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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard :: La Tête de Sanglier
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Au Comptoir
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Arty Wildsmith
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Au Comptoir

Message par : Arty Wildsmith, Ven 17 Nov - 11:08:23


Az & Az

Il avait commandé trois verres en tout. Cela surprit Arty, du whisky en plus. C’était un peu dégoûtant ça non ? Ça devait piquer, mais il ne dit rien. Rapidement, la directrice de Gryffondor revient avec leur commande. Il la remercie d’un ton enfantin qui faisait sûrement tout son charme : « Merci beaucoup Madame ! », un jour il deviendrait grand, sûrement. Le Poufsouffle regarde alors sceptique l’alcool sous ses yeux. Et non, il n’était pas habitué. Les potions délirantes et droguantes oui, le fameux mélange philtre de paix et élixir d’euphorie, c’était sa spécialité. Mais la boisson, pas tellement. Surtout depuis la dernière fois. Enfin bref, il ferait tout de même plaisir à son vieux camarade. Non pas parce qu’ils se connaissaient depuis longtemps mais parce qu’Azphel était vieux – comprenez. Finalement, d’une traite, accompagnant les paroles festives de Miss Philaester, le gamin enfile son verre de jus d’orange, vite le digérer avant de passer aux choses plus sérieuses. Guilleret.

Puis il y repense, ainsi l’ancien Garde-Chasse connaissait Azaël. Ce n’était pas si étonnant, son pote était du genre à connaître tout le monde, surtout les gens qui faisaient un peu peur, allez comprendre. Il lui demande alors comment ils s’étaient mis ensemble, la genèse de la fameuse team. Devant la Directrice des Lions, le Blaireautin hésite. Mais après tout, ils n’avaient jamais encore fait de grandes choses à Poudlard, déranger les cours, quelques saccages par-ci par-là, mais rien de plus, rien d’encore dangereux, juste très amusant. « On s’est rencontrés y’a un peu longtemps, à l’époque, on a décoré les cachots à notre goût. Puis j’sais pas, on s’est plus quittés. » Sourire taquin. Il ne parle pas de la relation peut-être malsaine qui les lie tous les deux, ce besoin de protéger l’autre à tout prix, aller jusqu’au bout, sans limites.

Retour sur le comptoir. Arty fixe son verre de whisky. En plaisantant, il enchaîne : « Pourquoi vous voulez me rendre saoul ? » Comme s’il ne l’était pas déjà de façon permanente. Surtout que Philaester était là, mais elle n’avait rien dit, comme quoi, elle était bien gentille cette petite madame. Il porte le verre à ses lèvres et grimace. Berk. Mais tenter de garder un peu de dignité quand même, il n’était plus un bébé. « C’est pas ouf votre truc. » Il allait faire une petite pause, verre toujours dans les mains il le dépose délicatement. Il se redresse, remue sa bouche pour tenter de garder de la salive, expédier les restes du liquide brûlant. « Vous faites quoi maintenant vous ? » S’intéresser à l’interlocuteur, c’était la base d’une conversation. Puis il voulait savoir, à quoi pouvait bien occuper ses journées un monsieur à l’air un peu terrifiant.
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Azphel
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Re: Au Comptoir

Message par : Azphel, Mer 22 Nov - 4:32:08


AzArt (hasard  MDR )
(sorry pour la cacalité)

Le visage de la directrice de Gryffondor s'illumina lorsque Azphel lui proposa de se servir un verre. Ce ne devait pas être souvent que les clients faisaient preuve de générosité envers le personnel, même si c'était une habitude pour le mage noir de le faire. À peine étaient-ils servis que l'ancien garde chasse poussa du bout des doigts le deuxième verre de whisky en direction d'Artemis, lui octroyant un sourire entendu. Peut-être que le jeune homme n'aimait pas la boisson, après tout, mais s'il était si proche de Azaël qu'il en avait l'air, il avait dû se prendre quelques cuites, de toute évidence.

C'était peut-être une impression pour Azphel, mais il li semblait que le très jeune Artemis n'était pas indifférent aux charmes dégagés par la directrice des Gryffondors. À une époque lointaine, Azphel aurait sans doute laissé un regard coulant sur la jeune femme, mais ses pensées étaient depuis bien longtemps accaparées par une seule et unique personne et le temps des plaisirs de la chair superflus était depuis bien longtemps terminé pour lui. Le Ministre de la Magie coureur de jupons n'était plus qu'une image fausse qui ne subsistait que dans de vieux journaux ou dans des souvenirs tenaces de vieux sorciers..

Azphel sentait en Artémis la volonté de ne pas trop en raconter sur ses histoires avec Azaël. Peut-être était-ce parce qu'il faisait parti des vieux et qu'il ne donnait pas vraiment, au premier abord du moins, l'impression de s'intéresser à tout et tout le monde, même aux frasques de garnements plus jeunes que lui (ce qui l'amusait beaucoup, en vérité).

« C’est pas ouf votre truc. »
- T'inquiète pas, c'est normal, la première gorgée ça fait toujours ça. Ensuite, ça passe tout seul, crois-moi. Le mage noir offrit un clin d'oeil au jeune homme. Quand tu auras terminé ce verre, ça deviendra ta boisson favorite, surtout qu'il ne devrait pas tarder à t'accompagner d'un joli effet de flottement, si tu vois ce que je veux dire.

À nouveau, c'était une référence à Azaël et Artemis devait logiquement tout à fait voir de quoi Azphel lui parlait.
« Vous faites quoi maintenant vous ? »
- J'offre des verres dans des bars, plaisanta Azphel. Pour le moment, pas grand chose... Je traîne à droite et à gauche et je voyage pas mal. Ça a du bon de ne pas avoir de contraintes financières, même si je ne suis pas riche non plus ! À vrai dire, je réfléchis beaucoup sur ce que je veux faire maintenant, tant sur le plan personnel que professionnel. Peut-être aurais-tu une idée à me soumettre ?
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Madilyn Nebulo
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Re: Au Comptoir

Message par : Madilyn Nebulo, Dim 26 Nov - 6:29:36


PV Marraine

Silences et œillades, tombées de masques
Senteurs alcoolisées, bouffées fumantes, c'est ton règne, éphémère
Il ne durera qu'une nuit, le temps d'un songe, comme toujours
Avant de te couler sous la lune rieuse, et de disparaître, obscure

Douceur lactée, une brume, détachée du ciel, se propage et s'annonce
Dans les ténèbres, seuls ses iris, gemmes précieuses s'en détachent, lumineuses
Elle est belle, envoûtante, charmeuse, fascinante
Ton sourire, lune renversée, perce la nuit de sa chatoyante véhémence

viens, oui, viens, folâtre fugitive !
approche et envolons-nous juste le temps de quelques verres...
subtile poésie, tentatrice et innocente, puisse-t-elle nous tenir un instant !

danse mouvante et péril de tous les instants, soudain se font moins précaires...
un répit, une trêve, suspension, comme un mirage, avant de se ré-engouffrer dans les entrailles noires du monde fou

Belle chimère, utopie dans les ténèbres
Comment subsistes-tu dans cette ronde infernale ?
Par quel prodige ta belle lumière s'éternise-t-elle entre toutes ces ombres englouties par la brumaille ?
Dis-moi tes mystères et tes secrets, mais surtout conte-moi tes rêves et essayons-nous à les accomplir ce soir !

Belle créature éphémère, rêvons en poésie et moquons-nous du monde
Puisque ce soir nous sommes reines de la nuit
Et seulement à l'aube nous repartirons, maudites
Et le charme se rompra, cruel

ne sommes-nous pas que des âmes perdues, en dérive ?
je t'ai trouvé, jolie perle, oublions-nous un peu en beauté
pour nous découvrir et se dévoiler





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Megan K. Hayajân
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Re: Au Comptoir

Message par : Megan K. Hayajân, Mar 5 Déc - 5:13:47



- La Tête du Sanglier -
pour Alexander Retpot

____________________

Journée de travail. Plutôt de bonne humeur, Megan sert les différents clients. Cheveux noirs, yeux noirs. Rien d'exceptionnel. Elle vient de s'occuper d'une table de chanteurs un peu ivres qui voulaient la voir rejoindre leur groupe de reggae magique. La brunette s'est abstenue mais leur a servit une nouvelle tournée au nom de leur propre postérité et a remplit la caisse de la Tête du Sanglier en reproduisant cela avec le nom de chacun des membres du groupe. Ils étaient huit. Ils avaient finit par quitter le bar bien ébréchés et en magicobus. Conscience professionnelle, tout de même.

Après le groupe de buveurs vérolés étaient arrivé un petit garçon. Ah ouais là tout de suite c'est un sacré changement d'ambiance. Megan n'en attrapa pas moins son torchon, son plateau et la carte pour s'approcher du môme - du haut de ses seize ans oui oui oui - et elle le salua gentiment :

- Bonjour ! Bienvenue à la Tête du Sanglier ! Qu'est-ce que je peux te servir ? On a de supers cocktails sans alcools et même d'excellentes sucreries... Fin bref, voila la carte, je te laisse me dire.

Megan tutoyait les plus jeunes qu'elle et ça lui semblait normal - enfin, si les conventions sociales étaient ce que l'on appelle la normalité...

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Alhena Peverell
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Re: Au Comptoir

Message par : Alhena Peverell, Jeu 21 Déc - 14:57:22


PV Filleule & Eb

Un monde de symphonie, qui s'ennuie entre les verres d'alcool.
Une rêverie impossible, d'un univers qui se veut parsemé de couleurs.
Les images et les métaphores mordent les esprits, elles les emportent là où on ne peut voir seulement quand on est réel.
Elle tourne la tête vers l'homme, il faut quelque chose pour s'évaporer un peu plus loin.

Whisky Pur Feu, s'il te plaît.

Et d'autres paroles qui ont bercé les pensées, les âmes. Un conflit indifférent de l'incompréhension.
Rien comprendre, seulement alignés des mots sans sens pour y amener une passion.

Je t'écoute, là où le soleil enterra la lune.

Seule toi, être de lumière saura déchiffrer les mots qui se cachent.
Seule toi, saura comprendre pourquoi les gens agiront comme cela autour des hommes différents.
On est tous humains, mais si différents.
Et personne n'accepte, parce que personne ne s'accepte et sente accepter.
Que de doublons dans la normalité, que du pathétique à vue d'oeil qui fait rire.
Ils veulent commander, ils veulent être roi mais être comme tout le monde.
C'est à pleurer.
Le peuple ne fait pas l'originalité.
Les rois non plus.
Seuls les fous en sont capables.
_Alors soyons fous.

Elle hausse les épaules, à la recherche d'un sens à l'histoire.
Des lèvres étirées et une odeur de souffrance dans le regard.
Les émeraudes se lancent des défis, qui n'ont pas lieu d'être.
Inconscience, dénouement, insouciance,
Innocence.
Elle en rigolerait tellement cela paraît incohérent à sa propre situation.
Mais tout s'enchaine, tout se défile à la vitesse impossible aux yeux.
Seulement au coeur.
Alors ça s'attache.

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Madilyn Nebulo
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Re: Au Comptoir

Message par : Madilyn Nebulo, Mar 26 Déc - 9:26:29


Des mots jetés à une silhouette de brume
Soif du nectar et de l'utopie capiteuse, fantasmes éméchés
Une escapade, un exode, exutoire nocturne
Former du sens de l'exaltation légère


Je t'écoute, là où le soleil enterra la lune.
Alors, ensemble, construisez les étoiles
Que minuit berce vos espoirs décharnés
Que le monde emporte vos désirs diaphanes, en perles de pluie

douce folie dans laquelle on ondoie, beau mirage !
tu valses et rêves dans l'infini...
seule la lune nous lie

épongeons le sang et les larmes
et bullons, lasses du monde
fuguons, l'esprit libre et la poésie en bouche

A l'orée de l'aurore virulente, tu flottes et titubes
Une clarté céleste, volage, s'enfuit vers l'intense firmament
Du coulis de diamant qui s'épanche sous les astres noctambules
En oiseaux de nuit, nous nous envolons...


Parfois le monde hurle et se cabre
Le fil oscille et hésite dans le cosmos pernicieux

Le souffle se fait étroit, tes yeux s'ancrent dans les siens
La fleur qui hier était pure, innocente
Demain se mourra, empoisonnée par un spectre obscur


le monde part en vrille, à l'envers, tout s'inverse
pourquoi ?
pourquoi est-il fou ?

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Ian Benbow
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Re: Au Comptoir

Message par : Ian Benbow, Sam 30 Déc - 8:34:42


Avec Azé. Comme d'habitude, j'ai son LA, elle a le miens.

Contenu sensible - usage  d'alcool et grossièreté.

Vendredi, fin de journée, c'est l'heure d'aller se mettre une mine. Où ça ? C'est assez simple, dans la bar d'Azé. Que celui qui pense que je n'ai pas trouvé la meilleure meuf de tout le monde sorcier lève la main. Personne ? Bien ce qui me semblait. Ma copine possède un bar, si ça c'est pas énorme. Je peux aller au bar sans me faire engueuler en rentrant et en plus je bois à l'œil, comme si elle allait me faire payer. Franchement, c'est exactement le genre de chose dont on rêve en grandissant, non ? Pas vous ? Bon, bah juste moi alors.

Sourire aux lèvres, le oas quasiment bondissant, je descends à vive allure la longue route sinueuse reliant Poudlard, mon lieu de travail, et la tête de sanglier, mon endroit préféré. Ce chemin, je le connais pas coeur. Je peux le faire les yeux fermés et mort bourrés. C'est une sacré performance, croyez moi, c'est qu'il y en a des cailloux sur lesquels se fracasser la cheville sur cette route.

Mes yeux sont concentrés sur un objectif, cette bâtisse aux toits rouges qui ressemble à tant d'autres, mais dans laquelle se trouve tout ce dont un homme à besoin, enfin moi. Des femmes.. enfin, ma femme quoi, et de l'alcool. J'accélère encore un peu plus le pas, c'est que je commence à avoir sacrément soif. Au bout de quelques minutes de marches, je parviens enfin à pousser la porte. J'ai le souffle court, c'est normal après l'effort que je viens de faire, mais c'est pas trop grave, parce que ma place au comptoir m'attend. Derrière celui-ci, une jeune fille des plus splendides. À côté d'elle, Azénor. Rapidement, je m'approche de ma belle, pose un pied sur le siège et tend mon visage vers l'autre côté du comptoir, afin de déposer un baiser sur les lèvres de ma douce.

Je m'assieds ensuite sur la chaise qui m'a toujours été réservée, puis patiente quelques instants avant de m'adresser à Azénor.

- Alors, une belle journée ? Mets-moi une petite bouteille de whisky pur-feu stp..

De ma main droite, je tapote le comptoir, signalant l'endroit où je souhaite voir se poser ma nouvelle amie. Azénor me jette un regard amusée et me lance cette phrase avant de se pencher pour attraper la bouteille demandée.

- Bien sûr. Mais ne crois pas sortir d'ici sans payer Benbow. Je fais pas dans la charité.

J'ouvre de grand yeux, choqué par ce que je viens d'entendre. J'ouvre la bouche.

- Quoi ? Mais qu'est-c.. Je suspends ma phrase. Mon regard vient de croiser celui d'Azénor, et je peux y lire un refus catégorique de négociation. Je soupire et me résigne. Ok. Combien je te dois ?

Je sors mon portefeuille de la poche arrière de mon pantalon. Franchement, moi qui venait tout juste de dire qu'elle était la meilleure copine du monde. Quelle ingrate !
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Azénor P. Benbow
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Re: Au Comptoir

Message par : Azénor P. Benbow, Sam 30 Déc - 9:16:18


Une journée de plus que j’ai voulu terminer dans mon petit coin tranquille. Enfin tranquille plus ou moins. Et puis on avait convenu avec Ian que l’on rentrerait ensemble. Pendant que lui se soûle la gueule. Est ce que vous trouvez ça normal? Non. Est ce que je suis la copine parfaite? Oui. Évidemment. Le prendre dans toutes ses extrémités « oui Azénor tu vas pas me changer je suis comme je suis il faut que tu le saches » bla-bla-bla, des fois je me demande dans quoi je me suis encore embarquée.
Puis il arrive, poussant la porte, un sourire aux lèvres. Moi derrière mon comptoir je le regarde s’avancer vers moi pour me saluer comme tous les amoureux le feraient. Eh ouais les gars on est amoureux. Qui l’eut cru. Bref.
Il comprend vite le petit, que c’est pas tous les soirs qu’il va pouvoir venir et quémander sa bouteille comme un dû. Je ne compte plus les litres de whisky offerts à Ian Benbow. Mais bon quand on est le patron on a des avantages. Et puis mes employés peuvent bien faire pareil s’ils le veulent, faut juste qu’ils restent discrets, qu’ils respectent leur quota.

Alors que Ian sort son portefeuille de son fut’ je balance mon chiffon sur mon épaule, bah teh j’ai pris le coup de main depuis le temps. Grand sourire je le regarde de mes yeux de biche:
- Pour toi c’est deux gallions mon amour.

Et je rigole pas! Enfin si j’en ris, mais il a bien intérêt à faire péter les deux gallions le coco, sinon y’en a un qui va encore dormir sur le canapé.
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Ian Benbow
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Re: Au Comptoir

Message par : Ian Benbow, Sam 30 Déc - 9:28:19


Alors que je pose mon portefeuille sur le comptoir, je jete un regard vers Azénor. Faut dire qu'elle le tient bien son rôle de barmaid. Je la regarde faire depuis tout ce temps, et elle se laisse pas démonter. Les saoulards elle hésite pas à les jeter dehors dés qu'il commence à faire un peu trop de bruit. Avec son chiffon sur l'épaule, façon serveur old school qui se croit classe, elle me balance le prix du nectar. Deux gallions. Mais c'est du vol. Elle va même pas durer dix minutes la bouteille. Je lui jette un regard blasé, suivit d'un nouveau soupire et d'un regard en coin vers ma belle. Bon, j'avoue, j'essaie un peu de la faire culpabiliser, on sait jamais que ça marche et qu'elle laisse tomber la dette.

Apparemment, la propriétaire ne possède aucun coeur, vu qu'elle ne me dit plus rien, elle se contente juste de fixer mon portefeuille, la paume de main tendue et un sourcil arqué. Acculé, je suis obligé de sortir la somme réclamée. Mais comme elle me force à payer, je décide de lui rendre la monnaie de sa pièce, et c'est le cas de le dire. Je la paie uniquement avec les noises et les mornilles traînant dans mon portefeuille. Elle reste là, face à moi, paume tendue, alors que je sors chaque pièce, une à une, prenant bien une plombe. Ma revanche personnelle.

Au bout de deux ou trois minutes, la belle directrice adjointe se retrouve avec un amas de pièce dans la paume de sa main. Elle fait la moue, et moi je souris. Puis j'attrape la bouteille chèrement payée afin de m'en servir un verre.

- Tu bois pas ? lui dis-je en tendant la bouteille encore pleine vers elle.
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Azénor P. Benbow
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Re: Au Comptoir

Message par : Azénor P. Benbow, Sam 30 Déc - 9:46:45


Le c*n trouvé marrant de me payer uniquement en petites pièces c’est à dire noises et à la limite mornilles. Je vous jure je le tuerai. Je peux pas m’empecher de sourire, pendant les quelques minutes où ma main reste tendue devant lui. Et puis lui il se fait un malin plaisir à me voir soupirer. Mais bon, au fond c’est relou pour lui aussi, et que je dois compter bla-bla-bla.
Alors qu’il me propose de boire en attrapant la bouteille à pleine main, je fais mine de recompter l’amas de pièce entassé dans ma paume.
-Quoi? Tu veux m’entourlouper?? Il manque 10 mornilles! Eh mais tu te fou de monde Ian Benbow, les temps sont durs, c’est la crise. J’ai un mec à la maison qui fou rien, faut bien subvenir à ses besoin eh!

Satisfaite, j’attrape la bouteille qu’il me tend, et bois une gorgée qui m’arrache toujours autant la gorge. Une mimique dégoûtée plus tard, je repose le bijou de Ian et souris d’un air un peu ahuris. Ah, je le disais, mon petit coin tranquille.
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Ebenezer Lestrange
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Re: Au Comptoir

Message par : Ebenezer Lestrange, Sam 30 Déc - 12:31:11


Alhena & Madilyn

Et les crachotis d'humanité polluaient son royaume alcoolisé déjà terni par l'
Habitude.
Cela le faisait gamberger, éternel assoupi crocodilien
Touché par l'ennui avec un grand A.
La connue commanda, l'autre snoba.
Abysse abyssale du désarroi,
Avait-elle choisi le cadre uniquement pour son petit confort ?
Pour l'excuse de la rencontre hasardeuse hors ambiance scolaire ?
Sans pour autant jouer le jeu d'ouvrir la carte, de prêter attention aux autres.
Et Eb, l'obligé de service, la toisait.

- Tu ne devrais pas être ici.

Il s'en retourna sans daigner le maléfice,
Aujourd'hui, arraché à son voyage spirituel, l'envie de grogner était en grève.
Battements de cœur à rebours marquant
Son temps qui partait, gâché.
Eb, Eb, que fais-tu ?
Ô rage, foudroie ses paramécies parasitaires,
Nuisances sonores,
Libère-le de sa condition de facteur de verre empli d'ambre.

- Cela fait quatre mornille.

Quadrature du cercle en petites monnaies
Eb, Eb, où vas-tu ?
Loin, loin des bruits crissants,
Loin des yeux criant la connerie
Bombés à la lacrimo d'la convenance.
La cape rabattue sur l'visage pâle,
Couleur z-yeux-de-lui,
Comme du bleu nuit mais en gris.
Il partit.

Kamoulox
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Eliott Jenkins
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Re: Au Comptoir

Message par : Eliott Jenkins, Sam 6 Jan - 17:45:33


Avec Loredana Sparks

Le sentiment de culpabilité était quelque chose que le brun ne ressentait pas régulièrement mais lorsque c'était le cas, il se sentait coupable longtemps. Il avait fait quelque chose dont il était peu fier ce jour-là et c'était très rare que ça lui arrive. Il avait tendance à toujours savoir ce qu'il faisait et n'avait jamais avoir peur des représailles que peuvent engendrer ses actes mais il n'était pas sans savoir que les conséquences pouvaient être lourdes. Qu'elles soient mentales ou bien physiques. Néanmoins, cela ne le touchait pas particulièrement ce jour-là. Non, ce qui le touchait c'est ce qu'il avait pu faire.

Le brun avait passé le début d'après-midi à fouiner parmi les livres qui étaient proposés à la bibliothèque des informations nécessaires à la magie noire. Depuis le début de sa scolarité, bien qu'il ait une préférence pour la magie blanche, il s'y intéressait grandement car tout ce qui rentrait pas dans les normes si l'on peut dire ainsi était quelque chose d'idéal pour lui. Il avait toujours eu cette envie de se rebeller, de montrer que les sorciers n'étaient pas obligés de correspondre à ce qui leur étaient conseillés. Ils pouvaient très bien être différents tant que cela n'était pas excessif. Alors qu'il était en train de chercher dans un de ses fameux livres, il remarqua une personne qui semblait être habituée à ce genre d'endroit. C'était une fille. Le total cliché de la fille qui lit des livres et qui est intelligente. Elle avait des grosses lunettes noires qui prenait une bonne partie de son visage. Elle était habillée en mode ancien temps, ce qui déplaisait à Eliott qui s'est directement pressé d'aller lui faire remarquer. Elle l'avait très mal pris et était directement repartie pour, très probablement, se rendre dans son dortoir. Il faut dire qu'elle ne semblait pas être âgée.

Néanmoins, lorsqu'il baissa les yeux pour voir ce qu'elle était en train de feuilleter, il remarqua que c'était à l'évidence sur sa famille. Il était représenté un arbre généalogique et elle semblait être la dernière de la lignée. Cela rendit l'étudiant compulsif parce que pour lui, les relations étaient très chères aux yeux de l'homme. Il se demandait donc si elle n'avait plus aucune famille et si elle recherchait des informations à ce sujet ou si elle avait perdu un membre de celle-ci qu'elle souhaitait revoir. Il s'en voulait énormément mais ce n'est pas pour cela qu'il allait lui courir après pour s'excuser. Il ne s'excusait jamais ou du moins très rarement.

Non, au lieu de cela il préférait se rendre dans un bar plutôt réputé dans le monde des sorciers. La Tête de Sanglier. Il ne préférait pas utiliser le Transplanage pour s'y rendre parce qu'il n'aurait très probablement pas été assez déterminé et il aurait peut-être subi un désartibulement, ce qui n'était clairement pas la meilleure sensation. Il s'y rendit donc à pied et même si cela semblait loin, ça lui permettra de réfléchir sur les événements passés. Une fois arrivé devant, il entra et se posa devant le comptoir, sur un des nombreux tabourets présents. Il patienta ensuite le temps qu'un employé vienne prendre sa commande étant donné qu'il n'attendait aucune personne en particulier.
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Loredana Sparks
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Re: Au Comptoir

Message par : Loredana Sparks, Lun 8 Jan - 4:59:41


Eliott

Le village de Pré-au-Lard regorgeait de monde ce jour-là. Les passants se pressaient dans les rues, on pouvait les voir entrer et sortir des différentes boutiques du village sorciers. Les enfants s'arrêtaient devant la boutique de friandises HoneyDukes, les yeux pétillants d'envie de goûter à chacune de ces sucreries qui donnait l'eau à la bouche ne serait-ce qu'en les regardant. Quelques années auparavant, Loredana faisait partie de ces enfants-là, gourmande, passant son temps à admirer les couleurs de cette boutique et les odeurs qui s'en dégageaient. La première fois qu'elle était entrée dans cette boutique, elle n'avait que treize ans et était tombée malade après avoir mangé une tonne de sucrerie. Elle était restée au lit pendant trois jours avant de parvenir à se relever et à retourner en cours. C'est d'ailleurs l'une des seules fois où elle est tombée malade et malgré tout, elle ne s'était pas arrêtée de manger diverses sucreries. Il lui en faudrait beaucoup pour ça.

Cependant, aujourd'hui, elle n'était pas là pour les bonbons. Aujourd'hui, elle s'était levée du mauvais pieds et ne parvenait pas à retrouver sa mauvaise humeur. A vrai dire, rien n'allait depuis le début du mois, ses différents excès l'avait obligée à rendre son badge de préfet, une vraie déception pour elle, mais elle savait que ce jour arriverait si elle ne faisait pas plus attention aux autres et à elle-même. De ce fait, elle ne s'y était pas opposée. Elle faisait déjà beaucoup d'efforts pour garder sa moyenne en cours et avait même était plus de trois fois à la bibliothèque le mois dernier, ce qui était un exploit chez la jeune femme. Ses efforts n'étaient pas encore récompensés mais ça ne saurait tarder. Il ne lui restait que quelques mois à Poudlard après tout.

Arrivée au village de Pré-au-Lard, la Gryffondor retrouvait un peu le sourire. Elle adorait cette endroit, c'était le village à ne pas louper quand on était étudiante à Poudlard. Elle avait bien essayé de travailler dans l'une de ces boutiques, mais c'était finalement au Chemin de Traverse qu'elle avait été retenue, mais elle ne se plaignait pas, le travail lui plaisait. Elle marcha le long des rues à la recherche d'un bar où elle pourrait s'arrêter avant de retourner à l'école. Elle passa devant les Trois Balais, mais c'était toujours à cet endroit qu'elle s'arrêter, elle voulait changer cette fois-ci. Son regard se posa instinctivement sur l'enseigne de la Tête de Sanglier, un auberge où elle n'avait été qu'une ou deux fois depuis qu'elle venait à Pré-au-Lard. Ça lui changerait, ce qui n'était pas plus mal.

A l'intérieur, quelques clients étaient déjà présents. L'endroit était tout de même chaleureux. Ne voulant pas s'installer à une table seule, elle décida de se rendre directement au comptoir et de s'installer sur un des tabourets. Ne voulant pas jouer la personne asociale, elle s'installa à côté d'un sorcier qui semblait lui aussi être seul. Elle hésita quelque instant puis finit pas prendre la parole.

- Mauvaise journée ? Lui dit-elle simplement.

Elle ne savait pas combien de temps elle allait attendre avant qu'un serveur ne prenne sa commande ni combien de temps elle allait rester assise à côté de ce sorcier. Elle avait eu le choix, mais avait décidé de se sociabiliser un peu et puis, si jamais elle n'obtenait aucune réponse, elle aurait au moins essayer.
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Mary Drake
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Serdaigle
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Re: Au Comptoir

Message par : Mary Drake, Lun 8 Jan - 16:03:23


Loredana and Eliott


À quoi ça sert d'avoir le meilleur des mondes quand on a déjà le sien ? Quelque chose de meilleur donc qui nous semble parfait pendant quelques secondes avant de se rendre compte qu'en fait il y a une imperfection ici, puis une autre là, et qu'en fait c'est un cauchemar dont on ne peut sortir car il est ce qu'il se passe en réalité. Du coup autant le dire concrètement, il n'y a pas de monde meilleur, et encore moins d'endroits parfait car il s'agit de la perfection vue d'un point qui n'est pas le notre et donc non notre idéal alors autant prendre le monde d'origine et se mettre dans le déni pour qu'il devienne parfait à nos yeux. J'vous entends déjà vous plaindre, mais au final pourquoi pas, si ça vous permet d'être heureux moi je dis pas non à votre bonheur, mais c'est vous qui décidez après tout.

Aujourd'hui il y a des gens et je dois vous avouer que je me demande parfois ce que je fiche ici car concrètement je n'aime pas les gens. Mais bon quand on en voit il faut bien s'approcher de la table, sourire, et demander : Bien le bonjour, désirez-vous quelque chose ? parce que même si nous sommes des sdfs, on est bien éduqué à la tête de sanglier.
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Vincent Kilarno
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Gryffondor
Gryffondor
Année à Poudlard : Septième année

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La vache et le prisonnier

Message par : Vincent Kilarno, Mar 9 Jan - 16:07:21



Ce matin aurait pu être un matin comme les autres. Le ciel de Poudlard était empli de nuages obscurcissant l’astre céleste qui apportait tant de joie et de chaleur au cœur de Vincent. C’était un jour bien moribond, comme il ne les aimait pas, et par-dessus tout, depuis son réveil, un pivert avait niché dans son crâne, et il tambourinait sur ses tempes comme un musicien de fanfare. Dans les couloirs du château, il lui semblait que ces coups sourds retentissaient contre la pierre et s’amplifiaient en volume en retour. Après une douche rapide et un simple morceau de pain en guise de petit déjeuner, tel une chauve-souris guidée au sonar, il se dirigea vers la sortie de Poudlard.

Il espérait qu’une marche en plein air jusqu’à Pré-Au-Lard lui permettrait de se vider la tête. Après tout, les piverts, ça aimait la verdure, peut-être qu’il trouverait un arbre sur son chemin en guise de nouveau perchoir. Un lourd manteau sur les épaules, une écharpe rouge des lions autour du cou, des bottes de marches au pied, cela lui prendrait une bonne quinzaine de minutes pour atteindre le village de sorciers le plus proche. Il essaya de siffloter un petit air français sur la route, mais le son aigu de sa propre voix ne faisait qu’empirer son mal de crâne. Non, décidemment, ce n’était pas un bon début de journée.

Le village de Pré-Au-Lard était un lieu qu’il avait visité plusieurs fois, mais même après sept ans à l’école, il ne connaissait pas ses rues. Il avait toujours l’impression, seul, de s’y perdre comme dans un labyrinthe, et si labyrinthe il y avait, minotaure il devait y avoir ! En tout cas, sûrement à cause de rumeurs propagées par de vils Serpentards de l’époque, depuis sa toute première année, il avait toujours cru qu’une de ces bêtes magiques rodaient dans les environs. Même si l’âge lui avait sortis de tels peurs de la tête, les croyances d’enfance restent bien ancrés. Toujours était-il qu’il ne se sentait pas très à l’aise ici, mais c’était bien le seul endroit où il pourrait trouver un coin calme où sa tête cesserait peut-être de le faire souffrir.

Sa recherche d’un coin tranquille et chaud prit une éternité dans le dédale de Pré-au-Lard, et alors que l’orage grondait, le vent amena avec lui une pluie froide et puissante qui frappa le Gryffondor de plein fouet. En plus du grondement dans sa tête, maintenant qu’il était aussi dehors ! Oh, nom d’un Boursouflet hérissé, cette journée allait être terrible ! Sous les cordes d’eau, il se précipita vers la première porte qu’il vit ouverte, et entra dans une grande pièce.

Le brouhaha de la Tête de Sanglier emplit sa tête. Etait-ce pire que l’orage ? Probablement. Etait-ce pire que la pluie et le vent ? Non. Balayant du regard les tables disponibles, il laissa sa main se balader dans l’intérieur de son manteau à la recherche de sa bourse de mornilles.  En haut, en bas, à gauche, à droite… Si la salle était pleine, ses poches, elles, étaient vides.

« QUOI ?! »

Son exclamation élança sa migraine, et il prit sa tête entre les mains. En plus, il avait oublié sa bourse dans sa chambre en filant précipitamment du château. Quel idiot, pensa-t-il. Qu’est-ce qu’il allait bien pouvoir faire ici ? D’un air maussade, il soupira et rechercha à nouveau dans la salle. Entre deux poteaux, un peu plus loin, il y avait bien cette fontaine à eau où il pouvait prendre un verre. Au moins, c’était gratuit.

Il s’assit à une table, à l’écart, afin d’éviter le bruit ambiant. Les doigts sur les tempes, il se demandait si c’était la pluie ou des sueurs froides qu’il avait sur le front. Et son ventre ! Il avait horriblement faim ! Pourquoi n’avait-il rien mangé ce matin, bougre d’idiot. Sûrement pour sa migraine, se répondit-il à lui-même. Il était sûr que ce devait être à cause de tous ces cafés qu’il avait bu la veille pour s’entraîner aux cours de divination. Lire dans le marc de café, quelle idée… Il n’avait rien vu du tout, excepté une maelström de chaos n’ayant aucune signification. A quoi bon s’entêter à connaître l’avenir si c’est pour finir dans cet état et ne pas en profiter ?

Son attention se porta sur un des serveurs. Il était… étrange… Pourquoi ? Il n’en savait rien, mais il avait l’impression qu’il… le regardait.. ? Allons Vincent, tu dois être fatigué, pensa-t-il. Mais l’impression lui revint une fois, deux fois… trop de fois. Son regard était… menaçant ? Etait-ce parce qu’il n’avait rien acheté ? Devait-il s’en vouloir, s’excuser ? Il n’allait tout de même pas demander de se faire inviter par un camarade de Gryffondor…

D’ailleurs, où étaient-ils ses camarades de Gryffondor ? Parmi tous les visages dans la taverne, il n’arrivait pas à en reconnaître un seul. Toute cette foule d’inconnus l’oppressait. Il y avait là une étrange atmosphère, renforcée par celle extérieure qui tournait maintenant à la tempête. Les rires de joie s’étaient métamorphosés en murmures suspects. Les fracas de chopines avaient disparu au fil des minutes. Les crissements de chaises sur le parquet torturaient son esprit, et la levée de silhouettes ici et là le paniquaient d’autant plus.

Soudain, il entendit un cri.

« LA PORTE ! »

La porte ! Elle s’était ouverte par la force du vent, laissant s’engouffrer la pluie dans la salle de l’auberge. Un éclair jaillit de nulle part, et dans claquement aussi sec que celui du tonnerre, la porte se referma par magie. Vu la force avec laquelle elle s’était plaquée contre le mur, il se demandait si elle n’était pas encastrée dans ce dernier. Un ricanement retentit derrière lui. Il se retourna, mais ne vit personne…

Ce lieu était-il hanté ? Et son eau ! Elle avait un arrière-goût de… Il était incapable de décrire ça. Quelqu’un avait-il dissout quelque chose dedans ? C’était impossible, il l’avait lui-même récupérer à la fontaine à eau. Il avait bien fermé les yeux quelques minutes pour se masser les tempes… Ou lorsque la porte s’était ouverte tout à l’heure ? Et ce serveur, était-il passé près de lui ? Vincent, Vincent, se répéta-t-il, où t’es tu fourré ? Etait-ce devenu un repère à Mangemorts, cette taverne ?!

Le tonnerre retentit, plus fort que jamais, et la lumière de la foudre illumina l’auberge. Sur le mur, face à lui, une ombre apparut. Deux cornes, deux grandes oreilles et une forme annulaire suspendue à un mufle.

LE MINOTAURE DE PRE-AU LARD !

Vincent se leva d’un seul coup, manquant de faire tomber sa chaise.  Il chercha l’issue de secours la plus proche. La fenêtre ! Elle était à quelques mètres de lui, mais deux tables se trouvaient entre elle, occupées par des silhouettes énigmatiques et surtout encapuchonnées. Il était sûr que les regards allaient commencer à se tourner vers lui s’il restait planté là comme un pic. Une idée, une idée, vite !

Un éclair retentit à nouveau, et l’idée lui vint. Il attrapa le gobelet de la main gauche, se le lança à la figure, attrapa la nappe de la table de la main droite, et la lança devant lui de toute ses forces. La nappe s’envola, et il en profita pour passer en dessous. En quelques longueurs de jambes, il atteint la fenêtre. Il l’ouvrit, sauta à travers l’ouverture, atterrit dans la boue, redéposa son gobelet sur le bord de la fenêtre, puis rabaissa la vitre.

Un visage mouillée passant sous une toile de tissue. Personne ne pourrait le reconnaître. Pas lui. Pas Vincent Kilarno aurait été capable d’une telle chose. Tout du moins, il espérait que personne le reconnaîtrait. Mais sa fuite n’était pas encore acquise, il n’avait pas atteint le château, et il y avait toujours…

Le Gryffondor détala à travers les rues, tel un évadé de prison. La pluie formait un véritable mur opaque face à lui, et son sens de l’orientation étant ce qu’il est, il n’avait strictement aucune idée de la direction dans laquelle il courrait. Une odeur étrange lui vint au nez, quand une masse gargantuesque apparut devant lui. Il s’arrêta net, et glissa à terre.

Deux cornes, deux grandes oreilles et une forme annulaire suspendue à un mufle. Une vapeur chaude s’échappant de deux grosses narines. Un meuglement dans l’obscurité d’une ruelle sans issue. Un cuir épais recouverts de tâches noires. Deux sabots imposants ancrés dans le sol.

« Le… le… le… miiiinnnn…. »

Non, ce n’était pas possible… C’était IMPOSSIBLE ! Il…

Il recompta. Non, ce n’était pas deux, mais quatre sabots imposants ancrés dans le sol. Le meuglement retentit à nouveau, et le gryffondor releva la tête.

« Une vache ? »

Mais qu’est-ce que pouvait bien faire un bovin dans les rues de Pré-Au-Lard, se demanda-t-il surpris. Il y avait certes quelques fermes dans ses souvenirs, mais elles étaient assez éloignes du centre du village. La foudre serait-elle tombée sur les portes de son enclos ? C’était donc elle dont l’ombre s’était projetée sur les murs de la taverne ?! Dans un soupir, il dénoua son écharpe et l’attacha autour du coup de l’animal. Il n’allait tout de même pas la laisser là. La vache, qui semblait aussi effrayer que lui il y a quelques secondes, se laissa emmener en dehors de la ruelle.

Contre vent et marrée, il l’escorta, tel un bon fermier jusqu’à l’extérieur de la ville. En réalité, ce fut plutôt elle qui le guida, et étant donné qu’il voulait rentrer au château, ce fut une bonne compagnie sur son chemin. Le temps passa plus vite qu’il ne l’escomptait, et les deux voyageurs parcoururent les quelques kilomètres entre Pré-Au-Lard et Poudlard.

Au moment des adieux, il lui accorda une accolade et lui laissa son écharpe. Cette vieille vache, à qui il avait autant porté assistance qu’elle lui en avait apporté, avait bien réussi une chose : faire disparaître ce maudit mal de crâne. Sans nul doute, c’était une journée au combien étrange, même dans ce monde merveilleux de magie.
[Fin de RP]
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