AccueilPortailPublications internesRechercherS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
Page 1 sur 1
Changer de partition. [En cours]
Elhiya Ellis
Elhiya Ellis
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Diplômé(e)

Matière optionnelle : Médicomagie

Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus (Furet)


Changer de partition. [En cours] Empty
Changer de partition. [En cours]
Elhiya Ellis, le  Mer 4 Déc 2019 - 22:00

Saison 29- Automne



L’écume aux cils ne perlait plus. Elle restait là, patiente, attendant le bon moment pour s’échapper, se perdant dans l’adoration de la lune d’argent, accompagnant le soupir trop lourd. Avec le temps, rien n’avait changé, la douleur persistait. Le maquillage du sourire parfait se fanait au moindre souffle de solitude, le rire jovial glaçait Conscience meurtrie de tant d’efforts inutiles, faisant écho au vide jamais trompé. La douceur de l’astre de nuit n’y pouvait plus rien, devenu caresse polaire à son cœur, la danse des étoiles était finalement devenue d’une fadeur morbide…. Surtout celles, choyées, nouées encore à son poignet… Elles n’étaient qu’un souvenir d’enfance noyé sous une tempête sans fin. Pourtant, elle avait essayé d’oublier. Elle avait tenté de se duper, de graine de Kiwi sous la dent, d’ivresse de chaires, de parfum de spiritueux, mais rien n’y faisait… Leurs sourires gravés à son âme déchiraient, à chaque nuit de plus, son être en million de scintillements virevoltants au loin. Des confettis d’espoir esseulés, sans plus rien pour les regrouper, si ce n’était cette douleur viscérale du manque de leur présence…

C’était trop, beaucoup trop…

Trop pour ce qu’elle pouvait endurer… Elle avait fait de son mieux, chassé les idées les plus sombres, noyé doutes et les peurs, étouffé les “et si en fait”, asphyxiée l’image de leurs corps sans vie, s’étouffant de leurs ombres dansantes uniquement dans son cœur.  Pourtant, ce soir, elle n’en pouvait plus de saigner sans fin. Elle n’y arrivait plus. La nuit semblait sans fin, gourmande et dévorante de la moindre de ses faiblesses. Chaque inspiration brûlait les poumons, chaque expiration les déchirait.
Ça n’avait aucun sens, vraiment aucun…

Son retour aurait dû la transporter de bonheur. Son cœur s’était gonflé de tant de joie à le revoir, le toucher, l’embrasser, que tout le reste aurait dû s’évanouir directement.  Mais l’allégresse était traîtresse. Elle quémandait plus de sa chaleur, plus de ses caresses d’ardoise,  plus du chant de son être, alors qu’il n’en avait jamais été question. Le laisser libre quand elle le voulait sien à chaque instant, le partager quand elle se voulait unique… Le conflit incessant tourmenteur frappait ce soir encore à la porte, scarifiant plus profondément le peu de force lui restant, achevant les dernières bribes d’espoirs conservées.

“A quoi bon?..”

Elle aurait voulu leur dire que c’était trop dur, qu’elle n’en pouvait plus, qu’elle n’avait jamais été forte, qu’aucune de ses mèches ne brillaient sans la lumière de leurs attentions, que le lapis lazuli de ses prunelles se fanait dès la moindre de leur absence… Elle aurait tant voulu leur dire les meurtrissures de la petite fille qu’elle était. Mais ce n’était pas ce qu’elle devait pour les soutenir. Elle se devait de sourire, patienter, couver, ne pas les étouffer, les regarder s’éloigner, ne pas demander l’ampleur de leur blessures, tendre les mains et… mettre en pause ses propres désirs.

C’était un simple effort à faire… Si simple… Quand elle avait encore 17ans..
Mais désormais…
Qu’en était-il vraiment?

Au pied d’un des arbres chéri, offrant la vision la plus dégagée sur la lune blafarde et ses courtisanes, les battements d’ailes d’un volatile troublait le silence du questionnement. Une missive accrochée à sa patte s’envolait vers ce que la naissance du néant avait mis sur son chemin. Bien sur, elle aurait pu s’en remettre à son P’tit loup, commissures de lèvres trop tendres, et perles d’océans trop douces pour lui demander de lui rendre ce service. Mais la chaleur de son affection aurait fini par la dissuader, et rien, jamais ne changerait. Alors, elle avait appelé celui qui ne fuyait pas ce qui la dévorait depuis le premier jour de leur rencontre, celui qui ne voulait pas la changer, celui qu’elle ne voulait pas sauver, celui avec qui elle pouvait juste… chuter si elle le désirait.

“Enzo..”

Son prénom soufflé lançait l’attente impatiente, alors que l’animal disparaissait à l’horizon nocturne. Le cœur s’étouffait du choix enfin embrassé.  Les larmes baissaient le voile une dernière fois sur le tableau d’espoir étriqué qu’elle avait tâché de forger avec tant de mal. Et le monde disparaissait dans une douleur insupportable d’os se brisant. Le supplice délectable de l’illusion de liberté était la seule chose qui lui restait.


Dernière édition par Elhiya Ellis le Jeu 12 Déc 2019 - 7:09, édité 1 fois
Eden L. Maddox
Eden L. Maddox
Serpentard
Serpentard
En ligne
Année à Poudlard : Septième année

Matière optionnelle : Arithmancie

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Changer de partition. [En cours] Empty
Re: Changer de partition. [En cours]
Eden L. Maddox, le  Jeu 5 Déc 2019 - 9:05

Changer de partition.
ft Elhiya Ellis.
Depuis cette « rencontre » succincte avec ta marraine, ton cœur saignait abondamment. Tu semblais être le martyre, une fois de plus, dans cette histoire. Tu continuais de vouloir hurler et pleurer à l’abri des regards. Et puis, une seule pensée transcendait encore tout ton être, une dernière fois. «  Elhiya ». Qui de mieux qu’elle, ne pouvait t’aider à revoir le fond, comme le décrit si souvent, ces lettres trouvées au fond de ta valise. Un dernier coup d’œil aux étoiles avant que tu ne laisses ton souffle pâlir cette obscure nuit.

Et d’un battement de plumes, tu découvres une missive que tu réceptionnes avec le cœur grisonnant encore. Une douce sensation de déjà vu, un mélange d’incompréhension qui se bouscule et puis, l’angoisse de la perdre, renaît de ses cendres tel un phénix. Et finalement… Rien. Ce vide qui t'anéantit, ta tête coincée entre tes deux mains, les émotions qui continuent de t’écorcher à vif. Complètement fébrile, tu tombes à genoux au sol, près de ton lit avec la sensation que ta peau est marqué au fer rouge. Lorsque tu es certain d’être seul, tu t’autorises à pleurer, à lâcher cette pression qui fait que tu hurles si fort, que ta gorge brûle aussi.

Toute cette rancœur qui te noie dans un océan de larmes, toutes ces incompréhensions qui te font perdre toutes notions du vrai comme du mensonge. Et la réalité des choses est là. A 17 ans, tu ne devrais pas à vivre tout ça, on te force si souvent de vouloir te mettre dans la cours des grands, de devoir mettre tes «petits plats » dans les grands. Même si tu te montres capable d’assumer ce changement si radical, la transition ne se fait pas sans douleur.

Et le tableau dans lequel tu te vois dessiné dessus, n’en est que plus horrible, mais magnifique pour autant. Magnifique, parce que la Vérité éclate enfin, parce que même si cette douleur est éphémère, le repos salutaire ne viendra qu’après. Doucement, tu prends le temps de te relever à ton rythme, puis, tu en profites pour prendre une douche et de t’habiller avec des vêtements plus simple, moins tape-à-l’œil. Pour finir, tu transplanes à l’endroit indiqué sur la missive et tu rejoins celle en qui, tu as le plus besoin de sa présence, à l’heure d’aujourd’hui.

- « Bonsoir Elhiya ».

Plus de surnoms, plus de masque derrière lequel te cacher. Tu t’approches d’elle sans même la juger, tu finis même par t’agenouiller devant elle jusqu’à t’élancer dans ses bras, sans même lui laisser le temps de parler. Lentement, tu t’accroches au haut de la jeune fille, laissant tes larmes s’écouler le long de tes joues, parce que la douleur est trop grande, parce que la perte est trop importante…. Parce qu’il ne reste plus qu’elle… Parce que …

- « Je ne veux pas te perdre, toi aussi… Promets-moi de rester avec moi, quoi qu’il arrive… ‘Lhiya… »

Supplies-tu pour la première fois de ta vie, aussi loin que remonte ta mémoire, du moins. Étrangement, tu ressens sa peine au même titre que la tienne, renforçant ce sentiment d’impuissance, cette agonie que tu caches depuis que tu es décidé de toi – même, de couper les ponts avec Lizzie, jusqu’à nouvel ordre, d’ailleurs. Pour finir, tu fermes les paupières et tu soupires enfin… Peut-être pour te calmer un peu, qui sait ?
codé by :copyright:️ 2981 12289 0
Elhiya Ellis
Elhiya Ellis
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Diplômé(e)

Matière optionnelle : Médicomagie

Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus (Furet)


Changer de partition. [En cours] Empty
Re: Changer de partition. [En cours]
Elhiya Ellis, le  Ven 6 Déc 2019 - 6:47




Le museau frétillait légèrement, humant l'air rapidement, prélevant une première bouffée douloureuse aux poumons étriqués avant de se délecter de la caresse de la brise dans son petit corps animal. L’étreinte fraîche dans son pelage avait des accents de premiers cours de patin à glace enfantins.. quand tout était si simple... Les effluves de la ville se parait d'arômes de pins et autres conifères des parcs alentours, ravivant à l'esprit les graines de la liberté autrefois cueillis à la dérobé... Ce n'était que des souvenirs... Des empreintes indélébiles la poursuivant même dans ses pattes de velours et au delà de ses vibrisses fragiles. La lune était terne sous l'iris mustelier et ne pouvait plus rien murmurer… un vrai soulagement auquel elle s'abandonnait trop régulièrement... Plus les nuits passaient plus la tentation grandissait... Tout quitter. Tout plaquer. Rester ainsi, en petite boule de poil, et fuir tout, jusqu'à elle même.. tellement tentant… et personne pour l'en empêcher désormais…

Vraiment?

Un profond soupir parcouru sa petite carcasse au mouvement acquiesceur de tête machinal. Combien de temps mettraient-ils à se rendre compte de sa disparition ? S'en rendraient compte au moins? Elle en doutait réellement désormais... Le doute piétinait tout ce en quoi elle avait toujours cru, tout ce en quoi elle avait toujours espéré, tout ce qu’ils représentaient depuis tant d’années… Bientôt 6 années à les attendre, à conserver le souffle de l’affectivité pour… pour quoi? Voir le bois-ami s'essouffler d’avoir a supporter cette asphyxie quotidienne de leur absence? Voir la danse des étoiles mourir sous son regard? Voir qu’elle ne pouvait plus respirer, que le Vide grandissait que cette vie n’était plus sienne alors que tous, s’en moquait?

Vraiment?

Peut-être…. peut-être pas… Elle ne savait plus.. l’angoisse revenait malgré l'échappée de l’esprit, enlaçant la forme animale de ses longs doigts glacés, ne permettant plus de fuir ce fantôme gourmand plus longtemps…. courtes étaient les nuits sans qu’elle ne se demandait pas comment quitter cette torture une bonne fois pour toute.. rares étaient les journées où les pensées ne fuyaient pas vers la nécessité d’oublier absolument tout, une bonne fois pour toute…

Vraiment?

L’incertitude faisait rage, étalant sur la douceur de son pelage son épais manteau gluant, l’empêchant de profiter de ses petites oreilles touffues, des instants d’accalmie que l’appel animal pouvait encore lui offrir. Une pensée de trop, un retour à la réalité de trop : ils n’étaient pas là…. Le corps s’étirait, se disloquait pour reprendre des courbes féminines, de belles boucles blondes. La douleur toujours moins meurtrissant que la vérité hurlante coupait encore le souffle, comme lors des premières transformations, compressant la poitrine, rendant douloureuse la moindre parcelle de son corps. Une grimace étirait les lèvres encore à l’arrivée de l’appelé. Un simple réflexe du corps, rien de plus. Un rictus de douleur véritable qu’elle ne changeait pas pour l’effort des salutations.

Pas un bonsoir, juste un regard humide, un hochement de tête et un souffle de nez perdu dans un enlacement soudain. Un battement trébuchait, se perdant en confusion sur l’étreinte, ne comprenant pas ce qu’il se passait, n’entendant pas les mots prononcés avant que la supplique ne devienne liquide perlé.

« Je.. »

Une promesse, c’était une promesse qu’il demandait, les émeraudes trempées, la promesse de rester alors qu’elle voulait partir, la promesse d’être là quand elle voulait fuir, la promesse de ne pas disparaitre quand c’était tout ce qui l’habitait… La promesse identique à celle qu’elle voulait abandonner, car il était trop d’être toujours la seule à la maintenir. Le cœur s’étouffait de nouveau, déraillait de plus belle, susurrant des « à toujours et à jamais », réveillant Colère et Peine quasi instantanément.

« … Je… »

La brume épaisse accablait la moindre réflexion. Le conflit d’espoir et peur tempêtait bruyamment couvrant le champ de la capitale, ne laissant plus que les gestes répondre silencieusement. Une main portée aux mèches ébène, l’autre glissant dans le dos, le tumulte des doutes abdiquait sur une flammèche d’espoir succinctement rallumée, serrant tout contre elle l’enfant toujours protégé.

“….Tu connais la réponse, mais… je n’y arrive plus.. je n’arrive plus à être la seule, toujours à attendre… je ne sais plus faire…. Je… je veux ne plus les attendre…. Encore et toujours… tu comprends ?.. Je… »

Les propos confus appelaient à l’aide, quémandaient une pause, un instant de répit pour respirer à nouveau, ne serait-ce que illusoirement. La pression sur l’Enfant s’intensifiait alors que la blonde aux joues rebondies échappait un chapelet de diamants cristallins saccadant la respiration.
Eden L. Maddox
Eden L. Maddox
Serpentard
Serpentard
En ligne
Année à Poudlard : Septième année

Matière optionnelle : Arithmancie

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Changer de partition. [En cours] Empty
Re: Changer de partition. [En cours]
Eden L. Maddox, le  Mer 11 Déc 2019 - 11:30


Changer de partition ft Elhiya Ellis
Dans un profond silence, on se rends compte que celui qui nous joue le plus de tours dans notre misérable vie, c'est le destin. Alors, à quoi bon s'acharner dessus, ça ne rime à rien.
▴▽▴⟁▴▽▴
Plus de larmes à verser, plus de scène déchirante. Tu en as assez de tout ça. Ce que tu veux, là, tout de suite, c’est tout quitter pour ne plus jamais revenir. Disparaitre pour ne plus jamais avoir à subir. Tu voudrais tellement te souvenir, sans l’aide des anti-sèches de ta tante. D’un récit de tout une vie, cachée dans l’Oubli. L’Âme en Peine, tu prévois déjà la suite. Tu sais mieux que quiconque ce qu’Elle te dit. Et comme un écho, tu as l’impression que le Karma se déchaine sur toi. Comme un écho, tout se brise encore en toi. Tu voudrais attraper ta tête entre tes doigts. Hurler à la mort d’arrêter de se jouer de toi. Mais tout ce que tu fais, c’est de déglutir, hocher ta tête pour compatir. Jouer le rôle du négociateur alors que tu meurs doucement dans l’ennui. Tu prends une bouffée d’air, alors que tu souffres silencieusement. Futur Mage Noir en devenir, Partisan des Ombres, toi. Qui es-tu donc ? Alors, tu te dresses sur tes jambes, regardant la jeune femme de haut. Le regard froid, le regard « Sombre ».

Le ton calme, tu lui ordonnes de se lever, mais libre à Elle de t’écouter. Une main tendue dans sa direction, tu l’attires vers toi, qu’importe si tu es plus grand qu’elle ou si elle est plus grande que toi. Ton regard de glace verdoyante s’immobilise sur le sien alors que tu peines à vouloir bouger des doigts. Pourtant, ça ne t’empêche toujours pas de te mesurer à elle. De te demander si elle en valait encore la peine. Là, tout de suite, tu n’avais qu’une envie, sentir ton corps se tordre dans tout les sens, transplaner loin d’ici, loin de toute cette souffrance. Tu frissonnes parce que l’air est aussi Glacial que Toi. Tu peux aussi sentir tes joues rosir parce que tu te réchauffes un peu, à l’idée de l’emmener ailleurs. L’idée de lui montrer quelque chose qu’elle n’a pas encore vu de toi. Pour la seule fois au monde, tu voulais lui confier un seul secret, parce qu’à tes yeux, elle le mérite comme personne. Elle qui t’a toujours suivi depuis le début dans cette ruelle sombre. Toi, qui grâce à des mots, tu contrôles mieux tes maux. Tu aimerais qu’elle puisse voir ce que tu vois de ton côté. Un monde idyllique, un monde parfait. Si Sombre, Si Clair. Si Beau.

code by bat'phanie
Contenu sponsorisé

Changer de partition. [En cours] Empty
Re: Changer de partition. [En cours]
Contenu sponsorisé, le  

Page 1 sur 1

 Changer de partition. [En cours]


Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005.