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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Forêt Interdite
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Une petite clairière pour un entraînement
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Liskuvo Kalsi
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Re: Une petite clairière pour un entraînement

Message par : Liskuvo Kalsi, Ven 17 Fév 2017 - 15:27


Assis dans l'obscurité, je ne parle pas. Mais la fille me regarde arriver, range sa baguette. Elle est prudente, c'est quelque chose de bien. Ma baguette n'est pas loin non plus, au moindre bruit elle sortira de sa cachette. Pour l'instant je pense être plus ou moins en sécurité ici. Assis dans la clairière, proche de la fille étrange. Qui ne m'adresse pas la parole. Caché dans la noirceur de la nuit je ne vois pas ses gestes mais je sens tout à coup sa main sur mon visage, dégageant une mèche de cheveux, geste qui me rappelle des souvenirs d'enfance, geste affectueux, comme une caresse. Un frisson me parcourt, sa main froide parcourt ma joue tandis qu'elle me dit de ne pas cacher quelque chose. Je remarque qu'elle fixe mes yeux, je hoche alors la tête, un peu surpris du geste, je ne pipe mot. Préférant la laisser faire. Même si je ne comprends ni le geste ni l'intention, cette fille insolite ne me fait pas peur, elle ne me fera rien pour l'instant.

« Moi c'est Anna. Tu es le premier arrivé. Disons que si j'ai demandé d'avoir ce cours, c'est parce que j'en ai besoin. »

Elle n'en dira sûrement pas plus, j'ai un prénom et une idée de son problème. Le besoin d'avoir un patronus est une chose que je ne comprends que trop bien. Devoir se défendre par la présence de ce sort est une chose que tout le monde devrait connaitre, surtout si elle est comme moi, perdue dans ce qu'elle était, tiraillée entre les mondes, je la comprends. Je hoche la tête, encore.

Une autre personne arrive, Mary, la fille de la nuit. Celle qui crie, celle qui pleure, celle qui vit à demi. Elle est là aussi. Elle s'assoit sans rien dire, étrange phénomène. C'est ma rencontre de la nuit il semble, elle est là quoi qu'il arrive, là où je suis, dès qu'il fait nuit. Je la vois encore, toujours. Elle est tiraillée elle aussi, sûrement qu'elle est là pour une raison particulière, mais elle je ne lui demanderais pas, parce que j'ai pas le temps. Laurae arrive, finalement.


- Bonjour les gosses. Je m'appelle Lau'. Pour commencer, je voudrais tous que vous retiriez les hauts que vous portez. Je vous expliquerais pourquoi plus tard. A moins que l'un d'entre vous souhaite proposer une théorie?


Demande particulière, troublante. Je lève les yeux vers elle. Pourquoi ? A quoi ça rime de faire ça. Je porte la main à mes habits, hésitant. Je ne sais pas quoi faire, tout me parait étrange dans cette nuit. La réaction de la Serdaigle, les demandes de notre prof improvisée. De son côté Mary a enlevé son pull, se dévoilant en première, je jette un regard perdu vers l'autre fille, puis vers Lau'. Je me dis que, au final, ça change pas grand chose. Si il le faut vraiment alors je le ferais. L'obscurité de la nuit me donne confiance en ce que je devrais faire. Le Froid mordant mon corps me rappelle que je ne peux pas supporter un trop long moment en sa compagnie. Mais il le faut, j'en ai besoin. J'enlève alors mon haut, me dévoilant à mon tour.

Le Froid prend tout de suite d'assaut mon torse, gifflant, attaquant, gelant. C'est dur de se dire que la même chose en été aurait été une partie de plaisir, mais il a fallu choisir l'Hiver, quand la température atteint difficilement 4 degrés, quand le moindre pas à l’extérieur nous rappelle qu'on a envie de revenir dans notre lit, au chaud. Je voudrais revenir aussi, mais il faut rester, l'affronter, pour y arriver.
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Anna Keats
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Re: Une petite clairière pour un entraînement

Message par : Anna Keats, Dim 19 Fév 2017 - 18:01


Nul mot ne sortait de sa bouche, j'aimais ce genre de personne qui ne parlait pas pour ne rien dire, qui se contentait de vivre la situation, de la ressentir. Craquements, entre les branches et revoilà ma main de nouveau sur ma cuisse. Un visage apparaît parmi le feuillage et avec lui ces cheveux bruns que je connaissais déjà. La nouvelle apparition se prénommait Mary, nous n'avions pas beaucoup parlé, mais notre dernière aventure m'avait valu une danse inoubliable. Relâchant ma main, je lui adressais un léger sourire, mais la belle ne daignait se présenter ou même nous saluer, il est vrai que nous n'étions pas venus pour faire ami-ami. Regard plongé vers la dernière invitée de la soirée, j'appréhendais l'inconnu avec un regard inquisiteur. Sa tenue me laissait perplexe... La jeune femme se présentait à nous en petite tenue, comme si la température extérieure la laissait de marbre. Emmitouflée dans ma cape, je savourais mes dernières secondes à l'abri du vent.

« Bonjour les gosses. Je m'appelle Lau'. Pour commencer, je voudrais tous que vous retiriez les hauts que vous portez. Je vous expliquerais pourquoi plus tard. A moins que l'un d'entre vous souhaite proposer une théorie? »

Je fronçais les sourcils, nous traiter de gosses n'était pas faux, mais il y avait mieux pour être amical. Amical ? Qu'est-ce que j'attendais aussi... Le but de l'exercice n'était pas une réunion de niaiserie anonyme ! Il me fallait arrêter de penser vivre dans un monde de bisounours, ma naïveté toujours encrée en moi, il était tant que je m'en débarrasse, de cette innocence trop bien préservée. Sa demande ne faisait que confirmer ma première impression, nous ne sommes plus dans le cadre scolaire bien encadré que j'avais laissé derrière moi... Était-elle réellement sérieuse quant à nous mettre à moitié nus ? Je voulais bien retirer mon pull, mais l'ensemble de mon haut me semblait un tantinet exagéré et peu utile. Tremblements, déconcentration, hypothermie étaient les seules issues que je voyais. Seulement, cette éducation secondaire m'était plus qu'utile, elle m'était indispensable et pour cette raison, je me plierais à la volonté de la brune qui nous faisait face. Mes yeux curieux se déplaçaient vers mes camarades pour observer leurs réactions.

Silence, obéissance.

J'ôtais alors ma cape, la laissant tomber derrière moi, je poursuivais en déboutonnant ma chemise me laissant ainsi épaules nues. Le froid s'était présenté à moi comme un éclair par cette nuit hivernale, ma réparation s'accélérait et ma chair dessinait les premiers frissons. Mes yeux se plongeaient dans ceux de notre instructrice, attendant avec détermination la suite des événements.
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Laurae Syverell
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Re: Une petite clairière pour un entraînement

Message par : Laurae Syverell, Dim 12 Mar 2017 - 15:45


Les gosses s’exécutèrent sans poser la moindre question, bien que leurs iris pointés dans les yeux de leur professeur temporaire suscitaient de trop nombreuses question. En observant leurs visages, la jeune femme dessellaient des traces de volontarisme, mais aussi d'une profonde naïveté pour la plupart d'entre eux. Soupir. Ils avaient même pas pris la peine de tenter de répondre à sa question et ont seulement décider de suivre les ordres comme de bon petits soldats. Il y avait un autre caractère animalier pour décrire ce comportement, mais la jeune femme n'était pas si irrespectueuse non plus. Parfois, elle rêvait de frapper cette jeune génération qui ne bougeaient pas leurs fesses pour obtenir leurs propre avenir, mais c'était un peu différent pour les trois comparses. Eux, cherchaient sans doute à comprendre, à devenir "plus fort" ou à apprendre. Parfois les trois en même temps, d'où la curiosité dans leurs regard. Et puis, si ça avait été de "bons petits soldats" ils ne seraient même pas venus au cœur de la forêt interdite aux bruits inquiétants et aux hurlements des différentes bêtes qui rôdaient. La jeune femme se mordit le cuticule droit de son pouce gauche en les observant avec attention. Par cela, elle attendait que leurs peaux montrent des système d'auto-défense contre le froid, et en quelques minutes, les poils des bras commençaient à s'hérisser. Elle pouvait commencer. 

- Bon. J'aurais espéré une réponse, même bête plutôt qu'un silence incrédule.
 -petit sourire satisfait puis reprend-


- Quelqu'un peut - il me donner une réponse si je vous donne comme indice la phrase suivante : "Quels sont les ressentis face à un Détraqueur ?". C'est seulement un mise en... condition.
-nouveau petit sourire-


La jeune femme fit tourner sa baguette entre les doigts, puis s’essaya contre la surface dure de la clairière pétrifiée par le froid. Le doigt de la mort avait rendu l'ambiance tout à fait propice à la manière dont la brune voulait en venir avec son cours plus qu'immorale, mais la rapidité de l'exercice ne dépendaient que de leurs concentration et de leurs volonté. Le froid allait mordre leurs chairs.

- Puis quand vous aurez tous tenter une réponse, vous pourrez penser à un souvenir heureux de votre vie. Et pas un banal souvenir du genre votre vélo préféré reçu à Noël, mais un vrai souvenir, aussi terrible que beau. Qui emplit vos poumons et vos cœur de chaleur et d'émotion.  C'est la clé pour débloquer le sceau d'un si puissant sortilège. Pensez y, vous êtes le réceptacle de ce sortilège. Le seul moyen de briser vos chaînes, c'est de trouver de quelle matière sont réalisée les "fers". 

Spero Patronum 


Un mince filet magique se dessina dans les airs. Le corps animalier en ressorti comme une bête libérée de sa cage. La jeune femme adorait ce sortilège, c'était le véritable visage de chaque individu pouvant le rendre corporel. L'oiseau battit des ailes et se posa près des élèves. Reflets sombres aux filament d'argent, comme des petits serpentins autour d'une ombre ébène. Le bec puissant, les serres posé sur un sol spirituel, céleste, comme d'un autre monde. C'était une parti de l'esprit humain, des ressentiment. L’œil bleu abyssal observait les élèves. D'un mouvement de baguette, la jeune femme interrompit le charme qui s'estompa comme s'estompe la vie d'une simple cigarette dans une mouvance de fumée. Le corbeau de Laurae avait totalement disparu, et sa douce lumière avec lui.

- Ne tentez rien avec votre baguette, ni de chercher à trouver votre Patronus corporel. Il viendra à vous. Seul les plus doués des jeunes sorciers réussissent un Patronus corporel à votre âge. Non pas qu'ils sont les plus forts, mais qu'ils ont fait une symbiose avec leurs sentiment et leurs magie. La baguette n'est pas une arme, c'est seulement la liaison avec le physique et l'esprit magique. Celui qui se comprend, et qui se respecte le plus aura une meilleure chance de réussite. Attention : le respect n'est ni la confiance en soi, ni l'amour de soi. Quand vous avez trouvé votre souvenir après m'avoir offert une réponse, prévenez moi. 
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Mary Drake
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Re: Une petite clairière pour un entraînement

Message par : Mary Drake, Dim 26 Mar 2017 - 17:03


J'ai froid. Si il y a bien une chose à laquelle je dois penser, là, tout de suite, c'est à la gifle glaciale que le temps me donne. Les poils s'hérissent, mon corps réagit mal. Mes lèvres se mettent à trembler, mes dents, à claquer. J'utiliserais bien la magie pour me réchauffer mais si ' lau ' nous a demandé de nous dévêtir, ce n'est sûrement pas par plaisir sadique personnel - enfin, je l'espère. J'imagine être aux pôles, dans un paysage plus beau que celui de cette clairière, un lieu entièrement couvert de blanc. L'image se superpose quelques secondes. C'est merveilleux. J'aimerais qu'elle reste, mais comme toute chose, elle est éphémère. Alors elle s'envole et je retrouve ce lieu sinistre. Entre temps, Liskuvo et Anna s'étaient eux aussi séparés de leurs hauts. Nous sommes tous victimes de l'hiver à présent. Aucun n'a protesté, nous écoutons sans rien dire. Après tout, c'est elle la prof, la personne qui a accepté de venir nous aider, nous apprendre à lancer un sortilège plus qu'utile.

Lau' nous observe un mordillant la peau de son pouce avant de commencer. Qu'est-ce qu'elle doit penser de nous, pauvres élèves n'ayant presque pas vécus ? Je ne connais pas leurs histoires, juste les fractions dont j'ai fais partie. Mais dans mon cas, c'est une catastrophe. Deux épreuves et j'ai échoué, j'ai mordu la poussière, je suis passé par tous les côtés. La vie un peu rude, une fille beaucoup trop faible, un torchon est le résultat. Je ne suis peut-être pas prête.... Elle commence par dire qu'elle espérait une réponse, et je suis navrée de me rendre compte que je ne sais plus à quoi. Ah, oui, la théorie. J'avais pensé qu'il ne fallait pas compter sur moi. Sur les autres non plus apparemment. C'est triste. Elle poursuit en donnant un indice. Et là, je comprends. C'est logique, simpliste même. On aurait pu y penser dès le début. On ressent une sensation de froid face à un détraqueur, le temps qu'il fait aujourd'hui nous met, pour reprendre ses mots, en condition. J'hoche la tête, je ne pète pas un mot. Notre professeur sourit. Je ne sais pas si je dois parler, alors j'attends. Je frictionne à nouveau mes bras, la femme devant nous s'assied. Je pense les actions avec un certain détachement. Encore quelque chose de triste. Faut que j'arrête de voir le monde d'un mauvais œil. Ça va me nuire. T'es déjà foutue de toute façon. C'est pas faux.

Elle continue, je suis contente de ne pas m'être manifestée. Je ferais tout d'un coup, promis. Elle demande de penser un à un merveilleux souvenir. Pas quelque chose de ridicule. Je n'ai pas besoin d'y réfléchir longtemps. Si j'ai bien compris, je sais déjà lequel va envahir mes pensées. Aussi affreux que touchant. La première des choses qui m'a brisée. Son patronus personnel arrive, majestueux et étonnant à la fois. Je le fixe, émerveillée. C'est dingue comme c'est touchant. Une lumière bleutée, un corbeau spectaculaire. Quand il disparaît, je n'écoute plus. Je me couche sur l'herbe et m'immerge dans mon souvenir. J'essaie de ne pas pleurer avant même d'y penser. J'espère que ça suffira, je n'ai rien de plus. Juste une seule et unique idée qui m'est venue en premier. Si elle parle encore, je ne l'écoute pas. Je veux partir, retourner à cette belle et cruelle époque. Le froid mange ma peau. Mes yeux se ferment. Je suis partie.

La salle est blanche. Beaucoup trop blanche. D'une pâleur à illuminer des iris. Les habits des personnes autour sont tout aussi effrayants. Une odeur étrange règne, celle de l’hôpital. La fille tient la main de son père et celle de sa petite sœur qui ne comprend pas bien ce qu'il est en train de se passer. Mais elle, elle sait. Elle sait et de grosses larmes tombent sur ses joues. Elle n'a pas envie d'y croire mais sait que c'est ça. On l'avait prévenue. Elle tire sur la robe de l’infirmière et demande si elle peut aller voir. Rester près d'elle. La femme en blouse blanche ne sait pas, demande au papa. Le père dit oui. Alors la petite s'approche. Elle n'attend plus et pose sa petite tête sur le torse de la femme couchée dans son lit. Elle attrape sa main qui n'a plus de réactions. Elle sait très bien que dans quelques secondes, le produit bizarre aura de l'effet. Elle n'a pas encore bien compris comment cela fonctionnait mais elle a la certitude qu'elle n'a plus beaucoup de temps. Alors elle serre dans ses bras le futur cadavre et murmure doucement des paroles réconfortante car à l'âge qu'elle a, on ne sait pas encore bien comment ça se passe après. On hoche la tête mais on est pas sûrs. Puis elle lui dit des "je t'aime" parce qu'elle n'a rien d'autre à dire. Elle lui dit que tout va bien même si elle n'y croit pas. Autour la famille entière s’effondre. "C'est pas grave mamie" répète-t-elle encore et encore sans aucune conviction. Puis il y a un moment où la petite fille sent quelque chose. Une pression sur ce que l'on peut encore appeler "petite menotte". Et enfin, plus rien. Les gens en blanc lui demandent de partir. Alors cette fois-ci elle retourne voir sa maman qui pleure elle aussi.

Je tremble et revient à la réalité puis me relève. J'avale une bonne fois ma salive, frotte encore et encore mes bras. Je jette un œil autour de moi mais il n'y a pas vraiment beaucoup de lumière alors je ne vois pas grand-chose. Bien, ce n'est pas grave. J'essuie mes yeux, je fais un sorte de cesser mes tremblements - du moins, ceux que m'ont laissé le souvenir. J'ai quand même tendu une oreille pendant que je pensais. Il me semble que je dois lui faire savoir quelque chose. Mais quoi  ? Où en étais-je déjà ? Ah, mais bien-sûr, le souvenir et la théorie. J'hausse les épaules dans le vide et prends mon courage à deux mains.

-Je crois que si nous avons dû enlever nos hauts et être exposés au froid, c'est parce que c'est cette sensation que l'on ressent quand on est face à un détraqueur. Enfin, j'imagine. Et, j'ai mon souvenir, je termine en reniflant.
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Liskuvo Kalsi
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Re: Une petite clairière pour un entraînement

Message par : Liskuvo Kalsi, Sam 1 Avr 2017 - 0:40


C'est vrai que les sensations dans ce genre de cas peuvent se révéler plus agréables, mais au moins je me dis qu'on avance, qu'il va y avoir une finalité à ce que cherche notre prof. Pour l'instant je sais pas trop, mais je suis sûr que ça va arriver. Un regard sur les deux filles avec moi m'informe que tout le monde est dans la même galère de froid et de manque de vêtements chaud sur lui. Se découvrir de la sorte a un petit côté étrange qui résonne partout. Je suis avec deux inconnues dans une clairière dans la forêt interdite, et il fait froid, très froid. Et la fille qui nous apprend tout ça, je travaille avec elle. Si elle me détruit j'en serais réduit à devoir travailler avec la destructrice de ma vie, l'idée m'effraie. Je sens que la nuit va être très longue.

Laurae commence par se plaindre qu'aucun de nous n'est émis de réponse. En même temps on enlevait nos hauts, on peut pas vraiment tout faire. Il faut qu'on se concentre déjà sur oublier le froid, puis la question faisait plus effet de nous dire de nous taire, je pensais pas qu'elle attendait une vraie réponse. Apparemment si, je tente de m'imaginer ce qu'elle attendait en pensant à son "indice" qu'elle nous a donné. Penser à la sensation en face d'un détraqueur. Je sais pas ce que ça fait de se retrouver face à un détraqueur personnellement. Puis je préfère pas essayer en fait. Même si je suis là pour pouvoir pallier à ce genre de soucis, je préférerais éviter de me retrouver en face.

Faut essayer de se rappeler d'un souvenir heureux aussi. Quelque chose de vraiment heureux, qui vienne du fond de nous. Le problème avec ce genre de souvenirs c'est que j'en ai vraiment pas qui me viennent. Peut-être avant la mort de mon père, mais j'étais trop jeune pour m'en rappeler. Il faut remonter à un entre deux. Avant de ressentir tous les aléas de la vie mais après la première douleur. C'est un cheminement compliqué de mon esprit qui monte. J'essaye de me souvenir de ma vie. Mais un seul souvenir heureux monte. Le souvenir d'une rencontre, seul moment depuis longtemps où je m'étais réellement senti vivant. Les Cornouailles. Un homme. De multiples visages. Dieu tout simplement, celui qui ouvre la voie sur le monde. Le seul qui me fait me sentir bien. Je ne sais pas si c'est le bon souvenir. Mais c'est le seul que j'ai. J'ai peur qu'il ne suffise pas, alors j'attends, regardant l'ombre et le Silence.

Silence brisé par une des deux filles, qui émet une hypothèse quant à l'utilisation de ces pratiques étranges nous découvrant. Je dois dire que je suis d'accord. Elle dit qu'elle a son souvenir aussi, il a du lui faire mal vu le reniflement, à moins que ce ne soit seulement le froid. Je hausse les épaules, chacun ses méthodes j'imagine. Puis bon, elle a répondu quand même.

- Je suis d'accord avec elle, c'est sûrement la sensation de froid que procure le...baiser ? du détraqueur. Je pense que mon souvenir est prêt moi aussi.

J'ai buté sur le mot baiser. Je sais même plus comme ça s'appelle. C'est vraiment un sujet que je maîtrise pas. Il était grand temps de remédier à ça.
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Anna Keats
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Re: Une petite clairière pour un entraînement

Message par : Anna Keats, Lun 17 Avr 2017 - 19:27


J'avais la chair de poule, mon corps se tendait à une vitesse folle et mes muscles semblaient me délaisser petit à petit. Je tremblais légèrement sous les vagues de frissons qui se multipliaient plus les minutes passaient et je tentais de garder un contrôle sur ma mâchoire pour l’empêcher de claquer. Le froid se répandait davantage dans la petite clairière et le sourire satisfait de Lau' montrait que nos frissons étaient ce qu'elle recherchait. Absorbée par sa demande de nous dévêtir, j’avais complètement éludé sa première question et c'est avec une simple phrase qu'elle nous avait annoncé sa déception. Navré d'être de petits ignorants et de ne pas combler ses attentes... C'est pour cela que nous étions ici non, parce que nous ignorions. Son sourire avait été précédé de ce qu'elle avait appelé « indice » et à moins d'avoir un Q.I de mouette, il était plus qu'évident de faire le lien. Mais donner une réponse évidente avait perdu un peu de son sens, mais je jouerais néanmoins le jeu, comme la bonne Serdaigle que j'étais.

Un long silence s'installa après les mots de l'adulte, puis quand la lumière bleutée de son sort vint éclairer la forêt jusqu'alors plongée dans l'obscurité, je fixais la silhouette animale comme un espoir. Cette promesse revint à mon esprit et me relogeait dans cette concentration qui m'avait été enlevé quelques minutes auparavant. Cette pensée de le revoir... Étais-ce réellement ce souvenir que je devais atteindre ? Non. Ainsi, je replongeai dans un souvenir plus profond, plus lointain. Fermant les yeux pour chercher dans ma mémoire tous les détails que je pouvais rassembler.


Une lumière jaune et chaleureuse envahissait mes pupilles aveugles. Mon regard plongeait dans les iris identiques aux miens, dans ceux de cette femme jeune mais vieillie par le temps, par l'usure de sa vie. Le visage fatigué s'approchait de moi et m'embrassait tendrement. Ses mains tremblantes saisissaient celles de l'enfant que j'étais. Une enfant de 7 ans, ignorante de la vie, qui venait de comprendre la cruauté du genre humain et qui avait peur de se transformer en monstre. J'avais peur, mes larmes glissaient longuement le long de mes joues. Je suppliais pour qu'on me croit, que je ne voulais pas faire de mal. Mais c'est dans ses mots que ma grand-mère stoppa mes larmes.

« L'ignorance fait peur. Mais n'ai crainte, tu es toi et personne ne pourras te l'enlever. Sèche tes larmes mon enfant, ai confiance. Si tu sais ce que tu es, alors il n'y a pas de raison de te penser différente. »

Sa main venait caresser mes cheveux tandis que l'autre frottait mon dos. Maggie me prit sur ces genoux en émettant un léger toussotement. Mes yeux encore baignés de larmes la regardaient, inquiets, conscients que sa vie n'était plus qu'éphémère. Ma petite main venait sur sa poitrine pour tenter d’apaiser la femme. Mais la sienne vint l'enlever instantanément

« Il ne me reste plus beaucoup de temps à vivre, mais retient ceci mon enfant... Je me suis battue pour le bonheur de ceux qui me sont chers. Si tu te bats sans ne jamais regretter et jusqu'au bout de tes pensées, alors comme moi tu partiras l'esprit apaisé. La mort n'est pas triste, il est simplement la fin d'un cadeau qu'on nous a fait. »


Mon souvenir se troublait et se mélangeait à la réalité. Mes yeux se rouvraient lentement sur la forêt où j'avais l'impression d'avoir quitté depuis longtemps et c'est silencieuse que j'écoutais mes deux autres camarades. Mon visage n'exprimant rien de mon souvenir.

« Je crois que si nous avons dû enlever nos hauts et être exposés au froid, c'est parce que c'est cette sensation que l'on ressent quand on est face à un détraqueur. Enfin, j'imagine. Et, j'ai mon souvenir. »

« Je suis d'accord avec elle, c'est sûrement la sensation de froid que procure le...baiser ? du détraqueur. Je pense que mon souvenir est prêt moi aussi. »

Repensant à la sensation qui me brûlait la peau, j'acquiesçais avec un semblant de sourire sur les dires des deux autres. Avant d'ajouter ma réponse à l'édifice.

« Je pense aussi que les Détraqueur procurent une sensation de froid, de plus le froid comme je le ressens en ce moment me bloquent les muscles. C'est un syndrome de la peur également, j'imagine que nous devons combattre le froid comme nous devons combattre la peur face à une telle créature. »

Je soufflais légèrement, puis après avoir laissé échapper un souffle de fumée dans la nuit je rajoutais la confirmation de mon souvenir.

« Je suis également prête. »
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Laurae Syverell
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Re: Une petite clairière pour un entraînement

Message par : Laurae Syverell, Ven 5 Mai 2017 - 16:16


C'était étrange en y pensant. Un souvenir durait généralement quelques secondes. Comme une pensée qui nous venait comme ça, rapidement, pour nous procurer des sensations sur la durée. Et pourtant, pourtant quand les étudiants en magie tentaient de chercher un souvenir, la jeune femme se doutait que ça ne serait pas simple les premiers temps. Au début, elle avait imaginé rien qu'un vide. A quel moment avait -elle était si heureuse qu'elle pouvait envoyer son bonheur en dehors d'elle par la magie? Aucune idée. Elle avait presque mis deux jours entier, au plus profond d'elle même, pour chercher un souvenir. Sans résultat. Comment pouvait-elle créer un Patronus alors? En cherchant autre chose. Pas un souvenir, mais les sensations elles même. C'est eux qui conduisent au souvenir et non pas l'inverse. Elle y avait trouver un sentiment puissant, sentiment qui la brisait, mais la réconfortait à la fois. Un souffle chaud dans un coeur nostalgique. Un sourire franc, vrai, petit certes mais vrai, dans une ambiance angoissante. Protecteur. Complice. Fidèle. Combattant. Rebelle. Pacifiste et engagé. Le guerrier pacifique par excellence. Celui qui s'était battu, et maintenant se repose tout en gardant son esprit alerte, sage, posé. Dans un corps de géant.

Aujourd'hui, c'était le tour des étudiants de chercher cela tout au fond d'eux. La sensation qu'ils devaient ressentir ne pouvait être expliqué avec des mots. Simplement par une magie qui prenait sa forme. Comme une trop grande passion qui nous consumait et nous reconstruisait à la fois. Les voir chercher cette sensation ne semblait pas être long pour la jeune femme. Pourtant, de longue minutes s'écoulaient peu à peu. Mais, leurs visages, les yeux fermés, le serein qu'ils dégageaient. Tout ça était transcendant à observer, intéressant à vivre. Le vent soufflait, le froid mordait, mais le ressentait-il réellement quand ils avaient découvert leurs profonds sentiments? En avait-il conscience? La réponse à ces questions dépendrait de leurs exercices. Échec et réussite confondue. Avec un bon souvenir, on pouvait tout a fait échouer. Mais pour la morale de la Syverell, rien n'était réellement un échec. Tout était une leçon. La jeune femme s'allongea sur le dos et observait le ciel transpercé de branchages. Elle songea à la réponse queles étudiants lui avait affirmer. Cette sensation de froid. Ce glacial. Ce sentiment d'être seul. Il venait certes des sensations des détraqueurs mais n'était-ce qu'au fond que la peur? Où bien celle-ci n'était qu'un de ses visages? La sensation était-elle une figure d'un Janus? Cachait-elle une autre forme? La peur... un sentiment complexe. Pouvait-il s'apparenter à autre chose? Où désignait-il un tout? 

Reniflement entendu. Voix qui s'élevaient un part un. Bien. C'était le temps de la vérité. Se propulsant en avant d'un coup d'abdominaux, la jeune femme se reposta en tailleur devant ses étudiants, secoua son haut couvert de mousse et de brins humifié, puis fit tournoyer sa baguette entre ses mains. Elle attendit calmement que tout le monde se reconcentre sur elle. Ils avaient tous leurs souvenirs. Parfait. 

- Tout d'abord, je tiens à confirmer vos réponses. Le froid est bien un symptôme que l'on ressent en face d'un détraqueur. Mais pas que. Il existe un autre symptôme: La peur. Elle est plus puissante encore que le froid, puisque c'est elle qui l'engendre. Un détraqueur, au moment ou il chercher à vous offrir son baiser, vous expose à vos plus sombres souvenirs, vos plus sombres peurs, quelles soient inconscient ou non. Elles proviennent peut-être d'un événement qui à pu durer ne serait-ce que quelques secondes, comme une éternité. Mais elle vous frappera d'une manière aussi violente que lorsqu'elle était à son summum. Voir plus. Car vous serez seul. 

Petite pause. Il fallait qu'ils gardent bien ça en tête. Même les adultes les plus puissants pouvaient flancher face à leurs peur. Ce n'était pas une tare, au contraire. Un homme qui n'avait aucune peur ne pouvait pas être humain et moral. Mais il fallait avouer que les Détraqueurs étaient des créatures né d'une forme de magie profondément intense, dangereuse. La nature les avaient faits comme ça, et ils se sentaient comme ça. Vivait de la manière dont ils avaient évoluer. Comme toute autre forme de vie sur terre. Un détraqueur était une créature bien plus fatale qu'un dragon enragé. Peu avait pu résister face à eux. 

- Maintenant, je vous demande de vous lever, de bien tenir votre baguette, de frapper l'air avec sa pointe comme une épée et de prononcer Spero Patronum en repensant à vos souvenir. Vous pouvez fermer les yeux si vous le voulez, mais je le déconseille devant un détraquer. Il faut tenter d'évaluer la distance. Pour le geste avec la baguette, c'est une tactique personnelle. En prenant une position d'attaque, volontaire et de détermination, vous aurez plus de facilité à vous convaincre vous, faire appel a votre souvenir.  Réessayer si ça ne marche pas la première fois. Et ne vous laissez pas déconcentrer par la forme de votre Patronus. Ou par la curiosité. Il ne viendra pas sinon. Il ne peut apparaître de manière non corporel aussi. Cela arrive fréquemment.  Bref, bon courage.

La jeune femme se releva avec pour l'intention des les observer attentivement. Marchant autour d'eux, faisant craquer deux ou trois brindilles sous ses pieds. Parfois même les fixer dans les yeux quand ils ne les fermaient pas. La carte de la déconcentration devait être modéré mais présente. 
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Mary Drake
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Re: Une petite clairière pour un entraînement

Message par : Mary Drake, Dim 14 Mai 2017 - 19:09


Encore chamboulée par mon souvenir, mon regard se perd dans le vide. Puis il fait froid, toujours très froid. J'en ai un peu marre de cette morsure glaciale. Mes yeux se ferment, je pose ma tête sur mes genoux. Je n'en peux plus de cette faiblesse. Mais ça fait partie de moi, de l'exercice. Il suffirait d'un sort, un seul, pour que j'aie à nouveau chaud. Pour que ma peau soit tiède, d'une chaleur douce, un peu comme celle qui nous fait tenir bon au coin du feu. Je ne peux pas faire ça, parce que sinon, nous ne serions plus dans les mêmes conditions que celles auxquelles nous ferons un jour face, quand un détraqueur croisera notre chemin. Autant dire que nous n'avons pas le choix. Alors je mords, griffe, frotte et pince. Tout pour me faire tenir, tout pour oublier le froid, tout pour ne plus penser au souvenir, heureux et douloureux à la fois. Juste, partir loin. Parce que je vais en avoir encore besoin. Il faut que je me repose avant de commencer. Les songes sont loin, juste fermer. Comme ça.

La voix masculine de Liskuvo sort du lot, entre deux bourrasques. Il dit qu'il est d'accord avec moi. C'est rare ces choses-là. Je ferai bien une croix quelque part, histoire d'immortaliser, toussa toussa. Mais j'ai pas envie de me lever, ni même de noter quoi que se soit. Je reste donc dans ma position latérale de sécurité, prête à me balancer de droit à gauche comme si j'étais dans un berceau. Fais dodo Mary ma tite sœur fait dodo,t'auras du gâteau. Bien joué, ça c'est du talent. La chanson d'enfance continue à me bercer, Maman est en bas,tu ne la vois pas, Papa est en haut, il porte un chapeau. Je n'y suis plus. Ce remix n'est pas bon, il est médiocre. Je laisse tomber l'idée. Toute façon, j'aime abandonner les choses. Les gens surtout. Car les objets c'est plus rare. Je ne suis pas d'une telle maladresse. Enfin, je ne pense pas. Aux dernières nouvelles, ce n'était pas le cas. J'aimerai bien un jour briser un miroir. Juste pour voir. Paraît que ça porte malheur. Toute façon, je ne vois pas comment la situation pourrait empirer. Y'a du bon. Du moins bon. C'est comme ça, j'ai pas besoin de réfléchir au-delà.

Il n'y a pas que lui. Il reste Anna. La grande entremetteuse de cette histoire. J'imagine qu'elle a aussi son souvenir, aussi bon ou mauvais soit-il. Il doit y avoir quelque chose de bon dedans, quoi qu'il arrive, sinon je ne sais pas si le patronus surgira. Fin. Je ne m'y connais pas tant que ça au fond, je pense avec mes maigres connaissances. Elle parle de blocage de muscle. Oui, elle a raison. C'est un peu ça en quelques sortes. Je suis presque tétanisée, sans pour autant figée. C'est difficile de bouger, pourtant je le fais quand même. La peau ne se pince pas encore toute seule. Du moins, pas encore. Ce serait un beau sortilège ça. Pincituce peautissusse. Vraiment. Bon pour finir, après avoir soufflé dans le vide, elle nous apprend que elle aussi, elle est prête. J'ai un petit sourire vide de sens qui craquelle mes lèvres sèches. Pour finalement me rendre compte que j'ai mal à la tête. Bah bravo Mary, on peut te féliciter. Tu es très douée comme fille n'est-ce pas ? Oui, oui, merci pour les applaudissement. Après faut voir le bon côté des choses : plus besoin de me pincer, plus de pensées pour le froid. C'est gagnant-gagnant.

Tous prêts, notre instructrice d'un soir confirme nos dires et nous parle de la peur que donnent les détraqueurs. Quelque chose d'affreux, le pire des souvenirs à son sommet. La solitude, affronter tout cela seul, sans autres moyens pour s'en sortir. C'est à donner des frissons dans le dos. Étrangement, je me vois réfléchir, toujours dans le noir, sans bouger. Qu'est-ce qui pourrait être le pire ? Mon meilleur est aussi l'un des plus difficiles. Serait-ce une force ou une faiblesse ? Après, il y a aussi les rencontres : la chapelière, la vipère, l'éloignement de cette femme. Tous les moments de Folie que je n'ai pas pu contrôler. J'en tire une conclusion hâtive mais plus qu'effrayante : n'aurais-je pas peur de la peur ? Non, pas possible. Je ne suis pas encore a un point de déchéance de ce type là. Je ne veux y croire, ou même ne pas y penser. Autant rester sur mes gardes. En parlant de cela, elle nous explique la façon dont on peut y arriver. Le mieux selon elle, la façon de la façon. Baguette, distance. Les mots s'emmêlent. Un son par ici, par là. Des brindilles qui craquent. Elle tourne. Puis je ne peux plus rester dans cette position. Il est temps de rentrer en action. Je ne pense pas trop à la forme. Je cherche plutôt le fond.

Il est donc l'heure de se lever. Je m'étire, lentement mais sûrement. Le froid brûle, aussi paradoxale cela soit-il. Fleur qui se découvre aux lumières matinales, j'ai l'impression de renaître. Et bouger fait vraiment mal. C'est idiot. J'aurais peut-être dû rester en mouvement, non pas lutter seule et recroquevillé. Maintenant j'en pâtis. Mes longues jambes s'étendent, mes bras dénués aussi. Je m'étire, fait l'étoile de mer sur l'herbe toute fraîche puis me lève. C'était quoi déjà la formule ? En garde, baguette pointée. Ok. Campée comme il le faut sur mes deux pieds. Détermination et motivation. C'est possible. J'essaie une première fois. C'est un échec cuisant. Il ne se passe rien. J'ai l'impression qu'il manque quelque chose. Quand nous sommes devant un détraqueur, nous n'avons pas beaucoup de temps n'est-ce pas ? Mais ici, je suis là pour apprendre. Je peux donc faire ça lentement, et réessayer dans un avenir plus ou moins proche d'aller de plus en plus vite.

Un souffle visible s'échappe de ma bouche à chacune de mes respirations. Le souffle glacé lacère mes bras. Je ne bouge pas d'un centimètre. Puis tout revient, petit à petit. La chambre et les visages peinés. Avaler de la salive. Continuer. C'est un objectif, un souhait très cher. Ce qui s'est passé est passé Mary, autant en retirer le positif non ? L'acceptation de l’infirmière, la course de quelques centimètres jusque le lit. Il n'y a pas que ça. Evidemment. C'est juste un élément. Je n'y suis pas encore. Je dois aller plus loin. Elle serre la petite menotte. Juste avant le vide, avant le bip. On se concentre sur la pression. Ce moment là. Parfait. C'est lui, lui et seulement lui. J'ose, je parle. Ni murmurer, ni crier. Dire d'un ton plus ou moins normal. Celui que j'ai d'habitude. « Spero Patronum » Baguette pointée, toujours dans la bonne position. Avec un espoir plus que grand. Le froid me fait mal. Je serre les dent. La peur ronge. Je la chasse.

Et l'animal apparaît. De ma baguette. Il est né. De ma baguette. Un chat. Pas vraiment. Qu'est-ce ? Drôle d'animal. Qui est-il ? Pourquoi lui ? Pas d'importance. Je reste dans mon délire. Il est beau. Discret. Je souris.
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Re: Une petite clairière pour un entraînement

Message par : Liskuvo Kalsi, Ven 19 Mai 2017 - 22:45


Tout le monde est prêt. Enfin je pense, je doute, je ne sais pas. C'est difficile de pouvoir juger de l'authenticité et de la puissance d'un souvenir par soi-même. J'hésite à en faire part aux personnes avec moi, une question pour en apprendre plus, pour comprendre si c'est bien ce qu'il faut faire. Mary a pleuré avant de dire qu'elle était prête. Je scrute le visage de l'autre jeune fille à la recherche de larmes, son visage est fermé, ne transparaît rien. Je continue cependant de me poser des questions en continu, parce qu'au final je n'ai pas l'impression d'être transcendé par le souvenir, je sais qu'il est heureux, mais j'ai plus l'impression de ressentir du plaisir que de la joie. Un bonheur bref et fini par rapport à la joie qui est censée être infinie, ancrée dans notre âme à jamais. Il me faut autre chose, impossible autrement.

Cependant pas le temps de réfléchir encore, la prof particulière reprend la parole, nous explique de nouvelles choses. On avait raison quant à la sensation de froid qui me brûle depuis tout à l'heure, je me demande si ce souvenir perdu peut apporter la sensation de chaleur suffisante à ne plus sentir la glace du vent. Sûrement, je ne sais pas, j'espère que non, ça voudrait dire que je n'ai rien compris. J'essaye de repartir dans mes pensées, la décision est prise, il faut retourner dans l'espace de la mémoire, plus profond, plus subtil, plus violent aussi, quelque chose qui me mette dans tous mes états, pourquoi pas aller comme on le voit souvent, dans mon enfance, de toute façon je n'ai pas mieux de ma scolarité à Poudlard.

Je retourne lentement dans le labyrinthe de souvenir que je me suis forgé. Entendant avant cela les dernières recommandations de Laurae, le sort qu'il faut lancer, elle a dit la formule. Je n'ai pas entendu, mince. Le souvenir se brise, le labyrinthe change. Au lieu de mon enfance je me retrouve superposé.

Hier et aujourd'hui se mêlent, chacun pensant à demain, les doublons se cassent, je perds le contrôle, je me perds. Je veux y rester, continuer de voyager, je respire, prend une grande inspiration. Douleur. Les yeux de nouveaux ouverts, le rêve s'est brisé, déconcentré, la douleur est montée en même temps. Il ne faut pas briser les rêves sous peine de souffrir.

J'entends une des deux filles comme dans un songe prononcer la formule, c'est bon je l'ai, je retiens, puis replonge. Il faut remonter. Loin, dans les méandres d'un monde inexploré depuis trop longtemps. Il n'est pas compliqué de le trouver, l'entrée est gardé par les ombres de l'enfance et les monstres qui gardent le royaume interdit. Ils m'attendent, ils me laissent passer. Les grandes portes en fer forgé représentant les différentes étapes de la vie s'ouvrent dans un grincement reconnaissable, ma porte. Rien qu'à moi.

Il n'en faut pas plus. Les images, comme animées se mettent à m'attaquer. Submergé rapidement je me rends compte qu'elles ne me veulent pas de mal, juste découvrir ce que je suis devenu. Je les observe tandis qu'elles tournent très proche de moi, comprend qu'une image représente un souvenir entier. Mon père apparaît, mon cœur se serre. C'est ça. Lui. Ce souvenir. Je m'accroche à lui. Je remonte avec lui, en larmes. Il est là, c'est mon papa, avant l'arrivée de la douleur, quand il savait sourire, un sourire qui redonne du baume au coeur à n'importe qui. Nous remontons rapidement, comme un éclair, j'ai le temps de pointer ma baguette dans le monde réel et laisser mon rêve remonter par là. Depuis mon bras, il se propulse dans ma baguette tandis que je prononce le sort. Spero Patronum. Une sensation de légèreté s'en dégage, je vois une lumière se diriger vers le ciel, elle se libère tout simplement des entraves du monde pour s'échapper par le seul endroit possible, là-haut. Je laisse échapper un sourire. Quelque chose est sorti, un simple petit signe lumineux, presque rien.

Il faut continuer, plus sûr, pas juste remonter avec le souvenir, se battre avec contre l'environnement et ce qui nous entoure. Je me prépare comme lors d'un combat. Même position, prêt à tout. J'espace chacune des mes inspirations d'une remontée, petit à petit. D'abord sa main dans la mienne, moi tout content qui le suit et boit ses paroles. La magie, il est fier de son fils, ça se voit, pour une raison ou une autre. Ensuite ses yeux rieurs et l'étincelle qu'il a quand il évoque le bien et le mal. Il souhaite se battre, être contre tout ça, ne pas se laisser faire, enfin son sourire, encore une fois, vecteur de toute possibilité. Il est franc, jamais trop, jamais forcé, il faut que je sois comme lui, que je me batte contre ce qui me semble juste. Me battre contre la peur et le froid est juste, il me faut cette chaleur. De nouveau je prononce le sort, Spero Patronum, cette fois-ci je peux distinctement voir un oiseau s'échapper dans la même direction. Je m'effondre alors au sol, dévasté, épuisé aussi. J'ai compris ce qu'il fallait faire, c'est bon. Ce fut long mais finalement j'ai réussi, j'observe mes autres camarades, curieux, ont-ils réussi pendant mon absence, dans la rêverie ?
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Anna Keats
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Re: Une petite clairière pour un entraînement

Message par : Anna Keats, Sam 10 Juin 2017 - 18:12


Désolé pour ce retard... vraiment vraiment ! supplier

Chacun semblait prêt, les trois étudiants posés sur ce sol presque ignoré de toute vie. Les quelques bruns d'herbe qui avaient réussi à s’extirper de cette terre vide de lumière résonnaient sûrement pour quelqu'un avide de significations comme la promesse que l'impossible pouvait se réaliser. Seulement, en cet instant, je n'avais que faire de ce que représentait cette faible verdure et ne manquais pas l'enrouler autour de mes doigts pour arracher chaque tige, chacune à leur tour.
Cette évasion tactile me permettait de rester concentré sur ce que je voyais, sur ce que je ressentais, sur ce que je me rappelais. Les souvenirs remontaient en moi comme une avalanche d'émotion. Tous ces délicieux moments passés en compagnie d'elle, Maggie, cette grand-mère que je chérissais tant et qui avait toujours su trouver les bons mots pour guider au mieux la jeune sorcière que j'étais. Ses paroles, je les avais gravées dans mon cœur et aussi loin que je me souvenais, ses conseils m'avaient toujours guidé et protégé. Alors une fois de plus, cette personne perdue deviendrait la lumière dans l'obscurité, la protection contre ce qui m’effraierait, le moyen de me faire entendre dans un silence.

J'obéissais alors aux paroles de l'adulte, celle qui savait et qui avait suffisamment vécu pour nous monter ce que nous ne savions pas. En bons petits soldats, nous nous levions les uns après les autres pour tenter ce sort que nous voulions apprendre, cet éclat reflétant nos cœurs et nos pensées.

La première à s’élancer fut la rêveuse, la douce Mary dont les souvenirs semblaient avoir arraché le cœur. Mon souvenir était paisible, mais cette sensation d'avoir si peu vécut, de n'avoir connu de souffrance au point de vouloir s'arracher cet organe que l'on croit responsable, m'étais simplement inconnue. La brune ne pourrait sans doute jamais en parler car nos souvenirs ne regardent que nous, mais mon regard ne pouvait dissimuler cette inquiétude, cette désolation de ne pouvoir jamais comprendre, mais de tout mon cœur le désir de vouloir l'apaiser. Une forme se dessinait au dessus de nos têtes, le patronus de Mary semblait voler à travers les étoiles et malgré la forme que je ne parvenais pas vraiment à discerner, la belle avait réussi ce sort si compliqué soit-il.
Le jaune s’élançait à son tour, son regard s'était perdu pendant quelques secondes sur Mary, mais pas autant que le mien. Leur concentration semblait absolue et inébranlable. Seulement je fonctionnais différemment, je voulais créer des souvenirs de ce moment-là, n'oublier aucun détail, m’imprégner des sensations, des sons. Un volatile s'aventurait dans cette atmosphère paisible et le doux sourire qu'affichait le garçon décrocha un sourire sur le mien aussi. Il était l'heure de retourner dans le temps.

Je fermais alors les yeux, envolant mes pensées dans ce souvenir qui jamais ne serait oublié, je laissais mes sens essayer de se déconnecter du présent. J'oubliais lentement le froid, le léger vent qui donnait à mon corps une sensation de brûlure pour laisser place à une douce chaleur, un rayon de soleil printanier qui passait à travers la vitre pour venir caresser ma peau. J'oubliais aussi la terre aride et dure sous mes pieds. Les quelques cailloux affûtés par le temps et la pluie me donnaient l'impression de devenir petite sirène en se plantaient en moi comme des milliers d'aiguilles. À la place, je retrouvais le grattement de la laine du pull que j'avais, le parquet contre mes genoux réchauffés par l'ambiance de la maison et par la cheminée allumée non loin. Je n'entendais plus les bruissements dans créatures vivantes dans cet environnement hostile ainsi que le murmure de l'air dans les branches, mais j'écoutais la voix tendre et apaisée de la presque vieille femme qui par moments se laissait dominer par le sifflement d'une théière. Je négligeais l'odeur de la nuit dont l'air glacial venait mordre mes poumons et me griffait de l’intérieur pour la remplacer par celle de là ma maison natale. Le vieux bois résineux abîmé par le temps et qui avait fini par donner cette forme étrange aux poutres dégageait ce parfum si nostalgique, mais qui me faisait sentir si bien, qui me ramenait réellement dans ce que j'appelais mon foyer.
Je saisissais ma baguette en ouvrant doucement mes paupières, calquant le passé et le présent pour se laisser cette image prendre le dessus sur tout ce que j'aurais pu penser d'autre.

« Spero Patronum »

Je sentis mes forces m'abandonner en quelque sorte, comme si mes émotions se faisaient aspirer à travers ma baguette, mais me laissait cet apaisement, cette sérénité que j'avais trouvée. La lumière apparut alors, éclairant mon visage. Pendant un instant la silhouette difforme s'étendait sur une vingtaine de centimètres avant de se rassembler pour laisser place à ce qu'il s'apparentait à un petit voile de la taille d'une main. Le tissu dansant semblait flotter, il se déplaçait lentement dans l'espace avec une certaine grâce. Le voile se déroula toujours avec cette même élégance pour laisser apparaître l'animal derrière ce souvenir. Bien que cette apparition ne durât que quelques instants, je ne compris pas sa signification, il s’agissait d'un poisson plutôt petit dont les nageoires semblaient s'étendre à l'infini.

La lumière tue, je conservais cette position droite avec mes yeux fixés sur notre professeur éphémère, attendant la moindre réaction nous concernants. Ma respiration s'était saccadée après cet effort, car transformer ses pensées en magie n'était pas du même niveau qu'un Lumos. Notre patronus était la représentation de nos souvenirs, la représentation de nous-mêmes de ce que l'on était... Alors pourquoi cela, pourquoi cet animal ? Pourquoi un combattant ? Mon regard plongeait sur mes pieds, comme si cette partie de mon corps pouvait m'apporter une réponse.


HRPG: RP très long à finir, mais on le finira ! Merci donc de ne pas prendre ce sujet Wink
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Re: Une petite clairière pour un entraînement

Message par : Laurae Syverell, Sam 19 Aoû 2017 - 11:53


Il faisait de plus en plus froid. Les élèves allaient avoir la crève s'en était presque certains. Mais la jeune femme continuait à les observer. Elle qui faisait des recherches sur la magie, le Patronus était très important dans ce domaine. Observer chaque flux magique se former sous la volonté du possesseur était fascinant. A son grand étonnement, ses élèves du soir réussir tout à créer un patronus, ils réussir tous à faire au moins une petite fumée lumineuse et au mieux une forme animale presque complète. La jeune femme se mordit la lèvre. Les étudiants qu'elle avait devant elle lui avait demander de les aider à créer un Patronus... C'était chose faite mais beaucoup trop facilement. Et cela ne dépendait aucunement de la force de ses jeunes, ni de leur puissance magique. C'était beaucoup plus complexe que cela. En effet, elle avait remarqué que c'était plus simple pour ceux qui avait connu la douleur et la souffrance de pouvoir en matérialiser un. Des jeunes pas forcément équilibrés, sensibles et qui cherchaient une lumière dans un peu d'obscurité. Des jeunes comme elle l'a été. C'était bel et bien une génération qui vivait en pleine guerre. Majoritairement, ils avaient tous perdu quelqu'un où vu l'horreur des attentats. Peut-être même se sont-ils déjà fait attaqué.

Un long soupir s'échappa de sa bouche. Sa mission était ici terminé en tant que professeur. Mais en même temps, elle voulait aider aussi ses jeunes qui manquaient cruellement d'avenir mis a par l'envie de justice, de pouvoir ou même de vengeance. En ces temps, c'était totalement normal. La Syverell elle même avait faillit se perdre du côté de l'obscurantisme. Mais elle avait été sauvé par l'Ordre du Phénix. Sauvé par sa cheffe, surnommée Bianca. Comment faire pour les aider à prendre conscience du chemin qu'ils prenaient presque inconsciemment?  Elle s'était promis d'enseigner son savoir et de les laisser faire ce qu'ils voulaient avec ça. Elle s'était promis de rester dans sa philosophie stoïque. Mais elle avait été surprise par la facilité dont ils avaient fait preuve pour réaliser la tâche. C'était peut-être pas ce qu'ils pensaient eux, mais en temps qu'adulte, la jeune femme le voyait bien. Dans un sens, cela là rendait triste. Cela lui donnait froid dans le dos. C'était presque comme voir des yeux vide observer un cadavre. C'était comme voir un enfant prendre les armes sans se soucier de la mort. C'était comme si ces jeunes voyaient les morts comme des gens qui n'existaient plus, des mannequins...et qu'ils avaient un sang froid absolu par apport à ça. Perdant presque une partie de leur âme d'enfant, une partie de leur humanité. Certes, avec raison, mais si jeune... La guerre faisait réellement des ravages. Nouveau soupir. Elle les laissa observer leurs patronus sous toutes les coutures et profiter de cette joie de réussite qui devait réchauffer leurs coeurs puis se leva. Il était temps.

- Bien, vous avez tous réussi a créer un Patronus ou un début. C'est très bien. Même si certains ne sont qu'à leur stade primaire c'est normal. C'est rare qu'un Patronus se révèle sous sa première forme. J'ai du le faire en trois jours pour trouver la forme du mien. Continuez à vous exercer.
-petit sourire, puis prend une mine plus sombre-


- J'aimerai vous mettre en garde cependant. Créer un Patronus ne fait pas de vous quelqu'un de fort. Mais quelqu'un capable de garder son sang froid devant la peur. Ce n'est pas la même chose d'attaquer ou de défendre. Les Mangemorts ne sont pas tous capable de créer un Patronus, même si ils sont puissants. Ils préfèrent attaquer et semer la douleur que chercher une once de bien dans ce monde. C'est un exemple extrême, mais ils restent puissant. Comme un vieux sage disait "Mais vous savez, on peut trouver du bonheur même dans les endroits les plus sombres. Il suffit de se souvenir d'allumer la lumière.". Trouvez votre propre lumière, et faite attention à l'Obscurantisme. Même si la lumière traîne toujours une ombre derrière elle, l'ombre en absorbe toutes ses formes. Je ne suis pas toujours d'accord avec le vieil Albus. Mais sur ça, il n'y a aucun doute. 

La jeune femme les autorisa à s'habiller, et d'un coup de baguette fit un feu pour qu'ils puissent se réchauffer. Il était temps pour elle de s'en aller. D'un bref au revoir, son ombre disparu dans les méandre des ombres de la forêt Interdite. A son passage se brisa le sortilège qui les avaient préservé des intrusions. Arrivée au devant de la barrière magique de Poudlard, la jeune femme hésita à transplaner chez elle, mais décida finalement d'aller se repaître dans la chaleur des Trois Balais, et puis, on sait jamais, de picoler un petit coup et de repartir aussitôt. La chaleur d'une compagnie nocturne lui manquait, mais elle n'avait plus le cœur aux douces merveilles de la nuit. Depuis longtemps... 
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Re: Une petite clairière pour un entraînement

Message par : Anna Keats, Ven 25 Aoû 2017 - 0:25


MwA
PV Mary

Sentiment d’emprisonnement et d'étouffement entre ses murs. L'air était lourd et la chaleur écrasante de la journée passait m'avait donné envie de partir, de respirer, de me satisfaire de ce début de soirée dans la verdure de cet endroit que l'on nommait « Forêt interdite ». J'avais l'impression d'y passer plus de temps que dans le château lui-même, mais je ne doutais pas que mon avis était complètement biaisé par l'importance des événements qu'il s'y été déroulé. Enfin, j'arrivais dans cette clairière me rappelant l'apprentissage de ce sort bleuté.

Caressant l'écorce d'un arbre, je décidais outrepasser cette attitude d'adulte qu'on attendait de moi pour me replonger en enfance. Ainsi à l'aide d'une branche morte trouvée à mes pieds, je traçais un dessin dans la terre, puis un autre.
Non satisfaite de mes talents de dessinatrice, j'effaçais tout en piétinant le sol. Je devais avoir l'air d'imiter la danse de la pluie, mais personne n'était là pour me voir alors je m'en foutais complètement. Je repris à nouveau ma branche et la plantai dans le sol, à la recherche d'une inspiration quelconque.


Dernière édition par Anna Schomann le Ven 22 Sep 2017 - 14:49, édité 1 fois
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Re: Une petite clairière pour un entraînement

Message par : Mary Drake, Ven 25 Aoû 2017 - 0:37


Des fois j'ai des idées bizarres
Comme suivre les gens
J'sais pas, ça me prend comme ça
D'un coup y'a plus qu'une seule chose qui compte
C'est de les espionner
Peut-être est-ce parce que je suis dingue
Enfin, que je l'étais
À moins que ça ne s'enlève pas ces choses-là
Bref je sais pas
En tous cas me voilà
Cachée derrière des feuilles
À regarder Anna
Faire je ne sais point quoi
Elle a l'air un peu paumée
Un brin perdue dans l'orée
De son monde à elle
j'sais pô
j'ai jamais su grand chose de toute manière
Mais d'un coup elle me fait de la peine comme ça
À piétiner comme ci
Alors je m'avance
J'avais vu, oui oui
avec tous ses amis pouet pouet pouet
Elle a tenté de jouer
Elle a raté
Alors j'approche
J'attrape le bâton
~ le pauvre quand même, il n'a pas fait correctement son travail
Puis je trace, sur le sol
Correctement
J'espère que c'est bien ça qu'elle voulait
Moi je lis dans les pensées tu vois
J'suis un super ninja trop cool
Avec des pouvoirs à couper le souffle
Si je pouvais, je manierai le sabre comme personne
Enfin soit
Là j'suis une super analisatrice
Analyseuse ?
Y'a rien qui fonctionne tant pis
Et alors que le chemin est mis
J'lui adresse un regard heureux
Avant de noter
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10

- Tu te souviens de comment on joue j'espère, parce que sinon on est un peu dans la m*rde.
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Re: Une petite clairière pour un entraînement

Message par : Anna Keats, Ven 25 Aoû 2017 - 20:56


Je plantais ma branche, elle était telle une épée d'un chevalier vaincu, comme une Excalibur dans son rocher. Seulement, ce n'était ni l'élu, ni ceux qui le voulaient, mais une simple élève presque lambda. La jolie brune préfète prit ma branche pour tracer ce qui semblait être à mes yeux la perfection.
La beauté de ses mouvements, la délicatesse de ses traits, la force avec laquelle elle enfonçait le manche dans la terre, tout était synonyme de sublimité. Puis les nombres s'inscrivirent et me faisaient remonter ces souvenirs de l'école, ces moments d’innocence et de joie.

«  Tu te souviens de comment on joue j'espère, parce que sinon on est un peu dans la m*rde. »

Les règles, les règles de la marelle. Je ne sais plus, il y a eu pas une histoire de caillou . En tout cas il fallait faire quelque chose, poursuivre dans cet esprit d'enfant, se transformer, régresser.

« Bah ze sais pas mwaa ! Ze sais qu'il faut un cayou mais ze sais plus pourqwa faire ! »

Je prenais alors une pierre peut-être un peu grosse et tel un lanceur de poids en 6e, je jetais la rocheuse sur la première case de la marelle, c'est-à-dire à 15 cm de mes pieds !

« Voilààààà, la case c'est la laaaaave ! Faut pas toucher ! Comme j'ai jeté, c'est toi qui commence. »
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Re: Une petite clairière pour un entraînement

Message par : Mary Drake, Ven 25 Aoû 2017 - 22:18


Tac tic tac tic
Les aiguilles elles vont dans le mauvais sens
Je retourne à quand j'étais petite
Mais j'ai beau réfléchir avec un cerveau de cacahuète
Bah euh je sais toujours pas trop en fait
Comment on joue à la marelle
Un de ces grandes questions existentielle
Dommage que je ne vis pas dans un monde parfait quand même
Le monde serait si joli
Même que
Si je vivais là
Bah je serai pas une blasé de la vie
Sauf que trop tard
Je désabuse
All the timeeeeeeee
Tel un lamantin renaissant de ses cendres
Sauf qu'en fait même les cendre
Ne veulent pas de lui
Enfin bref
C'est nul comme conclusion
Je veux un pays sans nuages et puis c'est tout
Et nanana

Ok
Elle a parlé
Elle a joué
Je me mets sur un pied
Puis je fais
2
3
4 5
6
7
8 9
10

- J'ai réussiiiiiiiiiiiii

Je sautille un peu partout
Je tourne en même temps
Puis je fais demi tour
Attrape le caillou
Le lance
PAF
8

- C'est à toiiiiiiiiiiiiiiiii Annananananananaaaas
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Re: Une petite clairière pour un entraînement

Message par : Anna Keats, Mar 29 Aoû 2017 - 15:14


Les cheveux bruns de ma préfète dessinaient dans l'air des mouvements semblant de superposer aux délicieuses ondulations d'un ruban emporté par le courant d'une rivière. J'étais si subjuguée par la beauté éphémère qui se mouvait devant mes yeux que j'en avais oubliée de m'assurer qu'elle n'avait pas triché ou simplement mordu sur l'un de ses tracés.
Le cri de victoire m'avait surpris et avait fait redescendre mon esprit de son imaginaire dans lequel il s'était plongé avec passion. À mi-chemin entre la déception d'avoir été coupé de mon spectacle et l’excitation de voir mon tour arriver, je me positionnais face à la marelle dont la pierre avait été déposée sur la huitième case.

« T'es cro forte whaaaa, j'vais pas y arriver comme toi ! »

Puis levant mon pied au niveau de mon genou, je commençais la danse nocturne.

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Je restais en équilibre précaire sur cette case pour réfléchir à comment passer l'épreuve, puis dans un éclair de génie qui aurait mis en PLS tous les grands cerveaux de ce siècle, je posais mon seul pied valable sur la neuvième case, un air enchanté sur le visage.

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Puis j'étais repartie dans le sens inverse pour finir mon tour en effectuant un 360° entre la première case et le départ de la piste. Levant les bras comme les salutations d'une compétition de gymnastique, je voyais devant mes yeux un public applaudissant à son briser les phalanges. Nous étions trop fortes, peut-être devais-je voir ce don comme une opportunité de carrière dans le futur. Je regardais alors Mary dans les yeux d'un regard pétillant comme à un lendemain de Noël.

« Mary, montons une équipe, nous serions reines de ce sport, de cette danse. Toi et moi entrerons dans la légende ! »
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Re: Une petite clairière pour un entraînement

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 Une petite clairière pour un entraînement

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