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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard :: La Tête de Sanglier
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Sous-sol
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Elly Wildsmith
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Re: Sous-sol

Message par : Elly Wildsmith, Ven 13 Juil 2018 - 23:35


Art - Elina - Foetus Enzo :mm:

Il bugue. Si si, là, la mâchoire crispée, la bouche ouverte, ce sont bien des signes de surprise, n’est-ce pas ? Du coup, tu sais pas quoi dire, sa surprise te surprend. Il ne peut pas faire comme les autres humains ? Genre dire une phrase bateau, accepter la proposition et c’est tout, on passe à autre chose, on parle de comment ça se passe la vie tout ça ? Non, visiblement, non. Il appelle. Il hurle. Il parle de condition, et tu ne comprends pas ce que le chaton vient faire ici. Puis tu comprends qu’il ne parle pas de l’animal mais de la tigresse qui partage sa vie. C’est différent quand même. Avec un sourire taquin tu imagines Elina faire un « miaaaouuu » qui manque de te faire rire (et qui fait rire ta narratrice).

Puis après son appel il ne dit plus rien. Il ne répond pas. En gros y’a la question qui reste en suspens entre vous deux. C’est un peu étrange. Heureusement, Elina ne met guère longtemps à redescendre, avec nos deux verres et une expression faussement courroucée au visage. D’ailleurs, elle lui rappelle qu’elle est sur son lieu de travail et que crier « CHATOOOON » dans l’établissement n’est certainement pas la meilleure idée qu’il puisse avoir. Toi, à côté, tu te marres. Même si y’a toujours cette appréhension du refus suite à ta question.

Mais il ne lui répond pas là-dessus, non, il balance direct que tu vas te marier. Hey coucou, je suis là. Mais tu restes posée, tranquillement, limite tu attrapes ton verre pour en siroter quelques gorgées. Il lui déballe le truc, après Elly va se marier on a le droit à Elly veux que je sois son témoin. T’as l’impression de faire une nouvelle saga littéraire pour la jeunesse. Tu restes là, à observer l’échange entre les deux. Echange d’ailleurs, que tu comprends plus. Sans doute un truc entre le couple quoi. Quel que soit ce qu’il lui raconte, ça trouve visiblement écho en la jeune femme puisque son sourire s’agrandit. Il veut mettre une condition pour devenir témoin. Il n’est pas un peu chelou cet ami-là ?

Puis là, il est parti à te faire un « Comment faire un bébé pour les nuls ». T’as envie de mettre tes mains devant tes yeux et dire « STOP STOP, je ne veux pas savoir ce qui se passe quand on attend un bébé ». Mais t’es polie, tu dis rien, tu te contentes d’hocher la tête, de sourire. Ça passe bien, les sourires, n’est-ce pas ? Et puis, il parle de liens spéciaux. Tu vrilles tes prunelles dans les siennes. T’essaye de comprendre. D’assembler les mots, les propos, les sourires entendus, les regards taquins Et là, sa phrase te fait l’effet d’une bombe « Nous aimerions que tu sois la marraine de notre enfant ». C’est que ça t’fait tellement d’effet que t’en recrache tout le cocktail, toute la gorgée sur le visage d’Artemis. Ah c’est beau l’amitié. Le partage des flux tout ça.

Tu poses ton verre, recule ta chaise, accuse le coup. Ton regard alterne entre les deux futurs parents. Puis se pose sur le ventre rebondi de la future maman qui couve. Comme une poule. De tigresse Elina passe à poule, encore une fois ta narratrice se fend la poire (et j’suis sure que les deux autres aussi Ange). Tu souris, bêtement, tandis qu’Art trépigne comme un enfant sur sa chaise. T’aurais presque envie de lui demander s’il a pas envie d’aller au petit coin. Mais tu restes là, à les regarder. A prendre ce bonheur en pleine face et à t’apprêter à y prendre une part de gâteau « Oui ». C’est timide, au début, et puis, ça vacille, ça tremble, les fondations s’écrouleraient presque sur le coup « Oui ! Oui bien sûr ! Avec plaisir ! ». Et là, forcément, le sourire béat d’Artemis se propage à ton visage. Vous avez l’air presque c*ns, quand même. Tu pourrais leur dire merci, mille fois de ce choix, merci de leur confiance, tout ça. Mais tu restes un peu trop heureuse pour savoir t’exprimer correctement.
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Artemis Lhow
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Re: Sous-sol

Message par : Artemis Lhow, Dim 15 Juil 2018 - 16:53



Oui Eh bah mon cochon, cache ta joie ! Elle semble être resté bloqué sur le que tu sois et que le reste de la phrase n'est pas encore parvenu jusqu'au cerveau. Oui ! Oui bien sûr ! Avec plaisir ! 7 secondes 36 ! (Bah alors, on a pas la fibre ?) Temps de réaction plutôt moyen, mais faut la comprendre aussi. Elle ne s'y attendait pas la pauvre. Alors c'est d'accord, je serais ton témoin !

Bon en vrai j'aurais tout de même accepté d'être le témoin, mais j'avoue que j'aurais plutôt mal pris le fait qu'elle refuse notre proposition, mais tout est bien qui finit bien, non ? Je dépose un baisé sur les lèvres d'Elina avant de me poser à nouveau devant mon amie. Tu as une date pour le mariage ? Faudrait pas que le petit gars voit le jour au moment où sa marraine se marie. Encore que...

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Elly Wildsmith
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Re: Sous-sol

Message par : Elly Wildsmith, Lun 16 Juil 2018 - 18:04


Art - Elina

Une bouffée d’angoisse qui monte, cette sensation anxiogène qui s’empare de tes entrailles, les emmêlent et les démêlent au grès de tes pensées Mais l’appréhension, elle, reste toujours de mise. Tu réalises seulement, qu’Artemis est toujours Auror. Et que toi, tu vas te marier avec un masqué. Et si tu représentais une menace pour la vie de cet enfant ? Pour la vie de ses parents ?

Ton regard coule entre les deux, comme si soudainement tu te rendais compte de l’incongru de la situation. Il fallait fuir, fuir loin d’eux, loin de leur bonheur que tu pouvais à tout moment gâcher. Un acte, une exaction. Des choix à faire et des choix déjà fait. Que ferais-tu face à lui ? Fuir, ou affronter ?

Un mouvement de recul de ta part, léger, presque aérien lorsqu’il te demande pour quand est prévu le mariage. Tu bredouilles. Ne sait quoi répondre. Une échappatoire, vite, maintenant. Quelque chose qui te permette de t’enfuir à toutes enjambées, et de ne pas regarder en arrière, pas si vite. Pas maintenant. D’un bond, suivi d’un haut le cœur, tu te lèves, droite comme un i. « Je euh … Vous recontacte, j’me sens pas très bien ». Mouvement de la main au niveau de l’estomac, simuler un malaise. Un simple malaise.

Et s’enfuir, sans les regarder, remonter l’escalier qui amène à la pièce principale, trouver la porte de l’établissement. Sortir. Respirer. S’aérer. Reprendre une profonde inspiration, expirer. Une fois seulement, et transplaner, loin, bien loin de cette situation que tu n’avais pas vu venir. Etait-ce une bonne idée ? Une mauvaise ? T’en savais rien, ça te filait juste la gerbe, il fallait que tu décompenses. Ailleurs, autrement.

- Départ d'Elly -
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Azénor P. Benbow
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Re: Sous-sol

Message par : Azénor P. Benbow, Mar 24 Juil 2018 - 18:55


Azaël
tw


Partir de rien, puis bras d'honneur aux impasses, je leur crache dessus cordialement, sourire forcé bye-bye tout le déluge. Corps ouvert le coeur qui palpite la langue qui vient humidifier la lèvre inférieure et le regard qui monte en un clignement subtil. Un mélange délicieux les bras sont fatigués la respiration chuchotée. Un frisson pour la note qui me transporte oh mon Dieu tout oublier, perler sur la joue? C'est à n'y rien comprendre. Mais où sommes nous.
Il me déteste, ça se voit. Pourtant je veux rien lui faire, rien de très mal. Simplement j'aurais aimé lui faire comprendre, le faire réaliser. Qu'il gâche ça vie? Coché. Qu'il regrettera? Coché aussi. Qu'il perd son temps? Coché j'vous dis. Voyez-le presque mourant, à supplier le Ciel d'en finir. Et la drogue qui lui sèche les veines, lui donne ce regard vitreux, pathétique. Oh Dieu si je connaissais un sortilège pour lui redonner la raison, tout de suite.
Je ne réagis pas à sa première prise de parole, j'en attends un peu plus. Bien-sûr que non grand taré j'suis pas venue pour ça. Oh crois-moi la première fois c'était assez; assez de douleur de souffrance. Sais-tu que je ressens ce que tu ressens quand je voyages dans ta tête. Je comprends la peur, le vide, le regret, les ongles qui s'enfoncent dans les yeux; qui voudraient les arracher. Parce que ça fait mal hein, oh c'que je le sens. Tu pues la douleur, tu pues l'existence t'as rien de la vie, t'es détruit, insurmontable, insurmontable.

Belle intonation, sage question. Pourquoi j'suis là hein. Ô Azénor serais-tu capable à ton tour de te confronter au pire. Au pourquoi t'as ce besoin de te mêler de tout, de sauver le monde, de tendre ta main à qui ne la mérite pas. Un long soupir. Mais qu'est-ce-que je fous là. Alors que le bonhomme m'a prouvé maintes et maintes fois que ce n'était pas la peine, qu'il n'y a plus aucune raison, plus d'effort nécéssaire, que de la vanité. Oh voyez les deux sens de ce mot, caractère vain, allégorie de la mort. Quel affreux paradoxe de découvrir que tu es le portrait Azaël de cette forme d'art visuel qui peindrait tes maux à la perfection.
Pourquoi lui, pas un autre. Pourquoi Liderick. Peut-être parce que dès lors de ces années qui paraîtraient des décennies et des décennies, tu m'avais tapé dans le coeur; m'avais fait comprendre que même si jeune on peut cracher ses poumons et prier pour que ça s'arrête. Mais toi tu ne prends même plus la peine de t'en remettre à tout là-Haut.

Pourquoi j'suis là? Bonne question. J'suis p't être ton ange gardien, qui sait.

Bras croisés, je lâche pas mes yeux de mon ancien élève. Je mordille ma lèvre, j'sais pas trop ce que j'attends. Peut-être simplement qu'un jour il passe la porte de mon bar, un sourire aux lèvres, qu'il me raconte comment il s'en est sortit, et puis j'en sais rien. Qu'il me dise qu'il ait tourné la page. Qu'il s'en aille ensuite, en fermant la porte alors qu'il sort de ma vie, pour de bon.

Et la drogue, pourquoi elle est toujours là?
Oh parce qu'elle t'aide peut-être? "Ah bah plus que vous ça c'est sûr" J'veux pas être ta mère Azaël, mais tu déconnes, sérieusement. De plus en plus. Tu comptes te ressaisir quand. Ton petit pote est devenu auror lui. Tu veux faire quoi toi? Vivre de rien, attendre qu'elle te défonce le cerveau si fort que t'en deviendras inconscient? Pathétique.


Et savez-vous ce qu'il y a de pire dans tout ça? Que personne ait la bienséance de lui dire. Que moi, Azénor, peut-être une des personnes qu'il déteste le plus, en qui il n'accorde pas la moindre confiance, ait les couil*es nécessaire pour lui cracher la vérité qui saute aux yeux. Ils sont où tes amis pauvre enfant, s'ils ne sont pas capables de te dire ce qu'il en est, vraiment.

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Azaël Peverell
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Re: Sous-sol

Message par : Azaël Peverell, Lun 30 Juil 2018 - 21:01


Azénor


Ses mots dansent dans ton esprit, mais tu parviens à peine à leur donner du sens. Ton ange gardien ? C'est quoi cette connerie encore ? Depuis quand y'a quelqu'un pour veiller sur toi ? T'es tout seul. Totalement seul. Parce que t'as peur que le gens fuient si tu parles. Si ils apprennent. Tout ce que tu es capable de faire. Tout ce que tu as fait. Et encore, c'est sans parler de tes échecs répétés. Toutes ces fois où t'as pu lire la déception dans le regard de l'autre. Voir le dégoût. Tu t'en souviens parfaitement. Tu ne parviens pas à t'en détacher. Alors, elle, un ange gardien ? Elle qui a abandonné, qui t'as laissé partir du château alors même que tu n'avais rien, rien pour affronter ce qu'il t'attendait ensuite. Rien. Le vide, le néant, l'ennui. Juste un gouffre. Un foutu gouffre dont tu ne parviens pas à voir le haut.

Mais t'as comme envie d'y croire. Qu'elle est là, vraiment. Qu'elle s'intéresse un peu à toi. Qu'elle pense que tu peux encore être sauvé. Tu ne penses pas comme elle. Il est sûrement trop tard. Mais t'as l'impression que c'est comme poser un pansement sur une plaie. Disons que c'est le geste qui compte. T'as pas envie d'être tout seul ce soir. T'as peur. De te faire bouffer par tes propres démons. De t'endormir et de ne plus te réveiller parce que t'as trop abusé. T'as besoin d'être réconforté, d'être apaisé. Parce que là, tu n'arrives plus du tout à gérer par toi-même. Tu perds totalement pied.

Et elle le sait. Elle le voit bien. Elle te le dit, elle ne se cache pas. Elle te balance une leçon de morale en pleine figure. Une vraie de vraie. Elle essaie de te mettre face à la réalité. Celle que tu te construis chaque jour en te détruisant un peu plus. Mais tu ne veux pas de ça. C'est juste que tu n'arrives pas à t'en empêcher. T'as pas assez de volonté, tu veux juste que tout s'arrête, que tes pensées se calment. Tu veux arrêter d'avoir peur, arrêter d'avoir mal, arrêter de te souvenir. Mais tout ce que tu parviens à faire c'est tourner en rond comme un fauve en cage, et tu deviens cinglé. Alors tu te planques dans les poudres et les cachets.

Tu ne veux plus, que ce soit toi. T'as l'impression que chaque jour qui passe, les substances qui coulent dans tes veines te définissent de plus en plus. Comme si elles étaient les seules images que tu pouvais renvoyer à présent. Comme si elles te faisaient toi, au même titre que ton identité civile. Difficile de faire plus effrayant. T'étais déjà qu'un gosse perdu. Maintenant, t'es un gosse perdu qui avance sans la moindre lumière dans une obscurité étouffante et impénétrable. Tu ne sais plus où se trouve cette étincelle d'espoir. T'as besoin d'un coup de main. Pour qu'on te montre la bonne voie. Qu'on rallume la lumière, même une demie-seconde. Juste de quoi te permettre de te remettre sur les rails. Que tu voies qu'il y a encore quelque chose à faire. Alors tu secoues doucement la tête.

- Non... J'veux pas... J'veux pas...

Ta voix est effrayée, rien qu'à l'idée qu'elle puisse avoir raison. Tu commences à respirer plus fort, plus rapidement. Mais t'as l'impression que l'air refuse d'entrer dans tes poumons. T'essaies de te redresser un peu, mais ça tourne tellement que tu retombes lourdement sur le siège. T'es en train de faire une crise d'angoisse. Et là, tu ne peux pas la gérer tout seul. Tu te contentes de chercher désespérément le regard de Philaester pour l'accrocher de tes pupilles ternes en répétant, toujours sur le même ton désespéré :

- J'veux pas... J'veux pas...
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Azénor P. Benbow
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Re: Sous-sol

Message par : Azénor P. Benbow, Sam 4 Aoû 2018 - 9:33


Azaël
j'ai le LA de la SA pcq je suis trop badass et que je peux faire vomir les gens


C'est comme je l'ai dit. Personne ne l'oblige à se remettre sur les rails. Ou alors qu'on vienne me prouver le contraire. Qu'on vienne me montrer un Azaël grandit, heureux, fier de ses idées, de son parcours, de ses envies, de ses objectifs, souriant même peut-être. Parce que pour l'instant c'est quoi sa vie, à part attendre que quelque chose se passe. A croire que les tomates se cueillent toutes seules, à croire que tout est servit sur un plateau d'argent.

Y'a qu'à le regarder avec n'importe quels yeux pour comprendre. T'es désemparé, affreusement seul, tu ne comprends plus, tu ne maîtrises rien du tout, t'es vide, et puis t'as sans doute trop chaud, trop froid, jamais idéal, jamais apaisé, jamais neutre. Tout le temps sous un effet qui ne dure pas, paradoxal, qui te fait peut-être survivre au même tire qu'il te tue un tout petit peu plus chaque jour.
La drogue ça rend malheureux. T'en connais beaucoup, des toxicos qui ont finit leur vie en étant fier d'eux? Laisse moi rire imbécile, regarde-toi, qui voudrait de toi, qui voudrait continuer à avancer, à tes côtés, pour quoi que ce soit. Puis un frisson parcours mon échine, pourquoi faut-il que je te vois avec des yeux différents. Il faudrait je pense simplement que tu te regardes de la façon dont moi je te regarde.
C'est inexplicable, inexpliqué, ça le sera sans doute jamais. C'était même peut-être pas une simple vanne, le coup de l'ange gardien. Je ne saurais en dire plus, simplement dans tout son malheur, dans toute la souffrance je vois la lumière. J'aperçois c'te pu*ain de porte que t'arrives pas à pousser. C'est si clair pour moi, autant que c'est inespéré pour lui.

Effrayé, il secoue la tête de droite à gauche. Et moi la bouche entrouverte, les yeux rivés sur cet avenir que j'espère, que je vois si clair, je le regarde et ose l'imaginer délivré. Les notes s'accélèrent dans ma tête, c'est un supplice rythmé, incroyable, nécessaire. Il panique, privé de toute possibilité de défense, de renoncer. Pour moi c'est un grand pas, quelque chose qui me fait dire que finalement tout est possible, quand je le vois essayer de me regarder. Tu me supplies de t'aider et personne ne pourrait rien y comprendre, la lueur de nos yeux qui se mélangent, qui se détestent, qui se cracheraient dessus, et qui auraient besoin l'une de l'autre. C'est le paradoxe que tu m'as forcé à avaler, Azaël.
J'attrape ses mains, fortement pour qu'il ne s'en délie pas. Pas un clignement des yeux, juste un regard compréhensif. Compréhensif ai-je dis. Mais comment oser dire que l'on comprend. Comment se mettre à sa place. Comment prétendre ne serait-ce-que voir ce qu'il traverse. C'est pas sa faute, c'est jamais conscient, c'est juste plus facile. De renoncer un peu, parce que tout part d'un seul et même point de départ, comme d'habitude. C'est la blessure qui date, qui est cachée, que personne ne peut vraiment assimilé, que peu connaisse, que les mots ne suffisent pas à décrire. C'est le passé. Aussi bateau que cela puisse paraître. Je vais pas te lâcher.

Mais tu sais moi j'ai voulu courir avant de savoir marcher. J'ai voulu m'enfuir avant de savoir ce que ça allait être de rester. Et maintenant, ces mains pourraient contenir le monde. Je me sens comme au fond de l'océan, très tranquille. Et certains ont peur des ténèbres mais toi tu ne peux pas supporter la lumière. C'est pourtant bien ce qu'il te faut, hein. Et tu dois bien le savoir, au fond. Quand on se perd soi même on perd tout en même temps et c'est ch*ant, c'est fatiguant, c'est pénible, c'est mentir, c'est se donner des excuses. C'est pas vraiment vivre. Puis ptn je te regarde et je te donnerai tout, pour aucune raison, parce que j'ai autant besoin de toi que ce que je ne veux pas me l'avouer. Besoin des autres pour subsister. Respire, respire.

Les mains toujours sur les siennes, mon regard ne change pas, presque amer, qui crache toute la vérité à la gueule, qui me fait plisser les lèvres, qui fait peut-être même réaliser. T'as jamais rien voulu de plus au monde.
Puis je me lève, laissant ses mains respirer. Une grande inspiration qui libère mes poumons et le rythme cardiaque qui s'accélère. Mon Dieu mais qu'est-ce-que tu m'as fait. Je fais apparaître une bassine, décidée à le rendre plus humain ce soir. D'un coup de manumagie je le fais vomir en informulant un #Gastronauseus. Le voilà gerbant toutes ses tripes, oh please vise le bon endroit, et ne m'en veux pas trop, c'est pour ton bien. C'est pour tes substances.

Une main fragile se tend vers lui, douce et innocente. Je suis la main tendue, souviens-toi. Il faut qu'on sorte d'ici, que j'aille lui faire découvrir le monde, que je lui montre ce que c'est un peu dehors. Qu'il respire à grandes inspirations, qu'il se sente enfin lui, qu'il réalise. Tu viens? Et je ne le répéterai pas, c'est oui ou je laisse tomber. Les lèvres qui tremblent un peu, je vais transplaner, je vais vivre ce soir. Et je t'invite Azaël à gouter à la ptn de liberté aussi éphémère, aussi puérile que ce que tu pourrais en penser.
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Azaël Peverell
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Re: Sous-sol

Message par : Azaël Peverell, Dim 5 Aoû 2018 - 22:10


Azénor



Ses mains attrapent les tiennes, les enserrent sans te laisser le loisir de t'en dépêtrer. Mais tu n'as de toute façon pas la force de lutter contre quoi que ce soit, alors tu laisses ce contact physique se faire, sans essayer de t'y soustraire. Tu sais que ce serait peine perdue. Et étrangement, la chaleur qui se dégage de ses mains réchauffe les tiennes qui sont glacées, les faisant peu à peu arrêter de trembler. Tu ne la lâches pas des yeux. C'est peut être elle qui te tient, mais tu t'y accroches autant que ton état actuel le permet. Comme si elle était ta bouée de sauvetage. Elle brave les tempêtes de ton esprit et empêche que tu ne t'y noies.

Tu paniques toujours, mais moins. Tu te calmes petit à petit. Les tremblements se font bien plus sporadiques, ta respiration ralentit. Et tes yeux ne quittent pas les siens. Parce que ses yeux sont honnêtes. Ils sont criants de sincérité tandis qu'elle prononce quelques mots, plutôt simples, mais qui sont plus importants que toute chose à tes yeux. Elle dit qu'elle ne va pas te lâcher. Et tu la crois. Même si c'est Philaester, même si tu ne lui as jamais fait confiance. Ce soir, t'as l'impression que t'as eu tort, que tu t'es planté sur toute la ligne. Parce qu'elle est avec toi, et qu'elle ne te lâchera pas.

L'angoisse se fait moins présente. Elle te laisse plus d'espace pour comprendre, pour revenir un peu à toi. Elle t'a peut être fait redescendre un peu aussi. Un tout petit peu. D'autres mots atteignent le peu de neurones en état de marche qui te restent. Elle a compris. T'as toujours tout fait pour lui en faire baver, pour la provoquer, pour la pousser à bout. Pour qu'elle te lâche. Mais elle a compris que c'était ce que tu attendais. Que tu en as simplement eu marre d'accorder ta confiance à des gens pour qu'ils disparaissent ensuite. T'en peux plus d'être seul. T'en peux plus qu'on t'abandonne. Alors tu te débrouilles simplement pour éviter qu'on t'approches trop, pour ne plus être déçu.

Mais elle est là, encore. Peut être plus que jamais. Et t'es content qu'elle soit là. Parce que, ce soir, tu ne peux pas supporter la solitude. Tu n'y survivrais pas. Ton Ange Gardien... Peut être. Au moins pour cette fois. Elle est apparue alors que tu en avais désespérément besoin. Tu murmures un "Merci..." dans un souffle presque inaudible. La voilà ta lumière. Quoi que... Te voilà soudainement avec une bassine sur les genoux. Tu la regardes sans comprendre. D'ailleurs, son signe de main ne te paraît pas suspect non plus. T'as oublié qu'elle était manumage. Et jamais t'aurais pensé qu'elle ferait une chose pareille. Aussi, te voilà qui te penche soudainement sur le côté pour répandre le contenu de ton estomac au sol tandis que la bassine tombe au sol, inutile. T'as pas eu le meilleur des réflexes.

La bile amère qui remonte ta gorge te rappelle que tu n'as rien mangé depuis la veille. Ton estomac est vide, et pourtant, tu es secoué de douloureux hauts de coeur qui n'évacuent presque plus rien après un ou deux joli jet. T'attends que ça se calme un peu pour te redresser légèrement. Le goût est immonde. Tu t'en veux un peu d'avoir vomi par terre comme ça. Mais t'es pas en état de nettoyer. En plus, t'as la tête qui tourne. Mais t'es sans doute moins défoncé. Juste... En pleine redescente. Elle te tend la main. Tu t'en saisis difficilement. Tu te redresses tant bien que mal. Et t'avales le cocktail qu'elle t'avais ramené d'une traite. C'est tout doux. C'est bien mieux que le goût de la bile. Tu te doutes qu'elle veut t'emmener quelque part. Tu sais pas où. Tu t'en fous, t'es prêt à la suivre. Mais t'as besoin d'être sûr.

- Promis ?

L'éclat enfantin apparaît au fond de tes pupilles ternes. L'enfant a envie d'espérer. Mais il est timide. Et il a peur. Il ne demande pourtant rien de plus que de lui faire confiance. Pour ne pas l'abandonner. Pour qu'il ne soit plus jamais seul.
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Azénor P. Benbow
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Re: Sous-sol

Message par : Azénor P. Benbow, Dim 26 Aoû 2018 - 8:49


Azaël


Voyez une main qui tremble et une autre assurée. Elle est légère, elle vole, tendue vers lui, elle ne bouge pas d'un pouce et sa propriétaire sourit parce qu'elle sait quelque part, qu'elle le voit dans ses yeux. Songez un instant à tout ce qu'elle fait sa main. Elle se sert contre la chair, elle caresse, et frappe et elle gratte elle tape rattrape et puis elle s'adoucit parfois. La grâce de ses mouvements irréguliers, les notes qu'elle accorde aux oreilles, elle touche le piano, elle trempe l'éponge, la main tendue, la main relevée. Mettez-y un habit, une bague ou deux, de la couleur, sombre ou lumineuse. La banalité d'une main; et pourtant c'est tout ce dont on se souvient, elle m'a tendu la main. Regarde comme le temps s'est arrêté. Alors qu'il crache le contenu de son estomac un peu partout sauf dans ma bassine, je souffle du nez, et d'un revers de ma main; tout est nettoyé.


Un haut le coeur quand il s'en saisit, serait-ce exactement ce qui changera tout. Peut-on dire que c'est à ce moment que l'on a tous les deux compris. Azaël est-ce-que tu ressens cette chaleur. De la main tendue qui t'aidera jusqu'au bout. Il ne veut plus être seul il n'en peux plus, et ça serait mentir que de le nier. C'est écrit sur son front. Si fragile cette nuit. Loin de moi l'idée d'en profiter. Mais nos doigts serrés aux poignets, c'est la porte ouverte de ce qu'on l'on a tous les deux toujours voulu. Sans se l'admettre, sans le pouvoir, sans s'y résigner. Ça fait du bien de souffler un peu tu vas voir, de se sentir vivant, aimé. De respirer pour de vrai.


Promis?
Promis.


Dans ses yeux c'est si clair. Qu'il a peur qu'il ne comprend pas vraiment ce qui se passe. Et moi je souris discrètement. J'ai réussis à percer sa carapace, et je tiendrai ma promesse, quoi qu'il arrive. Et arrêtons avec les pourquoi, incapable de fournir ne serait-ce qu'une seule raison valable. A croire que tout ce que je m'étais fixé peut tomber en quelques secondes, en un regard qui supplie, en un regard plein d'espoir. Et je me sens étrangement bien. Les doigts se serrent contre sa main, et je me jure de ne jamais, jamais le lâcher.
Je me lève délicatement, et puis je l'aide à se mettre debout. Quatre ou cinq secondes de parfait silence, yeux dans les yeux et main dans la main; en un poc familier, nous voilà à l'autre bout de mes souvenirs.


London Bridge. Tout en haut de la capitale. Les lèvres s'étirent devant le spectacle de la ville animée ce soir. Les étoiles sont difficiles à percevoir mais la Lune est resplendissante. Elle brille plus qu'elle ne l'a jamais fait, pour nous. Perchés là où personne ne peut nous voir, si haut que le coeur se serre un peu, le vent nous chatouille et menace presque de nous faire tomber. Et c'est tellement, tellement à la hauteur de mes espérances. Le sourire est vrai, sincère, irrépressible. Puis un mouvement de la tête vers la droite, je regarde Azaël, lui tien le bras parce qu'il reste chancelant. Voix qui porte pour qu'il m'entende malgré le vent. Cri. On n'entend que le bruit de la ville, les voitures qui s'affolent, l'air qui emmêlent mes cheveux et les cliquetis de la Tamise. CRIS J'TE DIS!


La mâchoire qui tremble. Sur le toit de la Terre c'est dingue comme on y voit plus clair. Crier tout ce qu'on arrive pas à se dire. Abandonner toute sa haine, la laisser de côté, juste deux secondes. Puis je le regarde, les yeux qui perlent, le souffle court. Dis le. De quoi tu as peur? A qui-est-ce-que tu en veux? Cris le Azaël. Y'a que toi et moi. Et t'en es arrivé à un tel point que tu douterais même du Ciel. Ça existe un rire pleuré? Un mélange subtil du côté pathéticodramatique que l'on trouve à sa vie. Et puis je ferme les yeux, lève le menton et je m'en remets à la Lune de ce soir. Les dents appuient sur la lèvre inférieure, et c'est le frisson qui parcoure toute mon échine qui me fait comprendre. Je vais bien. Just let your mind set you free.

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Azaël Peverell
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Re: Sous-sol

Message par : Azaël Peverell, Mar 28 Aoû 2018 - 11:48


Elle promet aussitôt. Tu décides d'y croire, de lui faire confiance, parce que t'en as besoin, et parce que tu n'as sûrement pas d'autre choix ce soir que d'accepter son aide. T'essaies de te focaliser sur sa main qui tient la tienne, plus qu'au violent tournis qui t'assaille dès que tu te retrouves en position debout. Elle te maintient à moitié debout simplement en te tenant ainsi. Tu t'efforces d'ordonner à tes jambes de te tenir debout sans flancher, parce que tu n'as pas envie qu'elle se sente obligée de te relever. Déjà qu'elle doit nettoyer ton vomi et te tenir la main comme si tu avais cinq ans... Faut peut être pas abuser non plus.

N'empêche, t'es content qu'elle soit là. Tu lui adresses un sourire. Tout petit, probablement un peu gêné et très défoncé. Mais aussi sincère que celui d'un enfant. Le genre de sourire qui crie merci alors même que ce fichu mot n'est pas foutu de franchir tes lèvres. Une fois a sans doute suffit, faudrait pas trop bousculer tes habitudes, tu risquerais de prendre vraiment peur. Elle te regarde droit dans les yeux, et t'essaies de faire pareil, mais tu ne tiens pas réellement son regard, t'as trop honte de l'état dans lequel tu t'es foutu pour ça, t'as pas envie que ce soit tout ce dont elle se souvienne de toi. Dire qu'il y a quelques minutes à peine tu te foutais royalement de savoir ce qu'elle pouvait bien penser...

Elle transplane alors, t'emportant dans un tourbillon désagréable que tu aurais amplement préféré éviter dans ton état actuel. Mais bizarrement, lorsque tes pieds retrouvent brutalement le sol, tes jambes, bien que tremblantes, ne cèdent pas sous ton poids. D'ailleurs, Philaester te tient fermement par le bras pour les aider à faire leur boulot. Tu reconnais sans peine le pont sur lequel vous vous situez, loin au dessus des voitures qui continuent de filer malgré l'heure avancée de la nuit. Leur lumière, leur bruit, tout semble extraordinairement amplifié. T'as l'impression que tout vient se cogner dans ta tête pour t'en coller plein la vue et les oreilles. Le vent fouette ton visage par rafales, fait claquer tes vêtements contre ta peau.

T'as l'impression de te réveiller un peu plus, de sortir de cette léthargie dans laquelle t'ont plongé toutes les substances que t'as pu ingéré. Elle veut que tu cries. Elle te l'ordonne, te le hurle pour passer au-dessus du boucan du vent. Mais tu n'y arrives pas, ça reste bloqué dans ta gorge, comme toujours. Tu voudrais bien, pourtant, lui dire. Lui raconter, qu'elle entende. Mais t'en es incapable. Ton corps ne t'obéit pas, comme à chaque fois dans ce cas-là. Mais elle n'abandonne pas. Elle veut savoir ce qui te fait peur, à qui tu en veux. Alors, tu la regardes un instant, les yeux rendus humides à cause du vent, ou du trop plein d'émotion.

Tu prends une profonde inspiration avant que ta voix ne s'élève, tout juste assez fort pour couvrir les bruits environnants afin qu'elle puisse t'entendre.

- Ceux à qui j'en veux sont morts. Il ne reste que moi.

Petit sourire désabusé. La Tamise et ses eaux sombres s'étalent devant tes yeux. Tu te souviens de ce que Leo t'a dit. Les monstres ne savent pas nager. Tu t'approches un peu du bord en quelques pas hésitants, te dégageant au passage de la poigne d'Azénor. Tes mains se posent sur la balustrade, tu jettes un oeil aux voitures qui continuent de défiler en dessous. Et tu laisses échapper à nouveau quelques mots.

- J'ai peur d'être comme eux. J'crois que j'suis comme eux. J'suis pas quelqu'un de bien.

T'as torturé, t'as tué. Et t'as beau être rongé par la culpabilité, tu t'es senti puissant. Tellement plus puissant que tu n'as pas pu t'empêcher d'aimer ça. T'as peur de toi, de ce que tu es capable de faire si on te le demande ou si on te l'ordonne. Alhena t'a mis en garde. Tu risques de devenir comme eux à force de vouloir prendre ta revanche sur le monde. Et t'es pas sûr de pouvoir vivre avec ça.
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Re: Sous-sol

Message par : Azénor P. Benbow, Dim 7 Oct 2018 - 22:53


I am so sorry


Je permets une seconde de répit. Une seconde où le vent tente d'arracher mes cheveux, une seconde où mes yeux peinent à rester ouverts. Juste une seconde où sourire devient indispensable. Le temps s'arrête un tout petit peu, mon coeur s'accélère alors que je tiens toujours le jeune par le bras. Don't fall Buddy, not now. Et puis finalement, Azaël ne cri pas, mais il se lâche un peu. Et bien-sûr que je ne sais pas quoi répondre. Et je ne vais pas atténuer ses dires. A quoi ça servirait. De lui dire qu'il n'est pas aussi mauvais qu'il le pense. Mais où est la vérité dans tout ça, ai-je vraiment envie de la connaître, et puis pire, est-ce-que je pourrais l'assumer. Avoir aidé un de ceux qui suivent les détestables.



Puis je retire mon regard de la ville éclairée, sous la nuit, bruyante et animée même à cette heure. Je tourne ma tête vers Azaël. Plus un sourire sur mes lèvres. Pour une fois, les mots ne viennent pas, simplement pas. J'ai mal au coeur, mais lui alors. Se déteste-t-il ou l'a-t-il finalement accepté. Un long soupir. Je le zieute de profil et je me demande à quoi il pense, mais j'ai promis de ne pas réitérer. Azénor Philaester tient toujours ses promesses, paraît-il. Alors je rehausse un peu mes sourcils, prend une grande bouffée d'air frais.


C'est à toi de voir. Si tu le sais, c'est déjà ça. Le truc c'est de te l'empêcher toi-même.
Pas facile hein. Pas facile.



Et puis j'y crois pas trop, j'écoute mes mots sans vraiment en être convaincue. Lui le sera-t-il? Encore une longue inspiration. Une fois passé du 'mauvais côté' quoi de plus dur que s'en sortir. Je fais la moue discrètement, Azénor Philaester ne sait pas quoi dire. Funny huh?
Et puis je regarde le monde, je regarde en haut, je regarde en bas. Et au moment où il ne s'y attend surement pas, je l'attrape plus fermement par le bras. Je n'ai pas le temps de dire ni un ni deux ni trois, que nous voilà tous les deux en vol plané, alors que Londres commence à nous tomber sous les pieds. Le sourire au lèvres je laisse échapper un cri d'excitation mélangé à une légère peur. La Tamise se dessine de plus en plus proche et à la fraction de seconde avant de toucher la surface de l'eau trouble; je nous emporte dans en transplanant, sur les quais de la capitale Londonienne. Felt good huh?

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Re: Sous-sol

Message par : Azaël Peverell, Jeu 11 Oct 2018 - 10:28


Sa voix passe au-dessus des bruits de la ville, des moteurs des voitures. Mais elle ne t'aide pas. Tu le sais, et tu ne parviens pas à t'en empêcher. Qu'est-ce qu'elle croit ? Que t'as pas déjà essayé, de vivre en paix avec toi-même ? D'arrêter de faire toutes ces choses qui font que tu te détestes ? Le truc, c'est que ça finit toujours par te tomber dessus. Y'a toujours un moment où tu ne parviens plus à te contrôler, où c'est trop. Comme un monstre qui grogne en toi et qui a besoin de se nourrir en faisant souffrir les autres. Le monstre de la colère que tu n'as jamais réussi à rassasier. Que tu remets dans sa cage tant bien que mal à chaque fois qu'il sort, mais il est toujours trop tard. Quand tu reprends tes esprits, quand tu te rends compte de ce que t'as fait, tu ne peux que constater les dégâts.

T'as longtemps cru que la drogue te permettait de l'endormir, justement. Mais ça ne fait que le rendre un peu plus patient, et un peu plus affamé pour sa prochaine sortie. Tu ne fais qu'accumuler toujours plus, en faisant comme si rien ne te touchait alors que t'es hypersensible, tu vis tout comme une agression. T'entasses et t'entasses méticuleusement tout ce qui te fout en rogne, et il y a beaucoup de choses. Et pouf, tu laisses tout sortir au moment où tu ne peux plus te contenir. Tu exploses. Mais t'as toujours pas trouvé de moyen pour changer ça. T'es pas sûr qu'il y en ait un.

Alors ouais, c'est pas facile. C'est même impossible. T'arrêtes de te voiler la face. Maintenant, quand tu te fous dans des états pas croyables, c'est juste pour espérer oublier pendant quelques heures. Planer, loin de ce monde qui te donne la gerbe, loin des gens qui te jugent, toujours plus chaque jour alors même qu'ils ne te connaissent pas. Tu les emmerdes, tous, sans exception. Volontairement ou non. Parce que ta seule existence les colle devant ce qu'ils peuvent devenir s'ils suivent ton chemin. Un déchet humain. T'as pas le temps d'y réfléchir davantage. Les rouages rouillés de ton cerveau s'arrêtent de fonctionner d'un coup.

Parce que t'es en train de tomber dans le vide, et Philaester avec toi. Elle te tient toujours le bras. La Tamise se rapproche à une vitesse phénoménale, ton coeur se soulève, les lumières de la ville semblent danser pour accompagner votre saut de l'Ange. Un sourire sur le visage, t'as rarement été aussi serein. Même pas un cri, rien. Tu vois l'eau qui se rapproche, et tu te dis que c'est la fin. Que ton calvaire est enfin terminé, que tu vas pouvoir partir d'ici, trouver ta place ailleurs, ou tout simplement repartir dans le Néant. Et que dans tous les cas, ce sera mieux. Tu ne comprends juste pas pourquoi elle vient avec toi.

Peu avant l'impact, voilà que tu te sens aspiré. Vous transplanez, vous vous retrouvez sur les quais. Elle n'a jamais voulu vous tuer. C'est dommage. T'as le coeur qui bat à toute allure, t'as du mal à te remettre. Les jambes flageolent un peu, mais tu tiens debout. Et en fait, t'es plutôt content d'être toujours là. Tu éclates tout simplement de rire en te laissant tomber sur les fesses. Et tu hoches légèrement la tête.

- Bien j'sais pas. Mais ça fait ressentir quelque chose en tous cas.

Et c'est déjà pas mal. C'est tout ce dont tu avais besoin finalement. Un regard pour Philaester, empli d'une reconnaissance certaine. Mais t'as pas les mots, t'as la gorge serrée. De toute façon, tu ne pourrais probablement jamais assez la remercier. Tu relèves la tête vers le ciel, vers les étoiles. Ton coeur se calme peu à peu. Et peut être que ton esprit finira par le suivre.


Fin du RP, merci amour
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Ethan Espinosa
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Re: Sous-sol

Message par : Ethan Espinosa, Mar 4 Déc 2018 - 7:29


[RP avec Elly Wildsmith et Enzo M. Aiken]
[Vu en privé - Discussion à trois - Je donne mon LA si nécessaire]

Aujourd'hui, Ethan était installé dans la salle commune de sa maison afin de s'avancer sur les devoirs que les professeurs avaient donné. Il ne voulait pas prendre de retard, c'était une idée impensable pour lui. Malheureusement, la salle commune était bien trop bruyante. Il semblait que beaucoup de Poufsouffle n'avaient pas cours aujourd'hui. Il aurait bien fait usage d'un sortilège quel qu'il soit pour en calmer quelques-uns, mais il trouva que c'était une idée mauvaise et déplacée. Lui aussi faisait parfois du bruit après tout. Il se contenta donc simplement de ranger ses affaires avant de sortir. Il se rendit dans le Parc du château pour vaquer à d'autres occupations. Il aurait le temps de terminer son travail plus tard. Pendant qu'il marchait, il jouait de la guitare en même temps, puis il se mit à chantonner. Il avait un énorme sourire et avait l'air plutôt satisfait de sa journée malgré l'épisode de la salle commune. En se promenant dans le Parc, il observa un grand chaîne avec attention. Les yeux pétillants, il se rappela qu'il avait rencontré Jennifer ici, une nouvelle amie.

Le jeune homme venait d'avoir une idée en tête : et s'il se rendait à Pré-au-Lard ? Il aimait beaucoup aller aux Trois Balais. C'était son bar préféré, mais généralement, il y avait énormément de monde. C'était le seul inconvénient. Il rangea hâtivement sa guitare avant de se précipiter hors du domaine de Poudlard. En chemin, il ne croisa pas grand monde et était donc assez satisfait. Lorsqu'il arriva au village, il se mit à neiger quelques flocons de-ci et là. Ce n'était pas spécialement désagréable, puisqu'il adorait cette période de l'année. Il atteignit enfin les Trois Balais et poussa la porte pour y pénétrer. Il se retrouva dans un bar blindé de gens, dont certains étaient obligés de rester debout. Il n'y avait plus une seule place ou s'asseoir. Il ne se rendit pas compte qu'il venait aussi de réfléchir à haute voix :

- Mais où je vais aller maintenant ?

Dans ses souvenirs, il existait un bar qu'il aimait un peu moins : la Tête de Sanglier. Mais comme on pouvait y servir aussi des consommations, il se rendit là-bas. Il pénétra dans le bar avec une certaine réticence. Poli, il salua la personne derrière le comptoir et se rendit au sous-sol. Il sortit à nouveau un morceau de parchemin pour rédiger un devoir de sortilèges. Il avait plaisir à écrire sur cette matière. Tout en rédigeant son devoir, il se demandait ce qu'il pourrait faire après sa dernière année ici. Certains élèves le savaient déjà, mais lui était toujours dans le flou. Il manquait cruellement de renseignements.


Dernière édition par Ethan Espinosa le Ven 7 Déc 2018 - 20:14, édité 1 fois
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Re: Sous-sol

Message par : Elly Wildsmith, Mar 4 Déc 2018 - 11:01


Enzo et Ethan

Dans les tréfonds des âmes, dans le plus profond des esprits, parfois, elle se perdait. Les dédales du château, les escaliers qui n’en faisaient qu’à leurs têtes, les tableaux qui parlaient d’un discours sans queue ni tête … Oui, la brune adorait Poudlard, mais parfois, elle avait besoin de souffler un peu. Et les rues de Pré-au-Lard lui permettaient des petites escapades bienvenues. Tout comme la Tête de Sanglier lui permettait de travailler sur ses cours. Loin de Poudlard, de son agitation fébrile et de ses élèves chahuteurs. Ici, elle n’était qu’une sorcière travaillant sur un monceau de parchemin, griffonnant des notes, raturant des noms, gribouillant des incantations. En somme, elle travaillait. Elle s’appliquait, même, à rendre ses cours vivants pour ses élèves. Il fallait l’admettre, elle prenait les choses à cœur, laissant même parfois le Heurtoir de côté. Après tout, Azaël gérait comme il le fallait.

Au sous-sol de l’établissement, elle trouvait toujours le calme nécessaire à la concentration, une table de 4 qu’elle gardait pour elle seule – la faute aux nombreux parchemins qui s’étalaient ça et là. Peut-être était-ce dérangeant ? Si c’était le cas, la jeune femme supposait que quelqu’un lui aurait fait la réflexion. Lui dirait qu’elle ne devait pas s’étendre ainsi. A force, son bureau allait muter ici. Cela faisait combien de temps qu’elle n’avait pas levé le nez de sa plume ? Elle l’ignorait, aussi s’accorda-t-elle une pause bienvenue. Et c’est à ce moment-là qu’elle remarqua un jeune homme, de Poufsouffle aussi. Espi … Espo … comment était son nom déjà ? « ESPINOSA ! », qu’elle dit à voix haute. Voilà le problème lorsqu’on était trop concentré, elle pense à voix haute et alpague le jeune homme, une moue d’excuse sur le visage.
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Re: Sous-sol

Message par : Enzo M. Aiken, Jeu 6 Déc 2018 - 19:51



Un moment de solitude.
ft Enzo, Elly & Ethan.


Au sous – sol de la Tête du Sanglier, je m’étais réfugié entre quelques tables et chaises empilés. Au fil de ma dernière année, la seule dont j’étais en mesure de me souvenir, je me rendais compte que j’avais déjà énormément changé De l’incertitude, je me suis montré obstiné, têtu, de l’hésitation, je pouvais proclamer assez fortement que gisait en moi, une certaine détermination. On pouvait bien rire de moi, me montrer du doigt, dire que j’étais fou ou complètement inconscient, mais rien de cela ne m’atteignait. Ce soir, cependant, si je m’étais isolé de la foule, c’était pour réfléchir sur mes actes qui se déroulerait dans le futur. Quoi faire de ma vie, quel destin choisir aussi. Il était vrai que je possédais, dés à présent, toutes les cartes de mon plateau de jeu et il n’y avait que moi pour changer l’issu de la partie qui se déroulait devant moi, devant mes pieds, mais aussi devant mes yeux. Et dans un moment de silence absolu, j’entendais cette porte au coin de la pièce s’ouvrir… suivit de quelques pas plus léger. Ce tic que fait le bruit d’une certaine paire de chaussures. Mon regard émeraude se redressait pour fendre la pièce et d’un coup de #Lumos, j’éclairais les individus qui avait osé me tirer hors de mes obscures pensées.

– « Par tout les Diables, pourriez – vous faire moins de bruit, on ne s’entend même plus penser, ici ! »

Et cet air presque irrespirable rendait mes poumons douloureux pour la première fois depuis quelques mois. Il suffisait que je me redresse tout en ramassant mes affaires pour m’apercevoir qu’il n’y avait que là, un étudiant de Poufsouffle et d’une prof’ de Poudlard dont le nom m’échappait par moment. Quelques instants d’intenses réflexions me rendait particulièrement nerveux avant que de simples mots ne s’échappait de mes lèvres, d’une voix mi-chaleureuse, mi-frustré par sa présence, bien qu’une certaine forme de respect se faisait entendre, malgré tout, de ma part.

– « Oh, bonsoir, Madame Wildsmith…Et tu es... ? »

Ce nom me paraissait toujours aussi étrange, me rappelant tout aussi étrangement celui d’Arty. Cependant, lui demander s’ils avaient un quelconque lien de parenté, me semblait exclu, comme si je me risquerais à m’y brûler le bout des doigts en effleurant l’idée que je flirte avec un membre de sa famille. Donc, de ce fait, je me laissais tomber assis sur le bord de l’une des tables de la pièce. Finissant par stopper la lumière à l’aide de son contresort, parce que je ne voulais plus les illuminer encore longtemps. Par la suite, je fixais l’un des murs avec cette soudaine pensée qui me venait en tête. Devrais – je rester ou ferais – je mieux de m’en aller, puisqu’il était évident que je ne pourrais pas parler de ce qui me dérange à l’un comme à l’autre. Alors, l’urgence de la situation voulait que je trouve une solution à ce problème épineux rapidement. Trouver un échappatoire sans que mon départ ne soit suspect aussi.
b l a c k f i s h & Λzяүεℓ - Glisse ta baguette sur l'image
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Re: Sous-sol

Message par : Ethan Espinosa, Sam 8 Déc 2018 - 9:40


Je déteste vraiment cet endroit, mais c'est le seul que j'ai trouvé pour être au calme. Et il faut dire que je ne trouverai pas plus calme à mon humble avis. Chercher un endroit calme à Poudlard, c'est comme chercher une aiguille dans une meule de foins : c'est donc pas possible du tout. En plus de ça, les escaliers n'en font qu'à leur tête et on passe donc des heures et des heures à marcher pour arriver où on veut. Bref. Il faut que je continue à avancer sur mon devoir de sortilèges. C'est nettement plus important que de penser à ce château nan ? En fait, en arrivant ici, je pensais que j'étais seul. Je n'aurai jamais cru que quelqu'un se trouvait là et pourtant, je me trompais réellement. En effet, quelqu'un m'appela :

- ESPINOSA !

La voix me fait tellement sursauter que j'en tombe presque de la chaise. Pourquoi crier ainsi pour m'appeler ? Cette voix m'est très familière, mais je n'arrive pas à mettre un visage dessus. Je me lève et remballe mes affaires dans mon sac sans faire attention. Je ne peux pas m'empêcher de fixer l'endroit où la personne m'a appelé. En m'avançant, je découvre qu'il s'agit de l'un de mes professeurs et plus précisément d'Elly Wildsmith. Comment n'avais-je pas pu reconnaître sa voix ? C'est pourtant l'un de mes professeurs favoris puisque j'adore les cours qu'elle dispense. Je me demande d'ailleurs ce qu'elle vient faire ici. Mais après tout, ça ne me regarde pas. En me voyant, elle fit une moue d'excuse pour avoir crier. Peut-être qu'elle ne s'était pas souvenu de mon nom et qu'elle avait réfléchit à haute voix ? Va savoir... Je dis alors :

- Oh, c'est vous professeure, bonjour. Je pensais être seul ici. Je...

Je n'ai pas le temps de terminer ma phrase qu'une personne me coupe la parole :

- Par tout les Diables, pourriez – vous faire moins de bruit, on ne s’entend même plus penser, ici !

Je me retourne et voit quelqu'un avec une baguette allumée. Mais il se prend pour qui celui-là ? On n'a pas le droit de discuter ici ? Personnellement, je n'ai pas vu d'affiche demandant le silence. J'fais ce que je veux quand même. Mais comme un professeur est là, je préfère ne rien dire. En plus, je ne sais pas du tout qui vient de dire ça. A mon avis, il s'agit d'un élève à Poudlard comme moi. Mais j'ai du mal à voir dans quelle maison il est. Il semble réfléchir un moment avant de dire :

- Oh, bonsoir, Madame Wildsmith…Et tu es... ?

J'étouffe un rire. Il fait un peu moins le malin en présence de la prof. Ainsi, il ignore qui je suis aussi. Plus qu'à se présenter du coup :

- Je suis Ethan Espinosa, chez les Pouffys et en cinquième année. Et toi donc ?

Je préfère adopter un ton calme, parce qu'il n'est pas nécessaire de s'énerver pour si peu. Puis bon, finalement, je le comprends : je n'aime pas le bruit et peut-être que j'aurai réagi de cette manière aussi si j'avais été à sa place. Je préfère ne pas lui en vouloir. Je lui dis alors :

- Je suis désolé pour le dérangement. Je pensais être seul en fait, mais finalement, ce n'est pas le cas. Je venais ici pour terminer mon devoir de sortilèges et Madame Wildsmith m'a vu et du coup, tu connais la suite je crois. D'ailleurs, ça tombe bien que vous soyez là, j'ai des questions à vous poser...

Je regarde les deux personnes en espérant avoir des réponses.
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Re: Sous-sol

Message par : Harmony Lin, Mar 11 Déc 2018 - 23:00


Service pour Ethan, Enzo et Elly

La tête dans les nuages et le corps bien sur tête, je songe à ce que va donner le futur. La fin de Poudlard approche à grands pas et j'ai de plus en plus la sensation de ne pas avoir ma place en école de Médicomagie pour l'instant. Oui, bien sûr, c'est mon rêve depuis que je suis enfant. Bien sûr, je veux tout de même le faire un jour. Mais ne devrais-je pas dompter le loup avant ? Ou au moins, être un peu plus en accord avec lui ? Car je ne veux plus qu'un dérapage de la sorte arrive, encore moins avec une nouvelle personne à laquelle je tiens. Qui sait comment je réagirais si je transmettais la Malédiction à Megan si elle revenait...? Ou pire, Lara ? Est-ce qu'elle disparaîtrait, elle aussi ?

Une seule conclusion s'impose. Je dois partir loin de tout ça, me retrouver seule et réussir à passer un accord quelconque avec la Bête afin de ne plus passer ma vie à avoir peur de ce qui pourrait arriver. J'aurais pu partir de des réflexions bien plus profondes mais des clients entrent dans le bar et viennent au Sous-sol, où je me trouve : il est temps de travailler et d'arrêter de me perdre dans mes pensées. Je vérifie que j'ai bien mon petit carnet de notes et mon stylo puis je me dirige vers eux, inconsciente du fait qu'ils ne sont sans doute pas là pour boire un verre.

- Bonjour et bienvenue à la Tête de Sanglier. Je peux vous servir quelque chose ?

Mon regard se pose alors sur les 3 personnes que je viens d'aborder. Une personne inconnue, une qui me dit quelque chose - je l'ai sans doute déjà croisé - et une autre... Oh non. Elly. Elly qui est au courant de mon statut de Loup Garou. Mon sang se glace et je fais tout pour garder le sourire, malgré ma peur qui augmente tandis que les flashs de notre séance d'entraînement au Transplanage me reviennent.

Je choisi pourtant de ne rien dire, espérant qu'elle n'évoquera pas non plus ce sombre jour. Et j'espère, intérieurement, qu'ils se dépêcheront de me donner mes commandes afin que je puisse filer d'ici.
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