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[Privée] La salle du personnel
Asclépius Underlinden
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[Privée] La salle du personnel

Message par : Asclépius Underlinden, Mer 28 Fév 2018, 19:28





"Salle du Personnel "

    Seuls les employés du Chaudron Baveur ont accès à cette petite salle ressemblant à un boudoir d’un autre temps. On la trouve au sous-sol, coincée entre les bouteilles de vins, le whisky et le Filet du Diable qui prospère dans son coin. Un tableau représentant une nature morte flamande du XVIe un peu effritée, dont le sujet d’étude est un chaudron bavant, garde l’entrée de la salle. Pas la peine de chercher le mot de passe on vous dit : seuls les employés peuvent y entrer. La récompense pour avoir livré son âme éternelle à l’âtre brûlant dans le foyer de l’établissement. Vous êtes employé ici mais vous avez oublié ? Comment pouvez-vous ? Ce murmure… « Shotet » [שֹׁטֵט]… Oui, « fouet » en hébreu : le patron a le sens de l’humour, et du rythme.
   Qu’importe, vous voici dans la salle : ça sent un peu le moisi, dû aux problèmes d’infiltrations, mais ça reste néanmoins plutôt confortable : il y a même l’électricité ! Avantage d’avoir un bar métissé entre les deux mondes. Ce qui arrange bien tout le monde, vu qu’une machine à café a pris ses marques dans les lieux. Des fauteuils un peu enfoncés mais néanmoins confortables servent à accueillir les fesses des employés. Sur le côté, de la taille d’un placard, une petite pièce contenant un lit sommaire, au caillou vous n’auriez pas réussi à quitter les lieux à temps. En face, sous l’éclairage d’une ampoule grésillante, un sceau, des toilettes et un lavabo.
Besoin de plus ? Et si vous alliez jeter un œil (n’oubliez pas de le récupérer après pour ne pas finir comme Lizzie) derrière cette tapisserie représentant un obscur rite païen de célébration de l’avènement du Printemps ? Sont-ce des cuillères pleines de terres… ? Mais pourquoi y a-t-il un trou ? On dirait presque un tunnel…

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Aoi Baskerville
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Re: [Privée] La salle du personnel

Message par : Aoi Baskerville, Mar 27 Mar 2018, 00:26


Lueur d'espoir
[avant qu'Aoi ne tarvaille au CB]
LA de Mered

Un vol Tokyo Londres, l’allégorie d’une vie. Tenter de remonter le temps mais ne jamais être assez rapide. Une course perdue d’avance dans laquelle on se lance quand même, à corps ouvert et à cœur perdu. Espérer aller assez loin, juste un peu plus loin. Tendre les doigts vers un idéal inventé, imaginé, fantasmé, jamais observé. Arriver trop tard, la désillusion qui brise le rêve comme un miroir, une vitre qui protégeait de la réalité, rester bloqué dans cette parodie absurde. Tenter d’aller de l’avant.

Les montres tournent à l’envers, l’azur a fait un détour dans le temps, tentative échouée de revenir à ce qu’elle était. L’air de Londres respire cette familière amertume des jours passés, oubliés. Étrangement, le monde Moldu a cette quiétude banale et insouciante, cette innocence qui offre une parenthèse bienvenue dans l’angoisse infinie. Fondue dans cette masse ignare, invisible entre les pas pressés, la fumée de cigarette et les bavardages naïfs. Quelques minutes hors d’elle.

Le Chaudron Baveur offre sa devanture, inchangée ou presque, invisible aux yeux des passants inattentifs. Ils ne voient que ce qu’ils veulent après tout. Pousser la porte, laisser sortir la lumière, les rires et la chaleur d’un chez-soi de bien trop de monde. Tirant sa valise, la petite silhouette se fraye un passage vers le comptoir. Elle sent les regards peser sur elle, la forçant à presser le pas. Son souffle s’accélère alors qu’elle aperçoit sa cible, son objectif, sa récompense. Plainte étouffée, main posée sur un bras amical. Sourire entendu, effusions retenues.

Mered ouvre le passage vers les coulisses d’un mythe. Des escaliers sombres pour s’enfoncer dans les tréfonds du secret. La japonaise marque un temps d’arrêt à quelques pas du Filet du Diable, garde silencieux. Baisser de rideau, entrée dans les loges. Les fauteuils ouvrent leurs bras à une invitée inconnue, mais c’est d’une autre étreinte dont cette dernière à besoin. Une étreinte de feu, ardente, chaleureuse et accueillante. Glisser, ou plutôt se jeter dans les bras ouverts de la confiance et le repos du cœur. Larme cristalline joue sur les cils.
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Mered Adand
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Re: [Privée] La salle du personnel

Message par : Mered Adand, Mer 28 Mar 2018, 14:38


pv avec Aoi

Depuis la réception des lettres d’Aoi, les jours au Chaudron ne sont plus les mêmes. Chaque fois que la porte s’ouvre, j’ai l’espoir d’apercevoir la bouille de mon miroir de l’âme. Je meurs d’impatience de revoir mon amie, aussi bien car ça fait trop longtemps que ceci n’est pas arrivé mais surtout car ses propos m’ont touché. Elle va mal, je le ressens, même si elle a tenté de me rassurer et de dédramatiser son état. On se connait trop bien pour réussir à se cacher les choses, je sais lire entre ses lignes, j’ai décrypté son appel à l’aide voire au secours.

Mon esprit ne pense qu’à elle, je suis une serveuse automate répétant un discours appris par cœur aux client.e.s, tou.te.s me sont indifférent.e.s. Je deviens maladroite, des verres se brisent, des commandes terminent à la mauvaise table quand je ne les ai pas tout simplement oublié, je ne suis plus moi-même. Effet vase communiquant, quand votre reflet souffre, vous souffrez. J’ai songé à prendre du repos, un temps pour me remettre de ses mots, pour me réparer. Impossible à faire, j’ai donné rendez-vous à la brune dans ce lieu, je ne veux pas la rater. Son remède ne peut disparaitre avant de lui être administré.

Délivrance. Une asiatique pénètre dans l’établissement, celle que j’attends depuis trop longtemps. Mon visage fermé esquisse un sourire des plus sincères à cette fille, il revit, tout comme mon cœur. J’expédie la préparation du cocktail pour la lambda au comptoir et invite du regard Aoi à me suivre. Nos prunelles se comprennent de suite, comme si elles étaient jumelles. Nul besoin de paroles inutiles avec la japonaise, la force d’une connexion spirituelle. Je n’ai, en principe, pas le droit de lui montrer cette pièce. Que m’importe les règles pour elle, notre tranquillité prime, notre amitié dépasse les limites.

Sa main sur mon bras, nous ne formons qu’une entité, c’est donc moi qui se dirige vers la salle du personnel. Elle n’y ai pas autorisé mais moi si, elle est dans son bon droit, sinon tant pis. Gérard ne bronche pas à notre passage, il a accepté sa présence. Il n’a pas eu le choix de toute façon, il sait qu’il vaut mieux ne pas me chercher. Nous entrons dans le recoin, un siège et son frère en face de lui nous appellent. Cependant ils patienteront, les bras d’Aoi m’appellent. Appel silencieux, du moins en apparence, j’entends son palpitant battre. Rythme intense, léger moment de panique puis apaisement dans mon cœur. Si le sien bat si vite c’est qu’elle est vivante.

Nos missives ne peuvent remplacer cette symphonie, cette mélodie audible uniquement que pour les proches. Je culpabilise de relâcher l’étreinte et de briser le lien. Enfin, elle sait que notre attache est plus que physique, les années ne l’ont pas rompu, la distance non plus, il est devenu plus solide qu’au début. Alors ce n’est pas des dizaines de centimètres d’écart entre deux fauteuils qui me font peur, on a connu pire. Je défais l’unité et nous devenons duo. Je l’observe de mes émeraudes, elle est restée la même. Peut-être plus fatiguée voire maigrichonne mais son âme profonde est intacte bien qu’elle a été meurtrie.

Je m’excuse d’avance de déranger le silence, nos yeux sont incapables de tout dévoiler, je requiers ta jolie voix. Pour entreprendre les réparations, je dois savoir ce qui a été cassé. D’abord te mettre en confiance, tu es ici chez toi.

« Tu m’as manqué Aoi, je suis ravie de te revoir enfin. Tu as fait bon voyage ? J’te sers quelque chose ? », lui demandais-je en me dirigeant vers la machine à café.


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Re: [Privée] La salle du personnel

Message par : Aoi Baskerville, Ven 13 Avr 2018, 18:52


Les bras se referment, comme une protection qui s’enclenche. Le cliquetis est presque audible dans le silence épais de la pièce. La brune enfouit son visage émacié dans l’épaule gardienne avec soulagement. C’est impressionnant de se rendre compte que Mered est parfaite en tout point, comme Mary Poppins, jusqu’à sa taille idéale pour les câlins réconfortants. Elle fait penser à une peluche toute douce et moelleuse, tellement apaisante.

Mais la rousse finit par mettre fin à l’étreinte. Après tout il le faut bien elles ne vont pas rester collées l’une à l’autre pendant des jours. Malgré le petit pincement au cœur, l’azur se rassérène. Elle sent encore autour d’elle cette chaleur amicale qui continue à l’entourer, la recouvrir d’amour. Elle se permet un sourire discret. Ça ressemble peut-être plus à une grimace d’ailleurs, elle a finit par perdre l’habitude d’utiliser ces muscles. Le silence se brise, comme tant d’autres choses.

- Tu m’as manqué aussi… C’était un peu long mais je suis contente d’être là.

Des banalités. C’est presque ridicule de continuer à en déblatérer après tant de temps mais la bleue entre dans la danse. Elle comprend que ça cache une pression difficilement contenue. Car les derniers échanges entre les deux amies avaient une saveur toute particulière et nouvelle, cette amertume si caractéristique d’une relation qui mûrit. Une amertume à laquelle on ne se fait jamais vraiment.

- Je veux bien un café s’il te plait, n’importe lequel.

Les petites mains tirent d’avantage les manches du pull. Les pensées tentent de s’organiser un tant soit peu dans l’esprit torturé, embrouillé. Elle sait qu’il va falloir qu’elle finisse par se résigner à se lancer, mais une boule d’angoisse lui serre la gorge. Bien sûr, Mered est forte, lui a promis de la protéger. Bien sûr elle a répondu immédiatement à ses lettres, l’a rassurée comme la meilleure amie qu’elle est. Mais est-ce une raison suffisante pour la mettre dans la confidence, si cette confidence équivaut au danger ?
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Re: [Privée] La salle du personnel

Message par : Mered Adand, Dim 15 Avr 2018, 02:25


LA d'Aoi

Long voyage, tu m’en diras tant ! Moins que le mien mon amie, moins que ce trajet interminable qu’on appelle l’attente. Te voilà enfin à Londres mais ce n’est pas la fin du chemin, je vais t’emmener ailleurs, loin de tes soucis, proche de mon cœur. D’abord à l’aide d’un remontant caféiné comme tu le souhaites, puis avec mes mots en réponse à tes maux, j’essaierai de restaurer et de te refaire briller comme un miroir tout neuf.

Je reviens à ma place avec un café au lait dans chaque main. Les tasses me brulent les doigts alors je m’active et renverse presque celle de la nipponne en la posant devant elle. Je me repose à ma place et sirote ma boisson en l’observant. Suite de notre dialogue, après l’étreinte, place à celui des yeux. Plus silencieux, plus distant mais pas moins chaleureux. L’apprentie legilimens a appris à lire dedans, je lis sans m’arrêter si ce n’est pour prendre une gorgée de temps en temps. C'est passionnant comme lecture même si c'est pas très gai.

Aoi me parle, je le vois, je le sais, ses prunelles grises ne lâchent pas mes émeraudes. Ce langage corporel ne me dérange en rien, je souris même malgré la gravité de la situation. Je souris car je m’imagine le visage des autres, celui de ces ignorants capables de voir dans notre échange un jeu de séduction. Il n’en est rien, l’asiatique n’est pas ma cible, c’est mon amie, ma meilleure amie. Et ça a l’avantage de durer dans le temps au contraire des couples en général.

J’ai fini de l’écouter, mon cerveau interprète et m’ordonne d’agir après analyse. Dans ses mirettes, elle m’appelle au secours, elle ne peut pas le formuler alors je vais devoir lui sortir les vers du nez. Je lui prends ses mains et lui transmets mes meilleures ondes. Je sors la carte de l’empathie et tente de la remettre sur les rails. Par contre, tu vas devoir l’alimenter toi-même Aoi, j’ai besoin de ton carburant pour faire avancer ce train de ta vie.

« Que s’est-il passé au Japon, Aoi ? Je ne crois pas un mot de ta seconde lettre, on se ressemble assez pour que je connaisse ta nullité à mentir. »

L’amener sur un terrain vague pour mieux recentrer, ne pas la brusquer de trop pour ne pas la braquer, juste l’inciter à s’ouvrir à moi, voilà ma technique. Porterait-elle ses fruits ?  

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Re: [Privée] La salle du personnel

Message par : Aoi Baskerville, Sam 19 Mai 2018, 03:00


L’air s’épaissit, l’atmosphère s’alourdit. Mered reste silencieuse mais son corps crie. Insiste. Presse. Tout cela résonne dans les os de la japonaise recroquevillée. Les prunelles vertes sondent, savent, cherchent. Le langage corporel continue son discours inaudible et interminable. Puis les mots viennent se mêler à la danse. Coupent comme des lames de rasoir dans la détermination, dans l’envie de protéger égoïstement. Effeuiller une marguerite mentale. Je lui  dis. Je ne lui dis pas. Je lui dis. Je ne lui dis pas…

- Rien. Le mot claque. Du moins rien de réel. La voix tremble. C’était pas là-bas…

Les valves s’ouvrent, les larmes dévalent les joues dans une course effrénée. Les sanglots commencent à secouer les frêles épaules. L’angoisse resurgit, la culpabilité sur ses talons. Les mots se mélangent dans l’esprit tourmenté. Les barrières s’écroulent une à une, dans un fracas qui fait redoubles les sanglots. Tout s’embrouille en un magma noirâtre qui ne demande qu’à sortir, vomi de mots qui s’écoule des lèvres.

- J’é… J’étais à Pré… au-Lard, dans la rue… tu… tu sais à côté des Trois Balais… Et… et là, il est apparu… Je te ju… jure que j’ai jamais eu aussi peur… Et… et il m’a parlé… Et… et je pouvais pas bouger… Il est ent… entré dans ma tête et… Et… Oh Mered pardon… je voulais pas mais… mais il t’a vue… Par… pardon

Les sanglots entrecoupent chaque paroles, les idées deviennent floues, tout le corps semble s’être donné le mot pour lui mettre des bâtons dans les roues et l’empêcher de révéler ses secrets. Mais le visage inquiet qui fait face pousse à la franchise, à la Vérité. Ces traits si innocents, cette âme si pure qui n’a pour seul défaut que de s’être entachée du mauvais oisillon. Le vicié, celui qui n’avait aucune chance de survivre longtemps, qui à défaut d’être dévoré par sa couvée, a être poussé du nid. On est dans cette chute interminable dans le puits sans fond dans lequel l’a jetée le Masque. Dans cette immense gueule sombre de serpent affamé d’âmes en perdition

- Je… je ve… eux pas qu... il t’arrive du… du mal par ma… ma faute…

Si la pathétique phrase avait une suite, celle si s’est perdue dans la gorge serrée par les pleurs. Les sanglots sont accompagnés de gargouillis indistincts, tentative d’excuses. Les manches du pull en laine grise épongent les larmes comme elles peuvent, les yeux se gonflent et les iris gris s’assombrissent à mesure que l’âme dont elles sont les fenêtres s’enfonce dans les tréfonds du désespoir.
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Asclépius Underlinden
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Re: [Privée] La salle du personnel

Message par : Asclépius Underlinden, Dim 03 Juin 2018, 23:29




Le Chaudon Baveur
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L.A. Anna

Une journée semblable à une autre dans sa répétition et sa monotonie.
Salutaire.

Comme une certaine quiétude du quotidien, qui lui convient finalement assez bien. De toute façon, il n’est pas vraiment être à se soucier des considérations matérielles. Il est un peu ailleurs, un peu perché, disent beaucoup. Les sonorités lui sont désormais familières et c’est bien un Cognomen qu’il pourrait porter en étendant, en faire son oriflamme. C’était plus difficile avec le véritable, « Asinus », car ça le ramenait à sa condition. Et dans ces rappels, il avait le rire amer.

Pourtant, en public, il faisait des efforts pour être agréable : dans la tenue, la présentation, la coiffure, le parfum, l’agencement, le décor, les mots. Ses insécurités et ses complexes le pressent à chercher l’adhésion et l’amour de ses pairs. En retour, il chante l’amour pour tous, mais pour ce qui est sentiments réels… C’est une autre paire de manche.
Et les siennes sont en dentelles.

Petit à petit, le Chaudron s’est reconstruit. D’abord avec Anna et lui seulement, des passages fugaces d’Eurydice, Matt ou encore Alicia, avant qu’ils ne trouvent Mered. Et ça avait été quelque chose : la gamine a du caractère et, de loin, à défaut de la connaître de près, il l’appréciait. Au point de lui avoir conféré un titre : celui de tank, de paladin. Elle a ce côté Kohane en première ligne, prête à défendre. Comme un dragon. Ça tombe bien, parce qu’elle a du feu sur la tête. Généralement, c’est un signe de sagesse. Et où est-elle à Poudlard ? Serdaigle. Ça lui caressait ses TOC dans le sens du pelage quand tout s’enchaînait façon puzzle. Presque des ronronnements d’excitation. D’ailleurs, il fallait qu’il en parle à Anna, de cette découverte, sur leur choucroute ! Et pourquoi pas l’introduire de nouveau à « Shotet » ? Ça n’avait pas eu l’air de trop lui déplaire, la dernière fois. Mais il n’en savait trop rien : elle était tellement encline à la soumission que parfois, il se demandait ce qu’il en était vraiment.
Il aurait bien médité sur le sujet si un autre ne l’avait pas remplacé aussitôt : leurs cupcakes. En parlant d’Anna, il fallait qu’il lui fasse le compte-rendu de sa nouvelle fournée.

Du haut de ses grandes jambes rehaussées de talons rouges, le voici qui arpente les lieux, les dalles, appelant sa stagiaire préféré, jetant un œil au Foyer et étant surpris de ne pas trouver de tâche rousse. Pas assez pour creuser sa suspicion, mais suffisamment pour chatouiller sa curiosité, et le voici qui se met à appeler sa compatriote tout en descendant les marches de la cave, afin d’accéder à leur salle du personnel : Gérard était toujours de bon conseil.

« - Tu sais Süßchen, les petits mots doux délicats, c’était sa marotte, je pense qu’il va peut-être falloir diminuer la dose de sucre. Je sais que les allemands et les anglais aiment quand ils ont l’impression d’avaler l’équivalent du Sacré-Cœur en sucre mais par rapport aux normes diététiques, ce n’est pas vraiment… »

Il était entré, dans la salle du personnel, après le mot de passe lancé à la volée, une caresse à Gérard et une entrée sans voir grand-chose, perdu dans son monologue, son courant de pensées, son ascension vers la machine à café…
Mais c’est l’atmosphère, qui l’a tirée par les dentelles avant que les mots ne se meurent dans sa gorge. Comme des relents amers et anxiogènes dans cette pièce normalement dévolue à la détente des corps et des esprits. Comme quelque chose de sombre, qui aspire et s’enfonce, et qu’il avait du mal à appréhender. En toute honnêteté, les sensations qu’il percevait dans cette pièce, entre les deux protagonistes peu à peu discernables, le mettaient très mal à l’aise.

Il les observe, derrière ses lunettes à verre fumée, répartissant son poids d’un pied à l’autre, l’air embarrassé de se trouver là, dans cet espace. Il ne sait pas interagir avec la souffrance des autruis, alors en voir un à pleurer et morver face à l’autre choucroute, dans SA salle du personnel, en buvant SON café…

Petit raclement de gorge nerveux avant de sortir de sa robe de sorcier couleur terre de Sienne un délicat mouchoir de soie, brodé de ses initiales (AAUIII) et d’une petite abeille avant de le tendre, d’un air assez raide, austère, convenu, qui tranchait un peu avec l’atmosphère envers la personne éplorée. Comme si sa simple présence et attitude suffiraient à refermer les valves de la souffrance plus ou moins exprimées entre ces murs.

Une fois le mouchoir donné à l’oisillon, dont il ne discernait pas vraiment la figure, le voici qui observe Mered d’un œil critique, par-derrière ses bouclettes. Critique, et interrogateur, voire perdu. Depuis quand faisaient-ils dans l’humanitaire ici ? Il attendait donc, des explications.
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Re: [Privée] La salle du personnel

Message par : Mered Adand, Mar 05 Juin 2018, 19:55


LA de Aoi

Une meilleure amie, c’est l’être capable de voir quand ça va pas quand vos mots affirment le contraire ; c’est comprendre les silences ; c’est celle qui vide le sac rempli de malheurs ; c’est celle qui réconforte ; c’est le plus beau métier du monde ; et aussi le plus complexe… Mais j’ai accepté ce job dès ma première rencontre avec Aoi. On est pas marié ni n’avons de contrat écrit pour ça, c’est ma mission naturelle et c’est tout. C’est instinctif, fusionnel, ce que vous voulez. L’amitié c’est être là quand il le faut, d’ailleurs je vous laisse, mon miroir est en sanglot et je supporte pas de rester immobile devant sa détresse.

Ses mots me frappent comme des balles, je suis pas prête, je retiens mes larmes. Je me lève et l’encercle de mes bras protecteurs. Je la sers contre moi, j’entends son palpitant battre la chamade, elle revit ses évènements, pourquoi j’ai joué la curieuse ? Je m’en veux de la faire souffrir, si c’était moi le monstre ?

« Chut, tout va bien… Je suis là, t'es en sécurité avec moi. » Ma main caresse ses longs cheveux, j’essaye de la calmer. « Il te fera plus de mal désormais, pas tant que je serai à tes côtés. »

Le ton est neutre, doux, je refoule toute ma haine envers cette personne. Mon poing se sert dans le dos de l’azur, si je trouve le ou la responsable de son état, il regrettera de ne pas l’avoir tuée. Elle venait de me parler, la rage pulse dans mes veines, j’ai des envies de meurtres. Blesser ma meilleure amie sera la dernière erreur de cet être sans cœur, je lui arracherai avec mes doigts. En attendant, je garde ma colère, je souris même un peu en plongeant mes émeraudes dans les prunelles humidifiées de l’azur. Elle est belle en toute circonstance et encore plus les dents dehors, si je peux l’inciter à m’imiter.

« Il m’arrivera rien, t’inquiète pas. J’te lâche plus maintenant que t’es revenue. »

La parole n’est pas donnée en l’air même si je sais la tâche ardue. Je ne suis plus scolarisée, je ne peux plus accompagner la nippone à Poudlard, je ne peux que tenter de contrôle l’extérieur du château. Dans cette optique, je cogite, je cherche et mes neurones finissent par s’allumer. Impossible de la faire entrer à la bibliothèque cependant ici ça me semble jouable. Il me suffit de vendre les mérites de la bleue et bronze au patron. Et quand on parle du loup, on en voit les boucles… Qu’avait-il entendu ? Visiblement pas grand-chose vu son regard. Abandonnant Aoi avec son mouchoir, j’endosse ma robe d’avocate afin de la défendre.

« Bonjour Patron ! Vous venez pas souvent dans la salle du personnel, que me vaut cet honneur ? » Technique de détournement d’attention, oublie la brune, reste fixé sur la rousse gentil monsieur. « Vous vous demandez surement ce que je fais avec une inconnue ici, je vais tout vous expliquer. Cette fille est mon amie, elle a des soucis familiaux, des histoires financières assez importantes pour la mettre dans ce drôle d’état. Alors j’ai fait preuve d’initiative et lui ai concocté un entretien d’embauche. J’vais pas vous apprendre que depuis le départ de Matt et d’Alicia c’est un peu la course au Chaudron, deux bras supplémentaires ne seraient pas de trop. Puis j’la connais bien, c’est une bosseuse cette fille, j’me porte garante pour elle. Vous en pensez quoi ? Vous me faites confiance ? »

Terminer la tirade par une question piège, subtil art que celui de la rhétorique, merci maman pour ton enseignement. Plus qu’à voir s’il allait croire à mon histoire. En soi, il pouvait déceler mon manège mais pas nier le fait qu’on manquait de personnel, sur ce point précis, j’avais dit vrai.
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Re: [Privée] La salle du personnel

Message par : Asclépius Underlinden, Mer 06 Juin 2018, 13:52




Le Chaudon Baveur
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Pouvoir performatif des bouclettes, de son charisme ou de son autorité naturelle (voire des trois à la fois, soyons fous !), voici l’unique rouquine des lieux qui s’empresse de lui répondre. Un regard pour elle concernant la salle du personnel, Alors qu’il part en introspection quelques secondes, histoire de se demander si effectivement, on ne le voit pas beaucoup dans le coin.
Ce qui est fort probable : déjà à Poudlard, il fuyait la salle commune et au Schleswig, il préfère les coins aux espaces. Alors, une salle du personnel, pour faire connaissance avec Anna, qu’il connaissait déjà plus ou moins bien grâce à la Loveroom (nettoyer en profondeur, ça créer des liens) et des employés avec autant de vacuités et d'enthousiasme que RiriMeh.

Mais étrangement, Mered était restée. Peut-être pour ça qu’il prend la peine de l’écouter (ça et le fait qu’un Pius soit un animal poli, à défaut de politique).

Jolie tirade, qui pose le contexte et les enjeux, propose une solution. Ce qui lui fait pencher son regard petit à petit en direction de l’amie de la serveuse d’un air circonspect. Plus ou moins.
Mais à la fin, sa réponse ne se fait pas attendre, tout en honnête spontanéité :

« - Non. »

Peut-être un peu trop brusque, il s’en rend compte, et une main embarrassée vient frotter sa nuque, tandis que son regard dérive de nouveau vers Mered, sentant le besoin de se justifier, alors que l’image agaçante de Lizzie et de leur soirée capitaliste lui revenait en mémoire : « - Disons qu’en tant qu’employée, je te fais confiance, mais pas humainement. »

Et un petit sourire, gentil et spontanée, là encore, parce qu’il sent qu’il a donné une bonne explication. Y a encore des progrès à faire niveau relations sociales, mais on ne peut très certainement pas lui reprocher un manque d’honnêteté envers ses contemporains.
Et non, il ne se justifiait pas parce que les mots grinçants de Lizzie lui revenaient en mémoire, comme quoi il ne faisait pas confiance à ses employées à cause de son ego à babysitter et blah blah blah.
Vraiment des nuisibles, les hérissons.

Léger raclement de gorge puis observation plus ou moins minutieuse de l’être en larme sur le canapé, avant de revenir vers la rousse, pointant l’amie du doigt gantée, histoire d’illustrer son propos : « - C’est l’entretien d’embauche qui l’a mis dans cet état ? »
Léger soupire et main qui vient se poser sur sa hanche. Mered manquait vraiment de subtilité, parfois.

Mais il se mit tout de même à considérer cette potentielle candidature. Après tout, Gérard l’avait laissé entrer ici. Ça devait être un signe, non ?
Regard à la demoiselle, puis Mered, avant de prendre délicatement place en face des deux partis, croisant les jambes, puis les doigts, accentuant son port aristocratique.
Mais son sourire encourageant et ses bouclettes folles le rendait très certainement plus sympathique.

« - Recommençons, en y mettant les formes, voulez-vous ? Un sourire, et le voici qui tend sa main gantée de rouge à celle qui vidait son sel liquide sur son canapé. Enchanté de vous rencontrer miss, et bienvenue au Chaudron Baveur ; je suis Asclépius Underlinden, le propriétaire. Il semblerait que vous souhaitiez travailler pour nous ? »

Quitter le pathos à grandes enjambées, afin de rentrer dans un dialogue commercial, professionnel : lisse et sans émotions. Structuré et impersonnel, histoire de couper les valves des sentiments. Simplement la douce quiétude de l’anonymat, reprise à zéro et rédemption oratoire.
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Aoi Baskerville
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Re: [Privée] La salle du personnel

Message par : Aoi Baskerville, Mar 26 Juin 2018, 00:59


Les bras reviennent entourer la carcasse sanglotante, mais l’étreinte a une saveur nouvelle. Plus acide. Les caresses sur les cheveux, geste maternel, font se tarir les larmes, doucement mais sûrement. Les mots s’élèvent, basiques et sans fond. Promesses en l’air, du genre qu’on aimerait tenir mais que tout le monde sait hors de portée. Tant pis, ça fait quand même du bien, on est tenté d’y croire, naïvement. Un sourire hors sujet, trop difficile à imiter. Même dans les iris cette étincelle n’arrive pas à briller, trop de brouillard pour la laisser percer. Nouvelle promesse, un peu plus croyable. Les doigts tremblotants se referment avidement sur les manches de la française. Ne jamais plus perdre ce contact, assurance faiblarde d’une tranquillité déjà troublée.

Le tableau pivote à la volée, une voix pénètre la bulle. On entend presque le pop retentissant de son explosion, suivi d’un silence de mort. Un instant, les émotions se cristallisent, puis volent en éclat sous l’impulsion d’un raclement de gorge éloquent qui fait encore plus s’affaisser les épaules si c’est possible. La rousse prend les choses en main, à l’image du mouchoir qu’elle glisse entre les griffes de l’aiglonne, puis commence sa parade de séduction. Le bout de tissu est doux, et le contact frais de la soie contre la peau irritée des yeux bouffis répand une vague de calme. Les sanglots qui secouent encore les frêles épaules diminuent, simples frissons, et s’espacent.

Les yeux acier restent fixés sur le tapis, alors que l’angoisse se meut, change de source. Le Masque retourne se perdre dans les méandres du souvenir dont on espère qu’il ne ressortira pas, et la voix presque trop forte de Mered vrille les tympans. Haussement de sourcils à l’entente de ses mots, de ses mensonges. Il faut quelques instants pour réaliser qu’elle ne perd pas l’esprit, mais qu’elle essaye de l’aider, comme elle peut, comme d’habitude. Se retenir d’attraper un pan de sa tenue en geste de reconnaissance, élan d’affection, et se faire plus attentive à l’autre parti, attente impatiente.

La voix calme claque comme un fouet. C’est si inattendu que le sursaut surprend même l’azur. Un petit mot balle de fusil qui transperce le tissu de mensonge, sectionne le fil, fait mourir dans l’œuf les plans. Dommage. Mais ça pince le cœur, ça agace. Non quoi ? Non il ne fait pas confiance à la personne la plus digne de confiance parcourant cette terre ? Non il refuse d’emblée, sans laisser une maigre chance ? L’explication suit, mais n’éclaire pas tant. Humainement, tiens donc. Si on n’était pas en train de se remettre de la plus grosse crise de larmes de l’existence tout en essayant de trouver un moyen de se soustraire à l’ironie condescendante, on demanderait bien des précisions.

L’air se met en mouvement, un fauteuil grince, la voix change d’inflexion, d’adresse. Le visage encore rosé par les pleurs se redresse vers la silhouette qui rentre enfin dans le champ de vision. Long et fin, comme un roseau tordu pour prendre la forme d’un humain trop rigide. Regard sur la main tendue. Étrangement, cette coutume occidentale du contact physique n’a jamais posé problème, jusque là. L’idée de toucher cette main, même gantée, provoque un vide dans l’estomac. Alors on dépose le mouchoir humidifié dans la paume, et on incline le buste comme on peut.

- Merci, je suis Aoi Baskerville, enchantée, la voix ne tremble presque plus, bénédiction.

Le visage, neutralisé au maximum à défaut d’être souriant, se relève à nouveau vers l’autre, les yeux se rencontrent. Léger arrêt sur image, détailler ce visage anguleux et ces courbes capillaires, le sourire inoculant la confiance, le regard perçant de sérieux. Puis frisson et l’instant prend fin. La langue met un temps à revenir, les idées aussi.

- Oui, j’ai entendu beaucoup de bien de cet endroit par Mered et je serais heureuse de pouvoir rendre service. Déglutition au gout caféiné, si vous voulez de moi évidemment.
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Re: [Privée] La salle du personnel

Message par : Asclépius Underlinden, Ven 06 Juil 2018, 17:57




Le Chaudon Baveur
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Pas de contact, il ne s’en offusque pas. Après tout, il n’était pas friand. Simplement une question de convention. D’ancrer l’instant présent dans celui des convenances, des obligations. D’un schéma sociologique prédéfini, sans surprises, accrocs ou place à l’émotivité. Voire à l’émotion. On ne demandait que la répétition d’une pièce. Quelque chose d’impersonnel, qui lui convenait tout à fait et semblait aussi être de l’avis de la jeune fille encore tremblante. Le buste est incliné avec une certaine raideur tremblante, tandis que sa main retourne près de sa cuisse, dans une figure calme, détendue, presque assurée de propriétaire d’établissement.
Il soutient le regard bouffi et brillant de cet oisillon, rapporté dans la gueule de félin roux de Mered. Quelque chose à gratter, sous la surface, sous le masque confortable des convenances. Comme une certaine paralysie qui lui prend les muscles faciaux, figeant les expressions dans de l’argile mortuaire tandis qu’un « - Enchanté » mimétique s’échappe, docile.

Un instant, avec une observation presque chirurgical, où il détaille la jeune fille. Sa fragilité, son aspect frêle, craquelé. Qui pourrait se briser ou être réduit en poudre d’un simple mouvement de doigts. Neuf ou dix, qu’importe : sous des gants, l’on ne distingue pas vraiment.
Quelque chose comme du sentiment, échappant au rationnel, qui vient se mêler à l’observation minutieuse. Un sentiment étrange, presque étranger. Pourtant connu et reconnu.

Son autre bras, indolent sur le rebord du siège, tapote légèrement le tissu, tandis que ses yeux d’orage se détachent finalement de la demoiselle, pour partir en observation de Mered. Clairvoyance implicite.

« - Beaucoup de bien ? Vous m’en voyez ravi. »

Quelque chose comme un sourire, un peu absent, avant de revenir, de nouveau, sur ce morceau d’être brisé. Pour qui le prenait-on ? Un St Bernard ? Un bon Samaritain ? Il n’était pas là pour recueillir les peines et les malheurs du monde, cristallisés dans les personnes. Ça le mettait extrêmement mal à l’aise, l’écoulement des émotions et des humeurs.

« - Votre volonté fait plaisir à voir, Miss. Ton, toujours professionnel. Tapotement au bout du gant, comme une attente. Sentir l’étincelle. Il sent les attentes sans les comprendre et c’est cela, qui manque. Quel âge avez-vous ? Quelles sont vos compétences ? Pour quel travail postulez-vous ? »

Se redresser, quitter l’indolence. Davantage de sérieux dans la posture rigide alors que petit à petit, un sourire ravi, vient trancher avec l’attitude. « - Vous savez, ici, c’est davantage une question de style, de tenue, de paraître. Mais avec plus de raffinement que nulle part ailleurs. Et Gérard a l’air de bien vous aimer. Humer quelque chose, se redresser brusquement afin d’ouvrir en grand un placard contenant de la vaisselle : tasses, assiettes et plateaux sont rapidement répartis au nombre de trois, un pour chacun. Demande implicite à ce que les deux jeunes femmes les prennent en main, pour suivre le mouvement. Voyons voir comment vous vous débrouillez. Mered, il s’agit de l’entraînement spécial. Suivez le rythme, d’accord ? Et tout en humant, le regard perdu dans un horizon musical, chantonner un rythme de service, une main dans le dos et l’autre tenant le plateau. Et un, deux, trois… »

Et on n'oublie pas de sourire !
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Re: [Privée] La salle du personnel

Message par : Mered Adand, Sam 07 Juil 2018, 00:22


Inerte ou presque, je suis dans un état végétatif, assise  à côté d’Aoi. Dans l’immédiat, un.e inconnu.e ne pourrait deviner laquelle de nous est la dépressive. Je suis tellement abattue, ces trois petites lettres m’ont poignardée. Moi qui croyais en la solidarité de l’équipe, je suis tombée de haut. En deux secondes, mon chef vient de m’assommer. Je suis devenue une statue de sel, immobile. Je sais même pas trop ce qu’il se passe dans la salle. Je distingue la voix de la nipponne entrecoupée de celle du bouclé. Au moins, il ne l’a pas viré. On dirait bien qu’il mène un entretien d’embauche. Mon égo souffre mais pense à mon amie. Pour elle, il fera pas de scandale. La misandre reste dans son placard et observe de son regard livide la scène.

Je ressasse encore. Comment a-t-il me faire ça ? Depuis le temps que je suis dévouée à l’établissement. Je passe un tiers de ma vie entre ces murs, les deux autres sont consacrés à la bibliothèque sorcière et mon domicile. J’y apporte un supplément de style avec ma rousseur. Je suis toujours au taquet pour satisfaire les client.e.s, même les hommes. En résumé, je suis la serveuse parfaite ! Et voilà mon remerciement… Il me donne envie de me renseigner pour bosser à la bibliothèque à temps complet. Là-bas, je suis reconnue pour mon travail. Puis les livres sont plus sympas que la plupart des gens. L’avantage de ne pas être doté de la parole, c’est qu’ils ne l’ouvrent pas pour raconter de la m*rde.

Salée, je reprends forme. Mon corps s’anime au moment où le patron lance un test de compétence à la bleue et bronze, je suis aussi invitée. C’est quoi son truc ? J’ai pas eu ça à mon arrivée. Et encore heureux ! Je sais pas à quoi il joue néanmoins je rentre dans son jeu. Je le fais pour elle et aussi par plaisir de voir le propriétaire mettre la main à la pâte. Il exploite un peu trop ses employées à mon goût. On est pas ses esclaves ! Je suis le mouvement, j’essaye plutôt. Je sors d’une sorte de sieste et vous savez qu’à mon réveil, je suis pas au taquet. Le tour sur soi-même est violent. J’en perds l’équilibre et ma vaisselle. J’ai échoué. Enfin, je risquais pas ma place. Le sagouin va probablement me lancer une remarque sur ça. Je m’en fous. Le seul qui m’importe c’est la destinée du squelette qui danse. Rien d’autre.

 
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