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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Le Parc :: La Forêt Interdite
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Dans une clairière
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Maître de jeu
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Dans une clairière
Maître de jeu, le  Jeu 19 Avr 2018, 20:51

La forêt a beau être dense, l'on peut y trouver de rares clairières mousseuses. La lumière y sera plus vive, et vous pourrez facilement apercevoir la lune durant la nuit. Cependant, elles seront introuvables à l'orée du bois : il faudra s'aventurer assez profondément dans la forêt avant de tomber dessus. Ces lieux dégagés sont appréciés de certaines espèces animales : vous pourrez y croiser des lapins, des oiseaux et même des sombrals si vous êtes chanceux. Les clairières sont calmes, apaisantes et l'air y est moins suffoquant, mais attention à ne pas trop baisser votre garde : vous n'êtes pas pour autant à l'abris des dangers de la forêt. Elles sont susceptibles d'héberger des rassemblements de groupuscules en toute discrétion.
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Re: Dans une clairière
Guéthenoc Ursion, le  Sam 02 Juin 2018, 16:07

La Geste des Ursion, Tome II : Prolégomènes.






En compagnie de Dame Bennet.








Or donc, voici ce qu'il advint.

Lui ayant confié aux détours d'une conversation qu'il n'était guère féru des infirmeries, hôpitaux et autres officines de rebouteux, elle lui avait donné rendez-vous en ce lieu. Sans doute s'agissait-il pour elle une manière de vérifier qu'il n'y ait guère de duperie sur la marchandise, ou alors d'un moyen comme un autre de déterminer la motivation de sa requête... Toujours était-il qu'il n'avait guère eut le loisir de s'appesantir, chemin faisant, sur l'objet de ses soucis. Il lui avait fait confiance, et voilà qu'il risquait sa peau. Quelque chose ne devait pas tourner rond là-haut, mais il considéra bien vite qu'il s'exempterait de lui en faire le reproche.

Voilà qui est délicat de votre part, Ô Fils...

*Mpf... Si vous le dites...*

A ses yeux – qui pour lui étaient au nombre de deux – point de délicatesse ici, juste une bonne dose de couardise, à tel point, qu'il essayait de se faire petit mais hélas, trois fois hélas, ce n'était guère une chose aisée à faire dans une clairière. Au moins, cette fois, il avait remisé sa cotte de mailles dans son dortoir, au bonheur de ses phratères indisposés par l'odeur de boîte de conserve qui polluait l'atmosphère douillet de la place. Il pensa bien à camoufler sa présence à la faveur de la lisière et observer sa venue, mais un regard extérieur aurait pu penser qu'il préparait une sorte de loucherie. Il attendait donc, estimant qu'elle ne devrait pas tarder, tout attentif aux moindres bruits environnant sa position. Son cœur débordait de l'espoir qu'il ne se soit pas trompé de clairière. Les instructions fournies étaient limpides de clarté. Enfin, plutôt précises. Il ne manquait qu'une chose, les endroits à éviter pour ne pas faire de fâcheuses rencontres, comme celle de Dame Blanchet, qui aurait été plus que mécontente de le voir errer dans la Forêt, malgré ses mises en garde.

N'était-ce pas plutôt un ordre, Ô Fils ?

*Mpf, je gagerais plutôt pour une menace...*

En effet, depuis son dernier cours de Soins aux Créatures Magiques, son imagination avait réalisé des loopings et il en était arrivé à la conclusion que la créature la plus dangereuse qui vivait sous ces frondaisons luxuriantes et sauvages n'était nulle autre que Dame Kyara elle-même et s'il avait bien appris une chose, c'était qu'il ne fallait pas déranger les bêtes dans leur habitat naturel. Il ignorait cependant si les Blanchet vivaient en horde... Et quel était le niveau de dangerosité de cette espèce selon le Ministère ? Il ne le savait pas et il n'avait pas envie de l'apprendre à ses dépends.

Il n'avait qu'une hâte, celle qu'elle arrive au plus tôt et pas pour être protéger des quelques petits lapins osvaldiens qui folâtraient gaiement, comportement tout à fait osbournesque.
Soleya McLaughlin
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Re: Dans une clairière
Soleya McLaughlin, le  Ven 27 Juil 2018, 15:29


Drôle de rencontre

 
Eden Maxwell
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Aucune réponse depuis presque deux mois, je me suis permise de prendre le sujet.



Je n'avais pas vraiment envie de rester avec les autres élèves de ma maison. Je ne parvenais pas à m'intéresser à leurs sujets de conversations sans intérêt. Je n'avais pas de temps à perdre avec ce genre de niaiseries, ou peut-être était-ce une façon pour moi de camoufler ma peur des autres ?Après tout, que savais-je réellement sur eux ? Je n'aimais pas raconter ma vie de peur que tous mes dires soient modifiés et amplifiés. Les mots utilisés dans les livres étaient bien plus beaux et me parlaient davantage. J'ignorais si je parviendrai à me refaire des amis un jour. En avais-je vraiment envie ? Le doute remplissait chaque coin de mon esprit. Les questions fusaient et je n'aimais pas être incapable de trouver la bonne réponse. Je me rendais compte depuis quelques temps que je n'étais pas assez renseigné sur la nature humaine et la manière d'aborder les gens. Durant bien trop longtemps, j'étais resté coincé dans ma bulle, dans mes livres sans me rendre compte de ce qu'il se passait juste à côté de moi. Je regrettais un peu cela, mais c'était ce que j'étais aujourd'hui.

Cet après-midi-là, juste après les cours, je m'étais empressé de sortir dans le parc de l'école afin de m'y poser tranquille, un livre à la main. Cependant, malgré les nuages qui cachaient le ciel bleu et le soleil, il y avait bien trop de monde pour que je ne sois pas dérangé. C'est alors qu'une idée assez inhabituelle était venue en moi sans que je ne m'en rende vraiment compte. Je savais que la forêt interdite était probablement déserte, ou du moins pour ce qui était des êtres-humains, je pourrais peut-être trouver un endroit calme où je pourrais me poser durant les deux prochaines heures, avant le repas du soir dans la Grande Salle. Je marchai, regardant mes pieds, le long du parc, sur l'herbe verte encore humide par la pluie de la veille.

La forêt était sombre, comme à son habitude. En l'espace d'un instant, je n'entendais plus aucun bruit et ne percevais plus les élèves qui discutaient de tout et de rien, sur les bancs du parc de l'école. L'ombre des branches s'étiraient. L'on aurait dit des bras qui tentaient de s'accrocher les autres aux autres. Je n'entendais pas d'oiseau. Parfois, un cri aigu et lointain parvenait jusqu'à mes oreilles. Je ne me sentais vraiment pas à l'aise dans cet endroit. Je n'étais pas une personne très courageuse et je maîtrisais davantage le côté théorique de la magie. Il me restait deux ans à Poudlard. Il fallait vraiment que je commence à apprendre le courage et à lancer les sorts sans difficulté. Ma baguette ne pouvait pas m'être d'aucune utilité et je serais sans doute amené à me défendre un jour... Malgré tout, quand je regardais mes réactions, je me disais que ce n'était pas gagné. Actuellement, je serrais simplement mon livre dans ma main et n'avait aucunement l'intention d'attraper ma baguette magique. Ce n'était pas un comportement très sûr, alors je me décidais enfin à la prendre dans ma main.

En avançant, je vis une petite clairière, un endroit bien plus éclairé que le reste de la forêt. Le peu de lumière venant du ciel faisait scintiller le petit point d'eau. On aurait dit que des étoiles se baladaient. C'était un beau tableau que j'aurais très bien pu reproduire si j'avais su dessiner. Non-loin de là, mes yeux se posèrent sur un gros rocher qui pourrait me servir de siège. Sans plus attendre, je me dirigeai vers celui-ci et m'installai confortablement. Le livre ouvert sur mes genoux, je m'apprêtais de nouveau à me perdre dans mon pays imaginaire.



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Re: Dans une clairière
Kynriel Wayne, le  Ven 27 Juil 2018, 16:19

Un soupir de soulagement s’échappa des lèvres de Kynriel. La fin des cours venait de sonner. Enfin. Les cours de Poudlard étaient certes passionnant, mais en fin de journée on commençait rapidement à en avoir plein les pattes. Aussi, plus vite on sortait des salles de cours, mieux on se portait ! Récupérant ses affaires, la lionne se dirigea vers la tour des Gryffondor pour y vider son sac et récupérer une boîte de cookies pour le goûter. Néanmoins, la rouquine préféra garder sa baguette avec elle, on ne sait jamais et mieux faut prévenir que guérir. Redescendant l’escalier afin de sortir du château, ses pas la menèrent initialement au lac. Son frère jumeau s’y trouvait avec ses camarades de Serpentard, lui faisant de grands signes. Cependant, la sorcière n’avait pas réellement envie de se retrouver au milieu des amis de son frère, et puis ce dernier était devenu particulièrement exécrable ces derniers temps. Avec un sourire d’excuse aux lèvres, Kynriel se dirigea vers la forêt interdite, avant de s’y enfoncer. C’était un endroit qui avait tendance à effrayer. Beaucoup pensaient qu’elle regorgeait de loups-garous, trolls ou d’autres créatures peu amicales. Mais Kynriel elle était tout simplement fascinée par cette atmosphère sombre, ces arbres recouverts de mousse et les rares sons étranges qui émanaient des profondeurs des bois. Mis à part ces derniers, tout était agréablement silencieux dans la forêt interdite.

La sorcière marcha un long moment, permettant ainsi au mal de crâne qui s’était installé durant les cours de s’estomper. Son estomac poussa un gémissement plaintif, tandis que ses yeux verts-gris glissèrent vers sin sac en bandoulière renfermant son précieux goûter. Encore un peu de patience. La Gryffondor déboucha alors dans une clairière surmontée d’un énorme rocher. Et là, surprise. Un autre élève y était installé, visiblement plongé dans un livre. Une légère brise souleva la tignasse de la sorcière qui sans une seconde d’hésitation se dirigea vers son camarade d’école. Elle se stoppa à a peine deux mètres du sorcier.

«  C’est peu commun de rencontrer quelqu’un ici !  » Elle marqua une pause avant de reprendre, accompagnée d’un sourire. «  Je m’appelle Kynriel, et toi ?  »

La lionne se sentait prise d’une envie de converser avec lui. C’était plus fort qu’elle, son côté sociable ne pouvait s’en empêcher. En attente d’une réponse, Kynriel posa ses fesses sur le sol, juste en face de son nouvel interlocuteur avant de sortir sa boîte de cookie et d’en prendre un. Dans un geste amical, elle mit la boîte sous le nez du garçon.

« Tiens vas-y prends-en un ! »
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Re: Dans une clairière
Soleya McLaughlin, le  Ven 24 Aoû 2018, 06:59

Désolée du retard... :mm:



Je pensais être seul. Vraiment seul. J'avais simplement oublié qu'ici, c'était simplement impossible. Pourtant, je ne pensais pas que des gens pourraient s'aventurer dans la forêt interdite. Je ne m'étais jamais dit que certains pouvaient être suicidaire au point de se laisser attaquer par des Centaures ou même par des Acromentules. Je fais partie de ces gens-là ? Pas vraiment, non. Je ne serais pas le genre de sorcier à accueillir la bête à bras ouverts, prêt à attaquer. Je serais plutôt le genre à m'en aller parce que je sais que je la dérange. Une technique de trouillard que j'assume pleinement. Je n'ai pas assez confiance en ma magie pour me permettre ce genre de mise en danger. Après tout, je suis un né-moldu, je n'ai peut-être pas autant de pouvoir qu'un sang-pur ou un sang-mêlé... Cela peut-être assez handicapant d'arriver dans une école comme celle-ci sans y connaître grand chose en la magie.

Plongé dans mon livre, je ne la vis pas arriver. Cette jeune sorcière qui se tenait non-loin de moi et qui m'avait dérangé dans ma lecture passionnante. J'aimais mes personnes de romans moldus. Cela me ramenait parfois dans mon monde lorsque j'avais la nostalgie de mes racines. J'aimais me perdre dans le monde de ces personnages qui vivaient des choses extraordinaires tout en étant des gens ordinaires. Je ne renierai jamais mon côté sorcier, mais être le seul de ma famille à l'être n'était pas une affaire facile. La sorcière me parle. Je suis poli, je lève la tête, mais ne souris pas. Je montre qu'elle me dérange, mais je ne suis pas méchant. Je ne veux pas la renvoyer sur ses 22, je suis plus le genre à rester silencieux.

Elle n'a pas l'air méchante, alors je lui réponds un simple « Eden » pour qu'elle prenne connaissance de mon prénom, puisqu'elle m'avait dit le sien. Elle s'installa sur le sol, face à moi, probablement bien décidée à me parler, malgré mon visage fermé qui, d'habitude, avait tendance à faire fuir les gens. Mais pas elle...c'était évident. Elle sortit une boîte de cookie qu'elle me tendit avant d'en prendre un. Je dis non de la tête avant de faire semblant de reprendre ma lecture tout en disant «  Tu viens ici pour quoi ? Un pique-nique ? » Un ton volontairement sarcastique. Désolé ma belle, tu n'es pas tombé sur le plus bavard de Poudlard.



Elhiya Ellis
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Re: Dans une clairière
Elhiya Ellis, le  Dim 07 Oct 2018, 16:27


Petite étoile filante  


Pv Matt

La lune accrochée aux cils, les coudes sur le rebord de la fenêtre de ton appartement, tu regardais les volutes de fumée glissant hors de tes lèvres attendant l’arrivée du sommeil réparateur à défaut d’une quelconque inspiration. Les grimoires ouverts sur ton bureau de l’infirmerie avaient été délaissés, parchemins et stylos dessus dans une pointe de fatigue qui faisaient danser les mots couchés sous tes prunelles. La flemme de quitter le château en chaine emprisonnant les envies, tu te décidais finalement à faire un tour dans les couloirs. Vérifier que personne ne s’y baladait n’était pas dans tes attributions, mais végéter dans ta chambre non plus.

La cape sur les épaules, un bâtonnet de sucre en bouche, le pas trainait entre les étages baignant dans des parfums de nostalgie jamais fanés. Plus jeune, la tour d’astronomie et son balcon faisaient partis de tes points de chutes préférés. Pour cette nuit, plus qu’un désir de laisser leur tranquillité à des gosses, ne pas risquer le retour de quelques images trop doucereuses à l’esprit te menait en extérieur dans les premières brumes de fraicheur.  Le parc de nuit, baigné par les lueurs stellaires, s’illuminait de perles d’humidité habillant gracieusement les brins d’herbe. Spectacle à la douceur oubliée nourrissant un sourire aux coins de tes lèvres.

Avec le temps, tu avais fait l’impasse sur ce genre de simplicité, la brise fraiche dans les mèches blondes, le bruissement des feuilles valsant discrètement sous les caprices de la nuit, la danse des soupirants de l’astre de nuit. A un moment, chacun d’entre eux avait perdu leur saveur et leur fragrance divine pour se ternir inlassablement alors que l’Oubli se gorgeait de leur chant pétillant. L’impression soudaine d’avoir fermé les yeux trop longtemps, comme si accepter la fatalité des disparitions dans ton monde avait soufflé la flammèche de l’espoir enfantin froidement. Alors que sous les rétines scintillaient encore et toujours les artifices colorés de l’insouciance pour peu que tu acceptais de les revoir.

Alors, machinalement, les souliers glissaient jusqu’à la foret interdite, portant avec lui les rêves d’enfant, la rencontre attendue avec le groupe de sombrals vivant entre clairières et bosquets du coin. Un cours avait permis l’échange bien moins agréable que dans les songes, il avait rappelé la brulante vérité des cicatrices toujours présentes. Un nouvel essai, des années après, fleurissait aux pensées, juste pour te prouver à toi-même qu’enfin l’acceptation était embrassé. Tu te faufilais entre les arbres, prenant soin de ne pas buter sur une racine, une buisson, un caillou que la baguette éclairait mal, finir une cheville tordue n’était pas au programme. Aussi, tu avançais lentement et précautionneusement, t’arrêtant un instant en arrivant dans une clairière. Une comme celle qui avait été le théâtre d’un duel de mômes. Souvenir étonnement plaisant alors que sur le coup, ça t’avait plus agacé qu’autre chose.

Un sourire étirant ton visage, tu retirais la sucette de ta bouche, profitant de ces renaissances amusantes du lieu, laissant les mirettes se balader vers le ciel et les reflets qu’il dessinait entre les branches. Tableau nocturne aux accents de féeries volées à une toile de kiwi et l’idée qui s’imposait…. Voler l’enfant au sourire polaire aurait pu composer l’instant avec de plus beaux pigments..

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Dernière édition par Elhiya Ellis le Ven 12 Oct 2018, 09:11, édité 1 fois
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Re: Dans une clairière
Matt Deliers, le  Mer 10 Oct 2018, 22:58

RP avec Elhiya


Les balades au clair de lune étaient désormais les préférées du Deliers. De ces obscures nuits, à la couleur si captivante, engendraient souvent la naissance d'autres, à la couleur si opposée. Ce soir encore, l'une dans l'autre, les deux permettaient au Deliers d'exposer ses propres réflexions, issues de pensées noires sur fond de toile blanche. L'idée d'avoir croiser 84 trônait toujours en tête. Celle d'écrire un journal de bord, pour coucher ses sentiments sur le papier, l'inciterait-il peut-être, pour se coucher lui-même sur son lit si souvent vide et froid ces derniers temps ?

A mesure qu'il marchait tranquillement dans le parc, Matt admira et profita de l'instant. Un petit rituel, devenu habituel, mis sur le compte de sa responsabilité préfectorale. Pas un chat gris à l'horizon si proche par la réduction nocturne du champ de vision. Savourer ces courts moments de tranquillité où aucun bruit n'existe dans cette enceinte, le reste du temps si animée. Il emplit ses poumons de cet air frais écossais. Composé d'insouciance, de pureté, d'innocence, de silence. Mais le temps des rêveries prend fin, celui de la réalité reprend ses droits, la relève. Dévastateur. Il frappe souvent avec une puissance insoupçonnée à un moment inattendu. Un éclair lumineux traversa alors le ciel lunaire et la nuit endormie. Signal ou fusée de détresse ? Cela venait d'apparaître furtivement, l'espace d'un instant, au-dessus de la forêt, impératrice naturelle des lieux depuis la première Nuit.

Faire comme si de rien n'était ? Godric lui-même le châtierait pour un tel manquement de courage et loyauté. Une centaines de mètres séparait le Gryffondor de l'orée des bois maudits. Interdite de par son nom, et après ? Il dégaina instantanément Léotia avant de courir vers la Forêt tant redoutée. Le Deliers arriva sans difficulté jusqu'aux premiers soldats gardant les mystères intemporels de cette vaste étendue, verte au printemps, multicolore en automne, aujourd'hui. Peut-être une âme, égarée ou non, avait-elle besoin d'aide ? Peut-être la sienne, en manque évident de motivation, en perte constante de vitesse, avait-elle besoin d'un électro-choc pour être ranimée ? Lui et sa progression Lumositée s'enfoncèrent entre les arbres. Et puis il y a l'arrivée... sur une clairière éclairée par un jeu de lumières naturelles et magiques. Une âme magique était là puisqu'il distingua le faisceau d'une baguette.

N'est-il pas un peu tard pour une promenade en Forêt ?
La voix se veut douce. Calme.
Aucune intention de brusquer l'Etre inconnu se tenant devant lui. Il ignore si ce dernier l'a, à son tour, repéré. Simplement manifester sa présence. Sans arrière-pensée ou envie que les choses finissent mal. Mais était-ce vraiment la source responsable de cette apparition soudaine dans le ciel Poudlardesque ? D'autres l'avaient-ils vus depuis le château ? Il attendrait une réponse pour aviser la suite.

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Re: Dans une clairière
Elhiya Ellis, le  Ven 12 Oct 2018, 11:37


Petite étoile filante  


Pv Matt

Les talons enfoncés dans l’herbe fraiche volaient d’un mouvement de chevilles dénudées, l’appel de la caresse de la nature sur la peau mise à nue en maitre de l’instant. Une petite délectation tout simple aux coins des lippes, la simplicité des choses oubliées au détriment d’un abandon dans quelques lignes d’écritures dévoilant les secrets de produits pharmaceutiques neurotoxiques. Au chatouillis de la verdure, tu t’amusais de la caresse sous la plante des pieds qui valsait doucement à la limite de l’écrasement de la nature préservée. La sensation enfantine s’habillait de quiétude volée à la monotonie des journées, colorant la nuit de pastels qui te manquaient tellement. Du doigt il était possible de teinter la lune de pigments roses, de faire de ses courtisanes des papillons électriques qui bruleraient les rétines, comme avant…  Comme quand rien n’importait…  Mais même ça, tu n’y arrivais plus pour le moment, il manquait quelque chose… un détail, une lueur, une étoile….

Et les pensées s’évadaient vers celles du passé qui éclairaient le chemin si terne de la fin de l’adolescence, tournoyant dans la clairière à en étourdir les sens. L’air fouettait agréablement les joues, se glissant dans la nuque, envolant quelques mèches au souvenir de l’insouciance fanée jusqu’à ce qu’une voix s’élevât en arrière, stoppant la ronde, dessinant un sourire poli machinal. Les mirettes, vrillées d’un faible tourbillon d’équilibre jonglaient jusqu’à se heurter à une silhouette toute en finesse. La baguette se levait pour chercher l’identité, dévoilant des traits encore enfantins, te ramenant à l’effort de concentration pour savoir d’où cette bouille t’étais connue.

– Je pourrai te retourner la question, surtout dans la foret interdite aux élèves en temps normal.

Le sourire se rehaussait, doux, sans la moindre pointe de reproche ou de tentatives d’autorité dans la voix. Se pointait juste la curiosité entrainée par les possibilités d’une venue en ces lieux généralement non recommandés.

– Qu’est-ce qui t’amènes sous cette fraicheur nocturne ?

La tête s’inclinait doucement, offrant une écoute et une attention entière en de se remémorant une soirée de chaudron et une salle de classe où tes opales avaient déjà pu se poser sur lui très brièvement. Il était bien plus jeune à l’époque, son amusement t’avait bien plus marqué que son nom de famille qui ne brulait plus la langue. Il était des petits sur qui tu gardais un œil machinalement lors de ta dernière année, un peu trop prompte à détester ce cocon illusoire qu’offrait Poudlard. En revenant, tu n’avais pas pensé, que les plus jeunes seraient encore présents, ni que tu en recroiserais quelqu’un. Alors les commissures se paraient d’une pointe de tendresse même si tu n’étais qu’un visage parmi tant d’autres à ses yeux. La patience, quant à elle glissait sur le badge de préfet épinglé sur la cape de sorcier bordé d’or. Un lionceau, rien d’étonnant à le voir ici s’il t’avait aperçu entrer dans la foret en te prenant pour un de ses pupilles. C’était bien le genre d’ânerie que les brodés d’or étaient capables de faire se moquant bien du danger… Comportement ô combien stupide mais qui t’attendrissait même de nos jours.


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Re: Dans une clairière
Matt Deliers, le  Mar 16 Oct 2018, 19:01

Baguette levée vers lui dans l'unique but d'une inspection réglementaire. Savoir à qui l'Etre a à faire. Quoi de plus normal qu'une analyse poussée dans les moindres détails. Le Deliers, les yeux plissés aveuglés soudainement par tant de luminosité non naturelle, se laissa faire sans broncher. Voix douce et amicale qui finit aussitôt de l'inquiéter au-delà de la nature sauvage mortelle des lieux environnants. Voix qu'il a déjà entendue sans se rappeler où. Comme pour répondre à une demande informulée l'Etre inconnu abaissa alors son arme. Ils, le préfet naissant et sa vision retrouvée, l'en remercièrent inaudiblement. Les prunelles dérobées se concentrèrent sur la femme dont seule la silhouette se dessinait plus ou moins nettement.

Elle envoya une réponse légèrement voilée rappelant que de tels lieux étaient interdits au commun des élèves de Poudlard. Préfet ou non, l'excuse justifiée avait tout intérêt d'être légendaire pour peu qu'il fasse face à un membre du personnel de l'académie. Le Gryffondor acquiesça de la tête, une validation muette chargée de détendre les éventuelles crispations. Elle pourrait retourner la question. Que d'ailleurs elle en mit sa menace à exécution. Que faisait-il là ? Il le savait très bien, qu'en posant cette question elle lui serait retournée fatalement.

Parler de ses insomnies à répétition ? Hors de question. Pour cette nuit. Ou pour toutes les autres. Qu'elles soient quotidiennes ou, au sens plus large, régulières. Elles étaient également dangereuses mais, avant toute chose et surtout, personnelles. Il avait eu le temps de songer à tout un arsenal d'autres arguments meurtriers, de raisons in.fondées sur sa présence. Mais pourquoi se justifier ? Et mieux encore, auprès d'une inconnue. Et pourtant... la carte maîtresse sembla se mettre en surbrillance dans le jeu du Gryffondor: celle de l'honnêteté franche et sincère.

Un éclair lumineux a traversé le ciel depuis la Forêt, je suis venu voir ce qui se passait.

Un soldat loyal de la maison Rouge et Or, tentant tant bien que mal de respecter les valeurs de son aïeul Godric. Le sourire dessiné auquel il restait de marbre ramena avec lui un flot de souvenirs. De ceux qui paraissent perdus mais qui finalement refont surface immédiatement pour mieux servir. Pour la seconde fois de la soirée, un éclair jaillit; cette fois dans son cerveau embrumé, celui de la lucidité. Croisée au Chaudron Baveur sur fond de soirée avec des chaudrons tamponneurs. Elle, encore élève à Poudlard. Lui, dans sa deuxième troisième année.

Le visage de l'Etre, illuminé partiellement par les reflets de leurs baguettes travaillant à l'unisson, montrait de l'incompréhension. Ses prunelles maternelles lui offrirent des frissons plus qu'un léger pincement au cœur. Le Deliers comprit alors qu'elle n'était point responsable de l'illumination éphémère du ciel. J'étais pourtant sûr de l'avoir vu... Il envoya sa dernière phrase dans un murmure défaitiste. De ceux qui remettent tout, à juste titre, en cause.

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Re: Dans une clairière
Elhiya Ellis, le  Mer 17 Oct 2018, 17:17


Petite étoile filante  


Pv Matt


Une réponse, apparemment emplie de sincérité, ou d’un mensonge éhonté qui ne pouvait lui sauver la mise. A présence non conseillée sur cette verdure, il aurait été stupide de sa part de s’inventer une raison aussi inquiétante que celle-ci. A un faisceau lumineux perforant l’épaisse broussaille de la foret, seul un autre individu pouvait en être responsable…. Froncement léger de sourcils à l’idée d’être trois, ou quatre, quand la baguette scannait machinalement les alentours sans un commentaire sur son attitude de parfait brodé d’or. Ses murmures occultés le temps d’observer le sien et une possible autre trainée de lumière non naturelle, tes opales glissaient de nouveau à lui, léger sourire conservé.

– Je n’ai rien vu de tel en parcourant les lieux jusqu’ici…. Il est aisé de conclure que soit ta vision usée par la journée s’est trompée, soit quelqu’un d’autre a illuminé le ciel. Bien que très téméraire de ta part, je doute que courir comme ça après une lumière perdue soit bien judicieux. As-tu reconnus le sortilège coloré qui permet d’appeler à l’aide ou pas du tout ?

Tout aussi bien c’était de la mort d’une étoile filante que le garçon s’était inquiété. Mignon et touchant bien que totalement inconsidéré. De 5 ou 6 ans ton benjamin, il t’était  facile d’estimer que sa place n’était pas dans cette clairière, préfet ou non.  L’attitude la plus responsable était d’avertir un adulte pour qu’il vérifie  de lui-même qu’une des chères têtes blondes capricieuse n’avait pas fini, cheville tordue, contre un de ces arbres à l’immensité terrifiante. N’importe quel enfant normalement constitué d’un désir de préservation de soi ne mettrait pas les pieds seuls ici. Pensée teintée d’ironique risible. Même à l’age du lionceau, le règlement n’était qu’un tas de lignes faites que pour brimer tes libertés, alors maintenant….

Lui faire la morale ne pouvait pas être au programme sans une bonne dose d’hypocrisie détestable.  Aussi,  un simple soufflement du nez, partagé entre pointe d’amusement sur sa capacité à se jeter tête baissé vers l’inconnu et une dose très faible de dépit. Tu n’allais pas le renvoyer dans ses dortoirs car en bon petit lion il ne le ferait pas, pas plus que tu ne pouvais le laisser déambuler ainsi au milieu d’une faune et d’une flore que peu accueillante.

–  Matt c’est ça non? T’as du oublier depuis le temps, je suis Elhiya, accessoirement infirmière au château. Je ne vais pas te dire de déguerpir dans ton dortoir, tu serais bien capable de revenir ici pour cherche la cause de cette lueur quitte à t’enfoncer encore plus loin à mon avis. Alors, as-tu vu d’où ça semblait être lancé ?  Qu’on aille voir pour apaiser tes craintes.

Mouvement de tête en ta direction en l’invitant à te rejoindre et ne pas rester dans son coin. L’habitude passée restait vivante, peut-être plus, au final avec ton poste actuel, forçant à  ramener le petit là où tu pouvais le garder à l’œil, juste au cas où. Pour ce qui était du possible faiseur de zébrures dans  le ciel, la Raison voulait un retour immédiat dans les murs froids de la bâtisse de Pouldard quand la simple logique criait que ce n’était pas une solution envisageable. La  simple éventualité qu’un moufflet ait pu se perdre imposait une présence plus longue dans les parages.  Principe de responsabilité ou d’humanité, l’interdit de faire celle qui s’en moquait poussait le protectionnisme à  rester éveillé.

– A l’appel de la nuit tu devrais quand même éviter d’y répondre seul

Conseil fondu dans le chant du vent perdu dans les feuilles environnantes .Une de ces phrases pleines de logique quand pour l’adolescence elle semblait entraver le monde de chaines inutiles. Tu en avais bien conscience derrière ton sourire trop doux, tellement que n’était attendu aucune réponse, aucune remarque en retour

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Re: Dans une clairière
Matt Deliers, le  Mer 31 Oct 2018, 00:26

L'Etre aborda la possibilité que sa vision potentiellement troublée soit source d'hallucinations réelles. L'avait-il rêvé cet éclair ? Plus il y pensait plus Matt était en proie aux doutes. Pourquoi son esprit l'aurait-il inventé ? Aucun intérêt. Cependant l'Etre n'écarta pas non plus l'hypothèse offrant la possibilité d'autres présences en ces lieux. L'arme adverse et les yeux du Deliers balayèrent en même temps les alentours pour finalement se recentrer l'un sur l'autre. A moitié rassurés mais toujours aussi méfiants, jusqu'à ce que l'inconnue ne se dévoile. La voix se veut calme et rassurante tandis qu'elle déclina son identité. Elhiya Ellis.
Un nom dévoilé sur un visage toujours faiblement éclairé par la Magie. Infirmière de Poudlard. Déjà croisée à quelques maigres reprises.

[...] courir comme ça après une lumière perdue [...]
Répéter ces quelques mots pour leur donner un second sens. Une nouvelle signification. Une nouvelle dimension.
La métaphore de sa propre condition existentielle fait mal à entendre.
Mais là n'est pas l'heure du jugement et il doit.
Se ressaisir pour ne rien laisser paraître.

Un éclair vert. Enfin, rouge. J'veux dire...
Il ne sait plus. Vraiment. Il a beau se rappeler, à chaque vision la couleur alterne entre les deux hésitations.
Le doute s'installe lentement et sinueusement à travers ses veines.

Rouge. Mais je n'ai pas.. pas vu d'où il venait précisément. Bien qu'on ne devrait pas être loin de la source.
Ironique est la situation. Ironiques sont les distances, démultipliées la nuit, dans une forêt abondante et infinie.

Le sérieux reprend ses droits. Comment se rappelait-elle son prénom, là où lui avait oublié sans scrupule le sien ? Que foutait-elle ici en pleine nuit ? Le prenait-elle pour un ignare demeuré totalement fou et inconscient ? Beaucoup de questions pour lesquelles probablement jamais il n'y aurait de réponses, du moins pas dans l'immédiat. Poudre aux yeux basée sur la loi triste de l'offre quasi nulle et de la demande complètement exponentielle. La raison s'invite en ces bois maudits quand l'allusion à un dortoir abandonné et à un lit vide - telle la couleur de son teint masqué - que le Deliers ferait mieux de revoir, ne trouvera aucun écho tant que lui-même n'en aura trouvé aucun quant à ses propres doutes.

A l'invitation d'Elhiya il se faufila à son niveau pour l'admirer de plus belle. Distance raisonnable mais écourtée pour mieux dialoguer. La seconde idée évoquée fut plus logique; celle de vérifier les environs pour s'assurer que personne ne soit réellement en danger. Aller voir ailleurs, l'envie de sonder les parages. Simple contrôle formel pour éviter d'éventuels remords futurs. Apaiser les craintes du Deliers était une pensée bienheureuse satisfaisante qui lui procura un rapide frisson joyeux. Pour autant il ne releva pas la dernière sanction d'Elhiya; puisqu'il n'était pas seul dans l'appel de la nuit. Ses démons le hantaient, ses réflexions noires et ses insomnies blanches l'accompagnaient constamment.

Vous ne me croyez pas... Moi-même je ne sais plus si je me crois.
Ce n'est pas vraiment une question. Le tutoiement est resté au dortoir des Lions. La, dehors, dans cette vaste sombre chaotique peuplade d'arbres pour certains centenaires, le vouvoiement s'imposait comme une évidence acquise. Il amorça un pas dans une direction aléatoire de laquelle il espérait une autre rencontre blessée ou implorant une quelconque aide. Pas spécialement pour sauver cette rencontre. Simplement pour justifier que lui ne devenait pas dingue. Nul doute que l'infirmière ne le laisserait pas s'enfuir seul. Remake low-cost d'un boiteux évadé de Ste-Mangouste auprès duquel le staff médical ferait tout son possible pour l'empêcher de partir. Idée chassée, celle d'inspecter les environs semble plus cohérente mais ardue devant pareille immensité.
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Re: Dans une clairière
Elhiya Ellis, le  Ven 02 Nov 2018, 12:09


Petite étoile filante  


Pv Matt
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Psalmodie succincte d’une bribe de tes mots, quelque chose qui le gênait dedans, ou le dérangeait. Impossible à dire sous son statut de simple môme de l’internat. Si tu avais retenu son nom, le reste de son monde n’était qu’un amas d’inconnus et de vide béant. Lui demander ce qu’il se passait, ce qui le chamboulé était prédisposition offerte à ses amis, toi, tu n’avais que les opales d’océan pour couver  les oisillons tombé du nid. Et encore… La grande majorité nécessitait juste d’être raccompagnée dans l’indifférence professionnelle. Pas de surplus émotionnel à délivrer, pas de compassion ou apathie attendu. Après tout, les adultes n’étaient dans l’enceinte de cette prison que pour faire en sorte que les têtes blondes y restaient en sécurité. Le reste...

Le reste se résumer à poser les yeux sur des enfants prétendants être grands, n’avoir besoin de rien, et surtout pas qu’on leur dise quoi faire. Matt, lui, semblait relativement apte à répondre sans condescende et de méfiance malgré les réponses échappées sous hésitation intriguante. Dans la précipitation, les pigments de couleurs agressants les rétines avaient pu être occultées. Raisonnement compréhensible auquel tu hochais d’un signe de tête circonspect. Au final, tu te fichais bien de la couleur, tant que ce n’était pas la description de paillettes multicolores virevoltantes et crépitante que le jeune homme t’offrait. Au feu d’artifices  sauvages, tu préférais un simple signalement discret de position, tout le château n’accourrait pas.

Le regard glissant sur le gosse, tu vérifiais discrètement que les lueurs vues n’étaient pas celles de pupilles dilatés par un quelconque arc-enc-iel en bouteille. Possibilité à ne pas exclure tant tu avais pu être coutumière de ces illusions de couleurs. Mais à la distance réduire sans réprobation seule la fatigue et le doute semblaient zébrer ses iris insomniaques. Un bon point, certainement, bien que l’ivresse d’une nuit sans sommeil aurait té, à ton, gout plus facile à apprivoiser qu’un dégringolement d’estime de lui-même. Les sourcils s’étaient rehaussés imperceptiblement  avant de se rhabiller d’une courbe naturelle.

– Ho oui ? Alors raison de plus d’aller faire un tour et vérifier non ? S’il fallait douter de l’existence de tout ce qui n’est plus dans notre champ de vision, plus grand-chose aurait de sens et le ciel serait bien triste..

Les lèvres se rehaussaient dans une ligne teintée de cette douce espièglerie naturelle. Au jeune âge, l’humeur versatile portait en son sein autant de pétillements que de douleur aux rives de l’esprit. Multitude de cascades émotionnelles traversaient les joues rebondies des plus jeunes, et à l’habitude normalement domptée, tu n’aurais pas dû t’offusquer des ombres que son innocence trimballait. Sauf que l’Habitude n’avait toujours pas réussi à se faire Silence et Adiaphorie très certainement de rigueur. Au contraire, c’était toujours ce même refus de rester planté là, dans l’inconsistance de l’ignorance, qui s’éveillait.

Alors, un geste, simple, innocent, naturel, reprenait le dessus et allait ébouriffer la tignasse du gosse accompagnant un sourire perlé de l’enthousiasme manquant.

– Aller fais pas cette tête, on va bien trouver !  Au pire, ça se résumera à une partie de cache-cache avec les rayons blafards de la lune. Dans cette foret, il est facile de douter de sa présence jusqu’à ce qu’elle nous retombe dessus ! Pourtant elle reste bien là-haut. Y’a pas de raison que ce soit différent pour ton lanceur de lumière ! Aller, viens, on va faire un tour

Un clin d’eil abandonné, plus par réflexe qu’autre chose, tu te dirigeais vers ce qui semblait être la suite d’un sentier. Si un élève avait eu la brillante idée de se perdre en oubliant de jouer les petits poucets, l’espoir voulait que la présence d’esprit le conduise sur un bout de chemin visible.

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Re: Dans une clairière
Matt Deliers, le  Mer 14 Nov 2018, 22:09

Le Deliers s'arrêta deux pas plus loin tandis qu'Elhiya reprit la conversation. L'affirmation précédente n'en était définitivement plus une, l'infirmière de Poudlard semblait le croire là où lui-même doutait tragiquement. Le temps des incertitudes. La jeune fille balaya les fausses notes en quelques accords pour jouer sa propre mélodie, dansante aux oreilles du Lion. Les deux iraient ensemble vérifier que le Gryffondor ne sombrait pas dans la folie. Deux âmes, à peine connues l'une de l'autre, feraient donc ce brin de chemin côte-à-côte.

Elhiya, puisqu'elle s'appelait ainsi, ébouriffa les cheveux habituellement planqués. Ce contact renforça la bienveillance naissante que Matt éprouva à l'égard de son aînée. Réconforté pour quelques instants, il se risqua à répondre au sourire. Le blond de leurs cheveux iraient ainsi se fondre dans le triste décor environnant. Les sombres majestueux centenaires paraissaient trois fois plus grands lorsque admirés de nuit. Elhiya partit à la suite d'un sentier, le Deliers partit à la suite d'Elhiya.

Il n'y a pas de raisons que ce soit différent et pourtant je ne peux m'empêcher de penser qu'il peut y en avoir une infinité. La Forêt est immense. On est deux. On ne sait ni à quoi ou ni à qui on a à faire. Calme dans ses propos, mesuré dans ses pas, Matt marchait précautionneusement un mètre derrière Elhiya. Leurs baguettes éclairaient droit devant eux pour illuminer leur destination reculante.
Et si on ne trouve personne... et que demain au château on apprenne qu'un élève a disparu dans la nuit ? L'image floue d'un Galway net fit une apparition furtive. Je crois que j'aurais encore plus de mal à dormir après ça. Se dire qu'on était là et qu'on a rien fait pour potentiellement aider quelqu'un qui en avait besoin. Un peu comme le métier de sa binôme du soir au final, le noble objectif de soigner les gens ne peut malheureusement toujours être atteint. J'espère vraiment que l'on trouvera le lanceur de lumière. Cette phrase murmurée était pour lui-même, prononcée comme un écho tentant de se convaincre lui-même.
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Re: Dans une clairière
Elhiya Ellis, le  Dim 18 Nov 2018, 12:44


Petite étoile filante  


Pv Matt
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Un faible écho à la commissure de ses lèvres gonflait l’attendrissement déjà naissant à sa bouille d’enfant. Le silence gardé pour autant, les pas cherchaient la logique d’une lueur perdue au milieu de la nuit. L’image portait à faire sourire, un appel, réel ou imaginaire, fendant les ténèbres, visibles qu’aux yeux de ceux perdue dans une valse millénaire avec les étoiles. Un air de déjà vu, un refrain déjà entendu, comme les mots glissant hors des lèvres de l’Enfant. Des doutes, des hésitations, des « et si » nourrit de la crainte ou du besoin de devoir être utile à quelqu’un, quelque chose, pour se dire, qu’il y avait une raison, forcément, pour avoir vu ou pensé ce qui guidait les pas. Un mélange de pensées, valable ou non, supposées sous le regard de la lune. Car à la bien vaillance stellaire, il était rare que s’y offraient ceux qui ne se cherchaient pas, ou ne fuyait pas des mots non offerts à des Autruis inconnus.

A la précaution verbale, le parcourt lent sur un sentier glissant sous les souliers, un simple hochement de tête aux constats de vérité : vous n’étiez que deux. C’était déjà un de plus que seul. Souvent c’était la seule chose nécessaire pour répondre à des questions hantant l’esprit… Parfois, ce devenait la lueur d’une étoile déposé derrière un nuage... parfois, ce n’était qu’un reflet de lumière, ou même d’ombre, mais c’était mieux que laisser ce que Solitude pouvait chuchoter aux oreilles trop de pleine de silence. Une danse timide de Lumos perforant les pénombres d’une foret offrant tant d’hypothèses que de possibilités. Naissance de silhouette d’ombre attirant ton attention à chaque déformation sous les mouvements de baguette orchestré dans un duo timide, ne pas laisser aux doute la possibilité prendre plus de place, montrer au mome qu’il suffisait parfois de faire ce qui coulait naturellement au bout des doigts sans penser au pire…

– Alors au moins tu ne seras pas seul pour faire face à la stupide culpabilité qui viendrait frapper à la porte du sommeil pour créer un berceau d’insomnie…. Tu sais, on ne peut sauver tout le monde. L’important est de faire ce qui est à notre portée, et de ne pas se reprocher ce qui a pu nous échapper. Tu es venu, sans réfléchir en apercevant un faisceau de lumière, c’est déjà beaucoup tu sais…

Le sourire s’offrait, empli de tendresse, à l’acte déraisonné d’un gosse préférant se jeter dans le noir pour ne pas entendre encore le nom d’un disparu plutôt que s’occuper de sa propre sécurité. Des gens perdus, manquant à l’appel, évaporé sans aucune trace laissée derrière eux, tu en avais une liste bien trop grande dans les parchemins de souvenirs chéris pour en arriver à laisser ce genre de pensées se déverser impunément. L’arret au niveau d’un buisson, les opales couvaient doucement le petit blond, cherchant ces mots que tu aurais voulu entendre à son Age, ceux qui apaisaient les remords et les regrets de n’avoir pu faire assez, te remémorant qu’aucun n’existait vraiment. L’acceptation de ne pouvoir être omniscient demandait un parcours sur un chemin pavé de ronces et épines à traverser de soit même. Les mains tendues devenaient dérisoires, obsolètes, souvent inaptes à adoucir les peines. Alors à sa peur d’abandonner un Autrui perdu, tu lui tendais le miroir d’un cœur meurtri par ce genre de crainte.

–  On fera ce qui est dans nos moyens pour répondre à ce besoin, le pire n’est pas toujours la seule chose existante. Et puis… il faut savoir se pardonner… Ça prend du temps… je n’y ai toujours pas réussi… tu ne devrais pas te croire responsable car on t’a donné un insigne de préfet, on cherchera, mais il est possible qu’on ne trouve rien, comme il est possible que ce soit du côté pré-au-lard que des essais de feux d’artifices soient effectués. Il est joli ce sortilège d’ailleurs, si tu penses à quelqu’un de perdu, pourquoi ne pas utiliser le sort du Lacétincelle pour se manifester aussi ?Ce serait plus simple pour se manifester.

Sauf si la personne avait perdu connaissance, s’était faite avalée par une quelconque créature, mais à devenir tisseuse d’espoir, il était interdit de dessiner des scènes d’un réalisme morbide valables. Tu dessinais à tes lèvres un nouveau sourire, l’invitant à capturer ces bribes de lumières possibles dans le sombre écrin de cette nature étouffante.

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Re: Dans une clairière
Matt Deliers, le  Dim 16 Déc 2018, 15:35


Désolé pour le retard. Vraiment. #sorry

Le fait qu'on lui ait donné l'insigne des « P » signifiait énormément pour le Deliers. S'il avait dû se résumer au fil du temps cela tiendrait à peu de choses. Sans intérêt. Banal. Lambda. Quelconque. La violence de ces adjectifs l'avait fait vaciller plus d'une fois pendant ses premières années.

Et maintenant les regards s'étaient décrochés pour se tourner vers lui. Ils comptaient sur lui. Un badge parfois brillant arboré sur le torse, le poids des responsabilités allant avec sur les épaules. Aucune intention de faillir mais surtout celle de bien faire et de prouver qu'il en avait. Non pas s'exposer, se pavaner, se montrer au grand jour, mais juste simplement faire ce pour quoi des personnes avaient placés leurs espoirs en lui.

A mesure qu'ils avançaient, la langue de l'infirmière se déliait en un ballet poétique. Elle savait y faire incontestablement: calmer les craintes et les peurs, guérir les blessures du cœur. Alors plus elle parlait plus il l'écoutait, au rythme unifié de leur Lumos doré et sous l'improvisation magique de cette balade nocturne. Forêt dense de moins en moins accueillante, si tant est qu'elle l'eût été une autre nuit.

Évocation à peine formulée d'un Lancétincelle dans les propos d'Elhiya que le Periculum associé sortit instinctivement de Léotia. Replaçant ensuite le Lumos sur son arme de chêne rouge, des étincelles vertes finissèrent de traverser branches et cime pour aller annexer le ciel étoilé. Si quelqu'un était perdu, il les trouverait, ayant certainement aperçu les signaux de détresse du Deliers.

Vous avez raison. Si quelqu'un est perdu autant lui manifester notre position.
Le problème résidait néanmoins dans l'énoncé. Si ce n'était pas une personne perdue mais plutôt une aux intentions douteusement néfastes ? Pire encore, si quelqu'un venait de voir les étincelles depuis le château et se ramenait en pleine forêt ? Pour le coup il y aurait vraiment quelqu'un susceptible de se perdre.

Comment ça, vous n'avez toujours pas réussi à vous pardonner ? De quoi vous parlez ? Vous êtes sans nul doute la personne la plus altruiste que j'ai jamais rencontré, j'ai peine à croire que vous ayez des choses sur la conscience.
Dans une main sa baguette, de l'autre il toucha le bras de l'infirmière. Le contact la fit s'arrêter et se tourner vers lui, il s'empressa de lui adresser un sourire compatissant.

Mieux vaut s'arrêter. Si on s'avance davantage on risque de rater quelqu'un qui viendrait sur la position des fusées.
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