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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: Allée des Embrumes :: Barjow & Beurk
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We get what we deserve [Abandonné]
Alexander Scott
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We get what we deserve [Abandonné]
Alexander Scott, le  Jeu 5 Déc - 20:49

RP avec Lizzie Bennet
Saison 29 - Hiver
Début de la nuit

Faible pluie. Bruit de pas sur les pavés. Légère brume. Faible lueur émanant de bâtiment architecturalement improbables. Délicate odeur nauséabonde. Pas de doute Alexander Scott était bien de retour en Grande-Bretagne. Pour être plus précis il était de retour dans l'Allée des Embrumes, curieux endroit pour un premier passage après plusieurs années. Le sorcier de l'est grimaça, comment pouvait-on passer d'un endroit aussi pur et sauvage que le Taïga à un endroit aussi mal famé et oppressant ? Ici les grands conifères étaient remplacées par la sombre silhouette biscornue d'édifices de brique. Les passages fugaces de la faune étaient remplacées par de curieuses silhouettes, toutes plus étranges les une que les autres, qui longeait les murs en espérant passer inaperçues dans la nuit tombante. La délicate neige disparaissait pour une pluie bruyante qui vous trempait en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire. L'odeur sauvage de la forêt laissait place au parfum... Musqué de ce lieu si spécial. Scott était habitué à cet endroit, il l'avait parcouru d’innombrables fois lors de ses tours de garde pour le ministère de la magie, lors de ses missions pour l'Ordre du Phénix et lors de ses errements nocturnes. Il n'avait jamais aimé ce lieu mais était-ce réellement possible d'aimer ce lieu ? Tout ici le rendait mal à l'aise et seule la présence de sa baguette lui permettait de garder son calme. C'était bien simple, vous ne saviez jamais ce qui allait vous tomber dessus. Chaque croisement était dangereux. Chaque fenêtre était menaçante. Chaque silhouette croisée était une promesse d'ennuis.  Alexander s'était toujours demandé pourquoi le ministère n'avait jamais pris de décision drastique quand à cette zone de non-droit ? Trouvait-on des équivalents dans les autres grandes ville du monde ? Le ministère avait-il seulement les moyens de s'occuper de cette zone ? A l'époque où il était encore Auror en tout cas ce n'était pas le cas et ce n'était pas faute d'avoir essayé. Où en était le ministère ? Où en était le département de la justice magique ? Les effectifs  avaient-ils augmentés ? Il fallait vraiment qu'il se renseigne sur la situation actuelle. Impossible de dire combien de temps il était resté coupé de l'Angleterre mais les évènements lui échappaient totalement.

Le sorcier de l'est accéléra le pas faisant fi des flaques qui s'appliquaient à lui barrer la route. Ce soir il n'étaient pas là pour rattraper le temps perdu, enfin peut-être que si... Les heures étaient passés. Les jours étaient passés. Les semaines étaient passés. Et il était bien possible que les années soient également passées. Tout ce temps écoulé depuis cet instant fatidique, depuis ce mot prononcé avec tant de haine, de hargne et de rage.  Il ne s'était pas passé un seul instant sans que le russe ne revoit cette femme convulser sur le sol offrant son ventre grossi à sa vue. Il ne s'était pas passé une seule seconde sans que les mots de Boccini ne résonne à ses oreilles. Peu à peu son départ. Peu à peu leur départ, il en avait appris plus. Cette femme qu'il avait torturé s'appelait Lizzie Bennet. Cette femme qu'il avait torturé attendait des jumeaux. Elle s'en était sorti mais pas ses jumeaux. Alors qu'espérait-il aujourd’hui ? Il ne savait même pas si elle travaillait toujours à Barjow et Beurk. Il ne savait même si elle habitait toujours en Angleterre. Était-elle seulement encore en vie ? Impossible à dire, mais ça n'empêchait pas le sorcier de l'est de fendre l'obscurité en direction de la boutique de magie noire. Peut-être était-elle déjà fermée à cette heure là. Le Russe accéléra une nouvelle fois le pas, il trottait presque désormais. Qu'espérait-il seulement tirer d'une telle entrevue ? Comment réagirait-il si il tombait des années plus tard sur la personne qui avait torturé Elenna ? Sa dernière idée serait de faire discussion. Sa première idée serait sans doute de dégainer sa baguette. L'ancien auror serra la main sur sa baguette tandis qu'il s'arrêtait devant sa destination. Ce n'était pas une bonne idée. Pas une bonne idée du tout.

Quelle heure était-il ? Impossible à dire, les aiguilles de sa montre en or ne tournaient plus depuis quelques temps déjà... En tout cas de la lumière émanait toujours de la boutique, autant de lumière qu'on peut attendre d'une boutique de magie noire. Au premier abord rien n'indiquait qu'elle était fermée. Un pas, puis un deuxième en direction de la porte. A quoi devait-il s'attendre ? A défendre sa vie ? Toujours s'attendre au pire. Toujours être sur ses gardes. Une main sur sa baguette dans la poche de son éternel blouson en cuir, le russe entra dans la boutique. La petite cloche d'argent ne tarda pas à tinter pour signaler sa présence. Pour une entrée discrète c'était malheureusement ratée. La tension de l'ancien chasseur de mage noir était à son paroxysme. Qu'est ce qui l'avait poussé à venir ici ? Si on y réfléchissait c'était tout bonnement déraisonnable. Les scénarios de la nuit étaient nombreux étaient nombreux et peu réjouissant. Un duel pouvait éclater. Les Aurors pouvaient être prévenus. Quelle ironie ça aurait été de se faire capturer par ses anciens collègues des années après ! Peut-être qu'on lui réserverait une cellule mitoyenne à celle de Clyde Higgs, quelle veine. Peu importe, il lui restait un atout à Azkaban. Le sorcier de l'est sorti totalement sa baguette de sa poche et de dirigea vers le comptoir à grandes enjambées. Soyons bien clairs, il n'avait aucune intention de se battre ce soir, d'ailleurs il était hautement probable qu'il n'en ait pas l'occasion, mais il se sentait plus à l'aise dans une boutique de magie noire avec sa baguette sortie, allez savoir pourquoi. Personne en vue. Maintenant il n'y avait plus qu'à attendre. Alexander avait connu plusieurs vendeurs de cette boutique et il pouvait se targuer de ne s'être entendu avec aucun d'entre eux. Peu importe qui allait débarquer il était peu probable que sa venue soit la bienvenue dans cet antre de la magie noire.
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Re: We get what we deserve [Abandonné]
Lizzie Cojocaru, le  Dim 8 Déc - 5:09

"What?!" I am a good girl ~

Hier, avec les jumeaux, on s'est rendus à la piscine. Après de joyeux jeux de balle s'est pointée la bruine, vite suivie des hélicoptères moldus. Le bruit leur fait toujours un peu peur, mais une fois qu’ils lèvent les yeux et voient de quoi il en retourne, leur visage se détend à nouveau. Naïfs, nous avons poursuivi et nous sommes lancés dans une série de longueurs. Ma mère, avec qui un lien était en reconstruction depuis qu’elle s’était découverte grand-mère, était plus patiente que moi. Elle s’occupa de leur montrer comment améliorer leur grenouille tandis que je continuais en solitaire. Je n’avais pas encore atteint le premier kilomètre quand la pluie s’est changée en tempête.

Les moldus avaient dès longtemps quitté l’eau, et ma famille aussi, mais il m'était impensable de sortir maintenant. Les gouttes ardues, avec une violence rappelant la grêle des nuits d’hiver, me galvanisaient. Je ne pouvais sortir avant d’atteindre le premier seuil, le premier kilomètre, et accélérais, têtue et heureuse. Je n’ai pas l’habitude de ces piscines : d’ordinaire, on va plutôt à la plage, mais Squirtle trouve l’eau trop froide en cette saison. Frileux va ! L’eau d’ici est plus chaude et plus dense, je crois. Elle colle aux cils et ruisselle plus lentement.

J’ignore quels produits ils utilisent pour son entretien, mais c’est grisant de quitter l’eau trouble pour respirer - en gardant ces gouttes, claires et massives, obstruant différemment la vue. J’ai vu le monde sous tant de regards différents - que de l’oeil droit, qu’avec mes oreilles, que de l’oeil gauche, merci Ebenezer pour les essais douteux mais réussis en médicomagie - et l’effet de ces gouttes m’amuse plus encore qu’elle sait distraire les enfants.

Il y a une sorte de genèse natale dans tout ceci. Je crois du moins - je ne me rappelle pas du monde tel que je l’ai vu avant de sortir du ventre de ma mere. D’une brasse à l’autre, rire. Les remous et les vagues nées de la nature, dans un environnement si artificiel, c’est d’une ironie merveilleuse. Pourtant, Braeden s’inquiète. Je l’entends qui s’agite, et ma mère aussi, craignant que les parasols déjà difficiles à contenir s’envolent dans le bassin.

Ce n’est pas une saison pour mettre des parasols, déjà que c’est quand même très étrange de chauffer de l’eau extérieure. Ils sont un peu étranges, ces moldus, mais c’est plus facile pour les enfants d’apprendre à nager sans les vagues. Elle est tout aussi étrange, ma mère, de s’inquiéter à l’idée que je me prenne un parasol alors qu’elle n'est jamais venue me voir en taule et qu’on a coupé les ponts depuis des années. Je crois que je ne suis pas la seule que les jumeaux savent changer.

Toujours est-il que sous leurs regards affolés, je suis sortie. L’air était frisquet, et il me semblait sentir la piscine se déverser sur moi. J’ai regardé l’eau hurlante avec amertume. 900 mètres seulement. Hier, ma peur d’inquiéter a triomphé de ma peur de l'échec. Ce n’est pas bien grave. Hier j’ai passé un bon moment avec ma famille. Peut-être qu’un jour, on arrivera aussi à reprendre le contact avec Lydie et mon père. Qui sait. Ah Lizzie, tu deviens trop gourmande de vie !

J’aurais aimé passer quelques heures supplémentaires à leurs côtés, mais je me suis souvenue qu’il me manquait du matériel pour le prochain cours de vol. Et pas des moindres : pour assurer la sécurité des élèves, il va me falloir une sacrée réserve de branchiflore... Un tour à Barjow & Beurk s’impose ! Ce qui m’amène donc le dimanche, en début de soirée, sur l’Allée des Embrumes. Sifflotant, je me promène dans le havre des créatures, vérifie que la température est suffisamment élevée pour que les oeufs de nos serpents ovipares évoluent convenablement.

Ah, quand je suis arrivée à la Boutique d’Accessoires de Magie Noire, on n’avait pas d’endroits comme ça, on mettait les oeufs dans les rayons comme des objets, un truc insensé ! A présent, dans cette salle, même Emily pourrait se sentir mieux que dans tous les jardins botaniques moldus. J’espère qu’un jour, elle reviendra et que je pourrais lui montrer ce havre. Un soupir aux lèvres, je récupère la branchiflore et quitte la salle, prenant la direction du comptoir. Un homme semble attendre, tendu comme un string. Je le hèle en arrivant.

- Salut ! Lore doit être dans l’antre des potions, on t’a pas entendu. Tu cherches quoi ?

Une vague familiarité émane de sa silhouette. J’ai déjà vu un sorcier plein de méfiance et de crispations. Ce n’est pas tout récent, mais il m’avait fait une impression singulière. Qu’est-ce que c’était déjà… Je saurais pas comme le décrire. Je fronce les sourcils - impossible de remettre un nom ou même un mot là-dessus. Ah Lizzie, si t'as oublié un plan c*l, le malaise va être beau.
- J’ai une impression de déjà-vu. On... se connaît ?

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Re: We get what we deserve [Abandonné]
Alexander Scott, le  Dim 8 Déc - 22:19

Barjow et Beurk, difficile de trouver un lieu plus noir que celui-ci. La boutique était bien éclairée de ce côté là pas d'inquiétude à avoir, quoi qu'on avait déjà vu des établissement bien plus lumineux. C'était une toute autre forme d'obscurité qui y était abritée. C'était toutes les formes d"obscurité qui y étaient abritées.  Vous cherchiez un moyen d'atteindre l'immortalité ? Bingo sang de licorne et grimoire sur les horcruxes étaient disponibles. Une mission d'espionnage périlleux à mener ? Cape d'invisibilité et poudre d'obscurité étaient monnaie courante ici ! Une envie de compagnie ? Toute sorte de créatures magiques ou non, toutes plus dangereuses les une que les autres étaient disponibles à l'achat. Mais là où la boutique excellait c'était dans la vente de marchandises mortels. Armes, poisons, artefacts, malédiction, tout était achetable ici, absolument tout. Comment une telle boutique pouvait-elle encore exister ? C'était peu ou prou le même mystère que pour l'Allée des Embrumes. Le ministère de la magie n'avait jamais réussi à trouver quoi que ce soit contre l'établissement. Pas de trouvaille, pas de preuve. Pas de preuve, pas de mandat. Pas de mandat, pas fermeture. Pas de fermeture... Pas de fermeture. Ce n'était pas faute d'avoir essayé ! Scott lui même en avait fait une mission personnel lorsqu'il était au ministère de la magie. Prétextant un trafic de drogue qui s'était étendu jusqu'à l'école de sorcellerie de Poudlard il avait obtenu un mandat pour Barjow et Beurk, une vraie victoire en soi ! Et bien devinez quoi ? Les comptes de cette boutiques étaient aussi cleans et légaux que ceux de Olivander's et des Halls Magiques ! Le sorcier de l'est  avait seulement pu arrêter le trafic de Kiwicot, pas vraiment ce qu'il espérait en perquisitionnant cet endroit.

Alexander n'était pas à l'aise ici, comment aurait-il pu en être autrement ? Cette boutique représentait tout ce qu'il avait juré de détruire. Le noyaux de la magie noire en Grande-Bretagne. L'approvisionneur numéro un des mangemorts. Nul doute que les vendeurs eux même trempaient dans des sales histoires jusqu'au cou. Une raison suffisante pour leur infliger un Doloris ? Peut-être pas. L'instinct animal du sorcier de l'est lui criait de partir, de quitter cet antre de mort. Le corps tout entier du russe était tendu, prêt à exploser, prêt à réagir à la moindre alerte. La baguette d'ébène semblait provoquer des fourmillements dans sa main, prête à cracher toute sorte de sortilèges. Il n'avait rien pu faire quand il était au ministère de la magie. Il avait abandonné toute action lorsqu'il était membre de l'Ordre du Phénix. Et aujourd'hui qu'en était-il ? Aujourd'hui qu'il n'avait plus aucune pancarte. Qu'est ce qui l'empêchait de lancer un Bombarda maxima ? Un Bombarda multiplicare ? De toute exploser ? D'emporter d'un sortilège cette boutique et absolument tout ce qu'elle contenait ? La prise du russe sur sa baguette s'intensifia, comme si il domptait une bête sauvage. Le souvenir de sa discussion avec July quelques années auparavant était encore bien présent, au fond de lui il espérait ne jamais l'oublier. Bruit de pas. Alexander tourna instinctivement instinctivement son regard en direction de l'arrivant. L'arrivante en l’occurrence.  

- Salut ! Lore doit être dans l’antre des potions, on t’a pas entendu. Tu cherches quoi ? Petit temps de silence sans qu'Alexander ne parvienne à répondre, car c'est-elle. C'est-elle qu'il cherchait ce soir sans trop savoir pourquoi, sans trop savoir comment. J’ai une impression de déjà-vu. On... se connaît ?

C'était-elle, enfin c'était très certainement elle. Alexander avait eu le temps de l'observer la dernière fois qu'elle se tordait de douleur au sol. Il ne connaissait pas son nom, pas son prénom, mais c'était-elle qui l'avait agressé. A cette époque il n'avait pas remarqué le cache oeil. Dommage collatéral du Doloris ? Peut-être l'avait-elle en fait, après tout il faisait sombre... On se connaît ? Bonne question. Ils ne se connaissaient pas vraiment mais en même temps ils se connaissaient sûrement mieux que bien des personnes. Curieux lien que peut créer un sortilège destructeur, n'est-ce pas ? En tout cas elle ne l'avait pas reconnu. En tout cas ils n'étaient pas seule. Alors que faire ? Rebrousser chemin ? Rentrer en Russie ? Ne jamais revenir ? Depuis le début il ne savait pas vraiment pourquoi il était venu. Pourquoi il se jetait dans la gueule du loup alors qu'il en fréquentait un quotidiennement, ironique n'est-ce pas ?

- En vérité c'est toi que je cherchais. Tu ne t'attendais pas à cette réponse n'est-ce pas ? Me demande pas pourquoi. Il y a des soirs où nos pas nous guident sans que nous ne puissions rien y faire.

Alors que faire ? Tout déballer ? Tu te souviens il y a quelques années de cela ? Le grand russe qui s'est ramené dans ta boutique à la nuit tombée ? Qui t'a balancé un sortilège impardonnable et sûrement impardonné ? Qui a du même coup provoqué une fausse couche tuant tes deux jumeaux sur le coup ? C'était moi. Au moins à sa réaction le russe serait fixé, il saurait si il s'agissait bien de la bonne personne. Si elle ne comprenait rien tant mieux. Si elle comprenait... Advienne que pourra.

- On peut dire qu'on se connaît oui. Je suis passé un soir, il y a quelques années. Ce soir là ce n'était pas mes pas qui m'avaient guidés mais mon cœur. Et je suis reparti, comme j'étais arrivé, sans payer.
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Re: We get what we deserve [Abandonné]
Lizzie Cojocaru, le  Dim 22 Déc - 20:40

Le sorcier me faisant face est assez mal à l’aise. Ses doigts sont crispés et sa mâchoire contractée : il lui faut un silence avant que de me répondre. Le moins qu’on puisse dire, c’est que sa réponse à l’accent déplaisant est inattendue. Il n’est pas là pour un bien mais pour me voir. C’est-à-dire ? Il pourrait le dire plus directement, s’il veut taper dans les services de la boutique. Leçon de potions, accompagnement en captromancie, je peux l’aider pour autant qu’il m’en dise plus. Contrairement à ce que je prétends parfois lors des animations de Barjow & Beurk, je ne sais absolument pas tirer des prédictions valables de nos boules de cristal. Ce que j’aime dans la divination, c’est le côté spectaculaire, la performance… Le talent en lui-même est bien trop subtil pour que j’en sois capable, mais j’ai croisé des personnalités si intrigantes par ce biais que je me suis fait une mission d’offrir l’un des plus larges catalogues d’arts divinatoires de Grande-Bretagne.

Le client s’aperçoit que j’ai du mal à suivre et se décide à expliciter ses termes. Il me décrit une venue nocturne et un départ sans payer. Ah, ça je connais ! C’est l’heure des cambrioleurs. Les protections de la boutique semblent peiner à faire parage à la curiosité et à la convoitise alimentées par les mythes de l’Allée des Embrumes. Vous seriez surpris du nombre de jeunes garnements que je chope sur place - surtout du temps de ma grossesse, où j’avais plus ou moins emménagé dans l’Antre des Potions. Vous vous demandez pourquoi je ne remets pas ces voleurs aux Aurors ? Soyons francs : ma confiance envers le Ministère est plus que limitée. Je me souviens de comment j’ai payé le cambriolage de Poudlard, et aucun gamin ne finira à Azkaban par ma faute. Ma conscience n’est pas tranquille sur tous les sujets, mais c’est un point sur lequel ma fermeté est absolue.

Le problème c’est que d’habitude, les cambrioleurs sont jeunes. Le profil type est entre 15 et 17 ans, une capuche rabattue pour dissimuler les cheveux, et une tendance à paniquer quand ils sont pris sur le fait. Je ne bossais pas encore à Barjow & Beurk quand mon interlocuteur était jeune. S’il était venu de nuit et reparti sans payer, pourquoi ne m’en souviens-je pas ? Etait-ce vraiment moi qu’il cherchait ? Et puis de toute façon, les voleurs ne sont pas pressés de me revoir, c’est moi qui leur envoie une lettre pour remettre ça. Pourquoi revenir de lui-même ? Etait-il si déçu que ça de ne pas avoir reçu de visite de mon hibou ? Je grommelle, difficilement audible.
— Non, ça colle pas, je suis à jour en principe. Si c’était le cas il m’aurait laissé son adresse.

Oui, parce que la condition à laquelle je laisse partir les voleurs, c’est qu’ils me doivent une journée de leur vie. Dans le sens où si un jour je les contacte, on est censés passer quelques heures ensemble le jour J. Généralement, c’est pendant les vacances : avec mes légères tendances de workaholic, c’est sympa d’avoir la compagnie d’une âme un peu neuve et fraîche le temps d’une balade dans le parc ou d’un salon littéraire. Donnez-moi une alternative. A quoi je ne pense pas ? Si on ne compte pas les voleurs, il y a parfois d’autres passages mais ce sont alors des réguliers facilement identifiables - tout dans l’allure du sorcier indique que ce n’est ni aujourd’hui ni hier qu’il a été un client régulier de Barjow & Beurk. Même sans Polynectar, il ne devrait pas passer par mille détours s’il se sentait chez lui. Reprenons. Il culpabilise parce qu’il n’a pas payé. Mais ce n’est pas un régulier et vraisemblablement pas un apprenti voleur.

Je ne veux pas y croire. Son accent, qui me fait frissonner depuis qu’il a commencé à parler, a animé mes bras d’un frisson. Soyons clairs, il ne s’agit pas de plaisir mais d’une charmante chair de poule. Les tonalités russes, je les associerai toujours à la brute épaisse me servant de professeur du temps de Poudlard. Un type autoritaire et rancunier dont la leçon de torture m’avait assez marquée pour que je sois à présent incapable de lancer un sortilège de médicomagie correctement. De façon si excessive qu’ils étaient d’ailleurs devenus une forme d’attaque - autant chercher du positif dans ses échecs, non ?

L’expérience aidant, il est à présent un autre mage à qui j’associe l’accent russe. Cette fois-ci, ce n’était par à Poudlard mais ici, chez moi, à Barjow & Beurk. Enfin, on l’appelait peut-être la Boutique d’Accessoires de Magie Noire à l’époque. Toujours est-il que lui aussi était un aficionado de torture. Qui justifiait ses actions par son motif. Son cœur.
— Merdre. Merdre. Comment va ton c…

Dites, ça existe les Russes qui alimentent pas des traumas aussi nets ? Je pense que oui. Ils ont sans doute contraint les pires spécimens à l’exil, et c’est pour ça qu’on les récupère au Royaume-Uni. Est-ce que quelqu’un a des nouvelles de Mkrovsk d’ailleurs ?

Rappelez-moi de déménager au Mexique quand les enfants seront plus grands. Non. Plus loin. Mars plutôt. Je veux pas y croire. Il ne poserait pas les choses de façon aussi évidentes, dites-moi que c’est un malentendu. Qu’est-ce qu’il veut de plus cette fois ? Perplexe, je fais glisser ma baguette dans ma main. La position de garde se met naturellement en place, mais je n’ai pas le calme des duels réglementaires. Je ne suis pas face à un sorcier usuel. Que va-t-il faire ? Mes ongles s’enfoncent dans l’autre paume.
— Tu as… retrouvé ton cœur ?


Ou toujours pas ? Cela n’aurait pas de sens : je sais que les Mangemorts n’ont ni Elenna ni Bianca. Le regarde oscille entre panique et menace, comme un râle destiné directement à son cerveau. Tu ne penses quand même pas- Je suis l'animal acculé, méfiant et défiant son vieux démon. C'est tout juste si je ne crache pas un feulement à son intention.
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Re: We get what we deserve [Abandonné]
Alexander Scott, le  Mar 7 Jan - 18:35

La scène était déconcertante, irréelle, presque surnaturelle. Le face à face était tout bonnement improbable. Alexander se tenait dans la boutique la plus noire de Grande-Bretagne et faisait face à une pirate habillée aux couleurs de l'arc-en-ciel. La vision était déconcertante au bas mot. Toutefois il était difficile de dire qui des deux protagonistes était le plus étonné. Un lourd silence avait fait place aux paroles du sorcier de l'est. Quelle pouvait-être la signification de ce silence ? L'avait-elle reconnu ? Avait-elle compris le sens de cette parole ? Se préparait-elle à passer à l'attaque sans sommation ? S'adressait-il seulement à la bonne personne ? Impossible à dire. Une chose était sûre, plus le silence perdurait et plus la tension montait au sein de la sombre pièce. Plus la tension montait et plus Scott était persuadé que venir ici était une mauvaise idée. Le russe faisait nerveusement tourner sa baguette dans sa main pendant qu'il détaillait minutieusement chaque mouvement de la femme qui lui faisait face. Cette dernière semblait être au comble de la réflexion, marmonnant des mots inaudibles et l'observant d'un regard suspicieux. Combien de temps cette situation allait-elle durer ? Pourquoi ne pas simplement tourner les talons et partir dans l'obscurité de l'Allée des Embrumes ?

— Merdre. Merdre. Comment va ton c…

Une réponse. Pas forcément la réponse auquel le sorcier de l'est ce serait attendu. Qu'est ce qu'elle avait voulu dire ? Visiblement elle l'avait reconnu mais impossible d'en dire plus car elle avait stopper sa phrase sans raisons apparentes. La réponse ne tarda pas à tomber puisque la vendeuse de Barjow et Beurk dégaina sa baguette et se mit en position de garde prête à vendre chèrement sa peau. Oui. Elle l'avait reconnu. Lentement le chasseur de magie noire pointa à son tour la sorcière avec sa propre baguette. La tension ne pouvait pas monter plus haut ? Elle avait atteint son paroxysme ? Visiblement on pouvait toujours faire mieux. Ou pire selon le point de vue. Un duel en plein milieu d'une boutique de magie noire ? Etait-ce réellement là une bonne idée ? Combien de matériaux étaient prêts à exploser au moindre contact ? Combien de substances dangereuses pouvaient être libérées ? Combien de créatures magiques pouvaient s'échapper des entrailles de cet enfer ?

— Tu as… retrouvé ton cœur ?

Son cœur ? Inutile de préciser de qui il s'agissait. Les liens avaient été faits dans l'esprit de la sorcière. Désormais il n'y avait plus de doute possible. Alexander se trouvait face à la femme qu'il avait torturé des années auparavant. Et maintenant qu'est ce qui allait se passer ? Elle ne s'était pas jeté sur lui c'était un bon départ. Aucun sortilège n'avait fusé dans sa direction. Pas de patronus envoyé en direction du ministère de la magie. Pour autant la baguette de la femme restait menaçante, pointée dans sa direction, prête à cracher des sortilèges sur lui. Pas question de relâcher sa garde. La réponse de la sorcière avait quelque chose d'étonnante. Après toutes ces années elle se retrouvait face à son tortionnaire et sa première pensée était de lui demander si il avait retrouvé sa fiancée ? C'était certes là l'objet de la vendetta initiale mais Alexander ne s'attendait pas à une telle réponse. Oui, après sa sanglante quête il avait finalement retrouvée Elenna... Épuisée. Blessée. Brûlée. Marquée comme du bétail. Le plus triste dans l'histoire c'est que c'est lui même qui avait infligé la plus grande blessure de l'aventurière des neiges, ironique n'est-ce pas ? Dans un ultime sortilège Scott avait brûlé le visage de sa dulcinée avant que celle-ci ne soit capturée par les mages noirs. L'idée venait de Benson évidemment mais comment ne pas s'en voulait d'un tel acte ? Comment se remettre d'un tel épisode ? Il fallait du temps. Beaucoup de temps.  

- Oui je l'ai retrouvé. Voulait-elle réellement parler de Elenna ou parlait-elle plutôt de sa conscience ? Par retrouver son coeur sous entendait-elle qu'il avait retrouvé ses esprits et qu'en conséquence un tel évènement ne se reproduirait pas ? Il battait faiblement, en fait il ne battait presque plus, mais je l'ai retrouvé. Et grâce à July, il avait été sauvé...

Et maintenant ? Au fond de lui Alexander savait très bien ce qui devait se passer désormais. Ça ne dépendait pas de la vendeuse, ça dépendait uniquement de lui. Finalement n'était-ce pas pour ça qu'il était là ? Si il avait fait tout ce chemin, si ces pas l'avaient menés ici, n'était-ce pas pour ça ? Oh comme ça allait paraître futile et dérisoire ! Avait-on déjà vu une telle scène dans tout l'histoire de cette boutique ? Dans toute l'histoire de la magie ? Présenter ses excuses pour l'utilisation d'un sortilège impardonnable ? Vous saisissez tout le ridicule de la situation ?

- Je suis désolé d'en être arrivé là, aussi dérisoire que cela puisse paraître, je vous présente mes excuses.

Pour autant la baguette d'ébène restait pointée sur la vendeuse.
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Re: We get what we deserve [Abandonné]
Lizzie Cojocaru, le  Ven 17 Jan - 15:53

Est-ce sage de lui répondre ainsi ? Aurais-je mieux fait de l’immobiliser, d’appeler à l’aide ? Oh mon cousin se serait fait une telle joie de trouver cet homme ! Sous sa baguette, mon cher client ressemblerait aux mauvais bouts de viande que l’abattoir ne conserve même pas. Rien n’est simple pourtant, car l’élue de son coeur est Elenna. Oh, Elenna. Je m’en veux de t’avoir ainsi trahie, d’avoir participé à ce que l’Ordre avait décidé ce jour-là.

Tu étais alors Bianca à nos yeux, et je ne savais ou pouvais voir la femme cachée derrière. J’étais brutale, violente et sans coeur. J’ignore comment tu as pu faire preuve d’assez de miséricorde pour me laisser vivre après que je découvre ton identité, pour m’aider à accoucher quand j’étais à ta merci, pour ne pas me dénoncer après avoir su qui j’étais. Qui je suis encore aujourd’hui. Pardonne-moi de ne pas avoir changé, comme je t’ai pardonnée de soutenir ces idiots de Phénix. L’humain doit passer avant tout, n’est-ce pas ? Elenna, il est bon que quelqu’un t’aime et soit prêt à tout pour toi, y compris se tourner vers une magie qui le révulse. Sa dévotion, tu la mérites.

Restant en position de combat, le mage noir — il en était un à présent, quoi qu’il en dise, puisqu’il s’était tourné vers cette dernière — répond bientôt. En apprenant que Elenna avait été retrouvée, faible mais vivante, je hoche vigoureusement la tête. Ce que j’ai pu traverser avec cette femme ! De simples camarades de Quidditch, nous avions été partenaires après avoir été kidnappées dans un sous-sol dont l’on n’a pu s’échapper qu’en remportant diverses épreuves d’alcool, ennemies jurées d’idées, et pourtant unies par un sens de la famille et de l’humain. Qu’elle aille bien, aujourd’hui encore, me procure un vif soulagement.

— C’est ce qui compte. Merci de l’avoir sauvée.


Nous nous toisons sans mot, sans baisser notre baguette. Le sorcier semble hésiter à ajouter autre chose. Méfiante, je ne baisse pas ma garde. S’il me révèle aujourd’hui qui il est, c’est sans doute qu’il veut quelque chose. Et s’il ne l’obtient, puisque j’ai identifié mon agresseur, il se sentirait sans doute en danger, face à une morve de dragon n’attendant qu’une étincelle. Alors que veux-tu, garçon ? Pourquoi es-tu revenu ?

Lorsque le mage a ouvert la bouche, le ciel s’est fendu d’un rire tonitruant. Je vous assure, j’ai entendu le tonnerre. Je pense que si je me risquais à raconter cette scène à quelqu’un, il ne me croirait jamais. Ce serait sans doute une légende pour l’Ordre Noir : après s’être pris un sort impardonnable, une Mangemort a reçu des excuses de l’amant d’une Phénix. Je vois déjà la suite : 87 la Miséricordieuse, ou mieux encore, 87 l’Excusarde. Une bonne blague pour la femme la moins polie de la Grande-Bretagne. Ça va que je fais des efforts depuis la naissance des gamins, mais vraiment, aucun sens de la bienséance, des bases de la politesse, et côté vocabulaire, une tendance à jongler entre des registres de language différents de façon tout à fait inappropriée.

Dans un gloussement, j’oublie de garder en cible mon adversaire, et m’avance dans sa direction. Sans vouloir être méchante, tu ignores qui je suis mec. Tu ne sais pas que ce sort, ce trauma que tu m’as laissé, n’en est qu’un parmi tant d’autres. Après on s’étonne de mes relents misandres… Mais il faut dire qu’il y a quelque chose d’assez unique dans ta démarche, alors je suppose que je te dois au moins une réponse.

— Alexander… Je crois que tu te méprends sur le sort que tu as utilisé, et sur le sens du terme « sortilège impardonnable ». Je peux accepter tes tardives excuses. tu étais prêt à tout pour Elenna et quand je vous vois j’ai presque envie de croire en l’amour, mais toi, toi Alexander… Pourras-tu jamais te le pardonner ? Sauras-tu accepter ce que tu peux devenir en son nom ?

Alexander Scott
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Re: We get what we deserve [Abandonné]
Alexander Scott, le  Sam 4 Avr - 23:03

Qui aurait pu prédire une telle situation des années auparavant ? Lorsque Alexander avait débarqué en Angleterre il était un jeune sorcier russe renfermé sur lui, timide et profondément misanthrope. Sur ce dernier point rien n'avait changé toutefois à force d'effort et de temps le sorcier de l'est était devenu plus sociable. Il avait trouvé une famille chez l'Ordre du Phénix liant avec eux des liens plus profonds que l'amitié, pour ses sœurs et ses frères d'armes il aurait fait n'importe qui. Au terme d'un heureux hasard Scott avait rencontré son âme soeur, sa fiancée, son aventurière des neiges, Elenna Benson. Comment résumer leur relation ? Passionnel ? Fusionnel ? En quelques années, non, en quelques mois le couple avait déjà traversé plus d'épreuves qu'un couple normal n'en traverse en une relation mais était-ce réellement étonnant ? Elle était Phénix. Elle était Loup-Garou. Il était Auror. Il était anima. Pour elle, il était devenu Phénix. Pour lui, elle était devenu Auror. Une double vie remplie de violence. Une existence dangereuse, sur le fil du rasoir. Pourtant le couple avait réussi à avancer, à progresser, à s'aimer malgré les risques quotidien. Peut-être finalement ces épreuves avaient-elles justement contribués à les rapprocher, à les souder. Une chose était sûr, aux yeux du sorcier de l'est Elenna n'était pas n'importe quelle membre de l'Ordre du Phénix. Pour elle, il aurait défié l'Odre noir, pour elle il aurait bravé l'Ordre établi, pour elle il se serait dressé face à l'Ordre du Phénix. Elle était sa plus grande force, sa plus grande faiblesse.
C’est ce qui compte. Merci de l’avoir sauvée.

Le sorcier de l'est cligne des yeux. S'attendait-il à cela ? A une telle réponse ? Sûrement pas. Visiblement la jeune femme face à lui connaissait bien mieux Elenna que ce qu'il aurait pensé aux premiers abords. Si Elenna la connaissait peut être la connaissait-il aussi ? Comment diable la lupine pouvait-elle connaître la vendeuse d'une boutique de magie noire ? Une rencontre de Poudlard ? Une rencontre de Ollivander's ? Comment diable aurait-il pu s'attendre à ça ? Une telle situation dépassait toute logique. Alexander était déstabilisé, désorienté, la vendeuse l'avait-elle remarqué ? Sûrement pas car c'était bien maintenant le meilleurs moment pour attaquer le géant russe, toute défense aurait été brouillonne, hasardeuse et précipité... Son esprit n'était désormais plus centré sur son interlocutrice, il vaquait, divaguait en spéculations toutes plus improbables les unes que les autres. Autant dire que la situation ne s'améliora pas lorsque la vendeuse de magie noire explosa de rire. Scott c'était préparé à beaucoup de chose pour cette soirée mais sûrement pas à cela... Des duels. Du sang. De la magie noire. Des pleurs. Mais sûrement pas des rires. Des rires ? C'était presque insultant. Ne s'était-il pas trompé d'interlocutrice ? Non, ça semblait peu probable. Parlaient-ils bien de la même chose ? De sortilèges impardonnables ? De fausse-couche ? A n'en point douter, oui alors pourquoi cette réaction ? Etait-ce un rire nerveux ? Un rire jaune ? De dégoût peut-être ?
Alexander… Je crois que tu te méprends sur le sort que tu as utilisé, et sur le sens du terme « sortilège impardonnable ». Je peux accepter tes tardives excuses. Tu étais prêt à tout pour Elenna et quand je vous vois j’ai presque envie de croire en l’amour, mais toi, toi Alexander… Pourras-tu jamais te le pardonner ? Sauras-tu accepter ce que tu peux devenir en son nom ?

Alors c'était comme ça ? C'était si simple que ça ? Des années après il se pointait dans sa boutique pour s'excuser d'avoir provoqué une fausse-couche et elle le pardonnait sans plus de cérémonie ? Ça ne pouvait pas être aussi simple. A n'en pas douter elle connaissait bien Elenna. Elle connaissait bien leur relation également mais ce n'était un secret pour personne. Et puis ne l'avait-il pas torturé pour elle ? Les mots de la vendeuses résonnaient dans la tête du sorcier de l'est. Elle n'était pas la première à tenir ce genre de propos. Avant elle July l'avait mis en garde. Miss Boccini, matricule 28 comme elle s'était présenté lui avait également tenu pareils propos. C'était une évidence, ça faisait longtemps qu'il en avait pris conscience, pour Elenna il pouvait devenir ce qu'il avait juré de combattre. Pour elle, il était devenu mage noir. La sorcière s'avançait, faisant fit de sa baguette. Elle savait, elle sentait qu'il n'allait pas attaquer le premier. Ses griffes étaient rentrées. La confiance avait changé de camp. Désormais c'était-elle qui menait la danse. Déstabilisé. Décontenancé. Dans les cordes. Scott ne sait plus comment réagir.  
- Fais ch*er, me prends pas pour un c*n... Les mots sont ne sont pas vraiment chuchotés, pas vraiment criés non plus. Vous savez ce fameux crichotages ? Disons qu'ils sont crichotés. Plus que jamais l'accent russe ressort et avec lui la colère et la désorientation du sorcier. T'étais enceinte ! J'ai provoqué la mort de tes jumeaux et je me méprends sur le sens impardonnable ? La baguette tremble. Et si la mangemort avait menti ? C'est quoi ton foutu problème ? T'as raison pour moi c'est pas si simple. Et si finalement c'était davantage son propre pardon qu'il était venu chercher ? Finalement peut-être avait-elle raison. Peut-être qu'il n'arriverait pas à se pardonner. Peut-être que cette visite n'était qu'une excuse.
Lizzie Cojocaru
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Re: We get what we deserve [Abandonné]
Lizzie Cojocaru, le  Mar 28 Avr - 12:24

(je ne suis pas en retard, le temps est un concept social)

La brume dans ses yeux
Des lourds nuages chargés de gouttes de pluie
Une tempête se prépare à l'intérieur

Il me regarde, désemparé. Sans doute ne s’attendait-il pas à cette réponse. Qu’aurait-il voulu, que je l’attaque, le blesse, et qu’il puisse repartir en disant qu’il avait fait de son mieux pour corriger ses torts ? S’était-il jeté dans la g*eule du loup pour que ma réaction lui confirme que j’étais aussi mauvaise qu’il l’avait d’abord pensé, que son crime n'était pas si injustifié, qu’il y avait d’autres personnes que j’avais fait souffrir et que si Elenna n’était pas d’elles, il vengeait ces autres victimes anonymes ? Allez donc savoir. Je hausse le sourcil en le voyant basculer vers une langue plus directe, plus familière, que je n’ai pas l’habitude d’entendre dans sa bouche. Habituée des grossièretés, je n’arrive pourtant pas à sourire. Le grognement étouffé et les accents de ses phrases me rappellent trop Mkrovsk. Se sont-ils connus ? Le monde magique est si petit…

Les battements du cœur
Des contractions agonisantes
Une terreur sans fin

Lorsque sa colère éclot, un autre sens de sa venue me parvient. Ce n'était peut-être ni pour moi, ni pour lui, mais pour eux. Il ne se pardonnait pas d’être à l’origine du décès de deux bébés… sans savoir que ces derniers étaient en parfaite santé. Je ne me souviens pas lui avoir dit qu’il y en avait deux, lorsque l’impardonnable avait été fait, mais le trauma altère souvent la mémoire. J’ai fini par accepter qu’il est fréquent que je ne me rappelle pas exactement de ce qu’il s’est passé, que ma mémoire puisse fluctuer au gré de mes émotions. Dans le cas présent, je suis sûre des grandes lignes : le sort avait été lancé pour retrouver Elenna, donc nous étions moins opposés qu’il le pensait. Enceinte je l’étais, mais Braeden et Squirtle étaient en bonne santé. Grâce à Elenna. Cela, fallait-il le révéler ? Elle était Bianca par le passé — il n’avait jamais caché son positionnement vis-à-vis des mages noirs. A quel point me fallait-il rester ambiguë dans ma réponse pour éviter qu’il cherche à en savoir plus ?

Tension des bobines de cuivre
Une attente vibrante
Anticipation

— Les jumeaux ont survécu. Tu as raison, je ne t’aurais jamais pardonné dans le cas contraire. Ils sont en vie, Elenna aussi, moi aussi : je peux laisser le passé où il est. C’est une perle ta meuf, j’espère que t’es conscient de ta chance.
Les souvenirs remontent : le Concours de Roi, en particulier, où en un élan de victoire on s’était liées. Des prestes buveuses, de celles qui sucent la vie jusqu’à la moelle. Et elle, buvant pour moi, consciente des limites posées par la grossesse. Comment oublier cela ? Cette sorcière farouche, à la hargne salvatrice, son regard sans jugement alors qu’elle fourrageait ma gorge de son index et mon majeur jusqu’à ce que je vomisse tout l'alcool ingurgité. J’apprécie qu’elle n’ait pas révélé ma double identité à son âme-soeur, mais pourquoi lui avoir tu notre amitié ?

Ils parlent dans ma tête
De leurs voix viscérales et cruelles
Resserrant le noeud coulant

Que dire, que taire. C’est avec une grande émotion que j’ai lancé Elenna entrer dans ma vie. A l’époque, elle était comme un modèle étrange. Je voulais comprendre l’origine de sa forge. Je voulais apprendre à danser dans ce monde où l'on se surprend rarement à rêver. Je voulais qu’elle me chante ses lucioles… L’intensité de notre lien avait-elle conduit Elenna à craindre une certaine jalousie de la part d’Alexander ? Dites-moi qu'il est pas possessif à ce point, je sais que les mecs c'est nul mais quand même ! Je n’en sais pas assez sur lui, en revanche, pour lui parler de l’accouchement.
— Je suppose que tu ne lui as jamais parlé de cette nuit-là. Tu as tes raisons, mais si tu l’avais fait, elle t’aurait rassuré sur leur santé. Elenna a déjà croisé mes enfants.
J’essaie de dissimuler un sourire victorieux, nanana je sais des choses sur elle que même toi tu ignores, mais la question trottine à présent dans mon esprit. Elenna, pourquoi lui as-tu caché notre amitié ?
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Re: We get what we deserve [Abandonné]
Alexander Scott, le  Mer 29 Avr - 22:29

Un destin. Une fatalité. Une malédiction. Était-ce là ce qui attendait tout chasseur de mage noir ? Était-il possible de combattre les mangemorts sans utiliser leurs méthodes ? Ne disait-on pas qu'il fallait combattre le mal par le mal ? Les choses se seraient-elles passées autrement cette nuit là si il n'avait pas passé les années précédentes à lutter contre une menace insaisissable ? Peu à peu le sorcier de l'est avait adopté les sorts et les méthodes de ceux qu'il haïssait plus que tout. Les combats passant le sorcier de l'est était devenu de plus en plus déterminé, plus convaincu et plus violent. Chaque affrontement avec 26 l'avait peu à peu engagé dans un sombre chemin. Cette voix qu'il avait commencé à emprunter lorsqu'il était rentré au ministère de la magie et qui avait finalement mené à ce sortilège impardonnable. Finalement tout ceci n'était que le paroxysme d'une accumulation de violence. Combien de fois avait-il utilisé des sortilèges noirs lors de ses affrontements ? Le ministère fermait les yeux sur l'utilisation de telles méthodes par ses employés, seul le résultat comptait n'est-ce pas ? Combien de victimes collatérales avait-il causé lors de ses duels ? De ce que Scott savait il n'avait blessé qu'un seul moldu, c'était sur les pont de Londres, il avait tout bonnement lacéré un civil avec de la magie noire. Ironique pour un Phénix venu les défendre n'est-il pas ? Mais le sorcier de l'est s'interrogeait, qu'est ce qui lui assurait que cet homme était le seul ? C'était tout simplement impossible à dire dans la folie des combats. Il n'était qu'un pion de ce grand conflit. Combien d'autre phénix étaient dans sa situation ? Combien d'auror étaient également devenus des mages noirs ? Plus d'un à sa connaissance. C'était cela qu'on appelait troisième guerre des sorciers. La vendeuse avait mis le doigt sur un sacré paradoxe augmentant encore le trouble de Scott, comme si c'était nécessaire.

— Les jumeaux ont survécu. Tu as raison, je ne t’aurais jamais pardonné dans le cas contraire. Ils sont en vie, Elenna aussi, moi aussi : je peux laisser le passé où il est. C’est une perle ta meuf, j’espère que t’es conscient de ta chance.


Révélation. Véritable uppercut en plein visage. Leçon numéro une : Ne jamais faire confiance à une mangemort, même si celle-ci joue sur fibre sentimentale. Boccini s'était foutue de sa gueule sur toute la ligne. Pourquoi ? Dans quel intérêt ? Impossible à dire, mais était-ce réellement étonnant ? Était-il vraiment surpris par cette nouvelle ? Oui et non. Pendant toutes ces années Alexander avait vraiment vécu dans la certitude d'avoir commis un double infanticide, d'avoir torturé une innocente et de l'avoir privé de ses enfants... Et voilà qu'on lui apprenait que tous ceci était faux ? Qu'il avait vécu dans un mensonge. Il y avait de quoi être désarçonné. A cet instant Scott s'en voulait terriblement. Comment avait-il pu croire cette mage noire ? Comment avait-il pu prendre pour argent comptant tout ce qu'elle lui avait raconté ? Tout ce qu'elle souhaitait c'était sans doute de quitte la Grande-Bretagne sans encombre et sans effusion de sang, quelle aurait-été l'issu du duel dans un piano bar ? A moins peut-être qu'elle n'est également menti sur cette partie. Qu'est ce qui lui disait qu'elle ne courrait pas encore aux quatre coins de l'Angleterre pour servir les sombres desseins du Seigneur des Ténèbres ?
— Je suppose que tu ne lui as jamais parlé de cette nuit-là. Tu as tes raisons, mais si tu l’avais fait, elle t’aurait rassuré sur leur santé. Elenna a déjà croisé mes enfants.

Bravo madame l'inspectrice, fine déduction. "Dis Elenna, pour te libérer j'ai utilisé le sortilège de Doloris sur une innocente, elle était enceinte et j'ai par la même occasion tuer ses deux jumeaux. Et tu sais quoi ? Ça a servi à rien, elle ne savait rien". Oui, c'était à n'en pas douter la meilleure manière de réconforter l'aventurière des neiges... Le sorcier de l'est connaissait bien la lupine, elle aurait sans doute pris la mort de ses deux êtres sur sa conscience. Enfin ça c'était dans l'éventualité où ils étaient vraiment morts... Et où Elenna ne les connaissait pas. Sérieusement ? C'était quoi ce bordel ? L'esprit du sorcier de l'est était en ébullition. Quand est-ce que la Phénix aurait pu rencontrer les enfants de la vendeuse puisqu'elle était encore enceinte pendant le kidnapping ? Quelques jours après ils partaient direction la Norvège pour une longue convalescence. Etait-ce durant ces dernières années qu'elle les aurait rencontré ? Cela semblait plutôt improbable. Hautement improbable même. Alors quoi ? Est-ce que la vendeuse mentait ? Il s'était fait mener par le bout du nez à une reprise alors pourquoi pas à deux reprises ? Elle devait penser qu'elle avait ferré le gros poisson. Sérieusement qu'est ce qu'il foutait là ? La nuit avait pris une tout autre tournure que celle qu'il avait pu imaginer. Qui était cette vendeuse connue visiblement aussi bien des Mangemorts et des Phénixs ?

- Fais ch*er... Un nouveau juron lâché, témoin de l'incompréhension et de la frustration. T'es qui au juste ? Voulait-il vraiment le savoir ? Voulait-il vraiment avoir encore plus de questions que de réponses ? La première fois il l'avait torturé, aujourd'hui les rôles étaient inversés et ça ne lui plaisait vraiment. Laisse tomber, fais comme si j'avais rien demander.

Pourquoi diable restait-il ici avec cette femme ? La vendeuse ne le mettait pas à l'aise. L'endroit était malsain. Il avait eu ce pourquoi il était venu, non ? Alors pourquoi ? Pourquoi attendait-il qu'elle crache son poison ? Qu'elle lui retourne le cerveau ? Si vraiment il voulait des réponses alors il poserait les questions à Elenna, là au moins il serait sûr d'avoir des réponses sincères. Si il voulait davantage de questions alors effectivement il pouvait rester et taper la discussion. Le sorcier de l'est était mal à l'aise et la situation avait assez duré, sérieusement elle avait quoi à sourire comme ça ?

-J'me tire. J'ai eu ce pourquoi j'étais venu. Nouvelle pause. Prends soin de tes enfants.

Sincérité ? Simple politesse ? Le sorcier de l'est tourna les talons sans plus de formalité et se dirigea vers la sortie de la boutique. Son instinct lui intimait de ne pas faire ça, de ne pas présenter son dos à une personne qu'il avait torturé par le passé mais que pouvait-il faire d'autre ? Sortir en reculant et en la pointant avec sa baguette magique ? Ça aurait été rajouté à son triomphe. Et puis si elle avait voulu l'attaquer ne l'aurait-elle pas déjà fait ?



Je te laisse éventuellement conclure, ou pas c'est comme tu le sens ! Enfin comme Lizzie le sent. Mais prends pas ça comme une envie de conclure quoi.
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