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Dans les profondeurs de la forêt
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Dans les profondeurs de la forêt
Maître de jeu, le  Jeu 19 Avr 2018 - 20:52

Plus l'on s'enfonce dans la forêt et plus elle semble étrangère : les arbres se font sinistres et semblent vous vouloir du mal, les raies de lumière plus rares et les craquements non loin de là ne ressemblent plus à ceux d'un petit animal fuyant. Il faut marcher longtemps avant de parvenir si loin dans la forêt, aussi la fatigue ne vous facilitera pas la tâche. Ici, les créatures sauvages sont plus inquiétantes et le danger décuplé : ne vous éloignez pas trop de votre baguette, elle pourrait bien sauver votre peau. C'est aussi dans ces profondeurs que l'on peut trouver certains ingrédients moins communs nécessaires à quelques potions. Il est déconseillé aux sorciers non-expérimentés de mettre les pieds dans ces tréfonds sombres de la forêt.
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Re: Dans les profondeurs de la forêt
Harmony Lin, le  Mer 25 Avr 2018 - 14:43

RP de Première Transformation avec Megan K. Hayajân




Réveil en sursaut. J'halète, je sors de ce brouillard du sommeil dans lequel j'étais plongée. Je met quelques secondes à comprendre où je me trouve et surtout quel jour on est. C'est LE jour. Ce soir, la lune sera ronde et pleine. Ce soir arrivera ce que je redoute depuis un mois : je vais me transformer en une bête assoiffée de sang. J'ai peur. J'ai peur mais je sais bien que je ne peux pas rester ici, je dois partir. Je dois aller m'enfoncer dans la Forêt Interdite. Le plus loin possible pour ne blesser personne. La dernière chose que je veux c'est faire du mal à quelqu'un sous cette forme que je vais revêtir.

Je prend quelques affaires dans un sac, le strict nécessaire pour manger sur le chemin, sachant que je devrais actuellement être dans la Grande Salle. Je passe ma main sur ma blessure pour vérifier qu'elle est toujours là, que je suis bien toujours coincée dans cette réalité dans laquelle j'ai été mordue et grimace quand, effectivement, je ressens une douleur intense. Puis, je descend de ma salle commune, sors du château et me dirige vers l'endroit où je vais passer ma nuit. Un endroit normalement interdit. Mais ma condition ne me laisse pas le choix.

A l'orée de la forêt, je déglutis. Une sueur froide vient couler le long de mon dos tandis que la peur se fait de plus en plus présente. Je regarde le soleil qui ne tardera pas à baisser dans le ciel puis à disparaître. Je ne peux pas perdre une minute. Alors j'entre. J'ai l'impression que par ce pas, je scelle mon destin, et je déteste ça.

Les minutes passent et tout ce qui se trouve autour de moi, les arbres comme les divers bruits que j'entend, tout me parait menaçant. Tout me parait être contre moi. Les arbres, de leurs ombres, m'intimident. Les craquements de brindilles sous les pattes d'animaux que je n'arrive pas à voir me font froid dans le dos. Et plus je m'enfonce, plus le jour baisse. Plus la sentence s'approche. Plus la peur de perdre le contrôle de mon propre corps m'envahit.

Quand le soleil a presque disparu du ciel, je m'arrête un instant. Je m'assois quelque part pour avaler quelque chose ou plutôt pour me forcer à le faire puisque, actuellement, j'ai la sensation que tout ce que je pourrais manger ne réussirait pas à rester dans mon estomac tant j'ai peur. Mais je suis surtout terrorisée à l'idée que la bête soit affamée et qu'elle cherche à tout prix à se nourrir. Alors aussi dur que cela puisse être, j'avale un bout de mon repas. Et alors que je m'apprête à reprendre ma route, je vois un peu plus loin des Sombrals. Je souris doucement, sourire marqué par la peur qui est décidée à rester bloquée dans ma poitrine, mais sourire quand même.

Tout doucement, je tend la main pour les caresser. Et être en leur présence me calme un peu, bizarrement. Je regrette un instant de n'avoir rien à leur donner mais je me dis que je pourrais toujours revenir un autre jour. Aujourd'hui, ce n'est pas le moment pour perdre du temps. Je dois aller loin, très loin. Je risque d'être épuisée quand la lune se lèvera mais ça ne serait pas plus mal. Peut être que la Bête sera un peu fatiguée comme ça ? Je n'en ai aucune idée. Je n'ai aucun contrôle sur ce genre de choses et on ne peut pas apprendre tout ça dans les livres.

Alors j'avance. Encore. Toujours. Effrayée par tout ce que je perçois dans les recoins de la forêt mais encore plus par ce qui est à l'intérieur de moi. Ce qui grandit de plus en plus. Par toutes ces émotions qui commencent à m'emplir de plus en plus le corps et le cœur. Je sens qu'il va bientôt être temps de s'arrêter. Que je ne pourrais plus continuer. Alors, comme dans un dernier élan de désespoir, j'accélère le pas et m'enfonce encore un peu plus dans la Forêt. Espérant de tout cœur que je suis assez loin de Poudlard pour que personne ne soit blessé.

Et soudain, je la vois.
Cette Lune.
Si belle.
Si ronde.
Si blanche.

Je suis tellement absorbée par sa contemplation que j'en lâche mon sac. Puis.

Une douleur immense m'envahit. Je tombe au sol, à quatre pattes pour essayer d'atténuer tout ce que je ressens. Mes os craquent, j'ai l'impression que mon corps se déchire en plusieurs morceaux. Que mille poignards sont plantés dans mon dos d'abord. Puis dans mes jambes, ma figure, mes bras. Et plus que tout, dans ma bouche. J'ai l'impression qu'on me torture, je souhaite presque en finir pour que la douleur disparaisse. Je voudrais que tout s'arrête, peu importe le moyen. Je sens mes habits se déchirer sous les changements qui ont lieu. Je sens que ma figure s'allonge, me donnant un air à moitié lupin. De longues dents apparaissent, me déchirant les gencives qui saignent abondamment. De longs poils commencent peu à peu à recouvrir mon corps. Je grandis et j'ai l'impression que ma colonne vertébrale s'enflamme tant mon dos me fait mal. Je tombe d'ailleurs à terre, ne pouvant plus tenir sur mes membres, en proie à une douleur trop grande.

Mais cette douleur physique n'est rien. C'est pire que tout ce que j'ai déjà pu ressentir mais c'est insignifiant comparé à ma douleur psychologique. Plus les transformations s'opèrent, plus j'ai l'impression de n'être plus que spectatrice de cette scène, la torture bien présente en plus. Mais je sens la colère remplacer mon calme habituel, je sens la soif de sang apparaître. Les instincts primaires remplacer mon habituelle raison. La Bête prend le contrôle. Elle qui était cachée depuis un mois s'impose enfin, elle remplace la douce Harmony.

La transformation se fini enfin et, les membres encore engourdis par toute cette douleur, la Bête reste à terre quelques minutes. Quand enfin, elle commence à retrouver l'usage de ses jambes, de ses pattes plutôt, elle se redresse, les quatre membres à terre, et observe autour d'elle. Tout est en noir et blanc, ses sens sont accrus et elle entend l'eau couler distinctement dans une chute d'eau un peu plus loin. Chaque bruit venant de la forêt est plus intense que jamais et la Lune, quand elle tourne la tête vers elle, est hypnotisante.

La Bête fait quelques pas mais tombe rapidement, la douleur de la transformation n'étant pas encore passée. Elle grogne. Se relève. Inspire profondément. Ses babines dégoulinent de son propre sang, celui des gencives blessées par l'apparition des dents pointus qui sont maintenant dans sa gueule.

Après quelques minutes à tenter de se remettre, elle commence enfin à marcher correctement. Elle essaye de se tenir sur ses deux pattes et y arrive, pour son plus grand contentement. Plus à l'aise sur quatre pattes, elle retourne à sa position initiale et commence à marcher d'abord lentement puis plus rapidement et bientôt, elle court. Elle se sent libre. Elle se sent puissante. Tous ces sens qui donnent tellement d'information. Mais pour l'instant, pas d'odeur d'humain. Dommage.

Alors, suivant ses instincts, elle se dirige vers une butte plus haute que les autres. Elle veut avoir une vue d'ensemble la Bête, elle veut observer tout ce qui se trouve autour d'elle d'une meilleure façon. Peut être un peu d'Harmony qui reste ici, celle-ci aimant d'habitude beaucoup observer son environnement et tout particulièrement les étoiles. Elle reste de longues minutes sur cette butte à s'habituer aux alentours uniquement composé de nuances de noir et blanc, à tout cela qui est si différent de ce qu'elle a pu voir quand elle se cachait derrière Harmony.

Puis, quand elle a fini son observation, elle se remet à courir. Elle cherche une proie, elle s'habitude à ce nouveau corps, à cette nouvelle condition. La Bête est heureuse, elle se sent infiniment bien quand elle court entre les arbres. Elle se sent invincible.

Et une bonne partie de la nuit passe comme ça, entre recherche de proie, course souvent à quatre pattes, parfois à deux pattes quand elle veut mieux voir quelque chose, et écoute des différents sens qui lui offrent tellement de choses auxquels s'habituer. Tellement de nouvelle chose à observer. A dominer.

Puis, la Lune finit par disparaître alors que la Bête, avec toute sa course, a presque réussi à retrouver le château. Elle s'écroule alors sur le sol et tout ce qui faisait d'elle la Bête disparaît. Les longs poils noirs s'en vont, découvrant le corps nu d'Harmony. L'énorme mâchoire du loup s'efface pour laisser place à une rangée de dents alignées. La colonne vertébrale reprend sa forme initiale ainsi que tous les membres qui avaient grandis. Et bientôt, il ne reste à terre qu'une jeune fille, en position fœtale, tremblant de froid sur le sol, à moitié endormie. La douleur est encore présente. Du sang séché est visible à côté de la bouche de la Serdaigle.

Une fois réveillée, tout lui reviendra. La terreur, la douleur, la nouvelle expérience. La sensation de ne plus être elle. Tout lui reviendra et les émotions se battront en son intérieur. Mais quelle est celle qui gagnera ?


Dernière édition par Harmony Lin le Mer 25 Avr 2018 - 16:43, édité 1 fois
Megan K. Hayajân
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Re: Dans les profondeurs de la forêt
Megan K. Hayajân, le  Mer 25 Avr 2018 - 15:28



« Le monde était moche, le monde était sombre. Dans toute leur complexité, elles cessaient progressivement d'être les adolescentes d'autrefois. Elles se tournaient vers leur nature profonde et ce qu'elles voyaient était effrayant. L'âge adulte se révélait monstrueux - littéralement. Et dans leur terreur, et dans leur colère, elles se tournèrent l'une vers l'autre et comprirent que même dans les nuits les plus obscures, elles ne seraient jamais seules. »

____________________

La soirée est étonnement douce. Megan se repose. Elle ne dort pas - ne dort jamais. Les yeux rivés sur les étoiles, la tête sur son sac de cours, elle observe. Elle écoute. Les nuits sont ce qu'il y a de plus passionnant - c'est comme si un nouveau monde se réveillait. L'irlandaise s'est toujours sentie plus à l'aise une fois le soleil couché. Ses congénères humains plongeaient dans le sommeil et souvent, elle se contentait de les regarder dormir. Mais pas les nuits de pleine lune. Avez vous déjà vu quelque chose de plus beau que la voûte céleste, débarrassée de ses nuages ? La voûte céleste, recueil de poème, nid d'étoiles. Et la plus belle, la plus brillante. Le satellite qui s'élance, globe parfait, et brille toute une nuit durant. Il en faut, de l'endurance, pour rester accroché sur cette toile aussi longtemps.

Megan a le sourire fendu. Elle en pleurerait presque de soulagement : ce silence. Megan est le vilain petit canard, le mauvais rejeton de la portée. Elle brûle dans sa solitude mais souffre d'avantage de la présence des autres que de leur absence. Alors ce soir, ce calme, ça fait du bien. C'est d'ailleurs pour ça qu'elle est venue camper en haut de la tour d'astronomie. On ne la délogera pas de son perchoir avant l'aube : et c'est le soleil lui même qui la fera se lever. Pourtant, Megan ne dormira pas. Megan va penser. Megan va penser, et c'est ce qu'elle fait de mieux.

Penser au silence, penser au vide qui l'habite. A ce vide sur lequel elle construit, pierre par pierre, l'édifice de sa colère, son besoin maladif d'attention, ses revanches, ses peines. On lui avait tout volé. L'enfance et l'innocence. Alors Megan reconstruit, dans son infinie patience, un temple à ce qu'elle est, un temple à tout ce qui fait d'elle un être creux et dénué de bon sens. Un être plein de haine et vide, ou presque, d'amour. Quand on a pour meilleure compagnie sa propre respiration - on devient un parfait métronome. L'adversité n'existe pas quand il n'y a pas d'autrui à condamner. - et jamais Megan n'a si mal pensé. Alors qu'elle découpe du bout des doigts une nouvelle constellation un hurlement se fait entendre. Ce cri n'a rien d'humain. Et tu t'étonnes que je veuille pas foutre les pieds dans c'te maudite forêt... pense Megan. - et jamais Megan n'a si bien pensé.

Les heures passent et elle s'étends. Sa pensée s'allonge, étouffe tous les bruits de la nuit pour n'être jamais qu'une ombre et une âme à ballader. Le corps est oublié - où l'avait-elle laissé, déjà ? Megan n'ai plus que l'idée qu'elle se fait des souris. Présente sans l'être.
Finalement, Megan se lève, va s'accouder à la balustrade. La vue est encore plus belle d'ici. L'aube ne va pas tarder - la lune a tiré son chapeau et délaissé le ciel. L'ombre pesante a englouti le château. L'herbe est noir - le ciel est noir. Il n'y a rien d'autre qu'une obscurité épaisse... et une silhouette.

La silhouette d'abord s'élance puis, comme subitement abandonnée par son créateur, retombe, molle, sur le sol. Megan hésite - un peu seulement. Elle court, valse dans les escaliers. Elle danse presque tant elle va vite, aussi vite que la mélopée de notes, s'élance et finit par jaillir du château.

Si cette silhouette n'avait pas été celle d'Harmony, Megan aurait elle eu l'instinct de venir s'accouder à la balustrade ? Si cette silhouette n'avait pas été celle de son âme-soeur, aurait elle eu le réflexe d'avaler les mètres pour rejoindre l'Etendue ? Megan se jette à genoux, soulève le visage inanimé. Du sang, du sang et un corps nu. Que fait-elle ici, grand dieu ?! Megan observe la forêt. A-t-elle été blessée ? Elle a le visage crispé de la souffrance et la jeune métamorphomage sort sa baguette de sa poche, la posant sur le torse de son amie : #Curo As Velnus. C'est tout ce que Megan connait de la médicomagie, tout ce qu'elle est sure de réussir. Avec douceur, elle dépose la tête de son amie sur les genoux, puis enlève la veste qu'elle portait pour la couvrir. Plus tard, elle la fera rentrer, mais d'abord...

De la douleur, la forêt, le sang, la pleine lune... le coeur de Megan bat à toute allure. Elle ne veut pas violer l'intimité de son amie mais par instinct - son rien d'animal, peut-être, Megan soulève sa propre veste et dénude l'épaule d'Harmony. Si Megan s'attendait à cela, elle n'en eut pas moins le souffle coupé. C'était donc cela - très bien. Elles seraient donc deux.

L'on dit qu'un monstre n'est un monstre que quand il choisit d'en devenir un. Ni Harmony ni Megan n'avaientt choisit. Etaient-elles moins monstrueuses pour autant ? Sa belle, sa douce Harmony devenait une bête. Elle même - ah ! voilà ! il suffisait d'y penser. Ses mains étaient à nouveau celles d'un homme. Dns son besoin de protéger se dressait Felix - ses tatouages, ses muscles. Elle devenait lui comme Harmony devenait Loup. Son amie était devenu la créature la plus dangereuse qui soit - surtout pour elle-même. Les prochains mois seraient éprouvants. Il faudra lutter contre la culpabilité. On ne choisit pas de devenir un monstre : mais quand on l'est déjà ! que faire alors ?

Il faudra bien qu'elles se parlent. Maintenant, a-t-elle un autre choix que de lui faire confiance, une pleine confiance ? Que d'accepter qu'elle n'est plus vide, qu'elle n'est plus seule, mais qu'elle a trouvé ici-bas la seule personne capable de la comprendre ? Pourra-t-elle encore écumer sa solitude quand un double d'elle, une personne aussi belle et complexe qu'elle-même rôde si près ? Pourrait-elle vraiment abandonner son petit bout de femme, grand bout de louve à sa peur et à son affliction ? Bien sur que non ! Bien sur que non...

Megan se relève, soulève sa meilleure amie, poids plume, dans ses bras. La métamorphomage a reprit sa forme d'adolescente gracile. Elle n'aura pas la force de la porter jusque dans le château, aussi, fait-elle le chemin inverse. Elle rentre à nouveau dans le bois, s'enfonce de quelques mètres. Qui pourrait quoi que ce soit contre elles deux, de toute façon ? Qui s'attaquerait à une louve endormie et à un caméléon déchiré ? Megan enroule d'avantage Harmo dans sa veste, l'allonge du mieux qu'elle le peut contre elle pour partager sa chaleur corporelle et relève la tête. Entre les arbres, les dernières étoiles s'allument.

On verra bien demain.
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Re: Dans les profondeurs de la forêt
Harmony Lin, le  Mer 25 Avr 2018 - 16:41

Utilisation de la même musique que Megan


J'ai mal. J'ai peur. J'ai froid. Je suis perdue dans les méandres du sommeil sans vraiment dormir. Je suis entre deux mondes, épuisée. Je ne suis pas assez forte pour rester dans celui de l'éveil mais trop agitée pour vraiment me reposer. Je me sens vide, je me sens faible. Et par dessus tout, une énorme boule est coincée dans ma gorge. Une boule de trop plein d'émotions qui veulent sortir.

FLASH

Je me revois, tombant à terre, me transformant lentement en la Bête sauvage que j'ai été cette nuit.

FLASH

Je la revois, cherchant à assouvir sa soif de sang. Je la revois inspirer profondément à la recherche d'une odeur humaine, je la vois se diriger à l'odorat vers le Château, après avoir examiné les alentours.

Et si... Et si elle avait réussi à trouver le château avant ? Que se serait-il passé ? Et si elle n'avait pas été si absorbée par son environnement dans un premier temps, n'aurait-elle pas commis l'irréparable ? N'aurais-je pas commis l'irréparable ?

Je tremble. A la fois de froid et de peur. Tous les événements de la nuit me reviennent en mémoire et j'ai d'autant plus peur que je suis fascinée par tout ce que j'ai pu voir quand la Bête me contrôlait.

Soudain, je sens comme un apaisement. Tout mon corps me faisait extrêmement mal, tant que je ne pouvais ouvrir les yeux. Tant que j'étais coincée derrière cette douleur. J'ai encore mal, bien sûr, mais c'est moins prononcé. Mes gencives, qui me donnaient l'impression d'avoir été transpercée par de longues lames, sont un peu moins douloureuses. Je sens que, peut être, je pourrais revenir à la réalité. Mais pas tout de suite.

Une chaleur vient ensuite me recouvrir le haut du corps. On me déplace, ma tête est posée sur quelque chose. Je ne saurais dire quoi. La chaleur disparaît soudain sur l'une des zones douloureuse. Une douleur différente. Comme une douleur passée qui, je le sens, restera encore un moment. Puis la chaleur revient. Et je suis de nouveau déplacée mais cette fois-ci, c'est tout mon corps qui bouge. Quelqu'un me tient contre lui. Cette chaleur est si réconfortante... Et en même temps, elle me terrifie car je m'imagine toujours être sous cette forme bestiale et faire du mal à cette personne, quelle qu'elle soit. Alors, inconsciemment, toujours entre rêve et réalité, je m'agite.

La chaleur se fait de plus en plus présente alors que je sens qu'on me repose. Et plus je me réchauffe, plus je sens les flashs disparaître pour laisser place à moi. A Harmony. Mes yeux papillonnent, ma conscience refaisant peu à peu surface. Ce que j'ai senti quand j'étais entre deux mondes a disparu de ma mémoire, comme absorbée vers d'autres horizons. Je me sens terriblement mal, j'ai froid aux jambes. Et à travers les images floues qui dansent devant mes yeux, je crois distinguer Megan. Tout de suite, je me dis que je suis encore trop hébétée pour bien voir alors je referme les yeux. Et toujours tremblante de froid et de peur, je m'installe un peu plus contre ce corps qui m'est actuellement indispensable.

Quand je sens les endroits où j'ai froid, mes perles bleues apparaissent de nouveau, de la peur visible en leur sein. Doucement, une grimace s'affichant sur mon visage alors que je bouge mon bras, je viens toucher mes jambes. Je suis nue. Cette révélation m'arrive avec de nouveaux flashs de la nuit qui vient de passer. Un tremblement bien plus fort que les autres s'empare de moi. La boule dans ma gorge menace d'exploser et quand je lève enfin les yeux vers Megan, qui était en fait bien là, j'explose en sanglots contre elle.

J'ai peur
J'ai si peur...
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Re: Dans les profondeurs de la forêt
Megan K. Hayajân, le  Mer 25 Avr 2018 - 20:35

____________________


Megan a le regard plongé dans le vide. Harmony vient de se blottir contre elle et dans sa tête, ça tourne à cent à l'heure. Elle sait - sans prétention - l'importance de la place qu'elle a su se faire dans le coeur de la jeune louve. Elle sait à quel point Harmony est sincère dans leur amitié, à quel point elle a confiance en elle. Megan pourrait la briser, la blesser, la détruire. Elle a été dure, déjà, par peur, toujours. Mais la jeune fille, pourtant affaiblie, s'est abandonnée. Elle a placé en elle tous ses espoirs et Megan, dans l'obscurité de la forêt, referme ses bras sur les épaules frêles de son amie. C'est donc ça, compter pour quelqu'un ? La chaleur dans son coeur, alors que ses bras sont gelés, c'est donc ça, tenir à quelqu'un ? Qu'est-ce que la haine à côté de cette émotion si pure, si dense ?

Et pourtant... pourtant Megan lutte contre ses instincts primaires. Une part d'elle voudrait fuir, hurler, détruire. Se retrouver seule à nouveau - parce qu'elle n'a connu que ça et qu'Harmony devient peu à peu l'horcruxe qu'elle ne voulait pas créer. N'avoir personne présente un avantage considérable : on est jamais déçu. Et la peur d'être blessé est infiniment moins grande que sa peur de la blesser. D'abîmer, d'entailler ce petit bout de femme qui compte tant. Cette foutue lumière dans l'obscurité, ce garde-fou. Megan est funambule - elle est constamment debout sur un fil, et en dessous d'elle, le vrai vide... le néant. Harmony a les deux bras ouverts, la maintient droite.

Et si elle défaille ? Si le loup qui gronde prends trop de place ? Si, à force de côtoyer Megan, de côtoyer le loup - car eux, sont-ils si différents ? - Harmony devenait aussi dure, aussi froide que la jeune métamorphomage ? Elle sombre bien volontiers, Meg, elle se perds dans les vices le coeur en bandoulière, mais pour rien au monde elle ne laisserait la louve la suivre dans sa quête de vengeance. Sa pureté vaut de l'or.

Meg caresse doucement les cheveux de son amie.
- Je suis là, Harmo, c'est bon, tout va bien.

Megan se rends bien compte que ces mots là ne suffisent pas. Elle ferme les yeux, maudissant son incapacité à s'exprimer dans pareille situation. Finalement, elle parvient à formuler une phrase correcte :
- J'ai pas peur du grand méchant loup, Harmo. Des deux, c'est moi le plus dangereux. Il te fera rien.
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Re: Dans les profondeurs de la forêt
Harmony Lin, le  Mer 25 Avr 2018 - 21:50

Les larmes coulent le long de mes joues, ne se tarissant pas. Toute la pression accumulée pendant ce long mois d'agonie sort enfin sous la forme de torrents. Mais même si elle sort maintenant, la peur reste coincée. Comme accrochée fermement au fond de mon corps, au fond de mon âme. Une douce caresse m'est procurée. Megan est là, c'est elle ma bouée, c'est elle le corps chaud rassurant, c'est à elle qu'appartient cette main qui de toute sa douceur, me rassure.

- Je suis là, Harmo, c'est bon, tout va bien.

Non, tout ne va pas bien. Je suis un Loup-Garou. Je risque de faire du mal à quiconque reste trop près de moi. Lors d'une de ces nuits maudites, je risque de faire couler du sang et, cette fois-ci, il ne viendra pas de mes gencives. Il viendra d'une personne à laquelle je tiens.

- J'ai pas peur du grand méchant loup, Harmo. Des deux, c'est moi le plus dangereux. Il te fera rien.

Mes yeux s'écarquillent et je regarde Megan. Elle sait. Elle sait ? Mais... Je... Pourquoi ne fuit-elle pas loin ? Et surtout, pourquoi dit-elle qu'il ne me fera rien ? Il m'a déjà fait quelque chose. Il a déjà pris le contrôle. Il est déjà trop tard. Mais ce n'est pas important qu'il ne me fasse rien. Qu'elle n'est pas peur de lui. Moi j'en ai peur. J'ai peur qu'il lui arrive quelque chose. Elle doit fuir loin de moi. Elle risque trop gros en restant.

Mais au moins, elle sait. Elle pourra s'éloigner, maintenant. Je n'aurais pas à lui dire. Et c'est en quelques sortes un soulagement même si la simple pensée de savoir qu'elle va partir comme Maman, grand-père, Alexy ou Lïnwe me rend malade. Alors je la dévisage, mes pleurs se calmant tandis que je souhaite lui répondre.

- Moi, j'ai peur... Qu'il te fasse du mal. Je ne veux pas te blesser. Je ne veux pas risquer de commettre l'irréparable.

Je me relève légèrement, me mettant assise, puis je me tourne vers elle. La douleur est présente sur chacun de mes traits. Une douleur non pas physique cette fois mais psychologique. Car ce que je m'apprête à lui dire me déchire le cœur en deux. Mais je dois le faire.

- Fuis. Éloigne toi de moi pour ne pas que ça t'arrive. Je t'en supplie.


Et doucement, grimaçant de mes blessures, je me lève. Une énorme larme coule sur ma joue. Je porte douloureusement ma main à mes gencives, ressentant plus que n'importe ou ailleurs les séquelles de la nuit dernière. Puis, un dernier regard plein de peine, je tourne les talons.

Mais pourtant, je n'arrive pas à bouger. Je n'arrive pas à m'éloigner d'elle. Cette présence rassurante qui m'a trouvé ce matin. Cette fille qui m'a couverte alors que j'étais nue. Qui est restée, m'a amenée à l'abri alors qu'elle a deviné la malédiction qui est la mienne.

Alors je reste là, le dos tourné vers elle, tenant fermement sa veste autour de mon corps pour cacher ce qui doit l'être. Pour me rassurer aussi, quelque part.
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Re: Dans les profondeurs de la forêt
Megan K. Hayajân, le  Mer 25 Avr 2018 - 22:08

____________________


La peur contrôle les Hommes. On a tous peur de quelque chose. Ceux qui prétendent de rien craindre sont terrorisés par la peur elle-même et c'est sans doute encore plus pitoyable. Megan, elle, a des peurs rationnelles. Les grenouilles, les sous-sols, les autres. Harmony a peur de ce qu'elle pourrait devenir, de la dangerosité de cette forme animale qu'elle ne maîtrise pas, qu'elle ne maîtrisera jamais vraiment. Il y a de quoi, non ? Ce transformer en bête sauvage une fois par moi, devenir un véritable monstre, un danger pour tous, ne guettant qu'une seule chose : quelqu'un à dévorer ? Il y a de quoi. Il y a de quoi, mais Megan refuse la peur d'Harmony. Elle refuse de la voir s'enfoncer dans cette auto-mutilation de l'esprit. Non, c'est hors de question.

Harmony se décale, s'éloigne un peu. Megan hausse les sourcils. La jeune louve n'a pas peur de ce que cette part monstrueuse d'elle-même pourrait lui faire à elle, mais du danger qu'elle représente pour notre pauvre métamorphomage. Les cheveux de l'irlandaise passent au rouge vif. Ses nerfs commencent à chauffer. Personne n'a le droit de blesser Harmony. Personne - sauf elle, un peu. Elle ne supporte pas l'idée qu'un bouffon avide de sang ait planté ses crocs dans l'épaule de sa meilleure amie. Qui qu'il soit - elle le retrouverait un jour et... !

C'est là que Megan se comprit elle même. Elle l'avait dit à Harmo - elle était plus dangereuse que sa bête. Elle venait de saisir le sens de ses propres paroles. Harmony était milles fois plus redoutable avec ses crocs et ses griffes. Pourtant, tout le mal qu'elle ferait lui coûterait cher. Elle souffrirait pour les autres. Si Megan devait blesser quelqu'un, elle le ferait les yeux dans les yeux et sans une once de remords. Elle était la méchante de l'histoire... mais le dire maintenant à son amie la bouleverserait bien trop.
- Fuis. Éloigne toi de moi pour ne pas que ça t'arrive. Je t'en supplie...

Megan leva les yeux sur son amie, maintenant debout. Elle commença à se détourner, s'arrêta. Harmony offrait à Megan la porte de sortie qu'elle cherchait tant. La possibilité de fuir lâchement et de retourner à sa vie de solitude et d'égoïsme. De ne plus avoir à se soucier des états-d'âme de la Serdaigle. Meg se leva à son tour. Lentement. Elle s'épousseta les fesses. Très bien. Puisque c'était ce que voulait Harmo...

La métamorphomage rejoignit son amie et sans hésiter un instant, la souleva puis la balança sur son épaule. Quand elle le voulait, Megan n'était pas dénuée de force. Et puis Harmo était légère comme une plume. Elle commença à avancer en direction du château avec son sac à patates sur l'épaule.
- Ecoute moi bien, Harmony Lin, commença Megan. Tu ne te débarrasseras pas de moi si facilement. Si tu dois fuir, je fuirais avec toi.

C'était sa façon de faire des grands discours. Megan était plutôt fière de sa déclaration.
- Maintenant, donne moi le nom d'un professeur en qui tu as confiance, que je t'amène voir quelqu'un qui atténuera mieux que moi la douleur - et n'espère même pas descendre de mon épaule.
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Re: Dans les profondeurs de la forêt
Harmony Lin, le  Mer 25 Avr 2018 - 23:09

Je l'entends se lever à son tour et faire quelques pas. Je m'attend à ce qu'elle me dépasse et qu'elle parte, comme je le lui ai demandé. Après tout, quelle personne censée resterai aux côtés d'un Loup-garou ? Aux côtés d'une personne qui peut la blesser gravement, qui peut ruiner sa vie, qui peut la lui prendre ? Je me sens déchirée. J'espère dans un sens qu'elle fuira pour que je sois sûre de ne pas lui faire de mal ou de moins risquer de lui en faire, en tout cas. Mais en même temps, je n'arrive pas à ignorer ce trou béant qui se creuse dans ma poitrine à l'idée qu'elle s'en aille et que je sois désespérément seule.

Je me sens soudain soulevée de terre et installée sans aucune délicatesse sur une épaule. Son épaule. Je la regarde d'un air interrogateur tout en grimaçant de douleur tandis qu'elle avance vers le château. Je me débats légèrement mais je ne cherche pas à lui faire du mal. C'est la dernière chose que je veux.

- Ecoute moi bien, Harmony Lin. Tu ne te débarrasseras pas de moi si facilement. Si tu dois fuir, je fuirais avec toi.
Maintenant, donne moi le nom d'un professeur en qui tu as confiance, que je t'amène voir quelqu'un qui atténuera mieux que moi la douleur - et n'espère même pas descendre de mon épaule.


J'allais répliquer quelque chose mais soupire, résignée. Je ne comprend pas pourquoi elle tient tant que ça a rester à mes côtés. Et si je la blessais ? Je ne me le pardonnerai jamais. Et pourtant... Pourtant, j'ai cette petite lueur dans le cœur. Ce petit soleil, cette joie qui est apparu quand elle ne m'a pas abandonnée. Cet Espoir que je croyais disparu. Et c'est ce même espoir, cette même lueur, qui me font répondre à sa demande.

- Evan... Il sait.

Ne me débattant pas plus, espérant juste ne croiser aucun élève sur la route parce qu'ils se demanderaient sans doute pourquoi elle me porte comme ça et pourquoi je suis dans cette tenue, un sourire léger apparaît sur mes lèvres.

Elle est restée.

[Fin du RP]
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Re: Dans les profondeurs de la forêt
Lïnwe Felagünd, le  Sam 2 Juin 2018 - 18:08

Métamorphose de Narcisse
— PV Lydie Nouël.
/!\ Contenu sensible /!\


boîte crânienne en feu
d'artifices     pèèèèèèèèEEeEEeèèeeè èèè EEèè te
                               un câble
le garçon a perdu quelques boulons
sous ce piège
à souris grotesque

— un cerveau à trous
de gruyère.

Folie folie
épargne-nous de ta
malice pour
 une fois
ça rime avec
cadice

un joli vase
à pied marche à
ses
côtés

— c'est que
l'alcool, ne
fait pas bon effet

sur cette
prise de
médicaments il se traite
comme un bon
patient   — la vache

c'est à dire          tend
         à l'excès
son corps en devient
-électrisant.

Cela fait trop longtemps
qu'il parcourt les rues des arbres
sans jamais pouvoir
atteindre un but
particulier

il a besoin de se perdre
éternellement
pour subsister.

_ début de soirée
là où s'étire un grand
sourire lunaire et tout pastel
tout léger tout clair
car la nuit n'est pas encore
  tombée
au-dessus du domaine
de Poudlard

y'en a marre d'attendre au coin du feu
derrière la fenêtre
l'hiver chaleureux

le loup a besoin de risque
de danger
les sens en alerte
il a besoin de sentir ses pattes s'enfoncer
dans l'herbe et la terre
humides
il a besoin de sentir la brise sur son visage
après une longue course
le cœur qui s'emballe
avant qu'il n'atteigne les premiers
sapins
le lac sur sa droite
parait satisfait
de sa transformation
capricieuse

la métamorphose de Narcisse :
l'enfant à l'état naturel

l'enfant - loup.

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déplacement de rp (erreur)
Lydie Nouël, le  Sam 2 Juin 2018 - 23:17

Elle est joueuse la belle, elle est taquine. D'une humeur chercheuse, un peu rouquine. Elle glisse son regard suspicieux entre les étagères et par dessus l'épaule des écrivains, espérant récupérer quelques mots juteux en chemin. Rien de bien intéressant à se mettre sous la dent. Elle est discrète, pourtant. Elle fait l'évasive, la tête endormie, esprit ailleurs qui semble s'envoler en même temps que ses cheveux lorsqu'elle sautille dans les rangées. L'intérieur est pourtant concentré à l'observation. Une vile curiosité, sans honte à l'intrusion.

Plus loin que les commérages, elle souhaite comprendre. Ce qui anime, révolte et lie. Chacun. Dans sa démarche automatique, presque inconsciente, elle ne suit d'autre but précis que d'assouvir ce désir de connaissance, auquel elle ne trouve pas de réelle explication. Elle peine d'ailleurs de plus en plus à se mélanger avec les sujets de son étude spontanée, préfère une toute autre compagnie.

A l'évocation de son pourquoi, source de ses révoltes, qui suscite son animation et soif de liaison, elle meurt de le rejoindre. Pourquoi? Mais pour ça. Elle laisse ses pas la guider vers ces lieux familiers. S'échapper avant le huit, quand tombe la nuit, car après ce sera plus dur, moins sûr. Elle erre en lisière, elle voit et entend, sans pour autant se mettre en danger, là est l'endroit qu'elle favorisait.

Au loin, le clair d'une chevelure qui paraît grise dans l'aube avancée. Silhouette unique qui disparaît par instant, inquiète l'adolescente qui craint de la voir s'éclipser, soleil blond masqué par une lune d'épineux à l'écorce foncée. Curieux. Elle décide de suivre, presque de traquer. Elle suit les pas bruyant de l'étranger, lentement. Elle ne veut pas qu'il s’aperçoive de sa présence. Elle cherche ses traces, marche dedans, là où les herbes et les brindilles, déjà écrasées, ne pourront plus la trahir. Elle traite cet être comme sa proie, mais elle ne sait encore comment aborder l'endroit. Elle guette, à bonne distance, elle ne sait quoi, et peut, à tout moment, décider de secourir l'enfant imprudent, tout comme punir le délinquant impertinent. Pendant combien de temps encore? La course folle d'un névrosé qui ne semblait jamais plus vouloir s'arrêter.
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Re: Dans les profondeurs de la forêt
Lïnwe Felagünd, le  Jeu 7 Juin 2018 - 13:25

Retirer ses chaussures est le premier
acte vers l'état mère nature
chaussettes sales qu'on
laisse dériver sur le bas-côté
pour plus d'aplomb
sentir l'herbe sous le
nu pied

— Le prix de la
Liberté.


sentir les brindilles
craquer sous les orteils

sentir la charge
s'accumuler en soi

sentir le vent
s'embarquer

sentir les ténèbres
reculer dans cette semi
lumière-pénombre

clair-obscur à l'heure
qu'il est

sentir le monde se faire piétiner
sentir le pantalon s'entre-déchirer par les branches
les orties et les roses épineuses

sentir le rêve
d'une éternité

/ brandir haut et fort
ce drapeau de la
suffisance libertine guidant le peuple
racines.

Au fur et à mesure que l'aliéné sauvage s'enfonçait dans la forêt
son corps basculait dans la demi-mesure
encore raisonné                 par une once neurologique.

Et puis un terrain surélevé le fait réagir
les jambes trébuchent - les mains se rejoignent :
                                                                        la réception
                                                         introspection
                                                des mouvements d'un loup
                                                                       le réflexe est surhumain.

Marcher
Marcher à quatre pattes pour une
plus grande mobilité

Lassé-
Laisser ce corps
d'enfant abandonné
pour un loupiot névrosé

Temps
Il était temps de cueillir
subir ses pulsions personnelles
mécaniques, les manies atentées

AHOUUUUUUUUH

Crier
Crier - hurler à la mort
pour ameuter ses proches
c'est que pour la première fois de sa vie
                              il se sentirait accepté dans cette famille

S'arrêter
brusquement
le nez en avant

reniflant les cerises des bois
et les champignons
l'odeur pestilentielle

d'un autre corps en émoi
humide.



Dernière édition par Lïnwe Felagünd le Lun 30 Juil 2018 - 11:48, édité 1 fois
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Re: Dans les profondeurs de la forêt
Lydie Nouël, le  Dim 29 Juil 2018 - 20:13

je crains dsl

Et soudain, des pieds. Enfin, ce qui les contient, pour un humain. Une paire de pied. Intriguée un instant, elle se décide à imiter: pose avec respect ses propres pieds aux côtés du précédent, un peu de rangement dans l'anarchie de la futaie. Et continue de suivre, cette fois plutôt à patte, tel un mouton curieux, noir car discret pour le moment. Elle comprend rapidement, douce sensation du piquant des broussailles sous la plante de son sabot. Il est dur, elle en a corné les extrémités comme elle le fait pour ses livres, rien ne peut plus la griffer douloureusement, simplement l'irriter, la réveiller.

Yeux clos, soupir de plaisir. Elle goûte et s'émerveille à mêler la douce sensation de communion naturelle et l'excitation de la traque. Son regard change. Pas de velours, elle poursuit de son mieux ce qu'elle ne parvient à identifier pleinement. Les indices l'interpellent et la troublent, elle ne comprend vraiment que le désir de l'individu, le partage intérieurement.

Un terrain vallonné, ciel et colline dégagé des branches à épines. Elle voit et assiste. La métamorphose de l'homme qui semble rester homme en apparence. Mais qui n'est plus dressé sur ses deux pieds, un adieu à la confortable bipédie, le salut à la vitesse du galop à quatre sabots. Sous une lune passive attentive, un cri résonne. L'homme n'est plus homme qu'en apparence, l'instinct sauvage a pris le dessus. L'instinct de la rouquine se réveille aussi, mais autrement. Ses poils se hérissent sur ses avants-bras, un fourmillement s'élève brusquement dans ses extrémités. C'est la peur, l'envie de vivre, de fuir le danger, primaire.

Ses jambes ne l'écoute pas. Le silence pesant qui règne après le hurlement l'induit en erreur. Une fascination qui dépasse la raison, elle veut et désire s'approcher plus encore, dépasser la limite de sécurité, frôler le danger. Mais la traque est finie, sa proie a cessé d'avancer. C'est le moment d'agir, d'abattre ou de laisser vivre. Ce qu'elle souhaite faire n'entre pas dans la logique de la chasse. Agit, Lydie!

Ils ne sont pas seul, dans la forêt. Il y a ceux en danger et les autres dangers. Pour les premiers, le chevreuil qui s'abreuve à quelques mètres de là, l'oiseau emmitouflé dans ses plumes sur une branche basse, le lapin qui rebrousse chemin, comme s'il avait finalement senti le problème. Les seconds sont ceux qui protègent leurs nouveaux-nés de leur vie, tuant qui s'approchant trop. La sorcière s'immobilise, réalise qu'elle est véritablement le mouton noir de cette douce l'histoire. Retient son souffle. La peur la paralyse.
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Re: Dans les profondeurs de la forêt
Lïnwe Felagünd, le  Jeu 16 Aoû 2018 - 15:25

Les dents menaçantes
en avant, comme des crocs en pénitence
qui salivent salivent
salivent un extrait de jardin parfumé
mélangé à la peur humide
les racines d'un arbre moisies
les racines du corps paralysé par l'instant.

— Cocktail sauvage.

Être loup, c'est aussi devenir roi
de la forêt comme le lion l'est à la jungle
déambuler nonchalamment de quelques pas
le dos majestueux quand les animaux
s'inclinent devant la bête.

Être loup, c'est aussi avoir la foi
le museau sensible et les narines fraîches

sentir l'humain en désarroi
sentir l'odeur unique corporelle
                   - les poils qui s'agitent sous la brise
                   - les poils qui se dressent par la prise de risque
                   - la peau bercée par le savon et l'humidité tiède du soir
- le parfum artificiels du coton et des vêtements
- le parfum de l'inquiétude sur les visages infantiles

Être loup, c'est être lèvres, nez et oreilles
un parfait visage qui se tourne vers la fille.

Un visage de jeune homme perdu dans ses émotions
l'illusion de l'image - perception miraculeuse
d'un être abandonné.

Parfois, le loup prend peur
Parfois, le loup se retire, crie, fuit
pour mieux piéger sa proie

Et parfois, le loup
accourt vers la pomme

courir
courir
et la prendre au bras
au cou
sauter sur ses quatre pattes
pour tenter de la maintenir au sol
clouée comme un homme
sur son crucifix.

Lydie Nouël
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Re: Dans les profondeurs de la forêt
Lydie Nouël, le  Lun 24 Sep 2018 - 19:50

Les mèches au couleur de la lune qui paraissent soudain brunes. Un coloris pourtant connu, mais emmêlé dans un réseau de courbe relevées qui l'empêche d'identifier. Il semble produire sa propre luminosité, ou bien attirer les rayons nocturnes. Un visage et des yeux d'un imprévisible sauvage, qui d'un coup croisent l’œil trop curieux et intrusif d'une Lydie prise en surprise. Un esprit errant mais déterminé lui fond alors dessus. Elle bascule en arrière, l'équilibre déjà instable, sous le poids de l'être qu'elle finit par reconnaître.

La carte d'identité qui s'effrite, s'effondre. Quand tout ce que l'on avait posé et admis sur une personne ou un sujet maintes fois analysé est remis en question par une unique information. L'impression de ne plus connaître cet ennemi, de ne plus savoir ou comprendre ce qui l'anime sa haine. Surtout cette fascination, face à l'audace de l'expression d'une facette qu'elle même n'a cessé de réprimer.

Retour brutal à la violente réalité. Elle s'est laissée maîtriser. Elle commence à se débattre mais sa force physique n'est pas comparable ni mesurable à la transformation enragée de Narcisse Ier. Elle n'abandonne pas pour autant, mobilise chaque partie du corps libres de pression, entre dans une crise de convulsion folle, parsemée de grognement profonds et aigus. Elle finit par décrocher un brutal coup de genou dans les côtes de l'homme bestial, s'attend et prie pour l'entendre couiner de douleur et repartir toute queue entre les jambes dans les tréfonds de la forêt.
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Re: Dans les profondeurs de la forêt
Lïnwe Felagünd, le  Jeu 4 Oct 2018 - 15:22

L'esprit intrusif et le corps
violacé sous les prises de la peau contre le sol
lorsque les brindilles craquent dans le dos
toute sa colonne vertébrale qui doit
en prendre un coup
tout son poids sur le sien, elle semble
devenir morte — ou endormie
avant de devenir folle
de s'éveiller
de convulser sous la pression
de ses bras : la Survie qui parcourt
ses neurones et ses veines
davantage nécessaire que le sang
lui-même
elle pompe tout son cerveau
tape dans ses poumons
le creux de ses paumes
ses jambes
ses genoux
levés contre ses côtes

Aïe
Aïe

Aïe

une douleur étouffée dans sa bouche
avant de rouler sur le côté
-côte fêlée ?
le goût du sang qui revient
de la colère — racler la gorge
un grognement de lupus forestier
qui sent l'odeur des champignons
du bois
juste sous son nez

la lune, soleil nocturne,
illumine la scène
un rituel presque habituel

des feuilles tout autour
enfoncées dans la terre : un lit de lutte
une cascade rouquine
la blancheur de la peau
lui fait mal aux yeux dans la nuit
il sent ce petit cœur osciller
entre la peur et la violence
il la sent d'ici
cette angoisse renarde

s'approcher doucement
comme pour se soumettre honteusement
           à sa victime
           avant d'attaquer
de nouveau
une nouvelle
une dernière
fois

avant de voir tomber le corps inerte
sur le côté

mais un regard
un visage familier

qu'on en oublie la folie
et que la raison carillonne aux portes
de la psychose animale

... Ly-die... ?
prononcer ces lettres
est une nouvelle épreuve
comme quand on apprend à parler
à répéter les mots
les voyelles
les consonnes
étant petit.

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