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La route des carrosses
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Elly Wildsmith
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Re: La route des carrosses

Message par : Elly Wildsmith, Mar 10 Avr 2018 - 19:46


Des mots s’échappent de ses lèvres que tu observes avec insistance – comme si tu voulais … tu détournes ta tête, change d’idée, évite son regard. Il te demande de le libérer en transformant les cordes en quelque chose de ton choix. Tu ne sais pas, un peu perdue. Tes pensées te laissent perplexes. Tu n’es qu’une élève, ce n’est qu’un professeur. Tu dois rester sur cette optique pour être concentrée, tu dois oublier ses regards parfois insistants ou ce que tu sais de ses conquêtes. Non, il fallait dissocier.

Tu hoches la tête à sa demande, réfléchissant au sortilège que tu voulais utiliser. L’élève modèle que tu étais voulait écouter le professeur et son conseil – en se servant du sortilège proposé. Mais là, c’était différent. Un besoin de prouver quelque chose. De montrer que tu savais y faire, avec ou sans lui. Il te dit qu’il a confiance en toi et cette simple phrase te fait frissonner. Parce qu’elle sous-entend tant de chose : est-il possible que quelqu’un te fasse confiance alors que toi, tu n’y arriverais pas ?

Tu soupires. Le manque de confiance en toi te causerait probablement des tords. Comment devenir une auror accomplie si tu n’arrivais pas à croire en toi ? Comment chasser des mages noirs si tu ne pensais pas à être à la hauteur des futurs duels face à toi ? Des doutes qui t’assaillent, mais que tu chasses : déterminée, tu n’es pas prête à échouer face à ton rêve.

Alors tu te concentres, tu fermes tes yeux, pour échapper au regard du professeur Lival que tu sens sur toi. Pour reprendre tes esprits, pour chercher un sortilège qui libère le professeur de l’entrave des cordelettes. Et puis, soudainement, une idée que tu mets aussitôt à exécution « Avisfors ! » dirigé vers les cordelettes. Parce qu’il ne fallait pas se louper, pour peu que tu vises la chemise et c’était elle qui se transformait en oiseau, laissant le prof à moitié nu.

Mais ta concentration et ta détermination ne semblait pas te faire défaut, puisque les cordes se transformèrent rapidement en une nuée de petits oiseaux, laissant libre le professeur. « Je crois que je peux vous rendre ceci », et tu lui tendais sa baguette, car tu en avais assez usé à ton sens.
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Evan
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Re: La route des carrosses

Message par : Evan, Mer 11 Avr 2018 - 12:00







Toujours à te balader sur le chemin enivrant du regard de l'élève, ce petit sourire qui habillait tes lèvres, né à son charme à faire chavirer l'embarcation de ton monde sur la mer de tes émotions et sentiments. Comme un ange venu du ciel pour embellir ton existence.

Pour donner un sens, pour fragiliser ce que tu pensais invulnérable, ce masque derrière lequel tu t'engouffrais, où tu enfermais tes silences et dévoilais tes forces. Mais près d'elle, tout cela n'existait plus, tout s'envolait comme des colombes lâchées dans un ciel éclatant, comme si elle t'ouvrait le cœur et qu'elle était capable de tout voir de toi, de tout avoir, de tout vouloir.

Et de cette apparence forte, tu étais face à elle, plus vulnérable que jamais, comme dépendant, alors que ça ne devrait pas, mais ça t'obsédait, t'excitait, de tentait à en perdre la voie de la Raison.

Prêt à devenir fou, tant elle semblait avoir au creux de ses mains, de ses mots, de ses yeux, de ses lèvres, les vents de la folie pour te faire danser dessus comme un homme sous la pluie. Navire éperdu, vagues t'emportant vers sa terre qui devenait sans que tu ne comprennes encore réellement pourquoi, l'Important.

Filament d'irréel. Retour sur la scène qui se joue. Tu la vois se dérober à toi, fermant les yeux pour se concentrer certainement, pour t'éviter peut-être. Et voilà qu'elle lance un sortilège vers toi, et en entendant l'incantation tu te mis presque à espérer qu'elle loupe les cordes pour voir la réaction qu'elle aurait devant ton corps en partie dévoilé.

Mais elle réussit parfaitement son sort, et tu te retrouves vite libéré en voyant une nuée de petits oiseaux s'envolant vers les cieux. Et elle te tend alors ta baguette signifiant qu'elle pouvait te la rendre. Et tu la récupères non sans aller au préalable poser ta main sur la sienne pour l'effleurer d'une douce caresse avant de récupérer ton bien.

« En effet... » Grand sourire pour elle. « Tu t'en es bien sortie cette fois ! Tu vois que quand la concentration est là, aucune baguette te résiste ! Il faut croire en toi, c'est le plus important ! Moi, je crois en toi ! »

Tu te déplaces pour t'arrêter juste à sa droite, la défiant du regard.

« Voyons voir si c'était un coup de chance ou si tu es réellement capable de garder ta concentration ! Essayons autre chose ! »

Avec un regard qui sous entendait beaucoup, tu restais dans ses yeux tout en défaisant la boucle de ta ceinture, pour la retirer de ton pantalon d'une main, lui délivrant un clin d'œil qui pouvait lui faire comprendre tout un tas de choses, mais qui était avant tout destiné à la déstabiliser.

Puis d'un geste agile, tu balançais ta ceinture derrière toi, pour qu'elle retombe quelques mètres devant la belle. « Plus besoin de ça... » Petit sourire sur les lèvres, envie de la séduire, qu'elle se perde, qu'elle soit perturbée devant ton jeu, puis tu fais demi tour pour te tenir à ses côtés.

« Bien ! Alors fais moi voir en quoi tu es capable de la transformer ! Que je sois certain que tu puisses enchainer les sorts sans difficulté ! »

Envie d'être sûr qu'elle soit suffisamment déterminée. Ou peut-être de voir si elle était étourdie par ton jeu de séduction, espérant au fond qu'elle échoue. Garder le jeu en main, en lui faisant croire qu'elle l'avait, et regarder ce qui se passait.
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Elly Wildsmith
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Re: La route des carrosses

Message par : Elly Wildsmith, Lun 16 Avr 2018 - 23:26


Il se passe, là, dans ce sous-bois non loin de Pré-au-Lard, des choses qui t’échappent. Les sourires et les sous-entendus du ténébreux professeur te destabilisait. Tu ne savais pas comment réagir à ces derniers, à ses clins d’œil, à sa manière d’être avec toi. Tout simplement. C’était loin d’être un comportement normal pour un enseignant, tu le savais. Mais Lival trainait une réputation qui lui était propre. Celle d’un coureur de jupon qui ne s’arrêtait ni à l’apparence, ni à l’âge de ces conquêtes. Peut-être que, s’il n’était pas prof, si la différence d’âge n’était pas aussi importante, peut-être que tu aurais envisagé les choses différemment.

Quoiqu’il en soit, là, tu perdais les pédales, clairement. T’étais restée figée sur son sourire, puis sur ses gestes. Tu le vois qui porte ses mains à sa ceinture, et là tu ne comprends pas, tu marques un mouvement de recul, tente de parler, de te justifier, mais rien ne sort. T’es totalement prisonnière de ce qu’il fait, tu rougies de honte, tes joues passent à une couleur cramoisie et tu sens tes tempes qui battent la mesure du sang qui afflue.

Finalement, après des minutes qui te semblent éternelle, tu le vois qui jette sa ceinture au loin, et te lance un énième défi, celui de réussir à transformer la dite-ceinture en autre chose. Pour, dit-il, être certain que tu puisses enchainer les sortilèges. Sauf que là, tu n’es pas du tout aux sortilèges. Ni à la métamorphose d’ailleurs, t’es toujours bloquée sur son sourire, sur son clin d’œil, et sur ses mains à sa ceinture. Tu déglutis difficilement. Tente de reprendre part à la réalité.

Ta main s’élance mais ta conviction n’est pas là, à peine le sortilège formulé que ton bras retombe lourdement le long de ton corps. T’as la gorge totalement nouée, incapable de faire quoique ce soit, t’es juste là, tremblante, fuyant, évitant son regard, évitant ses gestes. Pour éviter ses pensées tortueuses qui t’assaillent. Tu lâches une phrase, portant toute ta détresse à ses yeux « Je n’y arriverai pas »
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Re: La route des carrosses

Message par : Evan, Mar 17 Avr 2018 - 11:39







Maitriser le jeu, voir que tes mots et tes gestes ont l'impact que tu souhaitais, et tu savourais. Là, à regarder ses mimiques, sa gêne visible comme un nuage seul au milieu du ciel, son visage d'ange qui passait au rouge et tu aimais la voir perdue dans ton jeu.

Même si tu savais que pour autant, elle était loin d'avoir succombé à toi, et que ce n'était pas parce qu'elle était déstabilisée qu'elle terminerait dans tes bras, sous des draps qui seraient les témoins humides de vos corps noués comme une chaine de plaisirs.

Tes yeux sur elle lui criaient, bien des terres de soupirs déchainés, où tes doigts sur son corps joueraient, l'ascension de ses sens jusqu'à ce qu'elle ait complètement dérivé, sous l'élixir de tes baisers. Regard sur ses lèvres, tu la vois se perdre à la sève, de ce jeu qui l'ébranlait et qui chamaillait ses pensées à ta volonté.

Comme tu t'y étais attendu, le sort qu'elle lance meurt dans un échec retentissant. Tous ses gestes parlent pour elle, et tu sais que dans ton envie de la perturber tu as réussi à la perdre.

Ses yeux te fuient, son corps parcouru de frissons dont tu savais l'origine, et tu te demandais un instant ce qui serait arrivé si avec son sortilège précédent elle avait fait disparaître tes vêtements. Si juste avec des mots et avec des regards tu pouvais la faire chavirer, quand serait-il dans l'univers de tes bras avec ton corps nu ?

Brasier des Envies, consumation de vos vies, deviendraient alors vos deux mondes, qui brûleraient dans les plus exquises secondes. Là où la décence se perd, et où s'écoulerait la rivière, de l'abondance charnelle, aux obscures étincelles.

Et de l'abattement sort de sa bouche, geste d'abandon au pays de sa perdition, et tu jubiles intérieurement. Ton regard va se perdre sur ta ceinture toujours au sol, puis à nouveau le plongeant sur elle, avec ce petit sourire qui voulait tout lui dire. Et alors que tu t'approchais d'elle, portant volontairement ta main à la sienne qui gardait sa baguette, que vos doigts se touchent, tu lui délivrais quelques mots.

« Quelque chose te perturbe ? Je croyais que le problème venait de ma baguette... »

Provocation subtile, l'envie qu'elle rentre dans ton jeu, qu'elle s'échoue encore plus sur cette rive interdite, qu'elle ne pourrait certainement avouer. Tu laisses de longues secondes ainsi, alors que ton pouce dessine de lentes caresses sur sa main, avant de repartir sur un ton de défi.

« Si tu veux on peut arrêter... Si tu ne t'en sens pas capable... Mais tu as toutes les clés en toi pour réussir... Tu veux arrêter sur un échec ? A moins que tu veuilles voir ou faire toute autre chose... »

Comme toujours, ton regard émeraude posé sur elle, à dévorer ses lèvres de désirs passionnés, à s'ancrer dans ses yeux d'ébènes quand elle osait te regarder, pour se mélanger avec et ne former qu'une intense sphère fusionnelle. Tu te sentais bien près d'elle, pour la guider, sous tous les aspects qu'elle souhaiterait arpenter. Des plus sombres de la magie aux plus exquis de vos chairs. Des plus parlants aux plus criants.
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Re: La route des carrosses

Message par : Elly Wildsmith, Mar 17 Avr 2018 - 23:22


Il te décoche un nouveau sourire – le genre dont n’importe quelle fille serait prête à se damner – et toi, pauvresse, tu cherches à y résister. A t’enfermer dans cette vision archaïque, tu n’es qu’une élève, et lui un professeur qui se jouait de toi comme il s’était joué des autres. Et comme si ses sourires ou ses regards ne suffisaient pas, il te balance une phrase pleine de sous-entendus. Tu perds pieds, clairement. Tu tentes de reprendre une respiration à peu près correcte mais le contact de sa main sur la tienne te fait perdre tous tes maigres moyens.

Tu sens ta respiration qui se perd, tes oreilles bourdonnent. T’as l’impression que tu vas tomber, là ici, maintenant. Il ne fallait pas, ce n’était pas le visage que tu voulais montrer à ton professeur. Tu voulais qu’il garde la vision de cette élève attentive qui avait les capacités à la hauteur de ses rêves. C’était si étrange, si particulier. Tu fermes les yeux, tentant de reprendre pleinement possession de ton corps. Mais c’est peine perdue. Tu vacilles sur le côté … et fini par te rattraper à l’avant-bras du professeur Lival.

Tes yeux ronds s’ouvrent et se referment sans comprendre. Tes doigts toujours accrochés à la chaire du professeur. Ton regard passe de ta main serrée à ses yeux interrogateurs. Et aussitôt, tu t’empourpres. Tu restes là, comme ça, à tenir le prof. Avant de comprendre, de réagir, et immédiatement, de le lâcher, faisant retomber lourdement ton bras le long de ton corps. La tension, la concentration, tout cela avait créé de la fatigue et il semblait que ton corps ne soit pas décidé à te laisser tranquille. Tu balbuties « Je … je … je suis désolée ». Des larmes affluent sur tes joues et tu les essuies rageusement.
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Re: La route des carrosses

Message par : Evan, Mer 18 Avr 2018 - 18:33







Perturbée. Elle l'était. Les mots que tu lui avais envoyés, entre sous entendus douteux et une envie de la voir se surpasser, devaient la voir choisir. D'un côté elle pouvait sombrer vers toi, dans ces rives charnelles que tu laissais à ses pensées.

D'un autre, elle pouvait se contenir, faire comme si elle était insensible à ton charme, et essayer de se remettre d'aplomb pour d'autres sortilèges. Intérieurement, bien que vous vous étiez retrouvés pour l'aider à se perfectionner, tu préférais évidemment la première option.

Faire l'amour avec elle dans les bois serait l'issue la plus exquise à cette journée. Allongés sur un lit d'herbe, entourés de fleurs épanouies, devant vos ébats torrides et la nature qui recueillerait vos cris de plaisirs. Sa peau livrée à tes doigts et tes gestes, vos corps ordonnés sur une symphonie d'extase, délicieux rivage à imaginer.

Et alors que tu attendais sa réponse, des traces de son orgueil, tu la vois complètement chamboulée. Les yeux fermés, elle finit par vaciller et se rattrape à ton bras. Ton regard voyage sur elle, comme voulant lui dire un « Ça va bien ? », mais qui ne franchit pas tes lèvres.

Regard quelque peu soucieux, avant qu'elle ne te lâche soudainement, comme prenant conscience qu'elle était agrippée à ton bras. Elle s'excuse difficilement, emportée par des rives de larmes qu'elles repousse rageusement de ses joues. Alors tu t'approches d'elle et pose tes deux mains sur ses épaules.

« Hey... Elly... Ne t'excuse pas... »

Voyant sa mine perdue, tu portais tes deux mains à ses joues, essuyant les vestiges de larmes sorties de ses yeux magnifiques, le cœur battant à tout rompre, de cette envie folle de l'embrasser. Ses fines lèvres roses semblaient t'appeler, et tu te sentais bouillant de cette envie proche d'être irrésistible.

« Si tu veux souffler un peu... Te reposer... Même stopper, y a aucun soucis... »

La tentation était trop grande, tu laissais ses joues et t'approchais davantage d'elle en même temps que tu passais tes mains dans son dos, venant la serrer contre toi, de sorte à ce qu'elle ait sa tête posée près de ton épaule gauche. Ta main droite à la fois rassurante et aimante, se perdant dans ses longs cheveux bruns, et tu murmurais quelques mots à son oreille.

« Ce n'est pas grave... Tu es une élève très douée, n'en doute pas, tu me l'as prouvé bien des fois... Calme-toi... Respire un bon coup... »

Tu la gardais dans l'étreinte de tes bras, satisfait quelque part qu'elle soit déstabilisée ainsi. Tu inhalais le doux parfum de sa présence, souhaitant que cette étreinte ne s'arrête jamais. Le corps brûlant près d'elle, pour elle, qui suscitait tout en toi bien des vagues d'émotions qui te conduisaient à mille rêves interdits.

De son corps nu, de ses doigts agiles, de ses lèvres rosies, de ses soupirs inavoués, de ses courbes exquises. Là, si proche de tes doigts, si proche de tes lèvres, et des effluves de désirs volaient dans les airs.
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Re: La route des carrosses

Message par : Elly Wildsmith, Mer 25 Avr 2018 - 9:50


Tu te laissais faire, tu te laisser mener, guider dans ses bras. La tête posée contre son épaule, tu restais pourtant interdite devant le rapprochement que tu n’avais pas vu venir. Et l’échec, encore cuisant, faisait affluer les larmes sur tes joues. Pourtant, y’avait quelque chose qui tambourinait, qui t’empêchait de te laisser aller à cette tristesse que d’avoir raté.

Etait-ce le fait d’être dans les bras du professeur aux multiples conquêtes ? Peut-être. Tu n’étais qu’une élève, et tu ne voulais pas de ça. Tu voulais avoir de l’importance pour quelqu’un, pas n’être qu’un numéro. Tu voulais autre chose, plus. Et surtout, surtout, tu étais à dix mille lieues de tout ceci. Car pour toi il ne s’agissait que d’un entraînement, d’un complément pour être meilleure encore.

Tu restais un long moment interdite, là, sans répondre, sans bouger, sans trouver la force ou le courage de quoique ce soit. Tu restes perplexe, perdue, étrangère à ton propre corps ou aux éventuelles sensations que tu pourrais ressentir. Doucement pourtant, tu réalises. La présence du corps du professeur contre le tien, son rythme cardiaque que tu arrives à percevoir, via les battements de son cœur mais également au vu des pulsations que tu observes le long de son cou.

Et puis, tu réalises. Et tu t’échappes. Litteralement. Un bond d’un mètre en arrière alors que tu fustiges du regard le professeur. Qu’est-ce que tu as fait, qu’est-ce que tu viens de faire ? Si cela venait à se savoir, ce rapprochement-là, il était évident que tous les élèves trouveraient le moyen de dire que tu avais des bonnes notes pour ta proximité avec lui, et non pour l’assiduité qui était tienne. Sans un regard vers lui, tu te mets à courir le long de la route, objectif : retrouver au plus vite ton dortoir de Poufsouffle.

- Départ d’Elly -
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Re: La route des carrosses

Message par : Evan, Mer 25 Avr 2018 - 11:03







Proximité enivrante, délicieuse mélopée qui s'insinue dans les veines, contrôle les accords du cœur, des désirs inavouables et des râles de la volupté. Là, elle contre toi, instant bercé de fragrances électriques, vivifiantes à en faire frissonner les arbres autour.

Dans la tour, de ces pensées interdites et qui pourtant existaient, vibraient, à l'intérieur de tes yeux quand tu les posais dans les siens, quand tu les aventuraient sur le croquis divin de ses lèvres. Dont le goût te passait furtivement dans la tête comme un met que tu ne pourrais qu'apprécier et avoir envie de reconquérir encore et encore.

Quand tu effleurais ses sourires, que tu capturais l'essence de ses rires qui volaient dans les airs comme une nuée d'oiseaux chantonnant, quand tu laissais des mots sur sa peau du bout de tes doigts, délicat repas et tu imaginais bien d'autre frontières de son corps explorées, embrassées, embrasées à l'odeur d'une passion que tu sentais naître plus forte que toutes les limites possibles de la Raison.

Abandon, sur un territoire inexistant, mais que tu entrevoyais, comme si, elle, suffisait à donner aux journées des gouttes de paradis, et aux nuits des murmures célestes. A en arracher le monde, là, à en faire crier les secondes, enchainées près d'elle et te susurrant des mélodies interdites, à la fois folles et tendres, sur l'autel d'une vision à en graver la force de parcourir le monde.

Parce que, parce qu'elle, dans les effluves exquises de son innocence, dans les sentiers de son charme angélique, dans les dédales du bois de ses yeux, était l'encre qui coulait dans tes veines, et tu prenais conscience de cela, qu'elle laissait une empreinte indélébile en toi, une qui emportait comme un air de musique, de ceux qui restent gravés dans la tête et obsèdent.  

Possèdent, l'envie de, l'envie pour, l'envie avec.
Et le Monde prend tout son sens.

Et ta sphère de pensées se dématérialise, tel les lambeaux d'un protego qui se dissiperaient comme l'on souffle un pissenlit. Elle se détache soudainement de toi, marque un pas de recul, te fixe de ses yeux qui semblent terrifiés, et tu restes interdit.

Tu avais joué avec le feu, avait-elle soudainement peur de votre proximité ? Aucun mot ne sort de tes lèvres silencieuses, comme si tu t'attendais à ce qu'elle dise quelque chose elle. Mais non, rien ne vînt.

Si ce n'est l'amère sensation d'avoir peut-être été trop loin, de l'avoir finalement vexée là où tu avais seulement voulu être près d'elle. Elle s'enfuit, d'un pas courant vers le chemin qui vous avait réunis. Tu déglutis.

Voyant sa silhouette qui remontait le chemin vers l'école, où elle devenait plus qu'une ombre, plus qu'un souvenir accroché dans tes bras, que tes doigts essayent de toucher à nouveau d'un mouvement dans les airs qui ne saisit que son souvenir.

Elle était partie. Elle avait fui. Et tu te retrouvais seul, coincé entre l'amertume de son départ et la joie d'avoir passé un bon moment. Étrange sensation, comme tout ce qu'elle faisait naître de sa présence, sur un Destin dont tu ne voyais pas encore tous les contours. Pouvait-elle être la lumière de tes jours ?

Regard vers le ciel où rôdaient quelques masses difformes qui semblaient se foutre royalement de ton combat intérieur, capture d'un oiseau qui défie les courbes de l'horizon dans son vol, et, toi aussi, tu remontes lentement le chemin vers le château. Le belle encore présente contre ta peau...

R ~ Fin du RP ~ L
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Re: La route des carrosses

Message par : Lizzie Bennet, Jeu 17 Mai 2018 - 23:35


Inoubliables / PV Mered / Contenu sensible


Meow

Quelques heures seulement. Quelques heures sous le masque. Revivre cette vie qui m’avait été arrachée. A laquelle je n’avais plus droit. Je ne portais pas mon bijou d’oeil, aujourd’hui, la pierre arrachée à la mort de Riu. Ma tenue était plus simple qu’à notre première rencontre. Mais survolant un visage voilé, les oreilles du chat étaient là, et je décidais que cela suffirait à la reconnaissance. Si ce n’était le cas, c’est que la petite ne valait pas le temps que je lui accordais.

Meow

Enfin. Je ne sais trop pourquoi j’avais eu l’idée de la contacter ; je veux dire, on s’était vues, une fois, j’avais risqué ma vie, pour toi. Est-ce que ça valait la peine d’en faire tout une affaire ? J’veux dire, pour toutes les fois où des pulsions négatives me saisissent, au moins celle-là était utile. Si j’avais à le refaire, je n’hésiterais pas. Mais c’est tout.

Meow

Peut-être que si tu n’avais pas parlé à la Lizzie d’aujourd’hui, sur une autre gare, sous cet autre monde sous le masque de chair de sourire et de glace, je n’en aurais rien fait. Je t’aurais oubliée. Ce n’était pas le cas, pourtant. Narcisse, peut-être ? Il suffisait que tu me prêtes de l’attention pour que j’accours à tes pieds, quémandant tes caresses. Non. C’est pas ça. Je veux juste jouer avec ma proie, avant de m’en détourner. Dying is easy. It's living that's hard.

Meow

Je saute d’un toit à l’autre ; retrouvant cet équilibre irréel qui avait marqué mes années de service. J’ai perdu en muscles. Il faudra travailler là dessus. Repenser. Reconstruire. A zéro. A quoi je joue, à l’attendre ici, vraiment ? Il faudrait partir. Là, tout de suite, maintenant. Mes pieds dérapent sur les tuiles ; je glisse et me rattrape disgracieusement en sortant les mains.

Meow

Cela ne ressemble à rien. Je me redresse, marche encore, sautant lorsque les bâtiments l’exigent. Espérant secrètement de rater un saut. Cela passerait pour un accident, et tout serait oublié. Si simplement. L’oubli n’est pas à l’ordre du jour, pourtant. Non, aujourd’hui se place sous le signe des retrouvailles. Sur la route des carrosses, je crois entendre des pas. A cette heure… Ce pourrait être elle. Je ralentis, m’accroupis pour vérifier qu’il n’y a pas d’entourloupe.

à nos paresses
à nos promesses
et surtout, à toi, mered
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Re: La route des carrosses

Message par : Lizzie Bennet, Dim 17 Juin 2018 - 20:50



Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu un télégramme de l’asile : « La souris est arrivée. » Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier. Du haut de mon toit, je remue la queue. Je crois que c’est elle, oui. La proie. Sur laquelle le piège va se refermer. Je m’affirme en tant que prédatrice, me prépare à lui bondir dessus, sans trop savoir à quel jeu nous allons nous livrer ce soir. Le destin en a cependant décidé autrement. Au lieu de juste se présenter, Mered m’interpelle. Enfin, interpelle Catwoman. Et pas n’importe comment. Elle miaule. Un maigre son danse jusqu’à mes oreilles ;

Meow

Aussitôt, mes plans volent en éclat. La chasse se fait plus confuse ; il m’est plus difficile de juger qui de nous deux est la proie et qui est le prédateur de cette affaire. Je devrais me méfier, ne pas vouloir tomber dans un piège. Cela a été le cas, par le passé, après tout. L’Ordre m’a déjà capturée une fois. J’ai failli mourir, à l’époque. On dit que les chats ont sept, ou neuf vies, selon les mythes. Je n’ai pas trop tenu le compte, mais si c’est la dernière, c’est avec elle que je veux la risquer. Je m’élance vers elle dans un feulement :

Meow

En réponse à son cri. La mère rejoint son petit. Habillée d’ombres, je me coule près d’elle, et tournoie autour d’elle à une distance raisonnable. Evaluant ce qui m’attend aujourd’hui. Quel plan a-t-elle concocté ? Où se trouve la tapette à souris ? Suis-je déjà tombée dans le piège ? Je jette un coup d’oeil vers l’extérieur. Une cage pourrait se matérialiser. Ils pourraient être venus, avec elle. Ou l’avoir suivie, si elle n’est pas assez prudente. Par précaution, je lance un nouveau Hominum Revelio, mais le sortilège ne révèle que nos deux présences. Sur mes gardes, je l’attends donc.

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Re: La route des carrosses

Message par : Lizzie Bennet, Mar 24 Juil 2018 - 0:00


Dans le sable de notre silence le vent louvoie et danse. Il attend. Que le monde s’ébranle, que la vague nous avale, quelque chose. Ou rien. Rien, c’est bien aussi, rester ainsi, face à elle, elle qui me cherchait et que j’avais sous mon nez, mais sans pouvoir rien dire, elle que je retrouve aujourd’hui, qui m’autoriser à me retrouver moi-même, sous ce déguisement que je n’ai pas le droit d’endosser.

Elle parle, cependant ; le vent s’arrête. Le sel de sa peau vient teinter ma langue ; elle ne m’a pas tendu de piège. Elle ne cherche pas à me blesser, à me trahir, à me vendre, rien. Elle voulait juste me retrouver. Elle s’inquiète que je ne sois pas vraiment moi. J’essaie de ne pas être touchée, mais c’est trop tard, parce que m*rde, je n’ai pu être 87 pour personne depuis des années maintenant, et pouvoir être franche avec elle, même avec une telle omission, c’est important.

— Tu as bien de l’orgueil, pour penser pouvoir exiger de moi une réponse, ou me menacer… Mais j’aime ça.
J’écoute donc sa question ; bien pensée, pour éviter de faire face à un usurpateur. J’aimais qu’elle surveille qu’on ne se faisait pas passer pour moi ; je me rappelle d’une fête d’Halloween où un enfant avait osé s’habiller comme 67. Je l’avais mal vécu.

Là au contraire, une malice féline couvre mon visage, se logeant dans toutes les aspérités que le soleil et l’acné juvénile et la clope ont pu écrire.
— Parmi les animaux, il y a les créatures magiques, parmi elles, les esprits, et parmi eux, la forme que j’avais pris. Un fantôme.
J'espère que mes souvenirs ne sont pas faux, que je n'avais pas eu recours à une autre métamorphose animale. Il était fréquent à l'époque que j'emprunte aux fauves des traits et astuces...

Il me semble pourtant qu'avec elle, c'était différent. Tout était différent. Le train m'avait traversée, non ? Alors je ne rêvais pas, je ne me trompais pas. J'avais été fantôme, pour elle, et aujourd'hui, c'est mon fantôme qu'elle parvenait à faire ressurgir, cette image que je n'osait toucher, ce masque qui me ramenait à la vie.

Tout ceci cependant, c'était en regardant les choses depuis ma perspective. Bien réducteur, comme d'habitude. Il y avait plus à tirer de cet échange, plus, si elle ne se décidait pas à m'attaquer sur le champ. Pour moi, la question était : pourquoi voulait-elle vraiment me retrouver ?
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Gabrielle Phoenix
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Re: La route des carrosses

Message par : Gabrielle Phoenix, Ven 14 Sep 2018 - 0:05


Autorisation de reprendre le sujet

RP UNIQUE - PV avec Arnaud Meula, avec le LA de ce dernier

Un dernier regard dans le miroir, une main froissant avec nervosité ses cheveux lâchés, Gabrielle se détourna enfin de son reflet, quitta la salle de bain commune et entama avec prudence sa descente dans la tourelle de pierres pavée.

Des semaines auparavant, au cœur d’un été canadien, lors d’une journée empreinte de banalité, la quiétude des Phoenix fut perturbée par l’arrivée d’une chouette épervière dans leur salon. Le volatile largua un courrier en provenance d’Europe avant de jeter son dévolu sur le dossier d'une chaise en guise de perchoir temporaire. L’on avait aussitôt pris soin de l’oiseau, inconnu, avant de déchiffrer le prénom du destinataire de cette enveloppe. Celui de la fille cadette de la famille. Pas de sceau à l’effigie de son école de magie, cela ne semblait pas officiel. Gabrielle récupéra donc le parchemin, qu’elle déplia intriguée sous le regard curieux de ses parents. Il s’agissait d’une… d’une invitation, de la part de… d’un jeune homme, un ami de Poudlard. Un ami. Un ami? Oui, l’on pouvait dire cela. Il était question d’un mariage, pas celui du garçon non, mais de leur directrice de maison, il était à Serdaigle comme Gabrielle. Un peu hébétée, cette dernière fit part des détails relatifs à ladite cérémonie sans remarquer l’œil ravi d’un père contemplant sa fille sorcière conviée à un événement de ce milieu.

Bien sûr qu’elle allait s’y rendre. Ce camarade avait l’air tout à fait charmant. Son oiseau allait lui rapporter une lettre de remerciement, témoignant de son engagement à se présenter à ses côtés. Du blabla que Gabrielle écouta distraitement, elle retint simplement l’importance de respecter les conventions sociales, la jeune sorcière se crut donc sortie d’affaire dès qu’elle eut rédigé le courrier exigé, un espoir de courte durée puisqu’elle fut traînée à l’étage afin de lui dénicher la tenue qu’elle devrait porter. Les premières tentatives furent vaines, rien de ce que son armoire contenait ne semblait sied à l’ampleur de l’événement au regard de sa figure paternelle. Fort heureusement, Gabrielle avait une sœur aînée présentant une morphologie plutôt similaire à la sienne, bien que leurs proportions différaient légèrement. Les essayages suivants s'étaient donc déroulés dans la chambre d’à côté.

La première née lui avait présenté une panoplie de tenues, leur mère insistant, malgré les jérémiades non dissimulées de sa seconde fille, pour que celle-ci choisisse une robe pour le jour-J. Concerto de grimaces, valse de soupirs, Gabrielle, nullement intéressée par ces accoutrements essaya de se débarrasser de la tâche au plus vite. Succession d’étoffes, inconfortables souvent, embarrassantes parfois, lorsqu’une coupe révélait une surface cutanée qu’elle n’avait pas prévue de montrer, mais l’avis de Gabrielle finit, non sans concession, par rejoindre celui des autres femmes de la maison. Elle porterait une robe courte, à fine bretelle, noire, d’un chic intemporel, rehaussée de motifs colorés concordant à la saison. En ce qui concernait ses pieds, aucun invité n’aurait le privilège d’en apercevoir l’ombre d’un doigt. Des chaussures plates, bien évidemment. Il n’était pas question de lui imposer des instruments de tortures sous prétexte qu’ils lui donnaient fière allure. L’intéressée avait présenté ses arguments. Le cadre choisi, un clos de verdure, bien que probablement entretenu pour l’occasion, suscita l’envie - même plus, la nécessité!- d'opter pour le port de chaussures fermées, l’infiltration de brins d’herbes entre ses orteils ou la rencontre malencontreuse de l’un d’entre eux avec un pied de chaise seraient ainsi évités. Une paire de souliers mats aux pointes pailletées, une fantaisie tolérée, encadrèrent aussitôt ses chevilles. Gabrielle protestait encore du bout des lèvres, mais le résultat de leurs compromis ne lui sembla pas si terrible finalement.

Une fois parée de l’ensemble qui avait fait l’unanimité et bien… il fallait reconnaître que… le résultat était plutôt harmonieux! Surprenant, tous osait l'admettre. Le miroir, suffisamment grand pour refléter la demoiselle en pied, lui présentait une personne qu’elle ne connaissait pas. Gênée, ses yeux s’étaient détournés bien vite de cette surface à la froideur mensongère. Cette silhouette n’était pas la sienne. Mais... en même temps si! Ces poignets et ces chevilles, ces bras et ces mollets, il s'agissait bel et bien des siens. Sa tignasse relevée comme à son habitude lui assurait que la tête de la créature qui lui faisait face lui appartenait aussi. Un sourire en guise de validation du père, un enthousiasme plus apparent chez sa mère et une certaine émotion non dite, cachée dans le regard d'une grande sœur qui voyait sa cadette tendre à lui ressembler. Les heureux élus furent soigneusement rangés en prévision de l’événement, laissant Gabrielle à elle-même, avec ce sentiment étrange imprimé sur son épiderme. L'air sur sa peau, rarement à ce point dénudée, s’était montré tendre, l’oppressant de caresses. Pour dissiper le malaise, la jeune fille s’était enroulée dans un plaid familier avant de rejoindre Morphée.

Cette rencontre avec sa féminité, plutôt troublante, fut réitérée, à la façon de rendez-vous réguliers, pour se faire à l’idée et que le tissu se fasse à ses formes, la bleu et bronze avait donc renfilé l’ensemble durant l’été pour s’assurer d’un confort absolu lorsqu’elle se retrouverait au milieu de convives. Qui serait là d'ailleurs? Devrait-elle y danser? Serrer des mains? Parler d'elle? Que faire en cas de brise aux allures volages? Bien trop d’incertitudes embrumaient l’esprit peu sécure de la jeune fille. Heureusement, celui qui l’avait invité serait là pour lui servir de pilier, ils se connaissaient plutôt bien désormais, elle le savait soucieux de son bien-être, attentif à tout ce qu'elle exprimait, besoins comme envies. Dans un soupir quelque peu apaisé, elle s’endormit.

Gabrielle contemplait son visage dépourvu de maquillage. Sa peau imparfaite encadrée d’une chevelure soyeuse, qu’elle avait pris le soin de peigner en fin de matinée. Elle effleura d’une œillade sa gorge pâle, puis ses clavicules qu’aucun tissu ne couvrait. Un mouvement d’épaule pour dégager son port de tête, comme on le lui avait appris. Ses mains légèrement moites repassèrent les plis couvrant ses hanches. Elle aurait préféré que le vêtement entoure chacune de ses cuisses, celé d’une couture protégeant son intimité de la malice des éléments. Soit. L’événement du jour représentait un défi que Gabrielle entendait bien relever. Elle se détourna enfin de son reflet, quitta la salle de bain commune et entama avec prudence sa descente dans la tourelle de pierres pavée.

Il lui fallait rejoindre le village de Pré-au-lard à pied, itinéraire qu’elle pouvait effectuer les yeux fermés. Terminé le statut de nouvelle, d’étrangère en terre écossaise, elle y faisait sa 3ème rentrée consécutive. Repasser les grilles, le château dans son dos, lui procura un sentiment étrange, elle songea à ses benjamins luttant peut-être pour rester éveillés ou grattant frénétiquement leurs parchemins, selon que le cours dispensé leurs semblât digne d’intérêt ou non. Désormais en dernière année de l’académie de sorcellerie, son emploi du temps se trouvait considérablement allégé, permettant de pallier enseignements, loisirs, mais aussi recherches, approfondissements, sa soif d'apprendre n'étant pas tarissable. La bâtisse se faisait plus petite à chaque foulée, elle devait retrouver en route celui qui avait rendu sa présence possible à la cérémonie. Au loin, une silhouette semblait justement stationnée, au beau milieu du chemin emprunté par les carrosses en début d’année. La serdaigle se douta, malgré la distance l’empêchant d’en être assurée, qu’il s’agissait de son cavalier, Arnaud Meula. L'appréhension qui l’accompagnait depuis qu’elle avait quitté son dortoir redoubla d’intensité. Une impression d’imposture. De ne pas être elle-même. Se sentir nue. Provocante et vulnérable à la fois. Femme surtout. Sentiment étrange que de se sentir incarner le genre auquel l'on avait été assigné. Pas de poches où cacher ses mains fébriles, pas de capuche à rabattre sur son front anxieux, dégaine ton plus beau sourire Gaby, ce sera ton bouclier pour la soirée.

Sa démarche se fit automatiquement plus rapide au fur et à mesure que l’espace se réduisait entre les deux jeunes gens, qu’il la regardait approcher. Car c'était bien lui, elle ne s'était pas trompée, son costume lui seyait plutôt bien, il ne semblait pas l'avoir chiffonné en transplanant depuis Londres.

- Salut!


Un ton jovial couvrant d’un voile la nervosité, palpable. Pourquoi avait-t-elle écouté sa mère, pourquoi n’avait-elle pas revêtu un deux pièces comme lui… Gabrielle espéra que ses zygomatiques se décrisperaient le temps du trajet, sans quoi l’après-midi de douceur risquerait de se transformer en une épreuve sportive de haute volée.
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Re: La route des carrosses

Message par : Arnaud Meula, Ven 14 Sep 2018 - 20:00



Flashback - Un mariage dans une période sombre  



Pv Gabrielle (LA)

Londres,
5.30 am

Une fois de plus je me réveille en sursaut, pas de repères, un voile sombre devant moi et un silence des plus stressants. Aucune nuit n'est vraiment reposante désormais, chaque réveil se fait par la fin de ce même cauchemar. Ce même salon, cette même personne qui lève sa ceinture et qui la descend d'un coup sec, ces mêmes pleurs et cette même femme qui monte l'escalier en ignorant la situation actuelle.

6.00 am,

Je me décide enfin à descendre, regardant la porte de James s'ouvrir au même moment que la mienne. Adressé un petit sourire et descendre l'escalier pour ouvrir les volets manuellement. Noir. Le soleil ne s'est pas encore levé pour éclairer les pièces pourtant clair en général, je me contente alors de marcher dans le noir pour avaler quelques fruits rouges et monter me doucher pour me préparer au mariage.

Le temps est à nouveau déformé sous la douche, l'eau semi-tiède qui tombe sur mon corps me donne une impression de liberté temporaire, me rappelant un instinct animal que je garde en moi. Continuant ma route en fermant le robinet avec difficultés, je passe devant le chauffage électrique qui me sèche rapidement et je jette un œil dans le miroir. Arnaud... Il va falloir que tu te fasses beau, pas avec cette tête de zombie...

La préparation effectué, je donne un léger coup sur la partie avant de ma veste pour bien la mettre en place. J'agrippe un cadeau préparé la veille et je file en direction d'une ruelle à l’abri des regards.


CRAC


Sensation maintenant habituelle, me voici avec la vision du chemin sur lequel je quittais et rejoignais Poudlard il y a quelques temps. Apercevant le château au loin, je me garde de nostalgie pour ne pas verser une petite larme qui réveillerai beaucoup de souvenirs douloureux dans cette école de magie.

Le cadeau collé entre mon bras et ma côte droite, je remet légèrement mes cheveux en place alors que j'aperçois ma cavalière du Mariage arriver petit à petit. Charmante. La voir marcher ainsi pour me rejoindre donne un certain exotisme au contraste de l'école Poudlard. C'est un peu comme un rayon de soleil dans une prairie sous la pluie, mais en moins romantique. Quelque chose qui me fait fermer les yeux, inspirer un bon coup et décocher un merveilleux sourire pour l’accueillir.

Gabrielle! Nous y allons directement?

Lui montrant alors la direction vers le village, je fais le premier pas d'une longue marche qui va nous mener vers le mariage d'Aidan et d'Arianna.



Fin ici pour nous 2 - Sujet Libre - Suite
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