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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard :: Les Trois Balais
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L'Arrière Salle
Kohane W. Underlinden
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L'Arrière Salle

Message par : Kohane W. Underlinden, Lun 3 Sep - 18:32


Ancien fumoir de l’établissement, l’arrière-salle est la salle la plus secrète des Trois Balais. Plus intime encore que la mezzanine, elle ne se prête pas forcément aux rendez-vous galants. Plutôt aux discussions sérieuses devant rester secrètes, aux manigances diverses et préparations de coups bas. Mais vous pouvez tout à fait également organiser un tête-à-tête amoureux en ce lieu.
La salle est plutôt froide, contrairement aux autres pièces de l’établissement. Ses murs n’ont pas été recouverts de bois et laissent la pierre apparente, comme dans une cave. Le plafond bas, éclairé d’une lampe faiblarde donne une impression de lieu fermé où vos secrets sauront être gardés. Les fenêtres sont petites et laissent moins passer la lumière du jour qu’ailleurs.
Le mobilier ressemble à celui de la salle principale. Table de bois et chaises de même matière.

Une nouveauté a été rajouté dans cette salle : une sorte de photomaton sorcier, pour vous photographier seul.e ou en groupe, quand l’envie vous prend. Nous afficherons ensuite votre portrait -qu’il soit sublime ou affreusement laid- sur les murs de la salle. Les client.e.s auront ainsi l’impression d’être tout à la fois en sécurité dans cette pièce et constamment épié.e.s. Si ce n’est pas une superbe idée !

Tarifs de la photo : gratuit pour les VIP, 8 mornilles pour les autres.
HRPG Lïnwe et ses talents de graphistes vous fera une jolie image qui rejoindra notre Panneaux d’affichage !
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Kohane W. Underlinden
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Re: L'Arrière Salle

Message par : Kohane W. Underlinden, Mer 5 Sep - 17:54



Suite du rp avec Lizzie

Je me perds. Entre son regard et la couleur de la flamme. Elle fixe nos doigts alors que moi, je la fixe. Dans ce silence des grands secrets. Après tout, nous sommes ici dans l’arrière-salle. La pièce des confidences, des noirs desseins, des arrivées et des départs discrets.
J’entends résonner, au fond de mes oreilles, une mélodie venue de loin. Une musique de Feu. Avec quelques notes de Chaos. Notre musique à nous.
Mon corps se penche en avant pour pouvoir poser le coude sur la table tout en garder la main en hauteur, au-dessus de la flamme, rivée à sa main. Les secondes glissent. Le silence s’immisce. Partout. Dans chaque invisible fissure des murs, des poutres, du cadran des vitres.
Enfin, elle brise ce fil.
Sa voix s’élève. A nouveau.
Je l’attrape, comme si je n’attendais que ça.
Je n’attendais qu’elle.

Oui. Je comprends.
Je ne sais pas d’où vient cette compréhension.
Mais je comprends.
Ou plutôt.
Je ressens.
Indicibles sensations. Un lien qui s’est créé. Je suis à l’écoute de ce qu’elle transmet. Comme elle est à l’écoute de mes propres ondes.
Lizzie
Je sens sa main enlaçant la mienne au-dessus de la flamme. Elle est si petite, flottant au-dessus de la table. Mais un jour, elle grandira. Elle grossira. Elle embrasera. Tout.
Je souris. A cette idée.
Alors que sa voix continue de me porter. Et j’entends ses allusions. Qui perce à travers son sourire malicieux. Elle parle de mes choix -étaient-ce réellement des choix ? Du chemin que j’ai emprunté. De ce point de vie, où je me suis retrouvée. Où je demeure encore, aujourd’hui.
Pas assez pour me marier.
Je garde le silence par la suite. Prise dans mes propres réflexions tout en tendant une oreille à sa dernière remarque.
Pas assez pour me marier.
Je n’aurais jamais pensé me marier non plus, tu sais. Mais j’ai beau crier, me révolter, porter de hautes idées, en vérité, j’ai du mal à faire face. Aux autres. A leur autorité. Du mal à dire non. Et accepter d’en subir les conséquences.
Puis
J’étais jeune. Quand tout a commencé.
J’avais seulement dix-sept ans.
C’est jeune, hein ?
Peut-être que si ça arrivait aujourd’hui, je réagirais différemment. Mais

-Finalement, ce n’est pas si malheureux que ça, je réponds dans un murmure.

Les choses se sont mieux passées que je ne l’aurais cru. Je m’y suis faite. Et même. J’apprécie la situation. Parfois, je me dis que je suis heureuse. Dans ce nouvel équilibre de vie que je me suis créé.
Mon pouce caresse doucement le dos de sa main alors que je reprends, sur le même ton :

-Je sais. Toute chose peut être défaite. Mais il faut du courage. Et de la volonté. Il en faut encore davantage pour défaire une promesse. Et ça, je ne peux pas.

Chercher son regard. Chercher à capter ses pupilles. Chercher à lire en elle. Pourquoi me parle-t-elle subitement de mon mariage ? Pourquoi a-t-elle cette pointe d’amertume derrière son sourire malicieux ?
Je ne pose aucune de mes questions.
Mais mes yeux interrogent en silence.

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Lïnwe Felagünd
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Re: L'Arrière Salle

Message par : Lïnwe Felagünd, Dim 23 Sep - 18:11


PHANTASMA
— suite pv. Koko.

CONTENU SENSIBLE (?)

Le dealer était là, à attendre le verdict. Yeux dans les yeux avec sa patronne. Il y avait ce comptoir en bois pour les séparer : employeur/employé. Il y avait toujours cette frontière, qu'elle soit invisible ou guère, elle était toujours là pour se souvenir. Des fils qu'on tire. Le pantin - lui. Qui résiste aux tourments psychiques. Il attend la guillotine. De toute manière, il savait depuis le début les risques qu'il encourait en faisant ça (que se soit ici ou dehors). Mais disons qu'ici, il y avait un certain confort. Une certaine convenance. Une sorte de sécurité. Un toit, des tablées d'inconnus et ce comptoir qui, inconsciemment, rassurent.

Et puis finalement, c'est lui - le coupable - qui doit suggérer sa propre sentence. Ça c'est pas commun, et étonnement burlesque. Est-ce qu'un condamné a suffisamment de raison pour se condamner lui-même ? Non. Non, pas lui. Il était cash depuis le début. Soit tu fais ça, vite, et devant une bonne dizaine de clients. Soit tu me laisses continuer, par ici ça rapporte pas mal... On pourrait... trouver un bon compromis... - non ? Tant qu'à être corrompu, autant l'être jusqu'au bout. Chaque parcelle de son corps, chaque recoin de son âme en était embaumé, habité. Une momie pleine de vices luxurieux.

Un regard derrière son épaule
toujours vérifier l'absence d'oreilles trop curieuses
pour écouter convenablement -

la paranoïa aiguë le guette
très franchement

- vote unanime
là-dedans.


Une vision derrière cette épaule discrète :
un rideau, le clair-obscur et un fantasme enfoui dessous la tombe pharaonique.

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Lizzie Bennet
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Re: L'Arrière Salle

Message par : Lizzie Bennet, Dim 30 Sep - 11:12



C'est une histoire de doigts et de coudes et de flammes, de sensorialité débordant dans le rapport au réel. Ce monde qu'on touche avec l'âme, qu'on patrasse avec toutes les parts de notre être, y compris les moins visibles. Je la regarde, avec cette opale sombre, cet oeil dont l'intensité ne redouble qu'en présence du feu. Pourtant, pourtant je crois que même sans cette flamme, aujourd'hui, je pourrais la regarder ainsi. Car elle a cette réalité si différente du reste. Elle plie le monde que je connais, en crée de nouveaux points de fuite.

Je la regarde l'air de dire : j’aime me perdre dans ton monde. Mais n'ayant pas la force de le dire, je reste muette. J'attends.

La sensualité de l'instant démultiplie lorsque je reconnais la musique qui passe actuellement. Je l'écoutais beaucoup, à Poudlard. Elle se marie bien avec mes souvenirs de rebelle à temps plein, dans un rare décalage avec les siens. Je ne perçois pas tout à fait l'amertume de sa voix, que je prends sur une généralité sur le mariage et ce que l'on peut entendre sur la vie de couple, quand on est jeune.

Son pouce est sur ma main, et je me surprends à vouloir l'enserrer de mes dents. Je n'ai jamais compris pourquoi j'avais envie de mordre ce qui m'était cher. Je suppose que dans un sens, c'est l'éveil des sens qui agit ainsi. Il repère trop de nouvelles données et intègre qu'il est heureux, alors c'est forcément qu'il a un bon repas face à lui. Quelque chose de cet ordre.

Elle poursuit sur l'éventualité d'un noeud à défaire ; sur son incapacité à le faire. Un voile de tristesse m'étreint la gorge, et la flamme s'éteint tout à coup.
— Cela ne ressemble pas à ton chaos, pourtant.

Me suis-je trompée ? Est-elle la marionnette des désirs des autres ? J'aimais sa combattivité, l'intensité de ses pulsions.

Je la sens ici si lasse, si fatiguée, si attachée à des normes qui sont pour moi comme une langue étrangère. Si encore elle disait que la promesse était importante car elle l'aimait, j'aurais pu le haïr, lui, mais la comprendre. Non. La promesse comptait juste car c'en était une.
— Et tu te rappelles de toutes tes promesses ? Celles que tu as pu faire quand tu étais plus jeune, par exemple ? Ou certaines ont-elles plus de poids que d'autres ? Qu'est-ce qui définit leur importance, le nombre de témoins ?

J'essaie de refouler l'acidité dans ma voix. Mais je lui en veux. Je ne peux pas prétendre l'inverse. Aujourd'hui, plus elle parle, et plus je sens les portes de son monde se refermer sur mon nez. L'idée m'est intolérable.
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Kohane W. Underlinden
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Re: L'Arrière Salle

Message par : Kohane W. Underlinden, Jeu 11 Oct - 16:07


Linou

La situation m'amuse. Je regarde le gamin en souriant, d'un air espiègle. Celui-ci répond. Semble vouloir sauver sa peau (ou en tout cas, essayer de la sauver) en proposant un compromis. Comme si on pouvait s'entendre, tous les deux.
Je prends un air surpris, marqué par les sourcils qui se haussent.
Ne serait-il pas en train d'essayer de me corrompre ?
Rire intérieur, encore plus amusé. Alors que l'extérieur ne laisse qu'un visage mi-surpris mi-pensif en façade. J'observe le gamin de haut en bas. Il n'a pas l'air d'avoir peur. Il m'a toujours donné l'impression d'être un perdu. Un naufragé au milieu des 3B qui, pourtant, nage plutôt bien entre les tables et les clients. Lïnwe est toujours là sans trop être là. Méfiant, tout en même temps, tandis qu'i jette un rapide coup d'oeil par-dessus son épaule.

-Pourquoi devant des dizaines de clients ? je demande d'un ton lent en dodelinant la tête. On pourrait faire ça rapidement et en privé.

S'agirait pas d'entacher la réputation des 3B, nah mais !
Petit gloussement et je me penche vers Lïnwe, tend le bras, dégage son col de mes doigts et dessine du bout de l'ongle le contour de son cou. Ca pourrait paraître terriblement sensuel, dit comme ça. Mais ça va, hein, j'fais pas du détournement de mineurs ! Je contrôle juste la situation.

-Je pourrais couper ici, je reprends en décrivant lentement un demi-cercle à la base de son cou. Qu'en dis-tu ? -l'ongle s'enfonce légèrement dans la peau- C'est tendre, ça devrait se trancher facilement, non ?

Me redressant, je retire ma main, pars d'un petit rire avant de, subitement, redevenir ultra sérieuse. Vive les changements d'expression.
Mes yeux sombres plongent dans les prunelles du jeune stagiaire. Mes doigts s'agitent et tapotent la table. Réflexion.

-Enfin, si tu tiens à ta tête, on peut peut-être s'arranger, oui.

Comment ça, moi, corrompue ? Ab-so-lu-ment pas ! Je ne vois pas ce que vous voulez dire !
Je ne fais que me mettre au diapason du bar, de ses non-dits et ses adorables petits vices. Quel mal à ça ?

-Que ton marché ici ne fasse pas de bruit sinon je te coupe vraiment la tête. Et comme tu utilises mes -enfin, pas tout à fait les miens m'enfin c'est pas grave- locaux pour tes magouilles et que je te laisse agir, on fait du 20-70 sur toutes les transactions qui se déroulent ici.

Silence.
Demander du regard
Alors?
Ajouter
C'est à prendre ou à laisser.

-Et, troisième point, tu m'en laisses de côté.

Je n'ai jamais testé le kiwicot. Certains diraient que j'ai pas besoin de ça pour planer, de toutes façons. M'enfin... autant en profiter pour être corrompue jusqu'au bout.

-Oh non, encore mieux. Tu nous organises une petite séance. Rien que toi et moi. Où tu veux. Et je verrai ensuite ce que je fais de toi.

Eclat de défi dans l'oeil.
Je pense Lïnwe tout à fait capable de relever ledit défi. Pas sûr que tester sa marchandise avec la gérante du bar où il bosse le dérange beaucoup. Parfois, on se demande dans quel monde il évolue et où sont placées ses limites par rapport à celles que la société a pour habitude de poser.
Geste de menton en direction du garçon.
Silence.
Marché conclu?



Lizzie

J'entends le froid de sa voix. La déception. Ou la tristesse. Le seau glacé déversé sur la flamme. Quand Lizzie me fait remarquer que ça ne ressemble pas à mon Chaos.
Au contraire, j'ai envie de répondre. C'en est un. D'une autre façon.
Je ne peux défaire une alliance promise au Désordre des choses et à la Liberté ultime. C'est sans doute pour ça aussi que je m'y accroche. Parce qu'on s'est promis -d'être alliés dans une conquête pour la liberté et la destruction de l'ancien monde, de ces sphères étriquées, traditionnelles, conservatrices et consanguines.
Je sens mon propre cœur s'alourdir face au voile de tristesse que je perçois en elle, celui qui vibre et tremble au fond de ses yeux.
Sa voix est chargée d'une sorte d'amertume quand elle reprend, sur les promesses. Pourquoi m'en veut-elle autant ? Pour avoir promis des choses à d'autres ? Ou pour avoir promis des choses à Asclépius ?
Mes doigts cessent de caresser sa peau et préfèrent davantage serrer. Comme pour ne pas la laisser s'échapper -m'échapper. Peut-être qu'elle partirait, avec son amertume en fond de gorge. Peut-être qu'elle m'en veut au point qu'elle s'éloignerait sans se retourner.
Mes doigts se crispent, accrochés à elle.
Reste.
Reste et écoute-moi.
Reste, écoute-moi, comprends-moi. Parle-moi. Pourquoi vas-tu soudainement si mal ? Pourquoi ne sembles-tu plus croire en moi ? Je suis la même. La même qu'avant. Je n'ai pas changé...

-Bien sûr, qu'il y a des promesses plus importantes que d'autres, je commence dans un murmure doux. Et ce n'est pas le nombre de témoins qui fait leur importance.

Je m'arrête. Réfléchis.
Pour sûr, il n'est pas question de nombre.
Il n'y avait personne cette nuit-là dans la forêt interdite, personne hormis Asclépius et moi-même -et un Sombral. Promesse faite à demi-voix sous le regard de la lune. Personne pour venir en témoigner. Et pourtant, il s'avère qu'elle tient une importante place dans ma vie, à un tel point que je ne peux m'envisager la trahir.

-Ce qui compte, c'est ce qu'on a promis. Et, encore plus, à qui on l'a promis.

Je me tais à nouveau.
Essaie de déchiffrer Lizzie. Ce qu'elle peut penser. Ressentir. L'acide qui emplit son esprit et contamine sa voix.

-Asclépius compte beaucoup pour moi. Je tiens à lui. Plus encore, je lui fais confiance. C'est pour ça que ma promesse est importante. Mais ça ne change pas qui je suis.

Silence.
Déglutir.
Soutenir le regard d'en face.
Essayer de lire en elle.

-Tu m'en veux ?
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Ellana Lyan
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Re: L'Arrière Salle

Message par : Ellana Lyan, Lun 15 Oct - 16:12





Pour Kohane

Je sais même pas ce que j'attendais comme réaction. Encore moins de sa part. En fait ça sonnait tellement simple : j'arrive, j'explique, je recommence à vivre. Alors voilà, bonjour Kohane, je reviens après six mois d'absence, je ne t'ai rien dit, je me suis enfuie, maintenant j'ai un bébé, son père est mort et puis… Et puis quoi ? Le rien. Le vide. Et le malaise. Il y a presque l'absence de réaction, le visage de l'autre qui ne semble pas y croire. Kalsi, ça fait longtemps. Tu t'en souviens toi ? On pourrait avoir tendance à oublier jusqu'à son visage innocent, ses sourires compatissants et ses bras qui seuls parvenaient à te faire tout oublier. Ah ! Comme tu l'aimais le Liskuvo. Comme il te manque et te manquera pour l'éternité. Et tu continues, folle à lier, à lui parler dans ton sommeil, à chercher sa main entre tes draps avant de te réveiller transpirante et seule parce qu'il n'est pas là.
Tu t'imagines que c'est parce que Lali pleure, les fantômes ça n'existe de toute façon pas - enfin si, au fond tu ne sais plus trop. Dans ta tête il est partit en voyage, il finira par rentrer, il te serrera dans ses bras, caressera la joue de votre fille, murmurera qu'il vous aime, qu'il ne vous abandonnera jamais, que vous êtes les deux femmes de sa vie et qu'il veut pour toujours rester ici.

Et ça te déchire d'apercevoir dans les faits, seulement ton visage dans le miroir, des cadres sans photos sur les murs comme des portraits de famille raté. Parce que t'as 18 ans et un gosse, que t'as tendance à oublier sous les couches de maquillage que tes cernes touchent tes pieds. Nan, t'es pas bien, mais tu souris encore, parce qu'elle reste ton plus beau trésor.

Tu suis celle que tu ne sais plus si tu dois aimer. C'est une situation trop étrange, tu es un peu perturbée, ne sachant comment exactement te comporter. Tu devines qu'elle ne va pas bien non plus. Ca te déchire de t'en rendre compte. Tu comprends que toutes les deux vous avez un peu trop grandis ces derniers temps et que c'est loin d'être positif. Les démons du passé vous enchainent séparées. Oh ! Qu'il est soudainement devenu intéressant de regarder ses pieds.

J'entre dans la salle, déserte, c'est bien. Je m'assieds un instant et souffle un coup. Elle n'est pas lourde mais je ne suis pas forte. Ca fait du bien d'un peu se poser. Oui. Je réponds franchement. Elle s'appelle Lali. Je bloque un instant, regarde la belle et réfléchis. Dois-je lui demander maintenant ? Tant qu'à faire des révélations, j'ai envie que le "pourquoi pas" l'emporte, après tout je n'ai plus rien à perdre. Est-ce que… Est-ce que tu voudrais en être la marraine ? Au moins c'était clair. J'avais pensé à elle et à Jo, un peu près les deux personnes qui comptaient le plus à mes yeux. Si j'avais confiance en quelqu'un pour aimer la gosse c'était bien elles mais je doutais de plus en plus qu'elle accepte en réalité. Le constat était effrayant.

Faut que j'allaites la petite en attendant alors je m'y applique consciencieusement, il n'y a personne d'autre ici de toute façon. La pièce n'est d'ailleurs pas très chaleureuse, le côté désert se fait comprendre et j'espère que la petite n'attrapera pas froid. Je souris en voyant la gourmande cesser de pleurer pour s'abreuver. Parfois il y a des choix qui ne se regrettent pas.

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Re: L'Arrière Salle

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