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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse
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Un restaurant
Luke Belt
Luke Belt
Ministère de la Magie
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Fourchelang
Occlumens


Un restaurant

Message par : Luke Belt, Mar 14 Aoû 2018 - 11:38


RP avec Alhena
LA d’Alhena
Ouverture du sujet autorisée

Luke réajusta une dernière fois le col cassé de sa chemise blanche et resserra d’une main experte son nœud papillon noir éclatant. Son costume sur mesure lui seyait parfaitement, la couturière avait vraiment fait du bon travail. Il fit venir à lui un bout de parchemin et laissa une maigre note à l’attention de son fidèle elfe de maison afin que celui-ci passe donner un pourboire bien mérité à la boutique pour leur excellent travail.

Le Ministre s’empara de sa baguette, la glissa dans la poche intérieure de sa veste – on n’était jamais trop prudent par les temps qui courraient, surtout en tant que tête du gouvernement – puis jeta un coup d’œil à sa fine montre à gousset. Pile à l’heure, comme à son habitude. Un sourire satisfait vint quelque peu dérider son visage, mais il fallait être un fervent connaisseur du personnage pour le remarquer. Il pivota ensuite sur lui-même, disparaissant dans un CRAC sonore.

Le sorcier refit apparition sur le perron du Manoir Peverell, à vingt heures tapantes, tel que convenu. Il frappa de trois coups secs le heurtoir contre la porte puis pénétra dans le hall lorsqu’un elfe vint lui ouvrir. Alhena se trouvait déjà là, aussi ravissante que jamais. Il déposa un léger baiser sur sa joue puis sortit de derrière son dos un magnifique bouquet de fleurs. Ses préférées.

Remarquant qu’une petite tête brune aux yeux émeraudes dépassait de l’embrasure d’une porte, le fourchelang se dirigea doucement vers elle et lui ébouriffa aussi tendrement que possible les cheveux.

- Je t’emprunte ta maman pour ce soir, mais je pendrai soin d’elle, tu as ma parole. Et puis si tu veux demain on ira jouer au Quidditch !

Le mage noir adressa un sourire rassurant à l’enfant, puis se redressa de toute sa hauteur. Il avait encore un peu de mal à savoir comment se comporter avec sa progéniture, surtout que la chaleur n’était pas véritablement dans sa nature, mais il essayait de faire au mieux. D’être le père qu’il aurait voulu avoir. Après autant d’années d’absence rien n’était gagné, mais il espérait réussir à se rattraper.

Le serpentard revint à hauteur de la jeune femme qui l’attendait et lui demanda si elle était prête. Il ne lui avait pas indiqué avec exactitude où ils se rendraient ce soir mais seulement conseillé de se mettre sur son 31, voulant garder une part de surprise pour que ce jour reste autant que possible mémorable, mais elle devait bien se douter de ce qui l’attendait. Leurs fiançailles futures n’étaient pas un secret pour le « couple » : ils en avaient longuement discuté, pesé le pour et le contre. Cela s’était avéré être la meilleure solution pour leurs enfants ainsi que pour leur propre réputation.

Evidemment, nous étions loin des contes de fées, mais cela ne dérangeait pas spécialement les deux, élevés dans l’éventualité d’un mariage arrangé. Les siècles avaient beau défiler, les bâtiments s’effondrer, les étoiles s’éteindre, les traditions des sang purs demeuraient aussi fortes que jamais au sein des plus vieilles familles.

Néanmoins, Luke avait voulu faire les choses correctement. Si lui n’avait cure du mariage, peut-être que comme beaucoup de petites filles Alhena avait un jour rêvé du prince charmant et du mariage parfait. Il avait donc réservé une table dans un des meilleurs restaurants du Chemin de Traverse et détenait, au fond d’une de ses poches, dans son coffret, une  bague de fiançailles en or blanc.

Le sorcier proposa son bras à sa compagne, qu’elle accepta avec plaisir, puis il transplana avec elle. Le délicat décor du Manoir Peverell s’effaça alors pour laisser place à l’agité Chemin de Traverse. Sans perdre de temps, Luke pénétra dans le restaurant qui lui faisait face et Alhena lui emboita le pas. Un serveur se présenta aussitôt à eux et les mena à la table qui leur était réservée. Celle-ci se situait quelque peu à l’écart, pour plus d’intimité, mais n’était pas non plus isolée du reste de la salle. Parfait. Ils ne seraient ainsi pas trop sous le regard curieux des autres clients.

Les faux amants prirent place sur les confortables chaises, parcoururent le menu puis s’accordèrent sur deux Menu du Chef. Une longue succession de plats surprise spécialement concoctés pour eux par le grand chef cuisinier.

Le repas s’écoula rapidement, parsemé de rires, de discussions sérieuses mais aussi futiles. Bref, un véritable agréable moment, qui rassura Luke quant à ce qui allait suivre. En effet, quand vint le temps du dessert, le jeune Ministre tapota de sa serviette sa bouche afin d’essuyer d’éventuelles miettes, se leva avec grâce puis s’agenouilla délicatement aux cotés de la sorcière. Il la fixa, comptant sur elle pour jouer le jeu, puis sortit de sa poche de pantalon un délicat coffret qu’il ouvrit, en dévoilant le contenu.

- Alhena. Veux-tu m’épouser ?
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Re: Un restaurant

Message par : Alhena Peverell, Mer 19 Sep 2018 - 22:40


RP Luke
LA de Luke

Doucement, Alhena glissa une mèche de cheveux derrière son oreille. Ses grands yeux émeraude contemplaient la jeune femme en face d'elle, ce visage si pâle, ces traits aristocratiques. On remarquait vite qu'il n'y avait plus d'éclat dans le fond de ses iris, que ses sourires étaient vite fatigués. Elle était belle, mais elle était constamment à bout de souffle. Sa vie était faite de surprise, d'événements non désirés, de doutes et de mensonges.

Vous êtes en train de brûler, sans même vous en rendre compte.

S'éloignant de son miroir, la brune espérait que ce soir permettrait d'oublier et d'aller de l'avant. Logiquement, les choses devraient rentrer dans l'ordre. Ce sera plus facile pour elle désormais. C'était un nouveau train de vie choisi, il fallait seulement faire abstraction du reste -probablement le plus difficile à faire.
Ajustant une dernière fois sa tenue, Peverell prit une grande respiration avant de descendre pour accueillir son invité. Pour ce soir, elle portait une longue robe d'un beau pourpre sombre. Un col en v et des manches qui glissaient jusqu'à ses coudes, permettaient au reste de la tenue d'épouser parfaitement ses formes. Alhena avait fait un effort un peu plus important que pour le reste, parce qu'elle savait parfaitement ce qui l'attendait dans la soirée.

C'est avec un léger sourire aux lèvres, qu'elle saisit les Lys offertes par Luke. Elle les contempla lentement, magnifiques et pourtant si fragiles. Demain, probablement qu'elles seront aussi fanées que des âmes égarées. Elles étaient l'incarnation même de la vraie vie, éphémères. Sans cesse, elles rappelaient aux hommes qu'il ne fallait pas oublier pourquoi ils étaient là, comment ils étaient faits. Cependant, nombreux sont ceux qui ignorent le message. Exister et survivre, un jour il faut choisir.
Écoutant vaguement la discussion de ses proches, elle confia le bouquet à Jamie son elfe de toujours, afin que celles-ci puissent atterrir dans un joli vase. Embrassant ensuite ses enfants, elle saisit le bras de Luke afin de transplaner.

Étrangement, c'était existant et ennuyeux à la fois. Il y avait cette ligne droite qu'ils allaient devoir respecter, ce scénario prévu pour parfaire leur image. Mais de l'autre côté, il y avait cette part de mystère et d'inconnu dans les événements et les choix qui allaient se présenter. On pouvait prévoir autant de plan qu'on voudra, jamais rien ne pourra se passer comme prévu. Encore moins quand on prévoit de se marier avec une personne qu'on ne connaît pas vraiment. Qui sait, peut-être qu'un jour ils finiront par réellement tomber amoureux ?
La brune n'en attendait pas tant, mais pouvait toujours espérer que peut-être, il deviendrait son protecteur, son confident... Son meilleur ami.

Peverell n'eut pas de mal à reconnaitre le Chemin de Traverse quand ils arrivèrent. Les belles couleurs de soirée de cet endroit lui arrachèrent un agréable sourire. Peut-être que c'était mouvementé, mais le ciel lui, était là pour assouplir le trop plein d'agitation. Cependant, ils ne restèrent pas dehors très longtemps. Le restaurant devait les attendre et Alhena s'empressa de suivre Luke, elle n'avait pas vraiment envie de rester seule pour l'instant.
Prenant place, elle contempla un intérieur particulièrement délicat. C'était comme faire face à une succession de perles blanches qui flottaient dans l'air. Lançant un regard à Luke, elle suivit le choix de celui-ci concernant le Menu. Elle n'avait pas très envie de réfléchir, elle n'avait pas spécialement faim. Probablement que savoir ce qui arriverait au dessert, lui coupait un peu l'appétit, même si c'est elle qui l'avait choisi.

Étonnement, la suite des événements se déroula sans accroche. Ils arrivaient à entretenir une discussion sérieuse ou non des plus agréables. La plupart du temps c'était des flux de paroles peu concrets, car la brune évitait de poser trop de questions personnelles au risque que quelqu'un puisse les entendre. Ce serait bizarre de croire qu'ils font connaissance alors qu'à la fin du repas ils seront fiancés. Cependant, ça ne la dérangeait pas plus que cela, elle pourrait faire connaissance avec le vrai Luke plus tard. N'avait-il pas toute une vie devant eux pour le faire après tout ?
Gardant un sourire aux lèvres que Belt venait de lui arracher quelques secondes plus tôt, son coeur se mit subitement à accélérer lorsqu'il se leva. Pas qu'elle venait subitement de tomber amoureuse de lui, mais le stress commençait à lui jouer des tours. Pendant des années, elle s'était préparée à ça. Durant toute son enfance, elle savait que ça devait arriver. Et pourtant, alors que le moment était enfin venu, elle restait encore surprise.

C'était devenu vrai.

Il y eut quelques instants de flottement, elle cligna plusieurs fois des yeux, comme si elle était étonnée alors qu'elle ne devrait pas l'être. Sans vraiment réfléchir, ses lèvres enchainèrent sur une réponse sans l'accord de ses pensées brouillées.

Je... Pardon. Oui, bien sûre. Je... Oui évidemment, oui.

C'était si facile de dire oui. Pourtant, elle n'avait pas su quoi dire. Pas qu'elle voulait refuser, c'était simplement... Qu'elle n'avait pas réussi à trouver ses mots dans un moment aussi simple de la vie.

Simplement, qu'elle n'arrivait plus à respirer.

Elle laissa Luke glisser la bague à son annulaire, tandis que les deux fiancés avaient un sourire aux lèvres. Et alors qu'elle se levait afin qu'il la prenne dans ses bras, elle se demandait s'il était vraiment content de cette situation. Elle se recula un instant, ses longs doigts fins caressaient doucement le visage de son partenaire. Les émeraudes cherchèrent à décrypter les iris azur de l'être en face. Lentement, elle porta ses lèvres à celles de Belt afin de conclure ce pacte d'apparence.

La suite des événements fut un peu floue. Elle remarqua qu'il y avait eu des applaudissements non loin et que le restaurant leur avait offert des coupes d'une boisson délicieusement alcoolisée. Et c'est en sortant, que certaines personnes vinrent les interrompre pour les féliciter. Voir le Ministre de la Magie demandait la Directrice de la Justice Magique en mariage, n'était vraiment pas quelque chose de banal pour eux. Et ça pouvait se comprendre, étant donné que même pour Alhena, cela n'avait rien d'ordinaire. Sa vie entière venait de prendre un tournant bien différent de ce qu'elle attendait.


Une fois plongée dans l'obscurité de la rue, elle prit une énième fois le bras de Belt. La brune frissonna face à la douce température de la nuit. Ils transplanèrent alors au Manoir Peverell, dans une pluie d'étoile mensongères.

Fin du RP
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Re: Un restaurant

Message par : Robert Gold, Ven 7 Déc 2018 - 19:51


RP n°5 : The Child who grew up
avec Aya Lennox


Rrécapitulatif discret en attendant de commander, des achats de la journées. Des poupées pour Fitzwilliam, des peluches pour Aloyisia, toute sorte d'objets et jouets pour Timothy et Enzo, des Fleurs pour Algernon pour Kathleen, des hésitations restantes pour Shae, et tous ces achats visibles mais rapetissés dans un sac à vos côtés. Vous ne pensez ne rien avoir à oublier, bien que vous ne connaissiez pas assez vos petits-enfants pour être certain d'avoir visé juste.

Vous auriez aimé demandé à leurs mères, mais vous ne savez pas vraiment comment les aborder, comment leur expliquer votre volonté d'être un bon chef de famille sans être à la hauteur du titre qui vous a été retiré mais qu'on vous demande tout de même d'assumer. Quoiqu'il en soit, c'était fait, et il ne restait plus qu'à finir ces emplettes par ce repas.

Vous veniez souvent ici, pour affaires ou juste parce que rentrez chez soi prendrait trop de temps. Un habitué, en somme. Mais vous devez avouer que cela faisait longtemps que vous n'aviez pas foulé ces rues pavées. Les magasins restaient les mêmes malgré tout, même après trois ans reclus à ignorer l'évolution des commerces, préférant envoyer un elfe faire le marché que de s'aventurer au milieu de la foule pour se retrouver avec seulement votre écho en rentrant.

Vous aimiez l'écho, c'était une compagnie peu exigeante, et vous retrouver de nouveau au centre de cette masse grouillante était un changement particulier, une atmosphère lumineuse et envahissante. Vous préfériez presque l'air cloîtré de ces trop nombreux murs qui vous enfermaient, vous protégeaient. Ici, il n'y avait pas de refuge, seulement des inconnus et des nuisances qui émanaient de leurs conversations charmées, impudiques et chargées d'une vie que vous aviez délaissé.

Mais retrouver un peu de sociabilité sans avoir à parler, assis ici en attendant de manger, cadeaux à porté de main et programme d'une soirée calme préparée, vous vous autorisez à cesser de penser quelques instants.

Depuis que le passé était revenu avec les perspectives d'avenir que ces bambins représentaient, il était devenu une nouvelle priorité que de s'attacher à raviver le foyer. Cela passait par les jouets, mais également par une habitude nouvelle à apprécier l'extérieur. Vous étiez trop rôdé pour avoir perdu toutes les règles de sociabilité, mais vous n'avez jamais prétendu l'aimer.

Cependant, vous n'avez pas d'autre choix que de changer, de commencer à renouer avec le monde. Vous devriez même avouer que, si vous ne savez pas vraiment de quoi il est fait, il vous avait ne serait-ce qu'un peu manqué.

Un pied dans passé qui avait évolué sans vous, vous pourriez vous sentir tourner.
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Aya Lennox
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Re: Un restaurant

Message par : Aya Lennox, Lun 10 Déc 2018 - 19:05


Dire qu'elle haïssait les fêtes était un euphémisme.
À part peut-être pour trouver une raison de rester chez soi, bien loti au chaud... Voilà tout l'avantage des fêtes. Pour le reste, Aya n'aimait pas ça. Vraiment pas ça.

Souvenir d'Isabella qui lui achetait toujours une maudite robe à paillettes ou autres froufrous, et la forçait à la porter. Les deux choux blonds, non pas à la crème, mais bien vissés sur la tête, comme une couronne ridicule ou de petites cornes prêtes à pousser, semblaient toujours lui tirer la peau du crâne. Et plus ça serrait, plus l'expression d'Aya se changeait en celle d'une douleur à peine une syllabe lui échappait. Et enfin, plus Isabella était heureuse. Parce que faire souffrir sa belle-fille, c'était sa spécialité. Cette sal*pe n'était généreuse que lorsque cela rimait avec déplaisir. À la bonne heure, voilà l'esprit des fêtes qui envahissait à nouveau les cœurs.

Mais là, c'était drôle, parce que sa robe du jour lui rappelait avec intensité celle qu'elle portait à ses neuf ans. Rose pêche, aux paillettes dorées étincelantes, là, juste sous les lueurs du Chemin, même si elle était peut-être un peu plus courte aujourd'hui. C'était fou, et elle pouvait presque sentir les deux couettes qui lui tiraient les cheveux, bien remontées sur le chef. Mais rien à signaler là-haut, ses cheveux étaient, comme d'habitude, parfaitement lisses et entretenus. Peut-être en souvenir amer de ces années où elle n'avait pas pu faire ce qu'elle voulait de sa propre tête. Aujourd'hui, vengeance était faite, et Isabella avait les seins qui pendouillaient. Le karma vous dis-je, le karma.

Un restaurant faisait le coin de rue, et Aya jeta un œil à la devanture, ainsi qu'à sa montre. Il était l'heure de manger, non seulement d'après les aiguilles, mais également d'après le creux que son ventre trimballait depuis une demi-heure. Abandonnant tout projet, la blonde poussa la porte de l'établissement, se faisant dès le premier pas accoster par un serveur.
Oui, déjà réponse à une question, et puis un bonjour poli, elle est effectivement seule. Tant pis, les pensées s'emmêlent, on l'attendra à la maison.

On lui proposa une table et elle fit mine d'accepter, parce qu'aucune autre ne lui avait fait de l’œil. Mais, et ils auraient pu faire un effort, c'était tout près d'un homme déjà installé. Pour le monde qu'il y avait, elle aurait pu avoir un moment d'intimité. Et lui aussi, peut-être, même si pour le coup elle ne l'avait pas observé et n'avait su s'il avait réagi.
Cela dit, ses mirettes et sa bouche se gardèrent de tout commentaire, et la sorcière s'empara de la carte sans attendre.

Alors qu'elle faisait défiler les plats, conservant au passage quelques idées dans un coin de son esprit, ses yeux s'attardèrent quelques secondes sur son voisin de table. Oh, troublant. Ce visage, elle l'avait déjà croisé. Presque brusquée, elle se remit à la chasse de ce que son estomac réclamait, avant de reposer les yeux sur lui.
Il lui disait quelque chose, et maintenant que cette idée avait germé, Aya avait du mal à ne pas tenter de le remettre, non sans faire des allers-retours vifs entre le menu et l'inconnu pas tout à fait inconnu. Parce que oui, il était certain qu'elle avait déjà croisé cet homme, et peut-être même plusieurs fois. Mais pas à Barjow & Beurk, ou quelque part d'autre. Elle s'en serait souvenue bien plus nettement.

Non, ça remontait forcément à...
- Excusez-moi, entama-t-elle, voix brisée, avant de se racler la gorge. Je, euhm... Je sais que ça peut vous paraître bizarre, annoncé comme ça, mais vous me faites vraiment penser à quelqu'un.
Oui, l'entrée en matière était presque farouche, mais Aya n'avait pas le choix, et elle détestait partir sans réponse. Ses mirettes dépareillées fixaient l'homme avec insistance, un peu penchée vers l'espace qui les séparait.
- Je m'appelle Aya Lennox, si ça peut vous aider à me mettre sur la voie, peut-être, je ne sais pas.
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Re: Un restaurant

Message par : Robert Gold, Mer 12 Déc 2018 - 10:35


You're really not a bit the gawkish girl that once you were
She may not remember me, but
I remember her




Vous aviez fini de commander, toujours la tête un peu ailleurs, se demandant si vous n'aviez rien oublié. Nouveau récapitulatif, un peu inutile, répétitif. Vous êtes un homme d'habitude, qui préfère ressasser pour être certain de jamais oublier. Et attendre votre repas est un laps de temps suffisant pour continuer de divaguer.

Vous poussez le sac pour ne pas déranger la nouvelle arrivante quand elle approche, guidée par le maître d'hôtel. Vous devez avouer que vous êtes plus préoccupé par l'état des jouets, mais éviter de blesser était une bonne idée également.

Vous vous détournez enfin de vos emplettes lorsque votre voisine justement, élève la voix.

-Excusez-moi. Je, euhm... Je sais que ça peut vous paraître bizarre, annoncé comme ça, mais vous me faites vraiment penser à quelqu'un.

Regard surpris qui remplace bien vite les premiers signes d'irritation.
Vous la dévisagez, puisque vous n'aviez pas daigné lever la tête quand elle était entrée.

C'était une belle femme, blonde, habillée de - satin ?
Jeune également, ce qui excluait toute possibilité de l'avoir déjà rencontrée. Vous essayez cependant de vous souvenir où ce visage aurait pu vous sembler familier.
Peut-être à une réception quelconque - mais vous n'y alliez que très rarement désormais, et vous n'oubliez pas si aisément ceux que vous croisiez.
Sûrement un sentiment de déjà-vu de son côté, mais vous doutiez que votre air ou démarche aient pu autant marquer une passante. En un mot comme en cent, vous ne l'aviez pas reconnue, et vous en étiez presque désolé.

Vous vous apprêtiez à vous en excuser, lorsqu'elle éclaire l'interrogation de ce début de soirée.

- Je m'appelle Aya Lennox, si ça peut vous aider à me mettre sur la voie, peut-être, je ne sais pas.

Aya.
Un nom qui revient, celui de la famille, association immédiate.
Le souvenir de l'autre petite fille blonde qui parfois parcourait le manoir, le vôtre, ou le voisin - le sien
Réunion écossaise d'associés devenus amis, puis tour à tour pères.
Cela faisait une éternité que vous n'aviez pas vu Gavin.

Quelques courriers ici et là, vous n'aimiez pas perdre contact avec ceux que vous estimiez
Ils étaient si rares que cela aurait été une véritable occasion gâchée.

Vous vous souveniez maintenant, de cette petite fille, de quatre ans l'aînée de la votre
Celle qui vous observait quand vous vous lanciez dans de longues discussions, parfois acharnées, avec l'ami sincère.
Vous qui aviez toujours eu un faible pour les enfants, ancien voulant déjà gâter, vous aviez accueilli cette nouvelle invitée avec un plaisir non dissimulé.
Autre touche d'innocence qui évoluait dans un environnement trop grand,
Et compagne de jeu improvisé pour votre propre enfant - heureux de lui apporter une compagnie que vous aviez été refusé,
Vous en gardiez un souvenir attendri charmé.

Un sourire vient donc fendre vos lèvres à la réalisation de l'héritière devant vous.
Vous tendez la main, nouvel accueil hors de la demeure, des années après.

Vous vous demandez quand s'était déroulée la dernière rencontre. Avant son départ pour l'école sans aucun doute,
Vous ne l'auriez - vous ne l'aviez - pas reconnu après tout.
Il y avait une forme de satisfaction à observer que les gens que vous aviez connu et apprécié avait bien évolué, comme cette petite fille devenue visage inconnu mais altier.

-Miss Lennox, si je m'attendais... Je suis Robert Gold, un ami de votre père. Vous avez joué avec ma fille, Kathleen;

Vous lui présentez la place en face de vous, dans un geste de bienvenu. Vous étiez les deux seuls dans le restaurant après tout, pourquoi ne pas proposer.

- Voulez-vous vous joindre à moi ? Cela fait en effet longtemps.

Bienveillance inattendue, reste sûrement de l'attention que vous lui portiez quand elle était si jeune, et pourtant, c'est elle qui s'était souvenu, quand vous ne l'auriez même pas reconnu. Envie également de savoir ce qu'elle et sa famille étiez devenu, et occasion de reprendre des nouvelles plus directes d'un vieil ami.

-Comment va votre père ?
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Re: Un restaurant

Message par : Aya Lennox, Dim 16 Déc 2018 - 14:22


Robert Gold. Robert Gold. Aya, en pleine tentative de déchiffrage. Robert Gold, ami de son père. Robert Gold, puis Kathleen. Kathleen. Elle savait, et finalement ne savait plus. Mais, et si...
Robert G...
Mais si, bien sûr ! Elle se souvenait de lui. Auparavant, plus comme une silhouette proche du paternel, qu'elle voyait de temps en temps, mais bien évidemment, elle se souvenait de lui. Peut-être pas du visage, ou des expressions exactes, mais de lui, oui, c'était sûr. C'était un de ces grands, à l'époque, qui traversaient le salon sans se retourner vraiment sur les mômes qui jouxtaient les coins de pièce. Qui partaient s'enfermer avec Papa dans son bureau pour faire la causette, parler de trucs qu'elle n'avait pas le droit de connaître. Jamais droit d'espérer y toucher, d'un peu plus près.

Parfois, le paternel laissait exprès la porte de son bureau ouverte, peut-être pour la laisser puiser un peu de ressources dans ces échanges secrets. Mais jamais, jamais elle n'avait pas compris de quoi il s'agissait, de quoi ils parlaient tous les deux. Jamais elle n'avait saisi les raisons de ces rencontres, et pourquoi, en attendant, elle devait jouer avec Kathleen qu'elle avait d'ailleurs complètement oublié.
Peut-être s'étaient-elles croisées à Poudlard ? Il lui semblait que la fille de Robert avait, elle aussi, rejoint la maison Serpentard. Mais, lorsqu'il s'agissait de souvenirs, Aya n'en était jamais vraiment sûre. Elle pouvait très bien avoir relégué Kathleen au rang de simple souvenir d'enfance à oublier dès que possible. Ne pas s'encombrer la mémoire de gens qui se fichaient bien de nous aujourd'hui.

Il n'en fallait pas plus. Son geste de la main était significatif. L'inviter à déjeuner avec lui.
Un moment, elle avait besoin d'un moment pour observer la chaise, et pour se dire que pour la première fois de sa vie, elle mangerait en compagnie d'un invité que son père estimait. C'était très bizarre. Et elle avait un peu peur qu'ils ne parlent plus de lui que d'autre chose. Fait qui la rendrait certainement malade au bout d'un certain temps, étant donné que son père et elle, ce n'était absolument pas ça.
- Je... Se mordre la lèvre, et hocher simplement la tête. Oui, merci.

C'était un mensonge, que de dire que ça ne lui faisait pas plaisir. Au contraire, déjeuner avec un connu presque inconnu pouvait toujours avoir quelque chose d'enrichissant. En priant pour qu'il ait des nouvelles de son père et n'ait pas franchement besoin de lui en demander. Ça faisait toujours mauvais genre de dire qu'on s'était enfui de la maison et qu'on considérait son père comme un c*nnard fini.
Malheureusement, la question fatale lui parvint aux oreilles bien plus rapidement qu'elle ne l'avait prévu. Si rapidement, en fait, qu'elle n'eut même pas à ciller ou à secouer la tête pour se reprendre. La réponse lui parvint tout naturellement, au contraire :
- Très bien, j'imagine. Même si la communication n'est pas franchement notre fort, avoua-t-elle dans un sourire en coin, presque timide finalement. Il a eu un enfant, avec Isabella. Mais je ne suis pas allée au baptême, ou à leur fête surprise, je ne sais plus trop. J'avais beaucoup de... travail.
L'idée de parler de l'enfant ne lui serait absolument pas venu à l'esprit autrement, et un pincement au cœur l'avertit qu'elle ne devrait peut-être pas se lancer dans de grandes explications. D'une part, ça lui faisait mal, malgré tout. D'autre part, on était jamais sûr de rien, avec les Lennox.
- Et vous, comment ça va les... affaires ?
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Re: Un restaurant

Message par : Robert Gold, Dim 16 Déc 2018 - 19:07


Vous hésitez à vous lever pour lui pousser sa chaise, dernier geste de galanterie, mais une idée vous souffle de ne pas la perturber. Elle semble surprise de vous voir ici, qui ne le serait pas après toutes ces années ? Vous voyez qu'elle remet votre visage.

Vous poussez bien de côté vos achats pour ne pas la gêner, et reposez la carte sur la table, car elle n'avait plus aucun intérêt maintenant que vous aviez retrouvé une figure du passé. Vous essayez de vous remémorer l'enfant qu'elle avait été, tentant de se remémorer les jouets qu'elle aimait, ce que Kathleen disait d'elle sur le chemin du retour, sa main dans la vôtre, avec son babillage enfantin que vous charmait à chaque fois.

Elle répond, un peu d'hésitation, regard fuyant, et apprendre avec une certaine tristesse les relations distendues. Vous qui n'aviez que des problèmes de cet ordre avec vos - désormais multiples - héritiers, vous ne pouvez que compatir. Pour votre ami, qui devait probablement en souffrir, votre propre expérience des trois ans sans enfants suffisant à vous le faire affirmer. Vous vous souveniez vaguement de ses relations avec sa progéniture, rien de particulier n'avait été relevé à cette époque. Tout était plus simple, il est vrai. Les problèmes d'enfant pour lesquels vous vous étiez tous les deux engagés en tant que parents ne faisaient que grandir, mûrir à mesure qu'elles s'éloignaient.
Et peine pour elle. Vous qui aviez également eu votre lot de haine pour votre paternel, vous espérez qu'il ne s'agit que de quelques tensions passagères et non d'un miroir de relation qui lançait ses reflets. Vous ne pouvez imaginer laisser vos filles seules, malgré le nombre d'années qui s'allongeait, et vous supposez - espérez ! - qu'il en est de même pour votre congénère.

Vous n'aviez qu'un souvenir pâle de sa belle-mère. Isabella, à ce qu'il semblait selon ses dires. Vous apprenez en revanche avec étonnement et une certaine joie la naissance de cet enfant. Sûrement aviez-vous reçu un faire-part le ou la concernant, mais ces dernières années ayant été plus que mouvementées, vous n'êtes pas étonné de l'avoir oublié. Vous vous en voudrez cependant si cela est le cas - il vous faudra vérifier.

Peut-être que les deux familles se ressemblaient plus qu'il n'y paraissait.

Elle préfère changer de sujet, et il est aisé de deviner qu'elle préfère ne pas en parler. La famille étant à éviter, vous ne savez pas vraiment quoi lui demander par la suite. Mais vous comprenez.
Vous vous demandez si cet heureux événement l'avait été pour elle, vu qu'apparemment la nouvelle branche ne l'avait pas touchée, qu'elle n'avait pas daigné - ou supporté - de se rendre à ses côtés dans les premiers moments de son existence.

En effet l'accompagner dans ces nouveaux sujets pour ne pas la presser, essayer d'adoucir ce que vous imaginez couver.

-Bien, je vous remercie. Je les ai délaissées ces-derniers temps. Je me suis concentré sur le plus important.

Ne pas revenir sur la famille, la laisser deviner. Vous passez les détails ennuyeux, le fait que vous continuiez à marchander, conclure ici et là, mais les avoir pour le moins oublié au retour des enfants et la découverte des encore plus petits. Vous vous doutez que le contenu de vos emplettes vend la mèche, mais vous avez choisi de l'aider, alors enchaîner.

-Vous aviez évoqué un travail. Puis-je en savoir plus ?

Admettre vouloir savoir ce qu'elle était devenue.
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Re: Un restaurant

Message par : Aya Lennox, Mar 1 Jan 2019 - 18:45


Que dire, déjà, qu'avouer, quelles syllabes assembler pour ne broder que sur du faux ? Ses mirettes décomposèrent l'homme qui lui faisait face, parce que, quelque part, elle avait mal au coeur, de voir ce pâle fantôme du passé lui faire face, comme si de rien n'était. Comme s'il n'avait jamais su qu'elle était cette gosse malheureuse qui voulait juste en finir avec le reflet bancal de ce que représentait réellement la famille Lennox. Égoïstement, elle pensait que chaque inconnu qui se présentait à la maison savait ce qu'il s'y tramait. Comme si tous, tous étaient complices de cette mascarade, de cette blague vaseuse qu'ils étaient, chacun d'entre eux : la grand-mère avide de pouvoir, le patriarche âgé qui ne pigeait rien, la belle-mère insipide et cupide, le père absent, et la petite-fille qui n'avait rien à faire là.
Et lui, Robert Gold, avait été spectateur de tous ces mensonges et avait désormais le c*l vissé à cette chaise, juste face à elle.

Il était l'ami de son père, le demeurait toujours au fond. Même si le temps avait, probablement du moins, balayé les grandes lignes de leur amitié, il n'avait certainement pas érodé les principes même de ce qui faisait qu'ils se rencontraient régulièrement, lorsqu'Aya était plus jeune. Il ne pouvait donc qu'être du même acabit. Le même c*nnard bien fringué que ce qui lui servait de paterne, le mec crevard qui ne faisait pas gaffe à ses enfants, ou alors, quand ça lui chantait. En fait, elle n'en savait rien, mais son père ne pouvait être ami qu'avec des gens du même genre que lui. Sang-pur, d'accord, mais caractère tordu également.

Assez mal à l'aise, bien qu'elle ne se forçât à montrer décontraction et diligence respectueuse face à cet être plus âgé qu'elle et sûrement plein de ressources, Aya posa les yeux sur ses couverts qu'elle replaça correctement sur la table, dans un alignement quasi-parfait, maniaque de son état. L'une de ses pattes se referma solidement sous la table, à l'abri des regards indiscrets. Comme si tout ça pouvait changer quelque chose. Comme si fermer le poing suffisait à taire les doutes, le ressentiment qui habitait la jeune femme, à cet instant précis.
Même s'il n'y pouvait rien.
- J'ai été gérante d'une boutique, quelques temps. (taire le nom, il valait peut-être mieux) Les affaires marchaient bien, mais désormais j'enseigne à Poudlard. Les potions. C'est un poste... intéressant, et la conclusion lui resta sur les lèvres un instant, comme dans un sourire pas très certain, alors qu'elle hochait la tête en braquant ses pupilles sur lui.

Avait-il changé ? Non, elle ne pouvait dire. Elle ne se souvenait plus du visage d'avant ; comment pouvait-elle qualifier celui d'aujourd'hui par comparaison ? Vite, changer de sujet, le mettre au pied d'un fait inébranlable : la famille, peut-être :
- Comment va..., et mince, le prénom ne restait pas en tête, elles dévissaient des têtes de poupées ensemble — pareil lien était à vie, comment va Katheryn ?
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Re: Un restaurant

Message par : Robert Gold, Ven 11 Jan 2019 - 19:32


Privilège de l'âge venant, il semblait que vous puissiez à présent vous enquérir de connaissances perdues de vue depuis longtemps à loisir sans vous en lasser. Il était étrange de penser que la petite fille que vous aviez connu enseignait désormais à son tour, et à l'Ecole où vos enfants avaient étudiés. Vous souriez à cette annonce, des félicitations s'imposaient, mais vous sentiez étrangement qu'elle ne voulait pas s'embarrasser de telles conventions, de lourdeurs oppressantes.

En tout cas, c'était bien le regard dont vous vous souveniez. Des yeux perçants, et vous l'imaginez sûrement en train de tenter de vous sonder. Vous vous demandez ce qu'elle peut bien trouver, ce qu'elle pense du vieillard que vous étiez devenu. Vous n'étiez qu'une ombre venant la saluer avant et après être sorti des bureaux pour ''parler d'affaires de grands'', éventuellement quelques repas. Cela paraissait bien loin.

Vous pouvez presque comprendre le mélange de nostalgie et de peine que vos propres aînés avaient - lorsqu'ils portaient leur regard sur vos frères, pas sur vous évidemment - une fois ceux-là devenus adultes. Vous aviez le même ressenti en observant vos enfants. Le temps passe inéluctablement, c'était la vérité d'une évidence telle qu'elle ennuyait quand elle était prononcée. Pas étonnant que certains deviennent aigris, insupportables : cela les rapproche de leur propre mort. Vous n'êtes pas inquiet de ce côté là, vous êtes même plutôt heureux de constater que tout à l'air de bien se passer pour Aya.

Cette-dernière change de sujet, et il n'est pas compliqué de comprendre qu'elle n'aime pas celui dans lequel vous vous êtes engagés. Après tout, chacun ses secrets.
Elle se trompe sur le prénom de votre fille.

Cela vous laisse pendant un instant un peu interloqué : un de ces moments un peu gênant où vous ne savez pas vous-même ce que vous ressentiez dans la situation présentée. Vous distinguez peu à peu deux émotions se battre en duel, mais vous ignorez s'il s'agit d'indignation, ou...
L'éclat de rire qui vous échappe à le mérite de clarifier la situation.
Il est difficile de lui en vouloir : après tout, elles ne s'étaient probablement pas vu depuis des années. Peut-être étaient-elles ensemble à Poudlard, mais quatre ans d'écart n'est pas négligeable à cet âge. Et puis, elles s'étaient côtoyées, vous l'auriez su à un moment où à un autre.
Il était donc temps de la corriger. Elle ne pouvait se souvenir de tout, et à peu de choses près, cela aurait véritablement pu être son nom.

-Kathleen va bien. Elle deux enfants maintenant.

Fierté de grand-père gâteau ou simple désir de relancer la conversation, vous ne sauriez dire. Vous n'aimez pas ainsi exposer votre famille d'ordinaire, mais il faut bien commencer quelque part. Et puis, ils vous étaient revenus il y a si peu de temps, vous devez avouer que vous brûlez d'envie de partager cela avec quelqu'un. Et il s'avère qu'il s'agit de Miss Lennox.

Vous pourriez en profiter pour lui poser des questions sur mari et enfant, mais vous ne voulez pas risquer de la rendre mal à l'aise. La venue du serveur pour prendre vos commandes vous sauve quelques secondes, et vous avez une minute ou deux pour trouver un nouveau sujet, qui serait suffisamment neutre mais assez intéressant pour continuer à renouer.

Une fois le garçon parti, vous poursuivez, et avouez :

-Elle aimait beaucoup les potions également. Je vois que de la poupée au chaudron, vous n'avez pas tant changé. Je suis heureux de vous revoir. Je me doute que cela doit paraître bien lointain pour vous.

Pourtant, c'était elle qui vous avez reconnu. Peut-être que vous vous trompiez, en tout cas, les amabilités étaient faites.
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Re: Un restaurant

Message par : Aya Lennox, Lun 14 Jan 2019 - 13:59


Quelle cruche ! Elle avait réussi à se tromper de prénom face au père de la dite Kathleen. Aya faillit se prendre la tête dans les mains, mais l'expression amusée de Mr. Gold l'arrêta cependant dans sa gêne. Apparemment, il n'y avait pas de mal. Il était sans doute assez réfléchi pour deviner que les années étaient bien passées, et ce, dans tous les esprits. Kathleen et elle ne s'étaient pas revues depuis très longtemps, et peut-être ne s'étaient-elles jamais vraiment croisées à Poudlard. Aya n'en avait pas souvenir. Peut-être se trompait-t-elle, cela dit.

Les nouvelles, cependant, semblaient plutôt positives de son côté. Avoir des mômes, ça l'était, non ? Elle savait bien que non, pas forcément, mais naïvement, Aya imaginait la vie de son ancienne acolyte de jeux d'enfants comme bien rangée, avec deux petites têtes blondes adorables. Les clichés avaient la peau dure, mais elle n'arrivait pas vraiment à se sortir cette idée de la tête. Peut-être se trompait-elle vulgairement, après tout. Mais un point au cœur, douleur face à son propre vécu, la fit cligner des yeux silencieusement, avant de dériver sur un vague sourire perdu entre deux gorgées d'eau.
Elle n'aurait sûrement jamais cette nouvelle à annoncer. Jamais. Mais c'était comme ça.

Par chance, le serveur la sauva de quelconques questions supplémentaires. A la place, elle choisit le poisson et de sourire à l'employé qui devait bien se faire ch*er tous les jours, à servir indécis et badauds. Qu'importe, il s'envola déjà et elle haussa timidement les épaules en reportant les mirettes sur le faciès de Robert. Comme celle qui cherchait quoi dire, qu'ajouter de plus. Alors que dans sa tête défilaient les images de la soi-disant réussite d'une fille qu'elle n'avait pas revu depuis des années.
- Oh je ne savais pas, répliqua-t-elle lorsque Mr. Gold lui apprit que Kathleen aussi, était branchée potions. Peut-être avaient-elles joué aux potionnistes également, dans le grand atelier de Moira et de papy Leland ? Il faut croire que dans la famille Lennox, les potions, c'est sacré. Je m'étonne parfois de suivre les traces de mes grands-parents. Elle ricana un peu. Il n'était pas sans savoir, en tant qu'ami proche de son père, que les parents Lennox étaient aussi aimables qu'une porte fermée. Bien que Moira demeurait une sal*pe prête à l'amabilité quand elle avait besoin de quelque chose, leur réputation à des kilomètres à la ronde n'était plus à refaire ; quoiqu'à réviser un peu niveau capital sympathie.
- Moi aussi je suis contente de vous revoir. Vous avez beau avoir changé, je vous ai quand même reconnu. Je crois qu'à mes yeux, vous demeurez le même. C'était gentiment dit, joliment dit même. Un sourire sincère étira les lèvres de la blonde soudain radieuse, qui cachait pourtant bien des doutes. Il faudrait que je vous présente mon compagnon, à l'occasion. Enfin, je ne sais pas. Peut-être pas ? Je ne sais pas vraiment comment réagir.
Comme ce besoin de partager quelque chose avec un élément de son passé, même évanescent. Robert Gold n'était pas l'un de ces souvenirs qui marquait la vie d'adulte, mais il figurait bien une place dans ces paysages que l'on se remémorait avec nostalgie. Un élément clé du décor, quelque part.
- Tenez, regardez plutôt, et, s'activant, elle chercha quelque chose dans son sac qui s'avérait être une photo. Dessus, le couple de sorciers dans leur maison près du Lac de Côme ; Azphel rayonnant de sourire et de vacances prolongées, Aya à ses côtés, brillant du même éclat réjoui. C'est Azphel. Nous sommes ensemble depuis... Longtemps maintenant, et son rire cristallin rejoignit le tintement de sa bague sur son ballon rempli d'eau plate. Il est gérant de la même boutique où je travaillais auparavant et...
Confuse, soudainement, elle s'arrêta et avala une longue gorgée d'eau.
- Je dois vous ennuyer avec toutes ces choses. Ce n'est pas à vous que je devrais les raconter, normalement. Excusez-moi.
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