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L'arrière boutique
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Lydia Czainska
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Re: L'arrière boutique

Message par : Lydia Czainska, Mer 21 Sep 2011 - 0:27


Kimoka savait qu’elle n’aurait pas du venir ici aujourd’hui. A quoi bon faire tourner une boutique qui n’a pas de gérant ? Néanmoins la jeune femme ne pouvait se résoudre à garder les portes de la boutique de magie noire closes. C’était en postulant pour ce job qu’elle avait rencontré Will, et elle ne comptait pas laisser son commerce mourir avec lui. La seule chose qu’elle voulait voir crever à cet instant était l’espèce d’ivrogne à moitié borgne (le tout est de savoir si il reste un œil et demi ou juste un demi œil, bref.) qui commandait pour la cinquième fois un whisky pur feu et une citronnade. La vendeuse avait eu beau lui expliquer que : un, ces boissons n’allaient pas du tout ensemble- deux, dans son état ça risquait fort d’être « le verre de trop » (ce contre quoi elle n’avait aucune objection bien qu’elle eu tout de même préféré qu’il achète deux trois babioles avant de clamser) et que, trois, le bar se situait cinquante mètres plus loin.

« Madeumoisell’ je voudrais, un verre de whisky et de la citronnelle… Euuh citronnade ! »

Et de six. La vendeuse le dévisageait, un sourcil levé et affichant une expression qui voulait clairement dire « Barre toi direct de cette boutique ou j’te découpe en morceau et j’en fais des croquettes pour veracrasses. ». La porte s’ouvrit et elle reconnu le cadet des Lievitch. Kim ne changea pas d’expression.

« Bonjour, bienvenue à la boutique d’ac-ce-ssoi-res de ma-gie noi-re, articula-t-elle à l’attention du clodo qui encrassait son comptoir. »

Mais le gryffy ne l’écoutait pas. Du moins il ne lui répondit pas et se contenta d’indiquer -avec une certaine autorité- qu’il était temps pour le client du mauvais établissement de tracer sa route s’il ne voulait pas qu’on lui indique –par la force- le chemin. A peine les deux sorciers étaient ils seuls dans la boutique que le professeur lui indiqua de le suivre dans l’arrière boutique. Kim savait que lui et Will étaient proches, et qu’il n’aurait sans doute pas refusé l’accès aux coulisses du magasin à son ami fourchelangue. Pourtant la jeune femme ne put s’empêcher de marmonner « Allez y faites comme chez vous », et ce n’est qu’au prix de gros efforts pour se contenir qu’elle ne leva pas les bras au ciel pour exprimer son exaspération.

L’ex magenmage devait l’avoir entendu car il faisait vraiment comme si la boutique lui appartenait. Ainsi il se servit dans la réserve et bu quelques verres du Whisky du propriétaire, comme si la vendeuse n’était qu’un accessoire de plus dans la remise. Un fantôme aurait eu plus d’attention, c’en été vexant. Elle avait beau avoir intégrer le fait que le sorcier garderait cette attitude hautaine envers elle, aujourd’hui elle n’était pas du tout d’humeur à se faire prendre (sans ambigüité) de haut. La jeune slave n’attendait, qu’une chose : qu’il mette les voiles afin qu’elle puisse rejoindre le QG des aurors où les enquêtes qui s’y déroulaient lui permettraient d’oublier un peu la mort de Will. Enfin pas sûr. Entre travailler dans la boutique du défunt ou traquer ses complices –dont celui qui lui avait lancé le sortilège de mort-, tout semblait la ramener vers le souvenir de M.Black.

« Will.. est mort. »

L’attention de Kim, qui sortie brusquement de ses pensées nombrilistes, se reporta sur le jeune homme en chemise blanche. Elle le détailla d’un regard incompréhensif. C’était donc la raison de sa venue ? Il aurait pu s’abstenir. L’auror était au courant, étant dans ce couloir ce soir là. Elle l’avait vu mourir de ses yeux et n’avait ni besoin ni envie de ressasser cet événement avec les proches du défunt, qui eux pouvaient dormir sans être assaillit du flashback teinté de la lueur d’émeraude.

Chassant cette étrange jalousie, elle remarqua qu’Ismaël semblait exténué. Visiblement cette perte l’affectait beaucoup. Ça pouvait se comprendre vu les relations que les deux hommes entretenaient. La serpy aurait presque pu faire preuve de compassion s’il n’avait pas été l’ignoble savant fou qui l’avait changée en bimbo décolorée.

La sorcière s’approcha avec l’intention de tapoter l’épaule du cadet Lievitch. Vous savez le geste que font les hypocrites pour vous consoler alors que tout leur visage irradie à quel point ils vous trouvent pathétique. Bref, c’est l’impression qu’elle voulait donner, feignant que son cœur de pierre demeurait in-affecté, jusqu’à ce que le gryffy reprenne la parole.

« D’après son testament, il me lègue la Boutique, et donc, vous devenez officiellement mon employé. Néanmoins, il désirait aussi vous faire quelques cadeaux…»

Chaque muscle de la jeune femme se contracta. Mention spéciale pour ceux de la mâchoire. Elle dégluti avec difficulté. De tout les sorciers d’Angleterre il avait fallut que ce soit cet hautain jeune homme qui prenne la place de Will. Le choc de se savoir maintenant travailler pour le fourchelangue occulta la mention de « cadeau » de l’esprit de Moka. Elle babilla une sorte de caquètement protestataire et inintelligible tandis qu’Ismaël sortait la paperasse officielle. Il entreprit de la lire et la serpy l’écouta avec les sourcils aussi hauts qu’on aurait pu penser qu’ils cherchaient à s’envoler

« D’après la volonté de feu Will C. Black, Kimoka Czainska hérite de la propriété du défunt à Godric’s Hollow, Vampir’s Manor, ainsi que de tout les animaux et meubles assimilés à la résidence. Cet acte prend effet immédiatement après que la dite Mlle Czainska ait signé en bonne et dû forme le présent document.»

Le menton de la blondinette se logea dans son cou et elle jeta un regard de merlan frit au messager divin (avouez que passer de savant fou à messager divin en quelques minutes, n’est pas à la portée de tout le monde). Sans rien dire, la vendeuse récupéra le parchemin et la plume qu’elle approcha de son visage, maintenant aussi livide que ce papier qui allait faire d’elle, jeune sorcière de vingt deux ans, une propriétaire terrienne dans le village le plus huppé de la communauté magique de Grande Bretagne.

Elle lut à plusieurs reprises les lignes inscrites à l’encre noire. Le document était officiel comme l’attestait le cachet ministériel qui l’accompagnait. Difficile pour l’auror de réaliser qu’une signature la séparait du droit de propriété du manoir de son ancien patron. Du manoir d’un mangemort. Du manoir d’un tueur. Un léger frisson la parcourue des orteils jusqu’au bout de ses doigts, qui s’apprêtaient alors à signer le papier du notaire.

« Excusez moi monsieur Lievitch, mais, sans vouloir dénigrer vos compétences il me semble que vous n’avez jamais été relié aux affaires des notaires, et que de plus, à la suite des dernières élections *que vous avez perdues*, vous n’avez plus rien à voir avec le ministère *pour l’instant*. Sans vouloir être offensante *ou si peu*, j’aimerai donc connaître les raisons qui ont apporté ce document entre vos mains *puissantes et habiles*. »

A la seconde où le dernier mot s’échappa de ses lèvres maintenant légèrement plissées en un sourire à la limite entre le sadisme et la sincérité, la serpy leva la tête du parchemin et posa un regard insistant sur le beau brun. Pourquoi est-ce qu’elle chipotait ? Tout d’abord parce que c’est une chieuse. Ensuite parce que le sorcier avait l’air épuisé, donc bonus point dans la catégorie brisage de parties gonadiques, et troisièmement, sa formation chez les aurors lui avait appris à faire preuve de minutie et de rigueur à chaque fois que l’occasion se présentait.

Elle se servit un verre avec la bouteille qui entaée par Ismaël et pris place dans un fauteuil poussiéreux qu'elle fit venir d'un recoin de la pièce par magie. La polonaise, une fois confortablement assise un verre à sa portée, croisa les bras en veillant à ce que la plume de paon ne tache pas son chemisier, et attendit ainsi une réponse de jeune homme. Après quoi seulement elle signerait l’acte de succession et fermerait la boutique pour la journée, histoire de se libérer suffisamment tôt pour l’enquête qui l’attendait à Woodstuff.
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Roxanne Jones
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Re: L'arrière boutique

Message par : Roxanne Jones, Mar 8 Mai 2012 - 13:26


Rp Unique
C'était quelques temps avant l'assaut d'Hollow Bastion par les aurors. La pluie battait son plein dans l'obscurité de la nuit grandissante. Elle s'éclatait sur les pavés du Chemin de Traverse déserté dans un fracas assourdissant. Calfeutré sous une lourde capeline et coiffé d'un vieux haut de forme miteux qu'il avait dégoté aux puces moldues, Elwaen avançait le pas lourd dans la rue. Il entendait la pluie frappait violemment sa cape mais ne la sentait pas, n'y faisant pas attention. Il tachait de voir où il mettait les pieds mais les trombes d'eau étaient tellement dense qu'il n'aurait pas été surpris de voir passer un ban de poisson devant lui, à hauteur de visage.

À travers la pluie, la lumière disparaissait, comme noyée. On ne voyait donc pas à plus de trois mètres devant soi. Une telle réduction de visibilité était étouffante pour l'ancien serpentard qui rêvait continuellement de liberté. Il ne sentait pas trop à l'aise en ces moments. Redressant la tête pour voir où ses pas l'avait mené, il vit une petit silhouette sombre, dont les traits étaient mangés par l'obscurité, qui traversait la rue en courant à l'appel d'une femme. Sa mère sans doute, ou bien sa femme. Qu'en savait-il ?

Sur le chemin, le jeune auror avait repensé à tout ce qui lui était arrivé depuis sa sortie de Poudlard, notamment aux derniers mois qui furent assez intenses. Il était arrivé tant de choses, parfois capitale pour son nouveau travail. Soudain il s'arrêta. Et le temps autours de lui s'arrêta également. La pluie cessa de battre contre sa cape, son visage, désormais à découvert ne ruisselait pas d'eau. Il avait la bouche grande ouverte, les yeux écarquillés. Figé. Il était comme pétrifié par ce qu'il venait de réaliser.

C'était pourtant évident. Pourquoi n'y avait-il pas pensé plus tôt ? Il était devenu auror après, certes, et sur le moment il n'y avait pas pensé. Mais il avait reçu des informations capitales de la part d'un des suspects numéro un du moment. Alors qu'il y repensait, cela lui sembla tout de suite plus clair. Rien qu'avec ça, il pouvait la coincer. Il aurait du y penser avant. Un sourire fier et mesquin se traça sur son visage et Elwaen repartit alors. La vie reprit son court sur le Chemin de Traverse et la pluie battante se mit à fouette le visage radieux de l'auror.

Il orienta ses pas vers... vers où ? Il ne pouvait pas se contenter d'arriver fine fleur au ministère et de dire à Lydia, sa chef « tiens au fait, j'ai tout ce qu'il faut pour faire tomber Matthews, et sûrement Clélia Skywolf. Des preuves ? Euh... » . Non c'était tout bonnement impensable. Il n'y avait que lui qui pouvait l'affirmer, car lui seul avait été là et s'en souvenait. C'est justement à ce moment là qu'il tiqua. Il fut frappé de la deuxième révélation de la journée. Décidément, il était productif en ce moment. Tournant les talons, Elwaen partit à toute allure vers l'allée des Embrumes, où se trouvait la boutique d'accessoires de magie noire. Bon c'est vrai que pour un auror, ce n'était pas forcément l'endroit le plus approprié, mais la boutique permettait aux deux membres de la police magique, qu'étaient Elwaen et Lydia, de surveiller de près ce qui s'y passait. Et tout le monde ne savait pas forcément qu'il n'était pas que de simples commerçants. En tout cas, cette boutique leur offrait un stock considérable d'objets qui leur étaient bien utiles. Pour l'heure, Elwaen songeait à une pensine, et un lot de fiole à souvenir. Cela suffirait sans aucuns doutes à prouver ses dires.

Il arriva aux abords de la boutique au pas de course. Il fourra ses mains dans ses poches pour y trouver les clés du local qu'il sortit en vitesse. Il ouvrit l'accès privé de la boutique et y pénétra. Sans oublier de refermer derrière lui, le jeune vendeur fila dans la réserve, au fond de l'arrière boutique. Des objets tels que la pensine ne devaient pas être exposés au grand public. Leur puissance, et surtout leur valeur était trop importante. Elwaen fouilla dans les étagères pour y trouver ce qu'il cherchait. D'un coup d’œil, il repéra un petit paquet de fiole, fraîchement livrés et encore emballées dans leur craft ficelé, qu'il saisit au passage et fourra dans sa poche de cape. Il trouva une sorte de petite coupe plate et argentée dont la surface contenait un liquide qui ne semblait pas déborder. L'objet était de petite taille, à peine plus grande qu'une assiette commune. Satisfait, Elwaen la saisit et se dirigea vers la sortie. Alors qu'il glissait le trousseau de clé dans la serrure pour rouvrir, il s'arrêta. Il fallait qu'il consigne la sortie de marchandise dans le registre, sinon Lydia pensera à un vol. Laissant les clés sur la porte il fit demi-tour, alla jusqu'au comptoir et signala son retrait. Une fois les choses faites dans les normes, il se sentait beaucoup mieux, ou moins coupable de son emprunt.

Il retourna à la porte, la déverrouilla, sortit, referma et dans un craquement sourd, avalé par la pluie, il transplana pour ne pas perdre plus de temps.


Suite du rp ici
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Lorcan Sarhtorian
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Re: L'arrière boutique

Message par : Lorcan Sarhtorian, Lun 28 Mai 2012 - 12:37


Lysander écouta attentivement les réponses de sa supérieure hiérarchique. Le prix restait raisonnable pour un tel objet, et s’il était utile, la somme serait, en comparaison, particulièrement dérisoire. Il ne laissa rien paraître de ce qu’il pensait et acquiesça discrètement à chaque chose qu’il apprenait. Le tribut mensuel serait probablement facile à trouver là où lui avait dit Lydia… Enfin, de toute façon, il ne l’achetait pas pour lui, et donc ce serait au propriétaire de faire le nécessaire. Le connaissant, s’il y avait à l’avenir des meurtres en séries chez les moldus ou chez les sorciers, vidés de leur sang, il ne faudrait pas chercher bien loin.

Force était de reconnaître que Lydia n’avait visiblement pas testé elle-même le casque, et ignorait certains de ses effets. Soit ! C’était son droit, d’autant plus que sa proposition permettait de combler ce manque. S’il essayait lui-même le casque, il pourrait tester son efficacité, et pourrait faire un rapport bien plus détaillé… Ce serait plus plaisant pour son cher frère, et ça lui ferait économiser un temps précieux. Rien n’était plus précieux que le temps d’ailleurs, surtout pour quelqu’un comme Lorcan. Il ne fallait pas le gâcher, car chacun en disposait de si peu que c’en aurait été un crime.

L’auror pêchait par son manque d’attention, et il faillit ne pas savoir où aller pour essayer cet artefact magique. C’aurait été bien dommage, pourtant, de rater une telle occasion. Le visage inexpressif, comme à son habitude, l’homme aux yeux rouges contourna le comptoir lentement, comme pour s’attarder dans cette partie de la boutique regorgeant d’un grand nombre d’objets on ne peut plus pratique.

Tant de choses à découvrir parmi le nombre de ces objets, des effets variés, des utilités qui le sont tout autant… Bref, de quoi stimuler la curiosité de tout un chacun. Une fois la porte passée, Lysander déboucha sur ce qui semblait être la réserve, c'est-à-dire un véritable fatras de ces objets assez mal rangés, pour ne pas dire complètement dispersé. Il haussa un sourcil, restant presque muet d’étonnement. Comment une boutique aussi mal rangée pouvait fournir à la demande, et à la seconde, ce que l’on cherchait ?

Enfin, du moment qu’elle lui apportait ce qu’il cherchait, rien ne le dérangeait. Mais la question était : où chercher ? Après tout, Kimoka…non, Lydia, puisque telle était son nom dorénavant, l’avait invité à venir dans cette pièce, mais ne l’avait pas spécialement renseigné sur la suite des évènements. Devait-il chercher ? Ou la propriétaire de la boutique de magie noire viendrait par la suite lui apporter l’objet ? A moins que ce ne soit quelqu’un d’autre.

L’auror remarqua alors une personne qui se trouvait là et qu’il connaissait.C’était bien quelqu’un d’autre que Lydia et donc, forcément, le seul vendeur de la boutique, mais surtout un de ses collègues parmi les aurors.

-Elwaen ? C’est toi qui vas t’occuper de ma commande ? demanda Lysander en connaissant parfaitement la réponse.

[Désolé pour ce rp médiocre, mais j’ai déjà pris trop de retard]
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Kao Snape
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Re: L'arrière boutique

Message par : Kao Snape, Dim 9 Sep 2012 - 21:58


[PV avec Maria Vladescu]

Le soleil arrivait à son point le plus haut, ce qui indiquait que la matinée touchait à sa fin. C'était donc l'heure pour Kao de prendre sa pause déjeuner. Elle servit le dernier client du magasin et se rendit dans l'arrière boutique pour souffler un peu. Elle avait beaucoup de choses à faire ces derniers temps et la fatigue se faisait donc ressentir. Le travail de vendeuse lui prenait la majeure partie de son temps et bientôt, le travail d'Auror occupera une grande place dans son planning également. En effet, la jeune femme est en train de passer sa formation d'Auror et ne devrait donc pas tarder à en être une à part entière. Tout ceci était fatiguant, mais elle aimait ce qu'elle faisait. La vendeuse avait pris ses marques dans la boutique de magie noire et prenait son job très à coeur. Elle commençait à connaître la boutique comme sa poche et se sentait presque comme chez elle. Enfin, elle était quand même bien contente de rentrer chez elle le soir pour retrouver son petit-ami et son confort. Cela ne faisait pas très longtemps que Joe et elle était ensemble mais elle ne le quitterait pour rien au monde. Tout se passait bien entre eux pour le moment, en aucun cas elle ne voudrait gâcher ça.

Arrivée dans l'arrière boutique, l'ancienne Poufsouffle s'assis dans un des fauteuils et prit une tasse de café en espèrant que ça la réveillerait un petit peu, puis passa un coup de fil à Joe pour lui raconter sa matinée, comme elle le faisait presqu'à chaque fois. C'était devenu instinctif. Une fois raccroché, elle lança un Accio pour faire apparaître le journal du jour afin de lire les actualités.
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Sloan Wentz
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Re: L'arrière boutique

Message par : Sloan Wentz, Ven 14 Sep 2012 - 17:54


Cela faisait plusieurs heures que Maria était entrée dans la boutique. Elle était même arrivée en avance, non que cela lui déplaise ! Elle adorait ce métier.
Elle avait servi et conseillé quelques clients, puis fait des comptes et épousseté certains objets mis en vente.
Enfin, les ventes commencèrent à s'espacer peu à peu. Lorsqu'elle vit la deuxième vendeuse prendre sa pause, cela confirma ce qu'elle pensait : l'heure était venue pour elle d'aller souffler un peu dans l'arrière boutique.
La blonde laissa donc le propriétaire s'occuper des rares clients qui oseraient peut être s'aventurer ici, le midi de surcroît, et poussa une petite porte.
L'ancienne Serpentard détailla du regard l'arrière boutique, puis remarqua Kao.

"Bonjour !Lança-t-elle joyeusement à la future Auror.

Les deux jeunes femmes ne se connaissaient que très peu, mais cette pause le leur permettrait peut être...
Dans l'attente d'une réponse, elle s’installa dans un fauteuil vert émeraude et saisit une tasse de café, savourant le liquide chaud qui se propagea peu à peu en elle.
Le regard de la vendeuse se posa vers la fenêtre. Deux vieilles sorcières hystériques s'y battaient, autant avec des mots qu'avec des sortilèges inventifs. La scène était si pathétique; mais fréquente; que Maria retint un rire.
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Kao Snape
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Re: L'arrière boutique

Message par : Kao Snape, Sam 15 Sep 2012 - 14:34


Cela faisait plusieurs minutes que Kao lisait son journal tranquillement assise sur un des fauteils de l'arrière boutique lorsque quelqu'un entra. C'était Maria, l'autre vendeuse de la boutique d'accessoires de magie noire. Elle lança un bonjour d'une manière plutôt enjouée, puis alla s'installer sur l'autre fauteil de la pièce. En toute politesse, Kao répondit à sa collègue, elle ausi avec un sourire aux lèvres.

- Bonjour !

Elles avaient été embauchées en même temps dans le magasin par Lydia, l'ancienne propriètaire. En effet depuis quelques temps déjà, Paul Hiddleston, un anicen Auror, avait repris le flambeau. Cela faisait donc un petit bout de temps que les deux jeunes femmes travaillaient ensemble mais elles ne s'étaient jamais vraiment parlées pour autant. L'ancienne Poufsouffle savait juste par déduction qu'elles avaient à peu près le même âge et qu'elle était à Serpentard lors de ses études à Poudlard, c'est tout.
Maria avait pris une tasse de café et regardait par la fenêtre tout en rigolant d'une scène qui se passait apparement dehors. Visiblement, elle allait elle aussi passer sa pause ici. C'était une occasion pour Kao de faire connaissance avec sa collègue et puisqu'elles étaient là toutes les deux, autant parler.

- Ca c'est bien passé ta matinée, t'as pas eu trop de clients à t'occuper ?

Kao attendit une réponse de la jeune femme et posa son journal ainsi que sa tasse de café désormais vide sur la petite table située juste en face de son fauteuil.
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Re: L'arrière boutique

Message par : Invité, Mer 21 Nov 2012 - 1:02


Réserve

Pour plus de discrétion, les objets les plus dangereux sont acheminés dans une réserve secrète aménagée dans le sous-sol du magasin et uniquement accessible via un passage secret dissimulé derrière le comptoir. Son accès est protégé par une incantation magique et c’est sans doute pour cette raison que le Ministère n’est jamais parvenu à fermer l’établissement et qu’il est aujourd’hui une référence en la matière.

Si vous n'êtes pas accompagné d'un vendeur, il n'y a donc aucune chance que vous y accédiez. Effectivement, seules les baguettes de notre personnel sont habilitées à enclencher le mécanisme d'accès à cette salle et il faut respecter une procédure bien précise.

Mais si par chance vous êtes un jour invité à vous y rendre, par exemple dans le cas d'une commande particulière, vous vous retrouvez dans le véritable temple de la magie noire. C'est ici que sont entreposés nos objets les plus dangereux et qui font souvent l'objet d'une répression de la part du Ministère de la Magie : flacons de sang de licorne et d'autres créatures, œufs de dragon, crabes de feu maintenus dans un état hibernation, filet du diable, potions illicites, ...
Code original © Gloire Lecomte
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Alexie Scott
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Re: L'arrière boutique

Message par : Alexie Scott, Mar 14 Jan 2014 - 19:52


[Autorisation de Junie pour poster dans la réserve. Droit au libre arbitre tout au long du rp]

« She could be the one »

Pv : Junie Shape ♥
Le mot écrit et le stylo rangé, je quittai le UTB sans regret. Toute cette histoire était désormais derrière moi. Je ne devais plus y penser. Être mère n'était pas ma destinée. J'espérai seulement que Holly ne m'en veuille pas de l'avoir abandonné, même si personnellement, j'en doutais énormément. Je fus moi même abandonnée quelque temps après ma naissance, et je haïssais Erina de m'avoir chassé de sa vie avant que je fasse pareil,  vingt ans plus tard, quand cette dernière tenta d'entrer dans la mienne. Pourquoi avais-je réagi comme cela ? Tout simplement, parce que ma rancune était plus importante que mon envie de la découvrir. Je commençais à comprendre ma mère biologique, j'avais enfin un point commun avec elle. Nous avions toutes les deux abandonné notre fille, malgré la divergence des raisons. Je fus abandonné à cause du statut social de mon père et des croyances auxquelles mon grand père portait beaucoup d'importance. J'abandonnai ma fille car je ne pouvais plus assumer la personne avec qui je l'avais faite, je ne pouvais pas assumer que son père soit une ordure.

J'arrivai sous peu sur l'Allée des Embrumes. Mon coeur saignait toujours autant et les larmes ne cessaient pas de perler. Je baignais dans mes vêtements. Les habits que je portais étaient semblables à ceux d'une personne faisant deux fois ma taille. On dirait une petite fille essayant les vêtements de son papa, pendant que ce dernier est au travail. D'un coup de baguette, je rétrécissais ma robe du mieux que je pouvais et quand je fus enfin potable, je rangeai le bâton magique dans ma botte. Je me tenais devant la boutique. La vitrine exposait des objets plus ambiguës les uns que les autres. Ce magasin était semblable à la caverne d'Ali Baba, sauf que je n'avais pas besoin de crier un mot de passe pour entrer, il me suffisait seulement de pousser la porte. Mon coeur battait la chamade. J'allais enfin la retrouver. Après cinq ans d'attente, j'allais enfin pouvoir m'expliquer avec elle. C'était si important pour moi que je lui présente mes excuses et que je la supplie de me pardonner. J'avais déconné et j'avais l'intention de me rattraper, en espérant que ce soit encore possible.

Je poussai la porte, le coeur battant et les larmes coulant en abondance. La boutique était déserte, il n'y avait pas un chat. Le parquet grinçait légèrement lorsque je franchis le seuil de la porte. Je regardai derrière le comptoir pour voir si la belle n'y si cachait pas, mais elle ne  fut point derrière.  Je pensai alors à la réserve. Je prononçai l’incantation magique que le monstre m'avait répété et je m'aventurai dans le sous-sol poussiéreux de la BAMN pour enfin atteindre et pénétrer dans la réserve. Cette dernière s'avérait être une pièce assez large qui regroupait un bon nombre d'objet divers, des fioles, des plantes et certainement d'autres mystères. J'étais émerveillée à la vue de tous ces objets, même si certains me glaçaient le sang. Je continuai d'avancer et au fond de la réserve, j’aperçus une silhouette, complètement recroquevillait sur elle même. C'était la belle. Sa tête dans ses genoux, elle semblait malheureuse. Sa position m'obligeai à courir en sa direction et à m'asseoir à côté d'elle.

- J'ai pas pu June. Je peux pas. Je l'ai laissé avec... lui et je suis partie. S'il te plait ne me juge pas. Ce que j'ai fait est affreux et j'en ai conscience mais... je n'ai pas la force de me battre contre lui. Il a gagné. Il l'a gagné, j’abandonne.
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Junie Shape
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Re: L'arrière boutique

Message par : Junie Shape, Mar 14 Jan 2014 - 20:23


Après la scène à laquelle venait d'assister Junie, elle n'avait plus sa place, plus son rôle à jouer, elle avait donc déserté la pièce comme une voleuse, sans un mot pour eux et sans un délicat sourire pour elle, non elle était partie sans rien dire le visage froid, le coeur une nouvelle fois blesser. Ne sachant où aller à cette heure et dans cette tenue, l'asiatique avait opté pour sa seule réussite. Sa boutique, traversant alors le chemin de Traverse puis son Allée, enfin ses pieds nus touchèrent le parquet ancien et glacial de son échoppe. Soupirant, elle ne savait que faire pour oublier tout ce qui venait de se passer. La Chinoise décida donc de descendre dans la réserve pour essayer de penser à autre chose, essayer de l'effacer une nouvelle fois de sa vie, le faire partir pour de bon.

Se plaçant devant l'un de ses précieux chaudrons, une larme perla sur la joues de la jeune femme, la chassant d'un mouvement violent, Junie prépara tous les ingrédients. Avec minutie et délicatesse, elle les mettait un par un dans le chaudron comme indiqués dans la potion qu'elle préparait, une potion d'amnésie, elle ne voulait plus se souvenir de la scène précédemment jouée, elle voulait oublier son bonheur à lui, leur bonheur à eux. Puis comme prise d'une crise la jeune femme courue au fond de la réserve, puis elle s'assit contre un mur remontant ses genoux à sa poitrine, elle avait peur. De quoi ? De qui ? La Chinoise lâcha alors prise, toutes les larmes coulèrent, les larmes de ses retrouvailles avec son premier amour, les larmes de la mort de Jendy, les larmes de son amour pour une personne inaccessible, tout tomba en un instant. Après plusieurs minutes, tout cessa, la jeune femme resta ainsi positionner, elle se sentait bien, comme dans le ventre de sa mère. La clochette tinta, des pas se rapprochèrent, enfin une voix, cette voix. Celle de la femme que désirait tant Junie, sans bouger d'un pouce elle l'écouta, la compris puis un silence s'installa. Que dire ? Que faire ? Junie aurait aimé lui parler en chinois, mais elle n'aurait pas compris, relevant alors le visage, de ses yeux émeraude elle fixait le vide devant elle.

« Alexie, comment pourrais-je te juger ? Qui serais-je pour oser te juger ? Je ne vaux pas mieux que toi ... Alexie jamais je n'ai trouvé le courage de te le dire, peut-être ne l'aurais-je jamais mais ... Laisse .. Oublie »

Ses mots, ses pensées tout étaient confus dans l'esprit de la Verte et Argent, elle avait envie de la prendre dans ses bras, mais elle ne pouvait. Elle avait envie de lui dire tellement de choses, mais cela aussi elle ne le pouvait, elle n'arrivait même pas à formuler une phrase correcte dans son esprit. Soupirant, une larme discrète perla. Junie laissa son tête tomber en arrière contre le mur, elle ne savait que faire, d'ailleurs pourquoi Alexie était-elle venu ici, d'une voix faible elle reprit la parole.

« Alexie, pourquoi moi ? »
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Alexie Scott
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Re: L'arrière boutique

Message par : Alexie Scott, Mar 14 Jan 2014 - 23:55


Il suffisait d'un regard étincelant et foudroyant pour tomber amoureux. Rien de plus. Il suffisait que quatre yeux se fixent et qu'ensuite l'une des deux personnes fasse le premier pas. Moi, depuis ma tendre enfance, je n'avais jamais connu la timidité. J'étais de caractère impulsif, franc et direct. La timidité ne m'avait jamais fait défaut ou causer le moindre tort, tout simplement parce qu'elle était inexistante dans mon organisme. Je possédais cette faculté envieuse d'être capable de parler en toutes circonstances. Mon aisance orale était une chance que je chérissais. Je plaignais grandement les personnes timides, ayant peur dès qu'un mort sort de leur bouche. Heureusement, je possédais ce donc inouï et je n'avais donc aucun problème. Encore moins en amour. Depuis ma tendre adolescence, période durant laquelle j'ai découvert les sentiments et le sexe, je n'hésitais pas à draguer un garçon ou une fille dès que ce dernier ou cette dernière me tapait dans l'oeil. Eh oui j'étais comme ça, cash et directe. Pourquoi perdre du temps avec toutes ces formalités ? J'aimais le concret, j'aimais aller droit au but, je n'avais pas peur des représailles.

- June, écoute. Je...

Cependant, avec elle c'était différent. J'avais peur. Délicieusement peur. Peur de sa réaction, peur de sa nonchalance et surtout peur que ce sentiment soit réciproque. Car si elle m'aimait en retour, j'aurais envie de l'embrasser, de la prendre dans mes bras et d'être avec elle toujours. Mais que dirait le monstre ? Que diraient mes amis et ma famille qui m'avait toujours connu hétéro ? Allais-je les décevoir ? Devais-je me poser des questions qu'en à leur réaction ou bien penser pour moi et par moi-même ? J'étais perdue, troublée. Elle me troublait. Et pourtant, la belle n'avait rien fait pour cela. C'était comme une évidence, depuis toujours. Peut-être même depuis notre rencontre dans ces fameux bois. Peut-être que si je ne l'avais jamais rencontré, ma vie aurait paru insipide et désolante. Mais comment lui dire ce que je ressentais à son égard ? Une nouvelle fois la peur s'empara de moi et lorsque je m'installai à côté d'elle, je n'avais qu'une envie, lui déballer enfin toute la vérité, du début à la fin. J'aurais voulu lui dire tellement de choses, mais au lieu de lui ouvrir mon coeur comme la personne courageuse et vaillante que j'étais, je lui contait la mère lâche que je fus.

Son regard croisait le mien. C'est pendant cette micro seconde que mes hésitations s'effacèrent. C'était elle la belle, ça ne pouvait qu'être elle. Ça l'avait toujours été, je me voilais juste la face. Toute cette histoire avec le monstre et tous mes coups d'un soir étaient infimes comparés à ce que je pouvais ressentir pour la belle. Je n'arrivais même pas à mettre un mot sur les sentiments que j'éprouvais. Le désir ? L'amour ? Ou peut-être seulement un simple fantasme ? Je ne savais pas, je ne savais plus. Il y avait tellement de tendresse et de sincérité dans ses pupilles, je ne pus me résoudre à lui cacher la vérité. Il était temps que je me jette à l'eau. C'était tellement plus dur de mettre à nue son âme que son corps. Mais je ne pouvais renoncer, c'était trop tard. J'étais là, assise à ses côtés c'était le moment fatidique, le moment le plus opportun, le moment où je pouvais lui dire ces trois petits mots que je n'avais jamais su lui dire. Il était trop tard pour reculer, j'étais enfin prête. Oui c'était décidé j'allais lui ire ô combien je tenais à elle et ô combien elle était importante pour moi, bien plus que n'importe qui.

- Je suis partie sans rien dire, j'ai juste laissé un moment disant que je ne me sentais pas prête. Et puis... j'avais besoin de te voir, besoin de te remercier pour ce que tu venais d'accomplir. Mais tu es partie sans que je puisse te dire le moindre mot. Si tu savais tout ce que j'aimerais te dire June... Je ne sais par où commencer. Je te dois des excuses il me semble ?

En effet, il y a quelques années, je m'étais comportée de la manière la plus odieuse et la plus antipathique qui soit. J'avais une mission et bien que je l'ai accompli comme il fallait, cette dernière avait bousculé ma vie. Cette quête m'avait poussé dans les bras d'un homme que j'ai fini par désirer, aimer puis désormais détester. Mais quelle idiote avais-je été d'accepter de jouer cette tragique comédie. Si j'avais su ce que cela allait entraîner, je ne me saurais jamais immiscer dans leur histoire commune. Cependant, je vis une amie détruite qui ne méritait pas ça. Je vis une soif de vengeance dans ce regard et je n'avais pas pu refuser lorsqu'elle me demanda ce service amical. Mais au dénouement, je l'avais abandonnée, je ne l'avais pas choisie et je l'avais délaissée. Aujourd'hui, c'était un choix que je regrettai amèrement, un épilogue désormais contre mon gré. Ce jour là, j'avais suivi une personne que je pensais aimer au détriment de la personne que j'aimais réellement.

- Je suis désolée pour ce qu'il s'est passé il y a cinq ans. Je n'aurais jamais dû te laisser. C'était toi mon âme soeur, pas lui. Je regrette ! A l'époque, je n'avais pas réfléchi, je pensais suivre mon coeur, mais je me suis trompée. Car mon coeur t'appartient June, depuis toujours et à jamais.

J'eus soudain une pensée pour ma fille. Je l'imaginais, blottie contre le torse poilu de la bête. Je l'imaginais heureuse, et cela me fit sourire. Je ne l'ai gardée que quelques minutes, mais ces dernières furent suffisantes pour me rendre compte d'une chose, je n'étais pas faite pour être mère. En la délaissant, je lui laissais une chance de grandir dans un foyer stable avec un parent aimant et peut-être une belle mère exemplaire. Je lui offrais le meilleur, car je l'aimais. Je ne voulais pas d'elle, mais je l'aimais. Aimer. C'est certainement ce qui me détruira tôt ou tard.
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Re: L'arrière boutique

Message par : Junie Shape, Sam 18 Jan 2014 - 14:47


Dans la réserve sombre, le bruit du feu qui crépitent sous le petit chaudron fit revenir l'asiatique à la réalité de sa vie, des manipulations, des bonheurs trop courts, est-ce des bonheurs d'ailleurs ou bien seulement des illusions que la jeune femme avaient pris pour des bonheurs ? La potion d'amnésie, Junie aurait pu décider de la prendre tout de même malgré la présence de la belle Alexie, mais d'un coup tout bascula, en une seconde ce que Junie avait toujours voulu entendre de ses lèvres, sortie de ses délicates lèvres rosées. Comment réagir ? La Chinoise n'avait plus de cœur depuis longtemps, mais pourtant à l'instant c'est comme si elle ressentait quelques choses, de l'amour ? Est-ce vraiment ça l'amour ? Elle n'avait été amoureuse qu'une seule fois et pourtant ce qu'elle ressentait aujourd'hui était similaire, mais malgré tout différent, très différent. Soupirant alors doucement, l'asiatique laissa l'ex-Serdaigle finir sa phrase. S'était à son tour de dire quelque chose, mais là, rien ne sortit de sa bouche, pas un mot, pas même un son, le néant.

Fixant alors le vide, un tas de questions se bousculèrent dans son esprit, sa famille que penserait-elle ? Son père, si traditionnelle, l'exclurait-il de sa vie ? Et ses frères ? Junie avait l'impression de vivre un rêve cependant ce rêve pourrait devenir un cauchemar en un instant. La Serpentard baissa alors ses yeux émeraudes sur le sol de la réserve, elle était certaine de l'aimer et ce depuis si longtemps, mais maintenant qu'Alexie avouait ces sentiments tout semblait différent à la jeune femme, tout semblait comme changé. Même si les sentiments avaient toujours été là, la belle asiatique n'avait jamais songé à toutes les circonstances que cela pouvait avoir auprès de sa famille, auprès des siens, auprès des gens en général. La jeune femme monta alors sa main à ses lèvres comme pour barrer l'accès à ses lèvres et ses yeux se remplirent de larmes, non elle ne pouvait pas, pas maintenant en tout cas, elle devait réfléchir, prendre le temps. Se levant alors délicatement elle s'éloigna de quelques pas de son amie. Son cœur s'accélérait, elle avait peur, mais de quoi ? D'elle-même ou bien du sentiment qui naissait en elle ? Sa main commençait à trembler. D'une voix fébrile elle s'adressa à Alexie, une larme perla au même instant sur sa joue.

« Alexie, il ne fait aucun doute que mon coeur t'appartient aussi, supposé qu'il m'en reste encore un mais ... Je ne sais pas... Notre amour, ce qu'il implique, ce que cela engage. J'en ai peur oui... Je crois que j'ai besoin de temps, de réfléchir... Pardonne-moi Alexie... »

D'autre larme virent se joindre à la première sur les joues de la Chinoise, elle recula encore jusqu'à un mur ou elle s'adossa enserrant le bandage sur son bras, elle ne pouvait l'aimer maintenant et encore moins de cette manière, elle ne pouvait lui mentir, alors elle devait partir, laisser Junie réfléchir.

« Laisse-moi s'il te plait Alexie... »
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Re: L'arrière boutique

Message par : Alexie Scott, Dim 19 Jan 2014 - 16:05


Le premier amour signifie t-il qu'on ne l'oublie jamais ? Est-il considéré comme l'amour d'une vie ? Peut-on aimer une personne tout en gardant en mémoire notre première relation amoureuse ? Moi, je ne pouvais pas. C'était trop dur de me rappeler tous les bons moments que j'avais pu passer aux côtés de la bête. Tous ces mois que j'ai perdu dans ses bras, alors que j'aurais pu être dans les siens, à elle, depuis longtemps. Mon premier amour masculin, c'était lui. J'avais dix neuf ans et encore ma chevelure blonde. C'était bien avant le drame de ma vie. Il faisait froid et sa chaleur m'avait conquise. L'amour de ma vie c'était également le monstre. Il me troublait et malgré les années qui nous séparaient, il était ma protecteur. Pendant ces quelques années où nous furent séparés, je ne l'avais pas réellement oublié. Le destin m'avait poussé à me séparer de la bête, afin d'aller retrouver la belle, qui était le seul vrai amour. Si seulement j'avais pu le comprendre à l'époque. Le premier amour, l'amour d'une vie ainsi le seul et grand amour étaient trois personnes distinctes et je fus trop aveugle pour m'en rendre compte. Désormais, je m'en mordais les doigts, à m'arracher les mains, puissent-elles rejoindre les siennes et s'entremêler à tout jamais.

J'étais assise tout près d'elle. Je pouvais sentir son parfum enivrant et la chaleur de son corps. Je pouvais également voir sa moue et ses larmes perler sur ses joues. Rien n'était gagné. Malgré les sentiments avoués, on était loin de ne former qu'un. Puis soudain, tout s'arrêta. La belle se leva avant de me faire part de ses émotions. Mais que croyait-elle ? Que j'allais lui sauter dessus tout de suite, espérant que notre amour soit crié sur tous les toits ? Décidément, ni la bête ni la belle ne pouvait comprendre et combler mes désirs. Était-ce si compliqué de m'aimer ? Je ne saurai jamais heureuse. La bonheur me détruit, pourvu qu'il disparaisse. Chaque fois qu'une once de joie ponctuait mes journées, un tourbillon et un tsunami de malheur s'abattaient sur moi. L'asiatique terminait sa tirade mélo-dramatique. Elle voulait jouer à ça ? Parfait. Elle ne se rendait pas compte de ce que je venais de faire pour elle et de ce que j'aurai pu faire pour elle. Je me levai et répondis à sa pitoyable réplique.

- J'ai assez attendu June. Du temps, t'en as eu. Ça fait des années qu'on ressent cette petite étincelle l'une pour l'autre j'en suis sûre et toi, le jour où tout devient enfin concret, tu me demandes du temps ? Désolée June. Du temps j'en ai plus. Je te préviens si tu me laisses partir, si tu ne me retiens pas et que tu ne te bats pas, tu me reverras plus jamais. C'est ta décision. Si j'ai été capable de renier ma fille, crois moi que j'aurai aucun mal à t'oublier.

Je me transformais, me changeais en soeur jumelle de la bête. Junie resta silencieuse. Pour ma part, je n'avais jamais été aussi sérieuse. L'ultimatum était posé. Soit elle partait avec moi, soit je partais seule, définitivement. La cruauté s'échappait de mes lèvres, mais qu'importe. J'étais libre, elle aussi. On pouvait, on aurait pu. Mais non, il fallait toujours quelque chose pour nous empêcher de vivre notre amour. Mais diable, qu'avais-je fait pour mériter ce malheur permanent ? Depuis des années, ce dernier s'abattait sur moi en continu. Et ce depuis que j'avais fait la connaissance de cette bête. Depuis cette rencontre, tout allait de travers dans ma vie. La mort toucha de plus en plus mes amis, et enfin, lorsque je recommençai à être heureuse, le malheur fit revenir la bête dans ma vie et dans mon coeur. Le destin et le malheur semblait proche, presque fusionnel. Ils étaient de mèches et me considéraient comme leur marionnette.

Je fixai la belle droit dans les yeux. Elle était toujours silencieuse. Pour ma part, j'attendais toujours sa réponse. L'appréhension provoqua une versée de larme qui se ponctua d'un léger reniflement. Je plaquai certaines de mes mèches rebelles et les rabattais sur les côtés. Mon coeur battait dramatiquement rapidement. Je me sentais partir, je n'en pouvais plus de ce silence meurtrier. Était-elle disposée à me répondre au moins ? Était-elle capable de se battre pour moi ? Ou était-elle toujours aussi lâche qu'il y a cinq ans lorsqu'elle préféra me demander de séduire la bête au lieu d'aller lui parler franco ? Il semblait que oui. La belle se taisait, fixait le plancher. Parfait. Sa décision était prise, je n'avais plus rien à faire ici, rien à faire avec elle et surtout dans sa vie. Je me retournai puis récupérai mon sac.

- Ok, j'ai compris.. Salut June ! dis-je avant de quitter la pièce et m'engouffrer dans les sous sols ou je m'assis, m'adossant contre le mur et pleurant à chaudes de larmes. C'était donc ça d'avoir le coeur brisé et de perdre l'amour de sa vie. Et bien, ça fait mal.
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Re: L'arrière boutique

Message par : Junie Shape, Mar 21 Jan 2014 - 14:05


Le mur glacial, le feu crépitant sous le chaudron, puis enfin sa voix, Junie ne voulait pas l'écouter, elle savait très bien ce qu'elle allait dire, l'asiatique connaissait parfaitement cette femme en face d'elle et comme l'avait présagé la Chinoise, la belle Alexie prononça des mots durs et lourds de sens, des mots concrets. Junie savait qu'au fond elle devrait lui prendre le poignet, la loger dans ses bras et lui murmurer à l'oreille qu'elle l'aimait, mais non ! Elle ne pouvait le faire, elle n'en avait pas la force, au fond elle était une lâche, elle l'avait toujours été, non ? L'amour est-ce un sentiment agréable ? Non, l'amour n'avait rien d'agréable, ce n'était que souffrances, déchirements, disputes et effondrements. Baissant alors le visage, les larmes perlaient sur les joues de l'asiatique, Alexie lui dit alors au revoir, pour toujours, Junie le savait ce « Salut » était bien plus évocateur qu'il ne paressait. Il voulait dire « Adieux », « A jamais ! »...

Ses petits pas résonnèrent dans la boutique puis disparurent de l'enseigne. Voilà comment finissait l'histoire qui n'avait jamais débuté, dans les larmes et la souffrance encore une fois. S'adossant alors entièrement contre le mur, Junie laissa sa tête partir en arrière, ses yeux émeraude scrutaient le plafond sombre puis avec une extrême violence la Chinoise arracha le bandage autour de son bras, griffant à de multiples reprises ce dernier, quand le bandage fut en lambeau elle le jeta dans le feu sous le chaudron. Le chaudron ! Junie s'en approcha doucement, elle posa ses mains sur le rebord, regardant la potion prendre petit à petit. Oui elle avait décidé de la prendre, peut-être réussirait-elle à effacer toute cette horrible matinée !

Un tas de souvenir revint à l'esprit de la Belle, sa rencontre avec elle, ce surnom qu'elle lui avait donné, « June », pendant longtemps Junie n'avait compris pourquoi elle l'appelait ainsi, mais elle lui avait expliqué, leur rencontre avait eu lieu en Juin, c'était encore un mot lourd de sens pour les deux jeunes femmes. Junie laissa une larme tombée dans le chaudron, regardant alors la petite ondée à la surface, une lueur d'espoir apparu à la jeune femme quand elle crut entendre du bruit dans la boutique. Courant alors vers celle-ci, elle se trouvait vide, sombre et froide, personne n’avait mis le pied ici, tout n’était qu’une illusion, un songe, une pure folie. Junie mit alors sa main sur sa bouche en fondit en larme comme jamais, puis elle murmura un « Au revoir Alexie ».

Redescendant dans la réserve, l'asiatique prit une des fioles vides et la remplit de sa potion d'amnésie. La Serpentard s'allongea alors sur les petits cailloux de la réserve, soupirant elle vida la fiole entre ses lèvres et ferma les yeux, laissant les dernières larmes coulées sur ses joues rosées pour ses sentiments. Junie serait-elle capable un jour d'aimer quelqu'un comme elle l'aimait elle ? Junie pouvait-elle d'ailleurs être heureuse dans sa vie ? Son amour était impossible, mais il était aussi infini. Avant que la potion n'agisse totalement, elle lâcha un petit « 我爱你 Alexie ».
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Re: L'arrière boutique

Message par : Alexie Scott, Mar 28 Jan 2014 - 23:39


Assise dans le couloir du sous sol, je réfléchissais à ma vie en général et aux choix que j'avais pu faire. Celui de tomber amoureuse, de délaisser une amie, de garder mon enfant, de l'abandonner ensuite, d'haïr son père et de tomber amoureuse de nouveau. L'amour. Voilà un sentiment bien cruel, surement le pire de tous. Il avait beau rendre euphorique, heureux et apaisé, il pouvait aussi s'avouer destructeur et impossible. J'en faisais les frais avec June. On était amoureuse l'une de l'autre, mais ce n'était pas possible. "Nous" n'était pas possible, "Nous" n’existait pas ou n'existait plus. Mais sans elle, je n'étais qu'un corps sans âme, qu'une personne sans émotion, je n'étais strictement plus rien sans elle. J'avais besoin d'elle, près de moi, à tout jamais. Mais rien de toute cela n'était possible. Je devais me rendre à l'évidence, on n'était pas faite l'une pour l'autre, pourtant mon coeur allait à l'encontre de cet épilogue.

Triste et détruite, je pris quand même le courage de me relever et avançant doucement, je quittait peu à peu le noir du sous sol pour pénétrer dans un noir beaucoup plus obscur. Celui dans lequel je m'engouffrais était synonyme de malheur, de tristesse, de souffrance et de destruction. Le trou noir dans lequel je plongeais était similaire aux limbes, aux enfers. June était à présent à des mètres et des mètres de moi. Je ne pouvais plus sentir la chaleur de son corps ni les pulsations de son coeur. Il n'y avait que le silence qui régnait en maître ici. Le silence et la solitude. Je m'engouffrais dans l'un puis dans l'autre. Je me retournai une dernière afin de voir si June comptait me rattraper, mais je ne vis personne, même pas une ombre ou une quelconque silhouette. Elle m'avait bien laissé partir.

Je rejoignis alors la lumière, malgré que je sois dans un trou noir mortel. Le coeur brisé, l'âme fendue et le corps insipide, je quittai l'établissement la rage au ventre. Elle avait tout gâché, on avait tout gâché. L'amour était loin d'être un sentiment facile à dompter et je venais d'en faire les frais encore aujourd'hui. En une journée, je perdis l'amour de ma vie et ma fille. J'attendais le lendemain avec impatience pour voir ce que l'avenir me réservait et quel dénouement elle avait prévu. Je laissai tomber la porte et me retrouvai au beau milieu de l'Allée des Embrumes, devant cette odieuse boutique où les deux personnes que j'avais le plus aimé au cours de ma vie travaillaient désormais, ensemble. "Je t'aime, si seulement tu avais pu t'en apercevoir plus tôt". L'esprit accablé, je transplanai loin de ce maudit endroit que je haïssais désormais, pour toujours.



Fin du rp, adieu ma Junie
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Re: L'arrière boutique

Message par : Phoebe Monroe, Lun 10 Fév 2014 - 14:45


[Rp avec Junie Shape]

Je fermais la porte. Je boutonnais mon veston. Je me sentais un peu étrange, un peu bien et un peu mal et dans un certain sens ça m’affectait beaucoup toute cette histoire car je ne la comprenais. Je voyais un peu tout ça comme un spectateur infidèle qui, en écoutant une musique, reprend l’air d’une autre qui lui est en tout point différente. Et ça me dérangeait un peu tout ça, l’infidélité, alors je me recentrais un peu, j’écoutais plus et cette fois-ci j’ai écoutais et je suis sorti de l’appartement. C’est comme ça que ça a commencé, je suis sorti.

Je prenais l’ascenseur et j’ai pensé que l’on devrait réparer la grille, elle faisait toujours un bruit horrible quand on la fermait, moi ça me dérangeait pas vraiment mais je voulais juste prendre un peu parti, pour faire comme tout le monde. Quand l’ascenseur a fini de descendre, je suis tombé nez à nez avec la concierge qui ramassait les poubelles. Alors j’ai pensé à ma mère et je me suis dit que pour ramasser les poubelles, il n’y avait pas meilleure dame, elle savait s’y faire avec les déchets, y a pas à dire. D’ailleurs, en ce moment elle était chez moi, à surveiller ma fille.

Cette fille, elle en avait une d’histoire, c’est triste quand on a son âge, à savoir quelques heures. Elle venait d’arriver et elle n’avait plus de mère, elle était partie, je ne sais pas pourquoi, peut-être qu’elle avait peur. Mais j’aime pas parler d’elle, elle m’ennuie un peu, puis je ne la comprend pas. Elle était partie et aujourd’hui je devais penser à autre chose, c’est pour ça que je suis sorti, pour réfléchir au futur. Mais j’y pense pas trop, au futur, ça m’ennuie et puis ça me fait perdre du temps. Le passé, non plus. Moi je ne vois que le présent et ça me suffit largement.

Les gens se bousculaient dans la rue et je voyais un pauvre homme allonger par terre, je le regardais et je crois que lui aussi me regardait. Il avait les yeux bleus. J’avais de l’argent sur moi, mais je ne lui en avais pas donné, même pas 1£, c’est dire ! Mais lui, il m’avait compris, il avait compris que je ne donnais pas de l’argent, que je donnais autre chose et que c’était pas pour lui, lui il peut avoir ça. J’avançais et je n’ai plus jamais recroisé ce gars, il était disparu en même temps que mes pensées.

Je crois que j’ai beaucoup marché et très peu pensé parce qu’à l’instant où j’ai repris conscience de tout ce qui se passait autour de moi je me trouvais dans l’Allée des Embrumes et la Lune était haut dans le ciel, trop haut. C’était dégueulasse, cette odeur, cette odeur de mort. Je ne la supportais pas. Il y avait la vitrine de la boutique de magie noire pas loin et je ne sais pas pourquoi mais je suis entré dans la boutique. Elle était ouverte, il y avait quelqu’un à l’intérieur.

Il faisait noir à l’intérieur, alors j’ai sorti ma baguette et elle peinait à percer l’obscurité de ce lie, j’y suis jamais parvenu apporter de la lumière par ici, je crois même que je l’ai obscurci. Je suis entré dans la réserve, j’avais ce sentiment singulier qui semblait me prévenir que là-dedans y avait quelqu’un. Et c’était le cas, Junie était assise.

Je ne pensais pas la revoir ici et les idées se bousculaient dans ma tête, je pensais à plein de choses, mais je n’ai dit qu’une seule chose : « Junie, c’est toi ? J’pensais pas te trouver ici… »

J’éteignis ma baguette et je m’approchai d’elle, pour une fois, je n’étais pas craintif, on était tous les deux morts, qu’est-ce qu’on pouvait bien se faire ? Je m’assis à côté et je lui dis d’une manière assez maladroite : « Tu sais, j’te l’ai pas dit tout à l’heure mais je te remercie pour ce que tu as fait… Vraiment, sans toi, elle serait pas là… »

Il y avait un journal pas loin, le Chicaneur je crois, je le pris et je le chiffonnais. Le bout de ma baguette effleura la boulette et celle-ci prit feu, je la faisais suspendre en l’air et elle se mourait devant nous, doucement, lentement et moi, ça me passionnait.

« Elle est partie… Alexie ! Elle est partie. Elle reviendra pas, c’est fini. C’te fille, elle aura pas de mère. Juste un père. Mais j’ai rien à lui offrir, j’travaille dans une boutique illégale, ma vie c’est de la m*rde et je ne peux compter sur personne… »
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Re: L'arrière boutique

Message par : Junie Shape, Dim 16 Fév 2014 - 13:53


La journée avait été plus qu'étrange pour la Chinoise, elle avait réveillé par lui. Il l'avait enlevé pour mettre au monde un sublime enfant du nom d'Holly, cet enfant était celui de cet homme, mais aussi de cette magnifique femme, Alexie. Alexie l'avait rejoint et elle avait enfin avoué leurs sentiments, mais Junie avait certainement fait la plus grande erreur de sa vie. Au lieu de lui tomber dans les bras et d'être enfin comblée, elle lui avait dit qu'elle avait besoin de temps, quelle idiotie ! Désespérée, l'asiatique avait bu sa potion d'amnésie, malheureusement elle n'oubliât pas la partie désirée, il ne restait dans son esprit que cette fin tragique, elle la revoyait partir de sa boutique. La journée avait alors suivi son cours, la propriétaire de la Boutique d'Accessoires de Magie Noire avait tenu son enseigne comme chaque jour, mais la nuit tomba et les images de cette femme lui revenaient encore et encore. Junie voulait absolument les oublier, les enfuir loin dans son âme tourmentée.

Si la magie ne pouvait répondre à ses attentes, alors peut-être que d'autre moyen y parviendrait. Descendant dans sa réserve, la belle asiatique sortie une bouteille, non pas une potion, mais bien de l'alcool pur et dur, une bouteille de Baijui, appelée dans ce pays de l'eau de vie. S'asseyant alors dans l'ombre encore une fois, Junie monta la bouteille à ses lèvres et en bu deux bonnes gorgées avant que sa gorge ne la brûle. Enlevant sa cape, elle dévoilait une magnifique robe blanche, robe cintrée. Ironie pensa-t-elle, elle qui était pourtant si noire osait porter la couleur de la pureté et de l'innocence. Ses yeux se déportèrent ensuite sur ce bandage sur son bras et comme toujours elle soupira. Reprenant une gorgée, l'alcool montait doucement en elle.

Des bruits de pas se firent entendre. Alexie ? Junie chassa vite cette idée de son esprit, elle était partie. Pour de bon, elle lui avait dit adieux. Se concentrant, une silhouette arriva doucement, lui. Phoebe Monroe. En temps normale la Chinoise serait partie, mais la elle n'en avait pas l'envie ni même la force. Il s'approcha et se mit à ses côtés. Étrange. Puis sa voix perça le silence de la réserve. Il la remerciait, Junie ne comprenait pas, elle avait oublié, mais elle l'écoutait attentivement malgré qu'elle ne comprenne pas. Quand il eut fini, Junie remonta sa robe le long de sa cuisse pour venir, à son tour, sortir sa baguette. Non, elle ne comptait pas lui faire du mal, elle raviva juste la flamme qu'il avait fait apparaître. La lueur laissait entrevoir à Junie le visage fatigué de son vendeur. Soupirant, elle laissa tomber sa tête contre le mur. Elle prit alors la parole, étrangement son accent maternelle reprit le dessus, elle n'arrivait plus à le cacher, l'alcool coulait dans ses veines à présent.

« Ecoute Phoebe... Alexie est partie d'ici aussi, elle est partie et ne reviendra jamais, je l'ai laissé partir. »

La belle asiatique s'arrêta alors dans sa phrase pour reprendre une nouvelle gorgée qui lui brûla encore plus la gorge. Son visage se durcit puis il se détendit affichant même un sourire à son attention à lui. Détachant ses longs cheveux, Junie repensa à Poudlard, elle repensa à eux, tous les deux, elle si amoureuse, elle rigola doucement à cette idée. Mais vite elle s'aperçut d'une chose. Elle avait fait la même chose à cet homme et à cette femme, elle avait eu peur des regards, peur des dire qu'on aurait sur elle et cela avait mené au même point à chaque fois. Elle les avait perdu, d'abord lui et enfin elle. Etait-elle condamnée à avoir peur de ces regards ? Ne pouvait-elle pas en faire abstraction ? Tournant ses yeux émeraude vers lui, elle lui sourit tristement en lui tendant la bouteille dans laquelle elle buvait auparavant

« Finalement, nous ne sommes pas si différent, il faut croire. »

Bizarrement, Junie se sentait bien, elle n'avait plus cette colère et cette haine contre lui à cet instant. Elle avait juste besoin de ne pas être seule et le destin, aussi étrange soit-il, lui avait amené cet homme. Elle le regardait, le regard perdu, mais presque souriant.
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