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La Scène
Artemis Lhow
Artemis Lhow
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Legilimens


La Scène

Message par : Artemis Lhow, Jeu 20 Sep 2018, 17:34


L'Occamy Doré
La scène

Trônant fond de la salle de spectacle, cette grande scène permet tout type de représentations pour vous divertir au mieux !

Seul le personnel et les artistes listés ci-dessous sont autorisés à y poster :

- Aysha Brayd
- Élius Askin
- Jade Wilder
- Lïnwe Felagünd
- Rachel Ester Pasca
- Selyven Silver

L'équipe de l'Occamy Doré
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Rachel Ester Pasca
Rachel Ester Pasca
Ministère de la Magie
Ministère de la Magie
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: La Scène

Message par : Rachel Ester Pasca, Dim 30 Sep 2018, 20:01


LA de Peter
LA d'Artemis

A peine arrivée, à peine disparu. Cela faisait bien longtemps que la sorcière n'avait plus mis les pieds ici avec l'intention de divertir les autres. On pouvait même dire que c'était une grande première ! Artemis avait bien du courage de faire passer ses artistes -ou en tout cas de la faire passer elle- sans même avoir prit le temps de voir de dont ils étaient capables. Difficile de courir en talon haut, la sorcière regrettait de ne pas s'y être prise un peu plus en avance. Heureusement que la magie était là ! Il ne lui fallu pas longtemps pour troquer ses cheveux bruns pour un blond très blond, pour remplacer son maquillage voluptueux pour quelque chose de plus nude et surtout d'envoyer valser sa tenue noire aux airs de Charleston pour une longue robe blanche à mi chemin entre le burlesque et le pin up. Finalement le plus long ce fut de parvenir à se convaincre que si, elle était tout à fait capable d'assumer la plume/fleur/truc-chose géante qu'elle s'était mise sur la tête.

Plus vite je serais passée, plus vite je pourrais allée picoler pour oublier... Plus vite je serais passée... Ce n'était pas dans sa nature de stressée, donc quand ça lui arrivait... bon pour la faire courte ce n'était jamais vraiment bon signe. Se tromper de mélodie, trébucher, se faire renverser par une licorne venue lui faire une câlin... rien n'était impossible ! Alors la sorcière inspira. Trois. Expira. La musique commença. Deux. Inspira. Un. Expira. Le rideau s'ouvrit. Sourire aux lèvres elle s’avança. Zéro.

Rachel savait bien qu'elle était incapable de commencer à chanter directement après son entrée sur scène. C'était pour cette raison qu'elle avait volontairement choisi une chanson sur laquelle elle pouvait d'abord se pavaner un peu devant tout le monde. Histoire de revenir à un battement cardiaque un peu plus humain et de se faire aux regards dans la salle. Au SECOOOOOOOORS ! Jeu de regard et de jambe. Elle reprenait le titre d'une des femmes les plus sexy du monde, alors non elle n'avait pas le choix que de se la jouer sexy elle-aussi un peu. Pas chance, Peter était dans la foule, alors c'est lui qu'elle alla taquiner légèrement avant de revenir bien au centre de la scène. Jeu de jambes, d'épaules et de sourire, toujours. La danse faisait un peu James Bond elle trouvait, mais quand les trompettes marquèrent un temps plus fort, la sorcière su qu'elle n'avait plus le choix.

Suivant la musique elle commença à chanter. After You Get What You Want You Don't Want It comme le disait si bien le titre. Rachel trouvait que le style de Maryline Monroe collait bien au style de l'Occamy Doré. Alors elle marche, danse, chante, tante de séduire le public. Ne pas tomber, ne pas tomber, ne pas tomber... Elle va et vient sans jamais se défaire de son air séducteur qui allait si bien avec la chanson.

Puis les trompettes se déchaînent. Elle danse gentiment, montre sa tombe, se baisse, se relève. Ne pas se tromper, ne pas se tromper, ne pas se tromper... Rachel sait qu'elle connait la chanson par cœur, la chorégraphie aussi -si on pouvait appeler son dandinement comme ça-, pourtant rien n'y faisait, elle avait hâte d'arriver jusqu'au comptoir. Hélas ce n'était que la moitié... Un regard vers Peter qui ne l'a quittait pas des yeux. Un sourire complice entre deux paroles et voilà qu'elle était de nouveau motivée. Son numéro manquait un peu de magie peut-être ? Tant pis, à la place Rachel décidait de descendre de scène pour venir se balader parmi les invités déjà présent. Elle fit son show devant des hommes séduisants, alla caresser le bras du propriétaire -bah oui, c'était un peu sa soirée-, pris place sur des chaises libres, embrassa Peter sur la joue. Rachel balança sa jambe en l'air et puis zouuuuu, voilà qu'elle repartait sur le milieu de la scène pour tenir la note en secouant son buste. Un dernier pas. Un sourire séducteur lancé au public et enfin... la fin de la chanson !

La sorcière salua un peu le public, envoya un nouveau baisé à son homme qui venait de lui jeter un bouquet de fleur et s'inclina, trop heureuse d'avoir enfin terminée. La vie d'artiste... ce n'était pas pour elle il fallait croire. Rachel pris néanmoins le temps de rester encore un peu. Artemis l'avait annoncé, un petit mot pour le remercier ne serait pas de trop. Elle s'exprima alors, à l'aide du même sonorus qui lui avait permis de chanté sans micro.

- Merci à tous, vous êtes adorables ! Je voulais profiter de ce petite moment de gloire pour souhaiter la bienvenue à Artemis Lhow et à son équipe dans le monde des affaires, c'est un réel plaisir de travailler avec eux. Vous allez voir, il y a de belles pépites de talents dans les coulisses qui vous éblouirons surement ! Bonne soirée à tous !
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Lïnwe Felagünd
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LégendeGryffondor
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Re: La Scène

Message par : Lïnwe Felagünd, Mer 21 Nov 2018, 16:42


PERFORMANCES

Un souffle chaud au creux des paumes rassemblées en prière. L'artisanat dans les mains. Des doigts de fée opportuns. La musique se fait. Se tisse et se défait au rythme cascadeur du temps ir-régulier. Lïnwe attend patiemment son tour dans les coulisses. Son corps est là, attentif. Alors que son esprit divague ailleurs, dans une concentration supérieure - presque divine, inexprimable. C'est dommage, parce que Rachel introduit plutôt bien les artistes, danseurs et musiciens.

L'invitation sur la scène se fait presque naturellement. Le sang-mêlé, de sa démarche lente et lascive même - attend qu'on l'applaudisse, qu'on l'observe, l'analyse et le polisse sous quelques commentaires déroutants. Un regard plongeant sur l'ensemble de l'assemblée particulièrement calme pour un soir d'ouverture. Un raclement de gorge, intime, entraîne la position des mains légères au-dessus des touches. Inspiration. Expiration. Inspiration. Un refrain que les danseurs comme Lius ne connaissent que trop bien.

C'est que la gestion du corps, les gestes, la respiration... ont leur importance. C'est une source d'inspiration pour l'interprète. Le mouvement influe sur la musique bien avant la technique, principe mécanique du musicien trop rapide. — Plus l'attente est longue, plus le désir est grand et le cœur émouvant.

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Élius Askin
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Préfet(e)/Serpentard
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Re: La Scène

Message par : Élius Askin, Sam 08 Déc 2018, 13:04


L.A. de Lïn & Jade
Contenu explicite


La douleur est insidieuse, perfide - comme une coupure de papier, comme un millier d'entailles que je lave deux fois par jour pour ensuite les frotter sur tous les crépis rencontrés. Chaque pore, chaque brèche, écarlate d'amour, rugit sa dépendance à mes ongles, consumés de les avoir labouré tout l'été. Agrippant le rideau avec l'impatience d'un gamin qui aurait envie de pisser, mes doigts cèdent et s'enfilent un à un sous l'élastique du pantalon. Mais gratter enflamme davantage deux jambes trépignantes de lécher le parquet ciré et d'un geste, je dévoile la scène.


Les projecteurs n'éblouissent plus l'enfant du cabaret, ou juste quelques secondes ; le temps pour moi de distinguer ta silhouette tournée vers la salle. Tu t'apprêtais à chanter Jade, seulement j'en ai décidé autrement. Un regard barbouillé de khôl cherche la promesse du pianiste - et la trouve, soumise aux phalanges virtuoses qui modifient déjà le tempo prévu pour tes vocalises avortées.


Depuis mes pieds jusqu'à la virgule de ma mèche bouclée se répand l'énergie d'un public hébété. Qui est le môme surgi de l'ombre, habillé d'un unique pantalon et une centaine de griffures incandescentes ? Voyez sa gueule d'artiste malade cernée au crayon noir, toussotez devant l'interruption inconvenante, chuchotez votre gêne à gauche ou à droite. Nourri par vos réactions, j'inspire l'air feutré en direction de ton corps de poupée apprêtée.


— Viens. Ne retiens pas ce squelette qui t'ordonne de danser. Le musicien s'envole déjà, il suffit d'oser déployer les pétales de ta robe jaune pour le suivre. Alors viens, attrape ma main, laisse les notes frapper tes talons et fais-moi confiance. Soulevé par ta timide commissure, mon menton opine le décompte. Trois, deux, un, ça va commencer.


Très vite, le démon des planches reprend ses droits sur mes mouvements. Une incontrôlable frénésie entraine l'improvisation au creux d'un diabolique tourbillon. Ton talent s'exprime aussi, guidé par mon assurance innée. À croire que tes peurs sont ligotées sous les fils du marionnettiste attentionné que je suis. Rapidement, les esprits s'épousent ; parfait unisson, équilibre trouvé.


Ne reste qu'à peindre un nouveau tableau ; dripping de l'être envouté par la musique. Invoquées sous la lumière dorée, les sensations renaissent au creux de mes entrailles bousculées. Des émotions trop fortes pour rester enfermées derrière l'épiderme fragile. Bientôt, ma peau se brisera comme une porcelaine usée, je sens déjà certaines fissures se creuser.


Sans arrêter la chorégraphie, un rictus secoue mon thorax prêt à se laisser envahir. Quelque chose va arriver, et ce sera ce soir, sur la scène de l'Occamy. Chacun des rouages d'Enfolie s’enclenche à mesure que j'abandonne toute raison, que je t'abandonne toi, que j'expulse un grand rire saccadé. La baudruche tendue à son maximum ne tardera pas à exploser. Le piano se tait un instant, avant d'expirer à son tour la démence ambiante.


Amusez-vous de l'adolescent qui tirebouchonne son allure habituellement parfaitement étirée. L'attitude n'est plus maitrisée, le contour est tiraillé. Ses grimaces s'accompagnent de sursauts, ultimes efforts pour vomir cette métamorphomagie qu'il est loin d'avoir identifiée. Soudain des plumes hérissent son dos courbés, duvet charbonneux - Odile s'empare de l'échine arrondie, inverse les rôles et fait du Serpent la proie d'un Cygne dévorant.


Du rouge qui imbibe désormais mes cheveux, je ne ressens qu'une vive délivrance. De mes iris qui se colorent, je n'ai que vos clameurs pour témoigner. À l'intérieur tout n'est qu'un stroboscope remuant mes viscères entre nausées et éclaboussures. Je ne vois pas, ne comprends pas, me contente d'éprouver la décharge provoquée par le phénomène. Il aura fallu une vision. Celle, inattendue, d'un spectre enterré (Arty) pour me faire quitter le décor prématurément.
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Jade Wilder
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Re: La Scène

Message par : Jade Wilder, Dim 09 Déc 2018, 20:25


Before

C'était difficile. Beaucoup trop difficile. Une respiration qui faisait tout ce que le cerveau de Jade voulait. Elle aurait tellement voulu se calmer, parvenir à reprendre le contrôle de ses gestes mais le fait est que les longues minutes de cent pas dans les coulisses n'avaient pas vraiment calmé les choses. Elle avait même changé de tenue, revêtu une robe jaune pour bien faire les choses, plus légère aussi, proportionnelle avec la chaleur qu'elle pensait ressentir. Pourtant, elle ne pouvait attendre plus, elle allait devoir chanter. Pas incertains vers la scène, vers ce qui représentait une épreuve autant qu'un besoin, qu'un plaisir. L'idée qu'elle puisse se ramasser en beauté lui donnait des sueurs froides, plus encore que de craquer là, seule, dans les coulisses. Décevoir les quelques personnes qui comptaient et qui l'attendaient. Se décevoir elle-même, car elle chantait pour elle avant tout. Inspirer lentement pour ne pas voir flou en arrivant sur scène, elle aurait été capable d'en tomber, de perdre pied et de finir tout simplement à genoux devant une salle entière. Quelques instants encore, pour fermer les yeux et imaginer le regard de sa mère, ses encouragements. Il était temps. Serrant le poing pour concentrer sa force quelque part, Jade avança lentement. Automate qui retrouverait ses réflexes une fois le micro en main. Mais alors que ses pointes foulaient le bois, elle ne pouvait se douter que quelqu'un d'autre en déciderait autrement.


During

Les lumières étaient dirigées vers elle, puissantes. On s'y habitue, ses premiers pas sur scène avaient été déstabilisants à cause de ça. Ne pas pouvoir voir correctement ceux qui se trouvaient là, ceux qui en revanche, pouvaient voir chaque détail, chaque déformation de stress sur le visage. Mais pour une fois, la lumière ne la dérangeait pas au contraire. Ça la rassurait même, nul besoin de chercher le regard de l'envolée, ou celui de l'inaccessible, ou encore celui de la confiance peut-être trop prématurée, qui sait. Celui de la soeur confiance brisée ou de la dorée fanée. Juste elle et la musique qui s'élèverait sur des notes qu'elle connaissait si bien. Mais la musique n'était pas celle qu'elle connaissait, un tout autre rythme prenait place, interrogeant du regard le pianiste avant de déceler un autre invité sur scène. Élius ? Qui semblait bien plus perturbé qu'elle encore, ce qui était exceptionnel. Et une demande ressemblant plus à une sommation, de le rejoindre lui. Dans la danse.

— Viens. Viens, fais-moi confiance.

Incompréhension d'abord. Hésitation et tentation aussi, de quitter la scène pour remettre ses idées en place. A force de tergiverser, s'était-elle trompée d'ordre de passage ? Pensées qui défilent, et petit à petit, elle comprit. Elle ne s'était pas trompée mais lui voulait danser. Avec elle. Crainte soudaine, car danser, elle savait le faire. Mais l'entrainement lui manquait, surtout avec un tel partenaire. Elle le savait doué, bien plus qu'elle, comment était-elle sensée rivaliser sans entrainement, sans prévision ? Prévoir les choses était dans ses habitudes, les improviser pas du tout. Alors, paniquer un peu, avant de suivre finalement. Parce-que bêtement, elle n'avait pas pour habitude d'abandonner les gens. Mais alors que la musique prenait de l'ampleur, ses craintes aussi. Entrainer quelqu'un d'autre dans sa chute ne lui plaisait pas comme idée et pourtant ça risquait d'arriver.

La danse, symbole même de sa mère, talentueuse danseuse. Admiration qui n'était pas dissimulée par l'enfant qu'elle était, les yeux brillants en voyant les fines jambes effectuer de compliquées figures. Jamais elle ne s'était sentie à la hauteur d'un tel exemple. Et ce soir, elle ne se sentait pas légitime de s'y essayer. Pourtant, suivre la musique, y adapter ses pas au rythme imposé par le serpent roi. Des pas calculés, guidés par ses pieds plus que par son propre esprit. Et s'abandonner au rythme et aux bras d'un garçon qu'elle connaissait à peine, dans une danse réelle qui semblait vitale pour lui, géniale pour elle. Comprendre d'où venait cet instinct lui était compliqué. Et après quelques portés, se retrouver un peu plus loin de la scène, dans une demi-pénombre qui l'arrangeait. Pas maitrisés par une expérience trop longtemps abandonnée, loin d'être parfaits alors. Mais enfin oublier un peu qu'être raisonnable était son crédo. Partiellement cachée par une lumière qui se voulait tamisée, elle fut néanmoins bien placée pour voir ce qu'il se passait du côté d'Élius. Incompréhension totale, face à ce spectacle bien particulier. Une aide apportée, alors que la musique se coupait, par une présence dont elle ne voulait pas et qui s'enfuit aussi vite qu'elle était arrivée, emmenant avec elle celui avec qui elle avait partagé une danse défouloir. Et puisqu'elle ne savait quoi faire, profiter des projecteurs amenuisant leurs étincelles pour retourner dans les coulisses.


After

L'esprit perdu, à la recherche d'une explication cohérente. Élius n'était plus là, semblant même avoir quitté l'Occamy Doré. Peut-être que pour les autres, cela passerait pour de la comédie. Un spectacle bien rôdé, destiné à clôturer un numéro en beauté. Peut-être, ou peut-être pas. En attendant, plus rien n'était sensée la séparer de scène mais elle avait besoin d'un instant pour reprendre ses esprits correctement. Elle ne savait pas ce qui était arrivé exactement au serpent. Pas qu'elle s'en fichait, mais sa haine viscérale envers le sauveur du vert ne pouvait que l'empêcher de se jeter à corps perdu au dehors pour répondre à ses questions. Et vérifier, en soi, qu'il allait tout de même bien. Et puis avouons le, il n'y avait pas qu'Arty. Elle avait promis un chant et n'avait pu s'y tenir jusque là. Doutant qu'un autre garçon en mal de danse ne viendrait lui quémander sa compagnie, l'Italienne inspira doucement. The show must go on n'est-ce pas, et il fallait reprendre malgré tout. Alors cette fois, un peu moins désaccordée, elle s'avança sur scène, plissa les yeux face à la lumière à nouveau, dont les pupilles s'étaient encore habituées à l'absence pendant cette entracte. Cette fois, c'était bien à elle. Et comme un peu plus tôt, s'avancer sur la scène en espérant que tout allait bien se passer. Elle venait de danser, quasiment sans entrainement et avec un type qu'elle ne connaissait qu'à peine. Au moins, faire confiance à sa voix ne devrait pas être trop compliqué. Ahah, drôle cette blague.

Inspirant lentement, la blondinette observa la lumière, comme une amie qui l'appelait. Puisqu'elle ne pouvait se concentrer que sur ça, autant en profiter. Sans se brûler les pupilles tout de même. Doucement, contact de ses doigts contre la paume de ses mains, contact frileux sans froid, frisson d'appréhension mais aussi d'excitation. Chanter était une passion, elle ne devait pas oublier ça, se laisser porter par ce fait et uniquement celui-là.

Song:
 

Les notes grimpent au piano, font battre son coeur à l'unisson pour que ses mots s'y adaptent et que sa voix s'élève, d'abord hésitante mais pourtant précise devant une chanson qu'elle connaissait si bien pour l'avoir tant répétée, tant préparée. Et alors que sa voix commençait par des notes peu élevées d'abord, elle lança un regard vers la salle, dirigé vers des gens qui peut-être le verront, se reconnaitront, comprendront.


Et alors que la musique en elle-même s'alliait aux notes du piano, sa voix se faisait plus appuyée, plus travaillée, comme elle l'avait souhaité. Fermer les yeux lorsque le texte devient trop difficile à supporter sans se laisser porter par la chanson elle-même. Utiliser tout ce qu'elle ressentait pour le chanter, l'exprimer, donner une réelle signification à ce qu'elle voulait faire, réussir, vaincre.


Monter d'intensité lorsqu'on en a besoin, quand la chanson le demande aussi, couplet qui voulait tant dire, refrain qui conte une histoire et sa voix qui accompagnait tout cela dans une mélodie qu'elle espérait à la hauteur. Ça ne serait jamais à la hauteur de ses propres attentes, mais juste à cet instant ça suffisait à son coeur qui avait un tel besoin d'expression. Et l'explosion.


Élever la voix, élever les notes, autant qu'elle le pouvait, autant qu'elle y avait travaillé pendant des heures. Sa voix avait évolué, grandit, lui plaisait déjà bien plus qu'auparavant. De nouveaux répertoires s'ouvraient à elle mais pour l'heure, une seule chanson comptait et tout ce qu'elle signifiait avec. Monter les notes vers des horizons inconnus, lui donner un sens, une libération enfin. Oublier l'appréhension de toutes ces semaines en une chanson, en quelques notes. Un cri vers le Monde qui lui en faisait baver mais qu'elle était obligée d'affronter. C'était sa façon à elle de le faire, de se libérer de ces chaines. Et après une dernière note, plus élevée encore, sentir la musique s'apaiser, les vibrations qui s'amenuisent et peu à peu, le calme retrouvé.

Il ne durerait pas longtemps, elle le savait. Alors l'espace de quelques secondes, savourer ce moment, laisser une perle couler sur sa joue.Puis après un nouveau regard, quitter la scène.
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Re: La Scène

Message par : Lïnwe Felagünd, Dim 13 Jan 2019, 12:53


PERFORMANCES

Le regard abandonné tantôt sur le piano - ce clavier en noir et blanc, tantôt sur les interprètes de l'autre côté de la scène. Ils brillent dans la lumière tamisée de l'Occamy. Jade hésite, tandis qu'Élius transpire déjà. Lui ne lâche jamais cette tension, les mains qui contrôlent l'espace sonore. Mais il ne peut qu'admirer les deux danseurs. Parfois, il ferme les yeux. Il ferme les yeux, penseur. Les cadences s'agitent toutes les huit carrures bordées d'un classicisme traditionnel mais toujours appréciable. De quoi appréhender au mieux le pas de danse final.

Sans vraiment le savoir, il a toujours aimé être jugé de la tête aux pieds par des inconnus insensés. Il prend plaisir à démontrer son talent. Partager aussi, car la communication est chose indispensable dans le milieu artistique. Une certaine transmission, par les notes, la mélodie parfois rythmée parfois irrégulière, libre d'exister. Des milliers de choix s'offrent à chaque instant, quand ses doigts se soulèvent un à un. Ils s'établissent alors en une figure géométrique. Eux aussi, offrent un ballet aux spectateurs.

Il vit la musique comme un athlète qui court le cent mètres. Il jouerait sa propre vie sur un mode. Chaque émotion peut correspondre à une touche, une note, une gamme, une tonalité. — Les cheveux du russe changent de couleur et optent pour le rouge colérique ou trop amoureux, trop honteux pour rester sur scène. Le parquet grince et il s'invente une sortie. Sortie qui n'était pas forcément prévue de base, d'ailleurs. Comme Jade qui danse. Il y a une certaine improvisation qui se créée dans l'instant, et c'est aussi ça qui le motive.

Prélude
Et fin du premier mouvement.


Pour ne pas produire un blanc, malaise certain du côté public, le garçon s'invente un intermède assez bref. Il n'aurait pas fallu beaucoup de temps à la Poufsouffle pour revenir sur scène. Une bonne chose. Elle a l'air plus à l'aise qu'au début. Sourire non-forcé, qui ne se veut pas trop encourageant non plus. Une certaine dignité. Mais aussi une confiance accordée à la chanteuse. Ils avaient répété ensemble juste avant. Le second mouvement est plus lent. Cela ne veut pas dire qu'il est terne ou mélancolique. Il se veut plus intime. Mais aussi prenant que si l'on plongeait la tête sous dix mille émotions différentes. Ça prend aux tripes comme on aime une personne pour la première fois.

Tension à son paroxysme, vers la note la plus haute pour la fille : monte au sommet.
Il n'y aura que deux grandes parties aujourd'hui.  

Elle aussi, quitte finalement le plancher artificiel.
Se lève également, rejoindre le devant de la scène avant de saluer.

S'demandant où était passé Lius.
Une intention particulière. Qui vient de l'intérieur.
Vibre sa poitrine.
Quelque chose qui lui susurre des mots durs.
Y'avait un problème.

C'était aussi ça,
le monde artistique.

HRP : j'imagine Fin du RP — départ de Lïnwe de la scène.

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Re: La Scène

Message par : Élius Askin, Dim 03 Mar 2019, 23:53


Casse-Noisette
Avec l'équipe artistique de l'Occamy Doré

Spectacle, 16 ans.
RP précèdent : Stage de transplanage
L.A. des participants




Les pavés boivent doucement la solitude sombre du ciel hivernal. Hâtez vos semelles sur le Chemin Traversant, poussez la lourde porte de notre boîte à musique et réchauffez vos panses à coup d'esthétique bien huilée. Aucun doute quand chaque lamelle de zinc imprime sa note dans la grande salle ; le spectacle va commencer ! Mais pour le moment, un épais rideau bordé de franges ferme l'unique paupière du cabaret. Il est difficile d'imaginer l'embrasement dévorant les loges depuis votre confortable siège et pourtant...


Derrière, on danse déjà entre costumes et décors. À plusieurs reprises, les sortilèges autorisés lèchent la scène pour finir de tout préparer jusqu'à l'apparition attendue (Arte). Bien-sûr, je m'applique à donner les dernières directives - un vrai plaisir. Échauffe tes chevilles par là, resserre ce nœud par ici et un bisou aussi. L'index qui pointait ma joue se déporte ensuite sur mes lèvres - mimant l'ordre du silence à tous, puis vers le Musicien (Lïn) et ses instruments ensorcelés. Des coulisses, il remplace le cliquetis trébuchant tandis que le tableau se dévoile à vous...


Il s'agit d'un intérieur anglais. Sur les planches sont hissés trois murs en carton tapissés d'enluminures. À travers les fausses fenêtres tombe la neige que les convives observent en chuchotant, ou peut être, en chantonnant, qui sait. Une certaine légèreté flotte dans l'air festif de cette soirée de Noël, comme semble l'indiquer le sapin richement étoffé. Même l'impressionnante horloge glousse en rythme avec les notes. Quelques adultes représentés par des pantins animés, pas mal d'enfants, dont deux ont l'air d'être vrais. Peut-être sont-ils les premiers artistes que vous verrez ce soir ? Mais m'aviez-vous au moins remarqué, dans mon déguisement d'oncle bedonnant ?
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Jade Wilder
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Re: La Scène

Message par : Jade Wilder, Dim 10 Mar 2019, 17:01


Ce RP a lieu après la fugue de Jade.
LA des différents artistes autorisé, ils ont le mien pour le spectacle.



Prunelles, fixées sur un reflet qu'on connait si bien, mais nous ressemble si peu. Spectre du passé, difficile de s'y identifier. "Tu ressembles à ta mère" qu'ils disaient tous, à croire qu'ils n'avaient jamais menti. Jouer un rôle n'avait jamais semblé aussi facile qu'en cette soirée et pourtant, Dieu sait que Jade avait toujours bien porté les masques. Pas de masque en papier pour cette fois, juste une belle robe, des pointes qui lui paraissaient trop grandes et pourtant à sa taille, et un peu de maquillage. Quelques boucles aussi, coiffure typique qui ne demandait pas trop d'efforts, nœuds et rubans, qu'ils soient simple décoration ou utiles à la suite des évènements.

Oui, il y avait une suite, difficile de l'oublier, mais plutôt aisé en fait quand on se perd dans ses pensées. Qui sait depuis combien de temps elle s'observait, seule face au miroir, seule face à elle-même. Cela tranchait radicalement avec la fièvre qui régnait dans les coulisses. Ne vous y trompez pas, elle était en plein stress également, c'est sans doute pourquoi se perdre dans une chose aussi futile et pourtant importante qu'un reflet. L'image qu'on renvoie, que les autres ont l'occasion d'apercevoir et pourtant, elle savait aussi parfaitement que ce qu'elle voyait ne ressemblait en rien à la réalité. Reflet déformé par de noires idées, passé récent ou plus éloigné, des marques invisibles ou cachées par le tissu et une idée de soi qu'on ne peut que trouver négative. Qu'elle était éprouvante, l'idée de monter sur scène. D'être exposée aux projecteurs et surtout aux regards extérieurs, quand l'attention avait déjà été bien trop centrée sur elle bien avant le spectacle. Pourtant, la jeune fille savait aussi que monter sur scène lui ferait du bien. Lui permettrait d'oublier, l'espace d'un spectacle, de se prendre pour quelqu'un d'autre. Quelqu'un qui vit des choses incroyables et dont l'histoire finit bien. Quelqu'un qu'elle aurait voulu être et qu'elle deviendrait, pour un soir. Sortie d'une torpeur un peu longue sans doute, mais nécessaire. Ne serait-ce que pour ne pas fuir loin de tout cela.

Cette fois, pas d'improvisation. Elle s'était entrainée jusque tard dans l'après-midi, pour pouvoir être prête. Pour se sentir prête, bien que ça ne soit toujours pas le cas. Impossible de se sentir à la hauteur, de ne pas avoir peur de foirer. Un rôle important, une discipline principale pour laquelle elle ne se considérait pas aussi douée que celle qui lui avait donné la vie... et pourtant, une véritable envie de se lancer dans cette aventure. De toute façon, il était trop tard pour faire marche arrière. Inspiration, paupières closes quelques secondes et enfin, bouger vers ce spectacle qui ne demandait qu'à s'animer. La magie régnait déjà, avant même que le rideau ne s'ouvre. Drôle de voir que ça parvenait encore à l'émerveiller alors que la magie la dégoûtait presque. Suivre les instructions puis le meneur de la troupe vers un placement d'abord sans sens. Jusqu'à ce que l'annonce soit faite et que le rideau se lève.

Elle était une enfant, pleine de rêves dans les yeux et d'espoirs dans le coeur. Les projecteurs laissaient la scène s'épanouir, les mannequins s'animer, l'histoire se dérouler. Un décor de Noël, dans une maison plus merveilleuse que bien des foyers, mais aussi rayonnant lors de cette période si animée. Il faut dire que les lieux avaient été préparés pour l'occasion, une partie de la journée ayant été consacrée à la décoration des différentes pièces et l'organisation de cette soirée si particulière. Le sapin lui, avait été dressé depuis un petit moment déjà, rayonnant de splendeur. Et au coeur de tout ça, les invités. Du monde, beaucoup de gens qui s'agitent dans une demeure souvent bien plus vide, les discussions des adultes et les amusements des enfants. La musique déjà, a pris sa place maitresse, menée par les habilités du pianiste. Et faisant naitre, cette envie inexplicable de danser. De se laisser aller et d'oublier qu'il y avait un public. Clara n'avait aucun public pour l'observer, juste une famille et des invités moins animés, moins passionnés. Et sans trop penser, laisser ses pieds la guider pour une danse joyeuse aux côtés des autres enfants et de son frère, Fritz.

Le costume d'Erika était bien pensé et le fait qu'elle soit un peu plus petite que la blonde était un avantage. Fritz était un personnage insupportable aux yeux de l'Italienne, un enfant à qui on n'a pas apprit les fondamentaux. Ne restait plus qu'à s'imprégner de son talent. Elle qui savait si bien danser menait déjà leur ballet, Clara était plus âgée, supposément plus entrainée, mais même un oeil peu attentif pouvait constater des erreurs de son côté. Tant pis, la jeune fille aurait deux pieds gauches dans cette version de l'histoire.

Auprès des autres enfants, attendre le moment préféré de beaucoup. Les cadeaux, promis et espérés. D'un pas léger, Clara rejoignait Fritz pour fêter ce moment si particulier, patienter aussi, les enfants sont si pressés. Mais d'un côté, comment nier qu'elle l'était aussi ? Elle aimait beaucoup son oncle malgré sa sévérité et les cadeaux qui défilaient sous ses yeux ne pouvaient qu'attirer ses rêves de presque adulte mais encore trop enfant. Poupées et soldats par-ci par-là, tenues de soie et d'hiver pour affronter les flocons qui semblaient tomber massivement au dehors, de quoi danser et se déguiser, se parer de bijoux pour les plus âgés et toutes merveilles qu'on aime tant découvrir au pied du sapin. Fritz avait droit à sa surprise lui aussi, une sorte de peluche que Clara trouvait assez vilaine. L'enfant était content, voilà bien le plus important. Et alors, une autre idée naquit, déception assez peu dissimulée. Elle n'avait rien eu encore. Alors d'un pas peu assuré, s'approcher sans demander, attendre son tour. Que pouvait-il bien lui avoir réservé ?

Élius était particulièrement doué. Jade l'avait déjà constaté il y a un bon moment et son talent se révélait si facile sur scène. Elle en était admirative, et peut-être un peu envieuse aussi. Son regard était sans doute biaisé, mais la demoiselle ne se trouvait pas aussi talentueuse. Certainement pas avec son corps en tout cas. Élius et Erika, respectivement Drosselmeyer et Fritz, se mouvaient avec une facilité déconcertante. Elle devait paraitre bien gauche à côté, malgré tous ses entrainements, sa spécialité restait le chant. Mais l'attention alors, était centrée sur Élius. Dans toute sa théâtralité, il parvenait à installer une attente du cadeau tant désiré.

L'oncle Drosselmeyer ne semblait pas fouiller dans ce sac d'où sortaient les merveilles et finalement, le cadeau vint d'ailleurs. Et pas n'importe lequel. Dans une présentation en fanfare, un grande boite à musique était amenée dans la pièce. Elle lui paraissait énorme en tout cas, par rapport aux autres paquets surtout. A taille humaine en tout cas. Les yeux pétillants, Clara s'en approchait, ses pas la guidaient, curiosité peu dissimulée également. Déjà, un immense sourire s'était placé sur ses lèvres, celui-ci n'était même pas joué. Envie d'ouvrir, de découvrir et après que son oncle lui ait fait signe de reculer, la façade avant s'ouvre pour découvrir ce qui devait être finalement son cadeau. Un casse-noisette, à qui l'uniforme allait à la perfection. Arme à la taille, bras désarticulés, le jouet avait de quoi faire rêver. Sa musique, plus rythmée, donnait le ton de ses futurs combats, des heures de jeu qui l'attendaient. Et d'un air joyeux, Clara ne pouvait s'empêcher de danser, se réservant le droit de chasser quiconque voudrait s'en prendre à son précieux cadeau, les prunelles brillantes d'une admiration à peine jouée.

Le musicien semblait à l'aise sur scène. Pour le moment assez peu animé, il avait un air impressionnant qui ne pouvait qu'aider à jouer la surprise et l'émerveillement, qu'on connaisse le costume ou non. Parallèlement à son personnage, Lïnwe guidait la petite armée d'artiste par son propre talent, les notes glissaient et rythmaient une scène qui bientôt prendrait fin, après une parade fière. Mais son véritable rôle ne s'animerait que plus tard. D'abord, il restait à achever ce qui avait été débuté.

La soirée était bien avancée et les enfants peu à peu ne pouvaient lutter contre la fatigue. Chacun aurait voulu continuer à profiter de son jouet, Clara comprise, mais l'irrémédiable raison des responsables finit par gagner la lutte. Les invités s'en allaient de la demeure, rejoignant leur propre chez eux, pour retrouver au matin les présents qui étaient leurs. Les lumières s'estompaient, légèrement, nuit qui tombe et demeure qui s'endort. Mais Clara trainait innocemment pour rester au salon, profitant de ce moment pour admirer son casse-noisette loin des regards. Et de quelques pas avancer, quelques notes de piano s’élèvent, entrainant comme si cela allait de soi une mélodie nostalgique s'élève de ses lèvres, douce puis plus puissante, comme elle aimait tant le faire.




Observer les différents jouets, laissés dans une étagère jusqu'au lendemain. L'enfance et l'innocence qu'ils représentaient. Cette soirée si précieuse qu'elle affectionnait tant et qui restait l'une de ses favorites. Le sapin qui ne cesserait de briller cette nuit, guide sans limite, toujours présent au matin. Et puis se rapprocher du casse-noisette, ce même sourire sur le visage. Qui sait pourquoi exactement, ce cadeau représentait beaucoup. Son oncle avait toujours su comment la gâter, comment développer son imagination sans limites. Le casse-noisette ne ressemblait à aucun autre cadeau, il était unique et une lueur toute particulière semblait briller dans ses yeux pourtant inanimés. Déjà, l'impatience d'être au lendemain se fait sentir, intensité dans la voix qui s'élève, jusqu'aux dernières notes plus puissantes ou en un tourbillon sur elle-même, elle laissait son bonheur du moment s'exprimer. Sentiment qui sur les dernières notes, laissait place à la fatigue, une bâillement et des bras étirés, alors que dans un dernier sourire et dernier regard jeté à son casse-noisette, elle quittait le salon pour rejoindre à son tour le royaume des rêves, laissant le grand jouet au milieu de la pièce. Là où il se tenait, immobile, jusqu'au lendemain... ou du moins, c'est ce qu'on croit lorsque la lumière s'estompe, ne laissant place qu'à un noir profond durant quelques secondes. Puis, doucement, quelques lumières éclairent partiellement le salon. La nuit règne, tout semble tranquille dans la belle demeure.
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Re: La Scène

Message par : April Lawrence, Lun 11 Mar 2019, 20:33







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L.A. du Casse-Noisette piqué :mm:

Sur scène, tu l’aperçois ce Casse-Noisette depuis les coulisses. Il te ramène, doucement, en enfance. Il te rappelle de vagues souvenirs dans lesquels tu vivais des aventures fabuleuses. Un jour, tu t’imaginais une fée, l’instant d’après, tu étais une Princesse et pour finir, tu étais devenue une sorcière des temps modernes... Les unes plus légendaires que les autres. Puis, ce qui te tire de tes songes, c’est l’animation du jeune Casse-Noisette. Tu le vois qui commence doucement à remuer, ce qui annonce ton entrée en scène. Pendant ce temps, tu en profites pour faire tes derniers ajustements de ton costume. Du regard camouflé par ton masque de Roi des rats, tu parcours la scène depuis les coulisses, jettes un rapide coup d’œil sur le public avant de déglutir une dernière fois. Autant, au cirque, tu y trouves un certain réconfort à te produire en public, autant dans ce rôle, c’est tout le contraire. Nerveuse, tu serres discrètement les points jusqu’à que tu te décides de mettre un pied devant l’autre et tu t’avances dans des gestes assez flippants. Tout en faisant ton entrée d’une façon des plus « fracassantes » en terme de frayeur générale, tu essayes d’y trouver là, un certain plaisir insoupçonné jusqu’à maintenant. Entre courbes complexes et articulations désarticulées, toi et tes partenaires de frayeurs, tu commences progressivement à investir l’espace, peu à peu. Pourtant, cette boule au ventre te glace le sang, tu te cambres pour cacher la douleur que tu ressens. Même si la pièce te plait, tu aimerais t’enfuir dans un trou de souris parce que tu as peur de mal faire ce rôle qui ne semble plus trop te convenir à l’heure d’aujourd’hui. Tu t’approches, pourtant du Casse-Noisette, le regardant de tes yeux bleu océan alors que ton masque cache toujours ton visage. Tu voudrais bien te mordre la lèvre ou la joue, mais tu prends sur toi pour faire ce que tu fais de mieux. Tu bouges en jouant les contorsionnistes autour de lui, comme c’était convenu en coulisse. Reste à voir si tu arriveras à garder « ton calme » jusqu’à la fin de ta scène.
 
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Re: La Scène

Message par : Lïnwe Felagünd, Mer 13 Mar 2019, 18:08


CASSE-NOISETTE
— LA DE NOUS.

Répétition longue et inquiétante. Travail d'orfèvre là-haut pendant que d'autres sirotent quelques alcools intimistes - percussions, cordes et cuivres retiennent leur souffle. Silence dans les coulisses. Seules les conversations des spectateurs tapissent les murs des loges. Les premières voix s'animent sur la scène. Silence dans la salle. Silence ! Ça commence.

Soldat rouge.
L'uniforme au vent.
Soupire.

Poupée de plomb
reste _ Cachée.


Il y a déjà ce noir absolu qui règne dans la boîte étrange. — La boîte étrange. — Quelque chose y prend vie. Chaleur du carton. Senteur de sapin, de papier cadeau et de déballage précoce de l'hiver froid. — Il s'était entraîné la veille, à ne plus cligner, ne plus bouger - les bras levés, baguettes en main qu'il tient fièrement comme deux épées. Un signal théâtral qui prétend son ouverture.

Ouverture militaire, qui tambourine sur sa caisse-claire.
Quelques nappages cuivrés tapissent la droiture rythmique qu'impose l'armée.


Automate, il perd ses notions, ses pulsions humaines. Regard levé sur un point fixe, une grande bouteille de gin qu'il aperçoit dans la salle. L'horizon ironique, le stabilise. L'Ordre Mécanique contrôle son corps avant qu'il ne contrôle le monde enchanté. Traits d'orchestre : les roulements se font de plus en plus lointain, comme perdu dans les montagnes qui n'ont que pour seule oreille un dernier écho du jour.

Soleil-glockenspiel transpire une dernière fois dans la salle. Avant que
La nuit ne tombe et les enfants s'endorment un peu plus loin.


C'est là que son jeu de comédien entre en scène. Élius lui avait suggéré quelques mouvements. Le miroir avait fait le reste. Dans certains cas, il se révélait être plus efficace que n'importe quel professeur. Les yeux écarquillés, il cligne pour la première fois - découvrant le nouveau monde devant lui. Il se dirige lentement vers son violoncelle en érable balkanique. L'archet tendue au-dessus de sa tête.

Une lance tendue au-dessus de sa tête.
Mais quelle armée ? Peu à peu le Roi des Souris
envahit la scène.

Une grande bataille éclate alors :
La Bataille de la Scène. Regard animal.

Et quand tout espoir est vain
il renaît soudain. Clara la géante fait fuir tous ses ennemis.

La métamorphose est rapide et magique
Quelques enluminures viennent l'enjoliver pendant la transformation.
L'uniforme rouge et sobre laisse place à un costume bleu et or.


Le Prince emmène Jade dans les coulisses. Fin du deuxième acte. Les spectateurs sourient, soufflent un coup et se permettent de prendre une bouchée avant d'admirer la prochaine scène, plutôt sucrée.
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Élius Askin
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Préfet(e)/Serpentard
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Spécialité(s) : Métamorphomage


Re: La Scène

Message par : Élius Askin, Aujourd'hui à 01:09






On avait égorgé plus d'une piñata pour créer l'hyperglycémie visuelle. À vous fendre les dents d'un seul coup d’œil tant la scène vomit son glucose dès le rideau tiré. Mille couleurs s'écrasent contre le palais enchanté de Confiturembourg, au Royaume des Délices. Et il en faudra du sucre, pour espérer rivaliser avec nos écœurants talents ce soir. Tout Honeydukes s'y est mis, à essayer d'enliser vos prunelles cependant...


Le Royaume des Délices à l'Occamy Doré :
 


...nichés sur un balcon, la belle (Jade) et son musicien (Lïn) jouent les spectateurs impliqués ♫ Tantôt accrochée aux bras virtuoses, tantôt pirouettant sur la balustrade, elle n'est plus préfète appliquée mais bien tournée vers l'éclosion de son personnage. La voix virevolte, légère, s'accroche aux lustres avant de saupoudrer l'assemblée émerveillée. Un ruban soulevé par la voix bleue ténor s'animant à ses côtés. L'étrange duo Italo-Norvégien injecte la cadence comme du rhum dans le baba.


Faites place ! Soudain martèlent le glaçage Royal une dizaine de silhouettes en papier ensorcelé menées par l'enchanteresque acrobate (April) Charmé, chaque détail du succulent décor prend vie à leur arrivée, révélant les rouages bien beurrés d'une mécanique entièrement dévouée aux imaginaires gourmands. Cascade de glucose, fontaine mielleuse, nuages guimauve et plumes fondantes rejoignent la haute voltige de vos sourcils ébahis.


Seulement, mes lapereaux, vos babines cristallisées, gardez-les pour moi. Car l'insuline va manquer lorsque Prince Orgeat embrassera la lumière, embrasera le spectacle de ses manières. Enrobé d'un costume aux paillettes éclatantes, je guide ma partenaire éblouie (Erika) jusqu'au centre du halo doré. Digne représentant du Royaume Délicieux, aucune folie ne résiste à mes heures entières d'entrainement et surtout pas le corps docile de la fée Dragée.


Enchaînée à mes mouvements comme la chantilly s'ébat autour du fouet, elle passe de pointes en soubresauts, étire sa colonne de meringue devant mon orgueil couronné. Ne plissez pas les paupières d'incertitude, c'est bien du plumage qui recouvre peu à peu mon front et mes avant-bras dénudés ; mais je ne le remarque pas, encore inconscient de l'étendue métamorphomagique m'habitant. Trop imprégné par la transe du moment, trop loin de la réalité. Il n'y a que le fondu au noir pour m'arrêter.
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Re: La Scène

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