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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres :: Le Chaudron Baveur
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[Privée] La salle du personnel
Asclépius Underlinden
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[Privée] La salle du personnel

Message par : Asclépius Underlinden, Mer 28 Fév - 19:28





"Salle du Personnel "

    Seuls les employés du Chaudron Baveur ont accès à cette petite salle ressemblant à un boudoir d’un autre temps. On la trouve au sous-sol, coincée entre les bouteilles de vins, le whisky et le Filet du Diable qui prospère dans son coin. Un tableau représentant une nature morte flamande du XVIe un peu effritée, dont le sujet d’étude est un chaudron bavant, garde l’entrée de la salle. Pas la peine de chercher le mot de passe on vous dit : seuls les employés peuvent y entrer. La récompense pour avoir livré son âme éternelle à l’âtre brûlant dans le foyer de l’établissement. Vous êtes employé ici mais vous avez oublié ? Comment pouvez-vous ? Ce murmure… « Shotet » [שֹׁטֵט]… Oui, « fouet » en hébreu : le patron a le sens de l’humour, et du rythme.
   Qu’importe, vous voici dans la salle : ça sent un peu le moisi, dû aux problèmes d’infiltrations, mais ça reste néanmoins plutôt confortable : il y a même l’électricité ! Avantage d’avoir un bar métissé entre les deux mondes. Ce qui arrange bien tout le monde, vu qu’une machine à café a pris ses marques dans les lieux. Des fauteuils un peu enfoncés mais néanmoins confortables servent à accueillir les fesses des employés. Sur le côté, de la taille d’un placard, une petite pièce contenant un lit sommaire, au caillou vous n’auriez pas réussi à quitter les lieux à temps. En face, sous l’éclairage d’une ampoule grésillante, un sceau, des toilettes et un lavabo.
Besoin de plus ? Et si vous alliez jeter un œil (n’oubliez pas de le récupérer après pour ne pas finir comme Lizzie) derrière cette tapisserie représentant un obscur rite païen de célébration de l’avènement du Printemps ? Sont-ce des cuillères pleines de terres… ? Mais pourquoi y a-t-il un trou ? On dirait presque un tunnel…

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Aoi Baskerville
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Re: [Privée] La salle du personnel

Message par : Aoi Baskerville, Mar 27 Mar - 0:26


Lueur d'espoir
[avant qu'Aoi ne tarvaille au CB]
LA de Mered

Un vol Tokyo Londres, l’allégorie d’une vie. Tenter de remonter le temps mais ne jamais être assez rapide. Une course perdue d’avance dans laquelle on se lance quand même, à corps ouvert et à cœur perdu. Espérer aller assez loin, juste un peu plus loin. Tendre les doigts vers un idéal inventé, imaginé, fantasmé, jamais observé. Arriver trop tard, la désillusion qui brise le rêve comme un miroir, une vitre qui protégeait de la réalité, rester bloqué dans cette parodie absurde. Tenter d’aller de l’avant.

Les montres tournent à l’envers, l’azur a fait un détour dans le temps, tentative échouée de revenir à ce qu’elle était. L’air de Londres respire cette familière amertume des jours passés, oubliés. Étrangement, le monde Moldu a cette quiétude banale et insouciante, cette innocence qui offre une parenthèse bienvenue dans l’angoisse infinie. Fondue dans cette masse ignare, invisible entre les pas pressés, la fumée de cigarette et les bavardages naïfs. Quelques minutes hors d’elle.

Le Chaudron Baveur offre sa devanture, inchangée ou presque, invisible aux yeux des passants inattentifs. Ils ne voient que ce qu’ils veulent après tout. Pousser la porte, laisser sortir la lumière, les rires et la chaleur d’un chez-soi de bien trop de monde. Tirant sa valise, la petite silhouette se fraye un passage vers le comptoir. Elle sent les regards peser sur elle, la forçant à presser le pas. Son souffle s’accélère alors qu’elle aperçoit sa cible, son objectif, sa récompense. Plainte étouffée, main posée sur un bras amical. Sourire entendu, effusions retenues.

Mered ouvre le passage vers les coulisses d’un mythe. Des escaliers sombres pour s’enfoncer dans les tréfonds du secret. La japonaise marque un temps d’arrêt à quelques pas du Filet du Diable, garde silencieux. Baisser de rideau, entrée dans les loges. Les fauteuils ouvrent leurs bras à une invitée inconnue, mais c’est d’une autre étreinte dont cette dernière à besoin. Une étreinte de feu, ardente, chaleureuse et accueillante. Glisser, ou plutôt se jeter dans les bras ouverts de la confiance et le repos du cœur. Larme cristalline joue sur les cils.
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Mered Adand
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Re: [Privée] La salle du personnel

Message par : Mered Adand, Mer 28 Mar - 14:38


pv avec Aoi

Depuis la réception des lettres d’Aoi, les jours au Chaudron ne sont plus les mêmes. Chaque fois que la porte s’ouvre, j’ai l’espoir d’apercevoir la bouille de mon miroir de l’âme. Je meurs d’impatience de revoir mon amie, aussi bien car ça fait trop longtemps que ceci n’est pas arrivé mais surtout car ses propos m’ont touché. Elle va mal, je le ressens, même si elle a tenté de me rassurer et de dédramatiser son état. On se connait trop bien pour réussir à se cacher les choses, je sais lire entre ses lignes, j’ai décrypté son appel à l’aide voire au secours.

Mon esprit ne pense qu’à elle, je suis une serveuse automate répétant un discours appris par cœur aux client.e.s, tou.te.s me sont indifférent.e.s. Je deviens maladroite, des verres se brisent, des commandes terminent à la mauvaise table quand je ne les ai pas tout simplement oublié, je ne suis plus moi-même. Effet vase communiquant, quand votre reflet souffre, vous souffrez. J’ai songé à prendre du repos, un temps pour me remettre de ses mots, pour me réparer. Impossible à faire, j’ai donné rendez-vous à la brune dans ce lieu, je ne veux pas la rater. Son remède ne peut disparaitre avant de lui être administré.

Délivrance. Une asiatique pénètre dans l’établissement, celle que j’attends depuis trop longtemps. Mon visage fermé esquisse un sourire des plus sincères à cette fille, il revit, tout comme mon cœur. J’expédie la préparation du cocktail pour la lambda au comptoir et invite du regard Aoi à me suivre. Nos prunelles se comprennent de suite, comme si elles étaient jumelles. Nul besoin de paroles inutiles avec la japonaise, la force d’une connexion spirituelle. Je n’ai, en principe, pas le droit de lui montrer cette pièce. Que m’importe les règles pour elle, notre tranquillité prime, notre amitié dépasse les limites.

Sa main sur mon bras, nous ne formons qu’une entité, c’est donc moi qui se dirige vers la salle du personnel. Elle n’y ai pas autorisé mais moi si, elle est dans son bon droit, sinon tant pis. Gérard ne bronche pas à notre passage, il a accepté sa présence. Il n’a pas eu le choix de toute façon, il sait qu’il vaut mieux ne pas me chercher. Nous entrons dans le recoin, un siège et son frère en face de lui nous appellent. Cependant ils patienteront, les bras d’Aoi m’appellent. Appel silencieux, du moins en apparence, j’entends son palpitant battre. Rythme intense, léger moment de panique puis apaisement dans mon cœur. Si le sien bat si vite c’est qu’elle est vivante.

Nos missives ne peuvent remplacer cette symphonie, cette mélodie audible uniquement que pour les proches. Je culpabilise de relâcher l’étreinte et de briser le lien. Enfin, elle sait que notre attache est plus que physique, les années ne l’ont pas rompu, la distance non plus, il est devenu plus solide qu’au début. Alors ce n’est pas des dizaines de centimètres d’écart entre deux fauteuils qui me font peur, on a connu pire. Je défais l’unité et nous devenons duo. Je l’observe de mes émeraudes, elle est restée la même. Peut-être plus fatiguée voire maigrichonne mais son âme profonde est intacte bien qu’elle a été meurtrie.

Je m’excuse d’avance de déranger le silence, nos yeux sont incapables de tout dévoiler, je requiers ta jolie voix. Pour entreprendre les réparations, je dois savoir ce qui a été cassé. D’abord te mettre en confiance, tu es ici chez toi.

« Tu m’as manqué Aoi, je suis ravie de te revoir enfin. Tu as fait bon voyage ? J’te sers quelque chose ? », lui demandais-je en me dirigeant vers la machine à café.


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Aoi Baskerville
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Re: [Privée] La salle du personnel

Message par : Aoi Baskerville, Ven 13 Avr - 18:52


Les bras se referment, comme une protection qui s’enclenche. Le cliquetis est presque audible dans le silence épais de la pièce. La brune enfouit son visage émacié dans l’épaule gardienne avec soulagement. C’est impressionnant de se rendre compte que Mered est parfaite en tout point, comme Mary Poppins, jusqu’à sa taille idéale pour les câlins réconfortants. Elle fait penser à une peluche toute douce et moelleuse, tellement apaisante.

Mais la rousse finit par mettre fin à l’étreinte. Après tout il le faut bien elles ne vont pas rester collées l’une à l’autre pendant des jours. Malgré le petit pincement au cœur, l’azur se rassérène. Elle sent encore autour d’elle cette chaleur amicale qui continue à l’entourer, la recouvrir d’amour. Elle se permet un sourire discret. Ça ressemble peut-être plus à une grimace d’ailleurs, elle a finit par perdre l’habitude d’utiliser ces muscles. Le silence se brise, comme tant d’autres choses.

- Tu m’as manqué aussi… C’était un peu long mais je suis contente d’être là.

Des banalités. C’est presque ridicule de continuer à en déblatérer après tant de temps mais la bleue entre dans la danse. Elle comprend que ça cache une pression difficilement contenue. Car les derniers échanges entre les deux amies avaient une saveur toute particulière et nouvelle, cette amertume si caractéristique d’une relation qui mûrit. Une amertume à laquelle on ne se fait jamais vraiment.

- Je veux bien un café s’il te plait, n’importe lequel.

Les petites mains tirent d’avantage les manches du pull. Les pensées tentent de s’organiser un tant soit peu dans l’esprit torturé, embrouillé. Elle sait qu’il va falloir qu’elle finisse par se résigner à se lancer, mais une boule d’angoisse lui serre la gorge. Bien sûr, Mered est forte, lui a promis de la protéger. Bien sûr elle a répondu immédiatement à ses lettres, l’a rassurée comme la meilleure amie qu’elle est. Mais est-ce une raison suffisante pour la mettre dans la confidence, si cette confidence équivaut au danger ?
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Mered Adand
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Re: [Privée] La salle du personnel

Message par : Mered Adand, Dim 15 Avr - 2:25


LA d'Aoi

Long voyage, tu m’en diras tant ! Moins que le mien mon amie, moins que ce trajet interminable qu’on appelle l’attente. Te voilà enfin à Londres mais ce n’est pas la fin du chemin, je vais t’emmener ailleurs, loin de tes soucis, proche de mon cœur. D’abord à l’aide d’un remontant caféiné comme tu le souhaites, puis avec mes mots en réponse à tes maux, j’essaierai de restaurer et de te refaire briller comme un miroir tout neuf.

Je reviens à ma place avec un café au lait dans chaque main. Les tasses me brulent les doigts alors je m’active et renverse presque celle de la nipponne en la posant devant elle. Je me repose à ma place et sirote ma boisson en l’observant. Suite de notre dialogue, après l’étreinte, place à celui des yeux. Plus silencieux, plus distant mais pas moins chaleureux. L’apprentie legilimens a appris à lire dedans, je lis sans m’arrêter si ce n’est pour prendre une gorgée de temps en temps. C'est passionnant comme lecture même si c'est pas très gai.

Aoi me parle, je le vois, je le sais, ses prunelles grises ne lâchent pas mes émeraudes. Ce langage corporel ne me dérange en rien, je souris même malgré la gravité de la situation. Je souris car je m’imagine le visage des autres, celui de ces ignorants capables de voir dans notre échange un jeu de séduction. Il n’en est rien, l’asiatique n’est pas ma cible, c’est mon amie, ma meilleure amie. Et ça a l’avantage de durer dans le temps au contraire des couples en général.

J’ai fini de l’écouter, mon cerveau interprète et m’ordonne d’agir après analyse. Dans ses mirettes, elle m’appelle au secours, elle ne peut pas le formuler alors je vais devoir lui sortir les vers du nez. Je lui prends ses mains et lui transmets mes meilleures ondes. Je sors la carte de l’empathie et tente de la remettre sur les rails. Par contre, tu vas devoir l’alimenter toi-même Aoi, j’ai besoin de ton carburant pour faire avancer ce train de ta vie.

« Que s’est-il passé au Japon, Aoi ? Je ne crois pas un mot de ta seconde lettre, on se ressemble assez pour que je connaisse ta nullité à mentir. »

L’amener sur un terrain vague pour mieux recentrer, ne pas la brusquer de trop pour ne pas la braquer, juste l’inciter à s’ouvrir à moi, voilà ma technique. Porterait-elle ses fruits ?  

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