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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Le Parc
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Au bord de la fontaine
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Aliénor Oswald
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Re: Au bord de la fontaine

Message par : Aliénor Oswald, Ven 27 Jan 2017 - 20:50


Poudlard était gigantesque, des élèves de toutes les maisons grouillaient de partout et ce du matin au soir.
Aliénor était plus qu'impressionnée par toute cette vie, toute ces personnes qu'elle ne connaissait pas. Alors même si elle adorait vivre a cent à l'heure, il fallait que la jeune sorcière se retrouve un peu. En effet ces dernier temps sa vie avait beaucoup changée ... Alors elle s'était dit que prendre l'air lui ferait grand bien et quoi de mieux pour ça que le parc du Château !
Avec ses grands espaces et ces petits recoins discret ou l'on pouvait s'installer pour lire ou simplement rêvasser, Malgré le froid intense Aliénor ne percevait pas le moindre frisson, la jeune fille marchait pensive regardant autour d'elle toute les vue différente que lui offrait chacun de ses pas.

Au détour d'une allée, Al' fit un mouvement de tête vers la droite et y vit une jolie fontaine. L'endroit était très joli, elle s'y aventura pour inspecter de plus près. L'eau gelée de la fontaine formait une sorte de patinoire miniature, la fontaine brillait de mille et une paillette de gèle, les bancs en pierre quant a eux était chaud ... *Bizarre, sans doute un sort laissé il y a peu* Aliénor décida de s'y arrêter un peu pour réfléchir et se mit à penser à voix haute :


"Bon faisons le point, je n'ai pas encore d'amis mais l'endroit est super !
Les gens de me regarde pas comme-ci j'étais une paumé ...
Quelques gryffons m'ont même accordé un sourire. On est pas si mal en plus ici..."
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Kate E. Archer
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Re: Au bord de la fontaine

Message par : Kate E. Archer, Sam 28 Jan 2017 - 12:42


En cette belle matinée d'hiver, Kate décida d'aller se promener dans le Parc. Elle prit son écharpe, son bonnet, ses gants aux motifs de Gryffondor ainsi que ses bottines fourrées. Elle s'empara d'un livre qui parlait d'un grand mage du XVe siècle et qu'elle avait commencé il y a peu et ajusta ses lunettes de lecture sur son nez puis quitta la salle commune.

Elle décida de se diriger vers la fontaine qu'elle avait découvert au cours de sa troisième année, pour s'y poser afin de poursuivre sa passionnante lecture. Autour d'elle tout était gelé ou enneigé, les arbres, le Lac, la pelouse et même les vêtements des autres élèves qui se baladaient seul ou en groupe.
Kate souriait aimablement aux passants, elle adorait la neige ! Rien ne pouvait la fâcher durant cette agréable journée !
Elle se demanda même ce que faisaient les créatures qui peuplaient le Lac en ce moment, elles ne pouvaient plus remonter à la surface pour espionner les élèves et Kate n'allait pas pouvoir les admirer avant l'arrivé du printemps.

La jeune sorcière arriva bientôt au niveau de la jolie fontaine, à cette période de l'année elle ne pouvait plus cracher d'eau car elle était complétement gelée, mais Kate trouva que ça la rendait encore plus resplendissante. Avec tout ce givre, elle semblait étinceler comme un diamant. Kate décida de rajouter quelques spirales de glace à l'ensemble, pour le rendre encore plus beau.

- Aguamenti !

Des jets d'eau jaillir de sa baguette, elle la remua doucement et l'eau se déposa sur la fontaine glacée, se solidifiant presque sur le champs tant l'air environnant était froid.
Une fois son oeuvre achevé, Kate s'assit sur un banc de pierre masqué par un imposant buisson de houx, qui était étrangement chaud, repoussa ses longs cheveux d'un geste de la main, croisa ses jambes, réajusta ses lunettes et commença à lire.

" ...et c'est ainsi qu'il arriva dans le petit village. Il fut bien évidement accueillit en héros par les Moldus qu'il avait sauvé en affrontant cette terrible armée de Géants qui les menaçaient depuis des lunes..."

Soudain une jeune fille apparut, elle avait de longs et fins cheveux châtains et des yeux que Kate devina de couleur noisette. Elle n'était pas très grande, plutôt dans la moyenne et semblait du même âge que Kate.

" Tiens, je ne l'avait jamais vu dans la salle commune, ni même dans les dortoirs... " pensa t-elle.

La Gryffondor l'observa entrain de contempler la fontaine et crut lire de l'émerveillement dans son regard. Puis la jeune fille s'installa sur un banc, elle ne semblait pas l'avoir remarquer.

"Bon faisons le point, je n'ai pas encore d'amis mais l'endroit est super !
Les gens de me regarde pas comme-ci j'étais une paumé ...
Quelques Gryffons m'ont même accordé un sourire. On est pas si mal en plus ici..."

La jeune fille semblait faire un résumé, haut et fort de sa vie d'étudiante à Poudlard. Kate repéra son blason, cette fille était une Gryffondor comme elle. Elle hésita à aller lui parler, elle ne la connaissait pas et elle ne voulait pas faire mauvaise impression avec son physique.
Souvent les autres élèves l'évitaient car ils trouvaient qu'elle faisait un peu " pétasse " avec sa grande taille, ses cheveux soyeux et ses yeux bleu-vert.
Mais après tout pourquoi pas, Kate se savait jolie et elle l'assumait  et puis elle était sûr d'elle. Elle se leva son livre à la main et se dirigea vers la Gryffondor d'un pas assuré. Arrivée à la hauteur de la châtaine, elle agita la main en mode " coucou ".

- Bonjour ! J'espère que je ne te dérange pas. Je viens de te voir arriver et vu que tu es dans la même Maison que moi je me suis dis
" Eh ! Et si j'allais lui parler ! "


Kate sourit dévoilant ses dents, elle espérait ce lier d'amitié avec son interlocutrice. Cette fille avait sûrement un tas de choses à lui raconter ! Elle avait l'air très sympa, mais un peu méfiante.
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Galway Lynch
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Re: Au bord de la fontaine

Message par : Galway Lynch, Dim 19 Mar 2017 - 16:47


Prise de sujet, me MP si soucis

Entrainement


Avec par ordre alphabétique Mered Adand, Elizabeth Goodlynch,
Violet O'Toole, Asteria Rosier et Mathilde Yawnez

Le temps s’était réchauffé ces derniers temps, il y a quelques semaines à peine le parc était couvert d’un épais manteau blanc, et la fontaine à coté de laquelle Galway se trouvait était gelée, tout comme le lac. Et puis la neige avait fondu, les grosses averses avaient redonné sa couleur verdoyante à la pelouse, et des bourgeons apparaissaient sur les arbres.

Galway était arrivé très en avance et il était impatient de commencer à s’entraîner. Il avait eu cette idée en tête d’apprendre des sortilèges défensifs et offensifs presque depuis son arrivée à Poudlard, lorsqu’il avait vu dans les couloirs deux élèves qui s’apprêtaient à se battre en duel pour un motif assez flou. Mais depuis le dernier cours de défense contre les forces du mal, c’était devenu une nécessité. Le cours portait sur les duels, dans le cours précédent ils avaient vu des sortilèges de défense et d’attaque et ils avaient même subi le sortilège Terrorim, Galway en avait des frissons rien que d’y penser. Dans le prochain cours ils mettraient en pratique ce qu’ils avaient appris, et même si Galway avait un peu anticipé en apprenant à maîtriser Protego et Expeliarmus avant ce cours sur les duels, il avait pris conscience de son retard sur les autres et de la nécessité de s’entraîner avant le prochain cours. Et il avait besoin d’aide.

Il avait pensé à cet entraînement pendant toute la fin de la semaine, pourtant depuis son arrivée près de la fontaine ses pensées n’étaient pas tournées vers le sort Stupefix qu’il voulait apprendre, non, elles étaient tournées vers sa partenaire du jour, Mathilde. Elle lui avait adressé la parole lors de son tout premier cours, et durant plusieurs autres qui avaient suivi. Elle semblait s’intéresser à lui, et il ne savait pas pour quelle raison elle venait lui parler à chaque fois, c’était l’une des seules personnes à agir de cette manière avec lui.

Il ne se posait pas ce genre de questions avec Asteria, sa meilleure amie à Poudlard, les connexions qu’il y avait entre Galway et elle étaient plus qu’évidentes. Avec Mathilde c’était différent, mais il ne saurait pas expliquer pourquoi. Il trouverai sans doute la réponse à ses questions en passant du temps avec elle. Tout ce qu’il savait, c’est qu’il était content de partager cette matinée avec la brune, au-delà du fait qu’elle venait pour l’aider. Avec la cage qui contenait un lutin de Cornouaille qu’ils utiliseraient pour l’entraînement, il avait ramené tout son stock de Chocogrenouilles pour le partager avec elle.

Son arrivée le fit sortir de ses songeries. Il lui fit un sourire et un signe de la main, avant de lui tendre un Chocogrenouille.

-Salut, ça va ? Comme tu peux le voir je suis prêt à Stupefixier du lutin.
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Mathilde Yawnez
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Re: Au bord de la fontaine

Message par : Mathilde Yawnez, Sam 25 Mar 2017 - 22:03


Suite à l'initiative de Galway de faire un entrainement je me préparais pour descendre dehors où il m'attendait et où d'autres élèves devaient venir. 

Comme nous avions convenus je m'étais documenté sur certains sorts évoqués pendant le dernier cours et que nous voulions approfondir. 
Ragnarok et Stupefix avaient ainsi occupaient ma soirée d'hier. J'essayais d'apprendre la gestuelle et j'avais déjà produis le sort de Ragnarok. Enfin c'était plutôt des étincelles... 

Donc en cette douce matinée de samedi je retrouve mon ami Galway. 
Je ne sais pas ce qui m'a poussé au début à aller le voir. Peut-être le fait qu'il était seul? Je pense oui. Et depuis il est comme un petit frère pour moi. Enfin c'est comme ça que je le vois. C'est assez spéciale mais je tiens au petit serpent. 

En me remémorant les effets du Terrorim j'arrive devant la fontaine, lieu de rendez vous avec mon ami qui a l'air d'attendre. Une cage de lutins de cornouaille est à côté de lui. 

-Salut, ça va ? Comme tu peux le voir je suis prêt à Stupefixier du lutin.
Je souris. En général de nous deux c'est moi qui prend l'initiative de parler en première et là il commence. Ce n'est plus complètement le Galway seul au Trois Balais en cours de métamorphose. 
-Salut! Oui j'vais bien! Heureusement que tu es prêt à les stupéfixer. Ils n'auraient aucun scrupule à te faire voler et a te donner ainsi des oreilles... d'elfes.
Petit clin d'oeil au jeune serpent. Il ne faut pas qu'il ait peur non plus. Ainsi je sors ma baguette tandis qu'il me tend un chocogrenouille tandis que je m'assois sur le rebord de la fontaine. 
-Merci, tu veux la carte?
Je me redresse, en triturant dans ma poche un des parchemins sur Montem Tractus. 
-Bon bah on peut commencer. Tu veux tout de suite commencer par lancer le sortilège ou bien faire un peu de théorie sur toute les utilisations du sort et tout le bla bla?
J'attends la réponse du garçon en regardant l'eau de la fontaine couler.
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Galway Lynch
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Re: Au bord de la fontaine

Message par : Galway Lynch, Dim 26 Mar 2017 - 15:58


Les autres participantes ont mon LA pour faire dire à Galway qu'ils s'entraînent
pour le cours de DCFM et qu'il serait ravi qu'elles se joignent à eux.

La Serdaigle s’approcha et dit d’un air amusé.

-Salut! Oui j'vais bien! Heureusement que tu es prêt à les stupéfixer. Ils n'auraient aucun scrupule à te faire voler et a te donner ainsi des oreilles... d'elfes.


Pendant un instant Galway imagina la scène, deux lutins qui le tiraient par les oreilles et l’entraînait dans les airs jusqu’à ce qu’il les oreilles déformées. Ce devait être plutôt comique à regarder, pas forcément à vivre. Il rigola tout en se promettant intérieurement de ne pas laisser ces bestioles s’approcher trop près de sa tête.

Sa partenaire accepta la friandise et lui demanda s’il souhaitais garder la carte. Galway accepta avec reconnaissance, les cartes de sorciers étaient un moyen ludique d’en apprendre plus sur le monde des sorciers, et de rattraper ainsi le retard de culture magique qu’il avait sur les autres élèves. Il vit un sorcier qui filait dans les airs sur un balai, sans doute un joueur de Quidditch célèbre. Il faudrait qu’il essaye de monter sur l’un de ces machins un jour.

-Bon bah on peut commencer. Tu veux tout de suite commencer par lancer le sortilège ou bien faire un peu de théorie sur toute les utilisations du sort et tout le bla bla?

Galway avait réfléchit à la question pendant la semaine écoulée, il avait essayé d’anticiper la manière dont l’entraînement au Stupéfix allait se dérouler afin de se préparer mentalement, mais cela ne dépendait pas que de lui. Maintenant elle lui demandait comment il voulait qu’ils procèdent, alors il lui répondit.

-Concernant le sortilège je me rappelle de ce que tu as dit en cours, sur le fait que ça rendait la personne visée inconsciente pour quelques minutes et qu’il y avait un contre-sortilège, Enervatum. Mais je ne connaît pas le geste et…


Son expérience du sortilège Oppugno lui était revenue en mémoire. Ce sortilège là avait l’air plus puissant que le sortilège de harcèlement qu’il avait utilisé contre Azaël lors du dernier cours. Et puis il s’agissait d’une créature qui avait la possibilité de se déplacer face à lui, alors que lorsqu’il avait jeté l’Oppugno c’était soit face à un arbre qui ne pouvait qu’agiter ses branches, soit face à un élève paralysé par le Terrorirm.

-Je n’ai pas l’habitude de jeter des sortilèges offensifs, utiliser la magie pour attaquer c’est… enfin voilà je me demandais si tu avait l’habitude de jeter ce genre de sortilège, et ce que tu avais à l’esprit quand tu les jetais.

Il hésita quelques instants avant d’ajouter.

-Je préférerai que ce soit toi qui commence aussi, si ça ne te dérange pas.
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Re: Au bord de la fontaine

Message par : Violet O'Toole, Mar 4 Avr 2017 - 13:25


Avec le LA de Mered,


      Mered et Violet passaient beaucoup de temps ensemble depuis l'épisode "Terorim" du cours de Benbow. La déserteuse en avait été profondément marquée. Quoi qu'il en soit, en cette journée printanière, elles avaient décidées de prendre l'air dans le parc, d'aller papoter au bord de la fontaine. Elles parlaient de tout et de rien, pouffant de rire bêtement à des blagues d'enfants.

Violet avait le nez par terre, se baissant de temps à autre pour ramasser une fleur, une écorce, ou un joli caillou. Comme à son habitude, elle ne faisait pas vraiment attention à ce qui l'entourait, écoutant Mered qui était en grande discussion sur ce que "Maman" avait dit et fait à propos d'une fontaine, quand elles habitaient encore en France. C'est donc sans même apercevoir Mathilde et Galway qu'elles arrivèrent à destination.

En relevant les yeux, son sourire s'effaça et elle sentit son cœur bondir en elle ; deux élèves étaient un peu plus loin devant. Elle reconnut Mathilde, qui lui avait emprunté des outils pendant un cours de botanique, et Galway, dont elle se souvenait car il portait le nom d'une ville Irlandaise. Un souvenir du cours de défense qui avait eu lieu quelques jours plus tôt s'imposa à elle, une pointe de colère lui tordit l'estomac. Elle prit le bras de Mered qui se tut en relevant la tête d'abord vers sa camarade, et ensuite vers la fontaine et ses occupants. Elle aurait voulu faire demi-tour, mais après tout, ils étaient surement là par hasard, tout comme elle et sa copine. Contre toute attente, elle décida de s'approcher d'eux.

« V... Vous faites quoi ? », leur demanda Violet de but en blanc, sans trop se soucier de les interrompre ou non. Galway lui répondit très naturellement et avec aplomb qu'ils s'entrainaient pour le cours de DFCM et qu'elle pouvaient se joindre à eux si elles le souhaitaient. A l'évocation de ce maudit cours, l'estomac de la petite rousse se serra derechef. Elle ne savait pas si c'était une bonne idée, elle avait encore en tête Terorim, et elle se demandait si ils la jugeaient pour avoir quitté le cours... Elle ne voulait pas avoir une étiquette de "rebelle" qui ne lui correspondait pas, et peut-être pourrait-elle se rattraper ?
« Oui, d'accord. » répondit-elle après une seconde d'hésitation, posant un regard interrogateur sur Mered, attendant ou non son approbation.  
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Re: Au bord de la fontaine

Message par : Mered Adand, Mar 4 Avr 2017 - 18:20


LA de Violet accordé

Depuis l'incident en cours de Défense Contre les Forces du Mal, Violet et moi étions devenus inséparables. Des inconnus nous prenaient régulièrement pour des sœurs vu notre complicité. Nous nous complétions, moi j'essayais de la faire travailler, étudier la théorie, elle de me sortir de mes livres et de me faire découvrir le monde extérieur. Elle avait gagné ce jour-là, évoquant que même maman se reposait de temps en temps. Elle avait raison et la voir à mes côtés nuisait à ma concentration, aérer mes neurones ne pouvait me faire que grand bien.

Direction le parc. J'avais un bon guide, cette rouquine connaissait bien mieux les alentours du château que moi. Elle souhaitait aller proche de la fontaine, l'idée me séduisit tant la fraîcheur de l'eau me ferait du bien à la vue des rayons tapant du soleil. Pas facile d'avancer avec ce phénomène qu'est Violet. Un rien la distrayait, une fleur, un caillou, tout était merveilleux à ses yeux et représentait une œuvre d'art là où je ne distinguait qu'une banale pierre parmi tant d'autres. Elle était dans son monde nature et à en voir son sourire, elle s'y plaisait.

Je tentai de lui raconter une coutume moldue, lorsque les gens jettent des pièces dos à une fontaine et font un vœu. Je m'y étais essayé lors qu'une balade dominicale au Parc de la Tête d'Or quand j’habitais Lyon. J'avais quasiment terminé de lui raconté quand nous sommes arrivés à destination.

"... tu fais un vœu et tu jettes la piè..., Hé Violet doucement, tu vas où?", ma jumelle venait de m'agripper le bras sans me laisser finir ma description. A peine sur place, déjà en mouvement, cela ne lui ressemblait pas.

Elle m'emmena vers deux personnes, une camarade aigle et un serpent. Elle semblait les connaître contrairement à moi. A la fois surprise et déterminée, un "Vous faites quoi?" résonna dans l'air. Ils s'entrainaient pour le fameux cours désertée par mon amie. Erf nous qui étions venu se changer les idées. Là voici replongée dans cet évènement. Je vis à son visage son mal-être et improvisa un "Allons au bord du lac" afin de la sortir de cet endroit.

Je ne m'attendais pas à ce que le serpy lui propose de participer à cet entraînement et m'apprêtais à lâcher un Non merci dévancé par un "Oui d'accord" de mon binôme. Estomaquée, je n'avais pas envie de participer à cela. Pourquoi Violet avait accepté, nous avions reparlé à de maintes reprises de cet épisode. Plus de son initiative que de la mienne, elle n'arrivait pas à s'en défaire en se demandant toujours si elle avait prise la bonne décision. J'avais beau faire mon possible pour dédramatiser son acte, elle redoutait les conséquences et là dessus je n'avais aucun pouvoir.

Nous étions censés se détendre, s'amuser. Déçue de la tournure que prenaient les choses, je voulus rentrer au château retrouver mes bouquins, mon monde. La frimousse de cette rouquine m'appelait à l'aide du regard. Trop faible pour résister à cette bouille, elle avait gagné une fois de plus.

"D'accord on reste mais tu me dois un paquet de Chocogrenouille pour la peine!", lançais-je d'un ton directif.

Difficile de jouer la fille énervée. J'étais mauvaise actrice et de toute façon, j'étais prête à tout pour passer du temps avec ma copine, la sœur que je n'avais jamais eu. Violet le savait et accepta ce marché se mettant au garde à vous et me rétorqua d'un ton sec un "Oui chef!" Mon autorité naturelle ridicule, il ne lui fallut que quelques secondes pour briser sa posture et s'escalffer. Elle me transmis sa joie communicative et nous éclatèrent de rire comme deux idiotes. Au final, j’arborais une mine satisfaite, pratiquer c'était travailler, c'est moi qui tenait ma victoire.





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Re: Au bord de la fontaine

Message par : Asteria Rosier, Mer 5 Avr 2017 - 20:03


Asteria avait profité de son temps libre pour s’entrainer au vol. Elle avait passé plusieurs heures en l’air, sa batte dans la main, à taper dans une balle. Son rêve était d’intégrer l’équipe de Serpentard d’ici quelques années. Elle aimait le quidditch et ne se débrouillait pas trop mal. Ses parents lui avaient appris très tôt à voler et elle avait tout de suite adoré ça. Voler lui donnait un sentiment de liberté. Ça lui permettait d’oublier quelques instants ses soucis à l’école. Elle était toujours incapable de lancer un sort et était d’une nullité en cours. Sa timidité était handicapante à longueur de journée, elle bégayait dès qu’elle se sentait en insécurité, soit avec toute personne inconnue. Heureusement, elle avait Galway. Il l’aidait à surmonter tout cela. Sans lui, elle ne savait pas si elle aurait réussi à ne pas faire demi-tour et rentrer dans son pays. Sans lui, et sans son balai. C’était un vieux balai ayant appartenu à sa mère. Elle y tenait beaucoup et en prenait bien soin. Elle essayait d’aller voler un peu tous les jours, pour s’améliorer et se défouler.

Elle était descendue de son balai fatiguée, mais heureuse. Et c’est le sourire aux lèvres qu’elle se dirigea vers le château. Elle décida de se balader un peu, elle n’était pas pressée. Elle marchait, son balai à la main, le bout posé sur son épaule, sa batte de l’autre et son sac avec ses protections sur le dos. Elle regardait autour d’elle, admirait la nature. Le parc était vraiment magnifique. Les yeux fermés, elle respirait cet air merveilleux.
Elle fut tirée de sa rêverie par une voix qu’elle connaissait. Elle regarda devant elle et aperçu Galway, en charmante  compagnie près de la fontaine. Trois jeunes serdaigles l’encerclaient. Asteria n’en connaissait aucune, mais elles paraissaient toutes avoir 11 ou 12 ans. Intriguée par cet attroupement, elle s’approcha en souriant.

_ B-bonjour ! Salut Galway !


Ne sachant pas trop ce qu’elle devait faire ou dire, elle se lança :

_ V-vous faites quoi ?

Son ami lui expliqua qu’il s’entrainait pour la DCFM avec Mathilde, qu’il désigna d’un petit mouvement, c’était la seule non rousse du groupe, et que Violet et Mered s’étaient joints à eux. Il lui proposa de faire de même. La petite hésita. Elle avait vraiment besoin de s’entrainer, mais comment le faire quand on n’avait jamais jeté de sort ?

_ Pourquoi pas. Mais… tu sais comme moi que… je…

Elle avait légèrement honte de le dire devant les autres élèves, de peur de leur jugement.

_ Je n’ai jamais euh… jeté de sort. Enfin réussi.
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Re: Au bord de la fontaine

Message par : Evan, Mer 14 Juin 2017 - 16:12





Fin de soirée sous les étoiles
With Elly


Suite de puis de

Elle. Moi. Nous. Une journée, soirée, parfaite. Depuis ses prémices dans mon appartement, qui avaient mis fin à beaucoup de questions, d'incertitudes, quant à notre possible rapprochement. Après les blessures sanglantes sur nos vêtements, après les déchirures des anciennes vérités, nous nous étions finalement retrouvés, et unis.

Ébat passionné dans lequel nous nous étions soumis à l'autre, offert, sans rien attendre en retour que de la tendresse, gravée sur cette alchimie entre nous qui était perceptible depuis nos fondements. Ainsi, sur l'échelle brumeuse du temps, s'était écrit avec limpidité notre union.

Aujourd'hui je savais, je savais que j'avais trouvé celle à qui offrir ce que j'étais, avec qui partager ma vie. La femme que je voulais près de moi, que nul autre matin ne se lève sans elle, que nulle autre nuit ne s'écoule sans elle.

Nous nous étions trouvés, et, maintenant, nous ne voulions tous les deux qu'accompagner cet Autre. Moi, Elle, mon oxygène, le seul Avenir que je désirais. Et, depuis notre discussion quelques heures plus tôt, j'étais heureux, de savoir qu'on allait habiter tous les deux.

Puis, la suite de notre soirée. Son tour de garde, qui nous avait conduit à nous promener dans le parc, où il avait fallu que nous tombions sur Azaël. Alcoolisé évidemment. Le garçon avait renversé violemment Elly, j'avais eu un coup de sang, un sortilège de mort envoyé vers la forêt.

Puis on l'avait raisonné, et raccompagner vers son dortoir où il avait pu faire la découverte de ma double identité. Situation des plus étranges, mais légèrement amusante, dans laquelle nous nous étions retrouvés. Puis nous l'avions laissé, et j'avais alors proposé à ma moitié que nous retournions nous promener.

---

Le parc. L'odeur de la nuit qui nous embrassait de ses yeux lumineux. Les arbres qui discutaient à notre passage avec le vent. La lune qui composait sur ce bouquet un souffle de nacre étincelant. Et nous marchions, main dans la main, sourire aux lèvres et dans le cœur, sous ce refrain de nature qui s'embrasait aux liens de nos armures fendues.

Les yeux nageant dans le ciel, je m'évadais, alors que nous marchions tranquillement. Je me disais que c'était le plus beau jour de ma vie, près de celle qui était mon unique envie. Et les brises doucereuses qui balayaient nos cheveux m'emportaient sur bien des histoires que j'imaginais vivre avec elle.

Je me voyais déjà poser mes affaires chez elle, partager un toit où Nous prendrait tout son sens. Lui préparer à dîner lorsqu'elle rentrerait le soir, son petit déjeuner le matin que je lui livrerais au lit. Partager ses draps et sa douche quand l'Effervescence s'emparerait de nous. La regarder dormir sous des nuits malades. La réveiller le matin sous des jours ardents. L'embrasser avant qu'elle ne parte travailler. Le refaire en la voyant rentrer. Vivre à ses mots, à ses gestes, à ses lèvres, au rythme de son cœur auquel je me serais accordé.

Je m'imaginais, lorsque l'été serait arrivé, l'emmener en voyage. Que l'on parte tous les deux, à l'autre bout du monde. Découvrir des contrées riches, des paysages qui défieraient le Somptueux. Que l'on s'arrêterait près de cascades au débit à glacer le sang, qu'on trouverait des panoramas à en nicher des larmes au bord des yeux, que l'on flânerait dans des ruelles pittoresques d'une ville au charme ancien qui accompagnerait notre plénitude.

Nous passions quelques parterres de fleurs joyeuses, qui profitaient allégrement de l'éclairage et qui semblaient elles aussi, conquises à notre marche. Le renard et le Loup. Admiratives, souriantes à notre passage, comme si nous étions deux promis l'un à l'autre et qu'elles avaient entendu parler de notre venue depuis leur naissance, et n'avaient attendu que cela.

Comme celles rayonnantes où j'enfouissais mes yeux

Elly. Je reposais mon regard sur elle, alors que nous arrivions près de la fontaine du parc, où un timide chuchotement de l'eau se faisait berceuse des plantes à proximité. Donnant à cette petite place une allure de havre de paix où il était bon de se reposer, où les étoiles pouvaient se permettre de jouer de leur reflet sur la surface. Où la lune caressait de sa joue les petits cailloux qui trahissaient notre marche.

- On va se poser sur la fontaine ?

Ma belle acquiesça, et je l'emmenais à ma suite en tenant toujours sa main. Je m'asseyais alors sur le rebord et l'invitais à prendre place sur mes genoux. Je passais mes deux bras autour de sa taille pour la garder contre moi, posant mon menton sur son épaule droite. Le bruissement de l'eau derrière nous donnait une ambiance romantique à notre fin de soirée qui nous avait vu passer par de multiples émotions.

De notre promesse d'être à l'autre, de notre abandon à l'autre, de notre envie de vivre avec l'autre, de l'excursion dans le parc et notre rencontre avec Azaël, jusqu'à cette fontaine où nous nous trouvions maintenant. Je laissais un baiser sur son épaule, avant de lui parler en fermant les yeux, ne souhaitant que respirer son parfum, avec le murmure de l'eau et le consentement des étoiles.

- Parle-moi un peu de toi... Je me rends compte que j'en sais peu... Parle moi de ton enfance... D'où tu viens... Ce que tu aimes faire...

Rien d'autre n'avait d'importance. Je me foutais que les fleurs nous entendent, que les étoiles nous observent, que la lune joue à nous enlever sa lumière derrière les nuages. Seul le Renard comptait. Elly. La femme qui avait su m'apprivoiser. Et moi. Loup. Qui avait su l'apprivoiser.
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Re: Au bord de la fontaine

Message par : Elly Wildsmith, Dim 18 Juin 2017 - 0:18


Main dans la main, ils avaient repris le chemin de leur balade étoilée, malgré l’incartade d’Azaël qui avait failli tourner mal, au très mal. Il avait lancé un sortilège impardonnable et elle, de son côté, avait fait l’énorme bourde de révéler la double identité d’Evan. Elle s’en était voulu, et s’en voulait encore forcément. Elle les mettait en danger, lui comme elle, eux, liés par cet amour qui ne devrait pas existe mais qui subsiste malgré tout.

Elle s’en voulait mais lui, visiblement en tout cas, ne lui en tenait pas rigueur, et cela soulageait la jeune femme. Elle ne voulait pas que ce qu’elle avait vécu avec lui dans son appartement ne soit qu’un vague souvenir, qu’un maigre regret. Non, elle ne voulait pas que ces instants deviennent des souvenirs. Elle voulait qu’ils soient la pierre angulaire de leur histoire – puisse-t-elle être particulièrement longue et passionnelle.

Alors qu’ils flânaient dans le parc, doucement, écoutant silencieusement le bruit de leurs pas dans l’herbe humide, il repéra une fontaine et lui proposa d’aller s’y installer. Sans un mot, un seul sourire sur son visage, elle acquiesça à sa proposition. Le clapotis de l’eau avait tendance à bercer l’auror, un peu comme les battements de cœur de l’être qui lui tenait la main actuellement, et auquel elle adressa un sourire charmeur et charmé.

Arrivait à hauteur de la fontaine, Elly le regarda s’installé avant qu’il ne l’attire délicatement à lui, la faisant s’assoir sur ses genoux et verrouillant quasi instantanément ses deux bras autour d’elle. Elle ne put retenir un faible sourire de s’échapper de ses lèvres, adorant cette manière de faire qu’il avait avec elle. Délicat, tendre, affectueux. Elle avait du mal à concevoir que cet être là, capable d’aussi grande tendresse, soit capable de semer le chaos et la mort après son passage. Elle chassa cette idée aussi vite qu’elle était arrivée et se concentra sur ce qu’il était en train de faire, à savoir un léger baiser sur son épaule. Et puis une demande, légère, après tout ce qu’il avait vécu. Il s’intéressait à elle et à son parcours de vie.

Cette idée de parler de cela avec lui lui arracha un sourire étonné. Elle ne s’attendait pas vraiment à cela à vrai dire, mais il disait vrai. Jamais ils n’avaient vraiment parlé de son passé à elle. Ils avaient effleuré, en surface en tout cas, la tumultueuse histoire d’Evan mais jamais ils ne s’étaient intéressés à elle. Peut-être, se disait-elle, parce qu’il n’y avait pas grand-chose à en dire, pas d’histoire agitée à raconter, une vie simple, un peu banale ?

Elle cherchait dans son esprit ce qu’elle pouvait bien lui dire, il n’y avait, à son sens, pas grand-chose d’intéressant. Ou plutôt, ce qui aurait pu l’être s’était avéré être des mensonges. Elle avait grandi dans les Pyrénées, dans le mas familial ou poussait des oliviers centenaires. Elle aurait pu lui parler de l’odeur du linge propre que sa mère mettait à secher sous le soleil provincial. Elle aurait pu lui chantait le son des cigales qui, dès le soleil levant et jusqu’au soleil couchant, chantonne encore et encore le même refrain entêtant. Elle aurait pu lui parler de son départ précipité à Londres, de son arrivée trépidante à Poudlard. De son incompréhension. De ses recherches pour comprendre enfin pourquoi après 17 ans passés loin de sa famille sa mère avait voulu les retrouver. Comme si quelque chose avait changé. Et puis, elle aurait pu lui parler de sa sœur, Eurydice. Douceur brune aux effluves charmantes, qui ressemblait à l’exacte opposée de la brune, mais qui semblaient toutes deux liées, bien au-delà de leur lien de sang qu’elles semblaient se partager.

Elle aurait pu, choisir de lui parler de tout ça. Mais parce qu’elle pressentait que l’inquiètude qu’elle avait à propos de toute cette enfance qui semblait n’avoir été que poudre aux yeux allait provoquait une angoisse chez lui, elle se tut, et ne dit rien … quelques minutes passèrent et le silence commençait à se faire oppressant. Lui d’un côté cherchant à savoir qui elle était, ce qui l’avait construite. Et elle qui refusait de se confier à lui, non pas par manque de confiance mais parce qu’elle ne voulait pas crée de la colère en lui, elle voulait l’adoucir de tous ses propres mots, elle n’avait pas de raison d’y ajouter les siens.

Elle alla respirer un instant dans son cou, s’enivrant du parfum qu’il dégageait. Et puis, dans un sourire, elle lui raconta ce qu’elle aimait faire de ses journées. Des mots simples, gais, pas vraiment franc, qui cachait une vérité qu’elle aurait aimé oublier. « Tu sais, je passe la plupart de mes journées au bureau des aurors, je n’ai guère le temps pour le reste … » Des mots en suspens, elle évitait à tout prix de croiser son regard, suppliant pour qu’il ne cherche pas davantage du côté de sa famille.

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Re: Au bord de la fontaine

Message par : Evan, Dim 18 Juin 2017 - 11:11







J'attendais, silencieusement, humant le parfum de ma belle, qu'elle me réponde. Je m'interrogeais sur son passé. J'avais envie de tout savoir sur elle. J'avais envie, de connaître ses anecdotes d'enfance, de savoir ses rires qui avaient accompagnés ses pas, d'imaginer où elle avait vécue au travers de sa voix.

Je voulais tout savoir de celle qui allait accompagner ma vie, ma moitié, tout apprendre et tout connaitre. Ses erreurs comme ses réussites, ses regrets comme ses victoires, ses forces comme ses faiblesses. Ses envies comme ses désirs. Ses espoirs comme ses rêves.

Que je sache tout, que je la connaisse par cœur, pas seulement sa peau contre la mienne, les discussions de nos regards, ses sourires qui se cristallisaient sur les murs joyeux de mes souvenirs, ses lèvres dont l'enivrante douceur avait déjà gravé sa demeure en moi, mais tout, tout ce qu'elle était.

Je voulais qu'elle soit le seul livre de ma vie, et le connaître de bout en bout, chaque page, aussi bien les chapitres déjà écrits, que ceux que j'écrirais avec elle. Chaque mot qui la compose, comme ceux que je mettrais sur elle pour la composer. Chaque adjectif de ses idées, comme ceux qui l'écrivaient à ma Raison.

Des minutes s'effilèrent, pendant lesquelles j'étais dans mes pensées, et je l'imaginais elle dans les siennes, en train de tisser, les fils de son histoire qui deviendrait le film de ma soirée. De notre soirée. Comme terminer ce que nous avions commencé à bâtir en s'offrant un peu plus à l'autre dans ce que nous avions été.

Son visage vînt se perdre dans mon cou, et je laissais mes mains collées à son corps que je ne voulais pour rien au monde relâcher. J'absorbais un autre sourire de sa part et écoutais quelques mots qu'elle me lâchait à la volée. Comme des oiseaux qu'on libérait d'une cage pour les regarder s'envoler.

Elle avait répondu à côté, ce qui fit que je lui envoyais un regard étonné. Voulait-elle simplement ne pas en parler ? Où y avait-il quelque chose qu'elle préférait ne pas me dire. Je ne savais réellement comment interpréter tout cela, les minutes enfuies pour cette phrase qui me parlait davantage de son quotidien actuel, que de son passé que je cherchais à respirer autant que son odeur.

Je lui donnais un sourire léger suivi d'un baiser qui se voulait compréhensif. Après tout je ne comptais pas la forcer à m'en parler si elle ne le souhaitait pas, bien qu'intérieurement, cela me donnait davantage encore envie de savoir ce qui avait été son parcours jusqu'à ce qu'elle arrive à Poudlard où je l'avais rencontrée.

- Oui je sais... répondis-je sans quitter son regard noisette qui ruisselait d'une douce lueur sous ce ciel et l'éclairage qui le composait. Tu t'accordes quand même un peu le temps de sortir au milieu de tout cela ? J'aimerais bien que l'on sorte un peu tous les deux, aller respirer le temps de soirées dans les beaux coins de la capitale, que l'on s'évade le temps d'un week-end, et pourquoi pas voyager tous les deux cet été si jamais tu as un peu de temps libre comme moi... J'aimerais bien découvrir ce que le monde a de plus beau avec toi...

Je ne voulais pas trop discuter de son travail. Je ne voulais pas qu'elle s'imagine que je puisse vouloir lui soutirer quelques informations. Alors qu'au contraire, mon envie de passer du bon temps avec elle était tout ce qui m'animait.

Je me voyais l'emmener au quatre coins du monde, pour y trouver les plus belles sources de la magnificence de la nature. Visiter quelques monuments, voir les lumières allumées à des villes sur des nuits endormies, avec pour seul bagage sa présence.

Que la beauté du monde n'ait pas de secrets pour nous. Unis dans la contemplation. Dans l'osmose sensuelle qui nous caractérisait. Peindre nos Demains avec autant de sourires que je pourrais lui donner. Attacher dans ses yeux chaque jour des étincelles si douces pour qu'ils s'animent éternellement de cette lueur, dans laquelle je respirais en me sentant chez moi...
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Re: Au bord de la fontaine

Message par : Elly Wildsmith, Dim 18 Juin 2017 - 22:08


Musique

Ses mains toujours liées la maintenaient contre son corps qu’elle voulait sien. Leurs yeux s’échangeaient encore mille saveur, et elle sentit, dans le ton de sa réponse, qu’il s’interrogeait sur ce qu’elle refusait de lui dire. Et puis il dévia, sur une proposition intéressante, qui la ramena quelques instants aux chutes du Niagara où Artemis l’avait emmené.

Elle secoua sa tête pour chasser cette pensée, et avec un sourire lui répondit « ce serait avec plaisir, je dois pouvoir m’éclipser du Ministère quelques jours je pense … ». Elle ne savait pas trop, en fait, si elle le pourrait ou non, mais il y avait toujours la possibilité d’un week-end, s’enfuir avec lui, loin de tout cela, et ne gardais que leur histoire en ligne d’horizon.

Elle le fixait du regard et cherchait à comprendre comment tout pouvait être plus clair avec lui, alors que sa seule présence à ses côtés rendait les choses compliquées. Mais il avait ce don de la calmer avec ses simples paroles, ses gestes doux. Elle enfouie à nouveau son visage contre son cou, inspirant son parfum qui enivrait tout en elle et puis, elle se décida à parler. En quelques secondes elle avait changée d’avis, s’apprêtant à déverser le fleuve en apparence tranquille, de sa famille. Elle s’était dit qu’après tout, s’ils étaient prêts chacun à affronter leurs idéaux respectifs, alors cela ne lui ferais pas peur … Elle s’élança donc, le nez toujours enfoui auprès de son cou, ses doigts jouant sur son épaule.

- J’ai grandis dans les Pyrénées, en France, je sais pas si tu connais ? Mon père possédait un mas typiquement provincial, le genre de truc tellement coloré que cela donnerait le mal du pays à un britannique. Du orange partout, des volets verts ou bleus, parfois il changeait la couleur quand il devait les repeindre. Il y avait de nombreux oliviers …

Et l’auror ferma les yeux, tentant de se rappeler les moindres détails de ce mas qu’elle n’avait pas vu depuis quelques années déjà. Elle cherchait à se rappeler, ce parfum d’olive si subtil qui emplissait pourtant ses narines à chaque balade. Balade où le soleil tapait sur sa peau, provoquant tantôt des rougeurs tantôt un bronzage à faire pâlir d’envie les filles des îles. Et le vent, qui aimait froisser ses cheveux brun à l’époque …  La jeune femme ne put retenir un sourire à ces souvenirs qui remontaient en elle, comme un fléau qu’elle avait tenté de contenir jusque-là.

- Nous étions heureux, et puis un jour … ma mère a voulu tout quitter, revenir vivre à Londres alors qu’elle avait fui sa famille quand elle était enceinte de mon père. Je n’ai toujours pas compris pourquoi …  enfin …

Une pause pour assembler ses pensées. La cause de ce départ précipité pouvait-elle être l’existence d’Eury ? La brune au tempérament de feu qu’Elly avait découvert comme sa sœur quelques mois plutôt. Elle soupira. Peut-être se berçait-elle d’illusions quand elle espérait une famille unie ? Malgré l’amour qu’elle portait à ses parents – à son père moldu notamment – elle ne comprenait pas pourquoi ils leur avaient mentis. Pourquoi ils les avaient séparés ? N’aurait-il pas été plus simple qu’elles grandissent l’une avec l’autre ?

- J’ai trouvé une sœur … Eurydice … sans comprendre ni comment ni pourquoi elle était là maintenant … et pas avant ! C’est trop bizarre en vérité …


Dernière édition par Elly Wildsmith le Lun 19 Juin 2017 - 0:40, édité 1 fois
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Re: Au bord de la fontaine

Message par : Evan, Dim 18 Juin 2017 - 23:43







J'attendais sa réponse avec impatience, imaginant déjà parcourir le monde avec elle, et j'avais hâte de savoir qu'elle envisageait cela aussi. Car même si c'était seulement de ce soir où on avait décidé de vivre tous les deux, j'avais tout de même ces pensées qui allaient vers elle, l'envie de tout voir à ses côtés, tout ce que le monde avait de plus beau à apporter à nos yeux.

Parce qu'elle avait le don d'écrire avec son élégance mes sourires, avec sa beauté mon regard, avec ses gestes sur ma peau mes pensées, avec ses rires mes voyages, avec son odeur contre moi mes rêves.

Elle reposa sa tête dans mon cou, et je restais à la contempler, elle, splendide, sous les étoiles qui se battaient au-dessus de nous, à laquelle serait la plus près d'honorer sa beauté. Aucune en vérité. Elle était à mon cœur plus que les étoiles à la nuit, un voile de quiétude et un éclat permanent qui imbibait chacun de mes gestes et mon regard lorsque j'étais près d'elle.

Et elle commence alors à me parler de son enfance, pour mon plus grand plaisir. Elle a vécue en France et je ne peux m'empêcher de sourire puisque j'y avais aussi vécu quelques années. Elle me parle de la chaine de montagne qui avait eu la chance d'observer sa jeunesse.

Je mime un non de la tête à sa question, et la laisse m'emporter aux paysages qui l'avaient bercée. Je laisse échapper un rire en écoutant les descriptions qu'elle me faisait de la maison de son enfance, tout en la bâtissant dans ma tête avec les fils des pensées qu'elle m'offrait.

J'imagine les oliviers qu'elle me conte, et me vois un instant humer leur parfum qui n'était rien d'autre qu'un lointain souvenir pour moi, croisé dans un voyage dont j'avais oublié bien des étapes. Elle avait fermé les yeux et je voyais un sourire angélique qui s'emparait de son visage, l'imaginant enfouie dans ses souvenirs délicieux qui étaient encore en tableaux dans son esprit et son cœur.

Une brève image de bonheur, et la vérité ensuite sur un déménagement douloureux qui avait rompu ce charme qui avait auréolé fièrement son enfance. Et elle se tait à nouveau, semblant parfois se plonger dans des souvenirs plus crispants.

Et les mots sortent. Elle me parle d'une sœur, de sa sœur. Et me donne un prénom qui ne m'est pas inconnu. Eurydice. Et je repars un instant à la soirée au bar où je l'avais récupéré dans un sale état. Eurydice était présente justement ce soir là. C'était donc cela leur lien, elles étaient sœurs ?

J'avais un vague souvenir d'elle lorsque nous avions fait une petite excursion hors de l'Angleterre. Et j'entendais les mots de ma belle, qui me disait qu'en fait elle avait ignoré l'existence de sa sœur pendant longtemps. Je comprenais mieux ainsi pourquoi elles s'étaient vues au bar.

J'assimilais tout le puzzle qu'elle m'avait conté dans ma tête, établissant un semblant de schéma à mes pensées pour éviter de tout désordonner. Je laissais un baiser sur son front, comme voulant lui dire que je serais là pour l'aider à affronter tout ce qui se présenterait sur son chemin, sur notre chemin.

- Les Pyrénées... Ça doit être bien joli ! J'ai passé une partie de mon enfance dans les Alpes, mais je n'ai jamais été dans le coin où tu as vécue ! Pourtant j'imagine bien la maisonnette que vous occupiez à tes mots, et les oliviers que le vent devait s'amuser à faire chanter !

Je prenais une légère pause, avant d'aborder le sujet délicat qu'était la famille. Je ne savais pas vraiment ce que c'était puisque je n'avais pas eu la chance de connaître mes parents. Mais j'imaginais ce que ça pouvait être pour elle, aussi bien le déménagement soudain que l'apparition d'une sœur inconnue.

- Hum... J'imagine que ça a dû être un choc pour toi ! D'apprendre du jour au lendemain que tu avais une sœur ! Vous avez une bonne relation du coup ? Pour ce qui est du pourquoi, je ne saurais te dire, c'est bien quelque chose que je n'ai jamais eu le loisir d'étudier, une vie de famille...

Je pensais un instant, à mes parents. A cette image trouble qui me revenait encore parfois, dont j'ignorais si c'était leur vrai visage où seulement un assemblage de mon esprit pour me donner une illusion à poser sur leur nom. Car au fond c'était tout ce que j'avais eu d'eux, leur nom. Le reste n'était qu'un flou complet, entre des secrets et des mensonges bien gardés. Je laissais un nouveau baiser à son front avant d'orienter légèrement différemment la suite de la discussion.

- Et alors dans le cadre idyllique de ton enfance ? Au milieu de ces paysages qui devaient être époustouflants au point d'en faire sourire les rétines, que faisais-tu ? Qu'avais-tu comme passion pour t'occuper ?

Je voulais tout savoir et ne rien oublier d'elle, graver chaque instant comme si je les avais vécus avec elle. Tout comme elle trouverait réponse à chacune de ses questions, à chacun de ses désirs, et une amarre à chacun de ses rêves, tant qu'elle serait près de moi.

Je posais un instant ma tête contre la sienne, profitant uniquement de la nature. L'eau derrière nous qui suivait le même tempo comme un ruisseau qui dessinerait quelques esquisses sur des pierres. Le léger vent qui baladait quelques mèches de nos cheveux comme des brindilles se feraient trimballer. Et au-dessus la lune qui souriait en spectatrice privilégiée, heureuse d'avoir eu pour cette représentation son billet.
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Re: Au bord de la fontaine

Message par : Elly Wildsmith, Lun 19 Juin 2017 - 0:41


Il se laissa un instant bercer par les souvenirs d’enfance de l’auror, et cette dernière sentait qu’elle pouvait l’emmener avec elle au travers de sa mémoire. Qu’il était là à lui tenir la main, pendant qu’elle voguait au grès du vent dans le linge fraîchement étendu par sa mère. Un sourire innocent aux lèvres tandis qu’elle l’écoutait parlé d’Eurydice.

Et son ton la ramena à la réalité, se rendant compte qu’elle se plaignait d’une enfance pourtant heureuse à cause de non-dit et de déni alors que lui, de son côté, n’avait pas eu le loisir de bénéficier de la même chance. Elle soupira de sa stupidité, espérant ne pas l’avoir blessé. Elle avait le don de se louper en sa présence, comme s’il changeait tout en elle, comme s’il était capable d’annihiler son contrôle d’elle-même. Pour ne rien arranger il indiquait désormais de lui-même qu’il n’avait pas eu cette joie.

Exaspérée par son propre comportement, l’auror se redressa, la mine confuse et complètement défaite, le sourire envolé vers d’autres cieux. Elle savait pourtant son passé trouble et son enfance étrange, il lui avait raconté lors de leur première soirée qui avait eu lieu dans son appartement … un mince sourire se dessina sur ses lèvres et des mots simples franchirent ses lèvres

- Oh … je suis désolée Evan … pardonne moi …


Plus le temps passait et plus ses sentiments avaient tendance à sortir de manière exagérés. Avant jamais l’auror ne se serait laissé aller à ce genre d’extériorisation amoureuse. Avant Evan elle avait aimé oui, mais de manière plus discrète, moins passionné. Son histoire avec le professeur la rendait fusionnelle, il exaltait le moindre sentiment qu’elle pouvait ressentir.

Une nouvelle fois, elle s’installa à califourchon sur ses genoux, pivotant légèrement de sa position initiale. Elle adorait cette manière de s’installer sur lui pour plusieurs raisons – toutes plus futiles les unes que les autres – mais la proximité, le fait qu’elle puisse le regarder dans les yeux, qu’elle puisse voir son visage tout entier faisait partie intégrante d’eux. De leur histoire. Depuis la première fois après ses aveux de vérité. Imitant les gestes qu’elle avait eu quelques minutes plus tôt, elle pris son visage entre ses mains, caressant la naissance de sa mâchoire puis sa nuque. Elle finit par poser son front contre le sien, fermant les yeux sur ses émeraudes.

- Evan … tu finiras par oublier tout ça … je … je te promets … tu connaitras ce que c’est d’avoir … une famille heureuse … je … je ne sais pas ! Enfin si … je sais ce que je ressens pour toi Evan. Je sais mes sentiments et leurs forces

Et plus elle parlait, plus les larmes coulaient, silencieuses. Débordant de ce trop-plein d’amour, de passion, de sentiments qu’elle ressentait à son égard. Elle ne savait quoi faire pour panser ses plaies, elle voulait être celle qui lui permettrais d’oublier ce passé tumultueux, qui lui permette de connaitre et d’apprécié la lueur qu’elle voyait briller en lui.


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Re: Au bord de la fontaine

Message par : Evan, Lun 19 Juin 2017 - 11:12







Je restais plonger à la regarder, inlassablement, elle était un paysage dont jamais je ne me lasserais. Un parfum qui ne cesserait de me faire voyager. Et je vis son visage qui changeait d'émotions à mes mots, comme si elle avait senti que quelque chose m'avait gêné.

J'eus un regard surpris, car ses mots ne m'avaient en rien dérangés, je n'avais pas de mal à parler de mon passé, aussi triste était-il. Elle se redressa et s'excusa, me demandant pardon comme pensant m'avoir offensé.

Je n'eus le temps de répondre que je la laissais s'installer sur moi, assise face à moi, et la douceur de ses mains vînt envelopper mon visage, comme la clémence du ciel caressait de son aura éclatant tout le château.

Tout s'évaporait lorsque nous étions ainsi, lorsque ce contact qui enchantait mon cœur comme les musiques les plus palpitantes se faisait. Tout prenait un sens près d'elle. L'envie même de mon existence se dessinait à chacun de ses sourires, de ses regards, ou même de ses larmes qui me paraissaient semblables aux miennes.

Je laissais ses gestes m'enfermer dans ce qu'elle était, dans cette tendresse à en faire pâlir une mère et son enfant, dans cette osmose unique qui nous reliait, comme si tout autour semblait s'accorder, au-delà de la Nature qui nous contemplait.

Font contre front, je fermais les yeux juste après les siens, dans ce moment de communion si parfait, qui effaçait les parchemins les plus douloureux par des écritures magiques empreintes de passion et de complicité. Elle et moi.

Je me laissais bercer à ses mots, m'évadant au rivage qu'elle me faisait entrevoir. Elle me promet que je saurais... Ce que c'est que d'avoir une famille heureuse... Et mon cœur partit sur une mélodie irrationnelle... A envisager, ce que serait, de fonder une famille avec elle. Et des larmes perlèrent...

A imaginer ce que serait, le bonheur de l'avoir jusqu'à la fin de ma vie à mes côtés.... Le cadeau que serait d'être une famille avec elle, de lui donner un enfant... Et ses derniers mots... Cette déclaration de ses sentiments, finirent de fendre mon cœur qui se refermait sur elle, la gardant à l'intérieur comme la seule personne qui le faisait battre.

Des larmes s'enfuyaient de sous mes yeux clos, glissant jusqu'à mes lèvres. J'entendais aussi à sa voix qu'elle pleurait également, unis dans l'émotion d'un avenir commun que l'on désirait tous les deux aussi ardemment qu'une chaleur au quotidien.

J'ouvris mes yeux humides et voyais toujours son visage fermé, et ses perles qui coulaient elles aussi à ses lèvres. Alors je remontais mes mains jusqu'à son visage, faisant nos deux fronts se détacher pour qu'elle ouvre ses yeux baignant dans la sincérité.

- Elly... Je t'aime... Je t'aime et je veux tout avec toi... Fonder une famille avec toi... Et être ton bonheur... Que tu sois le mien... Jour après jour... Je ne veux que cela... Être avec toi, une famille, pour toujours...

Comme pour sceller cette promesse que je lui faisais, j'allais l'embrasser langoureusement, unissant une nouvelle fois nos lèvres, mais aussi nos larmes, qui apportaient un goût salé et ô combien délicieux à notre baiser.

Dans ce souffle de notre désir commun, d'être à l'Autre, de vouloir l'Autre, et peu importait nos différences. Du moment que l'on était ensemble. Je prolongeais ce baiser avec une passion folle, gardant mes deux mains à son cou comme pour que nous ne nous séparions jamais.

Entre nos larmes et nos sentiments réciproques, je sentais cette symphonie incroyable qui me traversait, toutes ces notes que je partageais avec elle, ses mêmes envies d'avenir, cette Terre merveilleuse qu'on construirait à deux, puis peut-être plus tard à trois.

L'envie que toujours soient unis nos corps, soient unies nos lèvres, soient unies nos mains, soient unis nos souffles, soient unis nos regard vers le même chemin, soient unis nos sourires vers Demain, l'envie que soient unis nos doigts...

Après de bien longues secondes, que les étoiles avaient su apprécier pleinement, que le murmure de l'eau s'était tu pour observer, que la lune avait tout noté sur son carnet de nuages pour s'en souvenir, je desserrais notre étreinte, laissant plusieurs petits baisers à ses lèvres, autant de "Je t'aime" que mon cœur et mon corps lui criait avec franchise.

- Je ne veux que toi... Je veux Tout... Du moment que c'est avec toi... Je n'ai besoin que de toi...
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Re: Au bord de la fontaine

Message par : Elly Wildsmith, Mer 21 Juin 2017 - 15:12


Des minutes défilèrent sans que rien ne vienne troubler la quiétude de l’eau. Elles s’effilochaient comme si de rien n’était, ignorant l’Ombre qui tenait entre ses bras la Lumière. Ignorant les ténèbres des uns et des autres, pour ne les laisser qu’un, unis dans un amour le plus pur, le plus sincère.

Un mouvement aérien, des mains d’Evan jusqu’au visage d’Elly. Instinctivement elle rouvrit ses yeux sur ceux, émeraude, de son compagnon. Une vague de chaleur la parcourue, tant elle aimait l’homme qu’elle avait en face d’elle. Etrange sensation qu’elle n’avait pas ressentie jusqu’à alors. Etrange phénomène qui semblait se dérouler dès lors qu’ils échangeaient en toute sincérité.

Enfin, elle l’entendit prononcer son prénom et une nouvelle vague se déclencha en elle. Il avait ce don de pouvoir maitriser le moindre de ses sens, le moindre sentiment. Comme la colère qu’elle avait eue, plutôt dans la soirée, contre Azaël et qui était redescendue dès lors qu’il avait posé sa main sur elle.

Et elle écoutait chaque mot qu’il prononçait, chaque parole qui sortait de ses délicieuses lèvres. Elle avait rêvé de cet instant, idolâtré une vie avec lui, et voilà qu’à présent elle y était rendu. Un fin sourire se dessina sur le visage de l’auror, avant qu’il ne s’approche subtilement et l’embrasse avec passion.

Elle était envoutée par ses yeux, par ses paroles mais d’autant plus encore par ses gestes, et le baiser langoureux qu’il lui donnait, révoltait tout en elle. Une inspiration profonde en s’enivrant du parfum de l’être aimé. Et à son tour elle l’embrassait avec une fougue non dissimulée. Le contact doux et chaud de ses mains sur son cou lui retira un frisson délicat, l’extase à portée de main.

Et puis, comme si cela était assez, il desserra son étreinte et l’auror en fit de même à contre cœur. Une nouvelle fois, il lui déclara dans une phrase enflammée qu’il ne voulait qu’elle, qu’il n’y avait besoin que d’elle. Un sourire vint illuminer le visage de la blonde et une lueur s’alluma dans ses yeux. Elle répondit avec un mot simple, plein de sens pourtant «idem » comme si tout se suffisait tant qu’elle était avec lui.

Et puis, dans ce simple murmure, elle fait balader ses mains sur son visage, en observant le moindre détail. Un nouveau sourire à mesure qu’elle le regarde et dans une contemplation presque idyllique, elle lui lance, à demi amusée, à demi amoureuse :

- T’es beau !
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