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Au pied du chêne, au bord du Lac
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Lydie Nouël
Préfet(e)/Gryffondor
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Re: Au pied du chêne, au bord du Lac

Message par : Lydie Nouël, Sam 4 Fév - 13:01


LA de Mémé
le son
lydie 3 ans âge mental

Encore un morceau de parchemin aggripé entre ses doigts. Lydie l'avait tenu fermement, ou bien s'y était tenue avec vigueur. Elle avait reconnu l'écriture de son Olive verte de Provence. Un endroit à l'abri des esprits et regards curieux lui avait été nécessaire. Elle avait donc donc lu le message au milieu de sa Salle Commune, à voix haute dans sa tête. Comprenant les circonstances étranges de la situation, elle avait préféré garder l'information secrète et en avait donc parlé à Merry dans les canapés Gryffondor. Les deux lionnes réalisèrent rapidement qu'elles étaient toute deux conviées à cette rencontre mystère et décidèrent de faire profil bas, d'y aller seule plutôt qu'ensemble.

Lydie se réjouissait intérieurement du contexte de l'épreuve secrète. Elle n'aurait jamais refusé un tour dans le parc, été comme hiver. Elle enfila son uniforme à contre coeur. Parce qu'en tant que préfète elle ne pouvait dorénavant plus transgresser cette règle qui l'irritait au plus haut point. Elle aimait les robes à motifs, les joggings et les gros pull, mais elle devait s'afficher dans l'accoutrement sorcier qu'elle ne supportait plus. C'était une des raisons qui lui faisait envier l'âge adulte de son amie, Azénor. Se fondre parmi les moldus, tel était l'objectif. La brune pouvait, au final, porter ce qu'elle voulait. Il y avait tout de même des accessoires que la fillette aimait à porter fièrement. Echarpe et bonnet Gryffondor hissèrent ses couleurs. L'âme des lions jamais ne mourra

Les bottes de la jeune fille s'enfonçaient dans la neige à mesure qu'elle sautillait dans le parc. Enfin dehors. L'air frais éveilla ses pensées, lui prodigua une énergie singulière qui lui donnait l'envie de faire des tours de chêne en courant, juste comme ça, pour le plaisir. Elle n'était pas en retard et pourtant ses jambes s'agitaient vivement. Soudain, celles-ci lachèrent et la rouquine fit une roulade avant de revenir sur ses pieds et de poursuivre en gambadant, soulevant une pluie de neige au passage. Elle avait l'impression d'avoir 9 ans à nouveau, d'être un de ses enfants qui ne se fatigue jamais, peut s'agiter et courir à longueur de journée.

La jeune préfète se dirigeait vers le lac, point de rendez-vous. Ils la verraient sûrement arriver de loin, les jambes à son cou, comme si elle fuyait quelque chose, alors qu'en vérité elle voulait juste courir un peu. Elle remarqua un petit groupe d'élèves assis dans un cercle déneigé. Elle s'en approcha, sauta dans le cercle et tomba violemment à côté d'un membre de sa maison. Toute essouflée, elle lâcha un Bonjour en français, destiné à l'ensemble du cercle, avant de sourire joyeusement à Azénor, sa chère amie.
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Alice Grant
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Re: Au pied du chêne, au bord du Lac

Message par : Alice Grant, Lun 6 Fév - 21:52


Alice était intriguée. Bon, en bonne curieuse, il en fallait peu pour attirer son attention, voir qu'elle se fasse des films de l'allumage de l'écran jusqu'au générique de fin, alors rien d'étonnant. C'était une lettre d'Azénor. Elles s'en étaient déjà envoyées plusieurs, leurs volatils respectifs s'étaient même habitués à leurs échanges, et les "Chère mademoiselle Grant/Philaester" s'étaient transformés en des salutations moins formelles, bien qu'elles se vouvoyaient toujours. Elle avait une certaine estime pour elle. Parce qu'elle l'avait laissée pleurer, l'avait écoutée, lui avait répondu. Et ça, l'ex-folle en avait terriblement besoin. C'était entre-autre cette relation qui lui avait permis de se relever. C'était une sacrée chute quand même. Le terrier.

Mais cette missive avait un ton visiblement différent. L'écriture et l'encre étaient les mêmes, les formules de début et de fin également, Cozac aussi. Mais le contenu... c'était un simple rendez-vous. Sans aucune explication. Précisant qu'elles ne seraient pas seules. La serdaigle avait d'abord pensé à un lien avec l'animagie, mais alors pourquoi ne pas l'avoir dit, tout simplement? Elles n'avaient pas d'amis en communs, à sa connaissance. Ni d'ennemis. A moins qu'il n'y ait tout un complot et que... stop.

Ça avait forcément un lien avec Poudlard, le lieu du rendez-vous était d'ailleurs le Lac, plus précisément près du chêne. Rah. Le Lac Noir. Qu'est-ce qu'elle y avait vécu des choses durant ces six dernières années. Il fallait croire que tout tournait autour. La Cabane Hurlante aussi. Pourquoi? Le destin? la serdaigle n'y croyait pas. Pour elle, personne ne pourrait jamais lui dire que son chemin était tout tracé. Le hasard était plus probable. Enfin, elle l'espérait, sinon ce serait flippant. Bref, préférant ne pas se poser trop de questions, -elle faisait des efforts ces temps-ci-, elle arriva à l'heure, sans en savoir plus que ça, mais les oreilles prêtes à apprendre ce que la directrice des rouges et ors lui voulait. Leur voulait.

Faisait un peu froid, mais elle n'était pas frileuse. Cape sur le dos, tenue banale, baguette à sa place, pas encombrée d'un sac, curiosité dans la tête. Cinq personnes étaient assises en cercle, la neige autour d'eux avait fondue, ça avait l'air plutôt sec. La poursuiveuse reconnut Ellana, rencontrée en SACM. Pour qui elle était une fée. Il faudrait qu'elles discutent d'ailleurs. Et puis Miss Philaester bien sûr.
- Bonjour! dit-elle avec un petit sourire avant de s'asseoir pour combler un trou.

Elle avait plein de questions. Dans l'ordre de débarquement, ça donnait: "Alors qu'est-ce qu'on fout là?", "On est combien?", "Pourquoi y'a deux préfets et une dirlo?", "Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal?", "J'ai faim, vous pouvez me passer le paquet de machins là?", "C'est un goûter parti en fait, du coup ça a pas l'air d'une punition, mais je connais pas tout le monde donc c'est pas une réunion entre amis n'est-ce pas?" Mais elle se tut et attendit. Attendit quoi? Aucune idée. Au mieux qu'ils soient tous là. Au pire l'apocalypse. En fait, il n'y avait qu'une seule question à laquelle elle pouvait essayer de répondre par elle-même. Quel était leur point commun, à tous, excepté l'unique membre du personnel? Alors ça l'occupa.
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Merry K. Harper
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Re: Au pied du chêne, au bord du Lac

Message par : Merry K. Harper, Jeu 9 Fév - 23:49


Merry n'avait pas cours. C'était chouette. Elle était bien contente de pouvoir se reposer, faire autre chose que travailler, travailler et encore travailler. Ayant terminée tous ses devoirs telle une élève modèle, la jeune lionne prenait du bon temps, allongée dans son lit pour faire une petite sieste. Le genre de sieste qu'elle adorait faire maintenant. Quand on était petit, les siestes devaient être la pire chose qu'il puisse arriver dans une journée. Faire une sieste alors qu'il y a un monde à découvrir, plein de jouets pour s'amuser, des livres, le jardin. Mais maintenant, qu'est ce qu'elle pouvait regretter de ne pas pouvoir faire sa petite sieste toutes les après-midi. Avec les cours, c'était bien compliqué. Et ce ne serait pas non plus aujourd'hui qu'elle ferait une bonne sieste de plusieurs heures.

A peine 20 minutes de sommeil plus tard, la rouquine dû se lever pour se rendre à son rendez-vous du jour. Non pas un rendez-vous galant. Un rendez-vous entre amis. Enfin plus ou moins. Elle savait simplement que Lydie y serait, les deux rouges et or ayant remarqué il y a quelques jours qu'elles étaient conviées toutes les deux. Une petite lettre leur avait été envoyée, simplement pour leur annoncer le lieu et l'heure du rendez-vous. Et c'est le lieu bien en tête que la jolie rousse se mit en route, après avoir enfilé une paire de bEltait à Poudlard et ce n'était pas dimanche. Du moins, c'est ce qui lui paraissait. Elle avait perdu la notion des jours en ce moment.

Enfin, ce n'était pas le plus important. Après de longues minutes de marche pour aller jusqu'au parc, puis se rendant à proximité du lac avec une bonne cadence. Ca faisait quand même du bien de sortir. Tiens d'ailleurs, elle apercevait Lydie. Et plein de gens autour qu'elle ne connaissait pas vraiment. Elle les connaissait de vue, et pouvait même se souvenir de leur nom s'ils avaient participé aux mêmes cours qu'elle. Arrivée à proximité du groupe, la rouquine s'installa finalement (à la place qui reste, sorry j'ai pas lu les RP hihi) et salua le petit groupe autour d'elle.

- Bonjour tout le monde !


Désolée c'est tout moche mais je voulais pas vous faire attendre plus longtemps :3
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Azénor Philaester
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Re: Au pied du chêne, au bord du Lac

Message par : Azénor Philaester, Lun 13 Fév - 5:07


Les élèves arrivent peu à peu -blablabla- assis correctement, plus ou moins confortablement, nous formons une ronde. Une bulle de chaleur dans cette univers glacé hivernal. Le froid est de la partie mais il reste plutôt dérisoire.
Je scrute les élèves un par un. Je sens de la surprise, de la hâte. Ils de demandent bien ce que je vais pouvoir leur faire faire. Pourquoi sont-ils la. Pourquoi ont-ils été choisis. Des centaines et des centaines d'élèves et pourtant voici les 6 triés sur le volet. Choisis avec rigueur. Deux préfets dont une amie. Une personnalité plutôt mystérieuse. Une âme que je sais meurtrie. Une élève modèle. Un adolescent rieur d'esprit.

Ils sont la soit à papoter les uns avec les autres soit à s'interroger sur la suite des événements. Je place les bols de friandises au milieu et leur oblige presque à se servir à leur guise. Aujourd'hui pas de gêne, pas de timidité, pas de doute, rien que la pure et simple vérité.
Je m'éclaircie la gorge. On va pouvoir commencer. Je sors de mon sac des parchemins plutôt anciens et jaunâtres. Ainsi que deux plumes à système auto encreur. Je fais l'éviter les parchemins et plumes jusqu'aux élèves. S'ils ne sont pas dénoués de sens, il de passeront de quoi écrire sur le papier.
- Pour commencer, voici un petit questionnaire sur j'aimerais que vous remplissiez. Je m'explique. Je vous ai choisis vous en particulier pour cette petite réunion hivernale, puisque je vous en chacun d'entre vous une aptitude à faire partie d'un cercle plutôt fermé d'étudiant. Je n'en dirais pas plus, mais je vous demande d'être le plus sincère. Oh et j'espère que vous vous sentirez tous à votre aise, je ne suis pas là pour vous remontez les bretelles. Pas même vous M.McGrath.

J'accentue mon regard vers John, attitude devenue habituelle entre nous, cet espèce de sourire à mi chemin entre le duel et la plaisanterie.

Je m'avance légèrement pour prendre une friandise que j'engloutie rapidement. Je fonds dans la masse, petite de nature. De loin personne ne se douterait que dans ce groupe, la directrice des Gryffondor s'est cachée. Je suis là dans l'optique de les tester. Réfléchir et les connaître d'avantage. Comme si je pouvais apprendre plus sur Lydie... A la fin de la séance, un ou peut être sortiront du lot. Et ce seront ceux que je proposerais à Kholov, comme étant élève apte à faire partie de l'élite.
Je ne me souviens guerre de l'élite de Kholov en mon temps. Juste un groupe d'élèves triés sur le volet qui avait le privilège d'avoir une sorte de blason en plus de nous. Et ils faisaient des sortes de réunions entre eux, des activités. Un cercle plutôt fermé. Qui renferme... l'élite.

***

Pourquoi cette dernière question. Pour paraître plus ouverte d'esprit sans doute. Pour que les élèves comprennent que je suis de leur côté, malgré ma figure d'autorité. Qu'ils se souviennent que moi aussi j'ai été élève et que j'ai en quelques sortes gardé mon âme d'enfant.
Oh et puis pour voir de quoi ils sont capable aussi.





hrp:
 


Dernière édition par Azénor Philaester le Mar 14 Fév - 1:21, édité 2 fois
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Liskuvo Kalsi
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Re: Au pied du chêne, au bord du Lac

Message par : Liskuvo Kalsi, Mar 14 Fév - 0:57


Faut croire que y'avait du monde de convié à ce pique-nique organisé. Je connais certains d'entre eux. Celui qui balance des boules de neige comme un idiot je le connais pas. Il est pas malin en tout cas, j'ai connu plus intelligent. Que ce soit dans sa maison ou autre part. Enfin bon, on va pas refaire le monde non plus. Il fait ce qu'il veut après tout, je vais pas l'obliger à être malin et à se taire. Je suis pas là pour ça. Une autre arrive. Moins inconnue. Lyan. Arf. Fallait qu'elle soit là aussi ? Je comprends pas ce qu'on a en commun tous les trois, j'aurais dit rien à première vue mais la gryffone qui leur sert de directrice doit bien avoir une idée elle aussi. Peut être seulement qu'elle nous connait de vue et qu'elle a voulu nous inviter à manger des crêpes et autres mets de ce genre. Ce serait sympa une fois de temps en temps.

L'âme en peine s’assoit près de moi, sans me regarder. Je ne lui accorde pas de regard non plus. Je ne lui dois pas grand chose en fait, j'aimerais éviter de trop parler de la nuit de secours que j'avais du opérer. Surtout pas devant la directrice. Je lui jette un regard à celle-là, avant de vite revenir vers mes pieds, endroit sûr de l'espace dans lequel nous sommes. J'ai peu confiance en ces gens qui arrivent. J'entends alors un murmure. Voix écrasée, perdue.

- Alors… Toi aussi tu es ici… ? Tu as une idée concernant ce groupement . J'avoue que je suis un peu perdue… Mais enfin, ça ce n'est pas nouveau…


Petite auto-critique finale. Ça n'a pas changé, elle se prends toujours pour une moins que rien alors que son fond est bon, il faudrait que je lui explique tout ça un jour. M'enfin c'est pas le sujet du jour. J'avoue n'en avoir aucune idée non plus. Je suis effectivement ici aussi, largué comme pas possible à me demander combien de personnes nous devons attendre. Alors je me tourne vers elle. La regardant, ne sachant quoi dire pour la rassurer. Je vois bien qu'elle n'est pas très à l'aise ici. Comme nous tous elle se demande, s'interroge. Punition ? Récompense ? Rien du tout ? Nous voulons savoir.

- Je n'en sais pas plus que toi, une lettre, convoqué ici, je suis là. La directrice n'est pas méchante de ce que j'ai connu, tu n'as pas vraiment à t'en faire.

Paroles réconfortantes, pas vraiment. Plutôt de la condescendance qu'on pourrait ressentir. Elle peut penser que je me moque d'elle, si chétive, assise, tenant sa baguette comme si sa vie en dépendant. J'ai bien peur de ne pas pouvoir l'aider plus que cela, j'ai essayé de la réconforter du mieux possible, nous n'irons pas plus loin.

D'autres arrivent, des bonjours, des je ne sais quoi dans une langue inconnue, tous me sont plus ou moins connus, sauf peut être un ou deux. Il y a une autre préfète dans le lot, on pourrait former notre propre maison ensemble. Deux préfets, une directrice, des petits élèves un peu idiots sur les bords, la maison parfaite quoi. La Liskuhouse, trop bien.

Une boite de friandises arrive au milieu du cercle. Ce ne sera donc pas une punition, bon point déjà. Un petit goûter bien sympa alors. Non plus, des plumes et des parchemins volent dans notre direction, un cours particulier peut être alors. Je regarde Miss Gryffon, sur mes gardes, j'ai peu confiance en ce qui est en train de se passer.

- Pour commencer, voici un petit questionnaire sur j'aimerais que vous remplissiez. Je m'explique. Je vous ai choisis vous en particulier pour cette petite réunion hivernale, puisque je vous en chacun d'entre vous une aptitude à faire partie d'un cercle plutôt fermé d'étudiant. Je n'en dirais pas plus, mais je vous demande d'être le plus sincère. Oh et j'espère que vous vous sentirez tous à votre aise, je ne suis pas là pour vous remontez les bretelles. Pas même vous M.McGrath.

J'ai pas compris. Cercle quoi ? Depuis quand y'a des cercles fermés d'étudiant à Poudlard ? Je n'en ai jamais entendu parler, paye ton préfet au courant de l'histoire, va falloir se trouver un espion pour me tenir au courant de tout ça, peut être que ce Mc quelque chose pourrait m'être utile, on en discutera si la réunion se termine bien. J'attrape une friandise en prenant au passage une plume et un parchemin. Je découvre alors un petit formulaire, rien de bien sorcier, je peux le remplir. Certaines questions sont étonnantes, je comprends pas trop, faire partit d'un cercle fermé demande à avoir de l'humour ? C'est à retenir pour la prochaine fois, ça peut être utile.

Je remplis alors le questionnaire. Concentré.

Les questions d'Azénor:
 

Questionnaire rempli. On va dire que j'ai répondu plus ou moins correctement à chaque étapes. J'ai triché pour la partie description, mais ça fait un mot au final. Je veux dire par là que mon comportement est différent de ce qu'on peut penser d'un Poufsouffle. Je sais me battre, je travaille, je ne me fais pas exploiter, j'ai peu d'amis. Enfin je suis différent des autres, faut pas stéréotyper mes pauvres camarades non plus mais je suis sûr que tout le monde pense à un cliché sur eux, alors je préfère prévenir que je suis différent. J'aurais pu mettre différent oui, mais pourquoi se casser la tête ?

Ceci fait, je pose mon parchemin au milieu avant de tendre la plume vers Lyan (mourrez les autres), je la vois bien raconter une petite blague elle. C'est vachement son genre. Elle va plomber le moral de tout le monde si elle essaye.

- Tiens Lyan, j'ai bien envie de voir l'humour que tu as

Sourire moqueur, yeux rassurants, elle n'a aucune raison d'avoir peur d'être ici, ça va bien se passer.
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Alice Grant
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Re: Au pied du chêne, au bord du Lac

Message par : Alice Grant, Mar 14 Fév - 7:15


Cohérence validée par Azé

Les liens que la serdaigle avait avec la directrice des lions... c'était qu'elles s'appréciaient et que son aînée l’exerçait à l'animagie. Mais elle était trop jeune pour passer l'examen, c'était une simple préparation... Et John aussi, elle l'entraînait... peut-être était-ce aussi le cas pour les autres élèves? Mais alors pourquoi tant de mystères? Et puis, à part le garçon rouge et or, elle ne savait pas que d'autres élèves suivaient les conseils d'Azénor. Ce cercle, avec des bonbons, était plutôt bon enfant: rien à voir avec la lettre formelle qu'elle avait reçu, et les autres aussi probablement... Et est-ce qu'ils la connaissaient tous? Sûrement. Ça devait donc forcément avoir un lien avec l'école. Mais alors quoi? Et pourquoi pas leurs directeurs respectifs? Pourquoi eux?

Miss Philaester leur proposa des friandises. Alice avait confiance en elle, et elle doutait qu'ils étaient ici pour se faire empoisonner: elle n'hésita pas à prendre une bêtise. Puis, elle leur fit passer des parchemins et deux stylos, qu'ils devaient sans doute se faire passer.
- Pour commencer, voici un petit questionnaire sur j'aimerais que vous remplissiez.
Bien vieux, le papier. Un questionnaire? Pour les formalités, sans doute. Ecrit, c'est plus officiel que des questions orales.
- Je m'explique. Je vous ai choisis vous en particulier pour cette petite réunion hivernale, puisque je vous en chacun d'entre vous une aptitude à faire partie d'un cercle plutôt fermé d'étudiant.
Hein? C'est pour nos "aptitudes" qu'on est là? Un cercle? D'animagie? Mais elle n'en avait jamais entendu parler, et ce n'est pas une magie secrète... ni fermée. Apprendre, à Poudlard, est censé être à la portée de tous. Les autres élèves devaient avoir eux aussi les capacités de devenir animagus... et elle les avait repérés. Peut-être.
- Je n'en dirais pas plus, mais je vous demande d'être le plus sincère. Oh et j'espère que vous vous sentirez tous à votre aise, je ne suis pas là pour vous remontez les bretelles. Pas même vous M.McGrath.
Sur ce, elle prit un bonbon.

La sang-mêlée, dès qu'elle eut de quoi écrire entre les mains, commença à répondre aux questions. Bien sûr, Azénor connaissait la réponse de presque toutes à son sujet, alors c'était plus une sorte d'officialisation.

Prénom Nom: Alice Grant
Âge : 16 ans
Maison: Serdaigle
Se décrire en un mot : Curieuse
Pourquoi a votre avis êtes vous ici :
 A cette question, la sixième année vit sa théorie en prendre un coup. Ils n'étaient pas là pour l'animagie. Sinon, on ne leur demanderait pas ça... Alors, c'était quoi, la réponse? Un cercle fermé d'étudiants... un cercle fermé d'étudiants... Ding. L'esprit de la bleu et bronze s'illumina. Elle nota: C'est lié à l'Elite.
Votre sortilège favori : Le Charme du Mur magique (Ragnarok)
Pourquoi : Parce que ce Mur Magique m'a aidée plus d'une fois, et c'est fou ce qu'il peut renvoyer comme Sortilèges en cinq minutes...
Faites moi rire en quelques mots : Comment se débarrasse-t-on d'une invasion de tarentules géantes chez soi? On s'en débarrasse pas, on leur laisse les clefs et on court.


Bon, elle n'était pas très sûre de la blague, mais... elle l'avait trouvée drôle, lorsqu'elle l'avait entendue aux Trois Balais.


Dernière édition par Alice Grant le Mer 15 Fév - 13:54, édité 1 fois
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John McGrath
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Re: Au pied du chêne, au bord du Lac

Message par : John McGrath, Mer 15 Fév - 0:04


Avec le LA d'Azénor


C'était étrange. Trop étrange. Il connaissait chez Azénor ce côté sympathique, qui faisait parfois passer la brune pour une animatrice de colonie de vacances. Mais là, c'était fort. Un goûter en plein hiver au bord du Lac ? Des friandises sorties de nul part ? Un cercle très fermé d'élèves de Poudlard ? Soit, que les Préfets soient invités à ce genre de petites sauteries, pourquoi pas. Mais lui ? C'était tout de même assez peu crédible.

John avait tout d'une mauvaise graine, avec un bon fond. Elève moyen, voire médiocre dans des matières comme la Divination... Cela dit, s'il y a des passionnés de Divination parmi vous, le narrateur veut bien voir leur têtes d'empaffés. Mais passons, l'on s'égare de nouveau. Notre Johnny, n'avait pas grand chose d'exceptionnel. En dehors de son côté positif, peut-être. La chose était vraie, même durant les drames de sa vie, personne ne l'a vu baisser les bras, ou piquer du nez parce que la vie était trop dure ou injuste. C'était après tout un combattant. Un combattant de la vie, certes ça ne sonne pas comme "Auror", mais a son importance malgré tout.

Mais il y a quelque chose qui sonne faux. Non, McGrath ne croît pas à toute cette farce. Il y a réellement anguille sous roche. Un questionnaire ? Qu'est-ce que c'était que ce prétexte pour sortir un groupe d'élèves dehors, loin des yeux des autres. Certains semblaient méfiants, comme lui. D'autres étaient parfaitement naturels. Voire complètement détendus, comme cette petite tête de linotte de Nouël. Un coup d'oeil aux friandises. L'oeil se plissant. Un très bref mouvement vers Alice, la voix se transformant en un chuchotement :

- Je crois que c'est pas la vraie Azénor, hé.

Peut-être aux oreilles de la Serdaigle, la chose sonnait comme le délire impromptu d'un camarade d'habitude laxiste et peu méfiant. Mais la situation, avouons le était assez unique. Lisant également brièvement ce que notait Alice, John cogitait. S'il ne s'agissait pas d'Azénor. Qui pourrait se cacher derrière ? Quelqu'un de maléfique, ou juste quelqu'un voulant leur faire une blague. Il fallait peser le pour et le contre. Il savait pertinemment que si la personne avait avalé une potion d'illusion, il ne pourrait la révéler. Mais avec un peu de chance, il ne s'agissait que d'un sortilège d'illusion mineur, parfaitement brisable. Il fallait tenter. Mais avant... Gagner du temps. Que cette personne inconnue se penche sur les parchemins des autres. Tant qu'à faire, il va le remplir aussi.

Questionnaire:
 

Parfait. La personne se faisant passer pour Azénor attrape les parchemins d'Alice et Liskuvo. Moment d'inattention. Il n'y aura pas d'autre moment ! Malin, John glisse la main dans sa cape, tirant discrètement sa baguette de sa poche intérieure. Il tend ensuite l'air de rien son parchemin sur le côté pour que celle qui se fait passer pour sa Directrice détourne le regard et...

- #Finite incantatem Qui que tu sois, j'ai bien vu ton petit jeu, qu'est-ce que t'as fait de la Directrice !

Une brève étincelle avait filé vers Azénor, bien entendu, sans effet aucun. Dans la tête idiote de John il devait donc s'agir d'une potion. Bondissant sur les jambes, il avait levé la baguette une nouvelle fois, c'était sans doute une grande surprise pour tous. C'était clairement étonnant de voir John réagir ainsi, sans trop de raisons. Mais visiblement, l'idée était bien fichée dans l'esprit du jeune homme.

- #Everte Sta...

Hélas, il n'eut pas le temps de finir de formuler son sort que...
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Azénor Philaester
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Re: Au pied du chêne, au bord du Lac

Message par : Azénor Philaester, Mer 15 Fév - 1:31


pour ne pas avoir trop de chose a écrire en une fois + pour remonter les bretelles de John hehe



Je ne sais pas trop ce que je me dirais, à leur place. Des mots sortis de nulle part, une lettre bien trop mystérieuse pour être prise à la légère. Mais enfin avec cet envoi, j'étais sûre que chacun d'entre eux serait au rendez-vous. Quitte à annuler une après-midi sous la neige d’Écosse. Les questionnaires entre les mains des élèves, les plumes s'envolent jusqu'à eux. Liskuvo et Alice ont déjà commencer à rédiger leurs papiers. Je m'en empare, sans me soucier de leur bavardages. Je m'attarde alors sur le premier. Celui de préfet de Poufsouffle. Intéressant. Chacune de leur réponse sera analysée avec précision. Je lierais entre les lignes. Comprendrais ce qu'ils ont vraiment voulu dire. Et je cernerais leur personnalité par rapport à leur façon d'écrire et de se décrire. Tout un travail qui me tient à cœur, il ne faut pas rendre un torchon au boss, vous comprenez bien.
La dernière question selon moi, est la plus intéressante. Déjà parce que je suis de ceux qui aiment plaisanter, et aussi parce que c'est celle qui va me permettre de voir qui est timide, présomptueux, boutentrain, leader, ou rien de cela. Je souris à la réponse de Liskuvo, que je trouve bien trouvée.

Je passe ensuite au questionnaire de Alice en lui remerciant de l'avoir complété. Je suis heureuse de voir qu'elle au moins, a comprit qu'ils étaient là pour l'élite de Kholov. Je l'ai toujours su intelligente cette petite. Encore un sourire qui s'affiche sur mes lèvres en voyant la réponse à la dernière question. Décidément, on commence plutôt bien.
Trop occupée à relire les mots d'Alice, je tourne vaguement les yeux vers John qui me tend son questionnaire. Profitant de mon inadvertance, le McGrath me vise de sa baguette et incante les mots suivants:
- #Finite incantatem Qui que tu sois, j'ai bien vu ton petit jeu, qu'est-ce que t'as fait de la Directrice !

Rien ne se produit. Évidemment. Et moi je le regarde, bouche bée. Je le savais cinglé mais pas à ce point. Le pauvre sagouin à vraiment cru que quelqu'un avait volé mon apparence. Mais dans quel but enfin. J'attrape ma baguette. A en voir John, il n'a pas l'air convaincu de la fausseté de ses songes. Il commence à formuler un nouveau sort alors que je le coupe dans son élan.
- #Everte Sta...
- #Expeliarmus!

Le jeune homme se trouve désarmé. J'attrape sa baguette en plein vol. Et le voilà à terre, allongé contre le sol. John peine à se relever. Et moi je ne comprends toujours pas comment une telle bêtise peut s'enfermer dans un être si prometteur. Enfin, prometteur, c'est ce que je pensais.
- Vous avez...Perdu la tête peut-être? J'attends des explications.

Je dépose sa baguette dans la poche de ma veste. Qu'il ne pense pas qu'il la récupère de l'après-midi. User de la magie contre sa Directrice, on aura tout vu. Les yeux rivés sur le sorcier, j'attends d'entendre les raisons d'une telle sottise. Même si intérieurement, je sais que j'aurais rêvé, à son âge de pouvoir me venter d’avoir lancer un sortilège contre le Directeur de ma Maison.
Je réprimande mon rire d'âme d'enfant toujours envieux de sortir aux moments non opportuns.
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Ellana Lyan
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Re: Au pied du chêne, au bord du Lac

Message par : Ellana Lyan, Mer 15 Fév - 19:06


Je regarde autour de moi.
Quelques autres personnes arrivent encore.
L'une d'elles est la fée.
Un sentiment de soulagement m'envahit.
Elle est là, il ne peut donc rien m'arriver.
Je me décrispe légèrement et ma baguette cesse de tourner.
Je cherche ses yeux mais trouve ceux de Kalsi à la place.
Il me parle, ça voit me répond.
Mais ses paroles ne sont pas pour me rassurer.
Il me dit que la directrice n'est pas méchante.
Sur ce point je veux bien le croire.
Je ne la connais pas bien mais je sais qu'elle n'est pas mauvaise.
Sinon elles nous auraient nous laissés nous démerder.
Ce jour ou son patronus nous à sauvé de cette porte close.
Je reste néanmoins sur mes gardes.
Peut disposer à accorder ma confiance.
Puis la directrice prend la parole.

Elle nous explique qu'il va falloir remplir un questionnaire car elle nous pense apte à faire partie d'un cercle fermé d'élève. L’incompréhension marque mon visage, mais qu'est-ce que je fais ici ? Je pourrais comprendre et justifier les autres présences mais la mienne me semble plus que déplacée, je ne prête pas attention à la dernière phrase dans laquelle elle nous dit de ne pas nous sentir mal à l'aise, pour ça c'est déjà trop tard et j'ai perdu le peu de confiance que j'étais prête à offrir à jeune directrice. À côté de moi Kalsi se prête aux jeux en écrivant sur son parchemin avant de me tendre la plume avec un sourire provocante mais je ne m'en formalise pas, je sais qu'il aime adopter cette attitude avec moi alors je feins l'indifférence, je ne lui donnerais pas le plaisir de m'énerver. Je n'en aie pas l'envie et puis je vois l'éclair bienveillant de ses yeux, sous ses grands airs il a un bon fond le petit Poufsouffle. Je ne comprends pas sa remarque liée à l'humour mais décide de l'ignorer ça doit avoir rapporté avec le questionnaire.

- Très drôle Kalsi, il me semble en effet que l'humour c'est plus ton rayon.


Gna gna gna.. Quel idiot celui-là, j'attrape un questionnaire ainsi que la plume avant de jeter un œil sur le papier. Je fronce les sourcils et commence à écrire avec application. Mais qu'est-ce donc cette série de questions tirées par les cheveux. Je soupire en tentant de faire de mon mieux, si Miss Philaester m'a jugé digne de me trouver ici alors ce n'est pas moi qui vais la décevoir, bien que tout cela me semble vraiment étrange.

Prénom Nom: Ellana Lyan
Âge : 15 ans
Maison: Serpentard
Se décrire en un mot : Douleur
Pourquoi à votre avis êtes-vous ici : Pour les mêmes et obscures raisons que vous nous avez données à savoir rentrer dans un mystérieux cercle dans lequel je ne pense pas vraiment avoir ma place.
Votre sortilège favori : Diffindo
Pourquoi : C'est un simple sort qui a une valeur tout autre pour moi car il est à la base de plusieurs relations et m'a conduite à tâcher mes mains de sang comme à aider et aimer une jeune inconnue à laquelle tout m’opposait.
Faites moi rire en quelques mots : Je crois que j'en serais bien incapable, excusez-moi…

Je laisse la plume en suspension, me relis une fois puis d'un haussement d'épaules l'offre à la personne se trouvant le plus proche de moi (et vu que je n'ai aucune idée de qui cela peut être, premier arrivé, premier servi). D'ici je vois la fée attraper un bonbon (ouais parce que moi je dis chique mais ce n'est pas d'chez vous) et compléter elle aussi son questionnaire. Je regarde les friandises d'un air mauvais. Non je n'arriverais pas à me décider à en prendre une. Mais pourquoi suis-je aussi méfiante ? Résignée je me tourne vers Kalsi.

- Tu avais raison, je suis incapable d'écrire quoi que ce soit d'amusant… Il faudrait que tu me donnes des cours.


Je dépose mon parchemin sur celui de Kalsi et reprends ma baguette que j'ai du lâcher un instant pour compléter le questionnaire. J'y referme mes doigts et la range dans une poche de mon uniforme, il faut que j'arrête de prendre une attitude si désespérée, je dois avoir l'air du simple naufragé qui se tient à un bout de bois comme si c'était sa dernière chance de survie. À peine ai-je formulé cette pensée que je me rends compte à quel point elle est véridique. Je grimace et baisse la tête. Imbécile, oui, je suis vraiment une idiote. Je n'aurais pas dû venir ici, non, j'aurais dû déchirer la lettre et faire comme s'il ne s'était rien passé mais voilà je ne suis pas assez intelligente pour faire ce choix.

Soudain, un idiot de chez les rouges jette un sortilège sans effet sur la directrice, je lève les yeux au ciel mais elle règle le problème d'un coup de baguette sans grandes difficultés. Je regarde le lion imbécile consterné. Nan mais je rêve, il ne vient pas de faire ça quand même. Je fronce les sourcils et secoue la tête, décidément je ne comprends vraiment pas les choix de sélection de la directrice des Gryffondor.
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John McGrath
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Re: Au pied du chêne, au bord du Lac

Message par : John McGrath, Lun 20 Fév - 5:36


- #Everte Sta...
- #Expeliarmus!

Tout se passe très vite. Trop vite. Azénor a l'expérience de son côté et malgré son audace, John ne fait pas réellement le poids.

Le sol est froid. Le ciel, lui, est gris. Et la respiration du jeune Irlandais est saccadée. Dans tout ce calme et cette ambiance bon enfant, John avait brisé la glace. Certains médusés, d'autres quasi choqués par le comportement du jeune Gryffondor. Evidemment, quelle réaction pouvait-on avoir ? A la limite, sourire intérieurement ? Si la bêtise humaine peut vous faire sourire.

Difficile à dire ce qui se passait dans la tête de John à ce moment. Mais une chose était sûre. Il avait envie de rester ainsi étalé au sol. Et il n'avait aucune envie d'affronter le regard désabusé de sa Directrice. Perdre la tête ? La chose était bel et bien possible. Après tout, combien de fois avait-il été traité d'idiot durant sa scolarité à Poudlard ? Combien de fois avait-il agi par précipitation, ne prenant pas le temps nécessaire pour peser le pour et le contre ? La liste devait être longue et remplie de futilités ! Son impulsivité lui avait donc encore joué un tour. Que pouvait-il répondre à Azénor ? Maintenant, il fallait réfléchir à deux reprises avant de se lancer dans des explications farfelues. Quoi que. La Patronne est au courant qu'il ne sait pas mentir. Cette cause là est bel et bien perdue.

Un coude, puis l'autre. La tête blonde se redressant pour regarder l'assemblée. Il n'est plus nécessaire de préciser qu'un sourire (bien qu'un brin nerveux cette fois) venait de s'étirer sur ses lèvres fines. Se frottant l'arrière du crâne, le garçon rit :

- Je vais bien ! Me le demandez pas tous à la fois !

Là où n'importe qui voudrait disparaître six pieds sous terre, lui, arrivait encore à rire de la situation. Il était clair : Soit, John était bel et bien bête à manger du foin. Soit, il avait le ventre drôlement bien accroché. Il n'avait même pas l'air désolé. Ou gêné. Non. Rien. Mais avant qu'il puisse enchaîner, la voix d'Azénor revint à la charge :

- Vous avez...Perdu la tête peut-être? J'attends des explications.

Voilà ce moment redouté. Expliquer. Evidemment, il ne pouvait pas simplement dire qu'il avait suivi un instinct et se faisait du mou pour ses autres camarades. Mais d'autre part, c'était vrai.  Se redressant lentement, pour se mettre accroupi, les yeux bleus de l'adolescent vrillaient ceux d'Azénor, malgré le sourire, la note d'amusement avait été submergée par celle d'un sérieux bref.

- Je dois vous avouer, miss Philaester... Que votre invitation, tout ce spectacle du goûter et vos airs m'ont rendu... Nerveux ? Trop mystérieux pour être vrai. Et surtout la sélection... Sérieusement ? Nous ?

Il était la première farce à être présente. Se désignant du pouce. Puis, regardant quelques autres visages. S'attardant sans doute sur Ellana et Alice. Les deux autres étaient Préfets et Merry lui inspirait des frissons qu'il ne savait pas identifier, entre crainte et animosité, sûrement.

- J'ai agi sans trop réfléchir. Plus pour protéger les autres d'un piège louche. J'en sais rien. Fallait s'y attendre en m'invitant à cette petite sauterie...

Fronçant vaguement le nez, il réalisait enfin toute l'étendue de sa bêtise. Roulant dans épaules, son sourire sautillant un peu à cause de cette sensation d'être un parfait crétin. La suite venait à voix basse, hâchée et marmonnée.

- Désolé, en tout cas. Hum. Bloody genius.

Grommelant contre lui même à voix basse il était au milieu de ce petit cercle formé, accroupi. Une cible parfaite. Une cible parfaite arborant un air boudeur. L'adolescence est vraiment une période difficile.
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Alice Grant
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Re: Au pied du chêne, au bord du Lac

Message par : Alice Grant, Lun 20 Fév - 19:53


La serdaigle avait du mal à réaliser qu'ils étaient là pour l'élite. C'était quoi, en fait, un genre de recrutement? Ils avaient besoin de membres? Pourquoi? D'ailleurs, ça consistait en quoi? ce groupe était plein de mystères. Apparemment, c'était pour les bons élèves. Mais, sinon... aucune info. Peut-être des bruits de couloir. Des histoires pour calmer ceux qui enfreignent le règlement. L'espionne en herbe n'avait jamais rien su sur eux. Et pourtant... en bonne curieuse, elle voulait vraiment découvrir ce qu'il s'y passait. Mais elle n'aurait jamais imaginer le découvrir en y entrant. Si elle y arrivait. Allez, maintenant, elle était vraiment motivée pour se faire prendre. C'était une opportunité à saisir. Mais... ils n'allaient pas tous être acceptés, n'est-ce pas? Dans ce cas, ça s'annonçait compliqué...

La sang-mêlée jeta un rapide coup d’œil aux autres. Était-elle la seule à avoir compris? Elle se faisait rapidement des théories du complot, alors, disons que ça avait dû l'aider... et puis, si ça se trouve, elle avait tout faux, mais ça sonnait tellement logique dans son esprit... ça s'était imposé, puis avait subit des attaques de la raison, avant de se faire accepter comme une quasi-évidence. Si c'était pas ça... elle ne voyait pas à quoi rimait cette petite mascarade. Légère envie de faire tomber les masques, de réclamer la vérité, mais... elle préférait ne pas faire la rebelle pour le moment, parce qu'elle doutait que ce soit le profil recherché... les questions étaient simples, mais c'était justement là la difficulté. Qu'est-ce que la directrice attendait d'eux? De la franchise? de la spontanéité? De la réflexion? Alice avait suivit son instinct, et n'avait pas menti.

John lui murmura soudain:
- Je crois que c'est pas la vraie Azénor, hé.
Et elle qui croyait être douée pour élaborer des théories farfelues. Mais c'était qu'il avait peut-être raison, le gryffi. Elle jeta un œil à Azénor. Non, c'était bien elle. Certes, les questions étaient étranges, mais... Elle préféra ne pas dévoiler ses pensées et resta silencieuse. De toute façon, son regard capta Ellana, -la serpentard à qui elle devait absolument parler... pour jouer le rôle de la marraine la bonne fée- en train de saisir sa baguette pour la glisser dans sa poche. Elle semblait méfiante. Certains ne touchaient pas aux sucreries. Mais la poursuiveuse avait confiance. Et ce n'était pas à tout le monde. Mais, cette femme... ne leur ferait jamais aucun mal. Même si... les souvenirs des voies crient encore : "c'est pas la vraie Azénor" "tous des pourris" "des élèves se font..." sans évoquer saon directeurice... mais bon, la fourberie, si il y en avait une, ne se cachait pas dans les bonbons.

Leur aînée commença à ramasser des feuilles, et quand elle arriva près du gryffondor, celui-ci sortit soudain sa baguette:
- #Finite incantatem Qui que tu sois, j'ai bien vu ton petit jeu, qu'est-ce que t'as fait de la Directrice !
Ah mais qu'il est c*n. Rien ne se produisit. Théorie: fausse. Mais ce n'était pas pour ça qu'elle le trouvait idiot à cet instant précis. Pourquoi avoir crié le sort, à moins d'être sûr? Il aurait put le faire discrètement, ça aurait été plus prudent.
- #Everte Sta...
Les réflexes de la sang-mêlée la firent dégainer à son tour Vorpalin dans sa direction, entre-temps, mais Miss Philaester fut plus rapide:
- #Expeliarmus!
Et ils eurent droit à un magnifique rattrapage de baguette. Et un lion au sol, tandis que l'ex-folle re-glissa sa baguette dans sa manche, restant cependant redressée, à mi-chemin entre debout et assis. Déjà vécu cette scène en cours, non? Il se redressa.
- Je vais bien ! Me le demandez pas tous à la fois !
Rho, ça va, elle t'a pas lancé un Impardonnable.

- Vous avez...Perdu la tête peut-être? J'attends des explications.
Ohoh... j'en connais qui... a perdu des points? Et si cette intervention lui en a, au contraire, fait gagner? Mmm... La poursuiveuse se mordit la lèvre inférieure. Si elle avait su qu'il tenterait quelque chose comme ça... elle lui aurait sûrement répondu. Maintenant, il était dans la m*rde. Déjà, cette situation ne devait pas être très agréable.
- Je dois vous avouer, miss Philaester... Que votre invitation, tout ce spectacle du goûter et vos airs m'ont rendu... Nerveux ? Trop mystérieux pour être vrai. Et surtout la sélection... Sérieusement ? Nous ?
Son regard glissa sur eux, restant plus longtemps sur elle et Ellana. Heu... c'est quoi le message, là?
- J'ai agi sans trop réfléchir. Plus pour protéger les autres d'un piège louche. J'en sais rien. Fallait s'y attendre en m'invitant à cette petite sauterie...
Vous ne jouez pas avec nous, Miss? N'est-ce pas? On a trop joué avec moi. J'en ai marre d'être une poupée. Je veux juste qu'on soit franc avec moi. Je suis un pion, bien sûr, comme tout le monde ici. Mais on est des être humains. Qui plus est des enfants.
Consciente.
Lucide.
Méfiante.
Parano.
Folle.
Stop.
La musique des mots liés-nuancés va trop loin.
Si elle n'avait pas été curieuse au point de vouloir connaître ce qu'il se passait dans ce fameux "groupe fermé d'élèves", elle aurait sûrement dit ça à haute voie.

Il aurait put retourner à sa place. Mais non, il resta là, au centre du cercle, à peine redressé, sous le regard condamnatoire des élèves. C'était gênant. Elle n'osait pas imaginer ce qu'il devait traverser en ce moment. La honte. Est terrible. Sur cette terre. En plus, elle se sentait légèrement responsable. L'ex-folle s'approcha du garçon. Posa une main sur son épaule, l'intimant de revenir s'asseoir. Un murmure.
- Allez, viens.
Quoi? Comment ça, pathétique? Elle pouvait pas le laisser là indéfiniment. Il allait choper des crampes. Et puis, entre paranoïaques... Un sentiment de colère vis-à-vis d'Azénor commença à naître dans son ventre. A bouillonner. Pourquoi tant de mystères? Ca les concernait directement, alors pourquoi n'avaient-ils pas le droit de savoir? C'était le minimum.
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Re: Au pied du chêne, au bord du Lac

Message par : Lydie Nouël, Mar 28 Fév - 11:37


Elle se fichait bien des motivations d'Azénor quant à cet étrange rassemblement. Suite à une arrivée toute en discrétion, la rouquine avait observé les personnes présentes. Il y avait des membres de toutes les couleurs, même si le rouge ressortait plus. Au fond, tout cela ne l'interessait qu'à moitié. Elle se rejouissait plutôt d'être dehors. Les évènements mettaient, bien malgré eux, un certain temps à se produire. Si bien que l'ennui gagna lentement la jeune préfète. Elle aimait cet ennui plus que tout, elle aurait aimé passer sa vie à s'ennuyer de la sorte. Ennui en plein air, il n'y avait rien de plus inspirant, de plus ressourçant.

Nouveau regard vers ses camarades. Elle semblait être la seule à s'ennuyer, à contempler. Eux, ils réfléchissaient. Certains restaient silencieux tandis que d'autres montaient des théories de complot. Ils n'avaient rien de particulièrement intéressants. Ils étaient beaucoup moins intéressant à étudier que les étendues du parc, que le sol sur lequel le séant de la rouquine reposait. Terre fraîche qu'elle s'amusa à retourner de l'index. Bientôt, sans qu'elle ait eu le temps de s'en rendre compte, elle avait formé un petit puit. Il n'y avait aucune utilité à cela. Matière organique en décomposition. De la terre s'amassait sous ses ongles.

plop:
 

Bon et maintenant? Si elle devait rester assise à ne rien faire pendant plusieurs heures, elle préférait autant le faire seule, plutôt qu'en cette étrange compagnie. Elle espérait que l'olivier donnerait bientôt plus d'informations, lançerait un peu d'action.
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Re: Au pied du chêne, au bord du Lac

Message par : Azénor Philaester, Dim 19 Mar - 3:38


> LA de Merry qui s'en va ..



Toujours interloquée par John et ce qui l’a poussé à agir de la sorte. Une imagination trop poussée peut-être, mais qui serais-je pour l’en blâmer. Un besoin irrépressible de prévenir et aider son prochain peut-être. Au fond, c’est clair que son intervention est brave, digne d’un Gryffondor, et quelque part, cela prête même à sourire. Même si ça reste inacceptable. Mais il a un bon fond le McGrath. Prêt à tout pour autrui, se cacher derrière l’humour pour ne pas s’avouer à soi-même que quelque fois sourire c’est difficile.
Le voilà justement confus, surpris. Des excuses qu’il ne pense pas. Il recommencera, s’il pense être en danger. Et quelque part il a raison. Parce que le danger est partout et une potion est vite préparée tout comme un sort est vite lancé. Je le regarde, neutre, envoie des mes yeux ma compréhension, partagée entre l’idée de lui donner ce qu’il mérite, la punition, et de le féliciter pour son acte de courage pas si anodin. Alors je lui lance quelques mots pour m’occuper de son cas plus tard :
-McGrath nous aurons une discussion.

Le petit ange bleu pose une main sur son épaule, une amie dans cette supercherie, ce n’est pas de refus, j’imagine. Elle aide John à se relever, me lance une sorte de regard noir comme si elle m’en voulait. Tu peux m’en vouloir tant que tu veux petite étoile, je n’en dormirais pas moins bien la nuit. Par contre, la colère ça empêche d’avancer.
Silencieuse, je me tais en regards divers et attrape le questionnaire de la petite princesse verte. Elle a oublié sa couronne aujourd’hui. Sa lueur ne scintille plus et son âme noircie se meure tout doucement. Kalsi qui je crois, essaie de détendre l’atmosphère plutôt fébrile à ses côtés.

Des réponses intéressantes, que j’examinerais davantage une fois installée seule avec mes yeux pour comprendre les non-dits. Je n’attends plus que deux questionnaires lorsque Merry se lève pour se rappeler d’un rendez-vous prévu, mélangeant de plates excuses. Je la regarde s’en aller lui souhaitant une belle fin de journée.
Lydie est dans sa bulle. Trop occupée à contempler les alentours et à aimer ce qu’elle voit, n’entend pas. Aucune réaction de sa part lors de l’intervention de McGrath alors qu’elle est la seule qui aurait pu sans un mot comprendre la supercherie. Elle me rend son questionnaire que je lis en diagonale. Un sourire s’échappe de mes lèvres.

Je fais revenir les plumes vers moi, et les élèves attendent la suite d’un air ébahis. Ils ne savent pas pourquoi ils sont là. Il n’y a qu’Alice qui a évoqué l’idée, la raison de l’infini pourquoi. Alors d’une voix forte je décide de leur expliquer, avides de savoir l’attente n’est plus mes enfants.
-Je suis étonnée de constater que seule Alice a découvert la raison de notre rendez-vous. Je vous ai invité ici pour vous tester simplement, dans l’optique de peut-être, rejoindre l’élite de Monsieur Kholov. Pour les ignorants, c’est un groupe fermé d’élèves qui se retrouvent quelques fois et bénéficient de quelques…privilèges disons. Ne serait-ce celui que d’être connu de Monsieur Kholov plus profondément.

Je m’arrête quelques instants. J’attends quelques réactions, pour reprendre.
-Donc si l’un d’entre vous n’est pas intéressé, il peut faire comme Merry et se retirer au plus vite pour commencer.

Une autre petite pause. Des regards par ci, par-là, à priori personne ne désire s’en aller à des occupations trop ordinaires. Je reprends alors la parole, adoptant une voix forte et convaincante.
-J’ai décidé de ne pas vous tester sur vos prouesses, possibilités ou votre potentiel. Vous n’avez pas tous le même âge et cela resterait trop scolaire et je crois que mes collègues s’en chargent déjà. J’ai de mon côté préféré votre expérience et ce que vous avez vécu. Comment imaginez-vous votre futur plus ou moins proche et comment affrontez-vous la vie telle qu’elle s’offre à vous, plus ou moins favorable. Je suis là pour analyser vos dires et comprendre vos pensées. Qui sera la coquille la plus vide et découvrir une parcelle de votre personnalité.

Je laisse un léger silence s’installer pour qu’ils comprennent un peu ce qui est en train de se passer et je dépose mon regard sur chacun d’entre eux. Quelques longues secondes plus tard. Je pense qu’ils sont prêts.
-Vous allez répondre à mes questions un par un, ajoutant le plus de détails possibles, à haute voix et devant tout le monde. Votre sincérité n’est pas en option mais absolument primordiale. Ce qui est dit ici, restera ici.

J’accentue mes derniers mots qui suivent, appuyant mon regard vers Lydie, qui seule sait l’allusion que je fais.
-Croyez-moi quand je vous dis que je discernerais le vrai du faux.

J’attrape une friandise, la mange rapidement, et croise mes doigts entre eux. La première question arrive, et j’attends qu’ils répondent en toute sincérité l’un après l’autre. Que le premier prêt à se livrer commence.
-On commence. Votre plus grand regret.

Un calepin et une plume à la main, j’attends celui qui prendra la parole en premier, ce qui ne sera pas des moindres. Les mots sont tellement peu face aux actes et à la manière de les prononcer.

Quelque chose en particulier me relie avec tous ces élèves. Chacun à sa manière occupe une place différente dans mon esprit. Une âme torturée, une ancienne. Deux avides d’apprendre de mes capacités. Une intelligence cachée par des bêtises qui doivent faire rire à tout prix. Une petite princesse qui s’en remettra, un ange en guérison. Une amie aussi chère que le plus grand joyau, et une décision. J’ai tué pour lui et cela restera à jamais encré dans mes entrailles. A chacun une image gravée au plus profond de ma mémoire.

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Re: Au pied du chêne, au bord du Lac

Message par : Ellana Lyan, Dim 19 Mar - 10:46


Regard absent, regard pour eux.
Les voix qui s'élèvent, sorts qui s’emmêlent.
Je ne cherche pas à comprendre, plus.
Je ne sais guère quoi penser encore moins comment réagir
Perdue je me tais.
Et j'observe.
Simplement.
Incompréhension.

L'idiot rouge se rassoit grâce à la fée,
Et la directrice fini par éclairer.
Au fur et à mesure.
Que les mots devient phrases.
Les phrase explications.
Et les explications terreurs.
Je cherche quelque chose.
Un point d'attache.
Pour ne pas sombrer.
Ne pas finir sous la peur.
Force destructrice.
Je dois continuer.
..
.
Avancer.
.
.

Elle nous demande si quelqu'un n'est pas intéressé et je jette un regard à Kalsi, j'ai peur, une envie de fuite immédiate, partir et ne plus jamais me retrouvée mêlée à ce genre d'activité, je ne suis pas à ma place ici, je n'ai rien à y faire, une autre est déjà partie, qu'est-ce qui m'empêche de faire pareil ? La seule chose qui me retient est le souvenir d'une nuit, quelque temps passé en sa compagnie pendant lesquels elle a réussit à me sauver la vie, si elle m'a choisi, décidé de convier la petite princesse des bois qui n'a plus sa couronne alors je ne peux que respecter son choix et donner le meilleurs de moi même. Mais qu'attend elle réellement de nous ? Je ne vois vraiment pas ce que je pourrais apporter à cette élite dont j'ai à peine entendue parler et qui ne m'inspire pas grande confiance.

Elle continue sur des explications qui me décompose de plus en plus, je tourne la tête vers le Poufsouffle et lui prend la main sans plus de cérémonie, j'ai juste besoin de quelque chose pour ne pas tomber de ce fil précaire sur lequel je me suis engagée pour la directrice des rouges et ors, je ne sais pas si c'est la bonne fois ais maintenant que la danse est lancé je ne voix plus comment revenir sur mes pas, je n'ai aucune idée de la façon dont je dois réagir, personne ne m'avais jamais mise dans ce genre de situation et je ne suis pas préparée, sans formation adéquate pour me permettre d'un tant soi peu comprendre et réussir à me débrouiller dans ce moment si particulier. Elle veut que nous répondions à ses questions, simplement ? Non, un peu trop facile, nous devons répondre à voix haute en disant la vérité, mes doigts se serrent de plus en plus fort sur la main de Kalsi tendis que ma respiration accélère un peu.

Je vais te poser une série de questions,
À ces questions tu devras répondre dans l’instant,
Sans réfléchir,
En laissant les mots jaillir de toi comme une cascade vive.
Les mots sont un cour d'eau.
La source est ton âme.
C'est en remontant tes mots jusqu'à ton âme,
que je saurais discerner si tu peux avancer.
(Pierre Bottero)

Et puis le verdict tombe, la première question se dévoile et je commence sérieusement à avoir des remords d'être ainsi en train de faire mal au préfet. Mon plus grand regret ? Je lâche les doigts de Kalsi pour éviter les représailles et dirige mon regard vers la jolie lionne, pourquoi donc veut elle savoir cela ? Il y a temps de chose que je regrette, la difficulté première est tout d'abord de faire un choix, doucement mes doigts caresse la fine cicatrice qui barre mon poignet tendis que je laisse mes pensées dévié dans le passé, tous ces démons pour lesquelles je gaspille mon temps et mon énergie afin qu'il ne me rattrape pas me sautent à la gorge sans cérémonie et m'aspire vers le noires des choses que je ne souhaite qu'oublier.

Je revois cette enfance, cette décadence, j'ai peur de replonger mais ne suis pas sûre que cela soit un réel regret après tout je n'ai rien fait, plus tard vient l'époque du doute, des coups de pressions et de cette peur mêlée de douleur dévorante, non là non, plus alors je remonte plus proche un passé pas tout à fait dépassé, un cachot sombre, deux coups, une victime, du poison, un préfet, une souffrance, une sauveuse, une ennemie, une rumeur, des conséquences, un cœur mutilé, un abandon, un cauchemars. Mais je ne saurais jamais parler de ça, surtout pas devant tout ces gens, évoquer Serena, Riri, Albus, Peter, et cette horreur, ce regret qui me ronge chaque jour un peu plus, ce poison que je n'ai pas réussi enlever de mes veines, non, je n'ai pas été assez forte, je ne le suis toujours pas, résister à cette envie déchirante de lui faire du mal, de la détruire pour une raison si futile. Et puis cet enchaînement…

De conséquences.

Mais je n'ai pas le choix, le combat fait rage en moi, je regarde le directrice, puis le sol, mon cœur bat trop vite, mes mains tremble et ma respiration accélère, non, je ne aurais pas parler, pas devant eux, pas de ça, je n'en suis pas capable, je n'y arrive pas, tiraillée entre les deux obligation la première imposée par l'adulte la deuxième obligée par moi même, je ne sais qui cédera en premier mais j'ai bien peur que ce soit mon esprit qui lâche en premier. Mes prends ma tête dans mes mains comme si ça pouvais m'aider, me permettre de canaliser la douleur. Inspiration, expiration. Calme toi, s'il te plaît, réponds… Mes yeux se posent sur mon poignet, je dois pourvoir le faire. Je plante mes yeux dans le regarde de la belle rouge tentant de lui montrer tout ce que je ne sais pas dire en un regard.

- Je… Mon plus grand regret est de ne pas avoir réussit à combattre le poison et l'envie qui me dictaient de faire du mal à une jeune rouge et or dans les cachots, je l'ai blessée et tout s'est retourné contre moi me blessant plus profondément que je ne pensais capable, on m'a… Il m'a… Abandonnée… Je ne suis plus rien d'autre qu'un reflet oublié et je m'en veux… Je regrette terriblement de ne pas avoir été assez forte pour résister et me battre… Contre moi même.

D'un coup la pression tombe et je ferme les yeux laissant couler un larme sur mon visage. Je ne pensais pas être capable de parler mais c'est chose faite à présent et j'espère qu'elle ne m'en demandera pas plus pour ce sujet car je ne suis pas sûre d'être apte à recommencer ce genre d'interrogatoire. J'ai l’impression d'être tout à coup complètement vidée de mon énergie tendis que je soupire entendant encore ma propre voix cassée résonner à mes oreilles, je déteste ce ton preuve de toute la faiblesse qui se cache dans mon état même quand je tente de masquer ce que je suis réellement, une cicatrice indélébile qui ne s’effacera jamais.

Ais-je bien choisi ?
J'ai tant de regret…
À commencer par être née.
Dans cette famille d'horreur.
Vie de douleur.
Enfance déchirée.
Regret passé.

Et je m'en veux…
Tellement…
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Alice Grant
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Re: Au pied du chêne, au bord du Lac

Message par : Alice Grant, Dim 19 Mar - 13:34


Shatter me

- On commence. Votre plus grand regret.

Les derniers mots défoncent la porte de ton esprit. Ils s'y déversent de partout jusqu'à occuper la moindre petite place. Une fois qu'ils ont tout envahit, les souvenirs affluent. Certains était frais, gravés noir sur blanc, futiles, douloureux, flous, prenant plus ou moins de place. Tu ne peux t'empêcher de grimacer. Tes yeux noirs se baissent. T'en as tellement, des regrets. Non, t'as tué personne, mais sous l'emprise de la folie t'as bien faillit. Tout ces instants où tu perdais le contrôle de toi-même, où une autre personnalité parasite s'installait, avide de violence et de démence... tu les regrettes. Parce que même si c'était pas vraiment toi... cette chose est née de ta faiblesse, du deuil raté de ton père, des larmes de ta mère, de l'incompréhension de ton petit frère, de la nouvelle vie dans un nouveau pays.

Tu te hais d'avoir été aussi faible, aussi pathétique. T'essayais de te persuader que traquer l'assassin de ton enfance, d'une partie de ta vie, de votre bonheur familial si précieux à tes yeux de petite fille de huit ans n'était pas de la vengeance, que t'avais aucune rage dans le ventre. Grandissant dans les recoins les plus noirs de ton esprit, la folie patientait, se nourrissant de ta nuit refoulée, jusqu'à exploser. Heureusement, si c'était pas toi qui parvenait à l'arrêter, c'était la personne à qui elle s'en prenait. C'est pénible , comme mot, à écrire, à prononcer, c'est moche. Tu le détestes. T'as envie de le nier, de l'enterrer, mais t'as du mal, y'a trop souvent quelqu'un pour te rappeler que t'as pas toujours été seule dans ta tête. Bref, cette schizophrénie était née d'un deuil raté. Une douleur non-évacuée, ou pas assez, qui avait grandit jusqu'à te ronger de l'intérieur et même exploser ce qui t'entourait.

Comment leur raconter tout ça? Pour une première question, c'est dur. Qui a envie d'y répondre réellement? Sincèrement, devant tout ces gens, exposer notre plus noire vision de nous-même? Qui en a seulement la force? Tu t'attends à ce que le silence pesant continue. Ce sera sûrement pas toi qui le brisera. Peu importe ta curiosité de savoir ce que cache l'Elite. Tu les comprends, à vouloir connaître leurs membre, jauger leur expérience, leur capacité. Tu sais d'hors et déjà que t'as perdu. Tu t'apprêtes à te lever et à partir, sans plus d'explications. Mais une voix s'élève.
- Je… Mon plus grand regret est de ne pas avoir réussit à combattre le poison et l'envie qui me dictaient de faire du mal à une jeune rouge et or dans les cachots, je l'ai blessée et tout s'est retourné contre moi me blessant plus profondément que je ne pensais capable, on m'a… Il m'a… Abandonnée… Je ne suis plus rien d'autre qu'un reflet oublié et je m'en veux… Je regrette terriblement de ne pas avoir été assez forte pour résister et me battre… Contre moi même.

Ta tête se relève. Elle... a aussi vécu...? La fille au cœur brisé du cours de SACM? Alors c'était ce genre de peines qui la hantaient? Sur de si petites épaules? Et elle a le courage de dire tout ça... comment? Une unique larme coule sur son visage. Tu la regardes comme une miraculée. Tes poings se serrent. La rage devant ta propre faiblesse à côté d'une telle confession monte. Tu vas te battre. Ouais. Leur prouver que toi aussi tu peux toucher les étoiles après avoir autant mordu la poussière. Quand tu seras en haut, t'iras dire deux mots à la Lune. Son air hautain te plaît pas. Et sur ton chemin, tu comptes bien relever d'autres anges déchus. Ton coeur explose.

- Mon plus grand regret, c'est de ne pas avoir réussi à surmonter le deuil de mon père. J'ai jamais affronté mon passé, plus le temps passait, plus je souffrais, mais j'essayais de me persuader du contraire. Alors j'suis devenue folle.

Tu sais pas comment mais t'as réussi à parler, certes d'une voix loin d'être neutre et sans les regarder dans les yeux, mais t'as commencé. Tu sais qu'au mieux ça les empêchera de dormir et qu'au pire ça leur donnera envie de te cracher à la gu*ule. Mais t'es prête pour affronter ça.
Tu sais pas comment tu fais pour dévoiler tout ça alors que tu fais tout pour cacher ce passé bien trop proche. Plus les conneries sont grandes, plus elles collent à la peau, faut croire... mais tu sais que tu le mérites. Tu t'es laissée avoir après tout. Alors tu prends sur toi et tes lèvres tremblantes s'ouvrent à nouveau.

- Et je regrette chacune des choses que j'ai faites dans ces moments là. On essaye de protéger les autres de soi-même, même si plus on s'en éloigne, moins on a d'espoirs de s'en sortir. Au final, on fait quand même des dégâts. Avoir été toxique, à cause de mes propres faiblesses, est ma plus grande erreur.

T'as toujours eu le don pour plomber l'ambiance, Calimero. Tu te reprends, d'un ton plus assuré:

- Mais je vais mieux maintenant. Si c'est la question suivante, m'en être sortie est ma plus grande fierté. Et je compte pas laisser d'autres gens tomber.

T'as même dit ça avec un petit sourire. C'est vrai, tu t'en es tirée. Pas indemne, mais peut-être plus endurcie d'une certaine manière? T'avais jamais vu ça comme une fierté, c'est drôle. Mais maintenant que t'y penses... Tu te tais, t'as peur d'en avoir trop dit, mais en tout cas t'as été la plus sincère possible. Pas le temps de sentir le rouge monter aux joues, tu ravales tes larmes, préférant sourire à la serpentard.
Tu dois prouver
Que les ailes ça se répare.
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John McGrath
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Re: Au pied du chêne, au bord du Lac

Message par : John McGrath, Dim 19 Mar - 15:23


Je me permets de nouveau repasser au "Je".

J'ai l'impression que ma tête tourne encore quelque peu. Non, ce n'est pas la chute. Ce n'est pas mon esprit que je couvre d'idiotie non plus. Je me rends compte de mon idiotie, mais au fond, je ne le regrette pas. Il suffit de les regarder, ces gens autour de moi. Ce sont des jeunes branches, déjà si faciles à casser. Ils n'ont aucune souplesse. Aucune résistance. Un coup de vent, un coup de froid et c'en est fini pour eux. S'en rend-elle seulement compte ? Je suis quasiment certain qu'Azénor voit en eux cette fragilité. De toute façon, je ne connais que peu d'élèves capables de remonter des montagnes. J'ai l'impression qu'elle comprend tout ce que je fais, c'est par moments gênant même. Comme si la brune me perçait de part et d'autre et s'abreuvait de mes pensées. Pire, de mon âme. Ses yeux parlent pour elle. Elle met les formes, mais elle non plus n'y croit pas vraiment.

-McGrath nous aurons une discussion.

J'ai de la peine pour elle, parfois. Devoir se refugier une grande partie du temps derrière ce masque de figure autoritaire, c'est loin d'être amusant. A même le sol, j'affiche ce fin sourire de victoire que seul moi connaît. Je sens une main se poser sur moi et en levant les yeux, je vois cette petite colombe blanche. Je me tire vers le haut et viens m'asseoir à côté d'elle, lui répondant que d'un simple sourire. Elle a regagné des forces, de l'audace. Ca me rejouit... Mais ne penses pas que c'est toi qui me vient en aide, petit oiseau. Vous n'en savez et ne saurez jamais rien. Car je ne suis pas le genre de gars à me découvrir. J'écoute et je conseille, je ne raconte pas ma vie. Non. Hors de question. Ne jamais prendre les gens en pitié, c'est ce qui les fait sentir le plus mal, retenez bien ça. Cherchez à les comprendre, à leur prendre la main et vous faire considérer comme leur simple ami. Et vous aurez la clef du succès pour vous saisir du coeur de ces gens perdus et brisés.

Le Coyote reprend parole. Et je commence à véritablement me sentir de trop. En temps normal, j'aurai rit, me serai levé pour décamper de cette réunion de Tristes Gens Anonymes. Mais je n'ai vraiment envie de froisser personne. La chute de l'histoire de la Directrice... M'estomaque.


-J’ai décidé de ne pas vous tester sur vos prouesses, possibilités ou votre potentiel. Vous n’avez pas tous le même âge et cela resterait trop scolaire et je crois que mes collègues s’en chargent déjà. J’ai de mon côté préféré votre expérience et ce que vous avez vécu. Comment imaginez-vous votre futur plus ou moins proche et comment affrontez-vous la vie telle qu’elle s’offre à vous, plus ou moins favorable. Je suis là pour analyser vos dires et comprendre vos pensées. Qui sera la coquille la plus vide et découvrir une parcelle de votre personnalité.

Alors je lui lance ce genre de regard que seuls vous deux pouvez comprendre. Ce regard qui lui annonce que je l'en veux quelque peu. Car elle sait. Elle sait que je ne veux pas me découvrir aux autres. Que ce n'est pas mon but ici. Je me fiche que tous ces gens sachent qui je suis. Ils n'ont besoin que de ma main. Rien de plus. Une boule au ventre. Cette lourdeur qui commence à faire l'effet. Je sens la cage se refermer autour de moi-même, alors qu'Ellana et Alice déballent leurs histoires sur un seul souffle. Ca ne m'étonne pas. Non, bien sûr que non. Ceux qui se placent en victime, ont toujours besoin de partager leur expérience pour aller mieux. Mais elles sont courageuses. Alice, particulièrement me fait étrangement ressentir un sentiment de fierté. Elle a raison, oui. Je suis fier de ce petit moineau. Je viens passer mon bras sur ses épaules d'un geste amical, les frictionnant un bref instant, lui offrant mon sourire le plus sincère. Car celui-la est vraiment vrai. Car ce sont les mots qui me font vraiment plaisir à entendre. Elle a commencé à grimper une grande colline. Nous n'en sommes pas encore aux montagnes, mais elle y vient. Elle y vient.

J'inspire. Voilà que je sens mes mains moites. Je n'ai aucune envie de parler de moi. Je n'en ai pas le besoin. Je ne suis pas souffrant, contrairement à eux. Mes montagnes, je les ai déjà dépassées. Je ne peux m'empêcher de changer de sourire, plus tiré, moins vrai. Un peu acide même.

Je souffle. Redresse les yeux vers Azénor. Tu as rusé, mais très bien. Je jouerai le jeu. Je ne m'adresse qu'à elle. Tâchant d'oublier les autres qui nous entourent. La voix est basse, différente de d'habitude, voici ma véritable confession.


- Voilà que vous nous faîtes du mauvais goût, madame la Directrice. Demander les secrets des autres, sans dévoiler les vôtres. J'espère que cet échange sera en fin de compte donnant-donnant, mh. Enfin. Très bien. Je regrette ma famille aux Etats-Unis. Leur histoire est sombre et vous la dévoiler serait trop long. Mais j'ai du accompagner mon père pour les chasser et les faire prisonniers pour la plupart.

Les mots coulent simplement, sans un bégaiement et avec franchise. Je ne m'étend pas sur le sujet. Je fais court et concis. Toujours mené par cette crainte de me dévoiler ? Est-ce vraiment ma peur à moi ? Quelques instants de silence, puis je reprends, sans envie aucune, faisant de nouveau comprendre à Azénor par mon regard que oui, je l'en veux vraiment.

- Je regrette que la Justice n'ait pu s'occuper de chacun d'entre eux. Que mon père ait du se salir les mains. Je regrette lorsque les sentiments sombres se prennent d'une âme pour la déformer. Il y a des barrières et des limites à ne pas dépasser.

Mes mots se font plus hachés. Plus brefs encore. Décidément, je refuse dévoiler mon histoire d'avantage. Je plisse les yeux et fronce le nez. Je quitte Azénor du regard. Je sens que mes mains tremblent et un sentiment de colère agiter mon corps.




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