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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
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Où étais-tu ? [Abandonné]
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Où étais-tu ? [Abandonné]
Zélie Hepburn, le  Mar 03 Déc 2019, 17:28



Saison 29 - Hiver
bon... je tente quelque chose, no judgement huhu
tu m'as manqué, love <3


Que fais-tu ici ? il fait froid, j'ai froid. Que fais-tu ici ? je rêverais d'être ailleurs, partout sauf sur ces dalles glacées ; elles sont si froides ces dalles ; j'attends mon coeur ; boum boum boum ; il me hurle de partir ; pourquoi je ne l'écoute pas ? parce qu'il le faut ; parce que ça fait bien trop longtemps et qu'on ne peut plus faire semblant ; qu'on ne peut plus se cacher sous des ouimaisjen'aipasletemps.

Les gens passent ; ils rigolent ; s'ils savaient ; s'ils savaient seulement ce pourquoi je suis là ; est-ce qu'ils viendraient m'aider ? me prendre dans leurs bras ? me rassurer ? j'ai rarement eu si peur de retrouver ce qui manquait à mon bonheur ; une âme ; des yeux malicieux ; des rires et des souvenirs ; il me manque ; ça fait bien longtemps qu'il me manque ; oui mais je n'ai pas le temps ; lui non plus ; ou alors c'est autre chose ? une chose que ni lui ni moi ne voulons comprendre. Il fallait que tu lui envois cette lettre, Zel ; il le fallait pour toi ; je ne sais pas ce qu'il s'est dit en reconnaissant mon écriture... "Oui mais je n'ai pas le temps" ? si ; cette fois, il avait le temps ; et moi aussi ; argh ! ça fait trop de temps que j'attends ici ; mes fesses sont gelées ; je pourrais me lever ; non... mes jambes se casseraient en deux comme deux spaghettis ; alors je reste assise ; à a temps dre.

Boum boum boum ; va-t-il venir ? j'aimerais qu'il vienne ; qu'on puisse s'expliquer, se retrouver ; non en fait, je ne veux pas ; qui vais-je retrouver ? aura-t-il changé ? vais-je le reconnaître ? est-ce lui là-bas au loin ? non trop grand ; où lui alors ? non trop gros ; où bien... boum boum boum.

Boum.

Je fonds ; je fonds à l'intérieur ; le rouge me monte aux joues et les larmes me montent aux yeux ; j'ai honte d'être dans un tel état, mais de là où il est, il ne me voit pas ; lève toi ! sèche ça ! respire ; il n'a pas changé ; il se rapproche, il n'a pas changé ; si, un peu en fait ; il a changé ; qu'est-ce qui a changé ? je ne sais pas ; je nous vois tous les deux, danser, rigoler ; ça fait si longtemps ; je ne sais plus faire la différence entre rêve et réalité ; il se rapproche ; il est là. Je le regarde ; il me regarde ; deux âmes perdues qui essayent de retrouver leur chemin.

Parle ! pour dire quoi ? parle ! ta voix déraille.

- Hey...  
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Re: Où étais-tu ? [Abandonné]
Artemis Wildsmith, le  Mer 04 Déc 2019, 17:10

♥
Libre arbitre échangé


Un curieux battement qui suit le salut de la Gryffondor, un instant où les pulsations se font rapides et fortes dans le silence hivernal. Juste avant que les lèvres du Blaireautin ne s’élargissent dans un radieux sourire de circonstance. Les jours semaines années avaient filé entre les deux amis et il était comme urgent de les arrêter – maintenant. Hey … d’abord une calme voix mimétique presque gênée tandis qu’il s’approche de la jeune fille jusqu’à l’éclatant cri de sympathie, Zézette ! qu’il n’avait pas prononcé depuis, depuis, les boucles ne s’en souviennent même pas. Elles s’agitent pour s’extraire de la léthargie du froid afin qu’il puisse prendre Zélie dans ses bras, la soulever, la serrer, la faire tourner et enfin lui coller un frais baiser contre sa joue. Formidable image de comédie romantique. Elle lui avait terriblement manqué. Arty en avait presque oublié qui il était la dernière fois qu’il s’était croisés-amusés. Peut-être même qu’il avait changé, mûri, grandi, et surtout, qu’en était-il d’elle ? Alooooors ? Qu’il enchaîne précipitamment à la manière des ça va ? qu’est-ce que tu deviens ? Tout en tapotant ses moufles l’une contre l’autre – se réchauffer. Il se trouve soudainement idiot bête de ne pas avoir proposé qu'ils se rejoignent à la chaleur des Trois Balais, plus tard peut-être. Pour le moment, simplement désigner un petit muret briqué où s'installer.

De son côté, les mots gambillaient sous son palais depuis qu'il avait reçu la lettre de l'Amie. Tellement de choses à raconter, à dévoiler, parce que s'il n'était pas de ceux qui donnaient régulièrement des nouvelles, il n'était pas non plus une personnalité à secrets. Cette irrésistible envie de s'épancher sur son histoire personnelle, trace discrète de sa mégalomanie, bien sûr, le besoin d'évoquer son évidemment épique destin. Mais il savait aussi partager, et tandis que ses moufles étreignent les mains froides de la brune - ne pas rompre le lien d'une proximité manquée - il renchérit : je veux absolument tout tout tout savoir ! Innocente vérité, pourquoi ça fait longtemps qu'on s'est pas vus ? et naïve interrogation. Lui n'avait pas vu le temps s'écouler, complètement emmêlé dans des péripéties qui l'avaient tout à la fois aspiré et recraché. Mais dans le tourbillon Charybdéen qu'était la vie du Wildsmith, il prendrait ici maintenant, d'exquises minutes pour lover-enraciner son regard sur le visage de Zélie qui s'était presque flouté dans ses souvenirs. Les moments de confession comme première étape, et alors, peut-être ensuite, ils reprendraient les joyeuses habitudes mouvementées - légendaires aventures.


Dernière édition par Artemis Wildsmith le Dim 26 Jan 2020, 11:26, édité 1 fois
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Re: Où étais-tu ? [Abandonné]
Zélie Hepburn, le  Mer 04 Déc 2019, 22:50




Je me mords la lèvre ; hey... ; moi qui me trouvais pathétique, je viens d'atteindre des sommets en la matière ; il me regarde ; j'avais oublié la couleur de ses yeux ; ils sont beaux ses yeux ; je me rappelle quand ils pétillaient. Pourquoi il ne me répond pas ? je peux peut-être encore partir en courant ? subite envie de vomir mes tripes ; il le prendra mal si je m'en vais en courant ? c'est ça ou je lui repeints ses chaussures.

— Hey...

Il m'a dit hey ! maintenant j'ai envie de rire ; on a pas tellement changé finalement ; deux êtres humains aussi pathétiques l'un que l'autre ; mais ni lui ni moi n'en avons quelque chose à faire ; c'est pour ça que je l'aime ; j'avais presque oublié ; je me rappelle quand...

— Zézette !

Un cri qui se répercute sur chaque petites parties de mon petit coeur de mon petit corps ; un cri qui me réchauffe ; si fort que j'en rougis ; mais arrête ! j'avais oublié ce que ça faisait, ce que ça signifiait ; un simple mot qui annonçait la couleur de tout ce qui allait suivre ; folles aventures, on en a vécu des folles aventures ! Ce temps où il me prenait dans ses bras, où il me serrait fort, où il me faisait virevolter ; ce temps, j'ai cette sensation enivrante de l'avoir retrouvé. Peut-être devrais-je songer à respirer de nouveau ? Comme en ce temps, il me prend la main, il me guide ; jusqu'à ce petit muret en pierre ; comme pour s'éloigner des éléments perturbateurs ; ce temps c'est notre temps ; rien qu'à nous.

Je respire ; mes idées tentent de se replacer dans leur tiroir respectif ; moi je le regarde ; tout savoir ; il n'y a rien à savoir ; j'ai disparu de la surface de cette terre ; une bulle dans laquelle je me suis cachée pendant quelque temps ; j'ai suivi mon train-train quotidien ; si bien qu'après un certain temps, on ne m'a plus vu ; j'avais disparu ; c'était chouette ; j'étais bien de ma petite bulle ;elle était confortable, sûre ; personne ne venait m'embêter et je n'embêtais personne ;  je fermais les yeux. Aujourd'hui, je regarde ; je le regarde ; où sont passées toutes nos aventures ?

— Tu m'as manqué. 

Il ne m'avait pas posé une question ? si ; peut-être ; mais j'avais choses plus importantes à dire avant.

— Je ne sais pas à vrai dire... C'est comme si j'avais passé ces derniers mois à rêver, à vivre une vie qui n'était pas réellement la mienne. Le temps est passé vite, trop vite. J'étais seule, mais tu vois... j'ai l'impression être devenue ma meilleure amie grâce à ça. Et ça c'est chouette ! Aujourd'hui je sais ce que je veux, je sais où aller. Enfin, je pense...

Les mots sortent de ma bouche ; surprise ; je m'écoute parler ; je suis surprise de m'entendre ; Arty me fait m'abandonner ; toujours ; Arty ; qui est-il ?

— Arty, et toi ? J'ai entendu tellement de choses à ton sujet, je ne savais plus démêler le vrai du faux. Lorsqu'on m'a dit que tu étais renvoyé, je n'y croyais pas... Tu as beaucoup de choses à me dire, je pense.
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Re: Où étais-tu ? [Abandonné]
Artemis Wildsmith, le  Sam 07 Déc 2019, 16:26

Il le voyait bien que ça n’était pas, ce n’avait pas été danse joyeuse que la vie de Zélie ces derniers temps, et tandis qu’il ne cessait de l’observer, il se demandait s’il devrait gratter longtemps son visage pour retrouver les traits de son amie explosive et aventurière – sûrement que non. Il se devait absolument d’être celui qui la ferait sortir de ce quotidien marionnette qui semblait avoir été le sien, il resserre sa main autour des doigts tout froids gelés de la Gryffondor, marquer sa présence pour elle, hocher la tête pour signifier aussi qu’il comprenait, qu’il savait être oreille attentive – parfois. Un mince sourire de soulagement de l’entendre être devenue plus sereine, paisible avec elle-même, avant que les boucles s’interrogent, faire le point, parce que c’est vrai quoi, et lui, Arty ?
Soudainement sa main quitte celle de la jeune fille afin qu’il puisse grimper rapidement sur le muret et débuter le spectacle de sa vie depuis qu’il ne l’avait vue. Tout ce que tu as entendu à mon sujet est VRAI. Vrai, il travaillait beaucoup à sa réputation – l’essence de sa mégalomanie. Viré de Poudlard pour incendie volontaire, les yeux s’élèvent flottent vers le ciel pour être certains de ne rater aucun événement important, morsure de loup-garou, il désigne sa jambe, passe tout de suite à autre chose comme si c’était un petit rien-du-tout, viré des Aurors pour incendie non-volontaire, il précise, c’est important. Mmm mmm, réflexion profonde à la recherche d’un autre quelque chose croustillant, garder des secrets n’était pas dans la personnalité du Wildsmith. Et maintenant je travaille là-bas ! L’index emmouflé montrant directement un des toits du village – les Trois Balais.

Voilà ! Elle savait tout. S’asseoir de nouveau brusquement à côté d’elle, rhaaaa tu m’as manqué aussi ! l’écrabouiller de nouveau fort fort fort entre ses bras et frotter doucement sa moufle sur son crâne, le bonheur des retrouvailles. Maintenant dis-moi, là, tout de suite, ici, présentement, saisir dorénavant ses deux épaules frêles, rien que de l’intensité absolument sérieuse dans le regard, Zézette, qu’est-ce que tu veux ? Où tu veux aller ? Oouuuvre le champ des possibles, grand mouvement des bras qui s’ouvrent autant que sa bouche radieuse, pas de limites, pas de restrictions, c’est parti ! Terrible et merveilleuse proposition Artyesque.
Parce que si le froid avait recouvert le pittoresque village, il était hors de question que les deux amis se frigorifient dans l’ennui. Et même s’il adorait discuter avec la Hepburn, le ventre du Wildsmith était dévoré par cette incroyable envie d’écrire le présent – immédiatement.
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Re: Où étais-tu ? [Abandonné]
Zélie Hepburn, le  Sam 07 Déc 2019, 18:14



Il me regarde ; il me sourit ; il me comprend.

— Tout ce que tu as entendu à mon sujet est VRAI.

Wait.. what ? tout est vrai ? tout est vrai ; je suis surprise ; je m'attendais à ce qu'il se défende ; qu'il m'explique par a + b qu'il n'était pas responsable ; que tout cela était un accident ; ou mieux, un mensonge monté de toutes pièces ;et puis sait-il seulement tout ce que j'ai entendu ?

— Viré de Poudlard pour incendie volontaire, morsure de loup-garou, viré des Aurors pour incendie non-volontaire, mmm mmm... Et maintenant je travaille là-bas ! Voilà ! Rhaaaa tu m’as manqué aussi ! Zézette, qu’est-ce que tu veux ? Où tu veux aller ? Oouuuvre le champ des possibles, pas de limites, pas de restrictions, c’est parti !

Wait.. what ? j'essaye d'imprimer chaque parole de celui que je pensais connaître sur le bout des doigts ; j'ignorais bien des choses sur lui ; mon cœur se sert ; je l'imagine traverser ces péripéties ; je m'imagine moi imaginer ce qu'il vivait à l'instant x ; il doit être en Antarctique, à faire du jet-ski avec les morses ; ses bêtises je m'en fiche pas mal ; ce qui me brise le cœur là maintenant, ce qui me marque, c'est l'image de la cicatrice ; cette cicatrice qui déchire son mollet ; morsure de loup-garou ; on avait blessé mon meilleur ami ; on l'avait condamné pour le restant de sa vie ; personne ne méritait une sentence pareille ; Arty ne méritait pas une sentence pareille ; je la sens, la colère ; cette colère qui bout en moi ; et je n'avais pas été là.

Je ne peux pas me contrôler ; les coups partent tous seuls ; je le frappe ; encore et encore ; du moins j'essaye ; je veux qu'il comprenne ; il ne peut pas jouer avec sa vie ainsi ; que deviendrais-je sans lui ?

— Espèce d'idiot ! Comment oses-tu me dire ça comme ça ! Comment tu oses ? Je t'aime moi Arty ! Moi, je tiens à ta vie ! TU N'AS PAS LE DROIT ! Tu n'as pas le droit ! Tu n'as... pas... le droit... 

Je tombe dans ses bras ; épuisée, apeurée ; silence ; nous cherchons tous deux à reprendre notre souffle ; je me terre dans ses bras ; je disparais.

— Désolée de t'avoir frappé... je sors du silence. — Ne m'abandonne plus, d'accord ? 

Je me détache de mon rocher ; j'y étais si bien pourtant ; je tente de me relever sans glisser sur le sol verglacé ; une main tendue, vers un ami.

— Marchons. Bon, je te propose quelque chose pour te faire pardonner : d'abord, tu vas m'offrir le plus gros sachet de bonbon que tu n'aies jamais acheté. Ensuite, je veux que tu me dises une chose sur toi que personne ne sait, que je l'apprenne de toi et rien que de toi. Et je te dirais peut-être ce qu'il s'est passé cet été de mon côté.


Dernière édition par Zélie Hepburn le Mar 10 Déc 2019, 19:00, édité 1 fois
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Re: Où étais-tu ? [Abandonné]
Artemis Wildsmith, le  Lun 09 Déc 2019, 15:46

On ne se rend jamais vraiment précisément compte de l’impact qu’on a sur le cœur des gens. Arty en faisait actuellement brillamment l’expérience, la bouche bée de la réaction de son amie, bien qu’il aurait du s’en douter, la révélation de la Lycanthropie ne s’écourtait généralement pas banalement. Mais ici trop occupé à encaisser les petits coups adorables portés par Zélie, et la déformation de son visage par la colère – la peur. N’importe qui d’autre qu’elle aurait connu la funeste répercussion de frapper ainsi le Wildsmith, pas elle. Parce que ses mots électrisent son cerveau inconscient, des paroles qui confirment l’amitié qui les liait. Alors il la prend dans ses bras, la serre contre lui murmurant des désolé penauds. Désolé de ne pas prendre sa propre vie au sérieux, presque. L’urgence de lui souffler dans les cheveux inquiets à quel point lui aussi tenait à elle, mais sa langue demeure toute entortillée de la surprise effarante qu’était la Gryffondor brièvement en rogne.
Ce n’est seulement lorsqu’elle se met en mouvement que les boucles du Diablotin se réveillent brusquement, des fourmis dans les racines. Il lui prend la main, sans broncher nullement. Accepter tout ce qu’elle voulait.

Remettre les nerfs en place avec cette petite marche méditative, il hoche la tête, les bonbons oui, les secrets oui, son histoire oui. Vers un simple magasin de bonbons sorcier, réfléchir, parce qu’en réalité, la requête était d’une complexité piquante. Zézette, j’ai pas trop de secrets, personnalité qui parlait de tout à n’importe qui sans aucune restriction ni filtres, la pipelette bouclée. Ah si ! S’illuminer tout en grimaçant, quelque chose qu’il n’avait jamais jamais dit à personne, faut que tu sois prête, parce que... parce qu’il n’avait, même pas une fois, parlé de ses aventures cadavériques avec la Rouge & Or, archi prête. Étrangement, les pas se font plus empressés tandis qu’il serre davantage la main de la Hepburn, embarrassé qu’elle parte en courant après ce qu’il lui dirait. D’abord les bonbons ! Oui, c’était mieux, quelque chose de sucré pour adoucir les paroles qu’elle aurait peut-être du mal à avaler. Reste là, je reviens. L’abandonner quelques instants, c’est qu’il n’avait pas l’intention de payer quoi que ce soit pour les kilos de confiseries qu’il embarquerait. Odette II étant toujours une complice loyale. Rapidement parcourir les rayons et faire déborder le sachet qui prend mille et une couleurs différentes – se régaler en passant, et finalement confondre le vendeur d’une baguette aiguisée pour s’éclipser immédiatement.

Voilà pour toi, tendre le paquet ouvert pour qu’elle chipe quelques bonbons avant de se remettre en route. Bon. La moufle se perd dans les boucles soudainement gênées, le Fripon n’étant pas tout à fait prêt, tant pis, il se jette. J’ai déjà tué quelqu’un. Oui d’accord, enfin, ce n’était pas non plus la révélation de l’année, enfin, ça tout le monde le sait ou se doute ou bref, c’pas ça le secret. Le secret c’est que mon tooouuut premier meurtre, celui pour lequel il s’imaginait briller de reconnaissance et de gloire, c’était un pauvre sorcier jardinier et j’pensais qu’il m’attaquait alors que pas-du-tout, un malentendu quoi. Une terrible humiliation incroyable pour le Wildsmith qui se rêvait chevaleresque chevalier, pas facile à confesser. La honte. Il soupire de son témoignage qu’il considère ridicule autant qu’il regarde attentivement les yeux de Zélie, marquer une pause dans la promenade, s’assurer qu’elle n’allait pas se mettre à fuir – il la rattraperait bien vite. Une solution, passer vite vite vite à autre chose : et toi, alors ? Un bonbon entre les crocs, délicieux.
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Re: Où étais-tu ? [Abandonné]
Zélie Hepburn, le  Mar 10 Déc 2019, 22:24



J'avais oublié ; oublié qu'Arty n'était pas comme les autres ; qu'Arty était Arty ; pour le meilleur et pour le pire ; qu'il avait un certain talent pour titiller sa grande Amie, la mort ; mais il ne pourra pas gagner éternellement la bataille ; un jour leur gueguerre prendra fin. Il semble surpris ; mes nerfs sont rarement dans un tel état, c'est vrai. Je me souviens d'une soirée ; une nuit ; l'ivresse ; une vieille bâtisse ; un piano ; et deux gamins, naïfs, innocents ; c'était une autre vie.

—Zézette, j’ai pas trop de secrets... non ? — Ah si ! Faut que tu sois prête, parce que... je lui souris ; quelque chose qu'il ne dira rien qu'à moi ; que je n'entendrai pas de la bouche d'un gamin à l'angle d'un couloir ; un gamin qui ne le connait même pas ; les rumeurs courent, trop vite. — ...archi prête. oui ? — D’abord les bonbons ! Reste là, je reviens.

Je me retrouve seule, à nouveau ; moi et toutes ces nouvelles ; je profite de ce break pour reprendre mes esprits ; faire le tri des informations ; remettre de l'ordre dans mon petit cœur malmené ; je n'ai plus froid à présent.

— Voilà pour toi, trésor que je m'empresse d'attraper ; "plus gros sachet de bonbon que tu n'aies jamais acheté" n'est pas rentré dans l'oreille d'un sourd. — Bon. hop! ravie de t'avoir connu, Malice Réglisse ! — J’ai déjà tué quelqu’un. Je manque de m'étouffer avec ma friandise ; je peux rigoler ? est-ce que ça passe si je rigole ? — Enfin, ça tout le monde le sait ou se doute ou bref, c’pas ça le secret. Le secret c’est que mon tooouuut premier meurtre, c’était un pauvre sorcier jardinier et j’pensais qu’il m’attaquait alors que pas-du-tout, un malentendu quoi. La honte. Et toi, alors ?

Voilà, je rigole ; je ne devrai pas ; un homme qui avait peut-être des enfants, des petits-enfants ; un homme qui avait sans doute encore beaucoup de choses à vivre ; ou pas ; mais je ris ; parce qu'Arty a ce don ; ce don de dédramatiser les pires horreurs ; enfant veut continuer à croire au Père Noël ; la vie est belle ; et la mort aussi.

— Tu es quand même unique en ton genre, Arty. J'accepte ce secret, pour le moins original. Moi du coup... Hum, à vrai dire, il ne s'est pas passé grand chose depuis qu'on s'est perdu de vue. Il y a peut-être une chose de croustillante... Il se pourrait que cet été, j'ai passé une soirée plutôt... agréable avec quelqu'un du personnel de Poudlard. Oups ?
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Re: Où étais-tu ? [Abandonné]
Artemis Wildsmith, le  Dim 15 Déc 2019, 10:55

Le plaisir de savourer les éclats de son rire dans la rue, après l’avoir vue bouleversée de l’annonce de la Lycanthropie. Arty sourit de même, mimétique à la bouille d’ange de Zélie qui n’avait pas fui. Il annonçait un meurtre d’une stupidité incroyable sans aucun signe de remords quelconque et elle avait ri. Preuve inconditionnelle d’une grande amitié pétillante. Il était presque prêt à lui déposer sur la tête un pat pat de remerciement, mais les mains remplies de bonbons ne sont pas disponibles. Pire, c’est un regard curieux qui observe les yeux de la Gryffondor alors qu’elle s’apprête à lui révéler croustillante nouvelle. La mâchoire suspendue, le Diablotin attend la suite, attend attend attend, c’est que les commérages, il adorait ça. Une impression satisfaisante de puissance lorsqu’il apprenait de pareilles choses, des récits qui lui permettaient de lancer des clins d’œil de filou partout qui portaient comme message : je sais ce que tu as fait. La base du chantage. Il avait arrêté de mâcher les confiseries, définis agréable, agréable comment ? Agréable genre ouuuii on a discuté on a ri haha c’était agréablement rigolo ou agréable on s’est rapproché.es, on a défié agréablement le règlement ? Combien de fois pouvait-il répéter le mot agréable ? Aussi souvent que cela était nécessaire pour que Zélie révèle l’entièreté du secret.

Qui était en deux parties, souvenez-vous. Alors évidemment, le museau du Loup ne cesse de s’agiter, beaucoup trop avide avide de tout savoir, de tout décortiquer tellement que son cœur est prêt à prendre Zezette par les épaules à la secouer jusqu’à ce qu’elle crache le fabuleux morceau : avec qui ? Avec qui ? Avec qui ? Il me semble essentiellement important de préciser aussi que le sucre qu’il ne cessait d’absorber ces dernières minutes accélérait largement la rythmique de la langue déjà hyperactive. Jusqu’au froncement pointilleux des sourcils interrogateurs : t’es amoureuse de cette personne ? Comme s’il avait un droit de regard sur les gens appréciés par la Lionne. Qu’il pouvait surveiller et traquer les affinités de son amie. Chevaleresque attitude en réalité, lorsque dans sa tête, il répertoriait le personnel de Poudlard avec lequel il n’avait eu que d’électriques démêlés, des gens malveillants mauvais qui ne faisaient qu’embêter le monde. Ainsi sa frimousse s’assombrit quelque peu, et ce n’était pas à cause du Suçacide qu’il était en train d’avaler, légèrement contrarié il se sent obligé d’articuler : faut qu’tu fasses attention à toi. Peut-être qu’il souffrait effectivement du complexe du héros, légèrement, avec des personnalités triées sur le volet.
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Re: Où étais-tu ? [Abandonné]
Zélie Hepburn, le  Mar 17 Déc 2019, 21:20

C'était il y a un petit temps maintenant ; des bribes de souvenirs ; une étrange chaleur ; des odeurs qui me reviennent ; des rires, des sourires, des caresses ; le goût de sa peau ; une nuit hors du temps ; un instant doux ; un instant éphémères ; un instant qui nous appartient ; rien qu'à nous ; un instant que je n'oublierai sans doute jamais. Le voilà qui me pose des questions ; encore, encore ; il veut des détails ; il veut réussir à comprendre ; à percevoir les saveurs de cette soirée ; il n'y arrivera pas ; à moitié ; il me regarde, prêt à bondir sur sa proie ; il veut sa récompense, il veut les réponses ; il veut son nom, naturellement ; son nom ; un nom enchanteur ; dois-je le révéler ? au point où j'en suis... Il ne me laisse pas répondre ; puis vient une question inattendue ; soupçon de méfiance ou je rêve? ; suis-je amoureuse ? perturbée, j'écarquille les yeux ; suis-je amoureuse ? suis-je amoureuse ? non, je ne peux pas être amoureuse ; pas après une nuit ; des sentiments forts envers elle, peut-être ; de l'amour, non ; si? ; comment savoir ? je ne sais pas ce que c'est que ça ; Arty le sait, lui ? Lui, il est amoureux ? toute ma vie je me suis imaginée aimer ; aimer pour de vrai ; comme dans les contes pour enfants ; l'amour, les papillons, la passion, le feu ; je ne connais pas l'Amour, nous ne nous sommes encore jamais rencontrés ; j'attends ce jour où je répondrai "oui, je le suis" avec certitude ; ce jour n'est pas arrivé. Des mises en garde surgissent alors ; ses yeux assombris ont peur ; de quoi ? de l'amour ? pourquoi ? comme un loup protégerait son enfant ; le mettrait en garde ; ne t'enfonces pas dans les bois, tu pourrais y faire de mauvaises rencontres ; Attention ? Je ne suis pas du genre à prendre des risques inutiles, ne t'inquiète pas, c'est de bonne guerre ; Arty et moi sommes semblables sur certains points, pas sur celui-ci. J'ignorais qu'elle serait professeur à Poudlard cette année. C'était une coincidence. Et puis, ça ne voulait sûrement rien dire, le cœur qui se sert à l'idée de devoir enterrer cette nuit à jamais. Ça ne voulait rien dire ? Vraiment ? J'ignore si je suis amoureuse... Je ne pense pas. Ce n'était qu'une nuit —incroyable oui, incroyable certes, mais une nuit tout de même. C'était doux, intense, presque irréel. Je ne rassasie pas son appétit, je m'en rends bien compte ; j'aime la subtilité ; petit à petit ; semer les indices ; garder le mystère jusqu'au dernier instant ; un mystère qui n'appartient qu'à moi.
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Re: Où étais-tu ? [Abandonné]
Artemis Wildsmith, le  Jeu 26 Déc 2019, 17:05

Il reste pendu pendu à ses lèvres, tant que ses genoux fléchissent légèrement, tremblent, pressentant l’explosion que la confession provoquerait. Il avait légèrement haussé les épaules devant cette révélation incongrue selon laquelle la Gryffondor ne prenait jamais de risques inutiles. Le risque, c’est l’essence même de la vie, ce qui la fait frétiller et avancer, mais il le lui prouverait après, plus tard. Pour l’instant, seulement les yeux clignotent de déception - toujours pas de nom. Il croise les moufles sur sa poitrine qui ne cessait de s’emballer, avalant rapidement une énième sucrerie. Essayer de sonder les pensées étoilées de la jeune fille, parce que ses mots étaient en train de le lui prouver : quelque part, un bout du cerveau de Zezette était resté dans cette nuit qu’elle avait passée avec cette professeure de Poudlard.
D’ailleurs, les sourcils d’Arty ne s’étaient pas arqués devant ce elle, surprenant. Il avait de nombreux défauts, mais sa tolérance et sa loyauté gommaient tout le reste - il l’espérait. Et si les penchants sexuels de Zélie n’avaient jamais été un sujet de conversation, c’est bien que cela n’avait aucune espèce d’importance. Fille, garçon, le Wildsmith s’en fichait, du moment que le bon temps était à la clé.
Les paupières se froncent pour sonder le reste des mots qu’elle avait articulé, mais non, il n’y aurait rien d’autre.

Très bien ! D’une vivacité brutale à peine perlée de contrariété. Tu veux pas m’le dire, très bien ! Dans la répétition de ce très bien il y avait l’intonation contraire : ce n’était pas très bien du tout. Soudainement, parce que son agilité friponne le lui permettait, il s’empare de l’énorme paquet de confiseries, mais je reprends ça ! Pas de secret, pas de bonbons. Un serpentin sucré entre les dents, il s’éloigne de l’Amie tout en dansotant en marche arrière. Mais quelque chose me dit que non, ça ne voulait sûrement pas rien dire, pas pour toi ! Pour l’Inconnue, il n’en savait fichtrement rien, mais il était désormais inscrit dans les missions du Diablotin : prendre soin du petit cœur de Zélie. Si les souvenirs de la Rouge & Or continuaient de tournicoter autour de cette fameuse agréable nuit, elle s’y noierait. Même s’il était certainement le pire du pire conseiller amoureux des alentours.
Les bonbons comme pansement devant la frustration de ne toujours avoir de nom, le Malicieux laisse ses baskets ivres de sucre le mener en sautillant, sur le muret de tout à l’heure. S’y élever tout à fait, protégeant là les friandises. Il faut surtout qu’tu fasses attention Zezette, il reprend là où ses mots s’étaient interrompus, à ne pas te faire écrabouiller le cœur, il crie presque pour atteindre la silhouette de la jeune fille. J’dis ça, j’dis rien, la mâchoire entravée par les sucreries. Excepté qu’il disait bien quelque chose, il ne pouvait pas s’en empêcher, tout pipelet qu’il était. Une opinion un avis pour tout, absolument tout, et des papilles ravies ne sachant pas s’éteindre sous la fureur des mots. Et si on prenait un risque ? Tu veux lui écrire une lettre ?
Excellente idée, vraiment. Vraiment vraiment vraiment.
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Re: Où étais-tu ? [Abandonné]
Zélie Hepburn, le  Lun 30 Déc 2019, 13:32

Je me sens transportée ; je suis de retour dans cette petite auberge, dans cette petite région, en Finlande ; j'observe sa nuque ;  des paroles, des caresses échangés ; son parfum ; son doux parfum ; j'aimerais le sentir à nouveau ; comme un rêve ; mais ce n'en est pas un. Je suis de retour dans le froid anglais ; le froid nordique à quelque chose de plus doux ; les grands yeux d'Arty me fixent ; il ne veut rater aucun détail ; il a l'air contrarié ; presque déçu ; patience... ; que... ; il a pris mon cadeau ; mes délicieux bonbons ; mes médicaments contre la nostalgie ; il n'a pas le droit ! il a pris mon cadeau ! ah tu veux jouer à ça Artemis Wildsmith ? très bien ; je lâche un Eh ! mécontent ; oh, il n'a vraiment peur de rien ; je tente de me jeter sur son dos tout en essayant de récupérer mon précieux butin ; mon précieux... ; en vain ; Arty est agile ; Artemis rigole ; Artemis ne rigole plus ; faire attention... encore ; pourquoi faire attention ? dis-moi ; à me faire écrabouiller le coeur ? penses-tu que quelqu'un m'écrabouillerait le coeur ? je ne m'y connais pas en relation amoureuse ; "relation amoureuse" ; un mot que je ne pourrais même pas définir ; qu'ai-je à craindre ? quelle douleur ? quelle intensité ? je veux savoir mais je n'oserais pas lui demander ; peut-être parce que la honte ; la honte de n'avoir connu que quelques amourettes passagères ; j'aimerais le connaître, le véritable amour ; celui qui sauve ; celui qui brise ; un jour.

Une, deux, trois enjambées et je lui fais face ; je veux lui poser des questions ; sur lui ; sur ces choses qu'il me cache ; je sens qu'il a encore deux trois bricoles à sortir du tiroir ; mais il est plus rapide ; prendre un risque ? je fronce mes sourcils ; un risque, oui ; un risque à la Arty, je ne suis plus sûre ; lui écrire une lettre ; à elle ; à Ange - qui se trouve être mon professeur. Pour lui dire quoi ? Et si quelqu'un la lisait ? Et puis, je ne sais pas si elle veut me revoir... sous cet angle, je veux dire. Enfin, c'est vrai quoi ! Et puis, je te l'ai dit je ne sais pas ce que cette soirée voulait dire. Peut-être qu'elle n'en garde pas un aussi bon souvenir que moi ? Et... Les mots ne s'arrêtent plus ; et si ? je sais que cette relation est vouée à l'échec, mais... ; le mais qui refuse de me lâcher la grappe ; suis-je prête à laisser ce souvenir dans le passé ? je ne suis pas sûre ; et pourtant... il le faut ; mais... Elle s'appelle Kohane. Kohane ; Kohane ; Kohane ; bon ; très bien ; rends moi ce paquet de bonbons maintenant ! Qu'avais-tu en tête ?
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Re: Où étais-tu ? [Abandonné]
Artemis Wildsmith, le  Lun 30 Déc 2019, 16:49

Pour lui dire quoi ? Pour lui dire quoi ? Je sais pas, mmh, à titre d’exemple, pour mettre des mots sur les émotions, sur les souvenirs, pour réitérer l’expérience, pour prendre contact, pour peut-être tisser quelque chose, pour avancer, pour avoir une réponse, une conversation, un point de départ ou un point final. Oui, vraiment, Artemis ne comprenait pas l’hésitation de son amie, sous les boucles, myriades de raisons se bousculaient, lui ne sachant vivre dans l’incertitude, il se serait déjà jeté dans les bras de cette rencontre pour voir jusqu’où ça pourrait aller. Y démêler tous les non-dits qu’il n’était pas capable d’assimiler. Or il y avait dans les mots tremblants de Zélie beaucoup de je ne sais pas. Cette nébulosité faisait frissonner le Poufsouffle, comment pouvait-on demeurer dans le doute ? Surtout lorsque souvenirs charnels il y avait. Il ébroue les boucles dans une incompréhension totale, absolument prêt à servir à la Brunette une tirade splendide qui la convaincrait immédiatement de prendre la plume.
Mais deux syllabes figent soudainement les yeux la bouche le front les boucles.
Deux syllabes qu’il, pourtant, entendait pratiquement quotidiennement. Que lui-même, se trouvait à prononcer chaque jour.
Un balbutiement s’ensuit, entortillé, il ne sait tout d’abord pas quoi dire, beh heu quoi comment que Kohane, Kohane, Koko, Koko, Kohane, automate bloqué sur ces deux syllabes qui tournaient en rond en rond derrière ses rétines voilées.

Mettre fin rapidement à la perturbation des méninges en surchauffe. D’un geste, il envoie le paquet de bonbons dans les bras de Zélie avant de simuler une parfaite chute comédienne de l’autre côté du muret : il tombe de surprise. L’herbe enneigée comme parfait tapis rebondissant, il lui fallait au moins ça pour le réveiller fraîchement. De nouveau bientôt sur ses baskets éberluées, la tête émerge des briques, encore sonnée : je connais Kohane ! Et c’était un brillant euphémisme. Mais pourquoi telle réaction exagérée ? C’est une amie – proche – je travaille avec, bon ok, je travaille pour elle aux Trois Balais ! Les yeux font des pirouettes dans les orbites tellement il ne s’en remet pas.
C’est que ça n’allait pas cette histoire.
Déjà, il ne pouvait pas se servir de cette relation professeure/élève pour un quelconque chantage puisque la dite professeure et la dite élève étaient des copines. Admettons. Mais surtout, surtout, jamais Kohane n’avait parlé d’une telle rencontre. La patronne était certes très secrète – pas difficile à côté de lui – mais tout de même. Il se retrouvait donc lui-même dans une situation d’entre-deux – il frissonne des genoux aux mèches.
La langue s’égosille alors j’dois faire quoi ? Comme si c'était de lui dont il était question. A voix haute, sans vraiment y avoir fait attention, c’était quoi son boulot maintenant ? Aider Zélie à s’approcher de Kohane ? Parler de Zélie à Kohane ? Etait-il devenu sans même le savoir ni le vouloir un pigeon entremetteur ? Besoin de bonbons. Avec une maladresse qui ne lui ressemblait pas, il rejoint la Gryffondor de l’autre côté du muret pour saisir une poignée de confiseries. Tu peux pas lui écrire. C’était sa conclusion, il ne savait pas encore précisément exactement pourquoi, le front toujours plissé sous la réflexion, mais cette situation ne lui plaisait pas.
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Re: Où étais-tu ? [Abandonné]
Zélie Hepburn, le  Mer 01 Jan 2020, 23:00

Voilà ; c'est dit ; j'ai osé lâcher le prénom d'Ange devant la rue entière ; je sens le rouge me monter aux joues ; non, non, pas la tomate, pas la tomate ; assume ; sois digne ; difficile de rester digne ; le visage d'Arty se décompose sous mes yeux en entendant le prénom de Kohane (Kohane, Kohane, Kohane) ; m*rde ; qu'est-ce qu'il se passe ? qu'est-ce que j'ai encore fait ? et si... et si... ; sa langue est complètement entortillée ; les mots se rentrent les uns dans les autres ; c'est le chaos dans sa tête ; ses yeux trahissent ce qu'il n'arrive pas à prononcer ; j'ai fait une connerie monumentale ; pire que ce que je pensais ; le ciel me tombe sur la tête quand il finit par me dire qu'il la connaît en me jetant le paquet de bonbons dans les bras ; il tombe ? il tombe ! il s'est évanoui ? m*rde ; il est fâché ; il m'en veut ; il va me dire qu'on ne peut plus être ami ; il va m'abandonner sur le bord de la rue et s'en aller sans se retourner ; je ne le verrai plus jamais ; je n'aurais pas dû lui dire ; j'aurais dû garder ça pour moi ; quelle idée ! je pense à Kohane ; que dira-t-elle quand elle apprendra que je l'ai dénoncé ? dénoncé... ; j'ai un don pour me mettre dans des situations embarrassantes ; c'est officiel Zélie n'existe plus ; une gigantesque tomate a pris sa place ; mes yeux sont greffés au sol ; comment je pouvais savoir qui était réellement Kohane ? nous nous sommes rencontrées dans un trou perdu de Finlande ; de Finlande ! la vie m'en veut ; elle se venge ; de quoi ? pourquoi ?

C’est une amie "proche" ; une amie "proche" ? c'est-à-dire ? une amie proche comment ? proche proche ou proche ? deuxième coup de massue, elle est gérante aux Trois Balais ; c'est la boss d'Arty ; retour du rire nerveux ; je me mords ma lèvre ; je ne sais pas quoi dire, je ne sais pas quoi faire ; comment j'en suis arrivée là déjà ? je voudrais disparaître dix pieds sous terre ; non! ; ce qui est arrivé est arrivé, je ne peux rien y changer ; arrête de te morfondre ! essaye de sauver ta peau! ; "j’dois faire quoi ?" ? bonne question ; la seule réponse qui me vient en tête : Ne rien dire ! et Oublier ! Il me rejoint en escaladant le muret duquel il est tombé et me reprend d'une main le paquet rempli de confiseries ; aïe ; il est fâché ; il est fâché ; s'il te plaît, ne sois pas fâché !

Tu peux pas lui écrire. C'est sec, c'est clair ; un ton qui ne lui ressemble pas ; lui qui n'a peur de rien ; lui qui n'a pas peur de braver l'interdit ; ma "bêtise" semble le préoccuper davantage que sa situation de loup-garou ; il y a des choses que je ne comprendrai jamais ; il y a quelque chose qui cloche et qui me dépasse... Ce n'est pas la fin du monde, c'était qu'un soir et ça ne voulait rien dire. C'était chouette (vraiment chouette) mais ça n'ira pas plus loin, ne t'inquiète pas. vraiment ? Tu es fâché...?
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Re: Où étais-tu ? [Abandonné]
Artemis Wildsmith, le  Sam 25 Jan 2020, 10:27

Ne rien dire. C’est que de toute façon il ne se voyait pas tout à fait appeler Kohane pour lui parler de Zélie, non, Arty était d’une bavardise extrême, mais lorsqu’il était question de sentiments intimes, il se faisait tout petit rikiki – fuyait. Oublier, ça, c’était impossible. Impossible aussi de se débarrasser des images de Zélie et Kohane enlacées, chaleureusement, il avait beau secouer nerveusement les boucles, ça restait épinglé.
Mais elle avait raison, ce n’était pas la fin du monde, vraiment pas. Elles avaient partagé une nuit un moment doux très doux, sûrement, et voilà tout. Puis, bon, de quoi se mêlait-il, lui ?
Engouffrer myriades de friandises pour éviter de rétorquer tout de suite, prendre le temps pour, calmement, se faire aux paroles surprenantes de la Gryffondor. Les méninges se frictionnent de trouver quelque chose à penser, ne pas paniquer, ne pas paniquer, il ignore pourquoi ses propres battements de cœur s’emballent.

Non j’suis pas fâché ! Mais pourtant embêté, pourquoi ? Lourdement il s’assoit sur le muret tout froid. J’sais pas. Ça me fait de la peine. Il fixe le petit cœur de son Amie, là, juste devant lui, comme un mauvais pressentiment. Ça ne voulait rien dire et pourtant tu m’en parles comme d’un secret entouré d’un ruban brillant. Il déglutit, pressent une tragédie amoureuse, car lui était ainsi, si sentiments et beaux souvenirs il y avait, il fonçait, ne laissait pas en suspend un moment partagé, se devait d’avoir immédiatement des réponses, une avancée. Ici, Zézette avait laissé cette nuit quelque part dans les souvenirs, sans vouloir y replonger, et Kohane, qu’en pensait-elle ?
Le voici gardien d’une confidence qu’il n’était pas sûr d’être capable de sceller dans sa mâchoire volubile. Penser à autre chose, faire autre chose, mais non, il restait sur ce même disque rayé, je sais pas garder un secret Zézette. Oui, c’était cette annonce-là qui était désastreuse. La prochaine fois qu’il se retrouverait yeux dans les yeux avec la Propriétaire des Trois Balais, il le sait, sa langue s’emmêlera d’âneries et de bizarreries pour ne pas révéler ce qu’il avait appris, Kohane le remarquerait, et il finirait par cracher le morceau – honteux.
Les baskets frottent la neige avec fébrilité, la Brunette allait le bâillonner, c’est sûr.
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Re: Où étais-tu ? [Abandonné]
Zélie Hepburn, le  Sam 25 Jan 2020, 16:53

Je n'arrive pas à comprendre ce qui se passe dans sa tête ; il m'assure qu'il n'est pas fâché, mais je sens que quelque chose ne va pas ; sucre, du sucre, il me faut du sucre ; ça lui fait de la peine ? pourquoi donc ça lui fait de la peine ? qu'est-ce qui lui fait de la peine ? soudain, j'ai peur ; a-t-il de la peine parce que j'ai passé un chouette moment avec l'une de ses amies ? est-il jaloux ? je pensais qu'il serait content pour moi ; pourquoi lui aurait-il le droit de vivre sa vie à du 1000 à l'heure ? pourquoi ne pourrais-je pas, une fois, laisser ma raison de côté et profiter de ce que la vie me met entre les mains ? je ne suis plus une petite fille.

"Ça ne voulait rien dire et pourtant tu m’en parles comme d’un secret entouré d’un ruban brillant."

Et alors ? se remémorer est interdit ? je chéris mon souvenir et ça t'inquiète ; tu as peur que je prenne ta place ? que je te fasse de l'ombre ? je ne prendrai jamais ta place Artemis Wildsmith. Oui, c'était une très belle histoire, mais elle est terminée. Je ne te volerai pas ta place dans le coeur de ton amie si c'est pour cela que tu t'inquiètes... Je suis déçue par sa réaction disproportionnée ; j'espérais qu'on en parlerait comme d'un secret d'enfant qu'il faudrait garder aux yeux de ceux qui ne comprendraient pas, j'espérais retrouver les conversations de jeunes adolescents que nous avions ; malheureusement, nous avons grandi ; une chose n'a pourtant pas changé...

"Je sais pas garder un secret Zézette."

Pourtant il le faut ; si cette histoire parvenait aux oreilles d'un membre du personnel de Poudlard, Kohane aurait des ennuis ; je ne veux en aucun cas être un poids pour elle ; cette histoire est déjà suffisamment embarrassante comme cela ; non vraiment, cette histoire ne doit pas quitter cette ruelle. S'il te plaît Arty... Kohane aurait des problèmes. Promets-moi que tu garderas ça pour toi. C'est mon secret, tu n'as pas le droit de le partager au monde. Je te fais confiance, promets-le-moi. Tu ne sais peut-être pas garder un secret, mais tu protèges ceux que tu aimes et parfois protéger signifie tenir sa langue.Allez, promets !
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