AccueilPortailFAQPublications internesRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres :: Le Chaudron Baveur
Page 1 sur 1
[Privée] La salle du personnel
Invité
avatar
Invité

[Privée] La salle du personnel

Message par : Invité, Mer 28 Fév 2018 - 19:28





"Salle du Personnel "

    Seuls les employés du Chaudron Baveur ont accès à cette petite salle ressemblant à un boudoir d’un autre temps. On la trouve au sous-sol, coincée entre les bouteilles de vins, le whisky et le Filet du Diable qui prospère dans son coin. Un tableau représentant une nature morte flamande du XVIe un peu effritée, dont le sujet d’étude est un chaudron bavant, garde l’entrée de la salle. Pas la peine de chercher le mot de passe on vous dit : seuls les employés peuvent y entrer. La récompense pour avoir livré son âme éternelle à l’âtre brûlant dans le foyer de l’établissement. Vous êtes employé ici mais vous avez oublié ? Comment pouvez-vous ? Ce murmure… « Shotet » [שֹׁטֵט]… Oui, « fouet » en hébreu : le patron a le sens de l’humour, et du rythme.
   Qu’importe, vous voici dans la salle : ça sent un peu le moisi, dû aux problèmes d’infiltrations, mais ça reste néanmoins plutôt confortable : il y a même l’électricité ! Avantage d’avoir un bar métissé entre les deux mondes. Ce qui arrange bien tout le monde, vu qu’une machine à café a pris ses marques dans les lieux. Des fauteuils un peu enfoncés mais néanmoins confortables servent à accueillir les fesses des employés. Sur le côté, de la taille d’un placard, une petite pièce contenant un lit sommaire, au caillou vous n’auriez pas réussi à quitter les lieux à temps. En face, sous l’éclairage d’une ampoule grésillante, un sceau, des toilettes et un lavabo.
Besoin de plus ? Et si vous alliez jeter un œil (n’oubliez pas de le récupérer après pour ne pas finir comme Lizzie) derrière cette tapisserie représentant un obscur rite païen de célébration de l’avènement du Printemps ? Sont-ce des cuillères pleines de terres… ? Mais pourquoi y a-t-il un trou ? On dirait presque un tunnel…

Revenir en haut Aller en bas
L'auteur de ce message est actuellement banni du forum - Voir le message
L'auteur de ce message est actuellement banni du forum - Voir le message
L'auteur de ce message est actuellement banni du forum - Voir le message
L'auteur de ce message est actuellement banni du forum - Voir le message
L'auteur de ce message est actuellement banni du forum - Voir le message
Invité
avatar
Invité

Re: [Privée] La salle du personnel

Message par : Invité, Dim 3 Juin 2018 - 23:29




Le Chaudon Baveur
Recrutement

L.A. Anna

Une journée semblable à une autre dans sa répétition et sa monotonie.
Salutaire.

Comme une certaine quiétude du quotidien, qui lui convient finalement assez bien. De toute façon, il n’est pas vraiment être à se soucier des considérations matérielles. Il est un peu ailleurs, un peu perché, disent beaucoup. Les sonorités lui sont désormais familières et c’est bien un Cognomen qu’il pourrait porter en étendant, en faire son oriflamme. C’était plus difficile avec le véritable, « Asinus », car ça le ramenait à sa condition. Et dans ces rappels, il avait le rire amer.

Pourtant, en public, il faisait des efforts pour être agréable : dans la tenue, la présentation, la coiffure, le parfum, l’agencement, le décor, les mots. Ses insécurités et ses complexes le pressent à chercher l’adhésion et l’amour de ses pairs. En retour, il chante l’amour pour tous, mais pour ce qui est sentiments réels… C’est une autre paire de manche.
Et les siennes sont en dentelles.

Petit à petit, le Chaudron s’est reconstruit. D’abord avec Anna et lui seulement, des passages fugaces d’Eurydice, Matt ou encore Alicia, avant qu’ils ne trouvent Mered. Et ça avait été quelque chose : la gamine a du caractère et, de loin, à défaut de la connaître de près, il l’appréciait. Au point de lui avoir conféré un titre : celui de tank, de paladin. Elle a ce côté Kohane en première ligne, prête à défendre. Comme un dragon. Ça tombe bien, parce qu’elle a du feu sur la tête. Généralement, c’est un signe de sagesse. Et où est-elle à Poudlard ? Serdaigle. Ça lui caressait ses TOC dans le sens du pelage quand tout s’enchaînait façon puzzle. Presque des ronronnements d’excitation. D’ailleurs, il fallait qu’il en parle à Anna, de cette découverte, sur leur choucroute ! Et pourquoi pas l’introduire de nouveau à « Shotet » ? Ça n’avait pas eu l’air de trop lui déplaire, la dernière fois. Mais il n’en savait trop rien : elle était tellement encline à la soumission que parfois, il se demandait ce qu’il en était vraiment.
Il aurait bien médité sur le sujet si un autre ne l’avait pas remplacé aussitôt : leurs cupcakes. En parlant d’Anna, il fallait qu’il lui fasse le compte-rendu de sa nouvelle fournée.

Du haut de ses grandes jambes rehaussées de talons rouges, le voici qui arpente les lieux, les dalles, appelant sa stagiaire préféré, jetant un œil au Foyer et étant surpris de ne pas trouver de tâche rousse. Pas assez pour creuser sa suspicion, mais suffisamment pour chatouiller sa curiosité, et le voici qui se met à appeler sa compatriote tout en descendant les marches de la cave, afin d’accéder à leur salle du personnel : Gérard était toujours de bon conseil.

« - Tu sais Süßchen, les petits mots doux délicats, c’était sa marotte, je pense qu’il va peut-être falloir diminuer la dose de sucre. Je sais que les allemands et les anglais aiment quand ils ont l’impression d’avaler l’équivalent du Sacré-Cœur en sucre mais par rapport aux normes diététiques, ce n’est pas vraiment… »

Il était entré, dans la salle du personnel, après le mot de passe lancé à la volée, une caresse à Gérard et une entrée sans voir grand-chose, perdu dans son monologue, son courant de pensées, son ascension vers la machine à café…
Mais c’est l’atmosphère, qui l’a tirée par les dentelles avant que les mots ne se meurent dans sa gorge. Comme des relents amers et anxiogènes dans cette pièce normalement dévolue à la détente des corps et des esprits. Comme quelque chose de sombre, qui aspire et s’enfonce, et qu’il avait du mal à appréhender. En toute honnêteté, les sensations qu’il percevait dans cette pièce, entre les deux protagonistes peu à peu discernables, le mettaient très mal à l’aise.

Il les observe, derrière ses lunettes à verre fumée, répartissant son poids d’un pied à l’autre, l’air embarrassé de se trouver là, dans cet espace. Il ne sait pas interagir avec la souffrance des autruis, alors en voir un à pleurer et morver face à l’autre choucroute, dans SA salle du personnel, en buvant SON café…

Petit raclement de gorge nerveux avant de sortir de sa robe de sorcier couleur terre de Sienne un délicat mouchoir de soie, brodé de ses initiales (AAUIII) et d’une petite abeille avant de le tendre, d’un air assez raide, austère, convenu, qui tranchait un peu avec l’atmosphère envers la personne éplorée. Comme si sa simple présence et attitude suffiraient à refermer les valves de la souffrance plus ou moins exprimées entre ces murs.

Une fois le mouchoir donné à l’oisillon, dont il ne discernait pas vraiment la figure, le voici qui observe Mered d’un œil critique, par-derrière ses bouclettes. Critique, et interrogateur, voire perdu. Depuis quand faisaient-ils dans l’humanitaire ici ? Il attendait donc, des explications.
Revenir en haut Aller en bas
L'auteur de ce message est actuellement banni du forum - Voir le message
Invité
avatar
Invité

Re: [Privée] La salle du personnel

Message par : Invité, Mer 6 Juin 2018 - 13:52




Le Chaudon Baveur
Recrutement


Pouvoir performatif des bouclettes, de son charisme ou de son autorité naturelle (voire des trois à la fois, soyons fous !), voici l’unique rouquine des lieux qui s’empresse de lui répondre. Un regard pour elle concernant la salle du personnel, Alors qu’il part en introspection quelques secondes, histoire de se demander si effectivement, on ne le voit pas beaucoup dans le coin.
Ce qui est fort probable : déjà à Poudlard, il fuyait la salle commune et au Schleswig, il préfère les coins aux espaces. Alors, une salle du personnel, pour faire connaissance avec Anna, qu’il connaissait déjà plus ou moins bien grâce à la Loveroom (nettoyer en profondeur, ça créer des liens) et des employés avec autant de vacuités et d'enthousiasme que RiriMeh.

Mais étrangement, Mered était restée. Peut-être pour ça qu’il prend la peine de l’écouter (ça et le fait qu’un Pius soit un animal poli, à défaut de politique).

Jolie tirade, qui pose le contexte et les enjeux, propose une solution. Ce qui lui fait pencher son regard petit à petit en direction de l’amie de la serveuse d’un air circonspect. Plus ou moins.
Mais à la fin, sa réponse ne se fait pas attendre, tout en honnête spontanéité :

« - Non. »

Peut-être un peu trop brusque, il s’en rend compte, et une main embarrassée vient frotter sa nuque, tandis que son regard dérive de nouveau vers Mered, sentant le besoin de se justifier, alors que l’image agaçante de Lizzie et de leur soirée capitaliste lui revenait en mémoire : « - Disons qu’en tant qu’employée, je te fais confiance, mais pas humainement. »

Et un petit sourire, gentil et spontanée, là encore, parce qu’il sent qu’il a donné une bonne explication. Y a encore des progrès à faire niveau relations sociales, mais on ne peut très certainement pas lui reprocher un manque d’honnêteté envers ses contemporains.
Et non, il ne se justifiait pas parce que les mots grinçants de Lizzie lui revenaient en mémoire, comme quoi il ne faisait pas confiance à ses employées à cause de son ego à babysitter et blah blah blah.
Vraiment des nuisibles, les hérissons.

Léger raclement de gorge puis observation plus ou moins minutieuse de l’être en larme sur le canapé, avant de revenir vers la rousse, pointant l’amie du doigt gantée, histoire d’illustrer son propos : « - C’est l’entretien d’embauche qui l’a mis dans cet état ? »
Léger soupire et main qui vient se poser sur sa hanche. Mered manquait vraiment de subtilité, parfois.

Mais il se mit tout de même à considérer cette potentielle candidature. Après tout, Gérard l’avait laissé entrer ici. Ça devait être un signe, non ?
Regard à la demoiselle, puis Mered, avant de prendre délicatement place en face des deux partis, croisant les jambes, puis les doigts, accentuant son port aristocratique.
Mais son sourire encourageant et ses bouclettes folles le rendait très certainement plus sympathique.

« - Recommençons, en y mettant les formes, voulez-vous ? Un sourire, et le voici qui tend sa main gantée de rouge à celle qui vidait son sel liquide sur son canapé. Enchanté de vous rencontrer miss, et bienvenue au Chaudron Baveur ; je suis Asclépius Underlinden, le propriétaire. Il semblerait que vous souhaitiez travailler pour nous ? »

Quitter le pathos à grandes enjambées, afin de rentrer dans un dialogue commercial, professionnel : lisse et sans émotions. Structuré et impersonnel, histoire de couper les valves des sentiments. Simplement la douce quiétude de l’anonymat, reprise à zéro et rédemption oratoire.
Revenir en haut Aller en bas
L'auteur de ce message est actuellement banni du forum - Voir le message
Invité
avatar
Invité

Re: [Privée] La salle du personnel

Message par : Invité, Ven 6 Juil 2018 - 17:57




Le Chaudon Baveur
Recrutement



Pas de contact, il ne s’en offusque pas. Après tout, il n’était pas friand. Simplement une question de convention. D’ancrer l’instant présent dans celui des convenances, des obligations. D’un schéma sociologique prédéfini, sans surprises, accrocs ou place à l’émotivité. Voire à l’émotion. On ne demandait que la répétition d’une pièce. Quelque chose d’impersonnel, qui lui convenait tout à fait et semblait aussi être de l’avis de la jeune fille encore tremblante. Le buste est incliné avec une certaine raideur tremblante, tandis que sa main retourne près de sa cuisse, dans une figure calme, détendue, presque assurée de propriétaire d’établissement.
Il soutient le regard bouffi et brillant de cet oisillon, rapporté dans la gueule de félin roux de Mered. Quelque chose à gratter, sous la surface, sous le masque confortable des convenances. Comme une certaine paralysie qui lui prend les muscles faciaux, figeant les expressions dans de l’argile mortuaire tandis qu’un « - Enchanté » mimétique s’échappe, docile.

Un instant, avec une observation presque chirurgical, où il détaille la jeune fille. Sa fragilité, son aspect frêle, craquelé. Qui pourrait se briser ou être réduit en poudre d’un simple mouvement de doigts. Neuf ou dix, qu’importe : sous des gants, l’on ne distingue pas vraiment.
Quelque chose comme du sentiment, échappant au rationnel, qui vient se mêler à l’observation minutieuse. Un sentiment étrange, presque étranger. Pourtant connu et reconnu.

Son autre bras, indolent sur le rebord du siège, tapote légèrement le tissu, tandis que ses yeux d’orage se détachent finalement de la demoiselle, pour partir en observation de Mered. Clairvoyance implicite.

« - Beaucoup de bien ? Vous m’en voyez ravi. »

Quelque chose comme un sourire, un peu absent, avant de revenir, de nouveau, sur ce morceau d’être brisé. Pour qui le prenait-on ? Un St Bernard ? Un bon Samaritain ? Il n’était pas là pour recueillir les peines et les malheurs du monde, cristallisés dans les personnes. Ça le mettait extrêmement mal à l’aise, l’écoulement des émotions et des humeurs.

« - Votre volonté fait plaisir à voir, Miss. Ton, toujours professionnel. Tapotement au bout du gant, comme une attente. Sentir l’étincelle. Il sent les attentes sans les comprendre et c’est cela, qui manque. Quel âge avez-vous ? Quelles sont vos compétences ? Pour quel travail postulez-vous ? »

Se redresser, quitter l’indolence. Davantage de sérieux dans la posture rigide alors que petit à petit, un sourire ravi, vient trancher avec l’attitude. « - Vous savez, ici, c’est davantage une question de style, de tenue, de paraître. Mais avec plus de raffinement que nulle part ailleurs. Et Gérard a l’air de bien vous aimer. Humer quelque chose, se redresser brusquement afin d’ouvrir en grand un placard contenant de la vaisselle : tasses, assiettes et plateaux sont rapidement répartis au nombre de trois, un pour chacun. Demande implicite à ce que les deux jeunes femmes les prennent en main, pour suivre le mouvement. Voyons voir comment vous vous débrouillez. Mered, il s’agit de l’entraînement spécial. Suivez le rythme, d’accord ? Et tout en humant, le regard perdu dans un horizon musical, chantonner un rythme de service, une main dans le dos et l’autre tenant le plateau. Et un, deux, trois… »

Et on n'oublie pas de sourire !
Revenir en haut Aller en bas
L'auteur de ce message est actuellement banni du forum - Voir le message
Contenu sponsorisé

Re: [Privée] La salle du personnel

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1

 [Privée] La salle du personnel


Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres :: Le Chaudron Baveur-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.