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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard :: La Tête de Sanglier
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Au Comptoir
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Vincent Kilarno
Gryffondor
Gryffondor

La vache et le prisonnier

Message par : Vincent Kilarno, Mar 9 Jan 2018 - 22:07



Ce matin aurait pu être un matin comme les autres. Le ciel de Poudlard était empli de nuages obscurcissant l’astre céleste qui apportait tant de joie et de chaleur au cœur de Vincent. C’était un jour bien moribond, comme il ne les aimait pas, et par-dessus tout, depuis son réveil, un pivert avait niché dans son crâne, et il tambourinait sur ses tempes comme un musicien de fanfare. Dans les couloirs du château, il lui semblait que ces coups sourds retentissaient contre la pierre et s’amplifiaient en volume en retour. Après une douche rapide et un simple morceau de pain en guise de petit déjeuner, tel une chauve-souris guidée au sonar, il se dirigea vers la sortie de Poudlard.

Il espérait qu’une marche en plein air jusqu’à Pré-Au-Lard lui permettrait de se vider la tête. Après tout, les piverts, ça aimait la verdure, peut-être qu’il trouverait un arbre sur son chemin en guise de nouveau perchoir. Un lourd manteau sur les épaules, une écharpe rouge des lions autour du cou, des bottes de marches au pied, cela lui prendrait une bonne quinzaine de minutes pour atteindre le village de sorciers le plus proche. Il essaya de siffloter un petit air français sur la route, mais le son aigu de sa propre voix ne faisait qu’empirer son mal de crâne. Non, décidemment, ce n’était pas un bon début de journée.

Le village de Pré-Au-Lard était un lieu qu’il avait visité plusieurs fois, mais même après sept ans à l’école, il ne connaissait pas ses rues. Il avait toujours l’impression, seul, de s’y perdre comme dans un labyrinthe, et si labyrinthe il y avait, minotaure il devait y avoir ! En tout cas, sûrement à cause de rumeurs propagées par de vils Serpentards de l’époque, depuis sa toute première année, il avait toujours cru qu’une de ces bêtes magiques rodaient dans les environs. Même si l’âge lui avait sortis de tels peurs de la tête, les croyances d’enfance restent bien ancrés. Toujours était-il qu’il ne se sentait pas très à l’aise ici, mais c’était bien le seul endroit où il pourrait trouver un coin calme où sa tête cesserait peut-être de le faire souffrir.

Sa recherche d’un coin tranquille et chaud prit une éternité dans le dédale de Pré-au-Lard, et alors que l’orage grondait, le vent amena avec lui une pluie froide et puissante qui frappa le Gryffondor de plein fouet. En plus du grondement dans sa tête, maintenant qu’il était aussi dehors ! Oh, nom d’un Boursouflet hérissé, cette journée allait être terrible ! Sous les cordes d’eau, il se précipita vers la première porte qu’il vit ouverte, et entra dans une grande pièce.

Le brouhaha de la Tête de Sanglier emplit sa tête. Etait-ce pire que l’orage ? Probablement. Etait-ce pire que la pluie et le vent ? Non. Balayant du regard les tables disponibles, il laissa sa main se balader dans l’intérieur de son manteau à la recherche de sa bourse de mornilles.  En haut, en bas, à gauche, à droite… Si la salle était pleine, ses poches, elles, étaient vides.

« QUOI ?! »

Son exclamation élança sa migraine, et il prit sa tête entre les mains. En plus, il avait oublié sa bourse dans sa chambre en filant précipitamment du château. Quel idiot, pensa-t-il. Qu’est-ce qu’il allait bien pouvoir faire ici ? D’un air maussade, il soupira et rechercha à nouveau dans la salle. Entre deux poteaux, un peu plus loin, il y avait bien cette fontaine à eau où il pouvait prendre un verre. Au moins, c’était gratuit.

Il s’assit à une table, à l’écart, afin d’éviter le bruit ambiant. Les doigts sur les tempes, il se demandait si c’était la pluie ou des sueurs froides qu’il avait sur le front. Et son ventre ! Il avait horriblement faim ! Pourquoi n’avait-il rien mangé ce matin, bougre d’idiot. Sûrement pour sa migraine, se répondit-il à lui-même. Il était sûr que ce devait être à cause de tous ces cafés qu’il avait bu la veille pour s’entraîner aux cours de divination. Lire dans le marc de café, quelle idée… Il n’avait rien vu du tout, excepté une maelström de chaos n’ayant aucune signification. A quoi bon s’entêter à connaître l’avenir si c’est pour finir dans cet état et ne pas en profiter ?

Son attention se porta sur un des serveurs. Il était… étrange… Pourquoi ? Il n’en savait rien, mais il avait l’impression qu’il… le regardait.. ? Allons Vincent, tu dois être fatigué, pensa-t-il. Mais l’impression lui revint une fois, deux fois… trop de fois. Son regard était… menaçant ? Etait-ce parce qu’il n’avait rien acheté ? Devait-il s’en vouloir, s’excuser ? Il n’allait tout de même pas demander de se faire inviter par un camarade de Gryffondor…

D’ailleurs, où étaient-ils ses camarades de Gryffondor ? Parmi tous les visages dans la taverne, il n’arrivait pas à en reconnaître un seul. Toute cette foule d’inconnus l’oppressait. Il y avait là une étrange atmosphère, renforcée par celle extérieure qui tournait maintenant à la tempête. Les rires de joie s’étaient métamorphosés en murmures suspects. Les fracas de chopines avaient disparu au fil des minutes. Les crissements de chaises sur le parquet torturaient son esprit, et la levée de silhouettes ici et là le paniquaient d’autant plus.

Soudain, il entendit un cri.

« LA PORTE ! »

La porte ! Elle s’était ouverte par la force du vent, laissant s’engouffrer la pluie dans la salle de l’auberge. Un éclair jaillit de nulle part, et dans claquement aussi sec que celui du tonnerre, la porte se referma par magie. Vu la force avec laquelle elle s’était plaquée contre le mur, il se demandait si elle n’était pas encastrée dans ce dernier. Un ricanement retentit derrière lui. Il se retourna, mais ne vit personne…

Ce lieu était-il hanté ? Et son eau ! Elle avait un arrière-goût de… Il était incapable de décrire ça. Quelqu’un avait-il dissout quelque chose dedans ? C’était impossible, il l’avait lui-même récupérer à la fontaine à eau. Il avait bien fermé les yeux quelques minutes pour se masser les tempes… Ou lorsque la porte s’était ouverte tout à l’heure ? Et ce serveur, était-il passé près de lui ? Vincent, Vincent, se répéta-t-il, où t’es tu fourré ? Etait-ce devenu un repère à Mangemorts, cette taverne ?!

Le tonnerre retentit, plus fort que jamais, et la lumière de la foudre illumina l’auberge. Sur le mur, face à lui, une ombre apparut. Deux cornes, deux grandes oreilles et une forme annulaire suspendue à un mufle.

LE MINOTAURE DE PRE-AU LARD !

Vincent se leva d’un seul coup, manquant de faire tomber sa chaise.  Il chercha l’issue de secours la plus proche. La fenêtre ! Elle était à quelques mètres de lui, mais deux tables se trouvaient entre elle, occupées par des silhouettes énigmatiques et surtout encapuchonnées. Il était sûr que les regards allaient commencer à se tourner vers lui s’il restait planté là comme un pic. Une idée, une idée, vite !

Un éclair retentit à nouveau, et l’idée lui vint. Il attrapa le gobelet de la main gauche, se le lança à la figure, attrapa la nappe de la table de la main droite, et la lança devant lui de toute ses forces. La nappe s’envola, et il en profita pour passer en dessous. En quelques longueurs de jambes, il atteint la fenêtre. Il l’ouvrit, sauta à travers l’ouverture, atterrit dans la boue, redéposa son gobelet sur le bord de la fenêtre, puis rabaissa la vitre.

Un visage mouillée passant sous une toile de tissue. Personne ne pourrait le reconnaître. Pas lui. Pas Vincent Kilarno aurait été capable d’une telle chose. Tout du moins, il espérait que personne le reconnaîtrait. Mais sa fuite n’était pas encore acquise, il n’avait pas atteint le château, et il y avait toujours…

Le Gryffondor détala à travers les rues, tel un évadé de prison. La pluie formait un véritable mur opaque face à lui, et son sens de l’orientation étant ce qu’il est, il n’avait strictement aucune idée de la direction dans laquelle il courrait. Une odeur étrange lui vint au nez, quand une masse gargantuesque apparut devant lui. Il s’arrêta net, et glissa à terre.

Deux cornes, deux grandes oreilles et une forme annulaire suspendue à un mufle. Une vapeur chaude s’échappant de deux grosses narines. Un meuglement dans l’obscurité d’une ruelle sans issue. Un cuir épais recouverts de tâches noires. Deux sabots imposants ancrés dans le sol.

« Le… le… le… miiiinnnn…. »

Non, ce n’était pas possible… C’était IMPOSSIBLE ! Il…

Il recompta. Non, ce n’était pas deux, mais quatre sabots imposants ancrés dans le sol. Le meuglement retentit à nouveau, et le gryffondor releva la tête.

« Une vache ? »

Mais qu’est-ce que pouvait bien faire un bovin dans les rues de Pré-Au-Lard, se demanda-t-il surpris. Il y avait certes quelques fermes dans ses souvenirs, mais elles étaient assez éloignes du centre du village. La foudre serait-elle tombée sur les portes de son enclos ? C’était donc elle dont l’ombre s’était projetée sur les murs de la taverne ?! Dans un soupir, il dénoua son écharpe et l’attacha autour du coup de l’animal. Il n’allait tout de même pas la laisser là. La vache, qui semblait aussi effrayer que lui il y a quelques secondes, se laissa emmener en dehors de la ruelle.

Contre vent et marrée, il l’escorta, tel un bon fermier jusqu’à l’extérieur de la ville. En réalité, ce fut plutôt elle qui le guida, et étant donné qu’il voulait rentrer au château, ce fut une bonne compagnie sur son chemin. Le temps passa plus vite qu’il ne l’escomptait, et les deux voyageurs parcoururent les quelques kilomètres entre Pré-Au-Lard et Poudlard.

Au moment des adieux, il lui accorda une accolade et lui laissa son écharpe. Cette vieille vache, à qui il avait autant porté assistance qu’elle lui en avait apporté, avait bien réussi une chose : faire disparaître ce maudit mal de crâne. Sans nul doute, c’était une journée au combien étrange, même dans ce monde merveilleux de magie.
[Fin de RP]
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Eliott Jenkins
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Re: Au Comptoir

Message par : Eliott Jenkins, Mer 10 Jan 2018 - 14:12


Quelques secondes après s'être installé, Eliott fut déstabilisé par une brune qui venait de se mettre à côté de lui. Il la regarda d'un vif coup d'œil puis se retourna à nouveau. Néanmoins, elle ne perdit pas de temps à lui adresser la parole puisqu'elle lui demanda si sa journée avait été mauvaise. Cela se voyait-il à ce point sur son visage ? Lui n'en savait rien, il n'avait pas de miroir et la magie n'avait encore pas créé de sorts ou encore de potions pour pouvoir se voir sur le moment-même. Il n'avait donc comme unique solution de considérer que son visage était loin d'être joyeux et que cela semblait intéresser la personne qui était présente à côté de lui. Il la connaissait d'ailleurs, de nom. Il savait qu'elle avait été préfète dans sa maison, soit celle des lions mais qu'elle ne l'était plus. Peut-être avait-elle rendu son titre avec pas mal de responsabilités pour des raisons personnelles ? Peut-être que celui-ci lui avait été retiré car la direction de Poudlard a remarqué qu'elle n'avait pas le comportement pour ? Il n'en savait rien et à dire vrai, cela ne l'intéressait pas spécialement. C'était la vie de la brune, pas la sienne. Elle ne semblait d'ailleurs pas de très bonne humeur non plus. Décidément, c'était le jour.

J'ai vécu des jours meilleurs, répondit-il. Il prit une pause de quelques secondes puis reprit, et toi ?

Avant même qu'elle puisse répondre, la serveuse arriva et demanda ce qu'ils désiraient boire - ou manger, voire les deux. Le brun n'avait pas réellement faim. Il était venu uniquement pour boire quelques verres, oublier ce qui avait pu se produire même s'il n'avait pas forcément besoin de boire pour le faire mais cela accentuait la rapidité et ce n'était pas plus mal, après tout. Il regarda donc rapidement la carte de la tête de sanglier, même s'il savait ce qu'il allait commander, et répondit ensuite.

Je vais prendre une Peppermintbeer. Je paie également la boisson de madame, faut bien être galant.

Cela lui faisait tout de même plaisir d'avoir une compagnie auprès de lui alors tant qu'à faire, autant lui payer son verre afin qu'elle reste. Elle n'était probablement pas dans sa meilleure forme également et le brun espérait que cette attention allait lui faire plaisir et qu'elle allait accepter.
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Loredana Sparks
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Re: Au Comptoir

Message par : Loredana Sparks, Ven 12 Jan 2018 - 17:57


Eliott

Parfois, elle se forçait à parler aux gens. Depuis quelques mois, elle était seule, sans famille et sans beaucoup d'amis et le peu qu'elle avait ne connaissaient pas la moitié de sa vie. Tout simplement parce qu'elle ne parvenait pas à accorder sa confiance aux gens, pas facilement en tout cas. Malgré tout, parfois, il fallait apprendre à se sociabiliser, à parler et à partager des choses, même sans importance. Et elle avait dans le regard de ce sorcier, une solitude similaire à la sienne. Alors c'était tout naturellement qu'elle s'était tournée vers lui. Le destin, peut-être.
Celui-ci se tourna vers elle. Il lui disait vaguement quelques choses. Il était élève à Poudlard, mais elle n'avait jamais pris la peine de faire connaissance. Après tout, avec tous les élèves qui se trouvaient dans cette école, il 'était presque impossible de parler avec tout le monde, il y avait toujours des personnes avec qui l'on n'avait jamais de contact. C'était ainsi. Pourtant, le destin, si on pouvait dire ça comme ça, avait décidé de faire en sorte que ces deux sorciers se rencontre, devant un verre à la Tête de Sanglier, lieu où elle allait très rarement.

La jeune femme avait vu juste, lui aussi avait passé une mauvaise journée. Elle se dit qu'il était peut-être temps de trinquer à cette sale journée et d'espérer que la prochaine soit meilleure. Ah l'optimisme ! Comment une personne comme Loredana pouvait avoir des pensées positives en ce moment ? Elle a été virée de chez sa famille, elle a du rendre son badge de préfète et en plus de ça, elle avait un penchant prononcé pour l'alcool et les substances illicites. Une adolescente de seulement dix-sept ans devait-elle vraiment avoir une vie comme celle-ci ?
Avant qu'elle n'ait eu le temps de répondre, la serveuse arriva et pris leur commande. L'inconnu se proposa pour payer le premier verre. Une gentille attention.

- Bonjour ! Eh bien, je vais prendre la même chose, alors  une Peppermintbeer  également s'il-vous-plait.

Elle le remercia ensuite avant de lui dire qu'elle paierait le prochain. Enfin vint le temps de répondre à la question qu'il lui avait retourné.

- Pareil, journée pourrie, mais je dois dire que ça devient quotidien alors ça ne m'étonne plus vraiment.

Elle avait dit tout cela avec le sourire, comme si elle retenait le côté positif de tout cela. Il y en avait-il vraiment un ? Certains diront que ça aide à gagner en maturité, à devenir autonome, mais n'était-ce pas un petit peu exagéré ? Finalement contente d'avoir un peu de compagnie, elle lui tendit la main.

- Au fait, je suis Loredana, si on s'apprête à boire ici ensemble toute la soirée, autant que tu connaisses au moins mon prénom.
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Eliott Jenkins
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Re: Au Comptoir

Message par : Eliott Jenkins, Ven 12 Jan 2018 - 19:51


Loredana

La soirée s'annonçait plutôt bien. Il n'avait pas désiré avoir une compagnie à ses côtés mais celle-ci était venue tout seule et étant donné que cela ne le déplaisait aucunement, il ne l'avait pas envoyé balader. Ce n'était pas son but de se faire des ennemis, du moins, pas aujourd'hui. De plus, elle ne semblait pas être accompagnée à passer un moment au bar, lui non plus, alors tant qu'à faire, autant qu'ils le passent ensemble. Néanmoins, Eliott n'aurait probablement pas eu l'idée d'aller lui parler si elle ne l'avait pas fait. Il n'était pas timide mais plutôt solitaire et même s'il n'avait pas refusé sa venue, de base il avait eu l'envie de passer un moment seul. Mais elle ne semblait pas désagréable cette fille.

Elle commanda sa boisson. Elle prit la même chose que le brun. Il connaissait déjà le goût mais il ne savait pas si c'était son cas. Après tout, il ne savait pas grand chose sur elle mais ces quelques verres que les deux vont boire ensemble vont sûrement aider. Elle le remercia ensuite en stipulant qu'elle paierait la prochaine commande, chose que le brun ne refusa pas. Après tout, même si ce n'était pas galant d'accepter, c'était plutôt sympathique de se faire payer un verre. Elle lui raconta ensuite qu'elle aussi avait passé une mauvaise journée. Elle ajouta également que c'était un quotidien pour elle donc rien d'étonnant pour sa part. Il fallait avouer que l'étudiant avait été touché par ses propos. Elle avait beau avoir dit ça avec un sourire, elle semblait tout de même triste d'avoir une vie comme celle-ci. Elle méritait probablement tellement mieux...

L'ancienne préfète lui tendit la main. Même si cela était vieux jeu - il faut dire qu'Eliott n'en avait pas grand chose à faire d'être vieux jeu - il la prit avec ses mains et fit un baiser dessus. Elle lui avoua ensuite son prénom. C'était Loredana. Un prénom plutôt original mais pas pour autant moche, bien au contraire. Il était plutôt joli, que ce soit à l'écrit ou alors à l'oral. Elle rappliqua ensuite en disant que si les deux allaient passer la soirée ensemble, le mieux était qu'ils connaissent le prénom de l'un et de l'autre.

Eliott pour ma part, enchanté. J'espère en tout cas qu'on va en savoir plus l'un sur l'autre après cette soirée.

Il s'était montré prévenant. Ce qu'il attendait de cette soirée, c'était d'en savoir plus sur son interlocutrice autour d'une bonne bière poivrée. Il ne savait pas ce qu'elle allait en penser, si elle allait acquiescer ou bien refuser mais après tout, si les deux allaient passer un moment ensemble, ils allaient forcément plus s'ouvrir. Ce serait plutôt logique.

Alors raconte-moi pourquoi les journées pourries sont devenues ton quotidien ? Ta vie est aussi nulle que ça ?

Rien de bien moqueur dans ce qu'il avait pu dire. Sa question était plus à titre informatif et cela s'était ressenti dans le ton qu'il avait utilisé.
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Mary Drake
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Re: Au Comptoir

Message par : Mary Drake, Sam 13 Jan 2018 - 23:58


Loredana and Eliott

Deux.
Deux boissons.
Deux petites boissons commandées.

J'peux le faire, c'est pas comme si je servais ici depuis plus de six mois. Non non. Un, deux, trois. Quatre. Oui parce que selon le décret de quelques temps, il fut demandé que 4 soit plus important que 3. C'est ainsi. Paire, impaire, mais deux, ça fait de la consanguinité. Trois, ça n'aide pas grand monde, c'est impaire, et donc le un, le deux, ou le trois va se retrouver un peu de côté à un moment et c'est embêtant parce que au départ ils étaient tous ensemble. Bref vous l'avez compris je suis pas satisfaite avec deux. Du coup J'vous en ramène quatre et tant pis si la logique est partie dans le jardin du voisin.

Nous sommes. Des gnomes. Aujourd'hui le monde est petit et moche, vu qu'il n'est pas meilleur qu'hier, comme dit plutôt. Donc j'ai décidé que si je ne pouvais ressembler à rien les autres non plus et donc que nous étions tous des êtres terrifiants. Et laids. Affreusement laids. On part là-dessus tous ensembles ? OUI. Je dis oui Jean Luc, Jean Pierre. Et les carpes. Nous sommes pour l'avenir ! Tous ! Donc on part en cuisine - 1 ; puis on prépare - 2 ; et ensuite on apporte - 3 ; sans faire tomber si possible - 4. Et voilà pour vous ! J'vous en ai apporté quatre hein, pour éviter la consanguinité. Mais vous inquiétez pas j'en offre deux, loin de moi l'idée de vous faire payer davantage. Ce sera 6 Mornilles pour le msieur du coup ! et je souris, parce que c'est commercial, le sourire.



commandeuh:
 
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Oscar Salsanvivre
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Re: Au Comptoir

Message par : Oscar Salsanvivre, Jeu 18 Jan 2018 - 4:20


RP avec Elhiya Ellis

Samedi, dix-huit heures. Est-ce que je rentre à Poudlard ? Non. C'est l'heure de la picole. Un week-end à Pré-au-Lard sans boire un coup, c'est comme un week-end en famille sans se moquer de l'oncle Edgar : ça brise les traditions.

Du coup, picole. Picole où, picole quoi ? Hmm. Les Trois Balais, c'est comme le favori d'une course, tout le monde mise sur lui mais au fond, tout le monde a envie de parier sur un autre cheval au moins une fois, pour tester. Du coup, c'est parti pour la Tête de Sanglier, je n'y suis allé qu'une fois mais c'était ch*ant, alors je réessaye en espérant que ce soit mieux. Quand je rentre dans le bar, c'est bondé, il y a des vieux qui oublient et des jeunes qui expérimentent. Les serveurs ont l'air pas mal occupés – rien d'étonnant.

Je galère à trouver une place, il faut se frayer un chemin dans la foule, même ma mère n'a pas autant de public à ses concerts. Quand je me pose finalement à une table, je me rends compte que je vais devoir me relever pour aller commander au bar. Mais j'ai un peu la flemme, alors je reste cinq minutes en sortant mon téléphone de ma poche. Les gens vont me juger avec un truc pareil dans les mains, non ? J'ai beau dire que je me fiche de leurs jugements, là je me sens un peu oppressé. Bon, on range.

Y a peut-être moyen de trouver des fumeurs ici, il faut que je repère les jeunes comme moi qui ont un look un peu moldu et qui puissent connaître leur culture. Mais bon, comme à chaque fois, il n'y a qu'un dixième d'entre eux qui pourra me proposer quelque chose. Du coup, je laisse tomber.

Je me sens de plus en plus oppressé. Bon, ok, je laisse tomber mon masque de mec à l'aise : c'est la première fois que je rentre dans un bar seul. D'habitude, il y a toujours un ou deux amis avec moi, mais là, je sais pas, c'est une envie qui m'a pris d'un coup, comme ça. Et je me sens oppressé.

Mais pourquoi je fais ça, moi ? Je suis complètement c*n. Je suis incapable de rester calme deux minutes sans penser à un truc qui me rende émotif même quand je suis tout seul, alors avec ce monde, quel calvaire. Enfin, ce monde… Vous savez, tout est subjectif, peut-être que vous, vous trouveriez que c'est assez vide, mais pour moi, c'est assez énorme en sachant que je suis assez petit et assez seul.

Respire, Oscar. Pète un coup. Y a rien de grave, tu as juste décidé d'entrer dans un bar seul en portant tes… Je suis gênant, assis tout seul à ma table, je vais peut-être aller commander un truc.

Je me lève. Je me dirige vers le bar. J'essaye de repérer des gens sympas. Est-ce que j'aurai le courage de leur parler ? Allez, quoi, Oscar, t'es pas timide, c'est juste tes émotions qui parlent, tu as peur. La peur est une arme, tire-la à ton avantage, tu peux te battre, tu peux… Ouais, non, on n'est pas dans un film, c'est complètement hors-contexte. Y a une fille, là, elle est seule et assise au bar, elle aussi. Elle m'a l'air sympa. Tu es sympa ? Non, pas comme ça.

Qu'est-ce que je fais, je demande d'abord un verre au serveur ou j'attends de lui parler pour qu'on puisse boire tous les deux ? Mouais, si elle me voit arriver les mains vides, elle va me trouver bizarre, comme si j'étais rentré ici juste pour la draguer. Je veux pas la draguer, moi, je veux juste me trouver des potes dans un bar perdu à Pré-au-Lard, ce qui est tout aussi tordu mais totalement différent.

- Excusez-moi, bonjour, euh… Oui, bonjour, je voudrais un Lait de Poule, s'il-vous-plaît, dis-je à la serveuse.

- Excusez-moi, bonjour, euh… dis-je à la fille à côté de moi.

Et là, je bloque. Je suis naze.
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Azénor Philaester
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Re: Au Comptoir

Message par : Azénor Philaester, Jeu 18 Jan 2018 - 11:03


- Oscar et Elhyia -
si j'ai bien compris El' tu es déjà sur place
n'hésitez pas à me mp si c'est pas cohérent


Samedi soir, dix-huit heures. Est-ce-que je suis à Poudlard? Nope. C'est l'heure, comme beaucoup de samedis, d'accueillir mes pochetrons préférés dans mon bar chéri. Il y a pas mal de monde aujourd'hui. Et moi derrière mon comptoir je vérifie que tout va bien, scrutant sagement mes employés qui font très bien leur travail, rien à redire. Elles sont parfaites mes nanas. Je check aussi les clients, histoire d'éviter les catastrophes tout de même envisageable. Et puis la petite sonnette retentit, annonçant la venue d'une nouvelle tête à satisfaire.
Le jeune homme est, bah jeune. Et puis sans doute à Poudlard. En fait le jeune homme est complètement Oscar. Élève de ma maison qui plus est. Je ne le connais pas des masses, mais enfin assez pour connaître son prénom. Je le regarde hésiter, s'installer sur une table, puis finalement s'orienter vers le comptoir. Il est un peu maladroit, ça me fait sourire. Et puis il se pose à côté d'Elhyia, très bon choix Oscar, vas-y soit fort; je les regarde du coin de l’œil.
- Excusez-moi, bonjour, euh… Oui, bonjour, je voudrais un Lait de Poule, s'il-vous-plaît
-Bonjour, mmmh, l'alcool est interdit aux mineurs Oscar... -chuchotements-mais je vous en mets un peu
Et vous mademoiselle que puis-je vous servir?


Je reste attentive à la scène, j'alterne mon regard successivement sur les deux élèves assis devant moi. De mes doigts de manumage je commence à rassembler les ingrédients pour le lait de poule et et prépare la boisson devant leur yeux. Ah c'est beau la magie sans baguette.
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Elhiya Ellis
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Re: Au Comptoir

Message par : Elhiya Ellis, Jeu 18 Jan 2018 - 11:54


@Oscar & Azénor
LA mutuel sur la durée du Rp
(Voui Azé j’étais sur place pour le coup Wink Quel rapidité^^ )

Week-end chez les parents. Joie, bonheur, sourire pour faire plaisir, répondre à des questions stupides, attendre l’autorisation de fuir, d’aller respirer. Le temps s’était écoulé si lentement que j’avais vu les moutons du cadre du salon réapparaitre et disparaitre tant de fois que leur bêlement raisonnait encore dans ma tête. Quelle idée d’avoir voulu faire la gentille fille et être venue à la maison pour 2 jours complets. Je ne supportais tellement pas, que ça en devenait ridicule…

Résultat 17h45, j’avais embarqué ma veste, mon écharpe, lancé un « m’attendez pas » avant que la porte ne se claque derrière mes pas et transplanait rapidement jusqu’à Pré-au-lard. Tant pis pour la sécurité, le Secret et autre ânerie qui m’aurait obligée à vérifier que j’étais seule dans la rue pavillonnaire, je voulais juste ne pas rester une seconde de plus dans Londres, toute seule c’était encore un peu trop compliqué, trop de souvenirs douloureux menaçant de se pointer n’important quand.

Alors, je n’avais rien trouvé de mieux que cherché refuge dans le village sorcier, qui accueillait aussi bien mon étourdissement de voyage que mes envies alcoolisées à l’âge où les moldus ne sont pas encore considérés comme majeur. C’était un vrai bon point pour le monde magique pour le coup, un des rare que je lui concédais d’ailleurs. Ça, et le fait qu’aucun regard dubitatif ne m’étaient adressé alors que la nausée me gagnait encore. Un jour, je m’habituerai à ce système de voyage, un jour…

Mais pour l’heure, les pas du sol cessant de tourner sous mes pieds me permettaient de me mettre en quête d’un point de chute ou d’un divertissement quelconque. Si possible quelque chose qui m’était inconnu, pour que l’ennui ne vienne pas me susurrer quelques mots doux qui m’enverraient chercher quelques-uns de mes partenaires de jeu habituels. Fallait bien que je les laisse respirer un peu quand même après tout.

Mon regard était tombé, après quelques minutes de marche sur l’enseigne de la tête de Sanglier, établissement que j’avais toujours boudé, sans trop savoir pourquoi. Surement que l’image d’un gros cochon décapité m’inspirait que très peu, mais dans un besoin de nouveauté, j’avais poussé la porte et prenais rapidement place au comptoir. Habitude, réflexe, j’savais pas trop, c’était le meilleur endroit pour ne pas faire courir les serveurs en tout cas. Bah oui, j’y pensais aux employés malgré tout, devoir se faufiler entre les tables et les clients trop entassé, ce ne devait franchement pas être agréable quand même.

D’ailleurs avoir des clients qui savaient pas ce qu’ils voulaient ça devait être pas mal agaçant aussi. Et là, avec la carte entre les mains sans rien choisir, je rentrais parfaitement dans cette catégorie. Coup de bol, on m’avait laissé le temps de m’effeuiller tranquillement pendant que je parcourrais les lignes des cocktails. Boire toute seule…. Ça faisait franchement alcoolique quand même… Voilà que je commençais à regretter d’être partie sur un coup de tête sans même avoir kidnapper quelqu’un pour éviter ce genre de malaise… Il était encore tôt au final, à peine 18h, je pouvais toujours faire un aller-retour et chercher Luna, j’avais toujours trop de chose à lui raconter depuis qu’elle n’était plus à Poudlard. J’hésitais un instant, quand quelques mots semblaient soudainement m’être adressés.

Surprise, j’avais dû adresser un sourire en coin dubitatif à mes deux interlocuteurs pendant quelques secondes, le temps de situer qui ils étaient. Un jeune homme, somme toute timide, aperçu dans les couloirs comme étant un Gryffondor –si ma mémoire était bonne- et..  Notre directrice adjointe trônant derrière le bar. J’ignore ce qui m’avait surpris le plus. D’avoir en tête les paroles d’Ulysse en train de me dire « T’as quelque chose de spécial envers les rouges ou quoi ? », d’avoir Miss Philaester qui me demandait ce que je voulais boire, ou d’entendre enfin quelqu’un d’autre que moi commander du lait de poule. Un mélange des trois je supposais vu mon temps de latence pour leur répondre. «Ho bonsoir, enfin bonjour» Sourire enthousiaste, je me m’attendais pas à voir des têtes non inconnues ici et au final ça me plaisait plus que d’être au milieu de parfait inconnu. Parfois j’avais besoin d’un peu de sociabilité, enfin, il me semblait...

Mon regard glissait de l’un à l’autre pendant que je reposais la carte et me décidais d’accompagner le jeune lion. « Je prendrais un lait de poule également s’il vous plait Mademoiselle Philaester » Nouveau sourire avant de me pencher un peu vers mon voisin « Je me suis toujours sentie seule à demander ce genre de boisson, il parait que c’est que pour Noel ou que pour les gamins... Du coup, j’en profite j’vais t’accompagner.  C’est quoi ton nom d’ailleurs ? J’crois pas le connaitre, si ? » Il était fort possible qu’en fait on me l’ait déjà dit mais que j’avais totalement occulté...  En tout cas, il ne semblait pas super à l’aise dans ses pompes ce petit chat, et si j’en venais à trop le bousculer sans le vouloir, j’étais encore bonne pour un semblant de remontrance de la part de son préfet –oui « son » pas « ses »- Du coup, je tachais de faire un effort de politesse « Moi c’est Elhiya, Serpentard, mais promis j’mords pas » Coup d’œil malicieux à son attention espérant qu’il se mettrait un peu plus à l’aise avec une pointe d’humour –pourri je concevais hein-
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Re: Au Comptoir

Message par : Oscar Salsanvivre, Jeu 18 Jan 2018 - 18:10


@Elhiya et Azénor

Je commence à paniquer intérieurement et généralement, quand je panique intérieurement, il suffit d'une ou deux minutes pour que la réaction en chaîne s'active et que je commence à paniquer extérieurement. Il faut que je me sauve de la noyade.

Je tourne la tête. Et m*rde. Aux Trois Balais, je ne connais personne et je suis toujours accompagné de mes potes, alors c'est plutôt simple de se faire passer pour un majeur. Mais actuellement, je me trouve dans un bar que je ne fréquente quasiment jamais, je suis tout seul avec ma taille de gamin et je me trouve face à une barmaid qui, ironie du sort, n'est autre que la directrice de ma maison, accessoirement directrice adjointe de Poudlard.

Le fait est que je n'aime pas Poudlard. Je n'aime pas ses cours, je n'aime par ses profs, je n'aime pas son administration. Donc je ne suis pas censé aimer cette femme. Le problème étant néanmoins qu'en réalité, je ne la connais pas vraiment, ou du moins que de vue. Je suis ce genre d'élève faussement rebelle qui veut tout dénoncer tout le temps alors qu'il connaît à peine les personnes qu'il dénonce. J'ai beau porter un jugement négatif sur la façon dont fonctionne l'éducation magique des futurs sorciers, je n'ai jamais adressé la parole ni au directeur, ni à la directrice adjointe, ni au personnel, ni aux préfets. Mais voilà, je dénonce. Parfois, je suis fier de moi. Parfois, je m'en veux.

Là, j'avoue que je m'en veux un peu. Cette femme, étonnamment toute jeune pour sa fonction, m'a l'air d'être absolument adorable. Elle me précise bien entendu que l'alcool est interdit aux mineurs - sans blague, dans quel mauvais plan je me suis fourré... - MAIS me sourit discrètement par la suite avant de me servir un petit fond de verre pour le plaisir. Du coup, sa gentillesse me rassure un peu, et je panique moins. Je lui rends son sourire, et je me tourne de nouveau vers la fille à côté de moi.

- Je prendrais un lait de poule également, dit-elle.

Je souris encore plus. Attendez, mon plan de picole à l'improviste est-il en train de tourner en ma faveur ? Mon samedi détente à Pré-au-Lard finira-t-il en beauté ? Je souris très, très fort, mes lèvres atteignent presque mes oreilles et mes yeux se plissent jusqu'à me faire mal.

Non seulement la fille ne rejette pas ma compagnie mais en plus, elle veut que ce soit elle qui m'accompagne. À quel moment je suis censé refusé une telle proposition ?

- C’est quoi ton nom d’ailleurs ? J’crois pas le connaitre, si ?

Je ne sais pas trop comment analyser le ton de sa phrase. Elle semble me parler comme si j'étais un inconnu mais à la fois, elle arbore un air assez familier, comme si elle m'avait déjà vu quelque part. Peut-être serait-elle triste de savoir que moi, je n'avais absolument jamais aperçu son visage avant ce soir. Je préfère ne pas lui dire.

- Moi c’est Elhiya, Serpentard, mais promis j’mords pas.

C'est cool, elle est sociable et gentille, elle tente des blagues pour ouvrir la discussion. Elle me rassure un peu. Même carrément, en fait. Je ne panique presque plus. Allez, Oscar, détends-toi. Respire.

- Oscar. Salsanvivre. Je suis à Gryffondor. Sixième année.

Je bois. Je bois. Je bois. C'est en reposant mon verre que je remarque que ma chère directrice ne m'en a finalement pas servi qu'un petit fond puisque le verre est encore à moitié rempli. Elle est vraiment cool, du coup.

- Désolé, j'arrive un peu à l'improviste, j'espère que la place n'était pas prise ! J'ai l'habitude de venir avec des potes, mais là ils... Enfin... Ouais, j'suis tout seul, quoi.

Ça va, je me débrouille pas trop mal. Peut-être un peu coincé, mais pas trop trop ridicule. Enfin, je crois. J'espère.

- Toi aussi, tu es venue toute seule ? Sans indiscrétion, hein, juste que... Enfin, tu as l'air d'être venue toute seule, quoi, et moi aussi, donc ça fait deux.

Celle-là était moins bien, je me rattraperai pour la prochaine.

Je finis mon verre d'un coup, cul sec. Il n'en restait pas des masses, mais ça fait du bien. Je jette un œil à la serveuse.

- Excusez-moi, du coup... L'alcool, c'est vraiment niet ou... ? Je suis un garçon sage, vous savez, j'ai l'habitude de bien me tenir...

J'hésite à ajouter un "Et puis, vous savez, la loi, pffft, qui la respecte ?" mais je préfère me taire parce qu'elle reste la directrice adjointe de Poudlard et donc, une personne intègre qui respecte la loi.
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Re: Au Comptoir

Message par : Azénor Philaester, Jeu 18 Jan 2018 - 22:54


- Oscar et Elhyia -


A peine ais-je posé le premier lait de poule d'Oscar sur le comptoir qu'il en descend presque la moitié. Je souffle du nez, léger rire. Je pensais avoir été plus claire dans mes sous entendus. Dans le genre, je peux vous servir de l'alcool, mais ne vous jetez pas dessus. Mais que dire, il est jeune, presque majeur. C'est pas comme si moi-même j'avais attendu l'âge légal pour goûter à l'alcool.
Elhiya me commande un lait de poule également. Hop, et de deux. Très bon choix. Il a un goût de gâteau de cocktail, un de mes préférés. Et puis d'ailleurs, je m'en fais un aussi, bah pourquoi pas, hein. Faut bien s'accorder des petits plaisirs. Je dépose le verre Ellis en secondes, juste le temps de le préparer maumagiquement.
- Trois mornilles chacun s'il-vous-plaît les jeun's.

Oh la ringarde, tant pis. Je m'extirpe un peu plus loin essuyer l'autre côté du comptoir pour leur laisser un peu d'intimité, puisque même si je garde une oreille attentive -j'adore les potins- je ne veux pas les déranger. Le client est roi blablabla.
Mais je lève la tête quand j'entends Oscar s’adresser à moi. Je sourie à ses propos.
-Tant que vous n'en abusez pas, et j'y veillerai, cela peut rester notre petit secret. Exceptionnellement bien-sûr.

Oui oui exceptionnellement..
Je suis quand même le genre sympa hein.


commande:
 
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Re: Au Comptoir

Message par : Elhiya Ellis, Ven 19 Jan 2018 - 16:03


@Oscar (& Azénor)
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Étonnante impression d’avoir perturber mon voisin quelques instant. Certes, j’étais pas des plus à l’aise avec les convention sociales, mais bon, j’avais dit bonjour et je m’étais présenté. Ahhh non, j’avais oublié de dire bonjour. Par Merlin, ne me dite pas que je suis encore face à un stressé des politesses capables de faire une tête de 20 kilomètres de long car j’ai oublié de le saluer. Sinon j’allais finir par juste arrêter de parler aux gens qui m’adressaient la parole et rester les yeux rivés sur la facilité de Miss Philaester à faire des cocktails sans aucune baguette. La première fois que je l’avais vu à l’œuvre, c’était lors de son meurtre avec témoins sur Léopold, le dépit m’avait bien plus gagné que l’émerveillement sur le coup. Mais là, fallait dire que c’était impressionnant de voir le verre se remplir tout seul, le sucre se mélanger tranquillement, le…

Ho mince, il avait parlé à côté. Je glissais les yeux sur lui, sourire aux lèvres, rassurée quand même de voir qu’il avait retrouvé sa langue, et son besoin de se désaltérer. Il avait une sacrée descente quand même le Oscar quand même, fallait pas qu’il s’étourdisse avec un simple lait de poule quand même, il venait à peine d’arriver, pas besoin de se presser. Mais pour le coup, il était amusant, il me donnait l’impression qu’il comptait sur son lait de poule pour prendre un peu de courage pour parler. Les timides c’était toujours mignon en soit si on regardait bien.

Quoi que vu le nombre de mots qu’il arrivait à aligner, ce devait être autre chose que de la timidité. En tout cas ça restait assez... Touchant ? J’savais pas trop, en tout cas je l’écoutais se justifier pour son intervention maladroite, pendant qu’Azenor me servait à mon tour. Un merci, un sourire, et la monnaie posée sur le comptoir, j’humais légèrement mon verre, juste pour vérifier que j’avais eu une dose d’alcool aussi. Il me rendait presque parano à faire valoir son bon comportement auprès de sa directrice de maison. Mais mon verre avait l’odeur du cocktail sucré que j’aimais tant. Un très léger pouffement m’échappait pour le coup.

– T’inquiètes Oscar, au pire, je veux bien te passer mon verre

Bah oui, aux yeux de la loi magique j’étais adulte, je pouvais donc commander ce que je voulais, d’autant plus que notre hôte confirmait qu’elle ne nous priverait pas d’alcool tant qu’on était raisonnable… Un sourire en coin ourla mes lèvres, je voulais bien essayer d’être sage pour une fois, mais moi, je n’avais pas besoin de le promettre –enfin il me semblait-

D’un coup d’œil malicieux au jeune homme avec moi, je prenais une gorgée de ma boisson, me délectant du liquide doucereux qui coulait dans ma gorge et entrepris de répondre à ses interrogations.

- Hum et pas besoin t’excuser hein, t’inquiètes pas, j’suis venue toute seule, sur un coup de tête.. Donc, restes, même si t’es un garçon sage, au pire on pourra peut-être arranger ça plus tard...

Clin d’œil espiègle et nouvelle gorgée de ma boisson. C’était devenu un réflexe quand même ce mouvement de paupière, en plus, là, le petit Oscar il était chou, du coup, je n’avais pas pu m’empêcher de le taquiner doucement. Et puis, ce n’était pas forcément une invitation à se retourner le cerveau dans ce bar, avec un membre du personnel dans le coin, on aurait vraiment du mal. Ce n’était pas non plus une invitation à quelque chose de bizarre non, juste une proposition à se mettre plus à l’aise. Il comprendrait bien ce qu’il voulait après tout, je m’adapterais dans tous les cas, qu’il boude, s’offusque, rougisse où se marre.

–D’ailleurs, tu veux gouter mon lait de poule ? voir s’il est plus corsé que le mien ?

Du bout du doigt, mon verre avait glissé à côté du sien, offrande du jour, sacrifice d’une gorgée de mon verre et le tout avec un large sourire lumineux.

– Il est réussi en plus ! T’étais venu te changer les idées toi aussi ? Ce n’est pas souvent qu’on arrive tout seul dans un bar, sauf en cas d’urgence.

Bah oui, si j’étais là, c’était bien par besoin soudain de voir autre chose que les rues de Londres emplies de souvenirs que par adoration de la Tête de Sanglier..
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Re: Au Comptoir

Message par : Artemis Lhow, Dim 21 Jan 2018 - 21:49



LA de Evan


Un vieux rival


avec Evan


Un vendredi comme tant d'autres, partagé entre la routine du quotidien et les aléas du travail. Elina n'est pas là ce soir. Sortie entre copine d'après ce que j'ai compris. Alors autant en profiter pour m'aérer l'esprit et boire un verre au village avant de rentrer au Domaine. « CRAC » Mes pieds heurtent le sol non loin de la devanture de la Tête de Sanglier. Ce sera parfait ...


Je pousse la porte de bois aux gonds parfaitement huilés et m'engouffre dans la salle aussi chaleureuse que bondée malgré l'heure déjà avancée. Me faufilant à travers les chaises et les clients, je tente tant bien que mal d'atteindre le comptoir et son unique tabouret libre. Après quelques secondes de bataille et un nombre incalculable de chute évitées, me voici enfin debout face au comptoir ! Mais le tabouret libre ne l'est plus ...


Sans faire trop attention je me glisse entre deux clients pour passer ma commande lorsqu'une voix m'interpelle sur ma droite. Je tourne la tête avec hardeur et me coince les cervicales. Un petit gémissement de douleur m'échappe tandis que je reconnais mon interlocuteur, le voleur de tabouret, professeur de métamorphose, Evan. Ça fait un bon moment que je ne l'avais plus recroisé alors ... massant ma nuque douloureuse je lui adresse un petit signe de la tête.


« Evan ! Je ne m'attendais pas à te voir ici ce soir. A vrai dire je ne m'attendais pas à voir qui que ce soit ce soir... je peux t'offrir quelque chose ? »


On va essayer un nouvel exercice ce soir : la sociabilisation ! Mes aïeux c'est pas gagné ...

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Re: Au Comptoir

Message par : Loredana Sparks, Lun 22 Jan 2018 - 9:29


Eliott désolée du retard

Le jeune inconnu, qui se nommait Eliott d'après ce qu'il lui disait lui prit la main et y déposer un léger baisé. Sympa, elle pourrait s'y faire, elle avait rarement l'occasion de se faire baiser la main par un inconnu et à vrai dire, la seule fois où cela était arrivée, c'était lorsqu'elle était petite et qu'elle s'amusait avec son père à jouer à la princesse. Oui, son père avait été son seul compagnon de jeux durant son enfance. Loredana n'était jamais allée à l'école moldu, elle n'avait jamais eu d'amis avant d'entrée à Poudlard et elle n'avait commencé à fréquenter les jeunes moldus qu'à partir de ses quatorze ans. Son père l'avait couverte durant ses sorties, elle savait qu'elle pouvait compter sur lui...à cette époque du moins. Aujourd'hui tout était différent, elle n'avait pas eu de ses nouvelles depuis un peu plus de quatre mois.

Eliott lui demanda en quoi sa vie était si nulle. La jeune femme dut réfléchir quelques instants. Il n'était pas évident de s'adresser à une personne inconnue, à lui raconter sa vie comme s'ils se connaissaient depuis des années. D'un autre côté, elle se dit que lui non-plus ne semblait pas de bonne humeur. Dans un bar, assis côte à côte et attendant leurs verres, elle n'avait rien à perdre à discuter et à lui raconter les choses misérables qui avaient pu lui arriver récemment, même si ce n'était pas la fin du monde, il n'y avait rien de facile là-dedans. Elle s'apprêtait à lui répondre lorsque la serveuse arriva avec... quatre verres au lieu de deux. Elle voulait peut-être les rendre ivres plus vite que prévu.
- Et voilà pour vous ! J'vous en ai apporté quatre hein, pour éviter la consanguinité. Mais vous inquiétez pas j'en offre deux, loin de moi l'idée de vous faire payer davantage. Ce sera 6 Mornilles pour le msieur du coup !

Elle lui rendit son sourire, ne sachant pas vraiment où elle voulait en venir avec sa consanguinité, mais elle ne chercha pas plus loin. Elle offrait les deux autres verres, c'était un beau geste commerciale, bien jouée Mademoiselle ! Elle bu directement une grosse gorgée de son verre sans attendre qu'Eliott sorte l'argent. Elle espérait donc que celui-ci ait assez pour payer la demoiselle, sinon Loredana sortirait elle-même l'argent de sa poche, ça ne la dérangeait pas. Bien où en était-elle ? Ah oui, ça vie pourrie enfin beaucoup de personnes n'avaient probablement pas une vie, mais chacune d'elle était différente.

- Pour te répondre, je suis actuellement à la rue. Enfin... Il y a Poudlard évidemment, mais disons que je n'ai plus de maison plus de famille... Ma mère a décidé de me virer du jour au lendemain, un soir où elle s'est dit que j'étais vraiment de trop dans ce manoir. Mon père qui m'a couvert durant toute ma vie n'a même pas bougé le petit doigt. Alors je passe ma vie à Poudlard et le reste du temps, quand je ne peux vraiment plus voir le dortoir en peinture, je me réchauffe comme.... comme je peux...

Il était peut-être trop tôt pour lui parler de ses autres problèmes que tout cela avait provoqué. Elle ne le connaissait pas après tout et surtout, elle n'avait pas assez d'alcool dans le sang pour s'exprimer librement.

- Et toi alors ? Qu'est-ce qui t'amène ici ? Comment est ta vie ?
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Re: Au Comptoir

Message par : Evan, Mar 23 Jan 2018 - 0:47







Vendredi soir sur l'âme d'un sorcier aux pensées en perdition. Poudlard loin derrière, tu savais que ta belle serait occupée au Ministère. Alors, tu avais décidé d'aller évader tout ce qui te tourmentait dans un alcool réconfortant à Pré-au-Lard. Ça te ferait pas de mal.

L'hiver ayant toujours son empreinte de poser fermement, marcher jusqu'au petit village te permis de profiter d'un air particulièrement frais, accentué par un vent fort venu d'une horde de nuages sauvages. Leur grisaille inquiétante masquait le quart de lune qui semblait soupirer de désespoir de pouvoir s'exprimer librement.

Quant aux étoiles, elles se plaignaient elles aussi de ne pouvoir exposer librement leur beauté sur la voûte noirâtre du ciel conquis par les cotonneux embêtants. Tes pas te menèrent rapidement, depuis le chemin jusqu'aux premières maisonnettes aux cheminées débordantes de fumée.

Tu passais devant des carreaux illuminés par les lumières intérieures, de salons joyeux à d'autres plus lugubres ou de faibles bougies survivaient difficilement. Enfin, tu arrivais vers une bâtisse à l'allure bien plus intéressante, la Tête de Sanglier. Tu n'arrivais pas à te souvenir de la dernière fois que tu avais mis les pieds dans ce lieu (#JeSuisUnDinosaure), mais tu avais un vague souvenir d'une ambiance chaleureuse.

Entrant dans l'établissement d'un pas assuré, tu ne t'attardas pas sur la clientèle dont le brouhaha t'agressait directement les oreilles. Tu traçais jusqu'au comptoir, visant un tabouret étonnement libre qui paraissait t'attendre.

En tête, l'envie de t'échapper dans quelques verres, d'oublier tout ce qui te tracassait ces dernières semaines. Elly, ta compagne, sa torture que tu revoyais sans cesse passer dans ta tête. Dans la tristesse de tes journées loin d'elle, jusqu'aux profondeurs de la nuit où tu te réveillais fréquemment avec des sueurs froides, en voyant repasser en boucle ces images que tu aimerais fuir.

Alors que tu allais te saisir d'une carte pour trouver dans quel cocktail tu allais jeter tes amères pensées, une voix familière t'extirpa de ton emprise, et tu te retournais pour faire face à, Artemis. Oui, Artemis Lhow, l'Auror que tu avais combattu dans le manoir.

Mais au delà de cela, c'était aussi le type que tu avais oublietté pour lui faire oublier ta compagne. En gros, comprenez par là que l'estime d'Evan pour lui n'avait longtemps pas dépassé la taille d'un grain de sable, et que l'envie irrépressible de lui faire bouffer chacune de ses chicots avec un uppercut bien placé l'avait longtemps démangé. Tu esquissais un fin sourire à l'homme, lui tendant une main amicale avant de lui répondre.

« Hey Artemis ! Je t'avoue que je suis pas venu ici avec l'idée que je croiserais quelqu'un que je connaissais non plus... Mais maintenant que tu es là... Je veux bien boire un verre ! J'ai pas regardé la carte mais un whisky fera amplement l'affaire ! »

Bon, clairement, c'était pas la meilleur compagnie qui soit. Tu n'oubliais pas que l'homme draguais ta compagne avant, et ça, même si tu avais effacé ses souvenirs, tu gardais toujours une pointe de rancune en toi, qui te disait qu'il n'en faudrait pas beaucoup pour que tu en viennes à lui défoncer la gueule.

« Qu'est-ce qui t'amène par ici ? J'imagine que la picole n'est pas une des mission qu'on donne à un Auror ? »
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Re: Au Comptoir

Message par : Oscar Salsanvivre, Mer 24 Jan 2018 - 16:05


@Elhiya
LA mutuel sur le RP

Elle est marrante, cette chère directrice de Gryffondor. Je ne lui donne pas plus de 25-30 ans, et pourtant, la voilà qui utilise des expressions de vieux comme si elle n'avait pas côtoyé la jeunesse depuis plusieurs siècles. "Les jeun's", sérieux ? Même ma mamie trouvait ça ringard, c'est pour vous dire. Mais très franchement, moi, ça me fait rire.

Et puis, elle m'autorise à boire. Bon, certes, c'est pas ma mère, mais tout de même, j'apprécie le geste. Elle me sourit comme si nous étions de véritables complices - je n'arrive pas vraiment à m'y fier malgré tout, on ne sait jamais quel couteau aiguisé elle pourrait me planter dans le dos une fois de retour à Poudlard.

Par contre, je remarque qu'elle ne s'adresse qu'à moi et que cette jolie inconnue qui me tient compagnie, elle, ne semble pas avoir besoin d'autorisation pour boire un coup. J'en déduis donc qu'elle est plus âgée. De beaucoup ? Si elle est encore à Poudlard, j'imagine que non. 17, 18 ans, ça me paraît pas mal, à vue de nez.

Je ne suis jamais sorti avec une fille plus vieille que moi. À vrai dire, je ne suis pas sorti avec énormément de filles depuis que je suis gamin. Deux en tout - et la première c'était quand j'étais enfant, donc je ne sais pas si ça compte. La deuxième avait mon âge, je l'ai rencontrée à Londres pendant des vacances chez ma tante et je dois vous avouer que ça date un peu, aussi - deux ou trois ans selon mes souvenirs. Elle m'a quitté parce qu'elle me trouvait lâche et faible, tout ça car je n'osais pas dire à mes parents que j'avais une copine. Croyez-moi, il valait mieux pour elle que mes parents ne sachent rien. Ils m'ont interdit de sortir avec une fille - encore moins une moldue comme elle - avant d'avoir 17 ans car, je cite "L'amour est un piège à c*ns bien plus dangereux que les farces et attrapes de tonton Donnie. Si tu tombes dedans, tu as beau en ressortir indemne après quelques années, tu y auras quand même laissé un bon paquet de ton temps pour rien." Evidemment, c'est le genre de trucs que disent les parents avant de s'embrasser avec passion comme s'ils étaient la seule exception à la règle.

Enfin bon, je parle, je parle, mais je ne suis pas vraiment là pour me faire une copine, moi ! Je ne ressens pas forcément le besoin de me mettre en couple en ce-moment - quoique ça pourrait donner un peu de piment à mon quotidien, c'est vrai. Et puis l'amour, ça ne se cherche pas, non ? C'est un truc sur lequel on tombe par pur hasard, dans un champ, dans les rues, dans les couloirs de Poudlard... ou dans un bar à Pré-au-Lard.

Houla, eh. Calmos, Oscar. Tu ne connais pas cette fille, et si tu commences à te dire des trucs comme ça, c'est soit que l'alcool commence à te monter à la tête, soit que tu vas un peu trop vite en besogne - ce qui ne serait pas étonnant, connaissant ton caractère.

Cette Elhiya n’a pas l’air forcément plus à l’aise que moi avec les conventions sociales de politesse et autres stupidités dans le genre. Elle arbore tout de même un air légèrement plus confiant, mais je ne saurais dire si elle semble réellement sûre d’elle ou s’il s’agit d’un masque fait pour plaire.

La voilà qui me prête ton verre. Une action tout à fait anodine pour des inconnus qui se rencontrent dans un bar, pas vrai ? Oui, bien sûr.

Et le sourire aguicheur qui vient après, c'est pour montrer qu'elle comprend toutes les galères que l'on peut vivre continuellement quand on est mineur, c'est ça ? Oui, bien sûr.

Et ses mots assez insistants pour me faire comprendre qu'elle est seule mais qu'elle ne compte pas forcément le rester, c'est pour la bague, hein ? Ouiiii, bien sûr.

Et... Et le clin d’œil ? C'est pour la blague, aussi ?

Je stresse, m*rde. Elle est carrément en train de me draguer. Je suis content, mais je stresse.

Allez, Oscar, t'es pas timide, t'es un grand garçon. En plus elle est plus vieille que toi, elle arrivera bien à te mettre à l'aise, pas besoin de te mettre la pression pour ça.

Je souris. Mon sourire est très très large, du genre qui s'étend jusqu'aux oreilles. Du genre un sourire vraiment sincère, et peut-être un peu trop heureux. Elle me tend son verre, je bois une gorgée. Effectivement, il est assez corsé, mais ce n'est pas pour me déplaire.

- Hmm, c'est super bon ! fais-je sur le ton le plus naturel possible.

Je lui rends sa boisson, je ne voudrais pas en abuser. Elle a payé son verre, après tout - pour le prochain, c'est ma tournée.

- Merci beaucoup, c'est gentil, lui dis-je en souriant. Et pour te répondre, si j'ai l'air aussi sage, c'est parce que j'essaie de me contrôler. Quand il y a trop de monde autour de moi, des fois, je m'emporte pour rien, ça me stresse.

J'essaie d'avoir l'air un peu charmeur dans ma démarche, et je trouve que je me débrouille plutôt pas mal. Bon, je ne peux pas me regarder dans un miroir, mais j'arrive à détendre assez mon visage et mes gestes pour avoir l'air confiant à mon tour. L'alcool commence peut-être à faire effet - oui, car je n'ai jamais vraiment tenu l'alcool, je tiens à le préciser.

- Tu peux te servir dans mon verre aussi si tu veux, même si je ne sais pas s'il vaut réellement le coup face au tien.

Il y a du bruit autour de nous. Pas mal de bruit, pas mal de monde. Assez pour que j'arrive à faire mine qu'il y en a trop et que je rapproche un peu mon siège de celui d'Elhiya pour que l'on puisse mieux s'entendre.

- Oui, je suis venu me changer les idées, dis-je pour répondre à sa question. Mes amis sont tous partis je ne sais où ce week-end, et moi, je tourne en rond.

C'est ce que je me répète incessamment depuis ce week-end pour essayer de justifier mon ennui total.

- Mais la vérité, c'est que je me fais un peu ch*er. Même quand mes potes sont là, en fait. Ça fait trois ou quatre ans que je traîne avec eux, ils sont super cool, mais je commence à les connaître par cœur, et je ne découvre plus rien d'eux. Je ne sais pas si tu as déjà connu cette sensation - le fait de se lasser de ses amis, c'est assez terrible. J'ai envie de changer d'air, de rencontrer de nouvelles personnes, d'expérimenter de nouvelles choses.

Je lui rends le sourire malicieux mêlé au regard légèrement aguicheur qu'elle m'a lancé tout à l'heure, en espérant ne pas être trop explicite. Je ne veux pas la brusquer : après tout, je ne cherche qu'à faire la conversation - si je lui plais, tant mieux, sinon, tant pis, mais je serais très embêté si je finissais par la dégoûter pour toujours.

- Et toi, du coup, c'est un cas d'urgence qui t'a amené ici ? C'est assez dur comme mot, je trouve, ! C'est si grave que ça ?
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Elhiya Ellis
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Re: Au Comptoir

Message par : Elhiya Ellis, Mer 24 Jan 2018 - 22:13


@Oscar
LA mutuel sur tout le rp

Un sourire. Un large sourire même. C'était magique les offrandes de boissons alcoolisées, ça avait le pouvoir de dévoiler les dents et les frimousses joyeuses d'autrui. J'avais jamais fait attention avant en fait.Si ça se trouvait, ce stratagème fonctionnait avec tout un chacun. Prochaine fois que je suis face à quelqu'un qui est d'humeur mossade, je reitererai. Juste pour vérifier.

En tout cas, le Oscar, il semblait se mettre un peu plus à son aise, ça faisait plaisir. Sortir pour se sentir aussi mal que lorsqu'on avait franchi la porte du pub ce n'etait franchement pas l'optique visé. Du coup là, il entamait bien sa soirée et mon verre aussi. Mais ça c'etait normal j'avais proposé. Par contre, il était pas gourmand, ou alors trop poli car mon lait de poule me revenait déjà, accompagné d'un nouveau sourire en prime. Moi qui aimait voir les gens sourire véritablement j'etais servie. Un enchantementce garçon. Il me rappelait quelqu'un de la maison.

Par contre, j'étais pas bien sûre d'avoir saisi la raison du comportement supposé sage. Un sourcil haussé derrière ma lampèe de boisson j'essayais de rassembler les pièces de puzzle que le mignon me proposait. De la foule, du stress, des tentatives de contrôle, pour moi ça sonnait comme un nerveux prêt à agresser tout le monde. Mais vu sa bouille j'avais un peu de mal à me faire à l'idée, ce devait être autre chose.

Bien sur, il ne fallait pas se fier aux apparences. Mais là, quand même, je le voyais mal en hystérique de la baguette ou assoiffé de bagarres avec la mine toute chou qui me faisait. Certes, ca voulait rien dire mais il était mignon à vouloir me faire goûter son cocktail à son tour, comme s'il me devait une gorgée de ce rhum sucré. Je mettais de côté l'hypothèse du type qui avait les nerfs qui se mettait en boule à la moindre occasion, et refusais d'un petit geste de tête son verre. Il avait confirmé que le mien était plus corsé et donc plus à mon goût.

Le temps de reprendre une gorgée et les justifications de sa venue tombaient rapidement. Des amis absents, un ennui grandissant, un besoin de renouveau, un désir de divertissement, un semblant d'invitation déguisé sous ses airs charmeur. Les commisures de mes lèvres s'étaient étirées, tant pour le sentiment de nécessiter de s'occuper l'esprit, que pour sa manoeuvre que je trouvais amusante. Il était delicieux comme tout ce petit lion avec cette confiance en lui.

Le verre glissé à nouveau vers lui, j'hausais les épaules en esquissent un sourire en coin.

- Bah oui, cas d'urgence. Besoin de prendre l'air avant d'étouffer, en va dire ca comme ça

Bah ouai, j'allais pas dire non plus que j'avais tendance à penser à mon amie d'enfance franchement décédée quand ma tête était pas occupée à autre chose. C'etait quand même assez personnel et dans une première discussion y'avait franchement mieux quand même.

-Un peu comme toi en gros, la partie lassitude en moins quoi... C'est dommage pour tes potes quand même, mais tant mieux pour moi j'ai envie de dire.

Retour du clin d'oeil tendancieux. Chassez le naturel il revenait au galop à ce qu'on disait.. Un jour, je redeviendrai aussi sage qu'avant, un jour, mais pas de suite. Après tout, il entrait dans le jeu le chaton, il était en quête de divertissement et moi aussi. Alors, aucune raison de me complaire en plus de convention de bienséance. De toute façon j'savais pas faire à ce qu'on m'avait dit.

- D'ailleurs, si tu stresses avec la foule, peut-être qu'on ferait mieux d'échanger nos verres. Parfois ça aide à calmer les nerfs, les massages aussi d'ailleurs..

Oui, oui c'etait facile, je concevais. Mais si j'avais été dotée de tact et d'humour valable, ca se saurait. Et jusqu'à présent ceux avec qui je trainais ne s'étaient encore jamais plaind... ou alors silencieusement . Machinalement, je regardais la masse de clients qui avaient assiégé l'établissement. Si j'avais un souci avec la population, je ne serai pas trop tranquille en ce moment.

- Et petite indiscrétion. Tu stresses comment? Genre tu paniques et tu vas me forcer au bouche à bouche en tombant dans les vappes? Non pas que ca me gênerait... Ou tu es plus du genre ultra nerveux? Non, que je saches si je dois m'apprêter à te soigner ou à te separer de quelqu'un si tu te rends comptes que y'a trop de gens. Enfin préviens avant d'aller mal hein?

Quand la curiosité se mêlait à l'utilité. Car ok il était à croquer quand il faisait le timide, et tout autant lorsqu'il prenait ses repères, mais si la soirée pouvait éviter de se tinter d'altercation ca m'arrangeait. La tête n'etait pas aux effusions de sortilèges offensifs. Résultat, le côté concerné avait pointé le bout de son nez.

Reposant les yeux sur Oscar, au final, je lui piquais son verre si gentillement proposé plus tôt. Avec un peu de chance ça ferait passer plus facilement mes interrogations.

-Tu me laisses goûter?

Question rethorique, je possédais déjà la réponse. Juste une manière de glisser un sourire à son attention
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