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Salle Gilderoy Lockhart
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Ethan Turner
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Re: Salle Gilderoy Lockhart

Message par : Ethan Turner, Mar 9 Oct 2018 - 9:10



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♫ ♩

Un travail, tu t'étais finalement trouver un travail. Déjà, tu songeais depuis quelque temps à trouver une source de revenue plus conséquente à tes besoins toujours grandissants, mais lorsqu'un ancien camarade de maison t'avait mis au fait que le Heurtoir recrutait un stagiaire, tu avais saisi l'occasion sans y penser à deux fois. La vérité était que tu étais bien au fait que tes talents de combat ne rivalisaient en aucun cas avec les étudiants le plus turbulent du collège, et que pour survivre dans cette jungle ainsi que dans celle qui t'attendait après la passation de tes A.S.P.I.C s, tu devais t'endurcir, et quoi de mieux qu'un stage dans le plus grand établissement d'entraînement aux combats de Grande-Bretagne pour y arriver?

Ceci-dit, tu avais tôt fait de découvrir que l'endroit était en rénovation, voir en totale reconstruction, et que si ta présence serait ultimement requise lors des entraînements, ou simplement pour prendre soin de la clientèle, tes tâches actuelles relevaient davantage de celles d'un journalier oeuvrant sur un chantier de construction. Tu n'avais certes aucun problème avec le travail manuel, les divers préparatifs que tu imposais à ton corps en vue des prochains matchs de Quidditch veillaient au bon maintien de ta carrure, mais la hâte de passer aux choses sérieuses se faisait de plus en plus sentir alors que les jours passaient, et tu aurais juré ne pas être seul dans cet état d'esprit.

Nettoyer les planchers après la refonte des murs, cirer le carrelage, poser des miroirs, et encore des miroirs, puis placer le mobilier tel qu'indiquer sur un plan grossier qu'on t'avait remis... Tu n'avais clairement pas postulé pour accomplir ce genre de tâches ingrates, mais tu obéissais sans trop rechigner pour l'instant; cet établissement avait beaucoup à t'apporter, tu en étais profondément persuadé. En ce samedi matin, on t'avait confié l'assemblage de divers mannequins d'entraînement, sans te fournir plus amples explications sur la marche à suivre, et les précautions à prendre pour assurer une stabilité maximale de ces pauvres personnages fictifs, dont la seule utilité serait de se faire massacrer sur une base quotidienne. Affairé à la tâche, ayant finalement pris un rythme de travail honnête, tu n'avais pas remarqué dans l'immédiat les bruits de pas s'aventurant dans les escaliers menant à ton étage, et ce n'est que lorsque le claquement des escarpins se fit entendre à l'embouchure de la pièce où il s'affairait, que le bleu se retourna pour voir de quoi il était question.

Une femme, non... une jeune femme, frêle, presque fragile, mais surtout très... belle. Ton regard se perdait sur la demoiselle, attiré tel un aimant, te rappelant vaguement cette ancienne enseignante d'Enchantements et son pouvoir sur toi, que tu t'expliquais encore mal. Des paroles s'échappèret alors de la commissure de ses lèvres, un murmure à tes oreilles, qui tarde à percer ton hypnotisme, y arrivant finalement alors que d'autres paroles te sont adressé. Un sourire dénué d'émotions te fait face, alors que ta rêverie prend fin, te permettant de réaliser que la demoiselle aux yeux d'ébènes te souhaite cordialement la bienvenue dans cet établissement, s'enquérant même de ton bien-être.

Un clignement des paupières, signe distinctif de l'être pris au dépourvu, prédécesseur d'une prise de parole improvisé de ta personne au passé gêné. Le sourire s'était fait tardif, mais des plus francs, alors que tu t'étais avancé vers la nouvelle arrivante. Son visage ne t'était pas inconnu, pour l'avoir rencontré précédemment dans ce même établissement, alors que son nom avait été mentionné à quelques reprises par ceux qui formaient désormais tes collègues de travail; il s'agissait d'Elly Wilds... mais qu'est-ce que ça peau semblait douce, alors que la distance se refermait entre vous, et que tu plongeais les yeux dans les siens, lui tendant la main en guise de salutation polie.

-Enchanté, mademoiselle Wildsmith. Merci de vous soucier de ma bonne intégration; tout se passe aussi bien que possible; à la seule exception que nous n'avions toujours pas été présenté.

Qu'est-ce qui te prenait, soudainement? Tes pensées s'embrouillaient, comme s'il existait une emprise surnaturelle sur ces dernières, se pouvait-il qu'elle soit une vélane? Est-ce que toutes les femmes en position d'autorité sur ta personne devaient forcément t'attirer? Les prochains mois s'annonçaient particuliers, si la demoiselle en question était celle chargée de s'assurer de la qualité de ton travail. C'était en oubliant le nom de cette nouvelle enseignante de sortilèges, dont le cours débutant allait rapidement te ramener à la réalité; tu n'échapperais pas à cette femme, que tu sois à l'école ou au travail, tu devras te construire une immunité afin de survivre.

-C'est donc vous que je dois remercier pour m'avoir accordé le privilège de travailler en ces murs?
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Elly Wildsmith
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Re: Salle Gilderoy Lockhart

Message par : Elly Wildsmith, Mar 9 Oct 2018 - 11:03


Une latence, un espèce de bug humain étrange semble saisir le jeune homme. Ce genre d’instant où le temps est mis sur pause – pour lui en tout cas – et où les images défilent lentement. Sourcil arqué, la brune regarde le nouvel élément du Heurtoir. Sensation déplaisante qu’elle n’aime pas mais qu’elle rencontre bien trop souvent auprès de la gente masculine. Les trouvailles dans la bâtisse familiale en France avaient évoqué quelques origines Vélanes auxquelles la sorcière refusait de s’identifier : ressemblait-elle à une harpie lorsqu’elle était en colère ? Impossible à dire pour elle. Ce qui était sur c’est qu’il semblait que les hommes, quel que soit leur âge, ressente un certain attrait pour elle. Et cela la mettait forcément un peu mal à l’aise, même si elle n’en montrait jamais rien : l’habitude de faire bonne figure hériter d’un passé au Ministère. On ne refaisait aucune des mauvaises habitudes acquises avec le temps, au mieux on les faisait évoluer, au pire on les gardait comme elles étaient et c’était elles qui vous changeaient.

Finalement, le stagiaire se reprend, saisit sa main pour une salutation des plus polie. Elle le laisse déverser des mots bien convenus pour une rencontre de ce type, elle patronne et lui employé, qui la remercie de se soucier de son intégration. Elle se demande un instant si elle était normale ou si les autres propriétaires d’établissement ne procédaient pas de la sorte. Pensée difficile et remise en question quasi instinctive qu’elle chasse d’un mouvement de tête sur le côté. Les yeux parcourent le travail effectué par la nouvelle recrue, elle répond simplement d’un sourire suivi d’un hochement de tête sur l’absence de présentation. Il faut dire que son nouvel emploi à Poudlard était relativement prenant, même si l’activité intense du Heurtoir lui manquait. Ou peut-être était-ce le manque de contrôle qui peinait la jeune femme ? Elle ne saurait dire mais elle n’a guère le temps d’y penser davantage puisque l’homme, semblant être sorti de sa torpeur, lui pose une question « C'est donc vous que je dois remercier pour m'avoir accordé le privilège de travailler en ces murs ? ».

Un rire cristallin s’échappe des lèvres de l’ancienne auror alors qu’elle foule la salle, bien heureuse de pouvoir constater d’elle-même les avancées et évolutions de son établissement plutôt que de s’imaginer les choses devant  les mots envolés d’Azaël ou d’Arnaud. Là elle voit, elle sait, que les mois de labeurs qui précèdent n’ont pas servis à rien, que le travail acharné de toute l’équipe porte ses fruits, lentement mais surement. La question du jeune homme la fait sourire, parce qu’elle n’est pas seule dirigeante et qu’au-delà de cela, elle a laissé à son équipe le choix du nouveau collaborateur. D’ailleurs, elle ne se prive pas de le dire « Non, c’est à Arnaud et Azaël que vous devez votre place ici Mister Turner, ce sont eux qui ont fait le recrutement, je  n‘ai fait que valider leurs décisions. Après tout, c’est eux qui vont travailler avec vous, davantage que ma propre personne ». Le sourire est sincère, plus discret, moins commercial.

Elle ne joue pas de ses charmes, non. Au contraire. Depuis qu’elle a découvert d’éventuels liens Vélanes dans les origines de sa famille, elle évite les regards directs, trop francs, les sourires pouvant être interprétés différemment. Jusque ici, elle n’avait jamais compris l’intérêt des hommes à son égard – ou elle s’imaginait sans difficulté être la cible d’éventuels mâles en mal de sensation – mais jamais plus. Ses yeux confrontent pourtant le regard polaire du stagiaire. L’on aurait pu y découvrir un océan recelant multiples merveilles que la jeune femme n’aurait pas été surprise. Il y avait quelque chose de froid dans ses prunelles détonnant totalement avec l’expression sympathique du visage du jeune homme. Est-ce la couleur des iris ou juste une impression passagère ? Qu’importe, la conversation se poursuit « Vous faites un bon travail sur le montage des mannequins, je sais que vous n’avez pas été recruté pour ceci et j’espère que cela ne vous dérange pas … ». Sale habitude que de confier des tâches ingrates aux stagiaires qui passaient entre les murs du Heurtoir, et avec la reconstruction, il fallait dire que ce n’était pas le travail qui manquait.
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Ethan Turner
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Re: Salle Gilderoy Lockhart

Message par : Ethan Turner, Mer 10 Oct 2018 - 13:49



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♫ ♩

Une réponse négative, ce n'était donc pas à elle que tu devais ton embauche en ces murs, une réponse qui te décevait mystérieusement; peut-être aurais-tu désiré avoir l'aval de ta patronne dès ton arrivée au heurtoir? Une chose était bien certaine, et c'est que tu ne t'aurais jamais douté désirer recevoir l'approbation de tes supérieurs à ce point. Pour le coup, tu devrais forcément remercer Azaël et Arnaud pour la confiance qu'ils portaient en toi. Tu t'étais bien rendu compte lors des duels, qu'Azaël semblait avoir oublié votre petite altercation lors d'un certain cours d'Enchantements, et si l'idée qu'il soit désormais ton supérieur ne t'enchantait guère, tu préférais encore qu'il ne se souvienne pas de cette partie de votre passé.

Si la réponse qui t'avait été fournie n'était pas celle à laquelle tu t'attendais, le sourire qui l'avait accompagné, plus sincère, t'avait par contre fait le plus grand des plaisirs. C'était sous ces traits de visage que tu découvrais que la propriétaire du heurtoir te semblait avoir des traits particulièrement jeunes, une caractéristique à laquelle tu ne t'attendais jamais de la part de ceux en position d'autorité, mais qui avait quelque chose d'appréciable. En effet, le gouffre hiérarchique vous séparant semblait s'effacer doucement, alors que les traits de la femme changeaient quelque peu, t'offrant une interlocutrice des plus humaines.

Si la réponse qui t'avait été fournie n'était pas celle à laquelle tu t'attendais, le sourire qui l'avait accompagné, plus sincère, t'avait par contre fait le plus grand des plaisirs. C'était sous ces traits de visage que tu découvrais que la propriétaire du heurtoir te semblait avoir des traits particulièrement jeunes, une caractéristique à laquelle tu ne t'attendais jamais de la part de ceux en position d'autorité, mais qui avait quelque chose d'appréciable. En effet, le gouffre hiérarchique vous séparant semblait s'effacer doucement, alors que les traits de la femme changeaient quelque peu, t'offrant une interlocutrice des plus humaines.

-Merci bien, mademoiselle... et ça ne me dérange pas, ce travail plus physique, mais je serai bien heureux lorsque tout ça sera terminé, et qu'on pourra enfin recevoir les premiers clients. Je suis un peu là pour ça, me plonger dans ces entraînements, et voir un peu comment chacun y arrive. Je sais bien que je ne suis que stagiaire, mais il faut bien commencer quelque part, et ça me permet déjà de rencontrer les gens du milieu, ce qui n'est pas négligeable....

Tu avais marqué une courte pause, analysant les mots qui sortaient de ta bouche, ne comprenant pas depuis quand tu ne réfléchissais plus autant qu'à ton habitude avant de parler, laissant même volontiers se glisser des passages pouvant être interprétés de plus d'une façon... Ta suranalyse était-elle enfin chose du passé, ou était-ce une question de circonstance hors de ta compréhension?

-D'ailleurs, vous devez être une sacrée duelliste pour maintenir un endroit pareil. Vous n'aviez pas le goût de concourir à votre dernier tournoi?

Tu avais déjà vu Azaël en situation de combat – ou plutôt de crise –, de même qu'Arnaud, lors de ses deux duels, mais les talents de cette Wildsmith t'étaient encore bien inconnus, et quelque chose te disait que son apparence fragile cachait au contraire une femme qui ne devait pas être sous-estimé, et capable d'offrir un spectacle à la fois divertissant et instructif, alors pourquoi se cacher?
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Elly Wildsmith
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Re: Salle Gilderoy Lockhart

Message par : Elly Wildsmith, Mer 10 Oct 2018 - 23:57


Avait-elle perçu cette pointe de déception dans les yeux azuréens du stagiaire ? Il y a une interrogation qui pointe son nez sur le bout de la langue, une curiosité qui s’installe. D’où vient-il ? Qui est-il ? Qu’a-t-il vécu jusqu’à présent ? Il y a des questions qui se pressent sur les lèvres de l’ancienne auror mais aucune ne s’extirpe. Tout est dans l’observation.  Les gestes, mimiques, le regard. Elle détaille son interlocuteur par tout ce qu’il ne dit pas, et elle aime ça. Cette connaissance humaine. Elle ne dit rien à ses premiers propos, elle hoche simplement la tête : après tout, ici était le meilleur endroit pour l’apprentissage des sortilèges en tous genres. Même les plus sombres, mais ça, elle le garderait pour elle, hors de question que ça n’effleure l’once d’une de ses pensées.

Une question s’extirpe ensuite des pensées du jeune homme pour atterrir entre les deux silhouettes qui se jaugent à distance raisonnable. La brune retient un ricanement. Peut-on dire qu’elle est une sacrée duelliste ? Elle ne le sait pas vraiment, pas certaine d’être à la hauteur. Mais son passif parle clairement pour elle : ancienne auror, ancienne responsable du bureau … désormais professeure d’enchantements et sortilèges, il y avait en effet fort à parié qu’elle dispose d’une maitrise supérieure, mais ce n’est pas pour autant qu’elle se repose sur ses lauriers, ou qu’elle dévoile à qui veut savoir l’étendue de ses éventuels talents. Parce qu’au-delà du mystère dont elle aimait se parer, il y avait aussi ce besoin de protection : plus on la prenait pour une chose fragile et sans importance, plus elle se fondait dans la masse.

Alors elle répond avec légèreté « Non, je ne suis pas spécialement une bonne duelliste ». Sourire mystique, regard qui pétille de malice alors qu’elle dévie le regard sur l’environnement, pour ne pas transmettre un mensonge les yeux dans les yeux. Pour lancer le défi, aussi. Subtilement. « Voyez-vous, je suis certaine que vous seriez tout à fait apte à me battre, voulez-vous essayer ? ». Combien d’élèves seraient prêts à relever le défi ? Combien fonceraient tête baissée sans réfléchir davantage ? Elle avait hâte, en vrai, de connaître sa réponse. De savoir quel serait son choix. Dans son esprit, cela le définirait davantage, bien plus qu’une apparence physique ou qu’un regard acier.

Les doigts jouent, attendent, espiègles, sur la baguette de la jeune femme. Feindrait-elle une quelconque incompétence s’il accepté le duel ? Ou au contraire ferait-elle son nécessaire pour qu’il comprenne ? Derrière l’apparente fragilité se cache une force dont on ne mesure pas l’ampleur. Quand bien même les entraîneurs du Heurtoir la connaissaient – Azaël plus qu’Arnaud – elle avait besoin que ses troupes fassent leurs « preuves » avant d’accéder aux secrets les plus sombres du Heurtoir … ou de sa propriétaire. Chaque chose en son temps, d’abord il fallait voir ce qu’il avait dans le ventre, et après ce qu’il avait dans la tête. Petit à petit, elle finirait par le cerner. Premier employé qu’elle ne connaissait pas réellement, et dont elle voulait pourtant connaitre le plus petit des secrets.
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Ethan Turner
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Re: Salle Gilderoy Lockhart

Message par : Ethan Turner, Jeu 11 Oct 2018 - 13:22



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♫ ♩

L'éveil d'un ricanement n'avait pas passé inaperçu, étant lui-même l'auteur d'un sourire qui se voulait amusé par l'une des deux choses. Soit cette dénommé Elly se jugeait à ce point impotente magiquement que la seule pensée de se retrouver confronté à d'illustres sorciers avait quelque chose de ridicule à ses yeux, soit elle se jugeait comme d'un niveau surpassant celui du simple amusement, et qu'une participation à pareil événement allait contre certains principes chevaleresques dont tu ignorais tout. La réponse n'avait pas tardé à se faire connaître, alors que la brunette y allait d'une déclaration pour le moins surprenante sur son incompétence de duelliste, te décrochant un regard curieux, accompagné d'une légère inclinaison de ton regard, qui se faisait d'autant plus observateur, à la recherche d'un signe quelconque, une miette de pain pour suivre le chemin de la vérité.

La chasse aux indices s'était rapidement révélée fructueuse, alors que la demoiselle fuyait de plus belle ton regard, préférant observer un décor qui n'avait toujours pas été posé à ta personne. Était-ce de la gêne? La gêne de révéler pareille situation alors qu'elle possédait un commerce spécialisé dans les enseignements magiques les plus pointus de Grand Bretagne? Peut-être te faisait-elle plutôt marchée? Après tout quels étaient les chances pour qu'elle soit aussi mauvaise que... mais ta réflexion se retrouvait coupé court par de nouvelles paroles de miss Wildsmith. Paroles qui avaient eu l'effet d'une petite bombe dans ton esprit, alors que l'expression de surprise qu'affichait ton visage n'avait plus rien de subtil. Était-ce commun d'offrir un combat à ses plus récents employés? Après-tout, il s'agissait bien évidemment d'un haut lieu de duels, mais quelque chose au creux de tes entrailles te disait que ce moment était particulier; la proposition semblant tenir davantage du jeu que de la cordialité.

Alors que les engrenages de ton esprit trouvaient leur place dans ce nouvel ordre des choses, un sourire en coin, joueur, apparaissait sur ton visage. Tu n'étais pas vraiment doué au niveau combat, et n'avais jamais dû affronter un membre de la gent féminine, mais tu ne la voyais pas ainsi; tu ne voyais rien de tout cela ainsi. Il s'agissait d'un jeu, un jeu où tu devrais faire tes preuves à cette ravissante femme, pas pour conserver ta place au Heurtoir, ni parce que ton ego d'homme ne te poussait à défendre une réputation qui ne trouvait existence dans aucune dimension de cet univers, mais pour une raison plus simple, et pourtant si complexe qu'elle échappait totalement à ta compréhension.

-Je veux bien tenter de vous prouver ce que je vaux en duel. Tu cherchais le contact de ses yeux, alors que ton propre regard se faisait désormais perçant, véritable bélier des portes de l'âme, à la recherche de réponses, mais surtout de complicité. Ici et maintenant? Ou préférez-vous sur le rebord de la piscine pour apporter un peu de piquant?

Les décors valseraient forcément dans tous les sens, et ton travail serait probablement à recommencer, mais ton esprit était occupé ailleurs pour se soucier de si menus détails. Tu n'avais aucune intention de laisser une quelconque chance à celle qui serait, l'histoire de quelques instants, ton adversaire, sous prétexte qu'elle était une femme, ou qu'elle était en position d'autorité sur toi, ou même parce qu'elle était si belle... Non, au contraire, tu voulais l'impressionner, sentir une marque de validation de sa part. Que tu sois vaiqueur ou non, ta performance devrait forcer le respect de par une utilisation intelligente de sortilèges; un exploit qui ne t'étais pas étranger, mais qui n'aurait forcément pas le même impact sur une femme d'expérience telle que cette Elly que sur des camarades de classe.

-Sans arbitre pour nous arrêter, ne devrions-nous pas fixer des règles bien précises afin de s'arrêter avant de ne plus être en état de travailler? Enfin, c'est vous la patronne, bien sûr.

Tu n'arrivais pas à décrocher ton regard du visage de la femme, comme si, par ce simple contact prolongé, tu braverais la première épreuve qu'on t'imposait. En réalité, les effets de l'adrénaline commençaient à se faire sentir dans l'ensemble de ton corps, ralentissant toujours imperceptiblement le flot du temps sur ta personne, accélérant ta vitesse de réflexion, alors que ton esprit commençait à passer en revue les sortilèges qui pourraient déstabiliser la jeune femme. Ta victoire était-elle seulement possible? Tu en doutais, mais peu t'importais, tu te donnerais corps et âme pour t'illustrer durant ce duel.
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Re: Salle Gilderoy Lockhart

Message par : Elly Wildsmith, Jeu 11 Oct 2018 - 21:34


LA Ethan

Nouvelle latence chez l’interlocuteur. Un temps de réflexion certain qui s’enfuit avant que les premiers mots ne s’extirpent, son regard cherchant l’ébène des prunelles de la propriétaire des lieux. Une acceptation en demi-teinte, le stagiaire a envie de faire ses preuves et à sa réponse, le sourire carnassier de la brune s’agrandit. Nouvelle proie pour son tableau de chasse. Une myriade de questions s’enfuit, où il lui demande si elle souhaite changer d’endroit ou si la salle actuelle lui convient. Aucune réponse, aucune réaction de la sorcière.

Jusqu’à cette dernière question, évoquant la présence d’arbitre et d’éventuelles règles à mettre en place. Sitôt la question est posée qu’un rire s’extirpe de la gorge de la jeune femme. Une envie de ricanement malsain lui saisit les tripes, mais elle se retient, se rappelle qu’ici il n’y a pas de fer qui recouvre son visage mais qu’elle est uniquement une patronne venant s’assurer des talents d’un stagiaire. Si tenté qu’il puisse y avoir du talent caché derrière la carrure impressionnante du sorcier et derrière son regard céruléen qui cherchait à briser les propres défenses de la jeune femme.

Mais c’était mal la connaitre : ce n’était pas le premier homme à tenter de percer les mystères qui l’entouraient, et davantage encore qu’il était relativement jeune, elle se pensait donc aisément hors d’atteinte. Mais l’était-elle réellement face à l’attention qu’il semblait avoir à son égard ? « Oh je suis déçue Mister Turner ! ». Une moue volontairement boudeuse s’était emparée des traits de la brune, expression totalement feinte marquant une déception qu’elle ne ressentait pas. « Dans mon monde, il n’y a pas besoin d’arbitre, ni de règles. Les limites … n’en sont pas ». Sourire de circonstance alors qu’elle informule un Protego, destiné à se protéger pour le cas où elle aurait sous-estimé le sorcier. Prudence est mère de surêté, parait-il.

Et elle ne lui laisse guère le temps de faire de même. Elle veut jouer, mais dans sa cour à elle il n’y a de la place que pour les grands, pas de place pour les petits joueurs qui ont besoin de règles du jeu, de limites, ou d’arbitre. Elle rigole encore de la proposition. Voilà une anecdote qu’il serait bon d’afficher dans le bureau du staff : pour se rappeler qui ils étaient, leurs valeurs, et surtout affirmer aux prochains entrants qu’ils étaient entrés dans une équipe un peu … borderline ? Enfin, c’était plutôt quelque chose que l’on découvrait au fur et à mesure des paroles, des discussions, des soirées … Rien de profondément établi, même si la brune connaissait ses propres penchants ainsi que ceux de son gérant.

Plus de place pour la réflexion, il était temps de passer à l’acte et de faire comprendre au stagiaire qu’il fallait, ici, se méfier de toutes et de tous : de l’équipe en passant par les clients, certains cachant très bien – trop bien – leurs jeux. Des mouvements amples, elle se déchausse rapidement, envoyant valser les escarpins retenant la liberté de mouvement de ses pieds : combattre avec toutes tenues, elle en était largement capable, mais toujours est-il qu’elle voulait être à l’aise. C’est ainsi que commença le duel, enfin … avec un petit « Sphaera ignis » destiné à le surprendre, aussitôt suivi d’un « Vitro Convexo » derrière lequel elle a tôt fait de se cacher.
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Re: Salle Gilderoy Lockhart

Message par : Ethan Turner, Ven 12 Oct 2018 - 11:17



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♫ ♩

Un sourire...carnassier, signe d'un mensonge certain, ayant été proféré afin de forcer la confrontation entre vos deux corps. Pourquoi avoir été menti ne t'affectais pas outre mesure? Peut-être parce qu'au fond de ton être, tu désirais cette rencontre aussi ardemment que ta supérieure, mais très certainement pour des raisons tout autres. Il y avait une tension dans la pièce, une tension que tu ne te souvenais pas avoir connue sobrement, mais qui avait un parfum enivrant, à moins qu'il ne s'agisse de celui de la femme aux atours ténébreux? Tes sourcils s'étaient relevés face au visage bien trop contenté de la Wildsmith, une expression faussement choqué, fortement teinté d'amusement, se déversant sur ton visage.

Ta tentative de vous rapprocher de l'eau et des possibilités que cet élément offrait avait-il été percé à jour? L'expression de la brune semblait figée sur les possibilités qui s'offraient à elle, ici, là, maintenant, et tu n'étais que très peu convaincu que ton questionnement avait trouvé son destinataire. Il fallut la mention d'arbitres afin de ramener quelque peu ta patronne sur terre, une déclaration qui n'avait pas passé dans l'oreille d'une sourde, décevant visiblement celle qui deviendrait sous peu ta partenaire de duels. Le sifflement de sa voix, ton nom de famille prononcé de façon si désinvolte, tout cela avait quelque chose de perturbant, de mystérieux. À quel point prenait-elle son rôle de propriétaire au sérieux? Était-ce un nouveau jeu; celui de la hiérarchie, ou plutôt du loup dans la bergerie?

L'explication ne se fit pas attendre, et les mots prononcés sonnèrent avec grand fracas au creux de ton âme. Un pied devant l'autre, à courir de tes paroles et réactions, tu n'avais pas fait attention, et avais franchi le seuil de SON monde, et elle en imposerait donc l'absence de règles, une règle en soi qui ne connaît le sens des écrits. Sans plus attendre, un premier sortilège avait été lancé, fidèle charme du bouclier, dont tu ne connaissais pas les propriétés préventives sans l'utilisation de métamagie. Ton expression était partagée entre l'amusement, l'admiration et la surprise. La porte de la vraie vie venait de s'ouvrir, alors que les convenances et politesses s'étaient effacés, laissant place à la brutalité d'un départ hâtif.

D'une main tu avais saisi ta baguette, récupérant le peu de temps que la brunette prenait pour se déchausser afin de te mettre en garde. Tu n'étais par contre pas préparé à ce que votre danse devienne aussi sulfureuse si rapidement, un sortilège de flamme étant rapidement incanté en ta direction. Les mots prononcés étaient connus de ta personne, même si jamais tu ne les avaient entendus sur un autre médium que celui du papier; la voix était déterminée, l'appréhension complètement terrifiante. La chaleur avait empli la pièce en un claquement de doigt inexistant, et tu ne voyais désormais plus qu'une gargantuesque sphère de flammes rapidement ronger son chemin jusqu'à toi.

"CRACK!"

N'ayant aucunement le temps de réfléchir, tu avais opté pour une stratégie dont tu avais été témoins lors des précédents duel organisé dans ce même établissement. L'endroit le plus sûr pour transplanner sans être disqualifié? Derrière ton agresseuse, bien évidemment, à distance raisonnable pour être à porter suffisante afin d'éviter une prochaine attaque. Tu t'étais habitué à transplanner quelques fois par jour maintenant que tu travaillais en ce lieu, mais le transplannage en plein combat était une nouveauté pour toi, et quelques très maigres secondes avait été nécessaire pour que tu retrouves tes points de repères, temps pendant lequel tu avais vu la brunette admirer l'incendie qu'elle venait de créer, depuis sa cachette qui t'était maintenant exposée.

Quoi faire? Suivre son instinct, ne pas attaquer directement par peur de rater sa cible, y aller avec des sortilèges larges et surprenants; puisque la ténébreuse demoiselle surpassait largement ta puissance magique, tu en étais maintenant certain. Ta baguette s'était alors dirigé vers un mannequin que tu venais d'assembler, pauvre victime qui n'aura pas vécu très longtemps.

-Mannequin turn vitae Carcajou !

Le mannequin le plus près de cette Wildsmith s'était alors transformé en un animal de la grosseur d'un grand chien. Il s'agissait d'un des prédateurs les plus agressifs et des plus dénués de peur que le jeune homme connaissait, un allié de taille si ce n'était que pour déstabiliser la pyromane en devenir. Le feu résultant de la première agression de ce duel avait tôt fait d'agiter la bête féroce, qui montrait volontier ses crocs au premier venu.

Ta nouvelle position dévoilée, il ne te restait plus beaucoup de temps avant qu'une contre-attaque ait lieu; tu devais absolument profiter du fait que l'attention de la jeune femme devait maintenant être séparée sur deux fronts.

-Exteo Stattiga!

Le sortilège des trois flèches... celui-là même que tu n'avais jamais pensé utiliser un jour sur quelqu'un, lorsque tu en avais toi-même fait les frais, quelques années auparavant. Était-ce la folie du moment qui t'atteignait? Non... tu avais désormais parfaitement fois en les talents magiques de celle qui s'opposait à toi, et priais simplement qu'une des trois flèches arrive à destination; toute progression était une victoire en soi.
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Elly Wildsmith
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Re: Salle Gilderoy Lockhart

Message par : Elly Wildsmith, Ven 12 Oct 2018 - 23:31


Une attente se crée, se noue au creux des entrailles de la brune. Elle n’aime pas ce sentiment d’abandon, ce délai qui se crée, cette impatience qu’elle ressent dans ses veines. Une longue agonie, attraction temporelle qui fait glisser l’incertitude dans le domaine du connu, qui la ramène en plein champ de combat. Deux âmes prêtes à s’affronter. Ou plutôt, une âme prête à écraser une autre âme sans égard particulier, juste l’envie de se prouver qu’elle peut, qu’elle est capable. Apte à jouer. Mais dans ce genre de duel, il ne faut jamais se reposer sur ses lauriers : les plus piètres combattants peuvent se révéler d’excellents prédateurs. Car les stratagèmes ne sont pas définis, les manœuvres vaines apportent l’espoir et l’espoir, elle le sait, peut abattre les murs les plus épais. Les yeux sont perdus dans le vague, dans le feu crée, brasier incandescent dans lequel elle aimerait se brûler.

C’est le bruit du transplanage qui la sort de sa torpeur : il n’a quand même pas fait ça, n’est-ce pas ? Une demi-seconde d’hésitation, trop tard. Le premier sortilège transforme un mannequin en un espèce d’animal étrange que la jeune femme n’avait jamais vu jusqu’ici. D’ailleurs, la narratrice a actuellement une page Google ouverte pour tenter de décrypter cet animal. De la taille d’un chien, les pattes d’un ours, et la gueule grande ouverte comme une hyène prête à vous dévorer, voilà ce que l’ancienne auror constate, et concentre son attention.

Plus près d’elle – dans le sens derrière – comme un danger qui alpague dans la vision périphérique mais auquel on n’apporte pas la moindre attention, il y a le stagiaire. Et si la brune se préoccupe davantage du canidé qui lui fait face, il va s’en dire qu’elle n’ignore pas son erreur lorsqu’elle entend le sifflement des flèches à proximité. A peine un demi-tour sur elle-même, elle voit les flèches qui se dirigent droit sur elle, un mouvement de baguette « Avifors », un poil trop tard. Si deux des flèches se transforment en oiseaux et volètent autour d’elle, la troisième, elle, ne la loupe pas. C’est un cri qui déchire la salle alors que la flèche ne transperce son épaule. Juste les chairs, effleurées, abîmées. La flèche partie se figeait dans un mur après la blessure. Ce n’est pas la douleur qui s’extirpe, c’est la rage d’avoir été surprise par un adolescent qui la fait crier.

Une expiration plus tard, elle jette son regard rageur au chien qui rêve visiblement toujours de la mordre. Il a du se passer quoi, 30 secondes depuis son apparition ? Il est temps qu’elle réagisse. La fureur luit dans ses yeux, tel un chien enragé, elle s’apprête à mordre et cela s’avère particulièrement violent. La cible est visée, un léger « Bombarda » et c’est une explosion de chaire animale éphémères et de sang qui se produit. La peinture n’était pas à son gout de toute façon, il fallait quelque chose de plus … sanguin.

Son regard, son attention toute entière se reporte au stagiaire alors qu’elle sent son sang qui s’écoule lentement de la plaie toute récente infligée par son stagiaire. L’idée même qu’elle puisse se laisser avoir par un bleu (nouveau, pas Serdaigle), la rebute. Alors d’un mouvement ample du poignet, son regard toujours rivés vers le stagiaire aux yeux bleus, elle murmure « Ango Nubes » et le maléfice, sans aucun état d’âme, sans aucun problème de conscience quelconque, se dirige droit vers le sorcier. Nuage étouffant qu’elle rêve de faire s’enserrer sur la gorge de sa nouvelle proie.
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Re: Salle Gilderoy Lockhart

Message par : Ethan Turner, Dim 14 Oct 2018 - 14:36



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♫ ♩

Les flèches avaient... atteint leur objectif? Tu avais observé avec curiosité ta patronne transformer deux flèches en oiseau d'un sortilège de métamorphose, mais pourquoi ce sortilège, alors que tant d'autres étaient foncièrement plus adaptés à la situation? Se pouvait-il qu'elle ait réellement dit la vérité, en mentionnant sa faible compétence de combat? Non, cette pièce du puzzle qui t'était tendue sur un plateau d'argent ne collait avec aucune autre, et surtout... ces cris de douleur, non... de rage? Il s'agissait de la première fois que tu faisais intentionnellement couler le sang, et cela avait été trop facile, beaucoup trop facile, et tout cela te déstabilisait profondément.

Tes yeux avaient suivi les mouvements de la brune désormais hors d'elle, comme hypnotisé par les mouvements de sa baguette. Ta création avait tôt fait d'exploser dans une mare de sang et ce chairs, et pourtant, tu n'avais pas bougé de ta position, si ce n'était pour ton genou qui avait instinctivement rejoint le sol, alors que la fatigue te gagnait peu à peu. Jamais tu n'aurais du transplanner en plein combat, pas sans avoir préalablement fait plusieurs essaies de ton côté sur ces transplannages d'urgence. Le mal était fais, et ta vigueur en était maintenant fortement affectée. Tu t'étais donc rapidement lancé un "Revigor" avant de voir une main se lever en ta direction, tenant une baguette qui t'effrayait moins que la main qui la tenait. Tu avais réveillé quelque chose au plus profond de la jeune femme, quelque chose qui aurait dû rester endormie, et tu étais désormais déchiré entre ton désir de t'assurer que la jeune femme allait bien, et ce besoin de lui en mettre plein la vue, de lui montrer que tu étais également digne de son établissement, mais surtout de son regard; d'elle.  

Des paroles inaudibles avaient été proférés, une incantation à coup sûr, puisqu'un nuage sombre et épais s'était matérialisé entre ta personne et ton adversaire, un sortilège que tu ne reconnaissais pas instinctivement, mais qui ne te disaient rien qui vaille. Le nuage magique avait rapidement glissé jusqu'à toi, tes tentatives d'esquives s'étant révélées particulièrement vaines. Transplanner une nouvelle fois était une option que tu avais envisagé un peu trop rapidement, une solution qui t'apparaissait comme facile, mais c'était en oubliant l'énergie qu'un tel déplacement te coûterait, ou le feu qui faisait désormais rage de l'autre côté de la pièce, limitant grandement un quelconque déplacement de la sorte. Désormais à proximité des mannequins suite à ton inutile esquive, tu commençais à ressentir la texture du sombre nuage s'emparer de ta gorge, et commencer à resserrer son emprise sur toi, t'empêchant graduellement de respirer. Avant qu'il ne soit trop tard, tu avais pris une grande inspiration, et avais regardé les grains du sablier du temps tomber les unes après les autres, dans un mouvement lent, ralentis par le danger de mort qui s'emparait de toi. Il n'y avait pas de règlements, pas de possibilité de se rendre. Non; pas ce rendre, tu voulais vaincre! Vaincre et impressionner!

- Eol.. o, prr..

Les sons peinaient à s'extirper de ton être, tes cordes vocales complètement comprimées par cette épaisse brume. Ce n'était pas la fin! NON! HORS DE QUESTION D'ÊTRE CELUI QUI BAISSE LES BRAS!

-Eoll...Eolo proCELLA !

De l'air, frais, conjuré de ta personne, de nulle part et de partout à la fois. Tu connaissais ce sortilège, et il t'apparaissait toujours comme utile lorsque la situation semblait désespérée; lorsque la flamme de l'espoir s'éteignait, il n'y avait rien de mieux qu'un peu de chaos et d'oxygène pour la réanimer. Les vents s'étaient révélés moins puissants que ceux que tu avais déjà créés dans le passé, rencontrant visiblement une grande résistance de la part du nuage étrangleur. Tu avais profité de la dissipation temporaire de ce dernier pour rouler sur le côté, histoire de ne plus être acculé au mur, et de mettre un peu de distance entre toi et cette dangereuse création qui avait bien failli avoir ta peau. Tu devais penser à une contre-attaque, et vite; rester sur la défensive signifierait très certainement ton arrêt de mort.

-Obscuro  !

La baguette pointée vers la Wildsmith, il ne te restait plus qu'à prier d'avoir réussi ton sortilège; tu avais besoin de plus de temps pour te sortir d'une telle situation, pour te hisser de nouveau dans la position de l'agresseur et non de l'agressé. Tu sentais malheureusement les effets de ton revigor se dissiper rapidement, alors que la menace du nuage mortel planait toujours à tes côtés, et que la pièce se transformait encore un peu plus en un champ de bataille rongé par les flammes.
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Re: Salle Gilderoy Lockhart

Message par : Elly Wildsmith, Mar 16 Oct 2018 - 14:30


Il y a dans les yeux de la brune une lueur malsaine qui brille, qui scintille. Dans une nuit noire, il ne fait nul doute que cette étincelle serait perceptible, palpable, saisissable. Là, à proximité du brasier, peut-être que sa rage passe inaperçue, peut-être que la fureur ne se ressent pas. Ou peut-être, qu’au contraire, elle entache tous les murs d’une couleur particulière. Le rouge écarlate du sang animal répandu plutôt. Il y a aussi ce sourire carnassier, qui dirige le nuage étouffant, droit sur le stagiaire. Que sa gorge se resserre et ses yeux se convulsent, elle souhaite la mort de sa propre recrue. Il n’y a plus de barrière, plus de limite, elle les franchit sans un mot et ses yeux insistent, sa baguette maitrise : il doit mourir.

Mais non. Un grognement sourd s’extirpe de la poitrine de la jeune femme quand elle voit le vent qui souffle sur son nuage, l’entraînant ailleurs, dissipant par endroit ses effets. La hargne la gagne davantage, l’adrénaline afflue dans son sang. Sa main se resserre sur son arme, et elle tente de contrebalancer l’effet du vent. Mais rien n’y fait. Et pire encore, elle se déconcentre à tenter de reprendre le contrôle de l’étouffement. Elle ne voit pas la baguette dressée, pas plus qu’elle n’entend le sortilège qui s’extirpe des lèvres de son adversaire. Elle est aveuglée par sa fureur de vaincre, par son envie d’écraser le jeune homme face à elle. Le sang s’écoule le long de son bras mais elle s’en moque, car le sortilège la touche de plein fouet. Si quelques secondes auparavant elle était aveuglée par la rage, désormais, elle était aveugle au sens propre. Une perte des sens qu’elle n’avait pas sentie venir.

Alors sa baguette s’abaisse instinctivement, le bras le long du corps, faisant immédiatement cesser le nuage toxique. Les sens sont à l’affut, trouvé le garçon, le débusquer sans se servir de ses yeux. Ou lancer des sortilèges à la volée. Elle avait de multiples possibilités et aucunes d’entre elles ne contenaient le choix « soin », pour la simple et bonne raison que ses maigres talents en médicomagie lui aurait plutôt valu un séjour à Ste Mangouste qu’une nouvelle paire d’yeux. Elle lance à la volée un « Stupéfix » sans savoir si elle a touchait sa cible ou non. Elle essaye, tant bien que mal, de se repérer au son, au crépitement du brasier sur le côté. Et puis, elle décide, de n’en avoir que faire de savoir où il est, juste qu’elle veut sa mort, maintenant. D’autant plus qu’elle a perdu son sens le plus aiguisé. Alors elle lance à nouveau « BOMBARDA » la baguette levée vers une position où elle estime qu’il se trouve. Totalement aléatoire en somme.

L’explosion dure, un peu. Elle a les tympans qui saignent car elle s’est faite soufflée par son propre sortilège. Et comme si ça ne suffisait pas elle peine à se relever. C’une côte qu’elle entend craquer ? Elle grimace, encore aveuglée par le sortilège lancé plutôt. Et sa conscience la rappelle à l’ordre, indiquant la nature de sa colère, l’objet de sa fureur ou plutôt l’adversaire qui a pris celle-ci de plein fouet. « Turner ? ». Pointe d’inquiétude dans la voix. Pas de pourcentage de perte humaine au sein de l’établissement alors …
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Re: Salle Gilderoy Lockhart

Message par : Ethan Turner, Ven 19 Oct 2018 - 14:52



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♫ ♩

Chaque mouvement que tu accomplissais semblait frustrer de plus belle ton adversaire, et ton dernier sortilège semblait avoir été la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. Tu étais resté silencieux au maximum de ta capacité, ne brisant le silence qui t'entourait qu'avec ta respiration haletante; tu fatiguais encore rapidement en plein combat, n'étant pas habitué à lancer de tels sortilèges sur une aussi courte période de temps. Ton regard examinait attentivement les mouvements de la demoiselle, alors qu'elle prenait conscience de sa cécité, la rage se décuplait alors qu'elle n'avait pas l'air au fait de ta position, et qu'elle refusait de capituler. La suite des choses s'avérait probablement dangereuse pour l'un de vous désormais. La brune était à ta merci, mais se débattait maintenant comme une personne ayant perdu la raison.

Le premier sortilège de sa part fut lancé non loin de ton positionnement, quelques décimètres au-dessus de ta position accroupie, t'obligeant à mettre une main sur ta bouche afin de retenir une expression de surprise. Un sortilège à cible unique n'aurait pas été ton choix, si tu aurais été à la place de la jeune femme, et tu te doutais que son expérience dans le domaine devait être suffisamment conséquente pour qu'elle ne tarde pas à comprendre elle aussi, que les sortilèges de masses étaient toujours à prioriser, surtout lorsqu'il était impossible de faire des victimes collatérales. Tu devais donc bouger, et vite, mais tes forces étaient désormais bien moindre, après seulement deux sortilèges cette fois, tu te devais de finir ça au plus vite, avant de ne plus être en mesure de combattre pour un bon moment.

-Revigor

La baguette pointé vers ta propre personne, la main toujours devant la bouche, tu te sens un effet amoindri du sortilège, alors qu'il n'a pas été lancé avec la même conviction que précédemment. Intérieurement, tu te maudis de peiner encore à maîtriser les sortilèges informulés, et réalises que l'effet de surprise peut jouer pour beaucoup lorsque notre adversaire est plus puissant que soit. Tu ne pouvais pas rester là à prier qu'elle ne t'ait pas entendu; tu étais donc préparé à bondir sur le côté avant de lui lancer un nouveau sortilège, lorsque la sorcière leva une nouvelle fois sa baguette dans ta direction, et qu'elle prononça des mots qui te glacèrent le sang. Elle avait compris, plus vite que tu ne l'espérais, et tu n'étais pas en position de te défendre, ni de te sauver, il ne te restait qu'à te mettre hors d'atteinte au plus vite.

Alors que les derniers mots de l'incantation du sortilège explosif étaient prononcés, tu te trouvais encore en plein mouvement d'esquive, te jetant sur ta droite, en direction de la porte de la pièce, trop tard. L'explosion avait retenti à quelques mètres à peine derrière toi, il s'agissait d'un réel bombardement, le sortilège le plus teinté de violence qu'elle avait pu lancer jusqu'ici, et c'était peu dire, venant de celle qui avait explosé sans aucun remords l'animal que tu avais magiquement créé. La première onde de choc t'avait propulsé dans ton mouvement, t'envoyant percuter le cadre de la porte d'une violence t'arrachant un lourd cri de douleur, quelque chose s'était brisé dans ton épaule, et probablement dans tes côtes également, alors que ton bras s'était retrouvé fortement écrasé contre ton corps.

Tu n'entendais plus qu'un cillement aigu, t'empêchant de savoir si un nouveau maléfice était prononcé à ton endroit ou non. Tu te sentais à la totale merci de ton adversaire, oubliant de ce fait que ton dernier sortilège à son endroit devait être encore actif. Ouvrir tes yeux n'avait pas été difficile, mais le monde semblait tourner autour de toi, et si tu ne les refermais pas instantanément, tu risquais probablement de vider tes entrailles sur le sol de cette salle d'entraînement qui avait déjà connu de plus beaux jours. C'est donc gémissant et endolori que tu avais attendu que tes sens reviennent quelque peu à toi, suffisamment pour entendre ton nom de famille être prononcé d'une voix insécure, une voix qui n'avais rien à voir avec l'ardeur et l'agressivité dont la Wildsmith venait de faire preuve à ton égard, était-ce seulement la même personne?

-Je... arrh... j'me rends ! Avais-tu dit, tentant tant bien que mal de mettre tes mains bien en évidence, laissant ta baguette tomber de ces dernières. Le mouvement n'avait été qu'à moitié concluant, alors que tu n'arrivais pas à relever un de tes bras, ce dernier étant beaucoup trop douloureux pour le bouger d'une quelconque façon.

Tu détestais devoir te rendre ainsi, tu avais la sensation que tu avais subi tout cela pour rien, que d'abandonner était signe d'une infinie faiblesse de ta part, alors que ton but était de démontrer tout le contraire; tu étais là pour montrer ce que tu valais, et c'était forcément insuffisant... Mais tu n'étais plus en état de combattre, pas lors d'un duel qui se voulait amical au départ... quoique tu ne sois plus trop certain de la tournure de ce dernier, qui semblait plus intense que bien des combats s'étant déroulés lors du tournoi d'été du heurtoir.

-Est-ce que... ça va? Avais-tu dit entre deux gémissements de douleurs.

Oui, tu avais sans doute l'épaule cassée, ainsi qu'une ou deux côtes dans le même état, mais tu ne pouvais t'empêcher de penser à elle... comment allait-elle? Avait-elle recouvré la vue? Tu l'avais également blessé, plus tôt, et n'avais pu t'enquérir d'elle, comment se portait cette blessure? Tout en toi t'indiquait que tu devais te soucier de ton être, de ta santé, mais tu ne le désirais pas... il y avait plus important pour l'instant.
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