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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
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[Habitation] Azarty's Base
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Velina Adams
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Re: [Habitation] Azarty's Base
Velina Adams, le  Mer 23 Jan 2019, 11:26

LA emprunté, tu peux griffer si problème

Il réagissait, réagissait enfin à ses mots. C'était presque trop beau pour être vrai.
Les yeux d'Aya brillèrent d'une lueur malsaine. Elle avait touché juste. Appuyé pile là où ça faisait mal. La corde sensible d'Azaël, juste sous ses doigts. Se connaissant, la sorcière se savait insuffisamment indulgente pour le ménager. Il était lui-même allé assez loin dans ses provocations, parfois, pour qu'elle en fasse de même ce jour-là.

Maladive de l'éclat de calme avant la tempête que portait le visage du jeune homme, Aya jubilait, et sa cigarette s'échoua à nouveau entre ses lèvres alors que son nuage de fumée la distançait, s'épanchant dans les airs avec volupté. Il se crispait, ses membres s'étendaient comme pour parer à cette colère qui grandissait en lui. Peut-être lui avait-elle fait plus mal qu'il ne lui était permis. Et, intensément, comme effaçant sa propre humiliation, sa satisfaction s'étendit à sa gestuelle, ses expressions. Blesser, ça lui plaisait. Peut-être plus que de raison ; et surtout lui, particulièrement. Sans le considérer comme son ennemi, ses manières lui déplaisaient alors qu'à chaque reprise, sa route semblait vouloir rejoindre la sienne. Elle méprisa intérieurement la gentillesse dont elle avait preuve en acceptant de l'aider. Pour quoi, au final ? Une tentative de vol, à nouveau, et cette fois-ci chez elle ? Dans sa propre baraque ? A la bonne heure. Il était indigne de confiance, et par là, indigne pour elle de se tempérer. Lorsqu'il se leva, elle le suivit du regard, comme prête à réagir s'il le fallait.

- Je crois que t'as pas bien compris, Azaël, répondit-elle, glaciale, après une courte pause. T'as pas l'air de comprendre qu'en aucun cas, payer ces potions ne va résoudre le souci qu'on a.
Il était maintenant plus proche d'elle, semblait franchement se retenir pour ne pas lui en coller une, ou la faire de sortir de force. Elle n'en avait cure. Il savait, de quoi elle était capable. Encore plus aujourd'hui. Même si sa colère semblait lui donner des ailes, le combler de courage, cet idiot savait qu'il ne valait mieux pas jouer trop longtemps à ce petit jeu. Elle l'espérait, du moins.

La tension gagna l'air. Le tout était électrique. La fureur d'Azaël, contenue du mieux qu'il pouvait, ne perturbait pas pour autant Aya qui n'ajouta rien, ne bougea pas d'un pouce. A part pour porter sa cigarette à ses lèvres. Et recracher, lentement, sûrement, la fumée sur la gueule du jeune homme. Elle sentait que ça n'avancerait pas plus ; ses membres se lassaient de cette raideur en domination qui les échauffait de plus en plus.
Elle s'en voulait, s'en voulait d'être presque trop magnanime, de le laisser réagir à son aise. Ce n'était pas du tout ce qu'elle avait prévu. Loin de ce qu'elle voulait. Sans mériter sa violence, parce qu'elle en avait marre et souhaitait frapper plus juste, il méritait un traitement spécifique. Et non pas de faire un sitting dans son salon et de le regarder en chien de faïence.

Son autre bras, qu'elle avait gardé enserré autour de sa taille, glissa rapidement le long de sa hanche pour récupérer sa baguette. C'était pas très fairplay, mais en fait, les lois cyniques du jeu dictaient sa marche à suivre. Entre leurs deux silhouettes, le Repulso fusa, soufflé, mais pourtant bien dynamique.
- Je pensais que t'avais compris, qu'il fallait pas déconner avec moi, cracha-t-elle en laissant tomber sa cigarette qu'elle écrasa de son talon. Sans qu'elle ne se soucia vraiment de la direction du garçon, qui devait être droit devant vu qu'un sortilège d'expulsion ne laissait que trop peu le choix, Aya regarda autour d'elle, yeux révulsés et mine irascible. Tu voulais juste aider ton petit copain, c'est ça ? Ton pauvre copain qui a été mordu par un vilain Loup ? Mon pauvre Azaël. Elle monta sur la table de basse sans se soucier de ce qui se trouvait dessus, mais surtout pour le rejoindre de l'autre côté sinon tout cela n'aurait aucun sens, et finalement s'accroupir près de lui : T'as encore une fois essayé de rouler la mauvaise personne je crois. Faut t'expliquer comment, que t'as pas intérêt à me voler, surtout après que je me sois cassée le c*l à t'aider à te transformer en chien-chien ?
Azaël Peverell
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Re: [Habitation] Azarty's Base
Azaël Peverell, le  Dim 27 Jan 2019, 19:44

Elle ne bouge pas. Elle n'esquisse pas le moindre mouvement pour sortir de chez toi, malgré la colère sourde qui gronde en toi. Tu ne vas pas pouvoir garder ton calme très longtemps, surtout pas face à elle. Elle sait trop de choses. Et elle n'a aucun remords à les retourner contre toi. Mais tu n'as pas l'intention de te laisser faire. Tu en as fini de subir encore et toujours ce qui arrive. Tu n'es plus le gamin résigné, enchaîné que tu étais. Aujourd'hui, tu es libre. L'Animagie a sans doute aider. Elle a sans doute aidé. Mais ça ne lui donne pas le droit de te parler ainsi.

Tu te fous royalement de ces potions. Qu'elle veuille que tu les paies ou non. Tu veux simplement qu'elle dégage de là, et si elle ne le fait pas fissa tu vas l'y aider. Paraît que quelques Gallions ne vont pas régler le souci. Tu t'en fous. Tu proposais par pure politesse. Un genre de reconnaissance pour l'aide qu'elle a pu t'apporter. Si elle ne veut rien, si elle préfère que les choses se règlent autrement, ça te va aussi. Tu ne cilles pas lorsqu'elle crache sa fumée goudronnée dans ta figure. Tu te contentes de la toiser avec tout le mépris dont tu es capable tout en lui répondant d'un ton sarcastique.

- Quel dommage.

Tu boues totalement intérieurement. T'avances d'un pas, prêt à la choper pour l'aider à trouver la sortie. Tu te fous royalement de sa condition de Loup-Garou, de son sadisme latent et de son manque total d'émotions. Tu n'as pas peur d'elle. Tu n'as plus peur des gens en général. Uniquement de ce qu'ils peuvent penser de toi. Or, elle a bien clarifié ce point, et tu n'as aucune intention de lui prouver qu'elle a tort. Tu n'as pourtant pas le temps de l'attraper. Elle a sorti rapidement sa baguette pour te projeter à l'autre bout de la pièce. Ton dos claque le mur violemment et tu laisses échapper un grognement.

Evidemment, tu n'as pas ta propre baguette sur toi. T'avais tout juste un t-shirt à enfiler quand elle s'est pointée, tu ne te baladais clairement pas avec ton arme sorcière sur toi. T'as la tête qui tourne légèrement à cause du choc, et tu te frottes l'arrière du crâne comme si ça pouvait t'aider à retrouver des idées claires. Et la voilà qui se sent obligée de faire sa meuf impressionnante. Tu dois bien avouer qu'elle a un certain don pour la mise en scène. Son truc avec la clope écrasée sur le tapis et le faire de monter sur la table basse t'aurais pu trouver ça classe dans un autre contexte. Là, ça te blase simplement.

Lorsqu'elle s'accroupit en face de toi pour terminer sa tirade, tu retiens un soupir. Tu la calcules à peine. Tu te contentes de t'asseoir tranquillement contre le mur sans la lâcher du regard, tout en penchant légèrement la tête sur le côté. Rien de ce qu'elle pourra te dire à présent ne pourra être pire que ce qu'elle a lâché auparavant. Alors autant dire que tu te fous royalement de ce qui va suivre. Tu finis par lui adresser ton plus beau sourire de tête à claques avant de lui répondre.

- J'sais pas, t'as essayé le Doloris ? Ah, m*rde, ça marche pas. Va falloir que tu te creuses les méninges je suppose. Mais si ça peut te rassurer, j'vais plus te voler. J'ai plus l'intention de te voir. J'ai beau être un chien-chien, faut croire que la loyauté et la reconnaissance c'pas mon fort. Casse-toi de là avant que j'm'énerve vraiment.
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Re: [Habitation] Azarty's Base
Kohane W. Underlinden, le  Dim 27 Jan 2019, 20:35


Autorisation d'Aza pour ouvrir un RP en parallèle
RP avec Aza & LA piqué
Suite de


Nous avons marché, ce n'était pas très loin. Marché côte à côté, comme si souvent. Abrités par le ciel coloré de nuit. Dans un air frais et pur.
Les rues de Pré-au-lard plutôt calmes. Les foyers laissent entrevoir de la lumière par leurs fenêtres et parfois, j'essaie d'imaginer quel genre de vie ces gens peuvent mener dans leur chez-eux. Il arrive qu'en passant, je puisse capter quelques images : un canapé, une table de salle-à-manger, un vase empli de fleurs, des étagères croulant de ce qui semble être de vieux parchemins, un lit gorgé d'oreillers... Avec ces petits détails du quotidien, j'essaie d'imaginer une personne déambulant dans cet univers.
La façon dont nous aménageons notre chez-nous reflète, d'une certaine façon, ce qu'on est et les atmosphères où l'on se sent le mieux.
Sur le chemin, j'ai pensé que j'allais voir le cocon dans lequel vit mon frère. Ce chez-lui qu'il s'est approprié, avec Arty. Parce qu'apparemment, c'est en coloc qu'ils vivent. Et ça, c'est plutôt chouette. Parce qu'Arty, je l'aime bien. C'est un chouette type. Alors c'est bien, que ce soit lui, l'ami-coloc de mon frère étoilé.

Silence entre nous, mais nullement gênant, tout le long du trajet. Nous sommes habitués au peu de mots entre nous, à se concentrer avant tout sur les sensations et ce magnétique aimant qui, dès les premiers instants, nous a réunis. Comme les pièces manquantes tant attendues par l'un et l'autre. Sans doute qu'avant même de nous rencontrer réellement, nous avions fait, dans notre cœur et notre vie, une place à cet alter qui s'est trouvé si bien s'y nicher.

Nous atteignons ce que mon frère a désigné comme étant La Cabane. Une habitation de Pré-au-lard parmi les autres habitations de Pré-au-lard. Enfin sauf que celle-ci a un aspect vraiment particulier, un peu haut perché. Et qu'à l'intérieur, vit une étoile terrestre ; c'est ce qui rend le lieu si magique.
Je fais un petit sourire impatient et attendri.
Enfin, découvrir ce lieu.
Découvrir une nouvelle chose de mon frère astral. Comment dire non ?
Je repense à tout ce qui s'est dit ce soir. Ce que j'ai confié, les réflexions échangées. L'intime conviction qu'on était faits pour se rencontrer. Y'a pas d'autres explications. On dit parfois que le hasard fait bien les choses. Mais là... je ne sais pas s'il n'y a que le hasard. Est-il assez puissant pour faire en sorte que les choses s'imbriquent aussi bien l'une dans l'autre ?

L'aspect de la Cabane ne m'est pas inconnu. J'ai déjà eu l'occasion de la voir, mais uniquement de l'extérieur [cf : description des lieux, les archis mégas super protections, il paraît que Koko vous a aidé pour le fianto duri Ange ]. Je ne suis jamais vraiment entrée à l'intérieur, n'ayant jamais trop pris ce temps.

-J'ai toujours aimé la forme de votre... Cabane, comme tu l'appelles.

J'aime l'aspect bois, surtout. Ca fait cocon rustique, à mon goût. Me rappelant par exemple les 3B, ma seconde demeure, lieu de tous les refuges.
J'ai hâte de découvrir les lieux de l'intérieur.
Tournant vers mon frère un large sourire, j'ajoute :

-Tu m'fais visiter ?

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Re: [Habitation] Azarty's Base
Azaël Peverell, le  Dim 27 Jan 2019, 21:39

Koko


T'es content qu'elle ait accepté de venir chez toi. C'est bizarre. Depuis tout ce temps où vous vous connaissez, tu ne l'as jamais invitée. Et toi-même tu n'es allée chez elle qu'une fois, et c'était dans le jardin en plus. Il faut croire que vous n'aimez pas venir vous enfermer sous un toit. Mais ce soir, c'est différent. Ce soir, vous partagez autre chose qu'un simple ciel étoilé et une famille astrale. Vous partagez un pan de vie. C'est ce qu'elle t'a offert en te parlant de son frère. Et c'est ce que tu as envie de lui rendre en l'invitant chez toi. Une nouvelle facette de toi, un peu plus concrète.

Parce que vous avez beau vous compléter parfaitement, ressentir l'un l'autre, au fond, vous ne savez pas grand chose l'un sur l'autre. Ce n'est pas grave, tu n'es pas pressé d'en savoir plus. Tu aimes la découvrir petit à petit, la comprendre toujours un peu plus. Tout paraît si simple avec elle, si évident. Il n'y a rien à cacher, mais rien à dévoiler non plus. Les choses se font d'elles-mêmes, finissent toujours par arriver. Tout se construit petit à petit. Entre vous, la relation est déjà construite, et les bases étoilées sont les plus solides qui soient. Ce qu'il vient à présent, ce n'est que du plus.

La marche nocturne à ses côtés te fait du bien. Tu ne peux t'empêcher de laisser un vague sourire flotter sur tes lèvres, comme à chaque fois que tu te retrouves en sa présence. Bientôt, le village de Pré-Au-Lard est derrière vous et vous vous enfoncez dans la forêt jusqu'à vous arrêtez devant ton chez toi. La Cabane, qui aurait tout aussi bien pu s'appeler le bateau pirate. Mais c'est plus long à dire et ça aurait probablement fait bien trop plaisir à Arty que de trouver un nom au fameux bateau pirate. T'étais clairement pas prêt pour ça, et la Cabane, c'est très bien.

Tu souris à la réflexion de ta soeur étoilée. La forme, c'est bien évidemment pour faire plaisir à Arty. Mais tu dois avouer que t'aimes bien aussi. C'est comme si c'était une invitation au voyage, à l'exploration et à la découverte. Un jour, tu auras un bateau du genre, mais un vrai, et tu pourras partir en pleine mer en espérant découvrir des terres délaissées par l'Homme. Qu'est-ce que tu aimerais, trouver une île déserte, un véritable havre de paix, loin du monde. Mais t'as déjà un dirigeable, alors chaque chose en son temps. Tu te prendras pour un grand navigateur plus tard, là, tu as mieux à faire.

- Avec plaisir, viens !

Et tu lui prends la main pour la tirer à l'intérieur de la Cabane, débarquant directement dans le grand salon dont les canapés moelleux semblent tendre leurs coussins pour vous accueillir. Ce n'est pourtant pas le moment, parce qu'il y a tout le tour de l'habitation à faire. La pièce étant bien plus grande que ce que l'extérieur ne pouvait laisser suggérer, tu l'entraînes vers la salle à manger, puis vers la cuisine dans laquelle s'affaire Balthazar, l'Elfe de Maison; qui s'empresse de saluer les deux arrivant. Le petit Elfe est affublé d'un short que lui a donné Azaël et d'un maillot appartenant probablement à Arty. Vous avez rétréci les vêtements magiquement pour qu'ils lui aillent, et faut bien avouer qu'il a plutôt la classe pour un Elfe de maison.

- Alors, salon, salle à manger, cuisine, Balthazar. Tu veux boire un truc d'ailleurs ? Ou manger ? Il cuisine hyper bien tu verras ! Tu préfères voir l'étage ou la terrasse en premier ?

En fait, tu viens de te rendre compte que tu n'as jamais fait visiter l'endroit à quiconque, et t'es presque paumé pour le faire. D'ailleurs, ça se fait vraiment de faire visiter sa chambre à une fille ? Heureusement que c'est ta soeur étoilée et qu'il n'y a rien d'ambigu entre vous, ça serait vite bizarre sinon.
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Re: [Habitation] Azarty's Base
Velina Adams, le  Mar 26 Fév 2019, 10:23

Je préviens que j'ai peut-être encore emprunté le LA d'Azaël, même si j'en sais rien encore.

Un rire lourd et rauque s'échappa d'entre ses lèvres aussi figées que des persiennes, dans son masque de plâtre et de soie. La situation était bien plus pathétique qu'elle ne l'avait envisagé, finalement. Voir Azaël ainsi échoué au sol, se débattant à peine dans sa propre colère, ou misère, elle n'en savait trop rien, la mettait presque mal à l'aise. Peut-être parce qu'elle réalisait qu'il n'avait même pas sa baguette pour se défendre. Juste son insolence à la noix.

Les mots, ça ne lui faisait plus grand chose. Elle savait comment les manier, elle connaissait bien leur tranchant, leur férocité lorsqu'il le fallait. Mais quand il s'agissait des autres, tous ces beaux monologues lui importaient peu. Qu'il la menace, qu'il la nargue, ça lui passait au-dessus de la tête. A ses yeux, il ne s'agissait que d'Azaël. Et ce jour-là, plus que jamais, il était moins que vermine à ses yeux.
Un claquement de langue compulsif lui échappa, alors qu'elle se relevait. Non, ça ne devait pas marcher comme ça. La situation ne lui plaisait pas trop. Elle avait l'impression d'en profiter ; de quoi, savait pas. De sa faiblesse peut-être, ou bêtise plutôt. Elle croyait qu'il savait, qu'il fallait pas trop la chercher, qu'elle était pire que fauve en cage. Mais il semblait pas piger. Il fallait sans cesse lui rappeler et ça commençait à la fatiguer.

Elle réalisait surtout qu'elle s'était pliée en quatre pour lui, pour l'aider à devenir un p*tain d'Animagus de m*rde qui fuyait finalement en un coup de vent, lorsqu'un beau jour un monstre se décidait à mordre. Elle l'avait aidé à devenir du vent, mais il s'en fichait, il était devenu un beau toutou et puis voilà. Maintenant, il avait réussi et il pouvait faire joujou tranquillement avec son pote. Et elle, elle redevenait la même mégère qu'il voyait en elle à la base. Bien trop cruelle pour être humaine. En tout cas, moins que lui, même s'il avait tué un gosse. Elle, pouvait faire bien pire, et le savait.
Ses yeux se plissèrent, alors qu'elle le fixait sans savoir si elle devait bouger ou non. Il devait certainement attendre qu'elle se barre, mais elle n'en avait pas envie. Trop facile. Trop facile d'obéir à cet abruti fini, qui ne savait même pas qu'il lui devait des remerciements, au moins. Ou ne serait-ce qu'un minimum de respect. Mais il s'en foutait. Il ne la voyait pas comme ça. Peut-être parce qu'elle ne montrait jamais que ça lui faisait mal, tout simplement ; plutôt étouffer la douleur que grimacer. Elle préférait agresser les gens et leur cracher dessus. Plutôt ça que de se mettre à genoux hein, ou, en moins dramatique, de simplement montrer qu'on était blessé.

Rien de pire que de montrer qu'on a aussi des sentiments, que des émotions nous traversent. C'est l'aveu des faibles, de la grosse masse suintante de bonnes intentions et de bonne vision des choses, la seule qu'il faut préserver. Une blague. Elle n'avait pas que ça à foutre. Et, encore mieux, elle n'en avait strictement rien à faire des autres. Ils avaient tous le même faciès, les mêmes réactions, la même démarche ; venaient du même moule et repartiraient dans la même caisse, mais pas du même bois. Plutôt disparaître à tout jamais que de se laisser creuser une dernière demeure éternelle. Il n'y avait rien de plus dégradant que de laisser les autres faire le boulot. A qui revenaient les honneurs, du coup ? A ceux qui avaient simplement mélangé un peu la terre avant d'enfoncer le tout ? Et d'appuyer pour que ça rentre ? A l'aube, on poussait à s'en déchirer les cordes vocales, au crépuscule, on priait pour que ça soit assez large. Et par là, il fallait faire semblant d'en avoir quelque chose à faire, de tout ça ? Tout prendre au sérieux, comme des êtres construits comme des bonhommes en papier. Rien de plus pathétique qu'un esprit sans couches supérieures et subalternes. Et le pire, c'était que jamais ils ne comprendraient.

Elle ne savait pas ce que méritait Azaël. Pas plus que les autres, certainement. Ou juste pire. Elle le connaissait pas, et regrettait de pas savoir. S'il y avait un fond, derrière cet amas de colère emmagasinée. Qu'il ait tué un gosse ne l'aidait pas à comprendre. Il n'y avait pas que ça.
Patte sur son front, Aya persistait à le dévisager comme on observait un porc en partance vers l'abattoir. Il était juste foutu, et ne s'en rendait même pas compte. Il croyait que ça, tout ça, ce qu'il était, borné et récalcitrant, ça le sauverait. Il s'imaginait peut-être avoir des circonstances atténuantes. Des raisons de. Mais ça n'existait pas.

Ça n'existait juste pas.
- J'ai pas vraiment besoin de me creuser les méninges pour savoir ce qui te ferait vraiment mal, Azaël. J'ai bien compris que la douleur physique, tu t'en foutais. Trop déséquilibré pour t'arrêter à ça, n'est-ce pas ? Allez-y, frappez-moi, je vaux mieux que ça.
Un rire, un faux, qui sonnait bien trop vrai pour résonner comme il faut.
- T'as vraiment dû être une honte, un poids pour tes parents, pour en arriver là. Je me trompe ? Ça part toujours de là. On croit que le monde nous sourit, et finalement, on est juste pas voulu. Ou trop aveuglé par soi pour se rendre compte de ce qu'on a déjà.
Un double-fond. Azaël était aussi subtil qu'une énigme à double-fond. Et pour une fois, il fallait creuser pour autre chose qu'une simple résolution. Un tas de souvenirs, qui se bousculaient simplement à la porte. Qui voulaient pas sortir mais qui étaient bien là, pas loin, prêts à dire ce qu'il faut. Juste ce qu'il faut.
- Tous les mômes n'ont pas un complexe d’Œdipe, finalement. Il y en a qui ont juste réalisé qu'ils n'étaient pas vraiment voulus. Et qui aujourd'hui le font payer coûte que coûte. Crois-moi, je sais ce que c'est.
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Re: [Habitation] Azarty's Base
Azaël Peverell, le  Dim 03 Mar 2019, 16:09

LA emprunté


Elle se marre. Elle commence à vraiment te gonfler. Elle ne te prend jamais au sérieux et passe son temps à te rabaisser. Qu'est-ce qu'elle croyait, que t'allais te laisser faire indéfiniment ? Tu lui es reconnaissant pour l'Animagie, mais pas à un tel point. T'en as assez de t'écraser devant les gens, que ce soit elle ou n'importe qui d'autre. T'en as marre de devoir surveiller ce que tu dis pour ne foutre personne en rogne. T'en as marre aussi d'être pris pour un con. D'autant plus que t'as goûté à la puissance dernièrement, tu sais à présent ce que c'est que d'avoir le contrôle total de quelqu'un, et t'as adoré ça. Si elle croit pouvoir te faire peur parce que tu la sais cruelle elle se fout le doigt dans l'oeil.

T'as tendance à oublier ce qu'elle est, au fond d'elle. Le monstre assoiffé de sang que tu peux faire surgir à tout instant. Pourtant, tu vis avec un Loup-Garou, tu devrais capter ce genre de chose. Mais pas lorsqu'il s'agit d'elle. T'as étrangement assez confiance en elle pour se contrôler, contrairement à Arty. T'as sans doute tort, mais tu ne te poses pas la question. Non, tout ce que tu vois, c'est qu'elle essaie, encore et encore de te blesser, d'appuyer là où ça fait mal. Et qu'elle y arrive toujours aussi bien. Tu te fais avoir à chaque fois, faut croire que t'es un peu maso pour toujours la pousser à bout. Parce que t'as jamais remporté la victoire face à elle, quoi que t'en penses.

Elle te traite de déséquilibré, soit. T'as un équilibre qui t'est propre, voilà tout. Elle est trop aveugle pour s'en rendre compte. Parce que si elle se trouve équilibrée, elle a quand même une drôle de façon de voir les choses. Ou un centre de gravité mal placé. Tu te relèves pour lui faire face. La tête te tourne moins, et tu préfères reprendre l'ascendant, au moins physiquement. Montrer que t'es au dessus d'elle, que tu vaux mieux que tout ce qu'elle pourra te dire. Et ton sourire s'élargit légèrement lorsqu'elle t'imite faussement à grand renfort de "Allez-y, frappez-moi, je vaux mieux que ça." Comme pour lui donner raison. Comme pour la pousser à te frapper. C'est vrai, tu vaux mieux que ça. Les coups, tu t'en fous. Ou plutôt, t'as tellement l'habitude qu'ils ont perdu de leur pouvoir sur toi.

Mais ses paroles suivantes te font perdre ton sourire. Un poids pour tes parents ? Sûrement. Tes parents biologiques t'ont refilé à tes parents adoptifs comme simple règlement d'une dette. Faut dire que t'as bien commencé dans la vie, pas vrai ? Et ton père t'a bien fait comprendre que tu étais le seul et l'unique responsable de la mort de ta mère. La seule en qui tu croyais, celle dont l'amour te semblait si profond, si pur, si sincère que la chute n'en a été que plus grande lorsque la vérité a éclaté. Lorsque t'as appris qu'elle aussi, elle t'avait menti. Si vraiment tu comptais à ses yeux elle t'aurait dit la vérité avant d'y passer. Elle ne t'aurait pas laissé avec celui qui est devenu ton bourreau par la suite.

Elle a sans doute raison. T'étais voulu par personne. Et c'est sans doute encore le cas aujourd'hui malgré les liens bancals que tu t'efforces à tisser. Les gens finissent toujours par disparaître. Par en avoir assez de toi. Ce n'est qu'une question de temps, à chaque fois. C'est pour ça que tu fais tout ce qui est en ton pouvoir pour qu'ils le fassent rapidement. Avant qu'ils ne deviennent importants. Avant qu'ils ne puissent te blesser comme elle l'a fait. Chaque fois que tu revois le visage de ta mère flotter devant toi, chaque fois que tu revois son sourire magnifique, la lumière qu'elle renvoie... Chaque fois tu te dis que c'était faux. Que tu t'es bien fait avoir. Et que ça n'arrivera plus jamais. Mais t'es trop faible pour ne pas compter sur les autres.

Le pire, c'est qu'elle lui ressemble un peu, à ta mère. Avec ses cheveux blonds et ses yeux clairs. Mais là où Freya ne renvoyait qu'amour, Lennox ne renvoie rien d'autre que de la haine, de la rage, de la cruauté. Elle est le vrai visage de celle que tu prenais pour un Ange. Un pas vers elle pour annuler la distance entre vous. Tu te fous de la baguette qu'elle tient en main tandis que tu n'as rien pour te défendre. Tu la saisis par le col violemment, approche ton visage du sien, pour lui cracher quelques mots.

- Tu ne sais rien du tout. En revanche, tu n'es pas voulue ici. Si tu restes une minute de plus dans cette Cabane je te jure que j'me ferai un plaisir de m'assurer que ce soit la dernière chose que tu fasses. Et là je n'aurais aucun regret.

Sûrement que si, en fait. Parce que Lennox s'est fait une place dans ta vie, que tu le veuille ou non. Elle a été d'une aide précieuse. Mais elle va trop loin. Elle fait remonter trop de choses en toi. Tu ne veux plus penser à ce gamin seul que tu étais, à la difficulté de gérer l'abandon et le mensonge. Tu ne veux plus penser à toutes ces faiblesses qui te labourent les entrailles. Tu étais passé à autre chose. Tu avais réussi à l'accepter. Et voilà qu'elle te rebalance tout en pleine gueule. T'étais pas voulu. Nulle part. Pour personne. Tu ne l'as jamais été et tu ne le seras probablement jamais. Et celle qui t'a appris ça, c'est ta mère avec son doux sourire et ses vérités cachées.
Loredana Sparks
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Re: [Habitation] Azarty's Base
Loredana Sparks, le  Sam 07 Déc 2019, 13:21

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Leçon de contrôle... qui tourne mal

Ft. Arty

Saison XXIX - Automne

De nombreux jours s'étaient écoulés depuis la mort de ma tante. Mes humeurs changeaient régulièrement, difficile de toujours voir le bon côté du meurtre. Je voulais oublier cette Vieille, mais cela ne semblait pas être le cas de tout le monde. Mon père m'avait envoyée son vieux hibou pour me parler de sa disparition, savoir si j’en savais plus. Quel idiot. Comme si je pouvais m’intéresser à la vie de cette bonne femme. Ça semblait l’avoir convaincu et c’était de nouveau silence radio entre nous. Mon père n'avait jamais été mauvais, juste un pion que l’on pouvait manipuler avec une facilité pitoyable. Jusqu’à accepter que sa propre fille soit jetée dehors à sa majorité. Si je n’avais pas été si entourée par mes camarades de Poudlard à cette époque, je serais probablement toujours à la recherche d’un toit, désespérément. Enfin… Ça ne s’était pas passé comme ça, heureusement. Mais j’étais tout de même passée par une période très compliquée qui m’avait coûtée deux séjours à l’hôpital. La disparition de Claudia Sparks n’était que la fin évidente de toutes ces années de tortures. Ses idées archaïques parties avec elle. J’étais enfin libérée de cette femme toxique qui ne cherchait que ma mort. Depuis ma naissance.

Aujourd’hui, il n’était pas question de parler d’elle. Je voulais la laisser disparaître dans l’air jusqu’à ce que ma famille d’Italie débarque en Angleterre.. Sûrement pour me faire porter le chapeau. Non… Le problème était tout autre. Le fait d’être Métamorphomage trahissait souvent mes émotions intérieures et ces changements incessants que je voyais apparaître sur mon corps - les cheveux surtout- j’avais besoin de contrôler davantage cela avant que le don ne se décide à évoluer encore et encore. J’avais fait appel à Arty pour cela. Pourquoi ? Je n’en savais absolument rien. Il avait été là pour me soutenir, garder ce secret en lui, je n’avais pas trouvé meilleure personne à qui expliquer pourquoi je voulais absolument apprendre à me contrôler une bonne fois pour toute. Demander à Arty, au vu de ce qu’il était, n’était peut-être pas la meilleure idée du siècle, mais je voulais tenter.

Il n’y avait pas de mode d’emploi, il nous faudrait improviser, se débrouiller pour trouver une solution. C’est donc dans cet état d’esprit que je claque la porte de mon appartement pour me rendre à Pré-au-Lard, là où il habitait. Les rues étaient bondées de monde dans ce quartier, trouver un endroit pour transplaner relevait du défi. Une petite ruelle se trouvait là et j’en profite pour transplaner sous le regard d’un petit garçon. Personne n’allait le croire alors à quoi bon s’embêter ? Le secret magique était bien le cadet de mes soucis. C’était ma parole contre la leur de toute façon.

En une demi seconde, je me retrouve dans les rue de Pré-au-Lard en direction de la Cabane où vivait Arty. Peu optimiste quant au résultat, mais avec tout de même l’espoir qu’il y aurait une toute petite amélioration. Devant la porte, ne sachant pas si je pouvais me permettre d’entrer, je me contente de frapper. Espérant qu’il n’ait pas oublié que je devais passer aujourd’hui.
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Re: [Habitation] Azarty's Base
Artemis Wildsmith, le  Sam 07 Déc 2019, 15:31

Peut-être qu’il adorerait devenir professeur en réalité. Étonnante annonce compte tenu de la scolarité du fameux Arty, jamais vraiment investi et surtout renvoyé avant sa dernière année. Mais on ne pouvait pas nier que lorsque quelque chose lui plaisait, le Fripon se donnait à fond, sans même respirer. C’est ainsi que le programme de la journée lui avait piqué les vertèbres d’une énergie incroyable - ce qui n’est pas peu dire puisque l’extrême mouvance le rendait déjà ivre chaque seconde de son existence - le Louveteau avait empilé maints ouvrages sur l’art de la métamorphose et la Métamorphomagie. Il se faisait explorateur des tréfonds des pages brunies qu’il avait empruntées - volées peut-être - à la bibliothèque Londonienne. Magnifique salon désormais plus peuplé d’ouvrages que de coussins. Arty passait de l’un à l’autre murmurant des mmm, oui, d’accord, non c’est nul, ah ! Et bien d’autres. Moment parfait que son élève du jour avait choisi pour frapper à la porte de la Cabane. Il reste un instant extrêmement concentré, feuilletant un énième bouquin, et se contente d’ouvrir à Loredana d’un coup de baguette. Très attentionné comme amoureux.

Entre, entre ! Installe toi ... il cherche, tournicote, fait de la place sur un fauteuil LÀ ! Quelques secondes se faufilent, le temps qu’il termine la page qu’il était en train de lire, avant de refermer l’ouvrage dans un bruit sourd. Je comprends pas. Oui c’était sa brillante conclusion, les yeux nichés dans ceux de la Gryffondor. Imaginons donc Loredana correctement assise qui s’apprête à écouter un des illustres discours du Blaireautin. Ton don est magique, grandiose, magnifique ! Tu as en toi l’essence même de la magie tu te rends compte ? Évidemment comme à son habitude, il parle en faisant les quatre vingt huit pas, les bras gesticulent, le Wildsmith complètement habité par sa pensée. Et il était absolument sincère, pour lui, le don de Loredana était tout simplement fabuleux. Tout le monde devrait voir et savoir ce truc incroyable que tu as ! Il marque une pause, laissant passer un éclair de morosité très vite chassé. Moi c’est pas possible, ma malédiction est monstrueuse... mais toi ..! D’un point de vue lointain - très très lointain - pouvoir se transformer en loup-garou pouvait avoir cette petite étincelle fun et pratique. Mais non. En réalité, il enviait profondément la beauté de la métamorphomagie. Et puis de toute façon, Arty n’était pas un fervent défenseur du contrôle, lui-même ne sachant contrôler ni sa vie ni ses émotions - surtout pas sa colère - ni ses transformations, ni rien. Nada.

Pourtant, il l’aiderait. Parce que c’était ce qu’elle voulait, ce qu’elle lui avait demandé, personnellement. Cette intime promesse qu’il s’était faite de ne jamais, jamais la laisser tomber. Alors il dépose ses poings sur ses hanches, l’air déterminé, mais ! Tu veux mon aide, alors je t’aiderai ! Ponctué d’un petit baiser qu’il voulait rassurant, déposé sur le front. J’ai prévu quelques petits trucs ! Voici venir l’annonce du programme de la leçon de contrôle. Il faut que je te fasse passer par des émotions différentes. Toi, ton job c’est de respirer correctement, profondément, et d’essayer de contrôler tes colorations capillaires, compris ? Charmant professeur, vraiment.

Arty se met alors à trifouiller dans les livres qui avaient recouvert le beau parquet. Ah ! Il s’exclame, ayant trouvé ce qu’il fallait. Regarde ! Il présente sa fabuleuse trouvaille : c’est un livre moldu qui présente tous les petits des animaux ! Il feuillette devant l’Amoureuse, énumère : le lapereau, l’éléphanteau, le renardeau, mooooh, adorable ce livre pour enfants. Un peu rudimentaire comme procédé mais la technologie moldue ne fonctionnait pas dans ce joli petit village sorcier. Il tend le livre à la Métamorphomage et s’assoit alors à même le sol, à ses pieds, prêt à l’observer avec attention. Tu as juste à tourner les pages et essayer de ne pas t’émerveiller de mignonnerie. On commence par le plus facile. Vrai. Le doux émerveillement devant des bébés animaux était une émotion somme toute pas très difficile à contrôler. C’est parti !
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Re: [Habitation] Azarty's Base
Loredana Sparks, le  Sam 07 Déc 2019, 16:24

La porte s’était ouverte, mais personne ne se trouvait derrière. Une fois à l’intérieur, je remarque Arty, entouré de livres. Je m’installe sur le fauteuil, en silence, non sans un petit rictus qui se dessine peu à peu sur mes lèvres. Peut-être légèrement moqueur. Je ne le dérange pas dans sa lecture. Jamais je ne l’avais vu un livre à la main auparavant, ce qui était plutôt une bonne chose, puisque ce n’était pas vraiment mon truc. Je me souvenais bien de ces soirées avec Daemon qui lisait le journal de son ancêtre… Je luttais à chaque fois pour ne pas fermer les yeux. Le bruit sourd du livre me ramène à l’instant présent, regardant Arty dans les yeux. Qu’allait-il dire ? Que c’était peine perdue ? Pas vraiment. Mais ces trois mots me font rire légèrement. Il semblait complètement perdu dans ce qu’il avait lu. Je le regarde tandis qu’il s’extasie sur mon don qu’il qualifiait de magnifique. Était-il en train de suggérer que je faisais erreur en souhaitant apprendre à le contrôler ? Je n’en avais pas la moindre idée, mais je sentais ce ton envieux qu’il prenait. Lui n’avait pas ce don en lui. Lui, avait été mordu et une bête vivait à l’intérieur de lui depuis ce jour. J’avais toujours été intriguée par cette malédiction, je ne souhaitais pas être à sa place pour autant. Il n’était pas le premier Loup-garou que je rencontrais. Je me souvenais de cette fille aux yeux bleus, torturée par ce qu’elle vivait. Sortir avec Arty doublait peut-être le risque que je me fasse mordre un jour. Je n’avais pas peur et je me nourrissais de la prise de risque. À chaque instant.

Je place un petit Merci entre deux de ses phrases. Il ne partageait peut-être pas mon avis, mais il respectait le mien et ne refusait pas de me donner un petit coup de main. Cela me suffisait. Un soutien mutuel qui était important à mes yeux. Je l’écoute m’annoncer le programme du jour, faire en sorte de me faire passer par plusieurs émotions pour que je les contrôle une à une. Un exercice qui pouvait paraître simple. Ce n’était pas le cas. Certaines émotions étaient beaucoup plus faciles à gérer que d’autre. Dans mon cas, j’ignorais encore ce que je maîtrisais dans ce don. Tout était brouillon et ce premier « cours » allait peut-être me permettre d’en savoir davantage. Je hoche la tête suivi d’un Oui Professeur Wildsmith, un rôle qu’il jouait à la perfection. Afin de commencer, je m’installe confortablement, prête à voir ce qu’il m’avait préparé. Il me présente un livre sur des animaux, uniquement des animaux non-magiques. Je ne sais même pas s’il l’avait fait exprès. Depuis toujours, surtout depuis mon travail à la BAM, j’avais développé une passion spéciale pour les animaux en tout genre. Je n’essaye pas de me contrôler tant qu’il ne m’a pas donné le feu vert. Alors oui, je ne peux m’empêcher de sortir des Ooooh et de laisser mes cheveux virer au rose. Arty n’arrangeait rien. Il le faisait sans doute exprès.

Mes cheveux reprennent leur couleur naturelle lorsque le Lycanthrope me tend le livre pour commencer ce premier exercice. Assis par terre, je l’observe un instant jusqu’à son top départ. Mes yeux plongent de nouveau dans ce livre, dont les magnifiques images me donnent immédiatement le sourire. Je ne fais pas attention aux yeux d’Arty qui me regardent probablement. Je cligne des yeux afin de m’assurer qu’ils n’ont pas changé de couleur. Difficile de savoir, mais je savais que c’était la partie que je maîtrisais le mieux. En tournant la page, je tombe sur un petit chaton Chartreux qui ressemblait fortement à Sydney, le jour où je l'ai adoptée. Je peux voir mes cheveux virer très légèrement au rose, mais je me concentre et parviens sans grande difficulté à les faire retrouver leur couleur brune. Ce livre représentait l’un de mes points faibles, mais je me concentrais davantage pour qu’il n’y ait aucun égarement. C’était plutôt réussi. Au bout de quelques minutes, mes yeux rejoignent ceux d’Arty et je referme le livre que je pose sur mes genoux. Alors ? Est-ce que ce premier exercice est une réussite ? Après tout, c’était à lui de juger, de noter même si ça l’enchantait. Lui demandait de l’aide, c’était aussi accepter le fait qu’il me dise que ça n’allait pas du tout. Je m’en suis plutôt bien sortie non ? Je lui lance un clin d’œil. Est-ce que je suis vraiment en train de tenter de le charmer ? Allez savoir.
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Re: [Habitation] Azarty's Base
Artemis Wildsmith, le  Sam 07 Déc 2019, 16:35

Il avait claqué la langue légèrement, signe de désapprobation. C’était trop facile, beaucoup trop facile. Mais au moins, il savait qu’il pouvait compliquer les choses dès le prochain exercice. Disons juste que l’émerveillement était une sorte d’entraînement, un échauffement avant les émotions réellement sérieuses et compliquées, notamment celles qu’on ne parvient pas à réfréner, celles qui nous emportent violemment dans un tourbillon frénétique et nous arrache la respiration. Ils y viendraient. Pour l’instant, les cheveux de Loredana s’étaient légèrement teintés de rosée avant de reprendre leur couleur naturelle, signe que la jeune femme s’était rendue compte de leur transformation imminente et avait immédiatement corrigé le tir. Mais en serait-il de même lorsqu’Arty irait titiller sa peur, ou sa colère ? Mmmm, oui, c’est pas mal. C’est qu’il était tout de même un professeur bien exigeant, mais après tout, on ne félicite pas l’élève à l’échauffement, c’est comme ça. Toujours est-il qu’il attrape en vol le clin d’œil lancé par Spouik, ce à quoi il répond par un visage faussement extrêmement concentré et un tssss. Garde tes clins d’œil Sparks, le contrôle de l’envie et du désir, c’pas maintenant, peut-être en fin de journée. Il sourit, ne peut s’en empêcher. Après tout, ils étaient toujours dans les premiers mois de leur relation, la passion et tout le tralala.

Il s’empare rapidement du livre des mains de l’Amoureuse pour l’envoyer valser à travers la pièce. Exercice suivant. Peut-être était-il contrarié de la réussite facile de la Gryffondor, s’en voulait de ne pas avoir mis la barre assez haut, ou alors une pensée lubrique venait de sillonner ses boucles désordonnées, allez savoir. Bon. D’un entrain extraordinaire, il se lève pour aller chercher un autre bouquin, une feuille de parchemin, une plume et de l’encre. Du matériel studieux qu’il avait dû chercher dans les fins fonds des restes de ses affaires scolaires. Tiens. Il dépose le tout maladroitement sur les genoux de Loredana. Maintenant, écoute bien la consigne, qu’elle reste appliquée sur son travail plutôt que sur son séduisant professeur. Tu vas recopier, cette page … il tourne tourne tourne les pages du livre, là. C’est sur la génétique de la Métamorphogie, ça te fera pas d’mal, d’en apprendre plus sur toi-même. Ennuyeux comme exercice, à mourir, à sa place, il aurait balancé le tout par la fenêtre pour aller faire de la trottinette. Attention, je ne veux surtout pas que tu lèves ne serait-ce que le bout de ton nez du parchemin, quoi qu’il arrive tu dois absolument rester con-cen-trée. Il marque chacune des syllabes à l’aide d’un sourire malicieux, signe avant-coureur d’une bêtise.

Peut-être s’était-elle mis au travail en rechignant légèrement, cependant, c’était Arty qui décidait, lui qui portait la blouse et les lunettes imaginaires du professeur. Promptement, il bondit dans le salon pour farfouiller dans les livres, le tout pour fabriquer une sublime sarbacane. Héhéhé, il n’était pas peu fier de sa feuille arrachée et des boulettes qu’il venait de confectionner. Tu sais, Spouik - continue d’écrire - pour prévenir le moment où elle lèverait les yeux vers lui, j’me souviens pas trop de d’toi à l’école, enfin, pour moi tu étais très sage, très studieuse, très élève modèle, non ? Jamais tu n’as participé à nos bêtises, à Aza et moi, c’dommage, on aurait pu se mettre ensemble beaucoup plus tôt. Si on ne comptait pas le fait qu’il était encore plus horrible à 15 ans que maintenant. Le Fripon s’installe confortablement sur un autre fauteuil, à l’opposé de la pièce, et commence sa mission d’enquiquineur. Faire sortir Loredana de ses gonds, doucement mais sûrement. Armé de sa sarbacane de papier, la première boulette s’envole à tire-d’ailes pour aller heurter le front de la Dulcinée. Arty rigole, voilà ce à quoi sa scolarité à Poudlard lui avait servi, viser correctement.
Il fit rouler ses doigts sur ses munitions qui l’attendaient sagement sur l’accoudoir sur fauteuil. Retrouvailles avec ses bêtises d’adolescent, lorsque rien ne l’intéressait si ce n’était la provocation, la rébellion et les rigolades. Une deuxième boulette se précipite, et peu importe ce que la Métamorphomage lui répondrait, il l’importunerait, la harcèlerait presque afin qu’elle contrôle la montée d’agacement, d’exaspération, puis d’énervement, et enfin de colère. Alors ... il suspend la prochaine phrase, sait pertinemment que ça n’enchanterait pas sa petite amie, mais c’était un risque à prendre, personne n’avait dit que cette journée d’apprentissage serait une partie de plaisir, comment la charmante et studieuse préfète des courageux Gryffondor se retrouve, des années plus tard à tuer violemment sa propre tante et trainer avec le terrible Arty Wildsmith ? C’est la déchéance non ? De la provocation pure, tandis qu’il arme de nouveau sa sarbacane.
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Re: [Habitation] Azarty's Base
Loredana Sparks, le  Sam 07 Déc 2019, 17:04

Bien. Très bien. Le charme ne fonctionnait pas aujourd’hui sur le Poufsouffle. J’aurais pu insister, après tout, son impression sur le premier exercice ne m’avait pas vraiment convenu. J’avais levé un sourcil à ce moment-là, déçue de voir que mon contrôle devant tant de mignonnerie ne lui suffisait pas. Il envoie valser le livre et je ne peux m’empêcher de sursauter légèrement. Bon, après tout, en quoi cela devait m’étonner ? Une feuille de parchemin venait d’atterrir entre mes mains. Je la regarde en grimaçant. Alors quoi, il comptait me faire copier des lignes ? Eh bien…c’était presque ça. Une page d’un livre sur la Métamorphomagie à recopier. Je lance un Sérieusement ? Avant de souffler un grand coup, me demandant si je n’aurais pas mieux fait d’aller voir Theya pour ce genre d’exercice. J’avais préféré lui épargner mes soucis en ce moment. Néanmoins, je commençais à regretter d’avoir fait appel à Arty.

Toujours en me posant plein de questions sur ses intentions, je suis la consigne non sans râler une énième fois. Si j’avais refusé de faire des études après Poudlard, c’était justement pour ne plus avoir à écrire des âneries, même si ces dernières me concernaient. Il continue de me parler, je n’ai pas le droit de lever la tête pour l’écouter. Toutefois, ces paroles me déconcentrent, je me retrouve à relire dix fois la même phrase, à écrire des mots que lui prononce plutôt que ceux du livre. Là était donc son exercice : tester quelque chose comme ma patience ou ma concentration, ou les deux. Je ne réponds pas aux bêtises qu’il sort sur l’élève modèle blablabla. Je l’ignore, c’était le mieux à faire. Je me bouche une oreille de la main gauche – celle qui n’écrivait pas – et continue à écrire ces phrases ennuyeuses pour moi. La Métamorphomagie m’intéressait, seulement, utiliser des moyens moins…théoriques pour en savoir plus était bien plus pertinent. Tandis que la concentration s’installait petit à petit, je sens quelque chose me heurter le front de manière très désagréable. Levant des yeux ronds – mais toujours bleus – vers lui. Sérieusement, Arty ? D’un ton bien agacé comme il devait s’y attendre, mais pas de cheveux colorés, pas encore.

Une deuxième boulette vient toucher ma main et m’arrache un Aaaaaah !! Mais je ne lève pas les yeux cette fois-ci. Cependant, à l’intérieur, ça commençait à bouillonner. Je n’avais que très peu de concentration, très peu de patience. Je reprends mon écriture, la main douloureuse. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas écrit autant. Toujours dehors ou à travailler ou à faire la fête, jamais devant une table avec un parchemin et une plume. La voix d’Arty s’élève à nouveau me faisant pincer les lèvres. T’as raison. Je peux trouver mieux à faire que de trainer avec Arty Wildsmith, que je réponds sans lever les yeux pour autant. Et il continue encore et encore. Les boulettes fusent, ainsi que ces phrases dans le but de m’agacer à nouveau. J’essaie de garder la tête sur le livre, d’écrire, écrire toujours, écrire. Cette page était interminable. Au bout de sa…dixième boule de papier, je perds patience. Malgré mes efforts, mes cheveux commencent à virer au rouge. Pas un rouge vif, non, mais un rouge quand même. Je ferme le livre violemment et le jette sur Arty comme un frisbee. La charmante et studieuse Gryffondor va retourner avec son ex si tu continues. Je ne savais même pas où il était donc clairement, c’était impossible. M’enfin, qu’importe il n’en savait rien, lui. L’exercice était bien moins réussi. Clairement, il était raté. Je parviens néanmoins à enlever ce rouge de ma chevelure. En levant de nouveau les yeux sur lui, je comprends rapidement qu'il ne semble pas vraiment avoir apprécié mon jet de livre. Oops.
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Re: [Habitation] Azarty's Base
Artemis Wildsmith, le  Mar 10 Déc 2019, 11:56

Ça le fait d’abord sourire doucement, Loredana qui tente de répondre quelque chose à ses provocations, gentiment, Arty la trouvait plus mignonne qu’autre chose. Mieux à faire que de traîner avec Arty Wildsmith, non vraiment c’était doux et sympathique et en plus, elle avait continué d’écrire, concentrée. Il pouvait être fier d’elle et continuer son petit manège agaçant.
Mais c’eût été beaucoup trop beau. Il sentait la patience de la Métamorphomage se réduire à force qu’elle avançait dans son ennuyeuse tâche d’écriture. Tout comme ses munitions commençaient aussi à se faire rares. Il en cherchait d’autres lorsqu’il reçut sur son front la tranche du livre lancé à pleine vitesse. Il aurait au moins appris quelque chose de cette journée studieuse : Loredana savait tout aussi bien viser que lui. Héééé ! Le métier de professeur n’était pas censé être si risqué. Il frotte l’endroit de l’impact avant de remarquer que le rouge naissait dans la chevelure de la jeune femme. T’as perdu ! Avec un large sourire, satisfait que son élève soit finalement confrontée à de la difficulté. Il faudrait reconduire l’exercice, pour la plus grande joie du Malicieux.

Jusqu’à ce que le sourire s’efface brusquement. La mâchoire se contracte, tentant de digérer l’allusion à l’ex petit copain. C’est que c’était à lui de lancer des piques pour énerver la Gryffondor, pas l’inverse, surtout pas l’inverse. Elle s’était lancée dans un jeu dangereux. J’suis de nature jalouse Sparks, commence pas. Qu’il grommelle entre ses dents serrées. Un avertissement si elle n’avait pas déjà deviné le côté possessif et jaloux du Poufsouffle. Mais c’était trop tard en réalité. La réplique de l’Amoureuse avait déjà retourné les méninges explosives et susceptibles du Louveteau. C’est-à-dire qu’il lui en fallait peu et qu’il prenait sa relation avec Loredana déjà à cœur, ainsi, toute évocation d’un autre homme était tout à fait à vomir pour lui. Ne pouvant maîtriser sa contrariété, il se met subitement debout sur le fauteuil, les boucles en proie à une certaine fureur.

Mais vas-y ! La porte est juste là !
Il la pointe d’un doigt boudeur-rageur. Cependant, le ventre soudainement retourné à l’idée qu’elle puisse vraiment partir si rapidement, il enchaîne pour garder son attention. Plus tard, il prendrait peut-être l’excuse stupide que c’était dans le cadre de l’exercice. D’ailleurs on parle de quel ex ? Je le connais ? Est-ce que c’est Aidan truc bidule ? Tu sais, celui qui se défend comme un mollusque et que j’ai dérouillé si facilement ? Celui qui - disons le - n’a pas su te défendre alors que tu aurais VRAIMENT eu besoin de protection vu comment tu maniais ta baguette. Outch, de la méchanceté gratuite, et fausse en partie. S’il considérait le feu Aidan comme un moins que rien qui avait eu ce qu’il méritait, ce n’était pas du tout le cas de Loredana. Mais il prétend garder l’objectif de voir les cheveux de la jeune femme rester bruns, qu’elle garde son calme, qu’elle essaie du moins. Pourtant, c’était un mauvais chemin qu’il empruntait, il le savait tout au fond lui, très mauvais chemin. Mais un Arty qui ne répondait pas aux provocations, même les plus minces, n’était plus vraiment Arty. La violence et l’agressivité qui dormaient constamment en lui n’avaient besoin que d’un petit tout petit stimulus, pas plus. Manquerait plus que Loredana lui dise que finalement, c’était lui qui avait désespérément besoin d’une leçon de contrôle, et là, la vaisselle volerait.
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Re: [Habitation] Azarty's Base
Loredana Sparks, le  Mar 10 Déc 2019, 13:41

Il souriait pourtant. Avant d’entendre le mot interdit à ses oreilles, il était en train de sourire. Ravi de constater que son exercice marchait, que j’avais perdu. Fier de lui. Tout comme j’aurais dû l’être. Pourtant, cette phrase en trop, sortie de ma bouche, avait tout cassé en une fraction de seconde. Comme un miroir que l’on aurait brisé avec une pierre. Un bruit de fracas, que l’on ne pouvait entendre, mais que je ressentais déjà, quoique je n’y prêtais pas vraiment attention pour le moment. Sa nature jalouse, je l’avais oubliée depuis le temps. Il s’était passé tellement de choses entre nous en si peu de temps, que pour moi, cette jalousie n’avait simplement aucun sens. Même si j’aurais peut-être mal réagi également à sa place… On était différent et pourtant, on se ressemblait sur bien des points. Par pure fierté, j’avais commencé à me lever pour partir réellement, avant qu’il ne me retienne par de nouvelles paroles. Ni une, ni deux, mon cœur éclate en mille morceaux. Vraiment, il me fait mal. Je n’avais pas voulu être blessante, mes paroles n’étaient pas sérieuses. Pourtant, ses mots font remonter des souvenirs que j’avais décidé de camoufler, d’oublier parce que le visage d’Arty ce jour-là n’avait rien d’attendrissant. Et Aidan…Le temps avait effacé la douleur de l’ignorance, mais en parler faisait remonter tout ce que j’avais ressenti quand je voyais qu’il ne revenait pas de son voyage.

Je m’approche du fauteuil sur lequel j’étais assise auparavant, mets les mains sur le dossier comme pour m’éviter de m’effondrer. Il y était parvenu. Il était parvenu à me blesser. Alors je lève les yeux vers lui, d’un air qui ne ressemblait en rien au clin d’œil. C’était plutôt…le regard que je lui avais lancé lorsqu’il était venu me rendre visite à l’hôpital. Alors c’était ce qu’il se passait ? Un retour à la case départ ? D’un geste brutal, je bascule le fauteuil en arrière, juste pour le faire tomber, parce qu’il fallait que j’extériorise ma colère. Incontrôlable comme toujours. Pourquoi tu me parles d’Aidan ? Qu’est-ce que ça peut te f**tre si j’étais avec lui ou pas avant ? Le ton commençait à monter. Pourquoi tu me parles de lui ? J’avais presque crié cette dernière question. Aidan n’avait jamais fait partie de nos sujets de conversation. Jamais. Je fais les cent pas dans la pièce donnant des coups de pied à tous les livres qui se trouvaient sur mon passage. Je n’avais plus la tête à être raisonnable. Je pourrais juste m’en aller, claquer la porte et rentrer me calmer. Mais non. J’étais étourdie par la colère, mes yeux devaient, eux aussi, avoir changé de couleur. Et au lieu de partir, j’avais décidé de comprendre, ou de provoquer, je ne sais pas vraiment.

Je m’arrête alors et me retourne vers lui. Je me fiche qu’il soit en hauteur. S’il veut montrer qu’il est au-dessus de moi, qu’il le fasse, mais il était temps de le mettre en face des choses. Si je ne manie pas la baguette assez bien, qu’est-ce que tu attends ? Je n’étais pas sûre qu’il comprenne, moi-même, je ne me comprenais pas à cet instant. Descends et attaque. Le problème avec ma colère, c’est qu’elle se transformait vite en mission suicide. Mais j’avais besoin de l’extérioriser. Comme au bon vieux temps ! Je ne sors même pas ma baguette. J’enchaîne avec les phrases blessantes. Quelle idiote. Faire appel à toi pour m’aider à me contrôler, alors que tu n’es pas foutu de te contrôler toi-même. Les mots sortaient sans contrôle. Je ne les pensais même pas. Pourtant, ils étaient bien sortis, aucun retour en arrière possible. J’allais payer pour tout cela. Peut-être pas physiquement, mais psychologiquement. Signait-on la fin d’une relation si récemment formée ? C’était le problème avec les amours passionnels : on pouvait s’aimer profondément, mais se faire du mal tout autant.
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Re: [Habitation] Azarty's Base
Artemis Wildsmith, le  Mar 10 Déc 2019, 14:22

Il avait vu immédiatement l’effet de ses paroles sur Loredana qui avait chancelé lorsqu’il avait évoqué Aidan. Il veut tendre la main vers elle et peut-être s’excuser mais l’emportement lui bouillonne tant l’esprit qu’il peine à entendre ses propres pensées. Un bourdonnement alors accentué par la chute du fauteuil, il veut la prévenir, arrête, qu’elle arrête d’hausser la voix, de s’emporter elle aussi, il ne connaissait que trop bien le dénouement de telles confrontations. Je sais pas, je sais pas ! Lui aussi, hurle presque. Vrai qu’il ne savait pas pourquoi le nom de ce Mort lui avait traversé les lèvres, inconsciemment, il voulait crier la vérité à l’Amoureuse tellement ça lui écrabouillait la conscience. Ça, mêlé à l’éventualité qu’elle puisse se réfugier dans d’autres bras que les siens, déchirante idée. Il se bouche presque les oreilles, sonné par l’écho des cris de la Gryffondor et le boucan des bouquins percutant le mobilier. Il lui répète arrête en fermant les yeux si forts qu’il pense pouvoir reprendre sa respiration et atténuer sa poitrine brûlante de colère.

Mais les provocations de la brune continuent, il ne peut la blâmer, il faisait de même. Les yeux vitreux d’une dispute que le Loup-Garou ne pouvait arrêter, il laisse échapper un rire incontrôlable, sarcastique, t’es complètement folle ! Il y va fort, regretterait d’ici peu. Un voyage à l’hôpital ça aurait dû être suffisant pour toi ! Que tu te dises enfin, de façon raisonnable, noooon je ne fais pas le poids face à Arty ! Oui, même dans les accrochages il trouvait le moyen de se lancer des fleurs, alors qu’il aurait tout simplement voulu dire que non, non, il ne lui ferait plus jamais de mal, au contraire. Mais ça ne sort pas, ça ne veut pas, parce que tout idiot capricieux qu’il était, il voulait gagner. Gagner quoi, aucune idée.
Mais face aux dernières paroles de la Métamorphomage, il saute du canapé, soudainement, cherchant peut-être à lui faire peur, il se met à face à elle. N’importe qui aurait alors reçu un magnifiquement coup de poing briseur de nez, pas elle évidemment. Et c’est là que les pensées s’emmêlent considérablement, il a autant envie de l’embrasser, le plaisir d’avoir face à lui quelqu’un avec du répondant, que de continuer à lui hurler dessus.
Ce sont les mots de la jeune femme qui résonnent dans ses tympans qui le conduisent à continuer de fulminer. Puisqu’elle avait osé dire qu’il n’était pas foutu de se contrôler, autant lui donner raison - stupide stupide stupide Wildsmith. Tu savais ! Tu SAIS comment j’suis et qui j’suis, c’est TOI qui a choisi de venir ici alors viens pas m’balancer à la gu*ule des trucs comme ça ! Surtout parce qu’il était incapable de faire mieux à cet instant.

Pourtant sa respiration se calme brutalement tandis que dans ses yeux c’est une sinistre étincelle qui vient de s’allumer. Mais tu as raison, j’en ai rien à foutre que tu aies été avec ce guignol - aka Aidan Cray - il est mort. Et tandis que le Poufsouffle pouvait entendre les battements tonitruants de son cœur dans ses tempes, il se rapproche dangereusement de l’oreille de Loredana pour lui chuchoter la funeste vérité, j’m’en suis assuré.
Damn boy. A cet instant fatidique, ses doigts le brûlent de trouver rapidement un retourneur de temps.
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Re: [Habitation] Azarty's Base
Loredana Sparks, le  Mar 10 Déc 2019, 15:05

Nous étions allés trop loin. Beaucoup trop loin. Tous les deux. Les mots dépassaient nos pensées. Je n’avais pas envie qu’il m’attaque, je n’avais pas envie de le blesser par ces phrases dénuées de sens. Mais il était trop tard, le mal était fait. Nous étions en train de nous détruire mutuellement. Pourquoi est-ce que l'on s'infligeait une chose pareil ? À trop vouloir gagner, on finit par perdre et c’est ce qui allait nous arriver à tous les deux. Il ne pouvait y avoir de gagnants dans ce genre de confrontation. Pas lorsque les mots envoyés faisaient du mal à une personne à laquelle on tenait. Je sens qu’Arty a du mal à contenir sa colère face à la mienne. Je l’entends me demander d’arrêter, à plusieurs reprises, mais mon esprit n’est qu’une succession de nœuds que je ne parviens pas à défaire. Ma tête me tourne et j’ai des bouffées de chaleur. Il allait falloir que je m’en aille, avant que cela tourne mal. Mes paroles semblent l’amuser. Il me rappelle ce souvenir jusqu’ici enfoui bien profond dans mon esprit. L’hôpital, les marques, la douleur, le sang que j’avais senti couler, la peur de vivre mes derniers instants et Arty qui transplane. Il s’était excusé à maintes reprises et j’avais fini par lui pardonner, par tomber amoureuse de lui. Et voilà qu’il remettait tout cela sur le tapis. Me rappelant encore et encore qu’il était meilleur. Je préférais ne pas répondre, je me contente de gigoter en me mordant l’index pour ne pas aller lui en mettre une.

Enfin, il descend du canapé, j’étais parvenue à le toucher en parlant de son contrôle. Je ne baisse pas les yeux, je me fiche de ce qu’il pouvait m’arriver. Jamais je n’avais eu peur d’avoir mal, j’avais très peu d’instinct de survie, ce qui n’avait pas toujours joué en ma faveur. Alors quoi ? Je dois simplement accepter ça ? Ne plus oser te demander d’aide, du soutien, parce que je sais que tu ES comme ça ? Où est-ce que l’on allait tous les deux ? Je n’en savais rien. Néanmoins, une chose était sûre, il s’était décidé à me faire mal, à me détruire. Comme s’il se nourrissait de cela. Il me parle d’Aidan une nouvelle fois, m’annonce sa mort, me dit à l’oreille qu’il est le responsable. À cet instant précis, mon corps se glace, les cheveux deviennent blancs, signe d’un réel choqué émotionnel, ma peau est pâle, jusqu’aux lèvres. Je ressemble à une morte. Je le regarde simplement dans les yeux, sans aucune expression. Juste des larmes qui coulent seules, sans aucun sanglot. Aidan. La seule figure paternelle que j’avais, qui m’avait aidée. Il avait été réduit à néant par la personne que j’aimais. Et je l'apprenais comme ça. Brutalement. C’en était trop. Ma bouche finit par s’entrouvrir sous l’effet du choc, de la surprise, ma respiration s’accélère. Elle commence à être de plus en plus forte, jusqu’à ressembler à des suffocations. J’étais en train de faire une véritable crise de panique. Le ventre retourné, je cours vers l’évier le plus proche – pas le temps d’aller aux toilettes – pour vider ce qui ressortait de mon estomac. Je murmure un qu'est-ce que j'ai fait ? J’ignorais si le Poufsouffle avait entendu. Je glisse sur le sol, sans parvenir à m’accrocher au meuble sur lequel j’étais appuyée. Je reste simplement assise, la tête contre le meuble. C’était juste trop. Trop à encaisser. La crise de panique reprend de plus belle. Je parviens à sortir quelques mots Faut qu’je parte. Faut qu’je parte. Faut qu’je parte. Pourtant, je suis incapable de me relever pour l’instant.

Je ne parvenais plus à le regarder dans les yeux. Je ne savais même pas où il se trouvait. Tu as gagné. Je ne pouvais plus lutter, jamais je ne pourrais lui sortir quelque chose de pire que ça. Il pouvait remonter sur son canapé, si telle était sa place. Je ne me sentais plus à la mienne ici.
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Re: [Habitation] Azarty's Base
Artemis Wildsmith, le  Mar 10 Déc 2019, 15:10

Lui aussi avait blêmi soudainement devant la réaction de Loredana, il aurait voulu rattraper vite vite vite les mots qu’il venait si cruellement de prononcer, lui dire que non non non non non ce n’était pas tout à fait ça qu’il voulait dire, pas comme ça du moins. Durant des mois, il avait toujours été conscient que cela devait sortir un jour, parce qu’il n’était pas un menteur, un cachotier, Arty était quelqu’un qui généralement, assumait ce qu’il faisait. Même si c’était moche, vraiment très moche. Mais il s’était imaginé une scène douce, calme, une conversation bien amenée devant une tasse de thé brûlante, qui révèlerait enfin qu’il était le meurtrier de Cray. Pas une dispute explosive qui ferait vomir les tripes de l’Amoureuse. Lui reste planté là à se hérisser les cheveux de malaise, la colère peine à retomber. Et alors qu’il voit Loredana s’avachir sur le carrelage de la cuisine, le Louveteau se met lui aussi à donner des coups de pieds sur tout ce qui passe, meubles, bouquins, décoration. Lâchant des rhaaaa furieux, c’est contre lui-même que sa rage est désormais tournée. Il s’en veut terriblement, il s’en veut d’avoir lâché une telle bombe juste pour blesser la Métamorphomage, il s’en veut de la mettre dans un tel état, il s’en veut de ne toujours pas savoir contrôler les tempêtes de courroux qui le parcourait, il s’en veut d’être ainsi. Pourtant, je vous assure, il faisait de son mieux. Il se frotte le front les yeux les oreilles pour tenter de se calmer, d’y voir plus clair alors qu’il l’entendait de loin répéter qu’il fallait qu’elle parte.

Il ne fallait pas qu’elle parte, il devait tout faire pour la retenir encore un peu, avoir une chance de se rattraper peut-être, de lui expliquer, au moins. Mais alors qu’il serre entre ses phalanges blanchies d’irritation le dossier d’une chaise de cuisine, il parvient à articuler difficilement, tu ne devrais pas être si surprise, oui, enfin, ce n’était pas tout à fait ce que j’avais imaginé, les excuses ne ressemblaient ordinairement pas à ça, Cray n’était pas le premier et ne sera certainement pas le dernier, super, rassurant, à tous les coups ça la ferait rester ça, c’est sûr. Il fixe le bois de la table de cuisine, ne surtout pas la regarder, ne pas être confronté aux dégâts qu’il lui avait infligés. J’suis pas un chic type Sparks, c’était peu de le dire, la tête s’affaisse, pas un parti idéal, pas une belle personne, on a compris oui, j’suis un … voyou, bandit, meurtrier, monstre, choisissez. Il déglutit difficilement, avant d’oser baisser les yeux vers elle, tu le sais, et j’vais pas passer ma vie à m’en excuser. Pourtant il devrait, un petit peu, genre là maintenant tout de suite ce serait bien, puisque les cris avaient cessés, une certaine accalmie.

Peut-être avait-il entendu car il se sépare de la chaise qui s’était faite soutien à cette incroyable révélation sur son horrible personnalité pour aller s’agenouiller en face de la Gryffondor. J’suis désolé. Finalement, il s’excuse, doucement, l’air penaud d’un chaton ayant encore déchiré la tapisserie. C’était un accident, presque, enfin, non pas qu’il regrettait de l’avoir tué mais bon, tout n’était pas bon à dire non plus. Il m’a énervé, provoqué, mis en colère, il voulait pas s’arrêter. Il soupire, c’était l’histoire de sa vie en réalité, j’ai perdu le contrôle, j’me suis transformé, Aza n’a rien pu faire. J’lui ai arraché la tête. Ça par exemple, c’était un détail qu’il aurait pu très bien pu négliger, laisser de côté semblant de rien. Il tente un geste délicat vers la joue presque transparente de la jeune femme. J’ai rien gagné du tout, au contraire, il semblait l’avoir complétement perdue elle, alors c’était peut-être le bon moment de lui dire qu’il l’aimait, ou alors le pire. Loredana, c’était rare qu’il prononce le prénom dans son entièreté. Je t’aime. Au moins, il aura tenté sa chance.
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