé... »

Sourire joueur, les bras collés près du corps, là à sa merci, là à ses envies, si tant est, que son esprit aime voyager à cette étonnante et touchante proximité, qui s'installait et se désinstallait comme l'on aimerait faire et refaire un puzzle faisant revivre les plus somptueux souvenirs. Option taquinerie, licence provocation.

« Si tu m'avais demandé, je t'aurais dit que j'étais consentent tu sais... Pas besoin de ça pour m'avoir à toi... Mais ce genre de jeux ne m'effraient pas loin de là... »

Une nouvelle fois tu te mords la lèvre, comme pour lui crier « Je te désire » sur l'autel des jeux interdits, des jeux qui, ne sont pas seulement des notes à des jours envolés, mais font partie d'une partition sur laquelle deux cœurs peuvent convoler.

« C'était bien mieux cette fois... Plus de détermination... Ta main ne faisait qu'une avec ma baguette... Tes envies bien ancrés dans ta tête... Et là, une réussite complète ! Bravo ! Mais n'oublie pas que ça restait un sortilège élémentaire ! Essaye maintenant de transformer les cordes autour de moi en élastiques à l'aide d'un Turn ! Ou essaye autre chose si tu veux ! Aie confiance en toi ! Moi j'ai confiance en toi ! »

L'idée était évidemment qu'elle te libère, même si dans tes pensées secrètes, tu l'imaginais le faire sans sortilège, et une toute autre fin derrière que de réviser la métamorphose. Ou une toute autre métamorphose, celle qui brûlait en toi, que tu essayais de faire brûler en elle, et vous retrouver à vous en bruler les ailes.
Revenir en haut Aller en bas
Elly Wildsmith
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus (Renard de Magellan)
Legilimens


Re: La route des carrosses

Message par : Elly Wildsmith, Mar 10 Avr 2018 - 19:46


Des mots s’échappent de ses lèvres que tu observes avec insistance – comme si tu voulais … tu détournes ta tête, change d’idée, évite son regard. Il te demande de le libérer en transformant les cordes en quelque chose de ton choix. Tu ne sais pas, un peu perdue. Tes pensées te laissent perplexes. Tu n’es qu’une élève, ce n’est qu’un professeur. Tu dois rester sur cette optique pour être concentrée, tu dois oublier ses regards parfois insistants ou ce que tu sais de ses conquêtes. Non, il fallait dissocier.

Tu hoches la tête à sa demande, réfléchissant au sortilège que tu voulais utiliser. L’élève modèle que tu étais voulait écouter le professeur et son conseil – en se servant du sortilège proposé. Mais là, c’était différent. Un besoin de prouver quelque chose. De montrer que tu savais y faire, avec ou sans lui. Il te dit qu’il a confiance en toi et cette simple phrase te fait frissonner. Parce qu’elle sous-entend tant de chose : est-il possible que quelqu’un te fasse confiance alors que toi, tu n’y arriverais pas ?

Tu soupires. Le manque de confiance en toi te causerait probablement des tords. Comment devenir une auror accomplie si tu n’arrivais pas à croire en toi ? Comment chasser des mages noirs si tu ne pensais pas à être à la hauteur des futurs duels face à toi ? Des doutes qui t’assaillent, mais que tu chasses : déterminée, tu n’es pas prête à échouer face à ton rêve.

Alors tu te concentres, tu fermes tes yeux, pour échapper au regard du professeur Lival que tu sens sur toi. Pour reprendre tes esprits, pour chercher un sortilège qui libère le professeur de l’entrave des cordelettes. Et puis, soudainement, une idée que tu mets aussitôt à exécution « Avisfors ! » dirigé vers les cordelettes. Parce qu’il ne fallait pas se louper, pour peu que tu vises la chemise et c’était elle qui se transformait en oiseau, laissant le prof à moitié nu.

Mais ta concentration et ta détermination ne semblait pas te faire défaut, puisque les cordes se transformèrent rapidement en une nuée de petits oiseaux, laissant libre le professeur. « Je crois que je peux vous rendre ceci », et tu lui tendais sa baguette, car tu en avais assez usé à ton sens.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Contenu sponsorisé

Re: La route des carrosses

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 2 sur 3

 La route des carrosses

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.