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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: L'Occamy Doré
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[Animation] Let the show begin
Morgan Delaube
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Poufsouffle
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Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Loup-Garou


[Animation] Let the show begin

Message par : Morgan Delaube, Lun 22 Jan 2018 - 22:04


Morgan s'installa sur la table ronde qui faisait face à la scène. Son regard se posa sur les rideaux, fermés. Un sourire s'afficha sur ses lèvres tandis qu'il pensa à ceux qui allaient oser braver les planches de l'Occamy Doré. Le Blaireau avait le sens du show, et les artistes avaient intérêt de suivre la marche sans quoi ils ne pourraient pas rester. Il était prêt, son calepin en main avec de quoi noter. Il avait noté le nom de tous ceux qui se présentaient ce soir, et il avait la ferme intention de trouver son bonheur, sinon il serait obligé de trouver des troupes ailleurs, partout en Angleterre ou ailleurs dans le monde. Ca demanderait du temps, mais s'il n'y avait que ça pour avoir un show potable... Il jeta un coup d'oeil à sa gauche et à sa droite où siégeaient ses deux stagiaires, Josephine et Ellana avant de revenir sur le rideau. D'un coup de baguette, les lumières s'éteignirent tandis qu'une douche de lumière apparut sur scène.

-Let the show begin ! cria Morgan à l'intention des participants tandis qu'il afficha son plus beau sourire.

____

HRP : Cette animation prendra la forme d'un concours RPG.
Votre RP devra comporté votre arrivée sur scène, votre prestation et votre départ. Nous vous demandons de ne pas faire réagir les membres de l'Occamy Doré.
Ceux qui nous aurons convaincu auront le droit de se représenter sur la scène de l'Occamy Doré dans un sujet qui sera ouvert peu après la fin de l'animation.
Il n'y a pas de limites de caractères. Libre à vous d'illustrer vos RPs avec des vidéos/gifs/montages. Soyez originaux !
Merci de poster vos RPs à ma suite.
Vous avez jusqu'au 22/02 pour poster.
Il n'y a pas de barème particulier.
Un repas vous est gracieusement offert par l'Occamy Doré (végétarien ou non)

Liste des inscrits:
 

Et n'oubliez pas, à l'Occamy Doré, on veut du grand show.
Amicalement,
La Team OD
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Rachel Ester Pasca
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Serpentard
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Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: [Animation] Let the show begin

Message par : Rachel Ester Pasca, Ven 16 Fév 2018 - 17:45




Rachel Monroe




La sorcière se demandait encore ce qu'elle faisait là. Se donner ainsi en spectacle ne lui ressemblait pourtant pas, à croire que c'était quelqu'un d'autre qui l'avait inscrite. Néanmoins Ester devait admettre qu'un peu de légèreté et d'amusement ne pouvait que lui faire du bien. Le monde partait en vrille et elle... elle allait chanter !

L'idée était plutôt saugrenu vu qu'elle ne chantait pas spécialement. Enfin pas mal, mais pas vraiment bien non plus. La dernière fois qu'elle l'avait fait en public c'était durant une humiliation public -un cours d'histoire si vous préféré. Ici, pourtant, elle était l'unique responsable de ce qui allait suivre. M'enfin... s'ouvrir au monde ne pouvait -encore une fois- que lui faire du bien et si ses voyages lui avaient bien apprit quelque chose, c'était qu'elle faisait encore trop attention aux regards des autres.

Alors quoi de mieux qu'un concours de talent pour remédier à la timidité ? Quoi de mieux pour vaincre la timidité que de se trémousser sur scène avec une perruque platine, une chemise sans manche blanche nouée à la taille, beaucoup trop de -faux- diamants, un pantalon rose à fleurs roses et des escarpins roses ? D'autant que Rachel n'aura pas l'occasion de se dégonfler, puisqu'il semblerait que malgré tous ses efforts pour gagner du temps, elle passait première. Quand on se retire une épique du pied il vaut mieux aller vite pas vrai ?

Rachel s'approcha donc de l'entrée de la scène -regrettant le temps de la transformation. Voyez, ça avait été plutôt agréable de se bichonner et de se métamorphoser, sans magie, avec l'aide de quelques accessoires et de beaucoup de maquillage. Elle avait ensuite pris quelques photos pendant qu'elle essayait diverses tenues, parce qu'il était amusant de se prendre pour une autre.



Mais là, le stresse commençait à la rattraper et elle en maudissait presque Morgan qui, depuis son fauteuil bien à l'aise, criait :
-Let the show begin !

La sorcière avait presque l'impression qu'il le faisait exprès, pour la narguer. Comme il devait être agréable d'avoir ainsi le pouvoir, Ester s'en souviendrait à l'avenir. Il valait mieux être juge que juger. Pour l'heure néanmoins, le rideau se levait et la musique qu'elle avait finalement choisi commençait à résonner dans la pièce. La sorcière pointa sa baguette et dès lors, la scène fut envahit de mannequins, animé par la magie pour danser et virevolter en couple. Les hommes en noirs, un ruban rose et les femmes en roses. Ils feraient leur show quelques secondes, le temps de la laisser se mettre en place discrètement sur le bord de la scène. Une minute exactement. Puis la musique se coupa, quelques applaudissements se firent entendre. Ils faisaient partie de la musique, Rachel les avait gardé comme repaire pour savoir quand faire disparaître les mannequins femmes pour qu'il ne reste qu'elle.

Et puis la musique repris doucement et la sorcière se retrouva encerclé par ces faux hommes qu'elle avait elle-même animé. D'ailleurs, maintenant qu'elle était sur scène, qu'elle ne pouvait plus faire machine arrière, qu'elle s'était habituée -un peu- à être là ou, si vous préférez, maintenant qu'elle n'avait plus le choix, elle trouvait tout ceci bien amusant. Alors un large sourire se dessina sur ses lèves tandis qu'elle prononça, d'une voix exagérément précieuse :

- Non.

Une petite course/danse poursuite plus tard elle recommença, en chanson. Puis en chanson, puis en parole. Tapant à chaque fois de son éventail et d'une manière "princesse" une mannequin qui tombait à chaque fois à la renverse -inanimé- avant de disparaît. Elle fit ça jusqu'à ce qu'il n'en resta que quelque uns, puis envoya son éventail le tapoter un peu le visage de Morgan. Puis la musique change de rythme et elle commence -oui, enfin- à chanter. Plus amusée que jamais, toute trace de stress envolé. Finalement elle aimait ça, ne pas se prendre au sérieux et faire mine de n'être qu'une femme objet attiré par les diamants. Bougeant comme une pin-up charmeuse. Faisant tout exagérément pour faire le grand show (ça avait été demandé en hors jeux après tout) !

Une haie d'honneur de diamants ? Elle prend tout. Une homme lui en présente plus qu'un autre ? Elle large le premier, lance les diamants dont elle ne veut plus sur le juré. Et lorsque le moment est venu pour les projecteurs de s'allumer, elle prend la pause avant de danser encore -de manière assez ridicule on vous l'accordera et de chanter, plutôt bien finalement. Et puis elle disparaît en même temps que la musique, noyer sous des tonnes et des tonnes et des tonnes de -faux- diamants très brillants.

Au suivant !

©Thia
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Lïnwe Felagünd
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Année à Poudlard : Cinquième année

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Re: [Animation] Let the show begin

Message par : Lïnwe Felagünd, Lun 19 Fév 2018 - 22:03


Merci à vous de nous permettre ce genre de RP ! Si y'a des modifications à faire, que ce soit vis-à-vis d'Élius ou de l'OD, n'hésitez pas (je reste dispo). Désolé pour la longueur, j'ai pas pu faire plus court. J'espère que vous apprécierez ! #mesuisgavé  

@Élius : sorry pour la photo, en fait j'en ai fait qu'une du coup (le "avant" de la scène).
@Rachel : sorry, j'avais eu aussi l'idée pour une vidéo (c'pas du copitage j'le jure, j'ai une témoin).

/!\ Contenu sensible (?) /!\


— Prestation : Lïnwe Felagünd —
Feat. Élius Askin (LA entre nous).



Teaser - Linou.

Ouverture.
Quatre saisons : une seule, l'hiver. Une série de tableaux divers, ballade.
Aucun élément laissé au hasard. Tout est vert.


Le matin : un rêve tartiné à la mélasse. Un coup. Tiré par le vol d'une abeille derrière la fenêtre. Une seule opportunité, de toute une vie. Désir réalité, face à ce nouveau sourire satisfait dans la glace. Premier réveil des plus sains. Il est toujours aussi tôt, c'est l'heure de l'insomnie et l'excitation, un autre démon irréversible. Saisir le moment, l'instant capturé par un baiser un coup tiré à la carabine en plomb ; la mélodie d'une sonate d'un air. Rythme équilibré d'une croissance dégénérée. Les cheveux encore ébouriffés après la porte claquée. L'impacte puissante, comme celle d'un poing fermé contre le mur de la chambre. Berceuse pour enfant. — Journée particulière.

L'ombre pressée d'un homme fasciné par cette nouvelle ouverture. Le monde est tien. Il t'appartient, ce matin. Fini la cage de verre où on te laisse crever. Fini l'angoisse d'un train-train trop parfait trop sobre trop quotidien. Fini le cauchemar quand tu souffres la nuit. Fini le miroir brisé par tes sentiments. C'est pourtant une nouvelle forme de dépendance que tu as là, alors que t'es ce qu'il y a de plus libre dans la rue. Pas même ce p*utain de pigeon qui becte un bout de mie contre l'égout — dégoût.

C'est l'effondrement
d'un temple contemplateur

se ranger derrière
la peur que t'as façonné
n'était pas la meilleure
des solutions

-tu le reconnais.

L'effondrement
du monde que tu
t'étais forgé

pour oublier.

Dommage collatéral quand
t'y penses, mais c'est pas bien
grave parce qu'aujourd'hui

t'as le droit de penser
que le monde t'appartient
y'a qu'à regarder
ta main ouverte

quand tu sors
du Magicobus.


Explications égoïstes.
T'arrives devant l'Occamy Dorée. A ce qui paraît, c'est un établissement plein de luxures diverses dont une facette en particulier qui t'attire plus que tout. Tu te laisses à penser que t'es né pour ça. T'as été fécondé comme ça. Engendré grâce à ça. Recette fantasque d'une ambition secrète inavouée. A défaut de faire du mal autour de toi, tu te fais du bien à toi-même quand tes doigts parcourent le piano sale de Poudlard. C'est comme ça que t'as découvert Élius, il sera présent pour toi aujourd'hui. Une redevance personnelle s'imposera à la sortie du show.

C'est là que ça devient compliqué, parce que tu ne savais pas trop quoi faire pour expier tes fautes, exprimer tes émotions et surtout, élaborer ton programme. T'avais peu de temps pour conquérir le jury, trois têtes aussi froides que neutres qui te jugeront rien qu'au regard. A ton avancée jusqu'au plateau. A tes mains tremblantes. A ta coupe de cheveux. Fallait que tu montres tes exploits, tes prédispositions, tes réalités, ta motivation derrière un morceau de peinture auditive. Fallait que tu montres ton esprit, qu'il soit le plus ouvert possible. Fallait que tu montres ta polyvalence et ton adaptation à tout faire. Tout pouvoir jouer. T'avais finalement opté par du piano, du violoncelle et du chant accompagné. Élius, il servait de beauté visuelle. Toi tu savais conquérir les cœurs et lui les yeux. Vous étiez un couple parfait. 'restait à voir si les autres vous considérerez comme parfaits. Distinction ultime que tu recherchais derrière tes lèvres-pensées.

Il y avait peu de choses
qui t'avaient fait sortir
de ton trou dépressif

— ce lapin mentalement
fou qui creuse une tombe
pour mieux s'endormir.


Mais la Musique.
Silence respectueux.

[...]

Arrivée du matériel.
Alors t'appelais ton elfe d'une voix ferme. T'avais tout prévu, du moins jusqu'ici. Parce que bonjour le déménagement. L'apparition spontanée de ton serviteur te fait sursauter. Avec elle, un piano de toute pièce, qui venait directement de chez toi. Il était assez spécial et même si quelques notes n'étaient plus bien justes à ses extrémités, il avait son charme. Son violoncelle avec qui tu vouais une intimité singulière. Deux violons et un alto de basse classe, achetés rapidement chez un apothicaire. Tu les avais requinqués grâce à Grodoudou. Et puis les petits percussions que tu lui avais demandées. Étonnamment, trois plaquettes de chocolat. C'était l'expérience qui comptait, et ça serait une toute première pour toi. C'était comme de l'improvisation, après tout. Et ça, t'en avais déjà fait. Tu trouvais ça excitant de fuir les futurs accords. — Tu voulais pas trop savoir la manière dont elle s'était prise pour avoir tous ces instruments avec elle aujourd'hui, mais c'est tout ce qui comptait. Et encore une fois, tu devais redevance éternelle à ton elfe, qui t'avait plus ou moins sauvé bien plus qu'un père ou une mère.

Visite non-guidée.
Sans traîner, tu rentres dans le bâtiment. Tu n'avais certainement pas envie de rester un instant de plus sur ce pavé terni par le passé. Un sale moment avec deux cousines que t'avais pas pu captiver, surtout l'une d'entre elles. T'étais jamais venu ici, c'était plutôt agréable. Une ambiance chill, doucereuse comme le miel. Une abeille. L'elfe de maison te suit, virevoltant avec vous tout ton attirail. Une cérémonie houleuse. Le vent parle derrière toi mais tu ne l'écoutes plus, absorbé par les coulisses glissantes.

Une pente raide qui t'atteint au plus profond de toi.
Et puis... y'a les plateaux sur une table.

Le cabaret vous nourrit
mais t'as pas faim


ça t'empêche de chanter
et ils doivent le savoir.

[...]

Excitation du noyau organique.
Le cœur. On les appelle, ça y est. C'est la presqu'heure. Y'a déjà quelques personnes qui s'activent derrière les rideaux. Et pis tu vois ton ami sur le côté. « Élius. » que tu fais pour dire bonjour. Tu le sais pas encore mais dans quelques minutes, vous serez deux rois sur la scène. Le cœur s'emballe en reconnaissant le danseur. Il surgit un instant, ce flux détox qui te fait remonter en arrière. Des montagnes de souvenirs étoilés. La lune est pâle et pourtant tu continues de sourire.

La pression commence à monter à la russe. Un coup, tu te prends comme une décharge. Parce que c'est si difficile d'être parfait sur dix minutes de ta vie. Pas une seule erreur. Une énergie maximale continue. Le public en redemande toujours plus. Le public veut te voir encore plus haut. Plus fort. Plus écoutable. Une peste noire bien habile quand il s'agit de te tourner le dos à une fausse note. Et un coup, c'est toi qui en veux une autre. Une belle roulotte, ou roulette. A l'ancienne. Tu m'as, tu ne m'as pas. Tu en redemandes parce que ça te soulage, ça te permet d'exister, ça te permet de voler. Girouette vers le petit être.

- Merci Grodoudou. Tu peux partir, je te rappellerai. - sourire appréciateur, une dernière accolade avant la mise en pause de l'univers. Tu devrais pouvoir te débrouiller avec toute la mise en scène.

Masque de poix.
Il n'est finalement pas si étranger de se maquiller. Se perdre derrière un masque d'infortune artificielle. L'esthétique d'un beau mannequin aux allures de pantin. Narcisse a l'air si aimant. Cette vision frénétique de schizophrène passionné est absurde... C'est dans tous les cas, un élément indispensable à leur prestation. En outre, le dernier instant pour le briefing. Le résumé d'une dictée musicale culinaire et visuelle en un point précis donné.

C'est aussi savourer les dernières minutes avant le spectacle. Ecouter l'exhibition de leur prédécesseur.e. C'est pouvoir juger d'une oreille peu attentive ce qu'ils vont subir. Les mers de question en eau trouble. C'est se demander si la troisième chanson n'irait pas plutôt en première et vice versa. Une tempête qui s'accumule, qui fait rage dans la poitrine. Et les matelots crient à l'abandon du navire pour mieux se noyer. C'est aussi s'échauffer les doigts les mains les épaules pour ne pas craquer, céder sous le poids de la performance. Quelques détails à fignoler, à repenser, remanier comme si l'anticipation d'un échec possible ne suffisait pas.

Let the show begin.
Et puis tu reviens, t'as laissé un gros bordel là dans un coin des coulisses. Tu fais pas forcément attention aux regards incessants, ce sera bientôt à toi et tu restes concentré. Révisant mentalement les prémices de ta vie. L'espoir qui leur fait un signe. Let the show begin. Un regard léchant sa montre comme on lèche un pain d'épice qui vacille sous les collines édentées.

Les rideaux se referment.
C'est que l'installation prendra
quelques temps

avant de pouvoir rouvrir les yeux
fermement.

La terre est aussi molle
qu'un mirage chimérique
aux voûtes étoilées

dans les yeux.

Les rideaux se rouvrent
la bouche béante
se lève à l'aube
d'un théâtre de géant

avant de jouer :
tu annonces la programmation.

La chrysalide de ton
projet personnel et professionnel.


Moi, le Magicien a écrit:
Programme de la prestation :
1. The other side - The Greatest Showman
2. L'art de la fugue - J. S. Bach (seulement le "Contrapunctus I")
3. Same old love -

Brièvement, t'as pu apercevoir ton Olumire. Tu savais même pas qu'elle bossait ici, alors c'est une surprise et plutôt dans le bon sens du terme. Tu peux lui montrer ce que tu fais, un bout de ta vie qu'elle ne connaît pas d'ailleurs. Tu joues pour elle. Un sourire qui se veut rassurant au danseur. Petit clin d’œil avant de fermer les yeux. Respirer une dernière fois bien fort, comme avant de chercher ton animal totem ou ton patronus. De la pseudo-méditation, parce que t'as pas vraiment le temps non plus et y'a pas d'eau chaude pour te relaxer.

Tu places une plaquette de chocolat sur les cordes étirées du piano au mécanisme particulier. En ajoutant « Incendio minima continuate. » Et puis, tu t'assois sur ton siège au centre de la pièce, avant de faire un signe de tête capricieux — histoire de dire que tu commences.

1. Accords fragiles sur les bords de l'instrument tactile. Tremblement qui amorce le show de sa plus belle réaction, avant de partir sur un petit swing léger. Jazzy. Pour bien entamer. Laisser couler. Faire apprécier au spectateur en attirant du regard. Ils peuvent encore continuer de parler, si ça les chante, une coupe de champagne rosé à la main - mais c'est en regardant l'autre artiste, acrobate celui-ci qui parcourt la scène, que les conversations s'abattront comme s'abat la fourchette contre ce morceau de steak tartare. Le premier thème devient incessant et c'est à ce moment précis qu'il faut changer son attitude. Plaquer les accords, binaire. Faire comprendre aux auditeurs une nouvelle émotion avant de repartir plus bas, à la jazzman. Mélanger un peu les deux, de ce cocktail ambitieux. Pour toi, c'est l'éclosion. La naissance dans ce cocon encore lumineux. Avant de partir, de sombrer, dans les abysses infinies de la vie. C'est encore le bonheur enfantin. C'est les souvenirs avec ce cheval de bois. C'est ce pourquoi il faut continuer d'exister. C'est aussi une pointe de folie farandole. A eux deux, c'est vrai qu'ils font une bonne paire. Des jumeaux bohémiens. Le musicien est son âme. Le danseur son corps. Prendre un air plus grave, qui annonce bientôt la fin du morceau. C'est un détail parfois et souvent qui fait la différence. Qui perturbe. Qui influe sur le spectateur, volontairement ou involontairement. Une dernière suite conclusive dans les harmonies qui met fin au morceau. Idéal pour un cabaret.

2. Il faut tuer les acclimatations fantasques, plus que tout. Et c'est pourquoi tu as choisi un contraste des plus surprenants avec cette seconde musique. Une plaquette de chocolat — la seconde — déposée dans le thorax de ton violoncelle (évidemment désinfecté, comme le piano). Même sortilège. Même objectif, pour un rendu différent. Du Bach. Un classique chez les baroques. Un des plus impressionnants, des plus prometteurs et des plus subtiles des savants de son époque. Il avait compris lui, comment émouvoir l'âme humaine. Une belle science. La difficulté du contrepoint pourra lui faire gagner des points. — Une toute autre formation, si on en suit la logique. Deux violons et un alto enchantés, sur le côté. T'avais déjà tout paramétré. Cela t'avait pris des heures mais t'y étais arrivé, depuis le temps. Le seul inconvénient dans tout ça, c'était la facilité à te perdre dans tes pensées mélodieuses. Certainement pas, fallait te contenter de lire et faire sonner la partition devant toi. Jouer sur les différents timbres sonores. Frapper. Pincer. Frotter. Glisser. Pointer. Le violoncelle ? T'en faisais depuis au moins huit ans. — Et dans la mesure du possible, manier l'esthétisme de ton instrument avec nuances. Celui qui t'avait guidé jusque là. Celui qui t'avait permis de te réfugier. Celui que tu cachais sous le lit comme attrape-rêve. Cette fugue était novatrice pour son temps. Elle était riche en harmonie, plus que tout. C'était d'une tristesse nostalgique inquiétante. Aux antipodes sur tous les plans. Un art.

Un coup de baguette
pour stopper les instruments
définitivement.

Et quelques mots tirés
à tes meilleurs amis
des chuchotements
que seul toi pouvais
entendre.

On te prend pour
un fou.


3. Troisième et dernier mouvement. Troisième et dernière plaquette que tu places là. C'était, par comparaison analogique, un peu comme une sonate vif-lent-vif. Repartir sur du plus neuf, du plus récent. Du plus moderne possible, c'était nécessaire. Tu jetais un regard sur ton partenaire. T'espérais qu'il tienne le coup autant que toi, vous y étiez presque. Tu voulais juste t'assurer qu'il ne laisse pas de sang sur le sol comme votre première fois. Et puis tu respires de nouveau... calmement... sûrement. Bras levé comme un chef d'orchestre avant de stimuler percussions. Partir sur une bonne base rythmique, dynamique, dansante. Très dansante. Dernière lancée avant la tombée des rideaux. Fallait laisser plus que les deux autres une bonne impression. C'était la fin, toujours, qui rattrapait les candidats. T'allais leur faire découvrir peu à peu ta voix de ténor, développée principalement grâce à ton expérience avec The Boursouf'Sound, avant le split (manque de convictions). Le micro lévitant devant toi, alors que tu partais dans un délire paranoïaque au piano encore. Une ritournelle infatigablement envoûtante. C'était sur celle-ci qu'Élius allait le plus s'éclater, t'en étais sûr. Avis primaire sur la chose, mais c'était sans contester la plus entraînante. Les paroles qui ne sont pas déclamées par hasard. Être musicien c'est aussi être écrivain. Sur celle-ci, tu pouvais laisser parcourir ta rage sur les touches noires du piano. Et ta peine sur les touches blanches. C'était une manière de crier à l'aide. Et de dédramatiser ta propre situation. Métamorphoser des douleurs en espoirs.

Et puis...
c'est fini.


Tu ressors les trois plaquettes de chocolat fondu.
Trois formes différentes.
Trois goûts différents
pour une musique différente.

Le parfum est doux
puis amère
et enfin légèrement salé.

Tu viens les apporter au jury
- Au choix appréciateur : jazz, baroque ou moderne.

Ouais. C'est bien la première fois
qu'on peut dire qu'on a mangé
du Bach.

Mort rôdant autour de la scène.
Remerciements.
Balbutiement.

La chute finale d'une feuille d'automne, morte pour l'hiver.
Brutale - quand au dur retour des choses.
L'elfe revint t'aider à tout nettoyer tout remmener.

Mais tu n'y vois rien.
Il n'y a que l'instant passé
sur scène
dans ton esprit
aliéné.

Tu ne savais même pas
si t'avais réussi ou échoué
avec succès.

Tu ne te rappelais pas de fausses
notes ou de mauvaise dynamique.

Le seul truc qui comptait c'était
d'avoir joué pour toi
et pour eux.

C'est comme se rendormir
alors qu'on cherche à mourir
bêtement.

C'est comme la mort rôdant
autour de la scène
incapable de
retrouver
cette
sensa
-tion.

Le temps reprend ses habitudes
grossières et le monde
tourne tout autour avec.

Un désir le plus désiré
qui s'arrête
subitement.

Un train à prendre.
La fin d'un voyage.

Le souffle coupé
t'arrives plus à respirer.

Les gouttes sur ton front.
Les mains tremblantes.

L'énergie épuisée
de ton corps
lassé.

T'as sûrement dû laisser
ton cerveau tes poumons
tes tripes et ton coeur
sur le plancher
de la scène.

Et puis...
et puis toi tu t'assieds là
le regard dans le vide.

L'ennui.

A attendre
comme un sale
pigeon qui
attend son bout
de mie.

Celui-là
même.
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Aysha Brayd
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Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: [Animation] Let the show begin

Message par : Aysha Brayd, Mer 21 Fév 2018 - 18:42


Yup là, désolée, je poste à la dernière minute et ce n'est pas très long, mais bac blanc toussa, j'ai mal géré mon temps. Ça m'embête parce que c'est vraiment un truc sympa ce que vous avez mis en place, j'adore !

Danse.
par Aysha Brayd


Respire.

Le rideau s’étend devant moi. Rouge sang. Écarlate.

Respire.

On dirait qu'il respire lui aussi. Il ondule. Il est comme vivant, il danse, c'est la musique du duo qui me précède. Elle résonne et fait trembler la scène, c’est beau. Ça me donne envie de danser mais ce n’est pas le moment. Pas mon heure, pas encore, dans quelques minutes à peine.

Respire.

C’est l'angoisse qui m’étreint. Je n'ai pas l’habitude. Ma chorégraphie est répétée, des centaines de fois déjà. Mais on ne sait jamais. Jamais. L'improbable, le hasard. La peur ?

Respire.

Celui d'avant moi à presque fini. Ils sont doués. J'aime bien. Comme une étrange odeur de chocolat dans l'air. C'est ma tête qui me joue des tours ? Sans doute. L'instrument s’arrête. Applaudissements, qui me vrillent les oreilles. Puis c'est mon tour, bientôt. Un signe de main, un sourire tremblant aux deux avant moi.

Respire.

De nouveau le silence. C'est à moi ? Un dernier coup d'œil au miroir. Rien ne dépasse. Un justaucorps près du corps, couleur peau, le corps d’une poupée sans ligne, lisse. Cheveux lâchés, longue cascade noire le long du visage, et dans le dos. Seul contraste avec ce brun clair de ma peau. Les pots de peinture sont dans un coin, tout près. La lumière est éteinte, je prend la feuille et entre. Les gens attendent, ils doivent voir ma silhouette qui installe la scène, le terrain de son œuvre. La feuille recouvre le centre de la scène, étendue de blanc mat. C’est doux. Un aller-retour, me revoilà avec cinq gros pots de peinture plats.

Respire.

Je me place au centre de la toile vierge, tête basse. Les lumières, progressives. J’essaye d'esquisser un sourire. Échec, l'angoisse froisse mon visage, mais tant pis. C’est dans le thème. Côté un peu mystérieux ? J'attends. Une foule de questions soudain. Ai-je oublié quelque chose ? Je ne me souviens plus de mes enchaînements. Pourquoi la musique ne se lance pas ?

Puis soudain. Une note. Musique !

Un bras, puis l’autre, je m'élance. Un saut ! Je tourne, glisse sur le sol, la toile est vierge, mon costume aussi, plus pour longtemps. Je me décale, une main plongée soudain dans la peinture violette. Ma main, le pinceau, mon corps. La scène comme toile. La danse comme peinture. Un grand trait se dessine sur le sol blanc. Je sais où placer mes bras, rien n'est laissé au hasard. Ce n’est pas de l'art abstrait. La musique m'emporte, je ne m’arrête plus, pas un moment de flottement, pas une hésitation. Les mouvements se déroulent dans mon esprit comme l'eau d'une rivière. C'est beau, j'aime ça, la danse.

La toile se dessine sous mes pas, mes mains, mes pieds. Mon justaucorps est maculé de tâches de couleur bien plus désordonnées que la toile sur le sol. Mais ça se dessine peu à peu, à mesure que je danse, ça se construit. Une caméra a été placée au dessus de moi, pour que le jury puisse voir l’œuvre en construction. Ce tourbillon de couleur et cette silhouette, cette cascade brune tachée, moi. Je tends l'oreille en bondissant, j'étire mes bras. La musique est bientôt finie. Je me dirige vers la dernière couleur, plonge les deux mains dedans, glisse au sol et continue de danser. C'est un mélange de danse contemporaine et classique. Pas ce genre de truc bizarre qu’on peut voir parfois, parce que je n'aime pas. La seule originalité est cette peinture. C'est le centre de ma prestation. Le cœur.

Une note et encore une, et la musique s'arrête. Je m'arrête moi aussi, me relève. Je dégage mon visage, y laissant une grande trace bleue. Je regarde le jury un instant, pas vraiment dans les yeux, l’anxiété est trop forte. Juste un peu derrière leur visage. À peine visible. Ma poitrine se soulève et se rabaisse, je suis essoufflée, j'ai mis tout de moi dans cet instant. Ces quelques minutes où je me suis offerte aux yeux du jury. J'ai tout lâché. C'est la vérité qui s’étale sur la feuille. C'est moi. Je me retourne, la place contre le rideau du fond, à la verticale. Ils pourront la voir. C'est le point final mis à ma  danse. C'est gravé tous les mouvements, dessiner tous les pas, c'est transcrire la danse avec des couleurs. C'est l'empreinte de la prestation qu'ils ont le loisir d’observer.

Je salue, un peu tremblante. Puis je fais volte face et sort de scène d'un pas que je veux calme même si je ne le suis pas vraiment. Je passe le rideau, l'obscurité des coulisses m’entoure à nouveau. C'est fini.

Respire.
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Élius Askin
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Année à Poudlard : Cinquième année

Spécialité(s) : Métamorphomage


Re: [Animation] Let the show begin

Message par : Élius Askin, Jeu 22 Fév 2018 - 14:20


Ça a sonné comme un deal équilibré - Tu joues, je danse - je danse, tu joues - Éternelle rengaine à succès. Alors j'suis là. Posé devant mon reflet inspirant. Aspirant les effluves d'un maquillage que j'aime tant. À m'en gaver, d'ces poudres colorant mon épiderme frissonnant. Le cuivre a coulé tout partout ; rayons d'un soleil brûlant. Faisant fondre en flammèches le khôl appliqué. L'or lèche mes babines accueillantes, crépite sur mon t-shirt moulant. Pour le reste, j'ai utilisé la magie. Se déposséder, devenir feuille blanche. Éclaircir les mèches insolentes, estomper le ciel dans mes yeux, l'envelopper d'un teint crayeux. Disparaître derrière le costume resplendissant : métaphore appropriée. N'être habité plus que par toi.


Qui arrive, traînant ton monde sur les deux petites jambes arquées qui te suivent ; montagne clinquante & voltigeante_
D'un vif soulèvement de haut-de-forme,
— Yeay.salutooooi soufflé en poussière d'étoile sur ton visage diaphane_
Dans l'bain, plouf. On en parle plus. J'te laisse te concentrer.


- Let the show begin ! -


L'effervescence des coulisses ressemble à un soda qu'on a trop secoué. Les jambes pleines de bulles, la gorge embourbée ; ils débordent d'une émotion que je n'connais pas. Ça effleure pourtant mes iris ensorcelées, tant la tension est palpable dans l'écrin velouté. Moi, j'suis rempli d'une autre détresse - tapissant de son huile mon estomac serré. C'est que l'impatience fourmille jusqu'à mes ongles vernis. Besoin de danser comme une envie de gerber. Me jeter sur scène pour expulser mes tripes ardentes, vous en éclabousser. L'attente est insupportable, les subterfuges salvateurs.


Délicatement, l'index curieux s’immisce dans la fente écarlate. En écarte les lèvres duveteuses pour glisser un œil intrusif. Se nourrir de l'ébullition chatoyante d'une autre. Mille facettes y réfractent les projecteurs braqués. J'peux presque sentir leur chaleur d'ici. Impossible de n'pas y penser // Qu'on va leur montrer, à tous. C'que c'est. D'être né pour ça _ Fécondé comme ça _ Engendré grâce à ça. ©


Bientôt..
Quelques battements encore.
bam_bam_bam
Averse de diamants sur l'interprète.
Et  - FIN -


Dans le buste du cabaret, l'échange est amorcé. Du ventricule, s'échappe le sang désoxygéné, les chairs molles quittent la scène. S'enroulent au fond des alvéoles confortables pour récupérer. Depuis le poumon, j'avance. Marionnette consentant au grand mouvement diastolique distribuant les artistes. Les Dr Marten piétinent l'oreillette, mollets chargés d'hémoglobine. Rideau fermé, de dilatations en contractions, j'm'approprie les planches désormais familières.


Nous y sommes. Entre nos mains le cœur du spectacle ne demande qu'à s'éveiller. Trois respirations et l'immense paupière s'ouvre enfin sur son pouls anémié. Mon regard cramponne ta voix limpide. Cascade apéritive, mise en bouche éducative. Moi ? J'vais improviser, flotter au dessus de la trame. Jamais deux fois la même chorégraphie. Du vivant, uniquement. D'ailleurs, nos sourires rencontrés annoncent l’imminence. Préparez-vous à la résurrection.


Mais d'abord,
Introspection -
Tête baissée.
Talon droit niché au creux du pied gauche,
Les notes ♫
Soudain frémissent.


- - - - Et voici que l'astre de cuivre réchauffe mon corps entier.
La lumière fut
Avec Lïnwe
Audition, 15 ans.
L.A. du Musicien


Ascension du menton. Il caresse la salle de sa fierté. Prendre le temps d'aviser - de visser - les trois paires d'yeux attentifs. Agrippé aux premières tonalités ♫ j'offre mon profil découpé à l'emporte pièce du contre-jour. Bouche en cœur. J'vous connais, mais, me percevez-vous ; dissimulé sous cette pose minaudière ? D'un claquement de doigt, l'arrogance du personnage s'esquisse sous la palpitation du piano.


Ladies and gents, this is the moment you've waited for ♫
Puis le sourire s'étire, malicieux.


Les flashs se succèdent, révélant un time-lapse d'attitudes introductrices. Moues provocatrices. Postures piquantes. Ma fantasque silhouette se déforme à volonté. J'l'aiguise point.par.point. Démasque les accessoires. Et furtivement, le noir calme le jeu. Détend les esprits avant que ne s'y niche le fameux rond lumineux : la poursuite. Dandy assuré, jambes fières et dos droit, j'fais tourner la canne qui fini par s'envoler. Pas sautillants - tandis que j'me rapproche - accapare les lames sacrées. CAPTATION - PÉNÉTRATION ...de mes pupilles perçant les vôtres. Trois petits tours, et ne s'en vont pas ; restent un instant plantées dans tes royales iris, Lala, Souveraine d'Enfolie. Mes épaules s'impriment de la frétillance frappée, promettent la démence. Que viennent confirmer deux canines carnassières, capturant l'index du gant. Sourcils levés, mime de l'étonné, et main dévoilée. Nue, elle déshabille l'autre, l'entraine au sol - Pieds au plafond. À l'envers, j'vous dévisage, secoue mes piliers retournés. Been searching in the dark, your sweat soaking through the floor ♫ Le rythme l'impose, je propulse à nouveau mon squelette dans le sens de la gravité. Un coup de chaussure envoie valser le haut-de-forme, projectile feutré. Rattrapé d'un bras tendu, jonglage maitrisé. Un moment la partition s'écroule et ma charpente aussi. Pantin abandonné, mes articulations semblent être décrochées. En apnée, je suspens avec vous le temps. Accompagne le musicien de ma latence, étirant le blanc... jusqu'à la relance finale. Catapultant vers vos mirettes un bouquet de gesticulations espiègles. Y'a les doigts qui vous appellent - lubriques, le nez retroussé - lutin, la prestance rusée, démarche féline. Véritable garçon de cabaret, j'conclue la chorégraphie par un baiser, dévoré par le claquement d'ombre ponctuant le premier acte.


Inspirer
Expirer
- Exister -
And buried in your bones there's an ache that you can't ignore ♫


Et... Frotter ♫ Enlacer le bois du caoutchouc d'ma 1460 Smooth. Les lacets s’enchaînent, inlassables. Divulguant, sans pudeur, une insolente fluidité. Ça s'écoule depuis mes hanches, emporte toute lourdeur dans un ailleurs inatteignable. Désormais contrôlé par les incantations préparées du Gryffondor prodige - Imperium délectable - j'entame la deuxième partie. Cible de l'archer, les invisibles doigts sont doués ; l'intérieur est touché, c'est lui qui s'exprime. Je ne vous regarde plus. L'interaction serait une fuite//une fugue. Encore trois longues arabesques que mon déplacement avale et j'enlève la veste. Ne reste qu'un ensemble doré, surplombé du vaporeux tutu d'améthyste. L'éclairage est doux, pastel. L'intensité n'en est toutefois pas ébranlée. Jamais. Taking your breath, stealing your mind ♫ Une aquarelle, en fait, se dilue sous vos prunelles. L'archet empreint de son crin le protagoniste de papier. Entre mes omoplates, les ailes se déplient. Origami envoûté. Pas à pas, j'enjambe le son des cordes, remplumé d'une sève providentielle. Funambule gracile, déployant une fragilité travaillée. Acquise avec les années. Le cou s'allonge, trahit le martellement d'ma carotide gorgée. Du lac, Maman était le cygne blanc, Odette. Danseuse au Ballet National de Russie, elle a tourné le dos à sa carrière pour l'Angleterre. Se marier. Enfanter. Devenir brusquement spectatrice de sa vie. Moi, j'n'y pense pas. N'ai aucune conscience du plomb assombrissant mes veines. Moi, je vacille, butine gracieusement, biberonné par le violoncelliste. Comme un ruban de miel, les arpèges embrassent mes muscles fuselés. Transparences superposées qui nuancent le paysage. Le peintre en deviendrait presque chimiste, à composer les harmonies. Aujourd'hui, camaïeu de mélancolie. Enfin, trois ordres intiment aux instruments de se taire. Éteignent ma danse aussi.


Le silence étrangle,
La pénombre enserre,
L'impression d'inachevé.
Désagréable dernière transition.
And all that was real is left behind ♫


Déjà le sucre revient sur ma langue quand les pulsations ♫ retentissent. Expression savoureuse du gamin comblé. Le tableau noir se retrouve maculé de lasers colorés. Constellations épileptiques traduisant l'excitation du duo. L'heure du grand final a sonné ! Les lueurs tranchent la scène et mes mouvements. C'est poser un bonbon acide contre sa joue brûlée. En devenir dingue, de saliver. D'un geste, je déracine les ailes, arrache le tutu, les balance dans un coin oublié. Me voici entièrement brillant. Libéré de tout superflu. Ramenant vers vous ma bouille déterminée. Where it's covered in all the colored lights ♫ Porté par l'onctueuse tessiture de Lïnwe, j'plaque mes mains sur mes tempes envoûtées. Le crâne ne demande qu'à se balancer, emporter le reste du corps acrobate. La recette est intuitive : alternance de lenteur et rapidité. De douceur et fermeté, délicate violence, rage apprivoisée. Ici, maintenant, j'peux envoyer l'effronterie d'un dos trop cambré, lacérer ma cuisse d'une griffure fouettée - furieuse emprise. Sans oublier de chercher vos yeux, les emprisonner dans ma toile torturée : exigence viscérale de l'araignée affamée. Lèvres mordues, je joue avec mes cheveux doux comme le lait, englobe ma taille efféminée. Posséder la scène, en parcourir la moindre parcelle, projeter partout l'ardeur d'une adolescence affirmée. Même, venir m'accouder sur le piano, accoster chaleureusement le chanteur appliqué. Les doigts se promènent, désignent vos sièges occupés. Un peu de séduction peut être... Beaucoup de jeu sans doute. Des paroles, j'suis de l'autre côté. Le briseur. Celui qui tripote les sentiments, caracolant jusqu'au plancher du cabaret. Y'a quelque chose de langoureux dans cette étreinte avec les faisceaux multicolores ; un charme kidnappant. Mes cils papillonnent tandis que mes jambes s’ébattent ; victimes d'un déhanché. Progressivement les notes s'inclinent, appellent au terrible renoncement. En vérité, il serait tentant de ne pas s'arrêter. Mais la ponctuation est essentielle, propice à l'excitante frustration. Face ravagée par un sourire comblé, j'immole mes dernières foulées.


Inonde de ma hauteur la salle que j'imagine remplie.
Haletant d'assouvissement.
Auréolé de satisfaction.


Impossible comes true, it's taking over you ♫
Un rire qui brise le point final en un million d'éclats pétillants.


Les restes retombent en paillettes sur vos épaules. Particules de l'instant passé saupoudrant le chocolat particulier. C'est le moment de s'enfuir. Ne pas laisser voir la contenance se recomposer. Disgrâce absolue réservée aux coulisses. Dans lesquelles je m'enfile. Rapidement. En chemin, je croise une ballerine filiforme au teint hâlé. Coup d’œil narquois avant de m'affaler dans le moelleux d'un sofa dévoué. Là, sortir de la transe. Prendre le temps de ressentir les percussions partout dans les entrailles. Une seule question en tête, que j'te pose, à toi, qui me rejoins là :


— On recommence quand ?


Oh, this is the greatest show ! ♫


Dernière édition par Élius Askin le Lun 26 Mar 2018 - 19:38, édité 1 fois
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Re: [Animation] Let the show begin

Message par : Jade Wilder, Jeu 22 Fév 2018 - 18:32





Sur la scène, régnait quelque chose de magique. Inimitable.

De cet endroit privilégié, on ne pouvait rien rater, chaque sensation envahissait le corps et l'esprit, prenant possession de celui, courageux, qui osait franchir le pas. Les à coups d'un pas hésitant sur le bois lustré de la scène, les lumières jouant avec nos pupilles, capables de changer toute l'ambiance en un jeu de couleur. Et la musique, parfaitement choisie pour coller avec ce qu'on souhaite faire comprendre au public.

Ce public, de l'autre côté. Ce n'était pas sa performance et pourtant, c'était lui qui décidait de tout. Des spectateurs satisfaits et le coeur s'emballe, la fierté s'empare de l'âme parce-qu'on a réussit à procurer de telles sensations à quelqu'un d'autre. Ça avait quelque chose de satisfaisant, de faire sourire les gens. De voir les yeux s'illuminer juste avant que le rideau ne tombe, achevant la prestation en beauté. Et de sentir son coeur battre, tellement fier d'avoir réussi, d'avoir dépassé les appréhensions pour réaliser un rêve d'enfant sans se soucier de quoi on a l'air. Sur la scène, les choses étaient différentes. On pouvait avoir un rôle, prendre la personnalité qu'on souhaitait et la faire pétiller de mille couleurs. Tout était différent, une fois le rideau levé.

Être quelqu'un d'autre, quelle drôle d'utopie. Jade ne pouvait qu'en rêver, le quotidien rattrapant les rêves plus vite qu'on ne le croit. Mais ce jour là, elle pouvait se le permettre. Elle devait se le permettre. Une fois sur scène, elle pouvait tout oublier et faire tout ce dont elle avait toujours rêvé. Elle avait toujours aimé les spectacles en tout genre, une passion transmise par sa mère puis développée par elle-même, de son côté. Mais de là à se lancer et se produire devant des dizaines de personnes ? Ça lui semblait tellement irréaliste, impossible, et pourtant elle s'était inscrite. L'annonce de l'audition avait été comme une évidence. S'inscrire avait pris quelques temps, parce-que l'hésitation nous fait faire de drôles de choses. Et même à présent, dans les locaux de l'Occamy Doré, Jade devait retenir cette envie folle de prendre les jambes à son cou. Fuir, parce-que le changement faisait peur. Parce-que les gens, derrière leurs yeux brillants, pouvaient critiquer et se montrer méchants. Parce-qu'elle avait encore les peurs d'une enfant et que le monde lui paraissait horriblement effrayant vu sous cet angle. Mais par dessus tout, elle avait peur d'échouer... D'être déçue et de ne plus oser ensuite. Cela avait de grandes chances d'arriver en soi, mais à 16 ans, la blondinette avait la douloureuse sensations de ne pas vivre sa vie à fond. De ne pas tenter, espérer, autant qu'elle l'aurait dû, autant qu'on le lui avait apprit. Ce n'était pas ce que souhaitaient ses parents pour elle. Ils voulaient qu'elle soit heureuse et depuis toute petite, la scène lui apportait un bonheur tout particulier, inimitable et donnant un sens à ses actions. Elle devait essayer.

- Let the show begin !

Le signal, que les choses sérieuses pouvaient commencer. Et si une drôle de curiosité l'avait poussée à rester tout près, Jade décida bien vite qu'elle ferait mieux de se préparer. Dès la première à se présenter, en fait, qui fut impressionnante, intimidante. Jamais elle ne jouerait aussi bien, ça lui paraissait tellement inaccessible... Ces gens, tellement à l'aise une fois sur scène, pouvait-elle seulement leur ressembler ? Son style serait totalement différent, c'était certain. La différence n'était pas un défaut parait-il, mais dans un domaine aussi magistral que celui-ci, se démarquer était important. Profonde inspiration, le stress était de plus en plus présent et faisait battre son coeur à un rythme fou. Du bon stress, que disaient certains. Ils n'étaient visiblement pas à sa place, ces gens là.

Petit rire nerveux, face à ses propres pensées. Face aux miroirs, l'Italienne contempla toute l'attention qu'elle avait accordé à chaque détail de sa tenue. Une longue robe noire, brillante de mille feux et une coiffure mettant en valeur ses boucles blondes. Elle s'était maquillée également, chose qui n'arrivait quasiment jamais dans sa vie de tous les jours. Pas de doute, c'était un évènement très spécial. Apprêtée ainsi, elle ne pouvait que faire de son mieux et espérer qu'il y aurait un résultat à tout ça. Peut-être que ce n'était qu'une audition. Peut-être qu'il y en aurait d'autres. Mais la passion qu'elle avait pour le chant ne disparaitrait jamais. Son admiration pour la danse serait toujours présente, malgré qu'elle n'ose timidement que quelques pas. Alors même si ça n'aboutissait pas, ce serait au moins un pas en avant. Un grand pas, pour quelqu'un comme elle. Une fille timide, un peu gauche, qui ne montrait jamais de quoi elle était capable. Il était temps, pour une fois, de changer ça. Les prestations s'enchainaient dans la salle. Elle pouvait ressentir chaque variation de basse au rythme de son coeur. Chaque note lui donnait du baume au coeur, l'envie de monter sur scène à son tour et de chanter, chanter comme elle l'avait toujours aimé.

Ce serait bientôt à son tour, il était temps. Et même si cette perspective lui faisait peur, c'était comme avant le grand saut, la peur était mélangée à de l'excitation pure et simple, une envie de faire le show et de se laisser aller, sans penser à rien, ni au passé, ni à l'avenir. Juste au moment qui s'offrait à soi et de laisser sa voix faire le reste. Comme dans un film au ralenti, Jade se dirigea vers la scène, vers le rideau à nouveau fermé. A sa réouverture, elle serait là. Lorsque la scène s'illuminerait, les premières notes de musique s'élèveraient et le reste serait entre ses mains. Chanter dans les tribunes bondées d'un match de Quidditch était une chose tellement facile quand on y pense. Plus de gens, mais moins concentrés sur une seule personne. Ceux qui attendaient de l'autre côté, l'attendaient elle. Voulaient voir ce dont elle était capable. Les Cheerpouffys. Un groupe incroyablement important pour elle. Mais cette fois, ça n'impliquait qu'elle. Faire face à tout ce qui l'effrayait et dépasser chaque élément pour donner le meilleur d'elle-même. En était-elle capable ? En tout cas, elle s'était entrainée dans ce but. Pour une fois, son Monde n'avait pas tourné autour des cours et des leçons à apprendre, mais des chansons à choisir et des notes à ajuster. Après longue hésitation, elle s'était décidée sur deux chansons au style relativement différent. Elle avait des goûts très hétéroclites, cela intriguait parfois, mais ça la rendait capable de chanter sur bon nombre de chansons différentes. C'était une force, qui serait normalement illustré avec ces deux chansons. Du moins, si tout se passait bien, car rien n'était encore joué.

Jade respirait lentement, reprenant régulièrement de l'air pour ne pas en manquer. Un rien, un tout petit rien, et elle se mettrait à courir direction la sortie. Si ce n'était pas son premier passage sur scène, il s'agissait du premier depuis bien longtemps et avec autant d'enjeux. Autant dire que le pari n'était non pas risqué, mais dur à relever pour elle. Le temps lui sembla figé durant quelques secondes, et pourtant le fond lumineux derrière elle étincela de mille feux et les premières notes se firent entendre, juste avant que le rideau ne se lève, les projecteurs braqués sur la scène. Sur elle. Elle ne pouvait plus reculer, n'en avait même pas envie. Quitte à faire les choses, autant les faire bien. Et fidèle à ce pourquoi elle s'était autant entrainée, elle débuta sa chanson, basculant dans un Monde à part, qui lui appartenait et où elle voulait emmener ceux qui l'écoutaient. Un monde de musique et de légèreté, là où elle aimait se perdre sans regret. Au rythme des notes de musique sa voix douce aux teintes graves se fondait et donnait un sens à chaque parole. Tout ce qu'elle chantait marquait une part de sa vie, celle-ci n'échappait pas à la règle.




La musique la transportait, elle devenait bel et bien celle dont elle rêvait. Celle qu'elle aimerait être au quotidien. La musique l'y aidait, un peu, mais la jeune fille était bien trop souvent renfermée. Qui aurait pu croire qu'il s'agissait de la même personne, chantant sur scène, aussi à l'aise qu'un poisson dans l'eau. Totalement différente et pourtant si similaire à ce qu'elle était réellement, cette personne que peu avaient la possibilité de voir. Elle chantait, pour sa famille, ceux qu'elle ne quitterait jamais, mais avant tout pour elle. Pour réaliser, enfin, un rêve d'enfant.

Et alors que les dernières notes se faisaient entendre, achevant la chanson, un sourire illuminait le visage de Jade. Elle avait réussit. Ce n'était pas terminé, le bout du chemin était encore loin, mais oser interpréter un titre devant des gens, quels qu'ils soient était pour elle une épreuve du feu. A présent lancée, pourquoi s'arrêter ? Son sourire s'étira en coin, plus séducteur qu'auparavant. Sur chaque millimètre de peau, elle pouvait se transformer, devenir plus enjôleuse. Entrer dans le rôle. Elle se produisait dans un cabaret après tout, alors se mettre dans l'ambiance était important. Arborant son regard le plus pétillant qui soit, elle était alors à la limite entre l'enfant et la femme. La joie d'une enfant, la sensualité d'une dame. Une postule presque théâtrale et déjà, des notes plus rythmées prenaient place, s'imposaient comme une évidence. Sa voix suivit le pas, tout naturellement.




Tantôt séductrice, tantôt joueuse, la blonde faisait son show, profitant de chaque instant. Peut-être était-ce le dernier. Peut-être qu'elle n'aurait jamais la chance de recommencer, de faire ce qu'elle aimait tant. Alors chaque note trouvait sa place et dégageait une émotion toute particulière. Plus la chanson avançait et plus sa voix s'élevait, affichant tout son potentiel. Tenir la note, rendre chaque moment plus intense et percutant, voilà ce qui lui plaisait. Son coeur battait si fort, non plus de stress, mais de bonheur. Chanter faisait partie d'elle-même et pouvoir le montrer, avoir cette occasion, voilà ce qui marquerait cette journée d'une pierre blanche.

Elle n'était qu'une enfant lorsqu'elle avait entendu cette chanson pour la première fois. Une femme magnifique la chantait, lui donnait sens à sa façon. La petite blondinette pas plus haute que trois pommes qu'elle était à l'époque avait été happée par cette présence, cette façon si particulière d'attirer l'attention, avec un talent incroyable. Elle ne se prétendait pas au niveau de cette femme, mais espérait lui avoir rendu au moins, un bel hommage en chantant à son tour cette mélodie qui le méritait tant. L'enfant, devenue femme, réalisait son rêve à sa façon. Cette chanson représentait tous ses rêves. Les possibilités qui s'offraient à elle et ce qu'elle pouvait faire dans le futur, si on lui en accordait la chance. Et dans une ultime note, sa voix s'éleva puissamment, offrant un final explosif, ponctué par une petite révérence juste avant que le rideau ne se referme sur cette prestation qui la satisfaisait. Oui, Jade Wilder, aussi perfectionniste qu'elle était, avait le sentiment de pouvoir être fière d'elle. Elle avait fait de son mieux, tout donné. Et surtout, elle s'était amusée comme elle ne l'avait pas fait depuis trop longtemps.

Quoi qu'il arrive désormais, une chose était certaine: elle n'avait aucun regret.
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Re: [Animation] Let the show begin

Message par : Morgan Delaube, Ven 23 Fév 2018 - 0:21


Morgan observa les diverses personnes qui passaient sur scène. Il n'hésitait pas à inscrire des notes sur son carnet, sans pour autant laisser transparaître un quelconque intérêt supplémentaire pour un des artistes qui s'activait sous ses yeux plus qu'à un autre. Il ne faisait pas attention à ce que Josephine et Ellana pouvaient échanger. Non il devait rester concentré jusqu'à que le dernier soit passé. Ce qui arriva plus vite que le Blaireau ne l'aurait espéré. Lorsque la dernière note résonna et que la dernière personne quitta la scène, il se leva et monta sur sa scène. L’acoustique du lieu lui permit de se faire entendre de tous sans avoir à utiliser de sort pour amplifier sa voix. Aussi s'exprima-t-il :

-Je vous remercie tous d'avoir participé. Vous avez été formidable ! Je vous recontacterai en tant voulu avec des propositions de scènes qui pourraient vous convenir. Mais en attendant, vous devez être affamé, aussi ai-je pris le soin de vous préparer quelques petits plats, végétariens ou non. Et bien sûr, dans la pure tradition de l'Occamy Doré, je ne vais pas vous laissez manger sans vous distraire un peu...

Et sur ses mots un haut-de-forme apparut sur la tête de l'ancien Jaune et Noir qui afficha un sourire. Disparaissant alors dans un nuage de fumée noire, la luminosité de la salle de spectacle baissa tandis que des petites lumières de diverses couleurs s'allumèrent, représentant des corps en mouvement.


De 00:25 jusqu'à 2:14

Et tandis qu'à l'instant où la musique s'arrête, une douche de lumière apparaît au milieu de la scène là où se trouvait le danseur principal quelques secondes plus tôt pour dévoiler un Morgan plus beau que jamais dans un costume neuf.


De 00:13 jusqu'à 2:41

Et tandis que les musiques défilent, un complice caché un coulisse transforme les habits du Propriétaire pour les adapter au mieux au style de musique. A force de traîner avec des danseurs et des chanteurs, ils avaient appris quelques trucs utiles pour faire bonne mesure. Il prenait beaucoup de plaisir, pas de doute possible. C'était ça le plus important à ses yeux : s'amuser. Car comment plaire au public si l'on aime pas ce que l'on fait ? La passion. Voilà ce qu'il leur fallait à tous. Et l'une des passions de Morgan, même s'il n'y était pas le meilleur, c'était le chant. En l'occurrence il avait pensé à une vieille chanson moldue française. Mais ça faisait toujours son petit effet, surtout lorsque la scène se mit à faire des jeux de lumières en accord avec les notes de musiques, avec bien sûr, lui au milieu de la scène.

Spoiler:
 

Essoufflé par cette démonstration, le benjamin Delaube s'inclina devant son public. Lorsqu'il se releva, il lança un regard de défi à tout ce beau monde. Alors, c'est qui le patron ?
_____


Merci à ceux ayant pris le temps de participer.

Pour le menu :

Burger à composer soi même avec à votre disposition : tomates, salades, oignons, steak hachés, steak de tofu grillé, emmental, cheddar, poivrons, pains à burger (toastés ou non). A vous de vois faire plaisir sur la composition !
En dessert : pana cotta fruit rouge ou tiramisù nutella.

Vous avez le droit de continuer de répondre dans ce sujet, pour discuter entre vous, faire connaissance, prendre contact pour des rendez-vous à plusieurs, décrire à quel point Morgan est magnifique... Faîtes ce que bon vous semble tant que vous ne cassez rien Ange

Les résultats arriveront sous peu.


La Team OD
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Re: [Animation] Let the show begin

Message par : Lïnwe Felagünd, Lun 26 Fév 2018 - 22:18


Hésitez pas à me MP si y'a des incohérences (en lisant le poste de Momo je pars du principe que les candidats sont aussi dans la salle, assis).

/!\ Contenu sensible /!\


Tu n'entendais plus rien. Plus rien autour de toi. C'était comme si le monde s'écroulait dans une photographie floutée. Les murs dégoulinent. Les gens s’atrophient. Les paroles se déversent, inaccomplies - un air d'inachevées sur le sol. T'entends même pas ton partenaire qui s'excite. Il est heureux, vraiment, d'avoir fait tout ça. On dirait qu'il vient d'éjaculer. Toi aussi, faut pas croire mais tu l'exprimes d'une manière moins équivoque. Plus noire. Plus implicite. Une tendance renversée. Monde à l'envers.

Un grand sourire Cheshire
— sur le côté
soudain qui te sort
de ta tourmente
malsaine.


Un pas et tu te relèves. Acquiesçant au passage comme une réponse lointaine. Un nouvel horizon se dessine avec ton ami. Et puis vous rejoignez les sièges de la salle. Vermeils comme le sang, l'amour et la passion. Une passion indélébile qui se lie sur tous vos visages. C'est beau à voir, pour un chef d'orchestre comme lui. Chapeau de haut-de-forme, une nouvelle danse annonce le début d'une autre soirée folle. Destin à l'envers. C'est l'organisateur qui se prend comme candidat.

Mouais, t'as surtout la dalle toi.

La végétation te sied bien aujourd'hui. T'es végétarien un instant.
Comme le fruit d'une mode illogique. L'entité absurde d'un désir neuf !

T'applaudis pour le respect
entre artistes.

Et passes aux choses plus sérieuses
comme se nourrir.

C'est important
ce qui paraît l'être
en tout cas.

- ça va ?
que tu demandes au hasard
au Askin.

T'as pas mangé
réellement
depuis...

Feuille de salade.

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Élius Askin
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Re: [Animation] Let the show begin

Message par : Élius Askin, Mar 27 Fév 2018 - 13:09


L.A. de Lïnwe et Jade
Contenu sensible, à un moment ?




Vide de plein. Mort de vie. Mes cavités débordent d'une résonance accaparante. Oui, toutes. Ses ongles lacèrent l'intérieur de mon corps. À grands coups de griffes. Rien ne pourrait mieux décrire cet état que ma bouche béante, d'où s’échappe la moiteur d'un souffle à l'instant récupéré. Les gorgées d'eau n'en finissent pas, désobstruent ma gorge collée. Réponse du pantomime à ma droite. J'attrape une serviette pour y plonger mon visage humide tandis que la voix de Morgan perce le tympan des coulisses. Ça m'accroche directement par l'estomac ; j'prends pas l'temps d'me changer. À peine, enfiler un sweat par dessus l't-shirt doré. Les jambes sont flageolantes - bougies de cire fondues sous les projecteurs. Icare ici.


Échappé du labyrinthe d’accessoires entreposés, je m'installe sur l'un des sièges implorants la scène. Ton apparition agile tranche l'hésitation de mes prunelles entre les deux nourritures à disposition. C'est que ton sourire est contagieux, un peu. Menton perché sur ma main ouverte, je découvre - enfin - les prouesses du presque-plus-nouveau propriétaire de l'Occamy. Tes traits s'animent d'un entrain plutôt captivant, j'en mordille le bout de mes doigts complaisants. Puis, nouvelle discipline, les lumières - et tes cordes vocales - s'agitent devant mon expression attentive. Ça m'amuse, tisonne l'applaudissement que je lance dans ta direction à la fin de la démonstration. Yeay ! Enfin, mes yeux libérés retombent dans les plats généreusement garnis.


Sans attendre, j'attrape deux tranches de pains grillé entre lesquelles je superpose tofu, fromage et légumes alternés. Aussitôt composé, déjà chahuté entre mes crocs affamées. Deux mots m'interpellent à gauche, suscitent une brève surprise ; matérialisée par un sourcil levé. Pas franchement l'habitude de discuter avec toi à vrai dire. La bouche pleine, j'te regarde te servir à ton tour. Abandonnant le sandwich dans mon assiette, d'une main, je rabat en arrière mes cheveux qui - j'imagine - ont retrouvé leur couleur foncée ; magie limitée. Les tiens, naturellement blancs, bordent un maquillage sillonné par la transe passée. Empreintes de ruissellement cernant ton arlequine beauté. Mais mec. Projetant mes omoplates contre le dossier, j'élance également deux bras derrière ma tête appuyée. Mais mec, bien chûr que cha va ! Coup de menton vers le velours éclairé et déglutition ponctuée d'un sourire carnassier. Fin j'veux dire, on y est. C'qui a commencé à deux au creux du dédale ressemble maintenant à une partouze organisée. À nouveau, j'introduis les strates réconfortantes entre mes lèvres désormais rosies.


Non loin, étincelle le tissu d'une robe de soirée. Nuit trop noire pour la fille effarouchée. Dévisageant celle dont j'n'ai même pas vu la prestation, entendu le son étouffé, peut être, je prononce :


— Hé, mais t'es à Poudlard toi !


Dernière édition par Élius Askin le Lun 26 Mar 2018 - 19:38, édité 1 fois
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Re: [Animation] Let the show begin

Message par : Lïnwe Felagünd, Mar 27 Fév 2018 - 19:02


Une feuille de salade qui dialogue. Un peu huileuse sur les bords de l’assaisonnement tendancieux. A côté, on bat la mesure. La batteur dans la cuisine s'anime s'envenime dans son tempo salé. Des rondelles vultueuses pour coloriser un peu cet aspect aigre - facette du monde à la vision hallucinogène. Le regard alité par le désir alimentaire. Palettes de verdures mortes qu'on mange pour vivre. Ce burger a l'air d'une nature. Mais nature morte ou vivante ?

On en voit déjà les dents qui restent coincées contre la mie toastée. La texture y donne un goût spécial. Le garçon rajoute des sourires d'oignons blancs ou violets, en écoutant son ami d'une oreille indépendante. Le musicien sait toujours ouvrir un pavillon supplémentaire. Comme un garde sur la colline qui laisse ouverte une porte, le pont-levis pourtant bien levé.

Pas de poivrons
c'est pour les poivrots.


Il se retourne vers l'aguicheuse d'esprits danseurs.
C'est vrai, qu'il la connaît aussi
de vue hein, on ne rentre
pas dans les détails.

Comme quoi, Poudlard
est source minérale
naturellement gazeuse
car point jaune
éveillée
dans le monde
sorcier.

- C'quoi ça.
Le tofu, c'est pas sa spécialité.

Un croque
pour reposer dans l'assiette
comme si de rien n'était

C'est dégueulasse.

La main baladeuse
habile et grossière
qui choppe
un bon gros
steak
des familles.

Retour à la réalité
d'une société carnivore.

- Hmm. Ce tableau est un régal.

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Re: [Animation] Let the show begin

Message par : Morgan Delaube, Mer 7 Mar 2018 - 19:57


Le Blaireau disparut en coulisse et attrapa une bouteille d'eau qu'il vida cul sec. Il reprit sa respiration et s'apaisa. Fiou, ça faisait longtemps qu'il avait pas fait un truc du style. Il fit craquer sa nuque avant de prendre le temps de s'étirer pour ne pas avoir de courbatures. Il ne manquerait plus que ça, devoir faire le service du soir avec des courbatures. Et puis quoi encore ? Il s'épongea le front du serviette et réapparut dans son habit de scène. Attrapant le micro il parla dedans :

-Une nouvelle journée de service va bientôt commencer pour le personnel de l'Occamy. Je vous invite donc à prendre la direction de la sortie qui se trouve sur votre droite. Je vous remercie tous d'avoir participé et vous contacte au plus vite pour vous donner des nouvelles.

Un sourire énigmatique et les rideaux se ferment, laissant planer le doute sur la satisfaction ou non du personnel.
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Suite des événements:
 
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Re: [Animation] Let the show begin

Message par : Jade Wilder, Mar 13 Mar 2018 - 4:29


HRPG: J'ai fais au mieux avec le maquillage toussa, si soucis, MP obviously !


Le rideau était tombé depuis plusieurs minutes déjà, pourtant les battements du coeur de Jade ne cessaient de s'emballer. Sans doute par le stress qui lui n'avait pas tiré sa révérence, mais aussi l'excitation qui de toute façon, semblait avoir emprunt son corps sans qu'elle ne puisse le contrôler. Sensation plutôt étrange, elle qui calculait chaque millimètre de sa vie n'avait pas pour habitude de laisser quoi que ce soit déstabiliser son train train.

Et la voilà. Elle venait de passer une audition, devant des gens présents pour juger de ses faits et gestes, de la moindre once de talent qui, peut-être, pouvait habiter son corps. Est-ce qu'elle y croyait ? Pas vraiment. On lui avait déjà dit qu'elle possédait une jolie voix, qu'elle était capable de captiver les gens à condition d'y mettre du sien. Discours qui lui avait toujours paru surréaliste. Alors ce jour là, sur cette scène, y avait-elle mit du sien ? Avait-elle été capable de prouver sa valeur ? Ces questions ne cessaient de tourner et retourner dans sa tête, alors que finalement, les prestations semblaient toucher à leur fin. Elle avait pu en apercevoir quelques unes avant son propre passage. Beaucoup de têtes connues pour des talents cachés. Bizarre n'est-ce pas ? Les gens ne montrent pas toujours de quoi ils sont capables, alors qu'en chacun pouvait résider une véritable pépite prête à être dévoilée au grand jour. Cela ne tenait qu'à la personne en question, bien sûr. Ceux qui osaient, sans stress et sans peine, avaient toute son admiration. Habitués du show ? Trop passionnés pour penser à l'après ? Quoi qu'il en soit, ceux présents sur les lieux avaient tous fait briller leur talent, voilà l'important.

Parmi les fameuses têtes connues, il y avait bien évidemment le fameux gérant de l'Occamy Doré. Fameux, car Jade connaissait déjà son talent grâce aux Cheerpouffys. Drôle de rencontre que ce petit groupe. Peut-être deviendrait-il grand un jour ? En attendant, voir Morgan se lancer à son tour dans une prestation soigneusement millimétrée ne fut aucunement une surprise. Il savait gérer ce genre de chose et comme à chaque démonstration de son talent, le jeune homme réussit à l'impressionner. Où trouvait-il ses idées ? Jade en serait presque jalouse si elle n'avait pas cette simple envie qu'on lui dise, simplement, qu'elle avait réussit. Qu'elle avait fait quelque chose de bien. Ces pensées ressurgirent à peine le show de Morgan terminé, lui coupant littéralement l'appétit. Elle n'était pas une grosse mangeuse en règle générale, sauf peut-être de chocolat chaud si on peut le compter. Mais là, elle avait l'estomac tout simplement noué. Alors, elle se contenta de petites choses, du fromage par exemple. Vive le fromage, les tranches d'emmental ne la calmaient pas mais étaient au moins acceptées par son estomac. Y'a du progrès où on peut après tout.

— Hé, mais t'es à Poudlard toi !

Léger sursaut, parce-qu'elle ne parlait pas aux gens et ne s'attendait pas spécialement à ce qu'on lui parle. Mais avant même qu'elle ait tourné le regard, la voix de celui qui s'était adressé à elle lui avait été familière. Et puis, en l'observant un peu plus, elle cru reconnaitre quelqu'un, mais l'affirmer avec ce maquillage ne lui était pas aisé. Seuls les cheveux reprenant une teinte plus naturelle et reconnaissable l'aidaient.

- Tout comme toi, n'est-ce pas ? N'aurais-tu pas déjà débuté ta prestation en cours de Divination ?

Petit sourire en coin et hésitation à pousser un peu plus ses mots. Nan, elle n'allait pas lui balancer le mot "taré" qu'elle avait pourtant utilisé, dans ses pensées, lors du fameux cours. Excentrique était peut-être plus juste. Elle s'en fichait après tout, elle n'avait fait qu'observer de loin la prestation de dingue qui s'était déroulée sous ses yeux. Elle ne tenait pas vraiment à y être mêlée d'ailleurs et lui, contrairement à certains, n'avait fait de mal à personne.

Pas très loin du Serpentard présumé se trouvait un autre garçon, là aussi peu aisément reconnu. Ils s'étaient déjà croisés, assurément, mais il faut dire que la préfète n'avait jamais été très causante. Néanmoins ses mots suivants furent pour les deux compères.

- J'ai aperçu votre prestation. Félicitations...

Elle aurait pu être ironique, mais pourquoi ? Ce n'était pas son genre, même si elle avait peur de finir dans l'ombre de plus grands talents que le sien. Son sourire seul pouvait témoigner de sa bonne foi, elle était partie trop rapidement en coulisses pour tout voir, mais ce qu'elle avait aperçu était suffisamment convainquant. Pour le reste, elle espérait que personne d'autres que les juges ne l'avait vue. Pudeur ou timidité ? Aucune idée. Nouvelle tranche d'emmental, qui semblait être son exécutoire ce coup-ci. Jusqu'à un nouveau grésillement de micro.

-Une nouvelle journée de service va bientôt commencer pour le personnel de l'Occamy. Je vous invite donc à prendre la direction de la sortie qui se trouve sur votre droite. Je vous remercie tous d'avoir participé et vous contacte au plus vite pour vous donner des nouvelles.

Attente prévisible, mais néanmoins soulignée par une grimace de la jeune Italienne. Elle n'était pas très patiente, surtout sous l'effet du stress. Tant pis, de toute façon il fallait bien s'y faire et même si elle n'avait pas réussit cette audition, elle était tout de même heureuse de l'avoir tentée. Au moins, d'avoir essayé.
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Re: [Animation] Let the show begin

Message par : Lïnwe Felagünd, Sam 17 Mar 2018 - 19:24


Les joues de cire. Les jambes en plomb. L'apparat aussi léger qu'une cotte de maille en plume. Le regard bleu, c'est l'anxiété et la satisfaction qui descendent. Le plaisir dans les chaussures, des pieds panés dans un jus de chaussette appétissant. — La fatigue qui fait son apparition. Un train à grande vitesse qui fait des ravages à l'intérieur de son corps. Ces os fragiles. Les muscles vulgaires se sentent faibles. Tonicité décontractée. Ses veines décèdent un instant. Il a besoin de s'asseoir entre un bol de sauce et des salades.

La contre-performance est indigeste, vraiment !
- Merci... c'est un peu gênant quand on a rien d'autre à dire
qu'un schéma de bouillie.

Il n'a pas vu sa prestation
ou d'un œil complètement perdu
lorsque son cerveau a fait un bradtrip
après le concert.

Mais mieux vaut être mal à l'aise
que singulièrement mensonger.

- Subtil le sandwich !

La mastication plus que le goût
du steak qui masque un air
de be-bop sa mère.

L'heure du départ déjà
légèrement suggéré par le gérant
alors qu'il a pas fini ses salades.

Une pantomime
remerciements tout de même au patron
qui fait du business artistique
mais bon, ils en ont tous besoin
sinon ils seraient pas là.

Avant d'aller voir
sa belle âme.

Mais où est donc passée Olumire ?

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Re: [Animation] Let the show begin

Message par : Élius Askin, Mar 20 Mar 2018 - 18:17


L.A. de Morgan, Lïnwe et Jade
Contenu sensible




Les chairs cuites sont semblables à celles des corps calcinés ; joyeux clous de nos spectacles au cabaret. J'mange pas de viande parce que Maman n'en mettait pas dans mon assiette. Jamais rien qui puisse évoquer un cadavre. C'est que Père a cette habitude pernicieuse ; garder de temps à autre un moldu pour s'en nourrir. Jubilant ouvertement, quand les pulpes humaines jutent entre ses voraces canines. J'sais pas si j'essayerai un jour.. ça m'tente pas là. Alors, j'phase sur le steak pris en sandwich - moment d'égarement - quand, depuis ta robe galactique, tu m'réponds. Toute mon attention retourne aussitôt sur ton visage souriant. Deux yeux verts et expressifs encadrés d'une lumineuse blondeur flattent mon ego d'enfant choyé. Dessert parfait. Mes lèvres, à leur tour, s'étirent finement ; expriment un certain plaisir non dissimilé à recevoir des compliments :


— Merci - du pouce et de l'index, j'en ressuie la commissure jusqu'au milieu - ...et ouais, Divination... - les yeux qui roulent malicieusement - ...j'avais oublié ça tiens ! C'est vrai qu'on avait dansé, un peu. Avant qu'je rencontre lamentablement le sol meurtrier. L'invitation soudaine de l'élégant maître de cérémonie à quitter la salle me rappelle que j'ai pas pris de douche et qu'il faut AB-SO-LU-MENT que j'me lave là ! Maintenant que j'y ai pensé, j'peux plus faire sans, c'tout. J'dois y aller... que j'te murmure tandis que j'repousse déjà le fauteuil en arrière avant d'me lever et de jeter un regard entendu à qui voudra bien. Puis d'une main passagère sur l'épaule musicienne, j'abandonne un " On s'voit après ? " qui s'écrase presque dans l'vide tellement j'suis déjà parti. Autorisation attrapée dans les coulisses en même temps que mes affaires, j'm'enfile dans la cabine salvatrice.
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