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La route des carrosses
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Elly Wildsmith
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Re: La route des carrosses

Message par : Elly Wildsmith, Mar 10 Avr 2018, 19:46


Des mots s’échappent de ses lèvres que tu observes avec insistance – comme si tu voulais … tu détournes ta tête, change d’idée, évite son regard. Il te demande de le libérer en transformant les cordes en quelque chose de ton choix. Tu ne sais pas, un peu perdue. Tes pensées te laissent perplexes. Tu n’es qu’une élève, ce n’est qu’un professeur. Tu dois rester sur cette optique pour être concentrée, tu dois oublier ses regards parfois insistants ou ce que tu sais de ses conquêtes. Non, il fallait dissocier.

Tu hoches la tête à sa demande, réfléchissant au sortilège que tu voulais utiliser. L’élève modèle que tu étais voulait écouter le professeur et son conseil – en se servant du sortilège proposé. Mais là, c’était différent. Un besoin de prouver quelque chose. De montrer que tu savais y faire, avec ou sans lui. Il te dit qu’il a confiance en toi et cette simple phrase te fait frissonner. Parce qu’elle sous-entend tant de chose : est-il possible que quelqu’un te fasse confiance alors que toi, tu n’y arriverais pas ?

Tu soupires. Le manque de confiance en toi te causerait probablement des tords. Comment devenir une auror accomplie si tu n’arrivais pas à croire en toi ? Comment chasser des mages noirs si tu ne pensais pas à être à la hauteur des futurs duels face à toi ? Des doutes qui t’assaillent, mais que tu chasses : déterminée, tu n’es pas prête à échouer face à ton rêve.

Alors tu te concentres, tu fermes tes yeux, pour échapper au regard du professeur Lival que tu sens sur toi. Pour reprendre tes esprits, pour chercher un sortilège qui libère le professeur de l’entrave des cordelettes. Et puis, soudainement, une idée que tu mets aussitôt à exécution « Avisfors ! » dirigé vers les cordelettes. Parce qu’il ne fallait pas se louper, pour peu que tu vises la chemise et c’était elle qui se transformait en oiseau, laissant le prof à moitié nu.

Mais ta concentration et ta détermination ne semblait pas te faire défaut, puisque les cordes se transformèrent rapidement en une nuée de petits oiseaux, laissant libre le professeur. « Je crois que je peux vous rendre ceci », et tu lui tendais sa baguette, car tu en avais assez usé à ton sens.
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Evan
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Re: La route des carrosses

Message par : Evan, Mer 11 Avr 2018, 12:00







Toujours à te balader sur le chemin enivrant du regard de l'élève, ce petit sourire qui habillait tes lèvres, né à son charme à faire chavirer l'embarcation de ton monde sur la mer de tes émotions et sentiments. Comme un ange venu du ciel pour embellir ton existence.

Pour donner un sens, pour fragiliser ce que tu pensais invulnérable, ce masque derrière lequel tu t'engouffrais, où tu enfermais tes silences et dévoilais tes forces. Mais près d'elle, tout cela n'existait plus, tout s'envolait comme des colombes lâchées dans un ciel éclatant, comme si elle t'ouvrait le cœur et qu'elle était capable de tout voir de toi, de tout avoir, de tout vouloir.

Et de cette apparence forte, tu étais face à elle, plus vulnérable que jamais, comme dépendant, alors que ça ne devrait pas, mais ça t'obsédait, t'excitait, de tentait à en perdre la voie de la Raison.

Prêt à devenir fou, tant elle semblait avoir au creux de ses mains, de ses mots, de ses yeux, de ses lèvres, les vents de la folie pour te faire danser dessus comme un homme sous la pluie. Navire éperdu, vagues t'emportant vers sa terre qui devenait sans que tu ne comprennes encore réellement pourquoi, l'Important.

Filament d'irréel. Retour sur la scène qui se joue. Tu la vois se dérober à toi, fermant les yeux pour se concentrer certainement, pour t'éviter peut-être. Et voilà qu'elle lance un sortilège vers toi, et en entendant l'incantation tu te mis presque à espérer qu'elle loupe les cordes pour voir la réaction qu'elle aurait devant ton corps en partie dévoilé.

Mais elle réussit parfaitement son sort, et tu te retrouves vite libéré en voyant une nuée de petits oiseaux s'envolant vers les cieux. Et elle te tend alors ta baguette signifiant qu'elle pouvait te la rendre. Et tu la récupères non sans aller au préalable poser ta main sur la sienne pour l'effleurer d'une douce caresse avant de récupérer ton bien.

« En effet... » Grand sourire pour elle. « Tu t'en es bien sortie cette fois ! Tu vois que quand la concentration est là, aucune baguette te résiste ! Il faut croire en toi, c'est le plus important ! Moi, je crois en toi ! »

Tu te déplaces pour t'arrêter juste à sa droite, la défiant du regard.

« Voyons voir si c'était un coup de chance ou si tu es réellement capable de garder ta concentration ! Essayons autre chose ! »

Avec un regard qui sous entendait beaucoup, tu restais dans ses yeux tout en défaisant la boucle de ta ceinture, pour la retirer de ton pantalon d'une main, lui délivrant un clin d'œil qui pouvait lui faire comprendre tout un tas de choses, mais qui était avant tout destiné à la déstabiliser.

Puis d'un geste agile, tu balançais ta ceinture derrière toi, pour qu'elle retombe quelques mètres devant la belle. « Plus besoin de ça... » Petit sourire sur les lèvres, envie de la séduire, qu'elle se perde, qu'elle soit perturbée devant ton jeu, puis tu fais demi tour pour te tenir à ses côtés.

« Bien ! Alors fais moi voir en quoi tu es capable de la transformer ! Que je sois certain que tu puisses enchainer les sorts sans difficulté ! »

Envie d'être sûr qu'elle soit suffisamment déterminée. Ou peut-être de voir si elle était étourdie par ton jeu de séduction, espérant au fond qu'elle échoue. Garder le jeu en main, en lui faisant croire qu'elle l'avait, et regarder ce qui se passait.
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Elly Wildsmith
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Re: La route des carrosses

Message par : Elly Wildsmith, Lun 16 Avr 2018, 23:26


Il se passe, là, dans ce sous-bois non loin de Pré-au-Lard, des choses qui t’échappent. Les sourires et les sous-entendus du ténébreux professeur te destabilisait. Tu ne savais pas comment réagir à ces derniers, à ses clins d’œil, à sa manière d’être avec toi. Tout simplement. C’était loin d’être un comportement normal pour un enseignant, tu le savais. Mais Lival trainait une réputation qui lui était propre. Celle d’un coureur de jupon qui ne s’arrêtait ni à l’apparence, ni à l’âge de ces conquêtes. Peut-être que, s’il n’était pas prof, si la différence d’âge n’était pas aussi importante, peut-être que tu aurais envisagé les choses différemment.

Quoiqu’il en soit, là, tu perdais les pédales, clairement. T’étais restée figée sur son sourire, puis sur ses gestes. Tu le vois qui porte ses mains à sa ceinture, et là tu ne comprends pas, tu marques un mouvement de recul, tente de parler, de te justifier, mais rien ne sort. T’es totalement prisonnière de ce qu’il fait, tu rougies de honte, tes joues passent à une couleur cramoisie et tu sens tes tempes qui battent la mesure du sang qui afflue.

Finalement, après des minutes qui te semblent éternelle, tu le vois qui jette sa ceinture au loin, et te lance un énième défi, celui de réussir à transformer la dite-ceinture en autre chose. Pour, dit-il, être certain que tu puisses enchainer les sortilèges. Sauf que là, tu n’es pas du tout aux sortilèges. Ni à la métamorphose d’ailleurs, t’es toujours bloquée sur son sourire, sur son clin d’œil, et sur ses mains à sa ceinture. Tu déglutis difficilement. Tente de reprendre part à la réalité.

Ta main s’élance mais ta conviction n’est pas là, à peine le sortilège formulé que ton bras retombe lourdement le long de ton corps. T’as la gorge totalement nouée, incapable de faire quoique ce soit, t’es juste là, tremblante, fuyant, évitant son regard, évitant ses gestes. Pour éviter ses pensées tortueuses qui t’assaillent. Tu lâches une phrase, portant toute ta détresse à ses yeux « Je n’y arriverai pas »
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Re: La route des carrosses

Message par : Evan, Mar 17 Avr 2018, 11:39







Maitriser le jeu, voir que tes mots et tes gestes ont l'impact que tu souhaitais, et tu savourais. Là, à regarder ses mimiques, sa gêne visible comme un nuage seul au milieu du ciel, son visage d'ange qui passait au rouge et tu aimais la voir perdue dans ton jeu.

Même si tu savais que pour autant, elle était loin d'avoir succombé à toi, et que ce n'était pas parce qu'elle était déstabilisée qu'elle terminerait dans tes bras, sous des draps qui seraient les témoins humides de vos corps noués comme une chaine de plaisirs.

Tes yeux sur elle lui criaient, bien des terres de soupirs déchainés, où tes doigts sur son corps joueraient, l'ascension de ses sens jusqu'à ce qu'elle ait complètement dérivé, sous l'élixir de tes baisers. Regard sur ses lèvres, tu la vois se perdre à la sève, de ce jeu qui l'ébranlait et qui chamaillait ses pensées à ta volonté.

Comme tu t'y étais attendu, le sort qu'elle lance meurt dans un échec retentissant. Tous ses gestes parlent pour elle, et tu sais que dans ton envie de la perturber tu as réussi à la perdre.

Ses yeux te fuient, son corps parcouru de frissons dont tu savais l'origine, et tu te demandais un instant ce qui serait arrivé si avec son sortilège précédent elle avait fait disparaître tes vêtements. Si juste avec des mots et avec des regards tu pouvais la faire chavirer, quand serait-il dans l'univers de tes bras avec ton corps nu ?

Brasier des Envies, consumation de vos vies, deviendraient alors vos deux mondes, qui brûleraient dans les plus exquises secondes. Là où la décence se perd, et où s'écoulerait la rivière, de l'abondance charnelle, aux obscures étincelles.

Et de l'abattement sort de sa bouche, geste d'abandon au pays de sa perdition, et tu jubiles intérieurement. Ton regard va se perdre sur ta ceinture toujours au sol, puis à nouveau le plongeant sur elle, avec ce petit sourire qui voulait tout lui dire. Et alors que tu t'approchais d'elle, portant volontairement ta main à la sienne qui gardait sa baguette, que vos doigts se touchent, tu lui délivrais quelques mots.

« Quelque chose te perturbe ? Je croyais que le problème venait de ma baguette... »

Provocation subtile, l'envie qu'elle rentre dans ton jeu, qu'elle s'échoue encore plus sur cette rive interdite, qu'elle ne pourrait certainement avouer. Tu laisses de longues secondes ainsi, alors que ton pouce dessine de lentes caresses sur sa main, avant de repartir sur un ton de défi.

« Si tu veux on peut arrêter... Si tu ne t'en sens pas capable... Mais tu as toutes les clés en toi pour réussir... Tu veux arrêter sur un échec ? A moins que tu veuilles voir ou faire toute autre chose... »

Comme toujours, ton regard émeraude posé sur elle, à dévorer ses lèvres de désirs passionnés, à s'ancrer dans ses yeux d'ébènes quand elle osait te regarder, pour se mélanger avec et ne former qu'une intense sphère fusionnelle. Tu te sentais bien près d'elle, pour la guider, sous tous les aspects qu'elle souhaiterait arpenter. Des plus sombres de la magie aux plus exquis de vos chairs. Des plus parlants aux plus criants.
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Re: La route des carrosses

Message par : Elly Wildsmith, Mar 17 Avr 2018, 23:22


Il te décoche un nouveau sourire – le genre dont n’importe quelle fille serait prête à se damner – et toi, pauvresse, tu cherches à y résister. A t’enfermer dans cette vision archaïque, tu n’es qu’une élève, et lui un professeur qui se jouait de toi comme il s’était joué des autres. Et comme si ses sourires ou ses regards ne suffisaient pas, il te balance une phrase pleine de sous-entendus. Tu perds pieds, clairement. Tu tentes de reprendre une respiration à peu près correcte mais le contact de sa main sur la tienne te fait perdre tous tes maigres moyens.

Tu sens ta respiration qui se perd, tes oreilles bourdonnent. T’as l’impression que tu vas tomber, là ici, maintenant. Il ne fallait pas, ce n’était pas le visage que tu voulais montrer à ton professeur. Tu voulais qu’il garde la vision de cette élève attentive qui avait les capacités à la hauteur de ses rêves. C’était si étrange, si particulier. Tu fermes les yeux, tentant de reprendre pleinement possession de ton corps. Mais c’est peine perdue. Tu vacilles sur le côté … et fini par te rattraper à l’avant-bras du professeur Lival.

Tes yeux ronds s’ouvrent et se referment sans comprendre. Tes doigts toujours accrochés à la chaire du professeur. Ton regard passe de ta main serrée à ses yeux interrogateurs. Et aussitôt, tu t’empourpres. Tu restes là, comme ça, à tenir le prof. Avant de comprendre, de réagir, et immédiatement, de le lâcher, faisant retomber lourdement ton bras le long de ton corps. La tension, la concentration, tout cela avait créé de la fatigue et il semblait que ton corps ne soit pas décidé à te laisser tranquille. Tu balbuties « Je … je … je suis désolée ». Des larmes affluent sur tes joues et tu les essuies rageusement.
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Re: La route des carrosses

Message par : Evan, Mer 18 Avr 2018, 18:33







Perturbée. Elle l'était. Les mots que tu lui avais envoyés, entre sous entendus douteux et une envie de la voir se surpasser, devaient la voir choisir. D'un côté elle pouvait sombrer vers toi, dans ces rives charnelles que tu laissais à ses pensées.

D'un autre, elle pouvait se contenir, faire comme si elle était insensible à ton charme, et essayer de se remettre d'aplomb pour d'autres sortilèges. Intérieurement, bien que vous vous étiez retrouvés pour l'aider à se perfectionner, tu préférais évidemment la première option.

Faire l'amour avec elle dans les bois serait l'issue la plus exquise à cette journée. Allongés sur un lit d'herbe, entourés de fleurs épanouies, devant vos ébats torrides et la nature qui recueillerait vos cris de plaisirs. Sa peau livrée à tes doigts et tes gestes, vos corps ordonnés sur une symphonie d'extase, délicieux rivage à imaginer.

Et alors que tu attendais sa réponse, des traces de son orgueil, tu la vois complètement chamboulée. Les yeux fermés, elle finit par vaciller et se rattrape à ton bras. Ton regard voyage sur elle, comme voulant lui dire un « Ça va bien ? », mais qui ne franchit pas tes lèvres.

Regard quelque peu soucieux, avant qu'elle ne te lâche soudainement, comme prenant conscience qu'elle était agrippée à ton bras. Elle s'excuse difficilement, emportée par des rives de larmes qu'elles repousse rageusement de ses joues. Alors tu t'approches d'elle et pose tes deux mains sur ses épaules.

« Hey... Elly... Ne t'excuse pas... »

Voyant sa mine perdue, tu portais tes deux mains à ses joues, essuyant les vestiges de larmes sorties de ses yeux magnifiques, le cœur battant à tout rompre, de cette envie folle de l'embrasser. Ses fines lèvres roses semblaient t'appeler, et tu te sentais bouillant de cette envie proche d'être irrésistible.

« Si tu veux souffler un peu... Te reposer... Même stopper, y a aucun soucis... »

La tentation était trop grande, tu laissais ses joues et t'approchais davantage d'elle en même temps que tu passais tes mains dans son dos, venant la serrer contre toi, de sorte à ce qu'elle ait sa tête posée près de ton épaule gauche. Ta main droite à la fois rassurante et aimante, se perdant dans ses longs cheveux bruns, et tu murmurais quelques mots à son oreille.

« Ce n'est pas grave... Tu es une élève très douée, n'en doute pas, tu me l'as prouvé bien des fois... Calme-toi... Respire un bon coup... »

Tu la gardais dans l'étreinte de tes bras, satisfait quelque part qu'elle soit déstabilisée ainsi. Tu inhalais le doux parfum de sa présence, souhaitant que cette étreinte ne s'arrête jamais. Le corps brûlant près d'elle, pour elle, qui suscitait tout en toi bien des vagues d'émotions qui te conduisaient à mille rêves interdits.

De son corps nu, de ses doigts agiles, de ses lèvres rosies, de ses soupirs inavoués, de ses courbes exquises. Là, si proche de tes doigts, si proche de tes lèvres, et des effluves de désirs volaient dans les airs.
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Re: La route des carrosses

Message par : Elly Wildsmith, Aujourd'hui à 09:50


Tu te laissais faire, tu te laisser mener, guider dans ses bras. La tête posée contre son épaule, tu restais pourtant interdite devant le rapprochement que tu n’avais pas vu venir. Et l’échec, encore cuisant, faisait affluer les larmes sur tes joues. Pourtant, y’avait quelque chose qui tambourinait, qui t’empêchait de te laisser aller à cette tristesse que d’avoir raté.

Etait-ce le fait d’être dans les bras du professeur aux multiples conquêtes ? Peut-être. Tu n’étais qu’une élève, et tu ne voulais pas de ça. Tu voulais avoir de l’importance pour quelqu’un, pas n’être qu’un numéro. Tu voulais autre chose, plus. Et surtout, surtout, tu étais à dix mille lieues de tout ceci. Car pour toi il ne s’agissait que d’un entraînement, d’un complément pour être meilleure encore.

Tu restais un long moment interdite, là, sans répondre, sans bouger, sans trouver la force ou le courage de quoique ce soit. Tu restes perplexe, perdue, étrangère à ton propre corps ou aux éventuelles sensations que tu pourrais ressentir. Doucement pourtant, tu réalises. La présence du corps du professeur contre le tien, son rythme cardiaque que tu arrives à percevoir, via les battements de son cœur mais également au vu des pulsations que tu observes le long de son cou.

Et puis, tu réalises. Et tu t’échappes. Litteralement. Un bond d’un mètre en arrière alors que tu fustiges du regard le professeur. Qu’est-ce que tu as fait, qu’est-ce que tu viens de faire ? Si cela venait à se savoir, ce rapprochement-là, il était évident que tous les élèves trouveraient le moyen de dire que tu avais des bonnes notes pour ta proximité avec lui, et non pour l’assiduité qui était tienne. Sans un regard vers lui, tu te mets à courir le long de la route, objectif : retrouver au plus vite ton dortoir de Poufsouffle.

- Départ d’Elly -
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Re: La route des carrosses

Message par : Evan, Aujourd'hui à 11:03







Proximité enivrante, délicieuse mélopée qui s'insinue dans les veines, contrôle les accords du cœur, des désirs inavouables et des râles de la volupté. Là, elle contre toi, instant bercé de fragrances électriques, vivifiantes à en faire frissonner les arbres autour.

Dans la tour, de ces pensées interdites et qui pourtant existaient, vibraient, à l'intérieur de tes yeux quand tu les posais dans les siens, quand tu les aventuraient sur le croquis divin de ses lèvres. Dont le goût te passait furtivement dans la tête comme un met que tu ne pourrais qu'apprécier et avoir envie de reconquérir encore et encore.

Quand tu effleurais ses sourires, que tu capturais l'essence de ses rires qui volaient dans les airs comme une nuée d'oiseaux chantonnant, quand tu laissais des mots sur sa peau du bout de tes doigts, délicat repas et tu imaginais bien d'autre frontières de son corps explorées, embrassées, embrasées à l'odeur d'une passion que tu sentais naître plus forte que toutes les limites possibles de la Raison.

Abandon, sur un territoire inexistant, mais que tu entrevoyais, comme si, elle, suffisait à donner aux journées des gouttes de paradis, et aux nuits des murmures célestes. A en arracher le monde, là, à en faire crier les secondes, enchainées près d'elle et te susurrant des mélodies interdites, à la fois folles et tendres, sur l'autel d'une vision à en graver la force de parcourir le monde.

Parce que, parce qu'elle, dans les effluves exquises de son innocence, dans les sentiers de son charme angélique, dans les dédales du bois de ses yeux, était l'encre qui coulait dans tes veines, et tu prenais conscience de cela, qu'elle laissait une empreinte indélébile en toi, une qui emportait comme un air de musique, de ceux qui restent gravés dans la tête et obsèdent.  

Possèdent, l'envie de, l'envie pour, l'envie avec.
Et le Monde prend tout son sens.

Et ta sphère de pensées se dématérialise, tel les lambeaux d'un protego qui se dissiperaient comme l'on souffle un pissenlit. Elle se détache soudainement de toi, marque un pas de recul, te fixe de ses yeux qui semblent terrifiés, et tu restes interdit.

Tu avais joué avec le feu, avait-elle soudainement peur de votre proximité ? Aucun mot ne sort de tes lèvres silencieuses, comme si tu t'attendais à ce qu'elle dise quelque chose elle. Mais non, rien ne vînt.

Si ce n'est l'amère sensation d'avoir peut-être été trop loin, de l'avoir finalement vexée là où tu avais seulement voulu être près d'elle. Elle s'enfuit, d'un pas courant vers le chemin qui vous avait réunis. Tu déglutis.

Voyant sa silhouette qui remontait le chemin vers l'école, où elle devenait plus qu'une ombre, plus qu'un souvenir accroché dans tes bras, que tes doigts essayent de toucher à nouveau d'un mouvement dans les airs qui ne saisit que son souvenir.

Elle était partie. Elle avait fui. Et tu te retrouvais seul, coincé entre l'amertume de son départ et la joie d'avoir passé un bon moment. Étrange sensation, comme tout ce qu'elle faisait naître de sa présence, sur un Destin dont tu ne voyais pas encore tous les contours. Pouvait-elle être la lumière de tes jours ?

Regard vers le ciel où rôdaient quelques masses difformes qui semblaient se foutre royalement de ton combat intérieur, capture d'un oiseau qui défie les courbes de l'horizon dans son vol, et, toi aussi, tu remontes lentement le chemin vers le château. Le belle encore présente contre ta peau...

R ~ Fin du RP ~ L
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