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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Bureau de la Directrice Adjointe
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Shae L. Keats
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Re: Bureau de la Directrice Adjointe
Shae L. Keats, le  Dim 10 Juin 2018, 22:03

RP antérieur à la disparition de Shae
LA mutuel accordés
Pv Azénor Philaester
TW drogue/alcool.




Y a les jours avec, et les jours sans. Globalement les matins se ressemblent et sont toujours les mêmes depuis quelques temps. La pente glissante qu'on a pas vu venir mais qui se retrouve sous les jambes et voilà que ça dérape de nouveau, qu'on s'érafle les genoux et les coudes en glissant sur le bitume. Un lever, une paille dans le nez et la première insufflation, pour tenir le rythme, les gosses, le bar, les autres engagements. Et tout faire pour nourrir tout ce beau monde. Farine dans le nez et pilule qu'on fait passer avec une gorgée d'un cocktail étrange là depuis la veille, pour arrêter de penser, réussir à être efficace et contrer la fatigue. Pas le temps de manger, j'ai tendance à oublier de le faire en ce moment.

Habiller les gamins, trouver un endroit où les laisser pour la journée, marcher jusqu'à pouvoir transplaner, Enzo qui traîne derrière et Tim dans les bras, puis les laisser au grand père avant de revenir. Heureusement qu'il est là lui, autrement je pourrais pas, les nourrir, les élever. Je pourrais rien.

Puis revenir à l'appart, pour tenir encore avec d'autres trucs en attendant les rondes -j'ai toujours cette naïveté de croire que personne ne voit, que en trouvant un autre moyen que les aiguilles pour fuir ce sera plus discret- mais le hibou et l'enveloppe au cache que je connais trop bien m'attende pour prouver le contraire. Une convocation, rien que ça, et pourquoi, j'en sais rien. Mais j'pense pas que ce soir pour me féliciter de quoi que ce soit. On parle rarement aux gens pour être positif.
Et pourtant ce serait tellement mieux.
Les ça ne va pas mieux ? deviendraient des courage, prends ton temps.
Les mots-couteaux, des mots-cotons.

Mais j'crois qu'on a une fâcheuse tendance à voir ce qui va pas.
Alors nouvelle pilule, et l'attente d'une heure convenable pour se pointer dans le bureau de la reine sans ressembler à un pantin désespéré en quête d'un événement dans sa vie
-bien qu'au fond on en soit pas si loin.

Alors je monte, sans savoir ce qui m'attend, un peu à l'ouest mais toujours conscient, pour comprendre, entendre, parce que malgré tout je ne veux pas qu'on me retire mes gosses. Alors je monte en attendant des reproches qui n'ont pas lieu d'être. Parce que personne n'est moi.
Es-tu étrange comme moi?
Es-tu emprunte de la même folie que moi ?

Les voix ne me laisseront jamais seul.e. Et qu'est-ce que toi tu pourrais en comprendre ? Alors me parle pas de santé. convoque moi pour un truc professionel
On a jamais su parler tous les deux.
Ça part toujours en co*ille.

Alors s'il te plait,
ne sois pas toi
pas aujourd'hui.

Y a comme un nœud dans la gorge alors que j'entre dans ton bureau. Sans frapper. Parce qu'on est plus à ça près n'est-ce pas ? T'es entrée dans ma tête, on a sauté d'un pont tous les deux.
Alors à bas les conventions, pas d'pilogue, pas de formule de politesse, on a dépassé ça.
Fermer la porte, et lâcher une fausse note dans la voix.
Tu voulais me voir je crois.
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Re: Bureau de la Directrice Adjointe
Azénor Philaester, le  Mar 19 Juin 2018, 12:03

back to grey


Écouteurs dans les oreilles, ça part sur une musique à temps plein. Les humides d'émotion et on respire enfin, comme si toute la vie c'était trop lourd à porter, que derrière les sourires obligés on se sent disgracieux; et moi tu sais je suis si fatiguée. Faut que je m'occupe de mes élèves parce qu'encore une fois la confiance je ne l'accorde pas. Ne rien n'attendre de personne parce que la déception ça fait mal, c'est éreintant. Je pensais du coup, que mes employés pouvaient s'occuper d'eux-même, m'aider dans ma tâche éternelle de protection suprême des enfants qui ne comprennent rien ou que trop bien de ce qui les attendent au sortir de l'école.
Mais il y a ce il ou elle, qui danse derrière mon dos, qui s'occupe de checker les ados, les sorties, les entrées, de me rapporter à moi ou Aaron tous les faits et gestes de Poudlard. Il fut un temps où je dansais moi derrière Leo mais c'est fou comme cette époque semble être révolue. J'ai l'impression d'être la seule à grandir, la seule à vieillir. Choper des rides et s'offusquer devant la nouvelle génération qui n'en fait qu'à sa tête, qui se croit tout permis, et qui ne mérite qu'une grosse tarte dans la gueule.

Enfin tout ça pour dire que j'ai dis à il ou elle de venir me voir. Je dois avouer que je me suis pas vraiment fait à elle. J'ai toujours préféré son lui. Séduisant, un peu paumé, qui s'en va couler dans la Tamise. Il a un don et l'utilise pour vivre enfin? A-t-il toujours voulu être féminin, ou simplement détruire les règles, n'en faire qu'à sa tête lui aussi, adulte enfantin.
Keats arrive d'ailleurs, je l'entends d'ici. Il ou elle monte les escaliers, moi derrière mon bureau je l'attends, puisque je l'ai convié pour parler de ses quelques problèmes. Il a quelque chose d'un peu charnel que je ne retrouve qu'en lui. Mais aujourd'hui il a troqué le Leo pour le Shae.

Je l'invite à s'asseoir dans le fauteuil prévu à cet effet, un sourire au coin.
Oui Leo. -je ne m'y ferais jamais, blâme moi pour préféré la manière dont je t'ai rencontré-
Tu ne vas pas bien, et je veux t'aider.
Oh rassure-toi. Je ne vais pas te faire sauter d'un pont cette fois
-sourire discret-

you know what I mean do you

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Re: Bureau de la Directrice Adjointe
Shae L. Keats, le  Sam 23 Juin 2018, 00:58

TW dépendance-alimentation-suicide


J'aime pas rendre des comptes sur ma vie. Les insomnies, les anguilles plus discrète dans le coude. Je ne vois pas comment tu pourrais savoir, les traits tirés sont justifié à chaque fois par les pleurs inventés des gosses. Ils ont bon dos les chiard, dos rond, encore léger, parce qu'il n'y a encore eu aucune botte pour s'y compresser.
Et pourtant il y a l'espoir que ce ne soit rien, que ce matin ne soit marqué par rien. Encore ce même matin, encore ce même réveil. Toujours ce rêve des dents qui tombe, de l'absence de mots pour formuler. L'absence de soi, et surtout l'hypersensibilité des os. L'omniprésence des vérification pour s'assurer qu'on sent toujours. Se tâter les gencives, les dents et les fêlures de ses côtes. Et s’apercevoir toujours étonné.e que le sac à os que je suis ne s'est pas miraculeusement désintégré pendant la nuit. Et toujours ces mêmes privations qui portent leurs fruits. Le corps n'est que faiblesse et douleur. Mais il est présent.
Et ainsi je peux le sentir jusque dans mes tripes.

Y a même plus besoin d'effort pour cacher les traits fatigués, parce que je ne suis même pas sûr.e de le pouvoir encore. Le don a du se bloquer en même temps qu'est née la perspective d'avenir qui consistait à se tuer à la tâche. Pour nourrir les bouches. Le caméléon est mort le premier soir de la métaphore du trottoir.

Tu ne vas pas bien, et je veux t'aider.
Oh rassure-toi. Je ne vais pas te faire sauter d'un pont cette fois


L’attention grandit avec le point de fer autour des côtes, la tête vacillante, les jambes invisibles sanguinolente qui s'affaissent un peu trop vite dans le fauteuil prévu à cet effet. Parce qu'il y avait l'illusion que rien ne se voyait.
Poing serré nerveusement, les ongles plantés dans la peau.
Qu'est-ce que t'en sais toi ? Je ne suis plus enfant lumière, cœur de pluie les jour de soleil. J'ai plus d'éclats de rire qui grince, j'ai plus la possibilité d'avancer, ni de reculer. Nager sur place le plus longtemps possible à attendre des secours qui ne viendront pas. Et voir à quel instant les flots finiront par m'avaler dans leur valse morbide.
Je vais bien, comme un mantra répété à soi-même pour s'en convaincre un peu aussi. Les manches longues appréciable pour couvrir les hématomes. Les griffures. Il n'y a plus rien d'autre qui compte que les deux gosses non ? C'est le rôle d'un parent au final.
Trimer pour les aider, quitte à se bouffer soi-même.
Avec l'aide des trois pilules qui traînent encore au fond de la poche.
L'incapacité d'aller mal va de pair avec l'incapacité 'être tout court au final.

alors comme une semi-reconnaissance un Je vais me reprendre auquel on ne croit pas vraiment. Faut sourire, et fausse volonté surjouée, j'ai juste besoin de sommeil.
Et de disparaître à jamais,
accessoirement  
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Re: Bureau de la Directrice Adjointe
Azénor Philaester, le  Mer 27 Juin 2018, 00:09


Sourire mince, qui se veut dissimulé parce qu'involontaire, sans doute éternel, finalement. Un peu de guitare, pas comme plus haut, une voix qui transporte, des trucs incroyables que j'ai jamais ressenti de ma vie. Oh mon Dieu merci. C'est à ça que ça sert c'est ça? C'est une sorte de récompense peut-être, tous ces moments de doute, d'ongles qui abîment la paume. Oh my God do I try?
Je ressens pas grand chose quand Leo me ment et me crache sa salive sur la gueule. For whatever that means. J'peux sentir d'ici la dépravation. C'est un vrai mot ça? J'sens le trou qu'il va bientôt creuser. Il va s'y installer tranquillou, sans savoir que si, si y'aura des gens pour savoir ce qu'il est devenu, où est ce qu'il a bien pu aller, ce qu'il s'est passé tout ça. Je dis pas que ça sera pas par intérêt, je dis juste que s'il s'enfonce dans un trou y'aura quelqu'un pour lui tendre la main et lui foutre la raclée de sa vie. Est-ce-que ça sera moi? Hell no. M'enfin pas le moi d'aujourd'hui, un peu fatiguée de le voir se tuer.

Eh mais c'est ça que je devrais faire, que je vais faire même. Enfin je veux dire, c'est moi la boss ici. Il a des enfant à nourrir, du temps à tuer. Son job ici il doit bien l'aimer non? Un ultimatum qu'en pense-t-on? Vas-tu pleurer crier take a deep breathe?
Allons, quittons le sourire qui n'a rien à faire ici, parce que destinée à un petit quelque chose qui n'existe pas encore. Enfin dans ma tête si, ce truc ressemble à une petite créature du soleil; qui est venu s'installer dans mon ventre avec un sourire sur les lèvres contagieux. Quittons le quittons le.
Besoin de sommeil?
Certainement pas.
Une cure. Rien d'autre. Tu es suspendu.e


Oh Dieu ce que les mots pèsent. Changement de décor what's going on, je suis si désolée quelque part. Le sourire ne devient pas difficile à fausser. Les yeux percent, iris contre iris, pupilles contre pupilles. Je pourrais croire que tu m'apprécies particulièrement si la drogue ne dilatait pas, ne mentait pas pour toi. Mais je suis loin d'être stupide. Comment crois-tu qu'on en arrive là où j'suis à cet âge là? En claquant des doigts? Oh non ça c'est après. En avalant des cachetons? Oh non. En se la jouant smart? Hell to the yeah.
J'ai mon regard qui te crie d'accepter, les poings sur la table qui te l'oblige et mon coeur qui n'existe plus.
Ca t'effraie ou pas, mon habilité particulière de ne jamais cligner des yeux, ou presque. Roh j'suis imbattable à ce jeu, try me, regarde moi et regrette tout ce que tu n'as pas. Mais surtout prend ma ptn de main Leo, quand je ferme les yeux tu sais ce que je vois? Ton ptn de corps abandonné dans la Tamise. J'ai commencé à te haïr à ce moment précis de ma vie tu sais, mais avais-tu le choix. Et surtout ai-je eu le choix de comprendre. Alors que j'aurais préféré faire l'incognito, changer de trottoir, on a percé nos coeurs.

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Re: Bureau de la Directrice Adjointe
Shae L. Keats, le  Jeu 28 Juin 2018, 13:13

On fait quoi là, tu m'as pas convoqué pour me demander comment j'allais, t'es pas ma mère, t'es rien, t'es juste une meuf qui était là au mauvais endroit au mauvais moment et qui a pris la décision de ramasser le corps qui s'oubliait à la surface de l'eau. Mais j't'ai rien demandé moi, j'allais pas bien avant, je vais pire maintenant et pourtant tout aurait du finir cette nuit là.C'était la fin, c'était les trois derniers mots d'une saga intintéssante, vue et revue. Mais t'as voulu écrire la suite, la mauvaise fuite. Parce que t'as pas pu t'empêcher de te placer en sauveuse n'est-ce pas ?

Les autres font toujours ça. Mais big news, j'avais pas besoin d'être sauvé.e, j'avais pas besoin qu'on m'aide, moi j'voulais juste partir, c'était aussi simple que cela. Un au revoir à la brûme à une époque où il n'y avait qu'un enfant que je n'arrivais pas à voir. Tout aurait été plus simple à cet instant précis.
Mais il a falluq ue tu plonges, t'as pas pu t'en empêcher hein. Tu voulais pas être seule à ressentir ça ? Ou t'avais juste besoin de laver ta conscience ?
J'en sais rien mais j'veux pas qu'on m'utilise tu sais. T'as pas besoin de moi pour vivre, alors ne fais pas de moi ton faire-valoir. J'ai jamais supporté les fausses mains tendues. Ou c'est peut-être juste une façon de pas vouloir les voir.

J'oublierai jamais la poignet de centimes lancée au visage, les mains assassines sur le ventre les dernières fois que j'ai repoussé l'aide. Y a plus rien qui change en fait, j'suis bloquée dans ce même tue depuis tellement longtemps que j'ai oublié ce que c'était dehors. J'monte et je redescends sans arrêt. J'ai tellement pris l'habitude de me noyer que je ne reconnais les moments où je respire qu'une fois qu'ils sont partis.

Alors j'vois bien l'idée qui se forme dans tes yeux, cette determinationeque je déteste chez toi, parce qu'on va pas se emntir, on s'aime pas, j'sais pas pourquoi on s'évertue à se parler, à se soucier de l'autre au fond. Parce qu'on est plus rien en fait. Rien de ce qu'on était au début, on se connait plus, on se méprise, y a pas de pitié entre nous, pas d'empathie, juste une envie de se secouer un peu, mais dans quel but.
Parce qu'au final on ne veut pas s'aider.
J'veux pas de ton aide,e ncore moi imposée.
Alors tes mots au fond, ils tombent comme un couperet.

Besoin de sommeil?
Certainement pas.
Une cure. Rien d'autre. Tu es suspendu.e.


Et j'sens la multiplicité des réactions, parce que le dos s'écrase contre le mur. Alors l'envie de me lever, de partir, de claquer la porte et d'oublier toute cette conversation, mais il n'y a plus d'échappatoire pour moi, tu le sais, je le sais, on le sait et ça m'fout la trouille aux milieu des entrailles, alors j'fais trois quatre mordillement de langues, la main crispée sur l'accoudoir, parce qu'il n'y a rien à dire pour l'éviter. J'ai bien compris que j'ai pas le choix, que si je le fais pas, je perds mon poste, j'suis pas si stupide, tu le sais bien.

Et pourtant partir un mois, ou deux, comme ça, sans donner en parler à personne -parce qu'il est hors de question que cela devienne public-, c'est juste enfoncer le couteau un peu plus loin encore. Parce que sais-tu seulement ce que je fais pour mes gosses, pour pouvoir les nourrir, j'ai deux boulots que tu connais, les nuits acides à me perdre de bras en bras pour boucler les fins de mois, sans compter les idéaux nocturnes pour leur préparer un meilleur monde demain.  
Vivre pour sauver les gosses
et toi qui songe seulement à m'enlever tout ça.

Alors l'explosion vient, la surprise cède la place à la colère, au déni, l'accoudoir craque sous la pression des doigts, et en même temps la peur, la vrai, celle qui sort par les yeux, qui se demandent "et maintenant on fait comment" "on fait quoi" "on va où". alors j'explose, parce que je peux pas te laisser foutre en l'air tout ce que j'essaie de bosser.

Tu peux pas. Non, tu peux pas, j'sais pas si tu te rends compte seulement de ce que je fais. j'fais quoi de mes gosses, qui c'est qui les nourris ? J'peux pas les laisser la mère d'enzo l' déjà laissé tombé, j'peux pas le lâcher aussi, pas encore, il tiendra pas, il pourra pas. J'peux pas la voix qui déraille un peu, parce que l'idée même de se séparer d'eux fait mal, donne envie de s'arracher les os, s'attacher à eux. Puis le regard dans le tien et le Pourquoi ? qui fuse. Pas l'évidence, non, pourquoi t'es là, pourquoi t'essaies. Tu pourrais me virer, ce serait plus simple pour tout le monde, alors fais pas semblant de vouloir m'aider. Dois y avoir autre chose derrière.
Y a toujours autre chose derrière.
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Re: Bureau de la Directrice Adjointe
Azénor Philaester, le  Lun 09 Juil 2018, 13:23

c'est nul mais faut que ce soit fait...


Leo n'est pas d'accord. Vous comprenez "je ne peux pas". Ah bon? Try me bitch. Je me lève d'un bond, mains appuyées sur le bois abîmé par les longues années de succession de McGo et bien avant. Je le regarde dans les yeux, sévèrement. Je sais pas s'il ne comprend pas ou si justement il comprend trop. Qu'arrêter les cachets c'est réaliser, c'est autoriser la réalité à frapper en pleine gueule. C'est tomber sans être sur de se relever.
Tu penses que tu leur fais du bien à tes gosses? T'es complètement instable, et tu le sais très bien.
Tu sais pourquoi.
Leo tu es suspendu.e un point c'est tout.


Et ma sentence est irrévocable, tu sais. Je te crie à la gueule que je fais ça pour le bien de tes enfants, justement. Que sans ça tu pars au trou, que les autres sont bien naïfs s'ils pensent que t'en as pas besoin. But you do. Tu le sais, tu en joues, en serais-tu même fièr.e? Qu'importe, j'ai pas le temps de prendre mon temps avec toi.
C'est ça ou tu fais tes valises, sans revenir.

Je ne rajoute pas de "et je suis sympa", "et j'aurais du le faire bien avant" et blablabla, tu le comprendras que si t'en as envie, que bordel je suis la seule qui t'oblige, qui t'aide vraiment. Parce que te regarder mourir c'est pas forcément la meilleure chose à faire, pourtant c'est ce que les autres font,. Ceux que tu dois appeler tes "amis". Ils sont où, ils foutent quoi, à te laisser faner jour après jour? Moi je suis celle qui tape du poing sur la table, qui par ma position, t'oblige à te regarder dans le miroir.
Understood?

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Re: Bureau de la Directrice Adjointe
Shae L. Keats, le  Sam 21 Juil 2018, 19:09

Y a ta colère qui joint la mienne, et j'sais plus quoi penser, la mère de l'un qui s'est tirée, j'suis déjà oublié d'me tuer à petit feu pour joindre les deux bouts. Et la suppression forcée du seul truc qui m'aide encore à tenir, qui fait que j'ai pas encore craquer.
Ca et la paire de regard qui semblent attendre tellement de ce qu'il reste du pantin.

Alors qu'est-ce que t'en sais au fond, à jouer du ressort, de ce que c'est au fond, de n'avoir rien mais de s'accrocher quand même. T'es au sommet, t'as réussi, toutes mes félicitations. T'as tout ce qu'il te faut, un grand bureau, un bar, une école. Et si ça te suffit t'en mieux, j'te connais pas assez pour savoir mais au fond j'en ai rien à battre.

Parce que j'ai un bar aussi, un post ici, mais la nuit y a que les bras brûlant et sales qui m'accueillent pour m'aider à me souvenir que j'ai un corps encore en vie. À vouloir me prouver que je pouvais l'habiter contre quelques billets ça aussi c'est devenu automatique. Ca va vite tu sais, les pentes glissante, les poudres diverses, les oublis de soi dans les endroits sombres et l'absence de conscience.
Bien plus qu'on le croit, tu le sais bien, j'en doute pas.

Et malgré la colère je sais bien que t'as raison, c'est juste un échac, encore un, et j'arrive pas à l'admettre, j'peux pas louper ça encore, j'peux pas encore me permettre de tout foirer. J'arrive déjà pas à m'autoriser à réussir. Alors admettre que je me suis laissé.e tomber dans la gouffre sans même chercher à me rattraper, ça je peux pas tu vois. J'te remercierai plus tard, j'te le jure, d'avoir été celle me fout le coup de pied au cul maintenant que Cia n'est plus là.
Mais pas maintenant. Maintenant y a la résignation. Y a le hochement de tête alors que tes mots martèlent les uns après les autres, toujours un peu plus loin. Alors C'est d'accord, à contre-coeur, la peur entre les tripes. Mais pour les deux âmes innocentes qui ne se doutent de rien J'irai.
La porte claque derrière moi, parce qu'on est allé.es trop loin pour un éventuel professionnalisme entre nous. Parce que je te remercierai plus tard mais que ce soir, j'ai peur. Trop pour parler, trop de fierté étalée sur ton sol pour réussir à te regarder encore.



Fin du rp pour moi, merci :kiss:
Jade Wilder
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Re: Bureau de la Directrice Adjointe
Jade Wilder, le  Dim 05 Aoû 2018, 01:03

Creep
avec Azénor Philaester



LA d'Azé accordé.


La nuit porte conseil... C'est ainsi que se terminait la dernière lettre d'Azénor Philaester. C'était un dicton que Jade prononçait souvent auparavant, comme pour se persuader que le lendemain donnerait de meilleurs résultats, comme si les choses allaient s'arranger, par miracle. Mais souvent, ce n'était pas le cas. Et encore une fois cette vérité peu agréable avait fait ses preuves: la nuit avait été horrible.

La veille, la préfète avait envoyé une lettre à la directrice adjointe de Poudlard pour lui annoncer LA décision. Celle qui planait depuis un long moment déjà et qui avait finit par éclater en un orage violent au dessus de sa tête. Après des semaines, des mois de doute, elle avait finalement craqué et décidé de quitter Poudlard. Pourtant, ça allait totalement à l'encontre de ce qu'elle voulait. Échouer n'était pas dans ses habitudes, elle préférait se battre jusqu'à l'épuisement plutôt que renoncer. La question étant alors, n'était-elle pas déjà en état d'épuisement total ? C'était ce qu'elle ressentait en tout cas. Chaque journée était devenue une corvée, chaque cours virait à l'enfer pour elle et toutes ses tentatives ne menaient à rien de bon. A quoi bon continuer alors ? Après des nuits d'insomnie sans pareille, Jade avait finit par se rendre à l'évidence, elle ne parviendrait jamais au même niveau que ses camarades. Autant chercher un travail dans le monde moldu pour aider sa famille, plutôt que de perdre son temps dans des rêves qu'elle pensait pouvoir atteindre. Bien sûr, envoyer ce courrier avait été un déchirement. C'était une page qui se tournait, se déchirait, brûlait dans d'atroces souffrances.

Mais personne n'avait comprit.
Personne n'avait vu à quel point ça n'allait pas, à quel point elle se sentait si... nulle.

Jade était douée avec les masques, elle l'avait toujours été, pas étonnant alors. Et puis, elle ne voulait pas se faire plaindre, ce n'était pas son but. C'est pour cette raison qu'elle n'avait prévenu personne, préparant ses affaires en cachette de ses camarades. La vie s'était poursuivie ce jour là, comme si de rien n'était, alors que dans la tête de la blairelle, c'était l'un des derniers jours qu'elle passerait à Poudlard. Si ce n'est le dernier.

Autant dire que les explications demandées par Miss Philaester ne l'enchantaient guère. Elle s'y attendait bien sûr, l'Italienne n'était pas bête. Mais expliquer les raisons de son échec ne faisait que le confirmer. Alors non, la nuit n'avait pas porté conseil. Elle avait été pire encore, mêlant regret et détermination à en finir avec tout ça, sans parvenir à faire pencher la balance d'un côté ou d'un autre. Comment croire qu'elle avait encore sa place alors qu'elle ne progressait pas ? Qu'elle régressait même parfois ? Au moins, ça lui éviterait l'échec des examens finaux... Tout cela n'arrêtait pas de tourbillonner dans sa tête, l'empêchant finalement de réfléchir correctement à tout ce cirque. La journée n'avait pas été plus glorieuse que la nuit, ses pensées ne cessant de filer vers le rendez-vous prévu après les cours. Comment était-elle sensée expliquer ce qui n'allait pas ? Elle qui avait si peu l'habitude d'avouer ses faiblesses, c'était une épreuve plus difficile encore. Et pourtant, il allait falloir la passer et convaincre la directrice adjointe que ça n'était pas qu'un simple désir d'élève déprimée. Elle avait tout simplement cessé de se faire des illusions.

Les journées de cours lui paraissaient très longues depuis de longs mois déjà. Comme si quelqu'un s'amusait avec le temps pour qu'elle subisse encore et encore ce qui la hantait vraiment. Ce jour là fut pire que tout. La perspective du rendez-vous lui nouait l'estomac et pourtant, elle avait hâte que ça soit terminé aussi. Drôles de sentiments, parfaitement opposés.

Et malgré toute la longueur qu'ils puissent avoir, les cours finirent par toucher à leur fin. C'est sans rien dire à personne et d'un pas machinal que la blondinette monta les marches menant au bureau de la directrice adjointe. Elle n'avait pas pour habitude de se rendre là-bas, n'ayant jamais eu de véritable raison. Après tout, elle était loin de l'élève perturbatrice. Sauf ces derniers temps, d'après certains professeurs... Au souvenir du dernier cours commun, Jade ressentit un frisson mêlant colère et dégoût. Dégoût des choses, des gens, d'elle-même. C'était sans doute ce qui avait provoqué sa décision finale, pour être honnête. Après avoir subit sans rien dire, le feu avait allumé la mèche et tout fait péter. Sans doute que cela surprendrait, pourquoi elle partirait, elle qui aimait tant les cours autrefois ? Ils ne se doutaient pas que tout cela était bien plus douloureux qu'elle ne l'affichait. C'est facile de prétendre. Jusqu'à ce que le maquillage coule et que le masque se casse. Alors, plus moyen de retourner en arrière.

Trois petits coups portés sur la porte du bureau. De quoi la ramener à la réalité. Elle était arrivée au bon endroit sans vraiment y réfléchir et avait entamé la rencontre sans aucune retenue. Tant mieux, à vrai dire. Si elle n'avait pas été dans un état second, elle aurait certainement eu beaucoup de mal à se manifester et ça aurait été ridicule. Quoi qu'il en soit, la porte ne tarda pas à s'ouvrir, la poussant à entrer alors que doucement, elle prenait une grande inspiration et sentait son coeur battre fort. Trop fort. A lui donner mal au coeur. Ignorant tout cela, la jeune fille referma la porte, n'ayant pas envie que quiconque entende. Et enfin, ses yeux se posèrent, l'espace d'un instant, sur la jeune femme qui lui avait donné rendez-vous... avant de se baisser, presque automatiquement.

- Bonjour Madame...

Elle ne savait pas trop quoi dire d'autre. Je suis là ? Me voilà ? Si fragile et si... non, pas le moment. Bref, ses mots se stoppèrent avant même d'avoir pu voir le jour. Difficile de savoir comment faire, quoi dire dans cette situation. Elle qui pensait ne jamais la subir eh bien... c'était raté. Alors, elle resta muette, joignant ses mains dans une danse nerveuse. Pourquoi avait-elle accepté de venir déjà ?
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Re: Bureau de la Directrice Adjointe
Azénor Philaester, le  Lun 06 Aoû 2018, 07:55


Que peut-il bien se passer dans l'esprit d'une jeune fille, si assidue, si sérieuse, pour qu'elle ait envie de tout quitter. Bien que la plus ancienne préfète de Poufsouffle ait l'air d'avoir prit sa décision, je ne suis pas du même avis. Bien au contraire, je me sens décidée à la faire rester. Bien qu'à la toute fin, la décision ne peut revenir qu'à ses tuteurs légaux, je ne veux pas qu'elle se sente ici comme dans une prison. Virer de Poudlard des éléments bien plus que perturbateurs et embêtants pour les cours, aucun soucis. Renvoyer à la maison une petite fleur qui n'a pas eu le temps de grandir comme elle en était destinée, ça me titille le coeur, et ce n'est pas comme ça que ça devrait se passer.
J'ai donc rendez-vous avec la jeune Jade ce soir, après ses cours, dans mon. bureau. Je ne sais pas vraiment quoi lui dire, par où commencer, je fais ce genre de chose au feeling, je sonde un peu la personne et puis je m'adapte. Je n'ai jamais eu de moments seule avec miss Wilder, bien que je connaisse tous mes élèves. Je la sais talentueuse, malgré ce qu'elle évoque, sérieuse, et ambitieuse. C'est pourquoi sa lettre m'a énormément étonné. Peut-être est-ce l'arrivée des nouveaux professeurs ces derniers temps qui bouleverse son quotidien. De toute façon, je ne vais pas tarder à le découvrir.

Occupée à l'extérieur pour divers rendez-vous, parmi eux le recrutement d'un nouveau concierge -l'idée n'est pas encore admise, c'est un projet qui prend plusieurs jours- je me dépêche de rentrer à Poudlard à temps pour mon entrevue avec Jade. Les talons claquent dans les rues de Londres, chemisier blanc, jupe de tailleur, habits qui se fondent parfaitement dans un lieu moldu. Seulement quand je trouve une petite ruelle déserte pour transplaner jusqu'à Pré-au-Lard, je peux enfin enfiler ma longue robe noire de sorcière et me sentir plus moi-même, Azénor Philaester directrice à Poudlard, école de magie de très grande renommée. Très grande renommée vous dites? Pas sur que cela n'ait pas changé. J'veux dire, y'a qu'à voir le comportement de certains élèves parfois, c'est à se demander si c'est pareil dans certaines écoles à l'étranger. Est-ce- un problème d'autorité, est-ce un problème purement générationnel? Des questions qui me font lever les yeux au ciel. S'affirmer, se montrer sévère et autoritaire dès le début, c'est tout ce qui compte. Sinon les élèves incendient les bureaux et répondent au professeur. Un soupir, enfin...

Après quelques minutes de marche, je me trouve enfin devant la porte d'entrée du château qui s'ouvre à ma venue. Une immense porte rien que pour moi, ehe. Je file vers les escaliers pour aller m'installer dans mon bureau, souffler un peu, boire un coup avec que la préfète ne finisse ses cours. Un coup d'oeil vers ma montre, j'ai une petite dizaine de minutes avant la fin des cours, donc une petit quart d'heure avant qu'elle arrive, je suppose.
En chemin, je rencontre quelques élèves qui ont déjà terminé les heures de classe pour aujourd'hui. J'aime penser que je suis une directrice adjointe appréciée, comme le fut Minerva. Elle a sa place dans mon bureau, cette grande dame. Directrice de maison, Directrice Adjointe, puis Directrice tout court. C'est assez innocemment que je suis son parcours, petit à petit. Elle était sévère et humaine, elle adorait ses élèves. Je m'identifie un peu à elle. Y'a plus qu'à virer Evan, prendre sa place de professeur de métamorphose, et on pourrait croire en la réincarnation!

Mot de passe à l'appui, je pousse la porte de mon grand bureau pour y retrouver Tatouine, endormie sur un oreiller. Elle a le don de toujours m'extirper un sourire. A peine un pas posé dans la pièce, elle tend l'oreille et se réveille, pour se jeter littéralement sur moi. Elle se fait vieille ma Tatouine, mais elle est si douce, toute blanche, avec ses poils longs. Je l'a prend dans mes bras, lui fais quelques petites caresses, et m'installe avec elle derrière mon bureau pour attendre la préfète.

Et enfin, Jade arrive. Trois petits coups toqués sur la porte et je l'ouvre de ma main manumage, pour découvrir une miss Wilder un peu, déboussolée je dirais. Un sourire au lèvres, je lui réponds: Bonjour Jade. Je vous en prie, asseyez-vous. Je lui montre de la main un des sièges disposés devant mon bureau. Puis je me racle légèrement la gorge, et sort une bouteille de jus de citrouille ainsi que deux verres, d'un tiroir de mon bureau. Tatouine elle, saute de mes genoux pour aller renifler la nouvelle arrivée. J'espère qu'elle n'a pas peur des chats, hmm. Peur des chats, un concept? Qu'importe. Je sers les deux verres et en tend un à Wilder. Puis, je reprends. Alors comme ça, vous vouliez quitter Poudlard? Sachez que je ne suis pas prête à vous laisser vous en aller! Vous êtes d'une aide précieuse en tant que préfète, et une élève dotée de très grandes capacités, même si vous ne voulez pas vous l'admettre, je vous l'assure.

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Re: Bureau de la Directrice Adjointe
Jade Wilder, le  Ven 10 Aoû 2018, 02:25

Lentement, les yeux de Jade parcouraient la pièce. Réflexe un peu bête, besoin de contrôler où elle se trouvait. Il faut dire qu'elle ne se retrouvait jamais dans ce genre de bureau. Elle n'avait jamais causé de problèmes à personne, pourquoi la convoquerait-on ? Hors de question de faire des conneries débiles dans le but de se faire remarquer bien entendu, ce n'était pas son genre. Et dire qu'il n'y a pas si longtemps, elle n'attendait qu'une chose: le renvoi de son débile de collègue. Sans doute avait-il été à sa place. Quoi que, elle n'en savait rien en fait et ça n'était pas à O'Toole qu'elle allait poser des questions. Moins elle le voyait, mieux elle se portait. Debout, sans bouger, l'Italienne observa la femme qui occupait ce bureau. Si Aaron était le directeur de l'école, Azénor contrôlait tout de même plus amplement la vie quotidienne. Y compris les problèmes en cours. Ah si elle savait à quel point les derniers avaient viré à l'enfer... peut-être qu'elle le savait. Là encore, elle n'était pas dans sa tête. Une chose remarquée cependant, la directrice adjointe n'était pas venue lui ouvrir. Et pourtant, la porte s'était ouverte. Fidèle à ses habitudes, la préfète pensa d'abord à un sort, puis à la possibilité que ce soit de la manumagie. Fascinant. Enfin, inutile de se concentrer là-dessus désormais, bientôt le monde magique serait derrière elle. A quoi bon s'y intéresser ?

- Bonjour Jade. Je vous en prie, asseyez-vous.

D'un hochement de tête, l'Italienne s'approcha du bureau qu'elle évitait jusqu'alors soigneusement, pour aller s'asseoir en face de la directrice adjointe. Son regard, d'habitude fixe, était alors fuyant. Il faut dire que ce qui l'amenait n'avait rien de réjouissant. Malgré que ses lettres soient sans appel, la décision prise était encore difficile à supporter. Parfois, sa raison lui hurlait de revenir en arrière, mais elle ne pouvait plus. Elle n'en avait plus l'énergie de toute façon. L'approche du chat la détendit légèrement. Il était particulièrement beau, la jeune fille aimait beaucoup les chats angoras et ce pelage immaculé était incroyable. Il devait être doux... N'osant d'abord pas toucher l'animal, elle finit par en avoir l'occasion lorsqu'il s'approcha plus près d'elle, ses doigts fins effleurant à peine le pelage. En effet, il était incroyablement doux. Petit sourire, esquissé, les animaux avaient vraiment un don.

Azénor, elle, semblait vouloir la mettre à l'aise, jus de citrouille à l'appui. Une fois le verre servit, Jade se força à sourire, histoire de ne pas se montrer impolie. Ce n'était pas ce qu'elle souhaitait, tout ce qui importait c'était d'acter cette décision au plus vite, histoire d'en finir. Mais elle était reconnaissante de la patience qu'on lui avait accordé. Alors non, pas d'impolitesse, surtout envers cette femme.

- Merci beaucoup...

Paroles presque murmurées, comme si elle avait mal à la gorge. A vrai dire, elle était plutôt intimidée, pas vraiment à l'aise dans cet endroit et par la situation. Il faut dire que ce rendez-vous allait totalement changer sa vie. Et pas du tout dans le sens qu'elle avait voulu prendre, des années plus tôt. La vie avait décidé de lui faire de vilains tours... Lentement, elle prit le verre tendu et le reposa devant elle après en avoir bu une gorgée. Ça n'améliorerait pas son mal de gorge imaginaire mais...

- Alors comme ça, vous vouliez quitter Poudlard? Sachez que je ne suis pas prête à vous laisser vous en aller! Vous êtes d'une aide précieuse en tant que préfète, et une élève dotée de très grandes capacités, même si vous ne voulez pas vous l'admettre, je vous l'assure.

Durant la nuit, Jade avait imaginé à de nombreuses reprises comment pourrait se dérouler cette entrevue. Des dizaines de scénarios, tous plus dingues les uns que les autres s'étaient bousculés dans son esprit tordu par l'incertitude. Et ces questions, elle se les étaient posées, encore et encore. Pourquoi partir, alors qu'elle avait de bons résultats et que dans l'ensemble, elle était plutôt appréciée de ses professeurs ? Forcément en se posant les questions, on trouve bien vite les réponses. Même si elles étaient difficiles à avouer. Prenant son courage à deux mains, l'Italienne hocha doucement la tête.

- J'ai de bonnes notes parce-que j'étudie... C'est la seule chose que je peux contrôler, la théorie sauve mes bulletins. Mais vous pouvez le demander à n'importe lequel de mes professeurs, avec une baguette dans la main, je ne vaut rien...

Déglutir lentement, au souvenir du dernier cours commun de vol et d'enchantements. Comme l'avait si bien dit De Lanxorre, elle ne mériterait même pas d'avoir une baguette. Mordant nerveusement sa lèvre, elle enchaina.

- Je ne suis pas au niveau, je ralentis les autres, même mes potions sont catastrophiques la plupart du temps. Je ne voulais pas me l'avouer mais je crois que la mascarade a assez duré...

Son ton était fatigué, lassé. Elle qui croyait tant en cet avenir radieux qu'elle avait imaginé à la découverte de ses pouvoirs était finalement tombée de haut à force de temps. Il y a encore peu, elle avait conscience de ses lacunes mais luttait toujours pour y palier, sauf que recevoir des critiques, encore et encore, sans compter tout le reste autour, avait finit d'achever le peu de courage qu'il lui restait. Ironique, en sachant qu'elle parlait à une Gryffondor. Elle avait parfaitement conscience que c'était lâche, mais on avait eu raison de sa volonté. Un point, cependant, important.

- J'adore être préfète... C'est tout pour moi. Et j'aurai voulu en être plus digne, mais en étant incapable de montrer un bon exemple, je crois que je ne le respecte même pas.

Bon, c'est là qu'elle se rendait compte que rien n'allait dans son discours. Que tout y était négatif, noir. Que lui arrivait-il ? Elle n'était pas comme ça avant, aussi défaitiste, aussi mal dans sa peau et dans sa robe de sorcière. Baissant à nouveau les yeux, l'Italienne soupira. Décidément, elle avait raison de craindre ce rendez-vous. Même si la directrice adjointe n'avait rien de méchant, Jade se chargeait elle-même de faire son purgatoire. Quelle ironie.
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Re: Bureau de la Directrice Adjointe
Azénor Philaester, le  Sam 18 Aoû 2018, 05:02


Parfois je hais le monde, et sa cruauté. Oui on dit bien que les impasses et les coups durs ça rend plus fort, mais qu'est-ce-qui pousse une petite fleur comme elle à vouloir tout abandonner. La magie est incroyable, elle change une vie, la rend meilleure, parfois. Si on trouve son chemin, sa voie, tout est plus simple n'est-ce-pas. Et plus j'y pense, plus ça me fait mal au coeur. Jade est une jeune fille incroyable, une élève consciencieuse, calme, réfléchie, une préfète hors pair. Et une alliée de l'Ordre dans lequel je fais partie. Elle occupe une place différente que certains élèves, à l'instar d'Alexeï, Ulysse, Alice, Ellana, et puis j'en passe. Perdre Wilder ce serait perdre une once de bonté dans ce monde et cette société qui part à la dérive. Je ne le permettrai pas.
Et puis décider de partir, de tout abandonner, de baisser les bras, c'est bien une décision de lâche, de personne qui ne veut plus se battre. Ça me fait grincer les dents; ça me fait me mordre les joues, et ça me dérange beaucoup. Je ne peux pas laisser faire ça, pas tant que je j'aurais tout essayer. Choisir les mots justes, les mots qui touchent et ceux qui font réaliser, qui permettent le doute et le choix logique, qui coule finalement de source.

Je l'entends déverser ses excuses aussi réfléchies les unes que les autres. Dans son discours, je ne trouve pas de réelle raison valable, simplement des phrases toute faite, bateau, et décevantes. Mais je la comprends, elle n'en peut plus, et choisir de partir c'est ce qu'il y a de plus facile à faire.
Je ne fais pas vraiment dans la douceur, ni dans les nian nian. Je pense que la vérité, et l'honnêteté c'est la meilleure chose que je puisse lui offrir à ce moment-même. Alors je prends une légère respiration, je pèse mes mots, je croise mes mains sur le bureau et perce son regard de petite princesse pour lui offrir toute ma reconnaissance et ma bonté. J'aime mes élèves, tous. Je les connais, je les regarde, observe, étudie. Chacun a son entité à part entière, sa petite case coincée dans mon cerveau, chacun à sa manière. Je ne suis pas devenue Directrice Adjointe par hasard, c'est bien ce que j'aime croire. Je pense qu'on m'a donné ce poste pour une raison particulière, redonner le sourire, redonner espoir. Du moins telle est la mission que je me suis confiée.

Jade, je ne veux pas que vous vous voyiez comme cela. Selon moi, ce ne sont pas des raisons valables pour abandonner la magie.
Vous vivez une période difficile, et j'en ai conscience. Mais je ne suis pas sure que tout abandonner est la meilleure des solutions. Bien au contraire. Relevez la tête, soyez forte, ayez confiance en vous, et vous savez, la roue tourne et un jour vous trouverez ce pourquoi vous vous levez le matin et tout sera plus beau. Je peux vous le dire, vous avez entièrement votre place ici, au château. Sinon vous n'y seriez déjà plus.
Aussi, le monde magique a besoin de gens comme vous, consciencieuse, motivée, prête à tout pour la justice. Je sens en vous une âme tourmentée qui n'attend que de pouvoir fleurir. Je ne peux pas me permettre de gâcher ce potentiel certain, Jade. Vous devez rester ici.


Je chope une bouffée d'air frais, calmement. Puis je reprends ma tirade;
C'est trop facile de vouloir tout quitter. Abandonner, c'est pour les faibles. Et vous n'êtes pas faible.
Ce qu'il vous faut, c'est une raison de rester. Celle qui balayera toutes les autres, qui font que vous voulez lâcher prise.
Vous savez, j'ai dis à une de vos camarades un jour, ces quelques mots de Shakespeare, un moldu qui a, à sa façon, changé le monde et sa vision, il y a bien des années: - Je me sens toujours heureux, savez-vous pourquoi ? Parce que je n'attends rien de personne; attendre fait toujours mal. Les problèmes ne sont pas éternels, ils ont toujours une solution, la seule chose qui n'a pas de remède est la mort. Ne permettez à personne de vous insulter, de vous humilier ou de diminuer votre estime de soi. Les cris sont l'instrument des lâches, ceux qui ne pensent pas. Nous rencontrerons toujours des gens qui nous considèrent comme coupables de leurs problèmes, et chacun aura ce qu'il mérite. Nous devons être forts et ressusciter des chutes que la vie nous impose, pour nous rappeler qu'après le sombre tunnel plein de solitude, de très bonnes choses viennent "Il n'y a pas de mal qui ne passe pas au bien".
Pensez-y.


Puis je termine mon long discours sur un sourire certain, et bien sincère, en sa direction. Je prie maintenant, qu'elle prenne la bonne décision.
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Re: Bureau de la Directrice Adjointe
Jade Wilder, le  Lun 27 Aoû 2018, 02:09

Jade avait un goût amer dans la gorge. Une sensation qui empêche de respirer correctement, qui donne envie de vomir et qui rend les paroles si difficiles. Expliquer ce qui n'allait pas était un chemin tortueux, avouer ses faiblesses n'était pas dans ses habitudes. Non, normalement elle se relevait et affrontait cette chienne de vie qui prenait un malin plaisir à lui mettre des bâtons dans les roues. Et pourtant, malgré qu'elle se soit toujours battue pour ce en quoi elle croyait et ce pourquoi elle rêvait encore... rien ne fonctionnait. La chute était encore plus difficile que la précédente, blessant, humiliant sans vergogne et sans répit. Encore et encore. Les années passaient, accumulaient les mauvaises choses, ne lui offrant que de rares moments de répit. Et vous savez le plus triste ? C'était qu'elle devait en louper plein, des bons moments. Avoir peur de soi, de son incapacité à faire les choses correctement, de ses facultés à tout rater en permanence et à éloigner chaque personne qui aurait pu l'élever et lui faire voir la vie autrement. Oui, elle avait loupé bien des choses. Et en quittant Poudlard, elle risquait bien de rater tout le reste de sa vie de sorcière. Cette vie dont elle avait rêvé, qui lui avait offert un nouvel espoir quand rien n'allait.

Mais cette espoir s'amenuisait, toujours un peu plus. Au fil des jours, des semaines, des années, ses capacités magiques n'avaient fait que stagner. Parfois, il y avait ces petits moments d'espoir qui lui faisaient croire qu'elle n'était pas anormale. Que rien ne clochait chez elle. Et pourtant il fallait toujours revenir à la réalité et se rendre compte que ça ne servait à rien. Ces derniers mois avaient été les pires qui soient, descendant sa confiance en un piqué mortel. Bien sûr elle n'était pas arrivée à ce résultat par elle-même, pas toute seule. Fort heureusement, sa volonté était plus forte que ses déceptions. Mais quand d'autres poids viennent s'ajouter à la charge déjà lourde, la balance finit par pencher du mauvais côté.

Tout ça, Jade le savait. Elle avait tout accumulé, toujours tout gardé en espérant que les mauvais jours passeraient enfin. Que ses efforts allaient payer et l'élever comme elle l'avait toujours souhaité. Mais ça n'avait pas été le cas et retranscrire tous ces sentiments, là, devant la directrice adjointe, ça lui nouait le coeur. Une certaine fierté sans doute. Une peur aussi, de voir ses faiblesses dévoilées à autrui et utilisées par la suite. Mais Azénor ne ferait pas ça, non. Elle n'était pas comme ça. L'Italienne ne la connaissait pas personnellement mais cela se voyait comme le nez au milieu de la figure. A chaque fois qu'elles s'étaient croisées, elle avait vu de la bienveillance mais aussi une justice sincère émaner de cette femme, qui elle au moins, semblait vraiment concernée par l'avenir de ses étudiants. En vérité, elle aurait dû prévoir que ça ne serait pas aussi simple de partir de l'école. Pas avec une telle barrière à franchir. Et les mots en réponse confirmèrent ce sentiment.

- Jade, je ne veux pas que vous vous voyiez comme cela. Selon moi, ce ne sont pas des raisons valables pour abandonner la magie.
Vous vivez une période difficile, et j'en ai conscience. Mais je ne suis pas sure que tout abandonner est la meilleure des solutions. Bien au contraire. Relevez la tête, soyez forte, ayez confiance en vous, et vous savez, la roue tourne et un jour vous trouverez ce pourquoi vous vous levez le matin et tout sera plus beau. Je peux vous le dire, vous avez entièrement votre place ici, au château. Sinon vous n'y seriez déjà plus.
Aussi, le monde magique a besoin de gens comme vous, consciencieuse, motivée, prête à tout pour la justice. Je sens en vous une âme tourmentée qui n'attend que de pouvoir fleurir. Je ne peux pas me permettre de gâcher ce potentiel certain, Jade. Vous devez rester ici.


Incapable de regarder la directrice dans les yeux, Jade gardait les siens baissés, légèrement déviés dans le vide. Chaque parole avait un sens, chaque mot résonnait dans sa tête. Elle n'y serait déjà plus... Dire qu'elle avait tant haït son ancien collègue, renvoyé alors de l'école. Et qu'à présent, elle était sur le point de partir de son plein gré. Autrement dit, elle ne valait pas mieux, bien loin de là. Bien sûr qu'elle regretterait, elle regrettait déjà avant même d'avoir mis un seul pied dehors. Mais il y avait tellement de fausses notes aussi, des choses qui n'allaient pas. Conscience motivée, pour quoi ? Quels résultats ? Ils étaient inexistants. Et la justice... Ses paupières automatiquement se fermèrent, comme barrière aux larmes qui piquaient les yeux et menaçaient de se dévoiler. Hors de question. Elle savait si bien les chasser, ces larmes qu'elle avait toujours retenues. Pleurer en secret, loin des gens. Loin des jugements. Pleurer était une preuve de faiblesse, elle refusait de faire ça devant la directrice adjointe. Elle n'en serait que plus pathétique. Répondre était presque au dessus de ses forces, pourtant son interlocutrice attendait sans doute quelque chose, des paroles, de meilleures "motivations" ou un "J'me suis trompée, pardon". Mais rien ne sortait et entendre le discours reprendre ne fut que soulagement. Ou presque.

- C'est trop facile de vouloir tout quitter. Abandonner, c'est pour les faibles. Et vous n'êtes pas faible.
Ce qu'il vous faut, c'est une raison de rester. Celle qui balayera toutes les autres, qui font que vous voulez lâcher prise.
Vous savez, j'ai dis à une de vos camarades un jour, ces quelques mots de Shakespeare, un moldu qui a, à sa façon, changé le monde et sa vision, il y a bien des années: - Je me sens toujours heureux, savez-vous pourquoi ? Parce que je n'attends rien de personne; attendre fait toujours mal. Les problèmes ne sont pas éternels, ils ont toujours une solution, la seule chose qui n'a pas de remède est la mort. Ne permettez à personne de vous insulter, de vous humilier ou de diminuer votre estime de soi. Les cris sont l'instrument des lâches, ceux qui ne pensent pas. Nous rencontrerons toujours des gens qui nous considèrent comme coupables de leurs problèmes, et chacun aura ce qu'il mérite. Nous devons être forts et ressusciter des chutes que la vie nous impose, pour nous rappeler qu'après le sombre tunnel plein de solitude, de très bonnes choses viennent "Il n'y a pas de mal qui ne passe pas au bien".
Pensez-y.


Faible... Faible... On lui avait toujours interdit d'être faible. Elle avait apprit à ne jamais l'être, à toujours se battre, pourquoi alors n'y arrivait-elle plus ? Pourquoi ça lui semblait tellement insurmontable ? Les poids s'étaient accumulés, encore et encore sans qu'elle ne trouve où les décharger, créant une masse informe qui représentait tout ce qui la dégoûtait d'être... elle-même ? Aussi incapable de progresser alors qu'elle faisait son maximum, et m*rde avouons le probablement bien plus que tous les autres élèves de cette école ? C'était elle, qui veillait tard et se levait tôt pour s'entrainer, elle qui ne prenait jamais aucun repos et utilisait ce temps pour tenter un quelconque progrès, elle qui faisait toujours de son mieux pour être la plus parfaite possible sans jamais y parvenir ! Alors bien sûr qu'elle était déçue, découragée et même en colère. Pourquoi tout cela ne menait à rien ?

- Peut-être que je suis faible... Que je ne suis pas à la hauteur...

Lentement, elle s'était pris la tête dans les mains, les pensées se bousculaient dans sa tête, entrechoquant sa volonté et le découragement permanent qui l'habitait. Partagée entre le besoin de parler et cette foutue fierté qui l'en empêchait. Elle pouvait bien dire ce qu'elle avait sur le coeur non ? Il n'y avait personne d'autre qu'elles là. Confiance, un peu, pour une fois.

- J'ai essayé. Vraiment. Ce Monde, c'est devenu mon nouveau rêve... Quelque chose de plus grand, de plus beau. Un endroit où j'aurai pu être... meilleure ? Mais c'était peut-être qu'un rêve. Depuis le début je suis en retard, je n'arrive pas aux bons résultats. Je voulais tellement faire mieux et pas être aussi... pathétique. J'ai jamais arrêté de lutter, jamais. Mais chaque jour, chaque cours, je comprends ou on me fait comprendre que j'suis rien. Que ça sert à rien. Je sais pas si j'ai la force de lutter encore ni si ça sert à quelque chose. C'est quoi, la raison ? Pourquoi rester dans un monde où je ne peux jamais rien faire... bien ?

Et d'un seul coup, même lentement, elle releva les yeux vers son interlocutrice, le regard chargé de questions, à la recherche de réponses. D'un besoin de s'accrocher à quelque chose de réel, parce-qu'elle n'avait pas envie de partir. Pas comme ça. Ses pieds l'enfonçaient dans un gouffre sans fin mais ses mains cherchaient un moyen de lutter. Des pupilles agitées par les doutes, par la peur de lâcher prise autant que de s'accrocher. Doute.
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Re: Bureau de la Directrice Adjointe
Azénor Philaester, le  Dim 21 Oct 2018, 18:42

sorry I'm late...

La jeune préfète semble boire mes paroles comme un enfant à qui l’ont apprendrait de nouveaux mots. Elle semble déterminée, comme fermée à toutes solutions que je lui propose. J’aimerais tant lui faire changer d’avis, lui faire comprendre que le monde n’est pas aussi dur qu’il n’y parait … Mais elle saurait que ce n’est qu’un mensonge. Jade doit s’endurcir, et ce, dès maintenant. Faute de quoi, elle risque de se faire manger aussitôt ses ASPIC en poche … Car oui, je suis persuadé qu’elle changera d’avis et qu’elle obtiendra son examen avec brio. Je n’accorde pas ma confiance aussi facilement, le fait qu’elle ait été nommée préfète peut d’ailleurs en témoigner.


J’écoute néanmoins ses arguments, tout en profitant du jus de citrouille que je nous ai servi. Il faut dire que je suis particulièrement fière de celui-ci, sans doute avait-il été préparé et mis en bouteille par mon serveur préféré, Alexeï. La jeune blonde semble découragée et n’a vraisemblablement plus la force ni l’envie de continuer à se battre. Ce qu’elle ignore, pour le moment, c’est qu’elle ne repartira pas de cette salle avec la même envie. Mon devoir de directrice adjointe de Poudlard était réellement d’accompagner mes étudiants, peu importe l’état d’esprit dans lequel ils sont. Et je compte bien ne pas déroger à la règle cette fois !

-Pas à la hauteur ? Savez-vous qui vous êtes miss Wilder ?
Presque choquée par ses mots, je la laisse néanmoins continuer sur une longue tirade. Elle m’indique qu’elle se sent comme plus bas que terre, que ses résultats ne sont pas à la hauteur de ce qu’elle espère … Pire encore, on lui ferait comprendre qu’elle ne sert à rien. J’essaye malgré tout de rester calme. Si une personne se trouve dans cette école, c’est bien qu’il y a une raison derrière. Jade est une sorcière. Peut-être n’est-elle tout simplement pas prête à accepter le pouvoir qui se cache réellement en elle.

-Je comprends où tu veux en venir Jade. J’ai plusieurs réponses à t’apporter. Tu manques de confiance en toi car celle-ci a été ébranlée par plusieurs événements. Je comprends bien que ceux-ci t’ont marquée et ont fait de toi la jeune femme que tu es maintenant, mais je vais te prier de ne plus jamais, au grand jamais, répéter que tu n’es rien et que tu ne fais pas les choses comme il le faudrait. J’ai regardé tes résultats. Je veille sur certains élèves et tu en fais partie car, contrairement à ce que tu pourrais penser, je suis persuadée que tu es liée à un grand avenir.
Je lâche ma chaise de directrice, parcourant les quelques pas qui me séparent de la jeune femme afin de m’installer à côté d’elle. Une proximité directrice – élève que je souhaite effacer. Tout du moins, pour cette discussion.

-Jade, regardes-moi. Ta place à Poudlard est légitime. Je n’ai aucun doute quant à tes capacités. Qu’elles se dévoilent maintenant, dans trois heures ou dans une décennie, qui sommes-nous pour juger les autres, et qui sommes-nous pour nous juger nous-même ? Je crois en la jeune femme que tu es. J’entends beaucoup du bien de tes professeurs, de tes camarades.
Je reprends légèrement ma respiration avant de continuer de plus belle.

-Je ne te laisserais pas partir. Cette décision est importante, autant pour toi, que pour les gens qui te sont proches. Pour moi également. J’ai placé ma confiance en toi car je sais que tu deviendras une femme forte en grandissant. Une grande sorcière. Tu as peur Jade, et c’est bien normal. Le contraire aurait été plus qu’inquiétant.
J’espère que mes mots vont réconforter cette âme en proie à de multiples questions et remise en question. J’ai toujours été proche de mes étudiants, et les savoir dans cette position me permet davantage de jouer mon rôle, d’accentuer cette proximité. Un peu comme un parent dans une école immense, ma porte a toujours été ouverte et mes paroles sont toujours là pour ceux qui souhaitent les entendre.
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Re: Bureau de la Directrice Adjointe
Azénor Philaester, le  Mer 14 Nov 2018, 23:26

rp ft. Aaron Jiménez
ps: Jade, tu peux clôturer le rp quand même si tu veux



Une note. C'est tout ce qu'elle a reçu. Tout du moins tout ce qui l'importe vraiment aujourd'hui. Aaron veut la voir. Jusqu'ici rien de très anormal. Sauf que Monsieur le Directeur en personne a planifié un rendez-vous pour cela. Un truc beaucoup trop formel pour être esquivé. D'habitude, se croiser au détour d'un couloir, une simple lettre ou deux trois minutes de discussions pendant les repas font largement l'affaire. L'Adjointe a proposé son propre bureau, comme pour inviter son collègue et confrère et le rendre à l'aise. Elle sent que quelque chose ne va pas... Ou alors à l'inverse, que quelque chose va très bien.
Un coup d'oeil à la pendule, Jiménez ne devrait pas trop tarder. Mais pour Azénor, qui dit rendez-vous formel, dit aussi tenue, et habitat approprié. Elle a revêtu, en dessous de sa longue cape de sorcière, son tailleur favori, et à noué ses cheveux en un chignon classe. Rien ne dépasse, elle est visuellement irréprochable. Elle a disposé, devant son bureau, les deux plus confortables fauteuils de la pièce. Pour enlever la distance et la table entre eux et leur prochaine conversation, elle s'est dit que deux fauteuils l'un en face de l'autre feraient parfaitement l'affaire. Sur son bureau, est disposée une théière magique avec deux tasses à thé, un coupelle de sucres et deux petites cuillères en argent. Elle a déjà tout prévu, elle veut aller droit au but. Une discrète fumée sort du trou de la théière et laisse s'échapper une douce odeur de menthe dans la pièce.
C'est à croire que mêmes les tableaux de portraits attendent l'arrivée d'Aaron avec impatience. Elle humidifie ses lèvres, et attend qu'on toque à sa porte. Au premier bruit, elle lui dira d'entrer.
Aaron Jiménez
Aaron Jiménez
Serdaigle
Serdaigle
Année à Poudlard : Aucune année renseignée

Matière optionnelle : Pas encore disponible

Spécialité(s) : Métamorphomage


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Re: Bureau de la Directrice Adjointe
Aaron Jiménez, le  Dim 18 Nov 2018, 14:25

PV Azénor P. Benbow.
Suite de ce RP.


Aaron avait mûrement réfléchi sur sa propre position. Son propre avenir. Ici, collé entre les murs humides du château. Une situation des plus délicates, qui l'avait déchiré intérieurement. Il avait l'impression de perdre un morceau de sa vie, de son passé. Il aurait aimé ne jamais avoir reçu cette lettre de son ami Alberto, directeur de Castelobruxo au Brésil. Comme tout le monde, il y avait une certaine finalité quand on était directeur. Une certaine finalité, une certaine fatalité aussi. Il arrivait toujours un moment où le temps avait raison de nous. Et le directeur brésilien prenait se retraite, une décision irrévocable.

Le sang-mêlé resserrait une dernière fois sa cravate avant de toquer à la porte d'Azénor P. Benbow, son adjointe (une collègue en or). C'était une sorcière assez incroyable. Fidèle à elle-même et avec des idéaux forts et justes. Une femme emplie de bonté. Et en plus de ça, elle gérait beaucoup de choses au sein-même de l'école et avait un rôle crucial pour son bon développement. C'était sans doute la candidate idéale pour reprendre le flambeau. Trois coups résonnent contre le bois de la porte. L'attente est interminable mais nécessaire pour se rappeler de ce qu'il avait à lui dire.
Azénor Philaester
Azénor Philaester
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Année à Poudlard : Diplômé(e)

Matière optionnelle : Pas de matière optionnelle

Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Coyote
Legilimens
Manumagie (Niveau 2)


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Re: Bureau de la Directrice Adjointe
Azénor Philaester, le  Dim 18 Nov 2018, 21:39

LA de Aaron


Elle souffle une fois, tout son air, tout en même temps. La pièce est parfaitement silencieuse, mais elle ne va pas le rester. Bientôt, les deux collègues seront face à face et parlerons business. Important business. Mais de quoi en particulier... Rien ne laisse paraître dans le comportement d'Azénor ces derniers mois, une quelconque raison de la délier de ses fonctions, ça elle en est persuadée. Mais alors qu'est-ce qui peut bien justifier un rendez-vous si formel...
L'Adjointe arrête de se poser mille questions, alors qu'elle entend des bruits de pas approcher. Il doit être derrière la porte. Quelques secondes, et elle l'écoute toquer. Elle se racle la gorge une dernière fois, et attend très peu de temps avec d'aller ouvrir à son supérieur. Un magnifique sourire un peu forcé s'installe sur ses lèvres alors qu'elle reçoit Aaron dans son bureau.
Elle l'invite à rentrer, à déposer sa cape s'il le désire. D'un coup de doigt manumage, elle allume la cheminée. Elle s'en veut presque de l'avoir oublier. Mais enfin. Désormais, tout est parfait. Bonsoir Aaron. Je vous en prie, asseyez-vous. Le ton, avec Jiménez, a toujours été très cordial. Bien qu'ils s'appellent par leur prénom, ils avaient préféré garder la distance du vouvoiement. Chose dont on aurait jamais parlé si on écrivait en anglais, puisque toute l'histoire se passe au Royaume Uni. M'enfin, ça fait du contenu.

Elle lui propose un thé, et la théière magique se soulève pour remplir -ou non- une petite tasse. Il peut, s'il le désire, ajouter du sucre ou un peu de lait. C'est lui qui voit, bien-sûr. Elle voulait qu'il se sente tout à fait à l'aise.
A peine s'est-il assit que Azénor, très curieuse, très impatiente, scrute son visage entier, presque discrètement, à la recherche d'un quelconque signe qui trahirait la raison de sa venue. Elle plisse un oeil mais se force à garder ce sourire angélique; la legilimens expérimentée perçoit bien que le pauvre est tourmenté... Vous vouliez me parler de quelque chose en particulier?



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