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Divertissements londoniens
Kohane W. Underlinden
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Divertissements londoniens

Message par : Kohane W. Underlinden, Mar 15 Mai 2018, 18:16



   
 Rp avec Aysha ♥
Autorisa d'Elhiya pour l'ouverture du sujet


 

Londres s'agite sous ses lueurs artificielles qui défient le soir grossissant. Les attractions touristiques se parent de leurs plus beaux attraits : sons et lumières au rendez-vous, de quoi donner l'eau à la bouche aux oiseaux égarés dans la capitale anglaise. Les gens passent, traversent les ponts, se perdent sur les quais, cherchent bars et restaurants à leur goût.
Tout paraît tranquille et simple, ce soir.
Du banal de métropole internationale.
Des langues qui s'échangent, des dialectes que j'entends sans comprendre. Et puis ceux qui s'essaient à l'anglais et dont l'accent est à croquer. Les bus rouges qui filent sur les routes, jusqu'aux ralentissements, impatience de fin de journée ou début de soirée, on trépigne, maugrée, ronchonne alors que le trafic avance tout doucement.
Du Londres moldu, quoi.
Les activités de jour ont cessé ou cessent progressivement. Pour laisser place au nocturne. Le rythme est différent ; les attentes aussi.

Je ne sais pas bien auquel des deux mondes j'appartiens. Sans doute un peu les deux. Un pied dans l'un, un pied dans l'autre, borderline à danser d'une case à l'autre.
Et aujourd'hui, je fais, comme souvent, une halte dans la capitale anglaise avant de rentrer. Parce que Londres, ça reste une part de chez moi. Mon enfance. Une partie de mon adolescence. Et de mes perditions.
J'ai eu tant et tant l'occasion d'explorer la ville !
Parfois, il m'arrive de me sentir démunie comme si je connaissais tout par cœur, depuis les années. D'autres fois, je découvre, redécouvre. J'arrive, je surprends des coins que je ne connaissais pas ou auxquels je n'avais pas fait attention.
Ce soir, je suis en quête de ces lieux-là. Tournant au hasard dans des petites rues dont je ne retiens pas le nom. Marcher, aller. Regarder le bâti et le dallage désert. Ce ne sont pas les lieux des grands bars, des grandes avenues, de la foule et du bruit. Parfois, de discrets restaurants tranquilles, où quelques personnes sont déjà installées pour dîner.
Oui, ça va bientôt être l'heure. Je pense. Je n'ai pas de montre pour vérifier. Mais vu le nombre de gens qui s'arrêtent devant les menus des différents établissements j'en déduis que le moment approche. Pourtant, pas encore envie de rentrer. Je pourrais rester sur Londres, trouver un coin tranquille où manger. Puis je me dis que, si ça se trouve, Asclépius sera à  Thermidor. D'ailleurs même quand il n'y est pas, il laisse souvent un repas soigneusement préparé. Petite once de culpabilité ce soir : ce serait moche de ne pas honorer son dîner.



 

Bon, je continue encore un peu mon tour. Il ne doit pas être si tard.
Les rues montent et descendent, c'est amusant. Croiser parfois quelques habitants qui rentrent chez eux. D'autres qui sortent. Et des fenêtres ouvertes qui laissent venir une musique affreusement forte ; ça promet une nuit sans sommeil, là-bas.
Tout à coup, alors que je marche, une porte à demi-ouverte attire mon attention. Une large porte basse, en faux bois. Quelques papiers sont affichés dessus, protégés des intempéries par du plastique. L'un d'eux indique qu'il s'agit d'un théâtre, l'autre donne les programmations du mois et un troisième est en fait un affiche pour un certain spectacle.
Curieuse, j'ouvre un peu plus la porte, pour voir à l'intérieur.
C'est vide. Assez petit. Le genre de théâtre qui doit être fréquenté par un cercle assez restreint de personnes. Des sièges rouges qui attendent sagement. Une scène plongée dans la pénombre. Et pas de trace de présence humaine. Soit on a oublié de refermer. Soit quelqu'un s'est absenté juste pour quelques instants et doit revenir.
Je n'ai peut-être rien à faire là. Mais...
Haussement d'épaules.
Y'a pas écrit entrée interdite et la porte était ouverte alors... !
Petite souris dans le noir, je me faufile à l'intérieur. Ca me fait drôle, un théâtre vide. Sans présence, sans action, sans belles paroles ni public.
Je regarde la scène avec attention. Je ne suis jamais montée sur une scène. C'est l'occasion. Toute contente de moi, je me précipite sur les quelques marches et grimpe. Je fais face à une salle vide et plongée dans le noir. Etant, moi-même, perdue dans la pénombre. Je ne sais pas où sont les lumières, ici. Mais la lueur de l'extérieur, entre fin de jour et lampes artificielles suffisent à distinguer un minimum les choses dans ce petit théâtre.
Et, alors que je profite en silence d'avoir pris de la hauteur et de me trouver face à un public invisible, mes yeux accrochent une feuille laissée en bord de scène.
Je me penche pour la ramasser.
Par la maigre lueur venant de la porte, j'essaie de déchiffrer les lettres imprimées.



 

je suis celle qui ne veut plus comprendre
parce que comprendre c'est déjà accepter
oui je venais pour comprendre
et j'ai compris que comprendre c'était trahir*


J'interromps pas lecture un instant.
Un bout de papier laissé tomberr.
Une scène.
Un texte.
Un public muet, en attente.
Je souris, dans le noir.
Souris devant le fil suspendu. Avant de baisser de nouveau les yeux sur la feuille. Lire. La suite. Et vouloir la clamer. Comment ce texte aurait-il été mis en scène ? Je l'ignore. Je le découvre à mesure que je le lis. Et voilà que, déjà, je me plante devant mon public invisible, partition en main. Prête à lui parler. Lui offrir ma voix et mon cœur.

-je venais pour t'implorer
homme qui fait la guerre comme
le pommier fait ses pommes*


La voix se gonfle dans la poitrine et le regard se perd. Loin dans l'obscurité. S'imprégner du texte. Le sentir vibrer dans les veines.
Implorer.
Et refuser d'implorer.
Tout en même temps

-et j'ai compris que t'implorer
c'était me soumettre à tes raisons
c'était me mettre à genoux et ramasser les pommes
de l'arbre de la guerre
furieuse je suis*


Et les gestes se mettent de la partie.
Une fureur froide dans les poings et les bras qui s'agitent.
Fureur de vivre et de mourir. De vivre, surtout, en fait. J'ai l'impression, à mesure que je lis, que j'envoie les mots valser dans la salle, l'impression de me retrouver dans ce petit bout de texte sans contexte. Un feuille laissée. Volante. Que j'ai ramassée.

-furieuse mère
furieuse fille
furieuse soeur*


*Stabat Mater Furiosa, JP Simeon

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Aysha Brayd
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Re: Divertissements londoniens

Message par : Aysha Brayd, Mer 16 Mai 2018, 08:45


Dehors l'air est frais. Les gens marchent, sourire accroché aux lèvres. Les étoiles font leur petit bonomme de chemin, s'éclairant peu à peu comme des petites lucioles, couvrant la toile noire du ciel de leur lumière. Pourtant il ne fait pas si sombre. Mais ce sont les premières étoiles naissantes, celles qui ouvrent la voie à la nuit parcourant son chemin, courant après la lune. Les passants profitent de l'effervescence de cette soirée urbaine, et Aysha en fait de même. Elle parcourt les rues comme on parcourt un intinéraire du bout du doigts, sur une carte un peu froissée. Elle marche sans se presser mais elle sait où elle va. Les nocturnes des musées londoniens sont toujours de bonnes occasions pour dessiner. Aysha aime y passer des soirées, crayonnant ainsi assise sur son petit banc molletonné. Ce soir, elle va découvrir un nouveau musée qu'elle ne connait pas. On y trouve des sculptures grecques, modèles parfaits pour s'exercer.

Aysha marche donc ainsi, calepin sous le bras, nez en l'air. Elle manque de se cogner des les passants plus d'une fois mais elle ne peut détacher son regard des contours des immeubles et du ciel à la nuit naissante. Cette ville est belle et elle ne finit jamais de la connaître. Chaque jour elle porte un regard nouveau sur la capitale anglaise, majestueuse. Elle admire ses courbes droites et ses ponts. Elle invente ses ruelles et ses histoires, imagine les intérieurs, derrière les fenêtres. Et tous ces recoins lui échappent encore, avec joie, car le lendemain alors elle pourra découvrir de nouveaux aspects de la belle.

Aysha laisse glisser son regard sur l'arrête d'un immeuble gris, et le pose sur une porte entrouverte. Il y a quelque chose dans cette porte, quelque chose qui l'attire. Plus encore que la nocturne du musée. Alors elle s'approche, contemple les affiches sans vraiment les voir car ce qui l'intéresse se trouve derrière la porte.  Cette aura inexplicable. Il lui semble entendre quelque chose, des mots, une voix. Solitaire. Elle hésite, entrouvre à la porte et se glisse à l'intérieur sans pouvoir supporter l'idée d'être entre les deux, un pied dehors et un pied dedans. Il y a quelque chose dans ce lieu mystérieux qui ne la laisse pas tranquille. Elle découvre un théâtre, après avoir passé une petite épaisseur de voile noir servant de coulisses peut être. La voix s'est fait plus nette et elle déclame quelques mots avec cette puissance propre au théâtre. Mais le public est invisible et la scène est comme une offrande sublime à laquelle on ne peut résister. Sur ses épaules une jeune femme. Elle joue, feuille en main, quelques mots que l'on peut voir d'ici. Elle est jolie et son visage est habité de ce qui semble être une soudaine passion. Ses yeux reflètent l'illusion et l'imaginaire, la pièce qui se joue dans son esprit. Et Aysha elle aussi, a envie de jouer. Elle a toujours aimé le théâtre, l'un des nombreux arts qu'elle garde sous sa manche. Elle s'y est exercée plusieurs fois, et cette fois encore elle en a furieusement envie. Mais ça n'est pas comme ça que l'on aborde les gens, n'est-ce pas ? Non, elle préfère s'avancer pour saluer l'inconnue, d'abord. S'assurer de ne pas trop la déranger dans l' exercice théâtral. Se présenter, peut-être. Aysha entrouvre les lèvres et sa poitrine se soulève, elle s'apprête à révéler la sa présence. Mais soudain il y a ces répliques, ces répliques qui collent trop bien aux précédentes, ces répliques qu'elle connait par cœur et qui n'ont que faire des présentations. Elles se bousculent dans sa mâchoire, furieuse de s'échapper et de résonner dans le théâtre entier. Et ces mots ont la victoire, Aysha s'avance et dit :

- Qu'importe ta colère.

Elle rejoint la jeune femme sur la scène. Il lui semble l'avoir déjà vue mais elle ne se laisse pas distraire. Elle est quelqu'un d'autre le temps de quelques mots, et ceux ci viennent à elle d'une façon étonnement naturelle. Son imagination est fertile ce jour là. Et elle se permet d'être cet homme mauvais et haineux, un instant seulement, et d'incarner tout ce qu'elle se doit de mépriser quand elle est elle, Aysha.

- La mort n'est pas ce monstre sanguinaire qui détruit des innocents.
La mort punit, et elle te punira, toi,
Comme elle punit tous mes ennemis.


Elle s'avance encore, elle a le visage de cet homme épris de guerre et de sang, la lèvre fine, le regard dur. Et un sentiment d'exaltation qui bat dans sa poitrine. Elle fait face à celle qui joue la femme furieuse. Il se joue, dans ce petit théâtre, le duel du couple imaginaire. Et chacun croit en son personnage plus qu'il n'en faut mais Aysha s'amuse comme rarement. La scène est le terrain de son extraspection.
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