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L'arrière boutique
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Lizzie Bennet
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Re: L'arrière boutique

Message par : Lizzie Bennet, Mer 18 Oct - 12:01


@antho kinda late bust mostly kind

Dans un autre temps, on aurait pu dire : « Elizabeth a l'habitude d'être en retrait. Mais ce recul est loin de lui déplaire en ce qu'il lui permet de mieux étudier son entourage, qu'elle passe scrupuleusement au crible. »

Aujourd’hui le retrait était mort, et le respect aussi. J’avais fait voler en éclat les miroirs les verres les chandeliers et surtout – surtout les gens. J’me suis prise d’une folle addiction pour le spectacle. J’aime me jeter sur la scène surjouer. Reprendre le pouvoir, quelques instants, avant de retourner à mon envie de crever.

Alors bon, vous vous doutez bien que quand on me demande de l’aide, j’en mets des caisses. Surtout quand c’est un mec et qu’on a déjà été dans la position inverse. Besoin de, je sais pas, remonter à son niveau, me donner une contenance. Est-ce que j’ai triché ? A mort.

A mort. Je savais quand il viendrait, j’ai cherché l’endroit le moins risqué, c’est à dire celui sans le parquet. Parce que bon, je suis un peu stupide, mais pas à ce point, et puis, le feu, j’aime bien. J’ai prévu le coup vous voyez. J’ai jeté un petit coup de sortilège de la morve du dragon, Maxima et tout, j’ai pris la baguette d’une collègue, et j’ai imité mon meilleur pentacle.

Voilà. J’avais une étoile à cinq branches façon experte de magie noire, mais on la voyait pas trop car ça faisait juste sale par terre quoi.
Le naïf est entré, m’a remercié, sans trop savoir dans quel merdier il mettait les pieds. J’ai entendu que son pas l’approchait de moi, et ai réagi avant qu’il soit en situation de danger. Enfin, je crois. A peu près, quoi.

J’ai agité le poignet d’un air sérieux et minutieux, et de ma(nu)magie un Incendio est sorti. Bim, la morve s’enflammait, et le pentacle rutilait. Enfin, je crois, une chaleur agréable me chatouillait les jambes, et le mec faisait pas le porc à la gorge tranchée, donc ça devait être le pentacle et pas le capitaine.

Ouais, la petite aveugle était fière comme un paon, j'avoue.
- Ça dépend. De ce qui t’intéresse, de ce qui te fait vibrer. Si tu veux apprivoiser ce domaine de la magie, il faut que tu cherches un ancrage émotionnel fort. Quelle est l’émotion que tu ressens plus intensément que toutes les autres ?


Show must go on.

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Anthony Adams
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Re: L'arrière boutique

Message par : Anthony Adams, Mer 18 Oct - 22:27


Ok, j'vais sortir un nouveau RP mais, avant, faut qu'on revoie les bases. J'vais faire un truc simple où j'vais dire des trucs simples parce que vous êtes trop c*ns. Simple, basique, ok.

Pour user de la magie, le mieux est d'avoir une baguette.
Simple.
Si tu vois une marque des ténèbres, alors fuis.
Basique.
Ne fais pas confiance à un Mangemort, sauf si tu en es un toi-même.
Simple.
Le Ministère doit mentir sinon tu voterais pas pour lui.
Basique.
Si tu t'dis que t'as un problème avec le kiwicot, c'est qu't'en as un.
Simple.
Entre les Phénix et les Mangemorts, la ligne est fine.
Basique.
Parfois r'garder le ciel te donne l'avenir et parfois non.
Simple.
Les licornes sont agressives, ouais, méfie-toi des apparences.
Basique.

On va reprendre les bases.

Bref, l'aveugle avait le sens de la mise en scène, pour une aveugle. Après sa question, Lizzie avait lancé un sort, sans baguette, ce qui avait eu effet d'enflammer un pentacle. Madame se la jouait magie noire.

- Ça dépend. De ce qui t’intéresse, de ce qui te fait vibrer. Si tu veux apprivoiser ce domaine de la magie, il faut que tu cherches un ancrage émotionnel fort. Quelle est l’émotion que tu ressens plus intensément que toutes les autres ?

On va reprendre les bases.
L'amour plus fort que la haine ? Simple. Trop simple.
Si seulement c'était vrai, l'amour durerait à coup sûr plus longtemps que la haine.
Ce qui n'est pas forcément le cas. Basique.
L'émotion ressentis la plus intensément ? On dit que l'amour donne des ailes. Mais la haine, elle ? Pas simple.
Anthony regardait le pentacle enflammé par terre. Stylé quand même. Sans doute de la morve de dragon, couplé à un simple incendio. Mais parfois, les sorts les plus simples vous donnaient un effet des plus convaincants. Basique.
Cette question était simple. La réponse ne l'était pas. La réponse amenait d'autres questions qui t'amenaient à te poser des questions sur ce que tu étais réellement. Basique ? Non.

Le jeune homme, après un peu de réflexion finit par répondre. Tout en se demandant ce que cette question avait à voir avec la manumagie. Sérieux.

- Sans doute la colère. Un bon stimulant... Mais pourquoi tu me poses cette question ? une petite pause puis... Joli effet au passage.

La colère. C'était la colère qui le faisait sortir de ses gonds. Cette phrase, en plus d'être simple est un énorme pléonasme.
C'était la colère qui le faisait gagner, souvent, au Quidditch. Basique. On perdait, Anthony s'énervait, et se décidait à se surpasser. Et bim, il choppe le vif avant l'adversaire. C'était simple dit comme ça pas vrai ? Ça ne l'était pas.
Vous n'avez pas les bases.

Anthony non plus. Du moins, pas en manumagie. Lui aussi, devait reprendre les bases. Les bases de sa magie. Oublier pour réapprendre. Basique.
Le proprio d'Olly sentait le coup foireux. Qu'est-ce qu'elle allait en déduire de ça ? Qu'il fallait le mettre en colère en lui balançant des sorts à la gueule ? Basique. Prévisible ? Peut-être.
L'attrapeur était quand même sur ses gardes. Simple. Il était prêt à dégainer sa baguette, vu qu'il savait qu'il n'avait, pour l'instant, aucun talent en manumagie. Et que c'était pas en le mettant en situation de stress que ça allait marcher. Là, d'un coup, il se demandait si faire confiance à Lizzie pour ce genre de chose c'était une bonne idée. Finalement, apprendre tout seul, ça pouvait être bien aussi.

Il attendit donc les instructions de Lizzie. Si elles venaient... Attendre. Simple.
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Re: L'arrière boutique

Message par : Lizzie Bennet, Lun 23 Oct - 16:59


@antho

Les larmes amères d'une potion brisée s'écoulent au fond de la salle. Sans bruit, imperceptibles pour la plupart. J'y sens comme un florilège de nostalgie, qui m'étourdit et me tourmente ; indécise je préfère prétendre être comme eux. Ne pas les avoir remarquées. C'est plus simple comme ça.

C'est plus simple les masques, et Merlin sait que je m'y connais en masques, mais j'aurais du savoir que si l'on peut cacher n'importe quel visage, même le mien, alors sans doute lui aussi peut-il cacher le sien. Peut-être est-il la Flamme, cherchant à être instruit avant de mieux me cribler de sortilèges.

Peut-être est-il la mort, que je dis attendre depuis longtemps. Sans jamais m'y résoudre tout à fait. Mes mutilations sont grotesquement ratées, comme si au fond, je n'avais jamais voulu mourir. Je suis trop fatiguée pour vivre, et trop lâcher pour me tuer. belle affaire.

entends-tu le cri des horloges
qui s'est depuis quelques minutes
arrêté ?

Je ne m’attendais pas à sa réponse. C’était précisément celle que m’avait faite Ashton quelques années auparavant, mais on peut dire que les deux hommes avaient des personnalités plutôt opposées. C’était amusant de leur trouver des ressemblances. De me dire qu’au fond, je connaissais peut-être moins mon capitaine que je le pensais.

C’était aussi plutôt cool parce que j’étais très douée pour faire péter des câbles aux gens.
Disons que je suis née avec le gène de l’insupportabilité. Il fallait creuser un peu, trouver sa faille, et m’engouffrer dedans. Les deux pieds devant, potentiellement une pelle à la main. Fallait remuer tout ça jusque ça bout assez pour nous promettre une explosion de magie.

Le problème était… par où commencer ? Car bon, à part son goût des baguettes et des balais, j’avoue que je méconnaissais un peu le gars. Et je ne parle pas de sa complexité humaine, juste de sa vie en général.

Une chose était sûre, je n’allais pas répondre à sa question. Lui faire plaisir serait trop contreproductif. Mission reloue lancée, mais en douceur pour l’instant.
- Intéressant la colère. Depuis gamin ? J’ai du mal à t’imaginer griller les fourmis au Soleil, avec les loupes et le reste. J’me trompe ?

En fait ça va virer session psy, c’est abusé. Au moins, il peut pas dire que je le regarde avec jugement ; je sais même pas ce qu’il fait. La cécité, c’est fatiguant, car on doit constamment faire appel à tous nos autres sens, en évitant d’être saturés d’informations. Il faut apprendre à écrémer l’affaire, à ne plus sentir les odeurs de cette boutique damnée.

Il faut, sans s’approcher d’Adams, analyser son odeur corporelle. Voir si on en reconnaît les nuances. Je dois bien admettre que je ne les connais pas toutes, mais mon goût de la chair a su me faire identifier les plus essentielles. Une dont je ne sais si je me délecte ou me détruit reste l’odeur du désespoir.

Oh, celle-là… Elle vous colle à la peau, comme une poussière amère, et même après la douche même après l’oubli, il semblerait qu’elle trouve entre les aisselles, au creux des coudes, des genoux et des cuisses, ou sous les seins aussi, une niche où se loger.
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Re: L'arrière boutique

Message par : Anthony Adams, Mer 1 Nov - 22:13


Donc. Son but. C'était de ne pas répondre à ses questions. Pour elle-même en poser d'autre. Le jeune homme sourit. Ok, elle voulait jouer ? Elle allait jouer. Il ne voyait toujours pas le rapport avec la manumagie d'ailleurs. C'était une simple conversation. Une conversation un peu bizarre. Dans une endroit tout aussi bizarre. Cette boutique n'avait vraiment rien à voir avec Olly. Antho avait tout fait pour que la boutique de baguette soit un endroit agréable et chaleureux. Ici, c'était tout le contraire. Rien n'était fait pour que le lieu soit agréable, rien n'était fait tout court en fait. Ni la proprio. Mais ça c'était une autre histoire. Du coup, elle ne répondait pas.

- Intéressant la colère. Depuis gamin ? J’ai du mal à t’imaginer griller les fourmis au Soleil, avec les loupes et le reste. J’me trompe ?

Anthony haussa des sourcils en signe de réprobation. Habitude. C'est vrai, elle y voyait rien. Le jeune homme se demandait réellement où elle voulait en venir. Pourquoi elle lui posait ces questions ? Le jeune homme voulait passer à la pratique. Il s'en foutait de savoir qu'il était. Il était pas venu faire un test OpenAsk ici ! C'était un truc à la mode chez les moldus, cherchez pas. Le jeune homme soupira et répondit.

- Et toi ça l'était ?

Ah oui. Je ne vous ai pas dit qu'il allait répondre à la question. Après tout, elle voulait le mener en bateau, il pouvait bien s'amuser un peu non ? Il en avait déjà marre de cet interrogatoire qui ne rimait à rien. Sérieux, il était là pour apprendre à se passer de sa baguette, pas pour répondre à des questions qui n'ont rien à voir avec la magie et qu'on pourrait trouver dans Psychologie Magasine rubrique "Test à la con où tout le monde se retrouve quoi qu'il réponde". Le jeune homme marcha un peu dans la salle, histoire de se dégourdir un peu les jambes. Il n'aimait pas rester statique, il fallait toujours qu'il bouge un peu. Et rester debout en statique, c'était la pire des tortures pour lui. Le propriétaire d'Olly faisait toujours attention à faire un minimum de bruit histoire que Lizzie sache où il se trouve. Il faisait donc attention de marcher en claquant un minimum ses talons. Anthony se frotta un peu les mains, il avait un peu froid.

Anthony se replaça là où il était avant de commencer sa formidable balade d'environ 3 pas. Le voilà à nouveau face à Lizzie, près à enfin passer aux choses sérieuses. Et surtout près à ne plus parler psychologie. Elle ne répondait pas aux questions ? Très bien, lui non plus. On allait voir si elle allait s'énerver. Après tout c'était peut-être ça qu'elle cherchait. Raté. Il allait garder un calme des plus stoïque. JUSTE, pour la faire chier. C'était beaucoup plus drôle de jouer avec les gens. Retourner la situation, quand il pensait la maitriser. Dommage qu'elle n'avait plus d'yeux et qu'il ne verrait pas sa déception. Ou son énervement. Ou son exaspération. Ou n'importe quelle autre émotion d'ailleurs. Mais tout de même, l'exaspération c'était le plus rigolo. C'était toujours marrant d'opposer un calme sans faille à un type qui s'énervait. M'enfin, c'était sans doute pas le genre de Lizzie. Au final, c'était quoi son genre ? Anthony attendit donc calmement la réponse. Ou la non-réponse. Sans aucun doute. A moins que ça soit une autre question. Malpolie !
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Re: L'arrière boutique

Message par : Lizzie Bennet, Dim 5 Nov - 16:58


@aym

Je suis aveugle de lui en fait. Ce n’est pas l’existence que je refuse de voir ; c’est tout ce qui le concerne. C’est comme si un petit voile était tombé sur mes souvenirs, masquant nos rires, nos engueulades, nos blessures et nos pulsions. On était des animaux bourrus, quand on était jeunes, tu sais. Et puis, un jour, sans prévenir, il a disparu. Comme ça. Clac.

Parfois, sans pouvoir m’en empêcher, j’entends son nom, imagine son odeur. Surtout depuis l’hôpital, en fait. Je viens juste pour une petite réhabilitation, pour me ré-approprier mon corps. Réapprendre à dire : ces mains sont les miennes, ces jambes sont les miennes, ces lèvres sont les miennes, ces pieds sont les miens, et mon poing dans ta g*eule si t’es pas d’accord. C’était simple, basique même.

Et non. Les choses se sont mis d’accord pour me rendre chèvre. J’avais l’impression d’être sur le terrain d’un jeu de balle dont je ne connaissais les règles. On criait, ils marquaient, et moi j’comprenais rien. Y avait juste cet humour bien à lui, qui s’efface. C’est pas faute de l’avoir cherché, dans ses habitations, chez sa famille, dans le regard des gens.

Disparition.

C’est dur d’oublier quelqu’un, tu sais. Oh, j’savais de base qu’il ne serait pas le meilleur père. Il avait pas vraiment une g*eule, un parcours ou un caractère, qui permettait de se dire : ah, en voilà un lauréat de père splendide ! Non. C’était pas écrit sur l’étiquette, promis, pas de mensonge dessus.

Mais tu vois, dans cette salle, dans cette salle avec lui, pour titiller sa rage, j’avais parlé des gosses. J’avais parlé de sa paternité, de ce qu’il allait en faire et il m’avait dit qu’il serait pas comme son père. Qu’il nous abandonnerait pas. Qu’il ferait jamais ça.

Et ça fait quoi, trois, quatre ans, qu’il n’a franchi le seuil de chez nous. C’est moi que ça fait fumer ça. J’sais pas s’il rage de son côté, si sa manumagie carbure bien, mais clairement, de mon côté, j’ai la haine. Envie d’avoir des oeillères incluses dans le package pour ne plus pouvoir penser à lui.

J’entends encore sonner son rire.
J’essaie de m’accrocher, de revenir dans le monde réel, la vie normale, Anthony en face, c’est ça la priorité, sa discussion - je dois oublier son existence de ce monde.

— Et toi ça l'était ?

Je sais plus de quoi on parle, alors dans le doute, je ris. Pour me donner contenance. Réajuster le masque.

— Tu fais genre tu laisses rien filtrer, mode obsédé par l'apparence. Être une bonne personne. Tu crois peut-être être un bon ami, un bon fils, un bon frère, un bon mec ?
Et c'est précisément ce qui te rend tellement faux. L'envie de vomir gronde. Ou alors, justement, tu sais qu’on est jamais assez...
J'ai la voix qui tremble, de rancoeur.
— On mérite même pas de respirer. Pour ce qu'on en fait.

J'ai perdu le goût du rêve. Des illusions. Toi aussi, t'as disparu.
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Re: L'arrière boutique

Message par : Anthony Adams, Sam 11 Nov - 22:42


Elle rigole. Il avait dit quoi de drôle ? En était-il arrivé au stade où il faisait rire les gens sans s'en apercevoir ? Mouais. Peu probable. Elle était juste bourrée. Ou droguée. Ou les deux. Le fait est qu'il était pas venu pour un débat philosophique à la c*n.

- On mérite même pas de respirer. Pour ce qu'on en fait.
- Euh... Ouais si tu le dis. dit-il dubitatif. Bon, honnêtement, je m'en fous, je suis pas venu ici pour parler de tes remords ou je ne sais quoi. Donc on commence, ou je me casse.

M*rde quoi. Il venait dans un but précis et là voilà qu'elle posait des questions inutiles. Il avait été tolérant, mais là clairement, elle avait oublié la raison principale de sa venue. Ou alors, elle se foutait de sa gu*ule. Du coup, dans le doute, il attaquait de front. Ça faisait quasiment 10 minutes, qu'ils étaient là face à face, et qu'elle le prenait pour son psy. M*rde, il en avait ni la qualité, ni l'envie. Devait y en avoir des très bons à Ste Mangouste, pas besoin d'une consultation gratuite et inutile avec son capitaine. Bref, une question de plus et il se barrait. Pas la peine de rester si elle n'était finalement pas capable de le former. Il n'avait pas de temps à perdre avec la conscience de Lizzie. Il en avait bien suffisamment pour s'encombrer avec ceux des autres. Encore une fois, y'avait des très bon c*nnards, pardon, des très bons psychologue qui savaient dormir sur leur siège écouter la peine des autres en dessinant des b*tes sur leur cahier. Pardon, j'étais vulgaire. Faut dire qu'une profession qui consistait à faire semblant d'écouter les autres et de leur trouver des problèmes où ils en avaient pas, Antho avait du mal à comprendre le principe. Il avait toujours une dizaine de séance à faire, depuis la disparition de sa mère. Une seule avait suffit pour comprendre que ces types valaient pas mieux que des charognes se nourrissant de la peine des autres.

Bref, il n'allait pas être pour Lizzie ce qu'il détestait. Ne faites pas aux autres ce que vous ne voulez pas qu'ils vous fassent. Ou un truc du genre. Sauf à vos pires ennemis. Là c'était autorisé. Mais toujours assez longtemps après. La vengeance est un plat qui se mange froid. Toujours. Bref. Anthony se tint prêt à... S'entrainer ? Ouais sans doute. Sinon, tant pis pour l'entrainement, il ira voir quelqu'un d'autres. Il y avait certainement plein d'autres personnes qui avait cette capacité et avec qui il aurait pas à parler trois heures pour espérer avoir un entrainement digne de ce don.

B*rdel Lizzie, c 'est l'aveuglement qui t'avait rendu émo à ce point ? Elle est où la Lizzie qui se pointait dans ma boutique avec la ferme intention de me faire passer un serment inviolable. Elle était où cette détermination d'écraser tout le monde, sans peur ? C'était quoi ce drama insupportable ? "On mérite même pas de respirer. Pour ce qu'on en fait." Sérieusement ? Naaaan Lizzie, je t'ai connu meilleure que ça. Bon, alors, cet entrainement ? Fais moi souffrir m*rde !
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Re: L'arrière boutique

Message par : Lizzie Bennet, Lun 13 Nov - 8:38


Ne t’en fais pas Anthony. Je sais ce que je fais. Tu arrives, tout doucement, à la coleur, à la doulère.

Anthony commença enfin à changer de ton. Je percevais, à son envie de partir, son irritabilité. Cela me plaisait. Cela ne suffirait bien évidemment pas, mais c’était une première avancée. Et pas des moindres. Vous savez, moi je crois que les gens sont comme des chaudrons. Si on incorpore à leur eau les bons ingrédients, qu’on exerce la bonne pression, presque tout est possible. Le problème, c’est que pour l’heure, il ne bout pas. 


Vous savez de quoi il faut saupoudrer les feuilles d’agacement pour obtenir une bonne et saine rage ? De la souffrance pilée. Il faut malaxer la souffrance et ne rien laisser de côté. Enfin, presque rien. Je crois qu’user de magie noire sur mon capitaine risquerait de mettre en péril toute communication avec lui. Et puis, il y a tant d’autres manières de blesser un être humain.

Ne t’en fais pas Anthony. Je sais ce que je fais. Tu arrives, tout doucement, à la coleur, à la doulère. Et là, si tu disais vrai, si c’était ce que tu ressentais avec le plus d’intensité, ta magie exploserait. Il n’y a pas de raison que ce ne soit pas le cas. La rage marche bien, en général, chez les gens. Surtout face à l’agression. Il suffit de regarder le nombre d’enfants qui découvrent leurs pouvoirs en étant harcelés à l’école. C’est une recette immanquable.

Pourtant, cela pourrait l’être. Je m’attendais aussi à ce que la colère soit mon émotion la plus forte ; la culpabilité l’a remplacée. Tout comme, enfant, je n’avais pas agi sous la violence mais dans un réflexe de protection. Quelque part, au fond de moi, il y avait peut-être un blaireau enfoui. Il me faisait peur, un peu, parce qu’il me creusait des vulnérabilités dans le ventre, sans prévenir.

Y a pas de risque pourtant. Je l’ai enterré. Je me suis assurée de ne plus le laisser me guider. De ne plus mériter d’être sauvée. C’est aussi propre que tous les pactes avec le Diable, Hadès, et tous les autres. Je me laisse bien moins déconcentrer que par le passé. Je vis le présent comme un présent de Noël, comme une enfant, avec l’envie de sentir les flocons me mordre les lèvres.

Ne t’en fais pas Anthony. Je sais ce que je fais. Tu arrives, tout doucement, à la coleur, à la doulère.

D'un geste théâtral, j'ai de la main gauche fait filer un #Expelliarmus en sa direction. Sitôt après, ma baguette s’est dressée, prête et leste. #Infourno.
— J’ai commencé dès que tu es entré.
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Re: L'arrière boutique

Message par : Anthony Adams, Jeu 16 Nov - 18:28


Il ne comprit pas trop comment ni pourquoi, mais sa baguette valdingua. Le tir ne provenait pas de la baguette de Lizzie, mais bien de sa main. Pas mal. Puis celle-ci leva sa main gauche, alors qu'Anthony n'avait rien pour se défendre. Et il se prit le sort. En pleine face. Ça brûlait fortement. Le jeune gérant d'Olly serra les dents pour retenir un cri de douleur et alla chercher sa baguette pour se lancer un finite. Tout de suite, la sensation s'éteignit, et son visage dégonfla aussi rapidement. Malgré la fin du sort, Anthony avait encore l'impression que ses joues se consumaient et qu'il brûlait de l'intérieur. Respiration lente et il put reprendre ses esprits. Doucement.

- Bien. Si tu avais posé les bonnes questions, tu aurais sût que mes précédents essais ont été infructueux. dit-il quelque peu difficilement. Vraisemblablement, tu as oublié de commencer par le commencement. Savoir si la personne a les bases, avant de lui en mettre plein la gu*ule, c'est, je pense, la première chose à faire pour un entraînement. Tu sais, tout le monde ne fonctionne pas comme toi. J'ai pas besoin d'une émotion pour faire quelque chose. Un simple cours me suffira. Pas besoin de la jouer Snape et faire souffrir ton élève. Ok ?

Il s'assit sur une chaise qu'il avait trouvé, histoire de se remettre doucement de ses émotions. Les marques du sortilège bien que disparu laissait souvent des souvenirs qui mettaient longtemps à ce résorber. Ces douleurs fantômes que certaines personnes ressentaient dans un membre pourtant disparu. Vous croyez que Lizzie elle pensait voir par moment alors qu'elle voyait rien ? Le sens fantôme ? Anthony se cala contre le dossier de sa chaise et décida de lui montrer. Il se concentra, s’imagea sa magie dans ses veines, se concentrant petit à petit dans ses mains et il lança :

- Aguamenti

En direction des flammes pour essayer de les éteindre. Il attendit. Une seconde, deux secondes, trois secondes... Puis un jet constitué exactement, à peu près, et encore, on était pas sûr, de deux gouttes d'eau sortit. Ou un truc ressemblant à de l'eau. À peu près. Vaguement. Disons-le clairement, on avait pas eu le temps de voir. Bref, se fut, comme d'habitude, un échec. Il était comme quelqu'un avec une baguette qui ne lui correspondait pas. Un bout de bois inutile. Décoratif tout au plus. Mais en aucun cas un objet permettant de lancer la moindre magie. Anthony se frotta les mains. Cet essai, fut, une nouvelle fois, douloureux. La magie se concentrant dans ses paumes sans jamais en sortir lui créait une sensation tout à fait... Désagréable.

- Voilà le résultat à chaque fois. Et peu importe le sort. Une micro partie de ma magie sort. Le reste, est coincé dans mes mains.

Il manqua de rajouter que ce n'était pas en posant des questions inutiles qu'elle aurait put le remarquer. Mais... Bon. Soyons sympa. Un peu. Le sortilège cuisant était à présent totalement dissipé et il retrouvait à nouveau toutes ses sensations. Enfin. Le proprio d'Olly put donc se relever en soupirant légèrement. Il était bien assis tout de même. Après une partie de la journée, resté debout derrière un comptoir. M'enfin. Il reprit sa baguette en main, au cas où elle refasse encore un coup comme ça. Il ne comprenait vraiment pas sa méthode de travail. Elle comptait lui apprendre comment à utiliser ce don, si elle ne lui disait pas une seule fois comment l'utiliser. Franchement. "J’ai commencé dès que tu es entré.". Mon c*l ouais, t'as rien fait à part lui lancer des sorts en traite. C'est pas ça qu'il appelait "commencer". Dans le jargon, on appelait ça un duel inopiné sans l'accord ni l'aval d'un des partis. Pas un entrainement. Et encore moins un cours explicatif. Bon, si on commençait vraiment cette fois ?
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Re: L'arrière boutique

Message par : Lizzie Bennet, Jeu 16 Nov - 20:52


— Ouais non, la colère suffira pas. Ou pas comme ça. Note à moi-même, à voix basse.

L’énervement du sorcier allait en grandissant à chaque minute, mais rien n’en ressortait vraiment. J’étais un peu déçue, oui, mais étais-je si surprise que ça ? Pour être honnête, j’en doute. Il n’avait pas le même tempérament ou la même histoire que Ashton. Je ne le connaissais pas assez pour appliquer la bonne pression et le faire lâcher un flot d’émotions.

Il faudrait trouver autre chose. Et vite. Enfin, comme j’ai été demiguise dans une autre vie, on avait de la chance. J'voulais juste remettre les points sur les i quand même, parce que j'étais dispo pour l'aider, mais que j'étais pas un paillasson non plus.
— Oh et puis calme toi, je cherchais juste à faire appel à ta magie primaire. Elle sommeille en toi, quelque part. Elle a forcément su se réveiller, un jour, quand tu as découvert tes pouvoirs. Mais tu l’as enfouie derrière le confort et l’habitude des baguettes.


Je ne cherchais pas à lui faire de la peine ; c’était vrai. Un homme qui passait une vie à promettre à des gosses qu’ils ne peuvent réaliser de la magie sans son magique instrument finit par oublier qu’avant l’instrument, il savait, lui aussi, irradier.

J’avais tellement envie de l’interroger sur sa découverte des pouvoirs. La manumagie nécessite d’être bien connecté à ses émotions. De les comprendre et se connaître.

Je sentais cependant qu’actuellement, ce type d’approche lui donnerait des frissons. Il ne voulait pas parler. Et puis, il doutait à peu près autant de mes capacités de pédagogue que de ses capacités de manumage.

Certes, les deux avaient encore un long chemin à faire, mais il était beaucoup trop pessimiste !
Mon envie d’adrénaline en prit un coup, et baguette en main, je balayais les artifices flamboyants d’un Eolo Procella.

— Eviter les émotions, ok. Tu ne pourras pas te fuir tout le temps, mais on peut commencer sur un exercice plus classique. Ne bouge pas.

Je disparus quelques minutes, direction l’Antre des Potions. J’avais plus ou moins vécu là bas à mon arrivée à Barjow & Beurk ; mon vrac envahissait un peu la salle. Au fond, sur la gauche, trônait mon moyen de locomotion préféré. Et je pensais savoir que le jeune homme l’affectionnait aussi.

De retour dans la salle, je déposais mon balai face au capitaine. Enfin, à peu près. Vers le centre de la salle quoi.
— Partons des bases. Tu te rappelles de la première fois que tu lui as dit « debout » ?
Oui, oui, éviter les émotions ça tenait deux minutes. Qu’est-ce que vous voulez. Je ne carbure pas à la rationalité, c’est une surprise pour qui. D'une voix plus douce, plus lente, je l'accompagnais. Regarde le. Imagine le léviter jusqu'à ta main.
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Re: L'arrière boutique

Message par : Anthony Adams, Mar 21 Nov - 0:56


Lizzie lui expliqua qu'elle essayait de faire "ressortir sa magie primaire". Le jeune homme sourit. Il ne l'utilisait plus cette magie. Même pour utiliser sa baguette il ne l'utilisait plus, il n'écoutait plus son instinct depuis plusieurs années. Obliger de réfléchir pour utiliser sa baguette, utiliser celle des autres. La magie était devenue pour lui un truc mathématique. Facile à utiliser si on avait la bonne équation. Il ressentait l'essence, à chaque instant, partout où il allait, il savait si la magie avait été utilisé. Elle était là, partout. Il arrivait même à l'extraire des composants qu'il utilisait dans la boutique. À la faire vivre, lui permettre d'atteindre la fusion parfaite avec le sorcier. Bref, la magie n'avait plus rien de primaire. C'était son outil, c'était son 6ème sens, l'oxygène qu'il respirait. La magie, c'était tout sauf primaire, pas parce qu'il se réfugiait derrière ses baguettes comme elle disait. Simplement parce qu'il avait atteint un niveau de connaissance correct en la matière. Assez correct pour s'occuper d'Ollivander's. Arrivé là, la magie n'avait plus rien d'irrationnelle mais était devenue quelque chose de palpable. Le propriétaire souriait pour ça. Mais il ne dit rien. Ça aurait été trop long. Puis elle semblait pas trop apte à l'écouter.

- Éviter les émotions, ok. Tu ne pourras pas te fuir tout le temps, mais on peut commencer sur un exercice plus classique. Ne bouge pas.

Il ne bougea pas. Ou presque. Il fit à nouveau quelques pas dans la pièce. Il avait du mal à tenir en place à cause de la magie accumulée. Il aurait besoin de la décharger mais... Impossible. Ça le brulait, comme à chaque fois. Ça bouillonnait en lui, ne demandait qu'à sortir mais, un truc bloquait, impossible de comprendre quoi. Il se massa la pomme des mains en essayant tant bien que mal d'évacuer ce trop plein d'énergie alors que Lizzie revenait, avec un balai dans les mains. Ok, à quoi elle jouait maintenant, elle voulait se faire un Quidditch ? Nan, c'est bon, déjà que le match aveugle, c'était pas une réussite. Alors un match dans un milieu clos, c'était suicidaire là.

-Partons des bases. Tu te rappelles la première fois que tu lui as dit « debout » ? Regarde-le. Imagine le léviter jusqu'à ta main.

Anthony ne releva pas le fait qu'elle essayait encore une fois de faire appel à ses souvenirs et donc aux sentiments, mais il ne dit rien. Une nouvelle fois. En fait, il n'avait pas ouvert une seule fois la bouche pour lui répondre. Il remit sa baguette dans sa poche, puisque apparemment, elle avait enfin abandonné l'idée de lui casser la g*eule. 'fin pour l'instant. Avec elle, fallait s'attendre à tout.

- Hm... Tu veux une confidence ? Je m'en rappelle pas des masses. Je suis même pas sûr d'avoir été à ce cours...

Il avait beau cherché... Nan, il avait pas dû aller a ce cours. Il avait trouvé con d'apprendre un sport dans le cadre d'un cours. C'était le meilleur moyen, selon lui, de gâcher tout le plaisir de ce dit sport. Hors de question de rendre ça académique. Du coup... Ouais, il avait séché le cours de vol. Sorry, not sorry. Anthony avait séché une quantité de cours non négligeable. Mais celui-là, il s'en rappelait même pas. Bon. Sérieusement. Il avait appris comment à maitriser son balai ? Un moldu aurait dit qu'il avait regardé des "tutos" sur "internet". Mais dans le monde des sorciers... Rien de tel. Croyez-le, Antho avait essayé. Magie et technologie ça faisait pas bon ménage. Du genre "BOUM". Mais bon. Pas grave. Il avait réussit finalement. Tout le monde savait comment faire. À peu près. C'était un truc universel. Le fameux "debout" tout ça. Finalement, en plus d'être un truc que tout le monde connaissait... C'était aussi un truc qu'Antho avait maitrisé quasiment du premier coup. Mais il avait dû le faire plus tard que la plupart des élèves. Du genre fin de 1ère, voire début de 2ème. Quand il avait prit le temps quoi. Oui. Antho séchait beaucoup, mais il avait pas le temps. Cherchez pas.

- Nan, en fait, j'y suis pas allé, finit-il par dire. J'ai été autodidacte, un soir où je m'emm*rdait sans doute. Mais j'ai pas de souvenir particulier de ce moment.

Pour lui, c'était simplement une connaissance en plus. Un "cool j'ai réussit". Rien de plus. Une petite satisfaction passagère avant de s'endormir. Anthony se frotta une dernière fois les paumes et tendit sa main droite vers le balai. Il essaya de retrouver ce moment perdu dans sa mémoire. Ça voulait pas. Bon, il allait juste mobiliser ce qu'il connaissait. La dernière fois qu'il avait dû appeler son balai. Il y a 1 semaine même pas. Comme souvenir, il y avait plus ancré. Mais pas de sa faute. Le balai, tressaillit mais... Il était trop loin pour que la méthode habituelle fonctionne. C'était bien quand il était aux pieds, mais là, clairement, ça n'allait pas assez loin. Il poussa donc un peu, sentit un léger afflux de magie, le contrôla, le forgea à ce qu'il voulait. Petit à petit, le balai bougeait un peu plus. Se souleva même légèrement. Encore une fois, le jeune homme augmenta l'afflux, il ne sentait plus la brûlure du précédent essai. Le voilà qu'il bougeait. Après avoir décollé, le balai fit un centimètre vers lui. Nouvel afflux, nouveau centimètre. Il sentait sa magie être puisé en lui, bien plus qu'à l'accoutumée. Le balai approchait à présent doucement d'Antho, à un rythme presque continu. Mais, quand il fut à quelques centimètres de la main de l'attrapeur, le balai tomba lourdement au sol. Bon, c'était mieux que rien.

- Hm... Ça a faillit.

Il ne fit aucun commentaire sur le fait que changer de méthode était quand même plus efficace et constata que ses paumes ne brûlaient pas du tout, comme à l'accoutumée. C'est la première fois qu'il réussissait à contrôler le flux de magie aussi bien.

- Mais c'est déjà mieux...
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Re: L'arrière boutique

Message par : Lizzie Bennet, Mer 22 Nov - 17:03


Je ne comprends décidément rien à cet être humain. Il a réfréné tous ses instincts pour y substituer la raison ; il veut pouvoir prévoir et mesurer chaque seconde de sa vie. Cela me dépasse au plus haut point. Surtout que ses sciences devaient être grave inexactes pour pas se rappeler de la première fois qu’il avait fait voler un balai. Mince quoi, ce genre de pensées, c’est censé donner des frissons à n’importe quel amateur de Quidditch, alors pour un capitaine ! Cela aurait carrément pu être le souvenir à invoquer lors de sa première utilisation du Patronus corporel. Non. Il se rappelait pas. Quelle tristesse.



Un jour, dans ma prochaine vie, je serais justicière des pensées et des souvenirs oubliés. Je défendrais les petits moments qu’on efface en toute impunité. Parce que mince alors, on est capable de repasser en boucle des brindilles, de contempler l’inexactitude de ce que l’on a fait ou dit à tel moment, comme quand j’ai poussé cette gamine dans la rue parce que je l’ai pas vue et qu’en lui présentant mes excuses j’ai oublié de lui dire que son sac était ouvert, et puis ensuite on imagine toutes les versions un peu moins ratées, par contre les secondes de bonheur, on les compte pas. Quelle honte sérieux. Et après, on s’étonne d’être triste en permanence. Mais on oublie la lévitation du balai.

Quelle triste bête que l’être humain.

Cela n’empêcha pas sa tentative d’être plus réussie que son « jet d’eau » antérieur. Tout à l’heure, il ne faisait pas bouger d’un iota la température de la pièce. A présent, un temps s’installait avant que l’objet ne retombe. Il faut savoir voir le mieux quand il est là, merdre.
— Tu vois ! Fais un pas vers le balai, et recommence. Ça vient.

La manumagie prenait des trajectoires bien différentes selon ses apprentis. Il y avait autant de façon de s’y familiariser que de battements de coeur dans une vie. Avec une petite marge d’erreur parce que j’en sais rien, j’ai pas compté en vrai. Bref, apparemment, avec Anthony, c’est lent, long, répétitif, mais ça vient. Moi j’y crois en tout cas. Alors j’attends, avec un petit espoir qui fait poum poum dans la poitrine. Pour quelqu’un qui s’en fout des gens et de la pédagogie, je prends vraiment cet échange trop à coeur.

Ça dura pas longtemps bien sûr. Un murmure aux allures de comptine zigzagua entre mes lèvres. Un, deux, trois, soleil. Ah non j'vais le déranger. J'me tais. J'attends.
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Re: L'arrière boutique

Message par : Anthony Adams, Dim 26 Nov - 0:29


Bon, elle avait enfin oublié l'idée d'utiliser les sentiments avec Anthony. Elle avait semble-t'il compris qu'il ne jouait pas sur ça. Du moins pas sur l'apprentissage. Puis il avait trop souffert à cause de sentiments à la con. Pour lui, les sentiments étaient nocifs. Pour l'instant. Ça changera peut-être. Mais pour l'instant. Il voulait les éviter. Se blinder. Ne penser à rien. Pas à ces trucs nocifs qui lui pourrissaient la vie. Il voulait rester dans le concret, le palpable. Sans encombre. Il avait compris que pour utiliser la manumagie, il fallait contrôler son afflux de magie. Habituellement, c'était la baguette qui le faisait. Qui dosait la quantité de magie sortante. Là, c'était à lui de le faire. Il devait contrôler son pouvoir à la source. Il ne devait pas juste penser au sort qu'il voulait utiliser. Il devait aussi penser à la quantité de magie nécessaire pour ce dit sort.

- Tu vois ! Fais un pas vers le balai, et recommence. Ça vient.

Le jeune homme se frotta les mains. Cette fois, rien. Pas de brûlure, pas de douleur. Rien. La magie avait transité sans dégât. Anthony s'approcha donc du balai, comme l'avait demandé Liz. Quand elle s'y mettait, elle pouvait être gentille Liz en fait. Anthony se concentra à nouveau et regarda le balai. Il s'imagina d'abord ce qu'il voulait faire. Un Accio. Sur ce balai. Il voulait l'avoir dans les mains. Simplement. Anthony tendit à nouveau le bras vers le balai, et se répéta. En boucle. "Accio balai". "Accio balai". "Accio balai". Puis, il contrôla son flux de magie. Léger. Juste assez pour faire bouger un balai. Pas bien lourd. Il sentit la magie parcourir son bras. Doucement, approcher de sa main. La voilà, prête à sortir. Anthony devait maintenant ne pas tout décharger. Pas d'un coup. Pas comme d'habitude. Il n'avait pas de baguette. La baguette c'était lui. Alors, il contrôla la sortie du flux. Doucement, la magie lui échappa et toucha le balai. Il trésaillit... Un peu plus de magie et... Voilà, il bougeait. Lentement, il s'approchait d'Anthony. Il agrandit encore le flux pour accélérer le mouvement. Le balai accéléra et parcouru la distance rapidement, presque comme pour un accio normal. Anthony tendit son deuxième bras, pour faire léviter le balai avant qu'il ne touche sa main droite. Une nouvelle fois, il se redit en boucle la formule. Mais plus rapidement, avant que le balai ne touche sa main. Une nouvelle fois, il sentit le flux de magie arriver dans son bras gauche cette fois. Le Leviosa sortit et toucha le balai. Le propriétaire d'Ollivander's baissa son bras droit, alors que son bras gauche maintenant le balai dans un équilibre peu stable, mais existant malgré tout. Le jeune homme rompit l'enchantement et il récupéra l'objet avant qu'il ne tombe au sol.

Cette fois, ça avait marché. Il avait même réussit à lancer deux sorts. Les deux avaient eu l'effet escompté. Comme prévu. Le jeune homme posa à nouveau le balai sur la table et s'écarta au fond de la pièce. Il se concentra à nouveau. Et la magie fusa, rapide et précise. Toucha le balai qui vola en direction d'Anthony qui eut presque du mal à le rattraper à cause de la vitesse. Puis, il fit léviter le balai en direction de la table, pour le poser dessus. Tout ça, sans baguette. Le jeune homme sourit en voyant le balai se poser presque délicatement sur la table. Il avait l'impression d'avoir réussit un truc de ouf... Alors qu'il avait juste fait léviter un balai...

- Hm... Je pense avoir compris.

Il baissa les deux bras. Puis, discrètement, il orienta sa main droite vers Lizzie. L'éclair rouge jaillit et partit en direction de sa co-capitaine. L'Expelliarmus était prêt à désarmer Lizzie qui l'avait justement désarmé de la même manière précédemment. Petite vengeance... Puis il sortit sa baguette d'un geste et balança le premier sort qui lui vint en tête.

- Vicero.
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Re: L'arrière boutique

Message par : Lizzie Bennet, Lun 27 Nov - 11:57


Même sans avoir de vrai repère visuel, j’aimais imaginer l’évolution des essais de Anthony. Déjà, y avait la litanie de « Accio balai » qui ne s’arrêtait pas, alors ça donnait une bonne idée du truc. Je le sentais s’améliorer à chaque instant, le balai lévitant jusque dans sa main. Faut bien l’admettre : c’était plaisant, d’aider quelqu’un. Pour changer. Faut pas que ça devienne une habitude bien sûr ; c’est ennuyant les gens.

Il prit vite la confiance ceci dit. Alors qu’il clamait avoir compris, ma baguette commença à s’agiter dans ma poche, et en sortir de quelques centimètres. Il oserait pas voler une aveugle, si ? Apparemment, si. Enfin. Il l’aurait voulu, en tout cas. Parce qu’assez rapidement, la baguette s’immobilisa. Enthousiaste, il ajouta une incantation ; bah voyons. Il basculait dans le défaut contraire : il prenait trop la confiance.

— Eh, du calme, du calme. Tu dis préférer une approche classique et pourtant, j’ai l’impression que tu n’as pas lu grand chose… Le premier exercice correspond à la première phase de la manumagie. Après vient l’informulation, liée à la troisième phase : le sort informulé sans baguette. Si tu maitrises déjà l’informulation, c’est bien, mais c’est autre chose d’informuler sans outil pour canaliser ta magie. La dernière phase mêlera rapidité, informulation et précision. Ce n’est qu’à ce niveau d’apprentissage que tu pourras utiliser la manumagie en combat...


Donc bon, s’il s’amusait à sauter les étapes, ça allait pas le faire. S’entrainer, d’abord. Après, on ira casser des g*eules. Y compris la mienne. Ouais, je ferais mieux de me ménager un peu plutôt que de frimer avec la manumagie…

Récupérant ma baguette, je lançais un #Collaporta.
— Tu as bien compris comment doser ta magie, mais combiner cet exercice à l’informulation est plus difficile que ça en a l’air. Tu veux essayer d’ouvrir cette porte ?


Pas à pas.
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Re: L'arrière boutique

Message par : Anthony Adams, Mer 29 Nov - 22:55


Ça n'avait pas marché. Anthony s'en doutait un peu. Mais bon. Tant pis. Il aurait essayé. Elle pouvait pas lui reprocher d'essayer après tout. C'était dans le processus d'apprentissage après tout. Vouloir trop en faire. C'était comme ça qu'il avait appris pas mal de truc cool au Quidditch. Autant vous dire qu'il avait eu le droit à pas mal de bleus et de quelques passages à l'infirmerie ou même à l'hosto. M'enfin, c'est comme ça qu'il apprenait. Toujours se fixer des objectifs qu'on ne pouvait pas atteindre à l'instant T. Seulement à l'instant T +1. Ou +2. Mais ne pas non plus viser l'impossible... Bon, il avait son nouvel objectif. Bien. Parfait même. Il allait pouvoir progresser.

- Eh, du calme, du calme. Tu dis préférer une approche classique et pourtant, j’ai l’impression que tu n’as pas lu grand chose… Le premier exercice correspond à la première phase de la manumagie. Après vient l’informulation, liée à la troisième phase : le sort informulé sans baguette. Si tu maitrises déjà l’informulation, c’est bien, mais c’est autre chose d’informuler sans outil pour canaliser ta magie. La dernière phase mêlera rapidité, informulation et précision. Ce n’est qu’à ce niveau d’apprentissage que tu pourras utiliser la manumagie en combat...

Il avait lu, relu et re-relu ce genre de truc et... Bordel, il y comprenait rien. Il ne comprenait pas le parallèle qui était donné. C'était quoi le rapport entre l'informulation et la manumagie. Pire, c'était quoi la quatrième étape ? Il n'y avait pas plus flou que ce truc. A croire qu'ils ne savaient même pas eux même ce que c'était cette étape. Nan, vraiment, Antho avait lu tout ça. Mais, il avait rien compris, à part la première étape. Le reste... Il avait l'impression de lire un livre d'un type qui avait pas désaoulé depuis 3 ans et qui s'est décidé à écrire un livre. Nan, le pire, c'est qu'il ait été publié. Vraiment. C'était flippant qu'on arrive à publier ce genre de choses. Il y eu un bruit de suçon. La porte qui se fermait.

- Tu as bien compris comment doser ta magie, mais combiner cet exercice à l’informulation est plus difficile que ça en a l’air. Tu veux essayer d’ouvrir cette porte ?

- Si, j'ai bien lu les bouquins. Mais je vais t'avouer que ça m'a paru... Pas franchement clair tout ça. Pas moyen de comprendre à quoi correspond la quatrième étape. Et encore moins de comprendre la différence entre la deuxième et la troisième. Bref, j'ai essayé de lire, mais écouter mon neveu de trois ans m'expliquer m'aurait sans doute appris plus. Si j'avais un neveu de trois ans balaise en manumagie bien sûr. Donc là, tu me demandes d'envoyer un Alomohora en informulé c'est ça ?

Why not. Du coup, il reprit sa litanie, répéter encore et encore le sort. Mais cette fois, il fit tout dans sa tête. Histoire que sa passe en informulé. Il ne se souvenait plus trop comment il avait géré l'informulé avec la baguette. Dans sa mémoire, ça avait été un truc assez naturel, qu'il avait maitriser avec les sorts basiques au début. Sans trop réfléchir, c'était sorti. Un peu comme quand 1h de ski en chasse neige, vous mettez vos skis en parallèle parce que vous en avez marre de vous trainer. Anthony en avait eu marre de se trainer un jour. Le sort, c'était un accio, mais ça il s'en souvenait pas. Accio, parce qu'il avait eu la flemme de se lever pour aller chercher un bouquin qu'était hors de portée. Informulé, parce que dans le dortoir, tout le monde dormait. Du coup, il avait tenté. Et ça avait fonctionné. Naturellement. Anthony était concentré sur la formule. Un Alomohora. Il imaginait le geste qu'il aurait fait s'il avait la baguette entre les mains. Et ceci le déconcentra.

- Eh en fait. On fait le geste de la baguette avec les mains ? Ou ce geste n'est qu'un moyen de concentrer sa magie quand on a une baguette, et donc inutile sans ?

Voilà, ça c'était des trucs utiles à mettre dans un livre. Pas besoin de les embrouiller avec des infos pas maitrisées. Bref, il se concentra de nouveau. Il avait bien la formule en tête. Restait plus qu'à se lancer. Le jeune homme se concentra et se mit face à la porte, main tendu. Il se répétait, dans sa tête, la douce litanie de la formule et il sentit sa magie affluer. A nouveau. Parfait. A nouveau, il se concentra à régler le flux. Mais du coup, il perdit la formule. Et la magie réafflua, brûlant à nouveau sa paume. Aïe, ça lui avait pas manqué ça. Il n'en montra rien. A nouveau, il informula le sortilège, et il finit venir sa magie en même temps. Voilà, c'était bon, il sentait la magie sortir de sa main. Parfait. Le verrou fut touché. Et la porte se déverrouilla.
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Re: L'arrière boutique

Message par : Lizzie Bennet, Jeu 30 Nov - 21:12


@Sucré

On aura tout vu. Anthony Adams faisait des métaphores. Humouristiques. En demandant de l’aide à Lizzie Bennet. Dommage qu’il n’y ait pas de témoins, je suis persuadée que personne ne me croirait si je racontais cette scène. Trop irréelle. Ou alors, on parlerait d’un miracle de Noël ?

— Je t’avoue que je suis pas du genre à lire des pavés et des pavés, perso j’ai tout appris sur le tas. A l’instinct, et aux émotions. Mais j’avais essayé de feuilleter quand même, dans un premier temps, et il me semble que tu pourrais résumer ça par :
Etape 1 : lancer un sort prononcé sans baguette
Etape 2 : lancer un sort informulé avec baguette
Etape 3 : lancer un sort informulé sans baguette. Cumuler les étapes 1 et 2 quoi,  mais comme les conditionnels, ça demande pas mal d’énergie et on sait pas l’utiliser en combat.
Etape 4 : lancer un sort informulé sans baguette, avec assez de réactivité et précision pour pouvoir l’utiliser en duel. La manumagie, la vraie.
Ou un truc comme ça quoi.

Après, l’exactitude de ces étapes était à vérifier. Vraiment. Lizzie comme prof, c’est un risque à prendre. De toute façon, elle était incapable d’utiliser de la manumagie sans ressentir des émotions intenses. Elle avait la manumagie des enfants, elle savait juste un peu mieux la contrôler et l’orienter, mais à part ça, c’était assez en surface finalement. C’était pas plus mal de faire des exercices avec Adams, quand on y pense, pour elle aussi.

— Oui, c’est ça !

Le capitaine semblait très concentré, alors pour une fois, la maitresse de potions se taisait. Elle l’observait. Avec le coeur. Oui, elle en a encore un, vos g*eules, vous avez pas compris que c’est le problème justement ?

— Mh, je sais pas ce que disent les bouquins dessus. Personnellement, je fais des mouvements assez proches de ce que je ferais si j’avais l’objet face à moi. Donc là, j’imaginerais avoir la main sur la poignée et pivoter un peu la paume. Autant, imaginer une clanche aurait le même résultat. Je sais pas. Dans l’ensemble, les mouvements plus circulaires m’aident à contrôler mon flux.

Elle prit un moment de réflexion avant de poursuivre. Elle parlait vraiment de choses qu’elle avait appris par tâtonnement. C’était de l’expérience personnelle plus que de la lecture magicologique…
— Je ne pense pas que les règles soient si fixes qu’avec une baguette, en fait. Pour moi, la manumagie nécessite vraiment une connexion avec soi. Comme le yoga un peu ?
Elle se gratta l’oreille, mal à l’aise. Y a pas de bonne façon de le faire. Y a quelques principes de base, et après, c’est à toi de trouver ce qui t’es le plus naturel.

Attention, elle tenta de réfléchir à sa connaissance de la psychologie du gars. On part sur une analyse de comptoir, déso pas déso.

— Les mouvements liés à la baguette peuvent t’aider parce que tu en as plus l’habitude et raisonnes pas mal avec la baguette,
(elle a vraiment dit ça ?) mais il y a aussi le risque que tu ne canalises pas ton énergie pareil lors des premiers lancers. Un mouvement différent peut te permettre de mettre directement ton corps dans l’optique de la manumagie… Mh. A toi de voir.

De toute façon, voir, c’est bien le truc que je peux pas faire, donc dém*rde toi. Autant parler je peux gérer, jusqu'à avoir la bouche complètement sèche. Mais voir, c'est vraiment hors de mes cordes.
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Re: L'arrière boutique

Message par : Anthony Adams, Sam 2 Déc - 15:07


@SucréToiMême
_____________________________________________

Ouais, en gros, c'était pas clair. Donc étape 1, c'était ce qu'ils venaient de faire. Youhou. Deuxième et troisième étape, c'était clairement la même chose, vu que, logiquement, quand on commence à s'intéresser à la manumagie, ça fait déjà plusieurs années qu'on maitrise le sortilège informulé. Puis la quatrième, c'était proprement de la mast*rbation intellectuelle de "Oui, alors moi, vous voyez, j'en suis à la 4e étape de la manumagie". Ridicule. Même dans ce genre de discipline, l'humain avait besoin de se voir valorisé... Vint donc la réponse à la question réellement intéressante. Le mouvement des mains dans tout ça.

- Mh, je sais pas ce que disent les bouquins dessus. Personnellement, je fais des mouvements assez proches de ce que je ferais si j’avais l’objet face à moi. Donc là, j’imaginerais avoir la main sur la poignée et pivoter un peu la paume. Autant, imaginer une clanche aurait le même résultat. Je sais pas. Dans l’ensemble, les mouvements plus circulaires m’aident à contrôler mon flux.

Donc, chacun sa technique. Le propriétaire d'Olly nota donc. Soit imaginer le geste, ceci dit, si on envoyait un Bombarda, fallait s'imaginer quoi comme geste ? Un dégoupillage de grenade ? Un saut dans une piscine en mode "Bombe" ? Bref, c'était méchant. En vrai, c'était pas si bête que ça. La magie, c'était comme une extension de la volonté. Alors imaginer ce que l'on veut faire, ce n'était pas si débile que ça. Mouvement circulaire. Elle rajouta ensuite que, de son avis, cela dépendait des personnes. Elle lui conseilla d'essayer de faire le même mouvement qu'avec une baguette. Bref, en gros, c'était selon ce qu'il sentait finalement. A lui de trouver sa méthode. Bon. C'était pas la réponse qu'il attendait, mais au moins, il en avait une. Bref, pour l'instant, il se concentra principalement sur sa magie. Concentration qui pour l'instant, l'empêchait de se permettre le moindre mouvement des bras pour l'instant. On verra ça plus tard.

Du coup, pour l'instant, il ne faisait aucun geste. Simplement le bras tendu. Pas moyen de concentrer sa magie et d'imaginer le moindre geste pour l'instant. Une chose à la fois. Étape par étape. Mais des vrais étapes. Mais les étapes à la c*n des bouquins. Des étapes qui servaient réellement à quelque chose et qui vous permettait réellement de progresser. Le jeune homme avait donc réussit à ouvrir la porte. Le collaporta avait cédé, assez rapidement finalement. Et la porte grinça légèrement en s'entrouvrant. Bon, bah... Aussi incroyable que cela puisse paraître, Lizzie faisait une bonne prof finalement. Allez, elle pourrait bientôt postuler à Poudlard ! Oh shit... Lizzie s'occupant de 20 enfants... Le flippe. Faites que ça n'arrive pas s'il vous plait.

- Ok donc... Je crois comprendre. Après, je suppose que la pratique va me permettre d'atteindre la 4ème étape ?

Il se doutait qu'il n'allait pas automatiser tout ce m*rdier en un 10 minutes. Fallait dire qu'il y en avait des choses à penser. Un peu comme les premiers sorts lancés finalement. Il y avait tellement de truc à penser qu'on se demandait comment les gens utilisaient ça au quotidien tellement c'était demandeur en concentration et en énergie. Et finalement, après 2-3 ans à Poudlard, vous commenciez à l'utiliser, au quotidien, à votre grand étonnement. Un coup de flemme et vous sortiez votre baguette pour le faire sans effort. Parce que, finalement, maintenant, la magie ne vous demandait plus d'effort. C'était donc ce point là qu'il fallait atteindre. En espérant que ça ne prenne pas aussi longtemps que les débuts de la magie. Sinon ça patience allait être mise à rude épreuve...

Il se reconcentra, pour pousser doucement la porte et la verrouiller à nouveau. Chose qu'il fit au prix d'effort non négligeable, mais qu'il réussit tout de même. A chaque fois, il était obligé de se répéter, re-répeter la formule. Pour la fermeture, il avait essayé d'imaginer le mouvement qu'il faisait avec une clé pour la verrouiller. Et l'effet ne fut pas des masses concluants. Même si le sort avait fonctionné, il n'avait pas sentit de réelle différence avec l'essai précédent. Une autre technique lui sera peut-être plus utile...
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