AccueilPortailFAQPublications internesRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Le Parc :: Le Lac
Page 65 sur 67
Au pied du chêne, au bord du Lac
Aller à la page : Précédent  1 ... 34 ... 64, 65, 66, 67  Suivant
John McGrath
Gryffondor
Gryffondor

Re: Au pied du chêne, au bord du Lac

Message par : John McGrath, Dim 19 Mar 2017 - 15:23


Je me permets de nouveau repasser au "Je".

J'ai l'impression que ma tête tourne encore quelque peu. Non, ce n'est pas la chute. Ce n'est pas mon esprit que je couvre d'idiotie non plus. Je me rends compte de mon idiotie, mais au fond, je ne le regrette pas. Il suffit de les regarder, ces gens autour de moi. Ce sont des jeunes branches, déjà si faciles à casser. Ils n'ont aucune souplesse. Aucune résistance. Un coup de vent, un coup de froid et c'en est fini pour eux. S'en rend-elle seulement compte ? Je suis quasiment certain qu'Azénor voit en eux cette fragilité. De toute façon, je ne connais que peu d'élèves capables de remonter des montagnes. J'ai l'impression qu'elle comprend tout ce que je fais, c'est par moments gênant même. Comme si la brune me perçait de part et d'autre et s'abreuvait de mes pensées. Pire, de mon âme. Ses yeux parlent pour elle. Elle met les formes, mais elle non plus n'y croit pas vraiment.

-McGrath nous aurons une discussion.

J'ai de la peine pour elle, parfois. Devoir se refugier une grande partie du temps derrière ce masque de figure autoritaire, c'est loin d'être amusant. A même le sol, j'affiche ce fin sourire de victoire que seul moi connaît. Je sens une main se poser sur moi et en levant les yeux, je vois cette petite colombe blanche. Je me tire vers le haut et viens m'asseoir à côté d'elle, lui répondant que d'un simple sourire. Elle a regagné des forces, de l'audace. Ca me rejouit... Mais ne penses pas que c'est toi qui me vient en aide, petit oiseau. Vous n'en savez et ne saurez jamais rien. Car je ne suis pas le genre de gars à me découvrir. J'écoute et je conseille, je ne raconte pas ma vie. Non. Hors de question. Ne jamais prendre les gens en pitié, c'est ce qui les fait sentir le plus mal, retenez bien ça. Cherchez à les comprendre, à leur prendre la main et vous faire considérer comme leur simple ami. Et vous aurez la clef du succès pour vous saisir du coeur de ces gens perdus et brisés.

Le Coyote reprend parole. Et je commence à véritablement me sentir de trop. En temps normal, j'aurai rit, me serai levé pour décamper de cette réunion de Tristes Gens Anonymes. Mais je n'ai vraiment envie de froisser personne. La chute de l'histoire de la Directrice... M'estomaque.


-J’ai décidé de ne pas vous tester sur vos prouesses, possibilités ou votre potentiel. Vous n’avez pas tous le même âge et cela resterait trop scolaire et je crois que mes collègues s’en chargent déjà. J’ai de mon côté préféré votre expérience et ce que vous avez vécu. Comment imaginez-vous votre futur plus ou moins proche et comment affrontez-vous la vie telle qu’elle s’offre à vous, plus ou moins favorable. Je suis là pour analyser vos dires et comprendre vos pensées. Qui sera la coquille la plus vide et découvrir une parcelle de votre personnalité.

Alors je lui lance ce genre de regard que seuls vous deux pouvez comprendre. Ce regard qui lui annonce que je l'en veux quelque peu. Car elle sait. Elle sait que je ne veux pas me découvrir aux autres. Que ce n'est pas mon but ici. Je me fiche que tous ces gens sachent qui je suis. Ils n'ont besoin que de ma main. Rien de plus. Une boule au ventre. Cette lourdeur qui commence à faire l'effet. Je sens la cage se refermer autour de moi-même, alors qu'Ellana et Alice déballent leurs histoires sur un seul souffle. Ca ne m'étonne pas. Non, bien sûr que non. Ceux qui se placent en victime, ont toujours besoin de partager leur expérience pour aller mieux. Mais elles sont courageuses. Alice, particulièrement me fait étrangement ressentir un sentiment de fierté. Elle a raison, oui. Je suis fier de ce petit moineau. Je viens passer mon bras sur ses épaules d'un geste amical, les frictionnant un bref instant, lui offrant mon sourire le plus sincère. Car celui-la est vraiment vrai. Car ce sont les mots qui me font vraiment plaisir à entendre. Elle a commencé à grimper une grande colline. Nous n'en sommes pas encore aux montagnes, mais elle y vient. Elle y vient.

J'inspire. Voilà que je sens mes mains moites. Je n'ai aucune envie de parler de moi. Je n'en ai pas le besoin. Je ne suis pas souffrant, contrairement à eux. Mes montagnes, je les ai déjà dépassées. Je ne peux m'empêcher de changer de sourire, plus tiré, moins vrai. Un peu acide même.

Je souffle. Redresse les yeux vers Azénor. Tu as rusé, mais très bien. Je jouerai le jeu. Je ne m'adresse qu'à elle. Tâchant d'oublier les autres qui nous entourent. La voix est basse, différente de d'habitude, voici ma véritable confession.


- Voilà que vous nous faîtes du mauvais goût, madame la Directrice. Demander les secrets des autres, sans dévoiler les vôtres. J'espère que cet échange sera en fin de compte donnant-donnant, mh. Enfin. Très bien. Je regrette ma famille aux Etats-Unis. Leur histoire est sombre et vous la dévoiler serait trop long. Mais j'ai du accompagner mon père pour les chasser et les faire prisonniers pour la plupart.

Les mots coulent simplement, sans un bégaiement et avec franchise. Je ne m'étend pas sur le sujet. Je fais court et concis. Toujours mené par cette crainte de me dévoiler ? Est-ce vraiment ma peur à moi ? Quelques instants de silence, puis je reprends, sans envie aucune, faisant de nouveau comprendre à Azénor par mon regard que oui, je l'en veux vraiment.

- Je regrette que la Justice n'ait pu s'occuper de chacun d'entre eux. Que mon père ait du se salir les mains. Je regrette lorsque les sentiments sombres se prennent d'une âme pour la déformer. Il y a des barrières et des limites à ne pas dépasser.

Mes mots se font plus hachés. Plus brefs encore. Décidément, je refuse dévoiler mon histoire d'avantage. Je plisse les yeux et fronce le nez. Je quitte Azénor du regard. Je sens que mes mains tremblent et un sentiment de colère agiter mon corps.




Revenir en haut Aller en bas
Azénor Philaester
avatar
DirectionGryffondor
Direction
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Coyote
Legilimens


Re: Au pied du chêne, au bord du Lac

Message par : Azénor Philaester, Dim 19 Mar 2017 - 18:52



Des regards vident qui s'affaissent. Celui de John que seule je comprends. Pas besoin d'être legilimens pour remarquer une certaine déception. Je m'attends presque à ce que certains s'en aillent même si je le regretterai intimement, plus pour eux que pour moi. Ils n'ont pas été convoqués pour se livrer à moi ou aux autres mais pour se livrer à eux-mêmes. L'élite de Kholov n'étant qu'une excuse bien trop parfaite. Ils sont mon élite, ceux qui m'ont tapé dans l’œil, d'une façon ou d'une autre. Et je ne souhaite que les aider, quitte à ce qu'ils me haïssent. Parce qu'affronter le monde est bien suffisant. A quoi bon devoir s'affronter soi-même.

J'ai jamais eu du mal avec les personnes qui ne m'aiment pas. C'est vrai, croyez ce qui vous aide à mieux dormir la nuit. Mais c'est à vos risques et périls. Un mal-être constant caché par la peur, la tristesse, l'humour. Et puis un jour ça éclate. Si fort. Et puis ça fait mal, mon dieu que ça fait mal. Incapable de sourire, vouloir en finir. Autant prévenir, n'est-ce-pas.
Un silence s'installe. C'est à celui qui osera parler en premier. Et puisqu'il ou elle l'aura fait, alors les autres comprendront peut-être plus tard, que ça les aura aider. Faire sortir cette boule du mieux qu'on peut. Et ils vont peut-être se demander, s'affliger de pourquoi sont-ils ici à devoir exprimer leurs intimités, mais j'ai cru sentir en chacun l'envie irrépressible de respirer, pour de vrai. Se mentir à soi-même, éviter, tout garder, n'a jamais fait de prouesse. J'espère instauré un climat de confiance et de sérénité, après la peur et les doutes encore perceptibles.

Je sens un regard lourd sur moi, et dirige le mien vers la petite princesse qui m'offre ses yeux remplis de désespoir. Je la vois et c'est comme si elle me suppliait de comprendre. Seuls ses cheveux brillent sous un léger rayon de Soleil qui se promène ici et là. Ses yeux mélangeant le vert et le gris vides de joie et fatigués supplient le ciel de lui offrir son pardon. Ce n'est qu'une enfant, une petite fille en robe noire, une larme au coin d'un œil, une âme et un corps priant pour que cela s'arrête.
Mais après tout c'est elle qui offre son discours en première. Parcourant ses pensées bien trop réelles dans une tête amochée par l’expérience, aussi frêle soit-elle.
Tout de suite, elle me rappelle Benbow. Une soif de violence irrépressible. C'est incapacité totale à s'arrêter devant le pouvoir éphémère conquis devant le crime. Je l'ai déjà abordé, ce qui se passe ici, restera ici. Elle l'a comprit et elle se confesse, doucement. Une larme venant appuyer son récit. Je la regarde, les yeux brillants. Tu retrouveras de ta lueur petite princesse, je t'en fais la promesse. Rien n'est perdu bien au contraire. Les enfances trop faciles font des adultes malheureux. Et toi Ellana tu vas te relever, reprendre ta couronne et courir aussi vite que tu le pourras. Et un jour cette peur c'est toi qui la dominera, et tu cracheras sur tes démons qui auront fait de toi la fabuleuse jeune femme que tu seras. Et moi s'il le faut je serais une main tendue dans l'ombre. Comme maintenant, te forcer à raconter, à te confier. Évacuer pour partager et puis trouver un allié. Déteste-moi si tu dois trouver un coupable.
Tu as du mal à te regarder devant le miroir mais regarde comme tu es belle. Accepte tes erreurs et va de l'avant, sans jamais oublier qu'une défaite ce n'est pas un échec mais une leçon. La vie n'est pas toute belle toute rose du premier coup. Jamais.
Un manque de force c'est ça. Mais tu es certainement une des petites filles la plus courageuse que je n'ai jamais vu. Bref regard vers Alice. Le petit ange qui a pansé ses plaies. Combien aurait totalement baissé les bras. Combien serait resté dans leur chambre à attendre que le temps passe alors que le temps ne passe plus de la même manière en attendant. Combien aurait arrêter de vivre pour ne faire que tenter d'exister. Mais personne ne se rappelle du facile. Alors ce sera dur mais tu te relèveras. Parce qu'  Ellana00 tu00es00forte.
En un regard compréhensif.


Un lueur d'espoir. Dans ton regard petit ange. Alice et son cou.rage légendaire. Des poings serrés et une gorge qui se dénouera bientôt. Je les admire ces petites filles capables de s'en sortir. Une aigle pouvant servir d'exemple pour un serpent. Voyez-vous le paradoxe. Les aigles peuvent manger les serpents, malgré ce que l'on croit. Le mot père qui résonne dans ma tête comme une bombe à retardement. Je savais sa folie, pas la cause. Encore et toujours ceux qu'on aiment le plus qui hantent nos démons. Sans le vouloir ou non.
Elle ajoute avant toute remarque qu'elle s'en est sortie, et qu'elle souhaite aider autrui. Elle veut se protéger, ne pas attirer trop l'attention. Par dessus tout, éviter la pitié des autres. Le petit ange ne s'autorise pas à souffrir d'avantage. Tu sais ce n'est pas une honte de pleurer. Je me demande pourquoi plus on grandit, plus on s'en cache. Ce n'est pas grave de ressentir. C'est ce qui te rend vivante tu sais. Il n'y a pas de mal à se livrer. Mais chacun sa façon de réagir. Nous sommes là pour écouter. Mais tu dis que tout va bien, que c'est réglé. Mais tu le sais au fond de toi que jamais ça ne partira totalement. La plaie restera fermée, cicatrice apparente. Et peut-être que tu ne t'autoriseras a revivre ton passé que dans tes rêves.
Un petit sourire. Tu peux être si fière de toi. Pour tout ce que tu as surmonté. Tu t'en es relevé, et le plus dur est passé. Et moi je t'admire au fond. Vraiment. Je me souviens d'une galère aussi. Une dépression. L'envie d'en finir, d'en mourir et de partir sans me retourner. J'avais dix sept ans et je voulais mourir. Mais on m'a aidé, porté, aimé. Et maintenant je suis celle qui tient la main. Comme tu peux l'être, petite Alice. Un sourire à la verte. Peut-être le commencement d'une aventure.


Je le sais, John. Mon dieu ce que je le sais. Tu m'en veux parce qu'ici tu es de loin le moins prêt à parler de toi et de ce que tu ressens. Mais déteste moi toi aussi si ça peut t'aider. Tu comptes te cacher derrière ta personnalité encore combien de temps. John la vie n'est pas toute rose encore une fois, et pas non plus pour toi. Tu sais tu peux pleurer, devant moi, devant elles, devant Liskuvo. Cela ne montrera rien de plus que tu es un garçon capable de ressentir. Tu veux aider les autres mais commençons par toi même. C'est fou ce que j'aimerais découvrir ce que tu caches sous ce masque étincelant de pureté et de bonheur.
Tu n'es pas content, et tu attends même à ce que je m'offre à vous, moi aussi. Soit. J'y pense un instant et je trouve cela parfaitement juste. J'acquiesce d'un Très bien caché entre mes songes. Qu'est-ce-que je vais bien pouvoir leur dire.
John tu oublies les autres et tu me défis du regard. Une bravoure remarquable. Si bref, si court. Le moins tu en dis, le mieux tu te portes. Et je comprends, je respecte. Je lui fais comprendre un un regard que si un jour, il ressent le besoin d'en dire d'avantage, je serai là pour lui. Quoi qu'il arrive. Parce qu'il m'a touché et j'ai trouvé en lui plus qu'un garçon intelligent. Avide de savoir ce qu'il y a derrière ce jeune homme au cœur d'apparence pure.
Son regard qui me blesse invisiblement, je voulais juste essayer de t'ouvrir les yeux. Il t'est impossible de te livrer et j'en conviens. Dieu que je comprends. Parce que toi et moi on est semblable. Si semblable. On se cache derrière l'aide à autrui pour ne pas avoir à s'exprimer. Mais tu sais avec le temps j'ai compris. Que ça me rongeait de l'intérieur et qu'il fallait que je me vide de mes démons, parfois. C'est pour ça que toi aussi, tu es là.
Des mots crus, justes. Je ne réponds rien, mais je n'oublie pas. Je l'ai fait sortir de ses gonds. Et c'est bien parce que je suis sa figure d'autorité qu'il n'ose pas en dire plus sur combien il m'en veut. Sentiment arraché à son regard qui se dissipe. Il n'en dira pas plus, mais pour lui, c'est déjà beaucoup. Les mots en eux mêmes importent peu. C'est plutôt la manière et la durée qui compte ici. Et si c'était à refaire, je le referais.



C'est incroyable la différence de façon de réagir. Oser tout déballer, s'en vouloir presque d'attirer l'attention, s'énerver pour ne pas assumer la réalité. Et je leur dois bien cela. Mais utilisant toute ma force nécessaire, je réprimande toute émotion sur mon visage, arborant nul sourire, mais regardant mes interlocuteurs chacun leur tour, dans la plus profonde couleur de leurs yeux.
- J'en conviens, je trouve cela équitable, John.
Un léger silence s'installe car je ne sais pas trop quoi choisir. Je regrette mon enfance arrachée par un père qui n'en a que le nom. Je regrette d'être tombée en dépression suite à la perte de ma vue. Je regrette de ne pas avoir tué mon père. Je regrette d'avoir eu l'envie de rejoindre le Ciel. Je regrette d'en avoir fait souffert plus d'un. Mais je ne vis pas pour le regret. Alors j'estompe. Du mieux que je peux.
- Disons que mon plus grand regret est de ne pas avoir fait tout ce qui était en mon pouvoir pour vaincre l'opression qu'avait mon père sur ma mère et mes frères.

Un raclement de gorge. Je n'en dirais pas plus. Si je ne fuis pas leur regard c'est simplement pour ne pas leur avouer que jamais je n'avais dis cela à quiconque. Mes amis proches eux se sont contentés de le deviner. Alors j'arbore un sourire, arrêtant mon contact visuel sur Ellana, Alice et puis John. Ils ont été les premiers à parler. Je ne sais pas vraiment s'ils regrettent ou non de s'être livré. Mais j'attends désormais Lydie et Liskuvo avec impatience. Histoire de ne plus apporter l'attention sur moi. Un mélange de vous trois.


Revenir en haut Aller en bas
Liskuvo Kalsi
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Au pied du chêne, au bord du Lac

Message par : Liskuvo Kalsi, Sam 25 Mar 2017 - 9:04


Très vite ça tourne au presque désastre, le rouge à la boule de neige tente de lancer un sort sur la directrice, mais faut croire qu'il est pas très bon de sa baguette, en seulement quelques secondes il est obligé de se rasseoir, parce que tout ce qu'il a fait a été de se ridiculiser devant tout le monde. Pas l'impression que son combat soit vraiment utile dans l’immédiat, il aurait mieux fait de tenter de rallier quelqu'un à sa cause avant de se lever comme ça, je secoue la tête avec dépit, avec un peu de chance il arrivera à se calmer un jour ou l'autre. Plus un jour que l'autre mais ça c'est trop lui demander.

Une fois tous les formulaires remplis, une des rouges, encore eux, s'en va d'un coup d'un seul. Je la regarde surpris, tant pis pour elle à vrai dire. Je vais pas me poser plus de questions sur ce genre de choses, j'ai assez à faire avec ce qu'on est en train de subir là, pas besoin de rajouter des imprévus pas possible, les rouges ont l'air plutôt doué à ce jeu.

La danse des questions continue. Après certaines explications sur l'élite et sur ce qu'elle attend de nous. Vient le moment où elle nous demande d'être sincères, je me dis que c'est pas plus mal mais que faudrait pas que les questions aillent trop loin. Je vais pas tout raconter sur ma vie à une poignée d'élèves et à une femme que je ne connais que de Russie, elle m'a sauvé la vie d'accord, mais c'est pas une raison pour que je la lui donne en récompense, je tiens à ce qu'elle reste ma propriété. Pouvoir jouer avec comme je le peux et toujours avancer en sachant que c'est moi qui tient les rênes et pas une Gryffone qui ne sait au final pas grand chose sur moi, à part ma tendance maladive à me retrouver dans des situations difficiles.

La question est posée, il s'agit de parler de son plus grand regret. Instinctivement je revois deux vielles harpies devant mes yeux. Mais elles ne sont pas seules. Il y a avec elles mon père, une troupe de sorciers de pacotille, l'homme aux 39 visages, tous ces gens qui jouent avec mon esprit en permanence et, même si le dernier est ma plus grande source de bonheur je ne peux pas me résoudre à le rajouter dans cette liste de souffrance. Il y a participé d'une manière ou d'une autre.

J'écoute les premières réponses, ceux qui ont le courage de révéler en premiers et n'ont pas peur que les autres refusent. Lyan d'abord, qui avoue avoir fait du mal à un Gryffondor, puis viens ensuite une fille un peu bizarre que ne me dit pas grand chose, je suis sûr de l'avoir déjà vu mais son regard ne me revient pas, je fronce un instant les sourcils en écoutant son histoire de folie et de père, le mien refait irruption, chassant le reste, tout est sa faute. Viens ensuite le rigolo qui demande à la directrice de raconter le sien, de plus grand regret. Après tout il a raison, qu'on y passe tous ou que personne ne le fasse au final. Il raconte ensuite son histoire, encore une histoire de famille. Je pense que je peux me réfugier derrière ça moi aussi, mais je ne serais alors pas sincère, parce que c'est plus que ça mon regret.

Celui de la Rouge rejoint les deux autres, il est encore une fois question de famille. Peut-être que c'est ça le lien entre nous tous. Notre famille est au cœur des problèmes depuis maintenant trop longtemps et on devrait s'aider mutuellement pour au final s'en sortir tous ensemble. Ou peut-être pas du tout. Comment savoir si c'est un masque qu'ils prennent pour cacher leurs véritables intentions ou alors qu'ils ont vraiment que ça dans leur vie. Je repense à la mienne, de famille, que je refuse de revoir par honte, et je me rends ensuite compte que c'est en gros à moi de parler. Je profite d'un raclement de gorge pour jouer à pile ou face avec mon esprit. C'est soi je lâche tout soit je dis que mon plus grand regret a été d'abandonné ma famille. Je jette un regard à Miss Philaester, ses yeux paraissent pouvoir sonder n'importe quel mensonge, illusion de mon esprit, attaque psychologique par ses paroles, mais je plonge dedans tête baissé.

- Mon plus grand regret c'est d'avoir été trop faible toute ma vie, je me laisse marche dessus et fait n'importe quoi dès que le sujet est important. Je n'ai pas su riposter dans ma vie alors que j'en avais les possibilité et je m'en veux continuellement pour ça, que ce soit quand j'étais jeune dans ma famille ou encore plus récemment à Poudlard, à Londres ou même ailleurs, je finis toujours par perdre contre les faibles parce que je le suis plus qu'eux.

Qu'elle ait compris ou non que je m'excusais encore une fois pour l'avoir obligé à commettre l'irréparable à Moscou, je m'en fiche un peu. C'est difficile d'avouer ce genre de choses devant tant de gens, on expose clairement notre "bug" à tous ces gens, la moindre personne mal intentionnée peut tout à fait nous détruire maintenant, je ramène mes genoux contre mon torse et pose ma tête dessus, si toutes les questions sont comme ça, ça va pas être possible. Les autres ont été encore une fois plus forts.
Revenir en haut Aller en bas
Lydie Nouël
avatar
Préfet(e)/Gryffondor
Préfet(e)/Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Au pied du chêne, au bord du Lac

Message par : Lydie Nouël, Sam 1 Avr 2017 - 19:38


Une voix cristalline. Celle qui, lorsqu'elle était arrivée pour la première fois à l'appareil auditif de la rouquine, avait provoqué un ébranlement, un trouble. Au rire qui suivit, Lydie comprit. Elle allait rencontré une personne formidable, une personne qui ne la quitterait plus jamais.

Pourtant, l'éloignement s'était fait. Son amie avait grandit, ses rires s'étaient amenuisés. Et elle ne rit pas, là. Elle entame un discours,   déterminée, explique les raisons d'une telle réunion. Groupe d'élèves fermés, Lydie en a entendu parlé, ne s'est jamais imaginé y participer. Mais elle reste. Sa curiosité la pousse toujours à poursuivre les festivités.

-Vous allez répondre à mes questions un par un, ajoutant le plus de détails possibles, à haute voix et devant tout le monde. Votre sincérité n’est pas en option mais absolument primordiale. Ce qui est dit ici, restera ici. Croyez-moi quand je vous dis que je discernerais le vrai du faux.

Les yeux de la rouquine se plissent sous l'effet d'un visage au sourire compréhensif. Pensée inhabituelle, elle se demande si Azénor apprécie son honnêté, en plus d'en avoir connaissance. Car la préfète n'a aucun filtre, se contente de dire ce qu'elle pense, ne dépose de jugement que très rarement. Qu'en pense-t-elle? Apprécie-t-elle de cotoyer une personne chez qui les paroles se calquent sur les pensées de façon systématique?

Ainsi, dans l'esprit de Lydie, les interrogations sont nombreuses. D'ordre plutôt magiques, physiques et philosophiques plutôt que purement sentimentales. Et il arrive malgré tout, qu'elle se le demande: que pense Azénor? Il y a presque une forme d'injustice. Elle, elle sait tout, alors que Lydie baigne dans l'ignorance la plus totale, aveuglée dans l'obscurité constante. Elle n'a jamais su ce que quiquonque pensait d'elle, ne s'en est jamais réellement inquiétée. Elle ne vit pas à travers l'oeil de ses proches, tient à l'indépendance de sa pensée.

Pourquoi pense-t-elle à tout cela maintenant? Pourquoi s'égare-t-elle toujours autant? Elle a pourtant l'impression de connaître son amie, d'avoir réuni toutes les informations disponibles. Et, tout à coup, elle réalise qu'elle ne veut pas savoir ce qu'Azénor pense. Tout ce qu'elle veut, c'est sa présence. Son rire et son bon sens.

-On commence. Votre plus grand regret.


Oh.
Prise au dépourvue. La fillette ouvre plus grand ses yeux, le noisette ensorceleur. Elle s'humidifie les lèvres, cherche à cacher son anxiété. Des regrets? Elle n'en a pas réellement. Elle n'est pas responsable des malheurs de la vie. Triste fatalité. Elle regarde ses camarades, se demande qui osera parler en premier. Ce ne sera pas elle. Elle a besoin de réfléchir.

- Je… Mon plus grand regret est de ne pas avoir réussit à combattre le poison et l'envie qui me dictaient de faire du mal à une jeune rouge et or dans les cachots, je l'ai blessée et tout s'est retourné contre moi me blessant plus profondément que je ne pensais capable, on m'a… Il m'a… Abandonnée… Je ne suis plus rien d'autre qu'un reflet oublié et je m'en veux… Je regrette terriblement de ne pas avoir été assez forte pour résister et me battre… Contre moi même.

Histoire intéressante, réveille un souvenir dans la mémoire de la née-moldue. Qui est ce rouge et or? Comment va-t-il? Elle ne pense pas à s'inquiéter des séquelles sur l'aggresseur, mais bien à son camarade de maison, veut en savoir plus, toujours plus. Perle d'eau salée qui coule sur une joue inconnue. Lydie réalise qu'elle est cette inconnue et que, pour cette même raison, elle brûle d'impuissance face à une telle souffrance.

- Mon plus grand regret, c'est de ne pas avoir réussi à surmonter le deuil de mon père. J'ai jamais affronté mon passé, plus le temps passait, plus je souffrais, mais j'essayais de me persuader du contraire. Alors j'suis devenue folle.


La nuque balance sa tête sur le côté, perplexe d'une telle spontanéité. L'ambiance a changé. Lydie ne sait plus distinguer la folie du deuil passé. Elle ne sait comment réagir aux dires de la Serdaigle et, par peur d'y perdre la tête, elle choisit de se concentrer sur la voix de McGrass qui s'élève déjà à ses oreilles.

- Voilà que vous nous faîtes du mauvais goût, madame la Directrice. Demander les secrets des autres, sans dévoiler les vôtres. J'espère que cet échange sera en fin de compte donnant-donnant, mh. Enfin. Très bien. Je regrette ma famille aux Etats-Unis. Leur histoire est sombre et vous la dévoiler serait trop long. Mais j'ai du accompagner mon père pour les chasser et les faire prisonniers pour la plupart. Je regrette que la Justice n'ait pu s'occuper de chacun d'entre eux. Que mon père ait du se salir les mains. Je regrette lorsque les sentiments sombres se prennent d'une âme pour la déformer. Il y a des barrières et des limites à ne pas dépasser.  

L'avait-elle déjà vu aussi sérieux? Non, ce n'était pas du sérieux. Il s'applique à afficher une certaine neutralité, faussement franc et spontané, mais il ne dupe personne, surtout pas Azénor, même pas Lydie. Car il ne parvient pas à cacher son amertume. Il y a des sujets qui lui tiennent à coeur, il est normal, au fond.

- Disons que mon plus grand regret est de ne pas avoir fait tout ce qui était en mon pouvoir pour vaincre l'opression qu'avait mon père sur ma mère et mes frères.


Frissons. Ses poils s'hérissent et elle esquisse un léger tremblement, l'image de la figure paternelle gravée dans son esprit. Une photo sur laquelle ses yeux s'étaient une fois posé, dans un cadre qui ne lui revient plus. Elle cherche le regard d'Azénor, veut lui envoyer du soutient, lui rappeler qu'elle n'est pas loin.

- Mon plus grand regret c'est d'avoir été trop faible toute ma vie, je me laisse marche dessus et fait n'importe quoi dès que le sujet est important. Je n'ai pas su riposter dans ma vie alors que j'en avais les possibilité et je m'en veux continuellement pour ça, que ce soit quand j'étais jeune dans ma famille ou encore plus récemment à Poudlard, à Londres ou même ailleurs, je finis toujours par perdre contre les faibles parce que je le suis plus qu'eux.

Famille. C'est toujours la famille. Nous sommes loin d'eux, ils sont loins de nous, mais ils continuent d'être la cause de nos faiblesses, celle de nos souffrances, lorsqu'on s'attarde trop à ces pensées qui nous hantent. Voilà pourquoi Lydie n'aime pas en parler. Tout cela, ça fait trop remonter. C'est personnel. Beaucoup trop personnel. Elle ne veut pas penser à son plus grand regret. Elle a peur. Elle ne veut pas se l'avouer, craint les conséquences, n'a pourtant pas la force d'aller à contre sens.

- Je regrette le temps où j'arrivais à ressentir pour les h... hm. Pour les humains autre chose que la colère et la haine. Je regrette l'espoir. Je regrette l'innocence.

La rancune d'un frère, l'absence d'un père, la violence d'un masqué, la cruauté d'un bourreau, la rivalité d'un écolier, l'ignorance d'un être aimé... elle avait regretté, n'y était pour rien. Avait décidé de plonger dans la mare de la facilité et de s'abandonner à la neutralité, décidant d'émerger uniquement en cas d'indignation.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Azénor Philaester
avatar
DirectionGryffondor
Direction
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Coyote
Legilimens


Re: Au pied du chêne, au bord du Lac

Message par : Azénor Philaester, Dim 2 Avr 2017 - 18:04



Deux d'entre eux n'ont pas encore parlé, pour l'instant. Ils écoutent certainement d'une oreille attentive, se demandant pourquoi ils sont encore là ou alors comment vont-ils pouvoir révéler la réalité sur leur plus grand regret. Peut-être même qu'ils se triturent l'esprit en quête de vérité. Sont-ils prêt à nous dévoiler ce qui les ronge, chaque jour. Trois l'ont déjà fait, à leur manière. Alors il reste le préfet jaune et la préfète rouge, mon amie qui dégage une sorte de aura apaisante que je dois être la seule à convenablement percevoir.

Je jette mon regard sur Liskuvo. Une longue histoire facile à résumer nous relie. Un voyage en Russie qui a mal tourné, et le voilà qui s'excuse encore. Alors ses yeux gris et son regard perçant sont toujours coincés dans un coin de ma tête. Je le voix hésiter. Je l'entends préférer se lamenter sur lui-même plutôt que de rejeter la faute sur ses vrais démons. Une question de faiblesse. Encore et toujours ce même titre qui revient sans arrêt. Il ne s'estime pas à sa juste valeur. Un préfet n'est pas faible, mais il peut manquer de confiance en lui. Comme environs quatre vingt quinze pourcent de la population. Mais c'est intéressant cette façon qu'il a de favoriser l'auto rabaissement plutôt que de dire la pure et simple vérité. Je pourrais aller vérifier, en avoir le cœur net, découvrir ce qui le torture vraiment. Mais je ne suis pas venue pour savoir, simplement pour comprendre.
Mais justement c'est là que je bloque. J'ai du mal à comprendre pourquoi il s'inflige ça. Il s'acharne sur lui-même alors qu'il pourrait juste prendre une grande inspiration, aller de l'avant et oublier ses erreurs. Au lieu de cela le voilà assis au parmi nous tous, à s’apitoyer sur son sort plutôt que de montrer sa vraie valeur. Même si en scrutant profondément dans son regard, une légère étincelle me dit qu'il n'a peut-être pas choisit le bon côté. Mais sous informations infondées je ne peux me permettre d’émettre quelconque hypothèse, alors je me contente d'écrire quelques mots sur mon calepin. Mais c'est peut-être le pourquoi. Peut-être qu'il pense sa cause perdue alors il se range et se dévoue à l'autre bord. C'est incroyable comme certaines personnes sont plus difficiles à cerner que d'autres en un simple regard.
Mais cet élève, je le surveillerai de près.


Il ne manque maintenant plus qu'une élève. Ma Lydie. Son regard encore et toujours apaisant venant percer mes pupilles dans un souffle de confort. La rouquine entame doucement son récit, parce que a voilà obligée de se confier à son tour. Résumée en quelques mots, elle non plus n'ose pas trop se confier, et je l'en comprends, puisque je la connais bien. Elle a choisit la facilité et je mime quelques coups de plume sur petit journal. Je n'ai pas grand chose à apprendre sur Lydie, tant je l'a connais déjà sur le bout des doigts. Je sais que ce qu'elle a dit est vrai, qu'elle développe de plus en plus chaque jour une certaine reconnaissance envers la Nature, qu'elle l'admire autant que je peux admirer la Lune, et qu'elle hait l'espèce Humaine autant qu'elle le peut, les temps de troubles et la noirceur.


Un sourire pour marquer la fin de la première question, et un léger soupire aussi. J'en ai appris plus ou moins sur chacun, entre l'évidence, la difficulté et le fait que je sache déjà la plupart de ce qu'il y a à savoir, j'ai ici différents caractères aussi intéressants les uns que les autres.
Je me racle la gorge. Sans commenter la précédente question, sans perdre plus de temps, je passe à la suivante.
- Très bien, maintenant que pouvez-vous me dire sur votre plus grand cauchemar?

Que le premier prêt à se livrer le fasse, une torture de l'intérieur, des peurs à affronter, voilà ce que je leur demande, du précis, des détails, de la vérité. Et leurs possibles regards noirs ne changeront rien, je n'en dormirai pas moins bien la nuit.




Revenir en haut Aller en bas
Liskuvo Kalsi
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Au pied du chêne, au bord du Lac

Message par : Liskuvo Kalsi, Ven 7 Avr 2017 - 12:29


Lorsque ma parole s'éteint une nouvelle rentre en scène, c'est la dernière de notre petit groupe qui nous donne à son tour sa vision des choses. Qui nous dit qu'elle ne ressent que de la haine pour les humains. Elle déteste donc le monde entier. À moins que les humains soient pour elle les moldus, en ce cas il y a encore de l'espoir. Un espoir de ne pas haïr le monde entier. Mais les moldus ne sont pas l'ennemi, c'est autre chose. Ils sont le dernier rempart du château. Un mur ne peut pas être un ennemi, c'est plutôt...un passage compliqué. Celui qu'il faut emprunter pour arriver à destination. Celui qu'on détruit une fois qu'on a réussi à rentrer. De l'intérieur, les moldus sont des remparts, oui.

J'attends la prochaine question en me mordillant la lèvre. J'ai l'impression qu'elles seront toutes aussi dures à répondre. Ne pas tout dire tout en en disant assez pour faire bonne figure. La philosophie n'a jamais été mon point fort non plus. J'ai toujours du mal à rendre compte de ce que je pense de manière belle et imagée pour que la personne puisse interpréter ce qu'elle veut dans l'océan de douleur que j'envoie. J'ai d'ailleurs toujours admiré les gens qui réussissent à faire ça. Ils passent incognito, tout le monde les pense difficile à cerner et bien dans leur peau. M'enfin, du coup, si ils veulent de l'aide c'est plus compliqué.

- Très bien, maintenant que pouvez-vous me dire sur votre plus grand cauchemar?

La question devait arriver effectivement. Notre plus grande peur. C'est le moment d'intense réflexion de la part de tout le monde j'imagine. Je ferme les yeux à la recherche de ce qui m'empêche de dormir la nuit, les peurs tellement profondes qu'elle resurgissent à n'importe quel moment. J'ai bien quelques idées, j'ai peur du quotidien qui ne fait que s'avancer constamment sans jamais s'arrêter pour qu'on puisse le suivre et vivre. J'ai peur de Poudlard qui s'écroule petit à petit dans ma vie et ne me laisse que des mauvais souvenirs. J'ai peur du dehors qui ne fait que venir à moi à pleine vitesse pour s'écraser contre moi. Me faisant mal.

Mais j'ai encore plus peur de perdre ceux que j'aime. Parce que c'est grâce à eux que j'arrive à rattraper le quotidien, c'est grâce à eux que les bons souvenirs restent, c'est grâce à eux que le dehors est ralenti pour que je puisse éviter la claque qui aurait du arriver. Alors oui j'ai peur, mais eux je ne veux pas les perdre.

- Mon plus grand cauchemar...c'est de ne pas arriver à temps pour sauver ceux qui comptent vraiment.

Pas de mentions de personnes. Ça peut être ma famille, mes amis, comme ils veulent. Ils penseront à toutes les éventualités, ils sont forts pour ça. Mais moi là, je tremble devant la révélation qui vient d'arriver. Il ne faut pas qu'il parte trop tôt. Mon attache à la vie réelle. Eux.
Revenir en haut Aller en bas
Ellana Lyan
avatar
Préfet(e)/Serpentard
Préfet(e)/Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Au pied du chêne, au bord du Lac

Message par : Ellana Lyan, Mar 11 Avr 2017 - 16:21


J'ai parler, j'ai trop dit,
maintenant j'ai mal de cette flamme
apparue aux souvenirs qui me consume
brûlant chaque partie avec application
les remords renaissant de leurs cendres
je ne sens plus mon cœur battre
comme si tout s'était arrêté
vient-elle de prendre ma vie ?
Que se passe t-il donc en moi,
pour que je me sente vide comme cela
l'impression de m'en vouloir
sans vraiment savoir pourquoi
j'entends sans écouter
les voix des autres parler.

Suis-je réellement forte ? Je dois tromper les apparence, si vous saviez, ma reine des étoile, si vous voyez vraiment en nous, comment cela est il possible que j'ai l'impression de vous voir vous trompez. J'aimerais vous faire confiance mais sans être sûre d'y arriver, je ne sais pas comment réagir à vos propos, devrais-je en être flattée ou me sentir coupable de telles éloges ? Je ne suis décidément pas capable de comprendre quoique ce soit. Regard mort dans le vide, je me prend la tête entre las mains, comme sis ça pouvait réellement marcher, si je pouvais arrêter la douleur qui me fend le crâne d'une pression supplémentaire. Follement perdue dans ce désespoir, je fini par ouvrir les yeux pour apercevoir un rayon de soleil, pas celui d'un quelconque astre bien trop lumineux, non, la lumière d'un nouvel espoir, d'une âme jumelle de cette douleur qui me ronge depuis bien trop longtemps. Merci d'exister, petite fée.

À d'autre de prendre la parole mais je me perds et n'écoute plus, les yeux clos, les poumons vides, comme en apnée dans cette douleur. J’égare toute envie de continuer sentant simplement la froide souffrance des mots soufflée autour de moi, mes yeux se gonflent, j'ai peur de voir l'eau perlé, ne me sentant pas capable de craquer au milieu de ces gens qui ne connaisse pas mon histoire. Tous ont eu un passé, difficile ou pas mais nous avons tous été. Cette ancienne vie qui a fait de nous ce que nous sommes à présent, dans ce cercle si étroits et pourtant si eu oppressant. Au fil des paroles que prononce les autres, je sens la chaleur monté comme les liens qui se tissent, reliant pour un instant les regrets passés qui nous ont tous plus ou moins rongé.

Et puis vient la deuxième question, frappant violemment tel un coup de poing en moi. Déchirant âme et esprit d'une douleur vive et indécise, s'ouvrir ? Ou partir dès à présent ? Relevant le menton, yeux cherchant ceux de la servante de la lune, comme s'il n'y avait plus personne d'autre, je parle entendant mes mots résonner derrière moi comme si je les abandonnais, traînées de poudre en arrière. Ne craignant plus rien du jugement de ma reine, m'offrant simplement à lui. Je ne désire plus cacher, pas pour vous. J'ai peur de lui, cet homme qui s'affirme mon père sans n'être autre qu'un tortionnaire pour moi. J'ai peur de sentir son sang couler dans mes veines, ses ides transparaître à travers moi. J'ai peur de fermer les yeux la nuit craignant que mes démons et mon passé ne me rattrape. J'ai peur d'être incapable de me contrôler, de faire du mal à ceux que j'aime. J'ai peur d'à nouveau me retrouver seule. J'ai peur de ne plus savoir me relever, peur que les étoiles ne s'éteignent, que l'on m'enferme. J'ai peur de ne pas être la hauteurs de leurs attentes mais aussi de l'inverse. J'ai peur de n'être qu'une traîtresse… Et j'ai peur de vous qui sembler lire en moi bien que je ne tente plus de cacher quoique ce soit, peur d'eux qui se tienne à mes côtés alors que je me livre.

Membres qui tremblent, mains autour des genoux, une larmes roule sur ma joue. Non, je ne suis pas assez forte, je n'aurais encore une fois pas du me livrer. J'ai mal, cette impression d'un poignard qui s'enfonce de plus en plus en moi au fil des questions. Je ne veux pas montrer, ne suis pas capable d'assumer. Cascade vive, les mots rouvrent mes blessures, simples plaies à vif, mais combien de temps pourrais-je encore tenir sous la pression des questions ?

M'enfermant dans un autre monde,
incapable de voir la réalité en face,
j'ai peur de ce monde observateur
je suis passée par tant de douleur
pas encore tout à fait sortie de ce cercle
les enfers ne se quitte pas en un jour
mais je veux réalisé l'impossible
pour ne pas y rester piégée à jamais
continuant, un pas un autre
simplement pour trouver la sortie
quand bien il y en aurait une.
Revenir en haut Aller en bas
Lydie Nouël
avatar
Préfet(e)/Gryffondor
Préfet(e)/Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Au pied du chêne, au bord du Lac

Message par : Lydie Nouël, Ven 21 Avr 2017 - 11:03


- Très bien, maintenant que pouvez-vous me dire sur votre plus grand cauchemar?

Question cruelle à la réponse d'une difficulté inouie. Il allait en falloir du courage pour réussir à sortir la vérité, pour réussi à tout dire, pour expliquer avec exactitude ce que l'on ressent, nos craintes et nos peurs. Lydie n'aurait aucun mal à faire tout cela, encore faut-il qu'elle en est l'envie. Elle n'est pas encore rentrée en confiance avec les élèves qui l'entourent. Elle n'a aucun mal à révéler ses faiblesses à Azénor, elle est son amie. Mais elle n'a pas d'avis sur les autres, craint intérieurement qu'ils réutilisent ce qu'elle pourrait dévoiler. Elle, en tout cas, elle enregistre leurs paroles, les écoute attentivement.

- Mon plus grand cauchemar...c'est de ne pas arriver à temps pour sauver ceux qui comptent vraiment.

La rouquine ne peut s'empêcher de faire rouler ses yeux dans ses orbites, déçue d'une telle réponse. Il ne dévoile rien, ce sont des paroles bateau que tout le monde aurait été capable de sortir, en plus d'être une crainte partagée de tous. C'est vide.

- J'ai peur de lui, cet homme qui s'affirme mon père sans n'être autre qu'un tortionnaire pour moi. J'ai peur de sentir son sang couler dans mes veines, ses idées transparaître à travers moi. J'ai peur de fermer les yeux la nuit craignant que mes démons et mon passé ne me rattrape. J'ai peur d'être incapable de me contrôler, de faire du mal à ceux que j'aime. J'ai peur d'à nouveau me retrouver seule. J'ai peur de ne plus savoir me relever, peur que les étoiles ne s'éteignent, que l'on m'enferme. J'ai peur de ne pas être la hauteurs de leurs attentes mais aussi de l'inverse. J'ai peur de n'être qu'une traîtresse…

Les poils des avant bras de Lydie se redresse contre son gré. Elle essaye de se réchauffer et se frotte fébrilement les bras à travers son pull. Elle ne comprenait pas tout dans le discours de la vipère mais ne pouvait s'empêcher de relever une once de courage qu'elle retrouvait pas chez tous les Lions. A étudier les réponses de ses voisins, elle en a oublié de réfléchir à ses propres cauchemars. Elle se force à réfléchir mais son esprit ne peut admettre la vérité. Une fraise qui fait vibrer les parcelles d'air qu'elle rencontre amène un nouveau frisson. Souvenirs de cauchemars d'enfance.

- J'ai peur des dentistes.

Elle lâche ses mots sans craindre les répercussions, réalise que tout le monde n'est pas, comme elle, une née-moldue et pense à culpabiliser, mais se rappelle qu'elle ne laisse plus rien l'atteindre, qu'elle se moque des conséquences de ses paroles, même lorsque celles-ci font souffrir. C'est la barrière invisible de l'honnêté. Il faut savoir dire les choses, au bon moment et de la bonne manière et non les balancer sans réfléchir. Ça, elle se demande si ce n'est pas de la pure stupidité.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Alice Grant
avatar
Modération RPGSerdaigle
Modération RPG
Serdaigle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Au pied du chêne, au bord du Lac

Message par : Alice Grant, Lun 24 Avr 2017 - 23:16


Azénor te donne un sourire, avant d'en adresser un à la serpentard. Elle a dû voir ce lien qui commençait à se nouer. Tu comptes bien l'endurcir plus tard. Pour l'heure, un bras entoure tes épaules, d'une étreinte vive, accompagnée d'un autre sourire chaleureux. Tes lèvres s'étirent timidement pour le rouge et or avec lequel tu réapprends à conduire. Ce garçon sait comment aider les gens, et il le fait, sans rien attendre d'eux, en s'effaçant. Tu apprécies cette manière désintéressée d'être lumineux. T'as besoin de ce genre de rayon de soleil. Le tic-tac résonnant dans ton esprit s'éloigne. Tu respires définitivement mieux. Lui, il soupire. Son ton est franc, comme d'habitude, mais pas le même...

- Voilà que vous nous faîtes du mauvais goût, madame la Directrice. Demander les secrets des autres, sans dévoiler les vôtres. J'espère que cet échange sera en fin de compte donnant-donnant, mh. Enfin. Très bien. Je regrette ma famille aux Etats-Unis. Leur histoire est sombre et vous la dévoiler serait trop long. Mais j'ai du accompagner mon père pour les chasser et les faire prisonniers pour la plupart.

T'as jamais pensé qu'il pouvait avoir des problèmes. McGrath, l'éternel joyeux, jamais aucune plainte de son existence. T'as oublié qu'il n'existe pas de vie facile. Qu'il devait lui aussi répondre à la question de sa directrice. Tu te jures de faire plus attention à lui la prochaine fois. Il ne semble pas vouloir se dévoiler. Seulement t'es du genre à envoyer valser les masques. Valse. Masque. La réponse d'Azénor te paraît lointaine tandis que ton esprit plonge malgré lui dans des divagations. Effets de la folie passée dont tu n'as pas pris la peine de te débarrasser. Tout ces gens faux. Dansant dans une éternelle illusion. Avec leurs manières, leurs codes. Ceux qui marchent sur les pieds, ou qui lèvent le voile sont jetés à la porte. Mais tu te moques d'être dehors. Tant que tu ne prends pas part à ces hypocrites mensonges.

- Disons que mon plus grand regret est de ne pas avoir fait tout ce qui était en mon pouvoir pour vaincre l'opression qu'avait mon père sur ma mère et mes frères.


Elle, tu as su. Dès la fois où tu as pleuré dans ses bras, t'as senti. A quel point elle pouvait comprendre ce qu'était la douleur. Alors tu t'y attendais un peu. Mais t'as beau savoir que les blessures et cicatrices sont présentes sur les gens, ça te fait toujours quelque chose, une fois que tu regardes sous les bandages. Un goût amer, que tu connais bien, mais auquel il est impossible de s'habituer. Pourtant, tu veux réparer les pires mécaniques. Mettre en pratique ton savoir sur l'alchimie maudite. Exécuter une tâche dont personne ne veut. Infirmière des âmes vendues à la Lune par ce soleil pourri. Un poufsouffle prend la parole.

- Mon plus grand regret c'est d'avoir été trop faible toute ma vie, je me laisse marche dessus et fait n'importe quoi dès que le sujet est important. Je n'ai pas su riposter dans ma vie alors que j'en avais les possibilité et je m'en veux continuellement pour ça, que ce soit quand j'étais jeune dans ma famille ou encore plus récemment à Poudlard, à Londres ou même ailleurs, je finis toujours par perdre contre les faibles parce que je le suis plus qu'eux.

Ouah. C'est dur, ça. D'être plus que faible dans un monde élitiste. Mais si il est toujours là c'est que, quoi qu'il en dise, il n'a pas abandonné. Et c'est une force déjà respectable.

- Je regrette le temps où j'arrivais à ressentir pour les h... hm. Pour les humains autre chose que la colère et la haine. Je regrette l'espoir. Je regrette l'innocence.

On regrette toujours l'innocence. C'est loin d'être rassurant, la vérité. Ça fait peur. Et on voudrait oublier qu'on sait que le pire existe. Mais il ne faut pas oublier que le meilleur est aussi là. Toi, tu peux pas être en colère contre quelqu'un. Enfin, t'as plus de mal qu'avant. Parce que t'es mal placée pour juger. Parce que vous êtes tous des humains, impliquant qualités et défauts, et que tout n'est question que de point de vue. On ne naît pas "mauvais". Personne n'est à blâmer, mis à part tout le monde, car c'est l'effet de masse qui nous a façonné.

- Très bien, maintenant que pouvez-vous me dire sur votre plus grand cauchemar?

Une multitude d'images, de sons et d'émotions te vinrent à l'esprit, dispersant tout sur leur passage. Tu fermes les yeux pour tenter de le calmer. Le pays de tes songes. Rêve quand il est merveilleux. Cauchemar quand il est fou. Tu l'as détesté autant que tu l'aimes ,maintenant qu'il est sous la Reine Blanche, doux grain de sel. Délivré de tout ce qui t'as hanté. Ton plus grand cauchemar serait de voir la Reine de Cœur reprendre les rênes de ta tête, des cartes ne glissant plus entre tes doigts de cartomane mais te coupant, du tueur qui fume avec la chenille bleue, du bourreau et sa faux, des fleurs fanées, du feu, du désespoir des habitants, de la déprime du Chapelier, du Jabberwookie, de l'armure que tu dois enfiler, de la responsabilité de ta santé mentale.

- J'ai peur
Tes yeux noirs se rouvrent
Ta voix est posée
Tes lèvres prennent le contrôle.
- Du retour de la mauvaise folie
Celle qui est tyrannique, qui veut blesser
Qui prend la pouvoir par coup d'état
Mon plus grand cauchemar
C'est la Maudite Grosse Tête en moi.
Revenir en haut Aller en bas
Elya Edhellen
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Au pied du chêne, au bord du Lac

Message par : Elya Edhellen, Ven 2 Juin 2017 - 19:21


Rencontre avec Elya [libre]

Depuis mon arrivée à Poudlard, je n'avais pas encore pris le temps de me retrouver avec ma solitude, et le lac me paraissait l'endroit propice pour faire un bilan de ma rentrée.

Par chance, je pus trouver une place loin de toutes formes de vie souriantes​ et heureuses​. Ce jour-là, tout me déplaisait, à commencer par cette uniforme ridicule. Mal à l'aise dans cette tenue, la seule chose qui me réconfortait était ce serpent sur mon écusson.

Je n'avais encore parlé à personne, enfin, à part les banalités hypocrites et les marques de respect d'usage. Il y avait bien certains garçons qui s'étaient approchés de moi avec l'espoir de faire connaissance, mais ils s'étaient vite rendu compte que cela ne servait à rien.

Je m'approchais du lac pour me perdre dans mon reflet, pensant à ce que pourrait être mon avenir dans cette école. Malgrés mon caractère, je ne voulais pas être cette fille solitaire, réservée, que tout le monde traite d'asocial. Et puis si je continuais ainsi, il y avait de fortes chances pour qu'un professeur me fasse gentillement remarquer que je devrais  plus m'impliquer dans ma maison.

Je devais faire l'effort, me montrer plus amicale, sourire même... Peut être...

Une bulle éclata en plein milieu de mon reflet, me faisant sursauter, je tomba sur les fesses quand j'entendis un bruit de pas derrière moi.

J'étais déjà rouge de honte à l'idée que quelqu'un m'ai vu me ridiculiser de la sorte... Il valait mieux que cette personne en rajoute pas...
Revenir en haut Aller en bas
Nyx Spero
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Au pied du chêne, au bord du Lac

Message par : Nyx Spero, Dim 4 Juin 2017 - 15:41


Et voilà. De nouveau dans le parc, près du Lac. Pourquoi changer les bonnes vieilles habitudes ? Cigarette magique au bec. Personne en vue pour venir briser la tranquillité qui régnait. Cependant… elle était sûre que ça n’allait pas durer. C’était toujours ainsi lorsqu’elle essayait de passer un bon moment au calme. Les cours la saoulaient, bien qu’elle séchait presque tout le temps. Vivement les examens de fin. Qu’elle puisse enfin quitter tout ce petit monde. Ce n’était pas pour elle tout ça. Elle le savait depuis le début. Mais bon, elle devait faire avec pour l’instant.

Dernière bouffée de fumée pénétrant dans ses poumons avant de la recracher. Elle écrasa sa cigarette par terre. Un peu déçue. Elle ne l’avait presque pas senti. Elle se demandait même si elle n’allait pas en fumer une autre. Oh, et puis, pourquoi pas. Ce genre de substances étaient tout ce qu’elle avait pour pouvoir se détendre. Elle fallait qu’elle en consomme une certaine quantité pour que ça fasse effet. Elle décida alors d’en allumer une autre. Cinquième de la journée. Eh ouais… triste réalité.

Après quoi, elle eut envie de se lever. Ah bah tiens, ça commençait à faire effet. Elle tanguait légèrement, et sa tête chavirait. Son esprit se pavanait. Tout ce qu’elle aimait. Alors, sourire aux lèvres, elle commença à marcher. Ouais, elle aimait bien marcher sur cette pelouse. Cigarette à la main, elle regarda un peu l’horizon. Le Lac était vraiment magnifique. Mais, elle le préférait tout de même de nuit. Avec le reflet des étoiles et de la Lune. Eh ouais, elle était du genre nocturne, elle n’y pouvait rien. Nyx s’arrêta. Une fille venait de tomber devant elle. Quelques secondes de réactivités pour comprendre ce qu’elle venait de voir, avant d’éclater de rire. Oh bah oui. C’est toujours marrant une chute. De ses yeux émeraudes elle regarda la fille à terre, d’un regard amusé. Ensuite, elle lui lança d’un ton moqueur :

- Alors ? On ne sait plus tenir debout à son âge ? La gravité est beaucoup trop forte pour tes petites jambes…
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Elya Edhellen
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Au pied du chêne, au bord du Lac

Message par : Elya Edhellen, Dim 4 Juin 2017 - 16:19


- Alors ? On ne sait plus tenir debout à son âge ? La gravité est beaucoup trop forte pour tes petites jambes…

Cette inconnue se moquait ouvertement de moi, d'un geste vif, je me leva et m'approcha à grands pas, lui lançant un regard noir, brandissant maladroitement ma baguette, le visage rouge de colère.

Je l'observais un instant, puis lança un coup d'oeil autour de moi. Ma main tremblante, mon petit poing serré sur la baguette. Ma colère se transformait en une gêne intense. Elle était bien plus âgée que moi, et je ne savais faire aucun sort encore.

Je baissa mon arme, honteuse, je me sentais si ridicule. Ma main libre se serra, et le mélange de sentiments en moi me donnait presque le vertige.

Je combattais l'envie de lui envoyer ma main au visage, mais je le savais, j'étais faible et je n'avais aucun moyen de me défendre. Et puis maintenant elle peut se moquer encore plus de moi, elle a sûrement compris que je n'étais capable de rien. Comme quoi... Je reste une Edhellen...

Il fallait que je me rattrape, que cette prétentieuse ne pense pas que je n'étais qu'une fillette sans défense. Une menace ? Au moins... Elle verra que j'ai pas peur...

"- Si je m'écoutais je te mettrais une bonne claque..."

Je fixais mes pieds, ma voix s'était faite tremblante, trahissant mon manque de confiance certains, et mon impuissance.

Quand j'y repense... J'ai vraiment été ridicule... Mais je ne connaissais encore rien de l'attitude à adopter envers les autres. La seule réponse qu'on me donnait depuis mon enfance, c'était la violence.
Revenir en haut Aller en bas
Nyx Spero
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Au pied du chêne, au bord du Lac

Message par : Nyx Spero, Dim 4 Juin 2017 - 17:46


Nyx. Cette personne que tout le monde déteste. Toujours à se moquer de tout et de tout le monde. Pourquoi faisait-elle cela ? Elle m’aime ne le savait pas, mais elle le faisait quand même.  C’était logique non ? Non, pas du tout en réalité. Bah, après tout, elle était à Serpentard. Si elle avait été logique, elle aurait fini à Serdaigle. C’était aussi simple que ça. La maison de méchant. C’était beau. C’était devenu une petite fierté aux fils des années même si sa famille détestait Serpentard. Eh oui. Une Serpentard au milieu d’une famille de Gryffondor, ce n’était jamais apprécié.

Oh. Voilà un mouvement. Elle se releva. Mais que faisait-elle ? Baguette à la main ? Elle comptait vraiment l’attaquer ? Elle avait l’air vraiment énervée et terrorisée à la fois. Elle avait d’ailleurs l’air très jeune. Oh tiens. C’était une Serpentard. Pauvre petite. Elle essayait de jouer la dure. Nyx ne put s’empêcher d’afficher un sourire amusée face à la fille. Elle finit par baisser la baguette. Dommage, ça aurait pu être marrant. Un petit Levicorpus pour l’éduquer…

- Si je m’écoutais je te mettrais une bonne claque…

Nyx resta un moment à observer la jeune fille qui regardait ses pieds. Elle finit par ricaner face à cette phrase. Des claques ? Vraiment ? Décidément, il fallait enseigner le respect à cette petite. Mais, il fallait l’avouer, elle avait du cran. C’était une Serpentard après tout. Nyx eut un sourire au coin.

- Une bonne claque ? Tant de violence… Je pense bien qu’il va falloir t’apprendre le respect…

Nyx sortit sa baguette, avant de la pointer sur elle. Le sol tanguait toujours un peu, mais c’était sans importance, elle était habituée. Sourire narquois aux lèvres. Il ne fallait pas la traumatiser non plus, c’était une jeune Serpentard après tout. Nyx savait déjà qu’elle allait faire du chemin, mais, pour l’instant, elle se contenta de s’amuser un peu.

- Voyons voir… #Levicorpus.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Elya Edhellen
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Au pied du chêne, au bord du Lac

Message par : Elya Edhellen, Dim 4 Juin 2017 - 18:47


- Voyons voir… #Levicorpus

En un instant, je me retrouva flottant dans les airs, pendu par la cheville, comme si un troll m'avait attrapée du bout des doigts comme un vulgaire jouet.

Je ne connaissais que trop bien ce sort, une des nombreuses punition que mon paternel aimait exercer sur moi. C'est ma mère qui, non pas pour me sauver mais bien pour ne plus m'entendre, effectuait le contresort. Je le connaissais, mais je ne l'avais jamais utilisé.

Je dirigea ma main vers ma cheville, commençant à prononcer l'incantation d'une voix pas très assurée.

#Liberacorp....

Ce n'est qu'à ce moment là que je me suis rendu compte que ma baguette gisait au sol depuis mon envol. Je regardais l'air bête ma main vide, les yeux écarquillés, marmonnant un petit juron d'enfants. J'étais à sa merci.

"-Lâche moi ! Lâche moi je te dis !! J'vais le dire d'abord !!"

Je me débattais comme une louve, me secouais comme un serpent, battant l'air de mes petits poings. Mais j'étais aussi innofensive qu'une plume à cette instant.

"- Je te déteste !! Je te déteste t'entends ?!"
Revenir en haut Aller en bas
Nyx Spero
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Au pied du chêne, au bord du Lac

Message par : Nyx Spero, Dim 4 Juin 2017 - 19:08


Faire voler quelqu’un dans les airs tout en étant défoncée était vraiment amusant. Une petite chose en train de gesticuler. Oh voilà qu’elle essayait de jeter le contre-sort. Dommage, sa baguette était au sol. Nyx rigola de bon cœur. Elle s’assit sur la pelouse, pour regarder cette âme innocente flotter dans les airs. Si la conscience l’appelait ? Non sûrement pas. La conscience de Nyx était absente. Juste le diable était présent dans sa tête. Douce mélodie résonnant à ses oreilles.

- Lâche-moi ! Lâche-moi je te dis !! J’vais le dire d’abord !!

Ces paroles suscitèrent un nouvel éclat de rire de la part de la Serpentard. C’était quelque chose cette gamine. Elle recommença à gesticuler dans tous les sens. C’était… marrant. Oui, vraiment marrant.

- Je te déteste !! Je te déteste t’entends ?!

Ah ! Des mots qu’elle connaissait bien. Oui, elle était beaucoup détestée par ici. Et ça la faisait marrer plus qu’autre chose. C’était tellement facile de se faire détester. Beaucoup plus facile que de se faire apprécier. Nyx ne voulait pas se faire apprécier. Beaucoup trop d’effort à fournir. Et au moins, les gens ne se poserait pas de questions bizarres sur elle. En se faisant détester, elle avait la paix. Futée ? Elle ne savait pas, mais ça marchait plutôt bien. Et puis, ça comblait son ennuie.

- Tu vas le dire à qui ? A maman ?

Nyx rigola une nouvelle fois. Un rire moqueur. Un rire de défoncée.

- Ouais, je sais que tu me détestes. On me le dit souvent, c’est dingue hein ? Et dis-moi, quel est ton petit nom ?
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Elya Edhellen
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Au pied du chêne, au bord du Lac

Message par : Elya Edhellen, Dim 4 Juin 2017 - 20:28


- Tu vas le dire à qui ? A maman ?

Là elle avait dépassé les bornes, je me stoppa net, la fixant méchamment, le regard plein de rancoeur. Je l'observais rigoler, Pauvre folle...

- Ouais, je sais que tu me détestes. On me le dit souvent, c’est dingue hein ? Et dis-moi, quel est ton petit nom ?

Elle avait l'air bizarre, comme alcoolisée ou un truc du genre.

Je me souviens que j'aimais bien faire jouer avec ma mère quand elle avait trop bu, à lui dire des bêtises, lui faire croire des choses incohérente. Au fil des années j'avais tellement usé de ce jeu que je devais innover à chaque fois. J'étais très bonne actrice grâce à ça. Et si... ?

Mon regard se détachait d'elle alors que mes yeux s'ecarquillaient, fixant une personne invisible, derrière la Serpentard.

"- Pro... Professeur !!"

Mon visage mima le réconfort, l'espoir, je souriais.

Je ne savais pas si ce stratagème allait fonctionner, mais le cœur y était. Si cela fonctionne, il me faudra être rapide, et avoir beaucoup de chance, car je n'avais jamais encore pratiqué...
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Re: Au pied du chêne, au bord du Lac

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 65 sur 67

 Au pied du chêne, au bord du Lac

Aller à la page : Précédent  1 ... 34 ... 64, 65, 66, 67  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Le Parc :: Le Lac-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.