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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Se faire face [Terminé]
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Zélie Hepburn
Zélie Hepburn
Préfet(e)/Gryffondor
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Année à Poudlard : Septième année

Matière optionnelle : Arithmancie

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


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Se faire face [Terminé]
Zélie Hepburn, le  Ven 6 Déc - 18:24



Saison 29 - Automne

Tu n’as jamais compris. Tu n’as jamais compris pourquoi ces gens qui t’avaient mis au monde, qui étaient censé t’aider à grandir, à comprendre la vie, à voler de tes propres ailes, n’ont pas voulu de toi. Ils t’avaient donner un souffle, une vie, un espoir. Tu avais eu confiance en eux, à la minute où ta petite tête s’était posée sur son coeur, son coeur à elle, tu t’étais abandonnée à elle. Finalement, c’est eux qui t’avaient abandonné. Ils t’avaient lâché dans l’immensité du monde, un monde froid, noir, dangereux. Tu n’avais qu’une couverture à peine plus épaisse qu’une feuille de papier pour protéger ton petit corps frêle. Tu ne comprenais pas ce que tu étais à l’époque, ce que tu allais être. Tu venais seulement d’apprendre à respirer.

Ils t’ont trouvé, ils t’ont accueilli, eux qui t’ont aidé à grandir, à comprendre la vie, à voler de tes propres ailes, ils ont voulu de toi. C’est eux que tu considères aujourd’hui comme tes parents. Tu as pris quelques centimètres, tu as appris à aimer et tu as oublié ces gens, les autres. Terry et Luke ne t’ont jamais menti, ne t’ont jamais rien caché, mais finalement que savaient-ils de plus que toi ? Pas grand chose. Ça te convenait très bien finalement. Tu n’avais pas envie d’en apprendre plus, ils n’étaient plus personne pour toi. Qu’un homme et une femme qui t’avaient mis au monde. Aujourd’hui, tu es grande, tu ne sais toujours rien de ceux qui t’ont abandonné et tu n’es pas plus intéressé d’en apprendre davantage. Tu es heureuse. Tu aimes Luke, tu aimes Terry, où qu’ils soient dans cet univers. Pour rien au monde, tu aurais espéré vivre une autre vie que celle qui t’était destinée.

_______

Drôle de journée ; c’est une drôle de journée. Il pleut aujourd’hui ; ça faisait longtemps qu’il n’avait pas plu ; j’en ai pris conscience au cours d’Arithmancie ; non pas que je n’écoutais pas ; je n’écoutais pas ; il y avait cette grande fenêtre ; les gouttes qui tombaient sur le verre créaient pleins de dessins comme des gouttes de peinture qui tomberaient sur une toile ; c’était beau ; bien plus beau que ce qui se trouvaient dans mon livre ; ou sur le tableau ; jamais je n’avais trouvé la nature aussi attirante ; aussi belle. Je suis sortie de la classe des rêves et des histoires pleins la tête.

J’aime pas cette heure de la journée ; il y a du monde ; beaucoup de monde ; trop de monde ; des petits, des grands, des gros, des minces ; ils courent, tous ; où vont-ils comme ça ? sont-ils si impatients de retourner en cours ? ne préfèrent-ils pas regarder les gouttes de pluie qui tombent sur les vitres ? je souffle et je me faufile ; vite ; je suffoque ; je ne veux pas mourir ! vite ! voilà pourquoi ils courent ; pour survivre. Je ne regarde pas devant moi ; je regarde mes pieds ; c’est vrai que c’est tellement plus pratique pour savoir où l’on va ! en regardant mes pieds ; et je blesse les autres ; cet autre que je viens de percuter de plein fouet ; aïe ; pu*ain regarde où tu vas Zel ! je lève la tête ; enfin.

Figée.

Je ne comprends pas ; je reste figée ; je ne comprends pas ; mes yeux voient quelques choses, mais mon cerveau ne répond pas ; qu’y a-t-il ? pourquoi suis-je bloquée ainsi ? mon corps, dit moi ! que vois-tu ? soudain, il m’envoie le signal ; il assemble les pièces du puzzle ; je comprends maintenant ; je me vois ; je me fais face ; je suis un peu différente toutefois ; j’ai les cheveux court ; j’ai le temps pâle ; je suis plus masculine ; masculin. Ce n’est pas moi. Qui est-ce alors ? suis-je la seule comprendre que quelque chose ne va pas ?
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Re: Se faire face [Terminé]
Invité, le  Dim 8 Déc - 1:45

Avertissement

Ce RP mentionne du contenu sensible :

Contenu youtube : Autodéstruction et autres...







Se faire face ft Zélie Hepburn
Dans un profond silence, on se rends compte que celui qui nous joue le plus de tours dans notre misérable vie, c'est le destin. Alors, à quoi bon s'acharner dessus, ça ne rime à rien.
▴▽▴⟁▴▽▴
Cet océan à l’intérieur de ton être, autant parfois, il a l’air en surface, d’être d’une humeur olympienne tandis qu’à d’autres instants. Il se déchaine contre vents et marées. Toi, tout ce que tu avais désiré, c’était que l’on te reconnaisse à ta juste valeurs depuis toutes ces dernières années. Tout ce que tu avais pu récolter, ce n’était que des cendres d’un passé décomposés. Vestiges même d’un mensonge créé par la folie des hommes, mensonge doublé par l’orgueil et la cupidité d’une tierce personne. Mensonge qui perdure sur l’éternité, alors que toi, tu t’évertues à vouloir faire éclater la Vérité au grand jour. Cette Vérité qui transcende tout ton être comme une arme de Justice, comme une arme destiné à redonner la vue aux Aveugles.

En ton fort intérieur, tu sais que ton cœur saigne, qu’il ne bat plus pour les autres, ni même pour le plus misérable des mortels, ni même pour la bonne vieille du quoi ou cette fille que tu aurais pu connaitre, si tu n’avais pas décidé de changer de chemin. Puis, tu te souviens aussi de la raison du pourquoi il bat encore. Plus pour Elles que pour toi-même. À défaut de Svetlana, il te reste une seconde « Chance », un moment de clarté auquel tu peux prétendre t’y accrocher une dernière fois. Cette fille, cette préfète des bleus à la chevelure brune. Dieu qu’elle te fait perdre la tête, car son sourire t’ensorcelle et son regard te domine. Toi, qui ne jurait plus que par Elle, il te semble presque difficile d’aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs désormais.

Pourtant, ces quelques mois de grandes vacances, loin de Poudlard, lorsque tu les avais passé au Japon, tu sembles avoir pris la meilleure décision de toute ta vie. Conclure sur une histoire d’un rêve surréaliste. Transformer le cauchemar en idylle. L’impossible en possible. Et faire d’Elle ce dont tu as toujours intimement désiré depuis que tu as posé les yeux sur elle. Mais tout ça, ce n’est pas toi tant qu’il te manque encore ces quelques vides à combler. Pourquoi cette tâche de naissance sur ton avant-bras droit ? Pourquoi ce bracelet avec un pendentif tout aussi étrange à ton poignet, seul vestige d’un moment passé en Russie, que tu n’as appris l’existence que par les biais de ta tante. S’en suit aussi de ton altercation avec ta marraine. En toute logique, tu devrais te sentir en colère, une colère constante qu’on ne maitrise même plus à ce stade.

Et pourtant, des larmes, tu en avais versé quelques-uns, plusieurs même si je peux le dire. Quelques regrets suivit de plusieurs remords auprès d’Elhiya, auront suffit à te calmer, mais reste-t-il que tu te balades dans cet endroit sans trop savoir où tu te diriges. Tu es comme un pantin dénoué de toute forme de vie. Une sorte d’Inferi ensorcelé par ta tête que l’on a complètement atomisée. Soudainement, c’est la coalisation, un accident de parcours que tu n’avais nullement calculé, cette fois. Ton visage se redresse avec le peu d’énergie viable et fiable qu’il te reste. Et là, tu bug presque instantanément. Une pâle copie conforme de ce que tu es, en bien plus mignonne, en bien plus « fille », sans tatouage ni piercing. Tu entrouvres la bouche comme si tu te demandais si ta vue ne te rendais juste pas « fou ». Alors, doucement, la machine qui te sert de cervelle, se mets en marche. Les court-circuit disparaissent et les mots sur les papiers reviennent en surface. Ce bracelet te mets sur la voie et pour être certain que tu n’es pas cinglé, tu tends ton poignet droit vers elle, remontant ta manche assez rapidement aussi.

- «  Juste comme ça… Montre-moi le tien.. J’voudrais être certain d’un truc. »

Pas d’autres explications, rien. Là, c’est toi qui prend les commandes, sans pour autant la forcer à réagir. Ce n’était qu’une requête comme une autre, sauf que t’es du genre à placer les choses tels qu’elles le sont. Pour finir, c’est surtout que tu avais envie d’aller activement chercher ces lettres dans ta chambre, juste pour être certain de ne pas avoir rêver. Et si cette fille est bien celle que tu crois… Il se peut que c’est véritablement ta jumelle, traits pour traits, sang pour sang & cent pour cent devant toi. Alors, dis – moi, qu’est-ce que ça te fait de te voir autre que devant un miroir, pour la première fois ?

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Re: Se faire face [Terminé]
Zélie Hepburn, le  Lun 9 Déc - 0:30



Je suis incapable de bouger ; incapable de parler ; vous êtes-vous déjà croisés ? pour de vrai ? quel effet ça fait ? de sentir quelqu'un te voler tes traits, tes formes, tes airs de ? de sentir que sur cette terre, quelqu'un te ressemble comme deux gouttes d'eau ; qu'en face de toi, quelqu'un te ressemble comme deux gouttes d'eau ; comme un jumeau ; c'est le chaos dans ma tête, dans mon corps ; je sens me sang qui coule dans mes veines ; vite ; trop vite ; il cherche à s'échapper ; je sens mon cœur battre dans ma poitrine ; vite ; trop vite ; il cherche à exploser ; tout est rapide ; trop rapide ; je disjoncte.
Qui es-tu ?

Je ne comprends pas ; je n'arrive pas à comprendre ; pourquoi l'ampoule ne s'allume pas ? il me manque une pièce du puzzle, laquelle ? Ses paupières, elles s'ouvrent, elles se ferment ; vite ; pétrifié, lui aussi ; son regard me transperce ; ses yeux dévorent les miens ; il me dépouille ; que cherches-tu ? ; que cherches-tu ? il me fait peur ; son visage horrifié me fait peur ; j'ai peur ; ma 'tite voix a peur ; elle sait ; pourquoi ne veut-elle rien me dire ? je sens qu'elle sait ; elle connait la fin de l'histoire ; je ne suis pas sûre de vouloir la connaître. Il me tend son avant-bras ; geste brutal ; je sursaute.

— Juste comme ça… Montre-moi le tien.. J’voudrais être certain d’un truc.

Quoi ? pourquoi ? tu n'as pas besoin de le voir ! ça ne changera rien ! ça ne changera rien ? si ? être certain de quoi d'abord ? je panique ; il me fait peur ; je ne veux pas la connaître ; celle qu'on tente d'enfouir toujours plus profond ; celle qui brise ; celle qui sauve ; celle qui soulage ; celle qui fait mal. Bouche entrouverte, les mots refusent de remonter à la surface ; alors j'obéis ; je tends mon bras, laissant entrevoir ce bout de métal ; un simple petit bout de métal enroulé autour de mon poignet ; un bout de métal collé à ma peau depuis aussi longtemps que je m'en souvienne ; le cœur bat ; trop vite ; seul objet, seul ami de l'Avant ; le seul caillou qu'Eux ont laissé sur le chemin ; Poucet ne rentrera jamais à la maison.

Je tends ma main vers son poignet ; mes doigts s'approchent dangereusement de sa peau ; dangereusement ; ils effleurent ses écailles ; ils la touchent ; sang qui coule ; cœur qui bat ; la décharge parcourt tout mon cœur vite, trop vite ; elle part du bout de mon index et traverse chaque parcelle de mon âme; elle remonte le fleuve ; jusqu'au cœur ; inspiration ; je respire ; une inspiration brutale, profonde ; je respire à nouveau.

Identiques ; nous sommes identiques ; ils sont identiques ; une chose diffère ; Eden ; Eden, qui es-tu ? qui sommes nous ?

— Je...Qui... Eden... Les mots ; ils étouffent ; l'esprit ; il étouffe ; j'étouffe. Sortons d'ici.


Dernière édition par Zélie Hepburn le Mer 11 Déc - 21:45, édité 1 fois
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Re: Se faire face [Terminé]
Invité, le  Lun 9 Déc - 9:23


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Dans un profond silence, on se rends compte que celui qui nous joue le plus de tours dans notre misérable vie, c'est le destin. Alors, à quoi bon s'acharner dessus, ça ne rime à rien.
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Au calme plat sur ton horizon, il n’y avait qu’elle devant toi. Votre rencontre signait le début d’une tempête riche en rebondissement. Si l’une était porteuse de Lumière, d’un message d’espoir. Toi, tu n’aspirais qu’à te terrer dans les Ténèbres. Camouflé dans des sillons obscurs, c’était à mon sens, étrange de faire face à cette jeune fille. Tu ne l’as voyais comme un autre portait de toi-même, celui que tu peux percevoir dans un miroir ou dans le reflet d’une fenêtre. Te tenir si droit devant elle, le regard incompréhensible, l’air chagriné et complètement sous le choc aussi. N’était-ce, donc, pas cette fille, cette petite fille dont en parle les récits de ta vie, trouvé tout au fond de ta valise ? Tu sembles perdu, mais tu fais de ton mieux pour être l’homme de la situation. Montrer que tu ne cèdes pas à la panique, même si tu pourrais fuir en courant, si l’occasion se présentait et qu’elle n’aurait pas été là comme témoin.

Pourtant, tu en profites pour prendre une longue bouffée d’air tout en fermant les paupières après avoir vu la pièce de métal de la jeune étudiante. Deux parties d’un tout, deux parties d’une pièce manquante. La nouvelle est dure à encaisser, l’expérience est choquante. Tu pourrais croire que c’est encore une blague, que l’on te ment encore, mais la Vérité continue son ascension au point de te faire perdre la raison. Tu voudrais laisser libre court à tes émotions. Tu voudrais te dire que ce n’est qu’une farce de plus et que la plaisanterie à assez durée. Pourtant, tu restes de marbre, tu sembles mitigé entre l’envie de lui hurler dessus, de lui dire d’arrêter de se moquer de toi, que tu en as assez de tout ça. Et malgré cela, tu ne dis rien, tu ne consent rien. Curieux de voir si c’est vraiment celle qui te manquait dans ta vie, tu t’approches à pas de souris, d’elle. Délicatement, tu te penches vers sa main jusqu’à voir le même symbole sur le médaillon, la même inscription à l’arrière aussi.

- « Je ne suis, on ne peut plus, d’accord, Zélie… Je te suis. »

Ainsi, plus de marches arrière possible, plus de doute à envisager non plus. Tu es son frère jumeau, Elle est ta sœur jumelle. Qu’importe ce que les autres pourront bien te dire, tu sais ce qu’il te reste à faire maintenant. Réparer la folie et les erreurs des adultes, afin que tout puisse rentrer dans l’ordre. Alors, comme pour la rassurer, comme si tu pouvais prendre la place de grand-frère dans ce duo indéfinissable, tu lui tends doucement ta main vers elle dans l’espoir qu’elle la saisisse. Tu n’as qu’une envie, prendre l’air avec elle, sans pour autant la voir partir. Ce côté que tu ne connais pas de toi, tu sembles pourtant prendre doucement conscience qu’il t’arrive encore de belles surprises dans ta sombre vie.

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Re: Se faire face [Terminé]
Zélie Hepburn, le  Lun 9 Déc - 22:40



Pourquoi tu ne te tais pas ? cœur, ralentis ! j'ignore ce qu'il se passe ; son regard me transperce ; il sait ; lui sait.

— Je ne suis, on ne peut plus, d’accord, Zélie… Je te suis.

Zélie sonne différemment de sa bouche ; mais qui es-tu bon sang ? va-t-il me dire ce qu'il sait ? je voudrais fermer les yeux, oublier; me réveiller, frotter mes yeux, jeter un regard vers Casimir et songer à ma vie toute tracée; mais le temps passe et je ne me réveille pas ; le temps passe et ne s'arrêtera pas ; jamais ; je ne pourrais jamais m'échapper ; la vérité qui s'approche d'un pas lent ; qui me regarde, sourire en coin ; elle me nargue ; je ne peux pas m'échapper ; je ne veux pas, je ne veux pas entendre ; et j'en meurs d'envie.

Je me pose sur un rebord de pierre ; inspiration ; l'air rentre dans mes poumons ; j'aimerais qu'il fasse le ménage ; qu'il souffle sur tout ce qui se passe dans mon cœur ; que tout s'envole ; mais le feu qui brûle sous ma peau continue ses ravages. Je lève mes yeux vers les siens ; les miens? ; des yeux profonds, je ne peux m'empêcher de plonger et de me laisser couler toujours plus profond ; je lis en lui ; lit-il en moi ?

— Tu me connais... ce n'est pas une question, son regard le trahit. J'entends son cœur battre ; il suit mon rythme. Comment ? Pourquoi mon corps est-il en ébullition à tes côtés ? Pourquoi je me noie dans tes yeux ? Pourquoi suis-je prête à mourir pour toi ?


Je ne te connais pas.
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Re: Se faire face [Terminé]
Invité, le  Mer 11 Déc - 11:57


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Dans un profond silence, on se rends compte que celui qui nous joue le plus de tours dans notre misérable vie, c'est le destin. Alors, à quoi bon s'acharner dessus, ça ne rime à rien.
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Comment pourrais-tu répondre à sa question. Pourquoi le ferais-tu ? Qu’est-ce que tu as à gagner dans l’histoire si tu la brises comme tu l’es déjà toi-même. Pourtant, tu brûles d’envie de lui dire la Vérité parce que tu ne veux pas ressembler à ces lâches qui t’ont toujours menti. Tu sers les poings parce que tu ne sais quoi choisir. Tu n’as jamais été friand d’être le Grand Méchant Loup dans l’histoire et pourtant, une petite voix dans ta tête, te dicte de le devenir pour le bien de tout le monde. Tu pourrais dire que tu l’adores, te trouver toutes les excuses du monde mais pourtant l’envie de lui parler, brûle tes lèvres jusqu’à les torturer. Tu te mords l’intérieur de la joue, t’ensanglante la langue, même si ça ne se remarque pas. Tu te plantes le peu d’ongles peint en noir, dans la paume de tes mains. Tu te fais violence parce que tu ne veux pas avoir à parler… Et pourtant, tu n’en as guère le choix. Mais le Choix, on la tous et pour certains, regarde où cela te mène. Triste dilemme.

- «  Je doutes que tu sois en mesure de supporter la nouvelle. Sois heureuse pour une fois que j’accorde de la miséricorde à quelqu’un, surtout en ce moment, parce que si ça aurait été une autre personne… Je n’aurais pas été aussi clément. Profites-en. »


Qu’elle te considère comme un mec au cœur de pierre, tu t’en fiches. Elle, tu l’as place devant tout les autres, même si tu ne lui fais pas trop confiance. Tout ce que tu sais, c’est qu’elle est celle que tu cherches depuis quelques jours. Et comme tu viens de la trouver après plusieurs échecs, tu t’accordes encore un peu de temps pour pouvoir un peu souffler. Pourtant, soudainement, tu t’approches d’elle juste assez pour tirer ta révérence tel un gentleman bien éduqué. Ce qui ne te ressemble pas vraiment, mais pour cette fois-ci, tu fais l’effort de bien te conduire.

- « Eden Lucifer Maddox, pour te servir. Saches que t’es la seule fille auquel j’accorde un peu de crédit dans ce château tout poussiéreux. Si t’as besoin de quoi que ce soit, même au beau milieu de la nuit, tu m’fais signe. C’est tout ce que j’te dirais pour l’instant. »

Rajoutes-tu calmement, lui offrant même à elle seule, un sourire sincère à son attention. Espérant secrètement que ton geste lui fera plaisir, même si tu en doutes un peu, compte rendu de la situation. Après tout, ce n’est pas tout les jours que l’on croise la moitié de son être, au bout d’un couloir, en général, tu passais même ton temps à l’éviter depuis toutes ces années.

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Re: Se faire face [Terminé]
Zélie Hepburn, le  Dim 15 Déc - 15:18



Quel étrange personnage ; il surgit de nul part ; il s'avance ; il recule ; il semble perdu ; il semble vouloir tout et son contraire ; je me mords la lèvre ; cette ambiance onirique ne me plaît pas ; cette ambiance cauchemardesque plutôt ; je ne sais pas ; être perdue dans ce tourbillon d'interrogations ; ne pas comprendre ; tenter de trouver les réponses à mes questions ; mais rien ne vient ; je suis aveugle ; je marche dans le noir sans savoir quel pas serait le dernier avant la chute.

— Je doutes que tu sois en mesure de supporter la nouvelle. Sois heureuse pour une fois que j’accorde de la miséricorde à quelqu’un, surtout en ce moment, parce que si ça aurait été une autre personne… Je n’aurais pas été aussi clément. Profites-en.

Je le regarde, abasourdie ; pour qui se prend-t-il ? il me traite comme une pauvre gamine croyant toujours aux Père Noël ; je ne crois plus aux miracles ; depuis bien longtemps ; tout d'un coup, il me semble différent ; il n'est pas moi ; il en est très loin ; je ne vois plus qu'un adolescent prétentieux et égocentrique ; peu m'importe qu'il m'accorde "de la miséricorde" ; crois-tu réellement que ta clémence me soulage ? je n'en ai que faire de ta clémence ; je ne te connais pas. Tout ce que je veux, c'est des réponses ; et ce gamin semble être le seul à pouvoir me les donner ; je sers les poings ; je sers les dents et je me tais.

— Eden Lucifer Maddox, pour te servir. Saches que t’es la seule fille auquel j’accorde un peu de crédit dans ce château tout poussiéreux. Si t’as besoin de quoi que ce soit, même au beau milieu de la nuit, tu m’fais signe. C’est tout ce que j’te dirais pour l’instant.

Eden Lucifer Maddox ; un nom que j'entends pour la première fois ; je le dévisage ; je ne comprends plus rien ; je n'ai pas besoin de ton aide ; il doit me confondre avec quelqu'un d'autre ; une vieille connaissance peut-être ; ou alors il se joue de moi ; il se fout ouvertement de ma gueule ; et je le laisse faire ; incapable de me défendre ; en vaut-il seulement la peine ?

— Je suis désolée... non. ... je ne te connais pas. Tu fais sûrement erreur. T'as l'air bien sympa comme garçon, mais je n'ai pas besoin de ton aide et encore moins de ta clémence. Tout ce que je veux c'est que tu répondes à ma question, Eden Lucifer Maddox. Je te laisserai pas filer sans avoir le fin mot de cette histoire.
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Re: Se faire face [Terminé]
Invité, le  Lun 16 Déc - 9:39


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Dans un profond silence, on se rends compte que celui qui nous joue le plus de tours dans notre misérable vie, c'est le destin. Alors, à quoi bon s'acharner dessus, ça ne rime à rien.
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Ainsi, dans la mansuétude du désarroi de ta jumelle, tu sembles perplexe. Bien sûr qu’elle ne te comprends pas, bien sûr aussi qu’elle ne te connais pas. À qui la faute si tu dois recoller les parties brisés de plusieurs vies. Tu as l’âme en peine, le cœur en miette. Et pendant qu’elle vit, tu meurs. Pourtant, vous êtes aussi l’un face à l’autre, deux reflets d’un même tout qui vous compose. Tu pourrais tout lui dire, mais tu ne la juges pas prête. Elle te semble si fragile qu’un simple mot la ferait s’écrouler, comme une feuille de papier face à une bourrasque trop violente. Est-elle seulement prête à entendre tout ce dont tu as à dire ? … Tu l’ignores, mais parfois, la Vérité vaut la peine d’être cachée encore un peu, que de la laisser s’exprimer. Donc, tu soupires tout en passant une main sur ta nuque. Là, tout de suite, tu donnerais n’importe quoi pour t’en griller une et peut-être même un shot ou deux d’une certaine boisson de ton pays d’origine.

- « J’suis pas certain que tu devrais savoir. Du moins, pas tout de suite. »

Parce que tu ne sais surtout pas expliquer pourquoi tu ressens sa méfiance, son état de mal à l’aise qui s’amplifie progressivement. Alors, doucement, tu frissonnes et secoues tes membres pour chasser toute anxiété naissante. Un regard balancé vers l’autre part avant de remarquer son signe de préfet sur ses vêtements. Tu peux te sentir fière de ce qu’elle est devenue, au moins, elle, elle semble avoir plus de chance que toi et pour la première fois de ta vie, tu sembles assez heureux qu’il ne lui soit rien arrivé d’horrible, contrairement à toi. Un léger sourire aimable à son attention, avant de baisser légèrement la tête pour ensuite te mettre à te reculer doucement.

- «  J’ai pas envie de te parler de ça, maintenant. T’as le droit de profiter du bonheur que tu as. Et t’es bien la seule personne qui ne mérite pas de souffrir gratuitement. Alors, écoute-moi bien, ne m’y force pas. J’veux pas être responsable de ça… Et encore moins, d’être le coupable de ta peine. Je sais ce qu’en coûte cette nouvelle. J’l’ai appris que pas plus tard qu’il y a quelque jours aussi. »


Soudainement, ta tête tourne un peu, le paysage autour de toi se dédouble parce que ça ne va pas vraiment. Et devant elle, difficile de rester « toujours aussi calme ». Parce que elle, c’est toi, toi, c’est elle. Et quand bien même, tu lui caches des choses, elle est capable de les ressentir et de les deviner à elle-seule. Donc, tout en te retournant pour aller plus loin, assez pour disparaitre de son champs de vision quelques minutes et t’assoir par terre afin de prendre ta tête entre tes mains. Tout en regardant le sol, tu maudis encore une fois, vos parents pour vous avoir mis dans un tel pétrin.

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Re: Se faire face [Terminé]
Zélie Hepburn, le  Mer 18 Déc - 15:27

Je le sens ; je sens que quelque chose ne va pas ; que cet étrange garçon souffre ; je ressens sa peine ; je ressens ses pensées noires ; je suis perdue dans le brouillard ; l'est-il aussi ? je ne comprends pas ; nos cœur sont liés et je ne parviens pas à comprendre pourquoi ; une envie de le prendre dans mes bras ; de réchauffer son cœur glacé ; de lui dire que tout va bien se passer ; à quoi bon ? il refuse de me donner plus d'informations, accentuant davantage ma frustration ; je le vois trembler, fuir mon regard ; comme s'il avait peur ; peur de quoi ? peur de moi ? peur de l'étrange lien qui nous unit ? qu'y a-t-il à craindre ?

Il me parle de profiter ; de profiter d'un bonheur qu'il ne semble ne jamais avoir connu ; pourquoi aurais-je le droit d'être heureuse ? pourquoi n'aurais-tu pas le droit d'être heureux ? je ressens sa souffrance comme s'il s'agissait de la mienne ; je ne sais quoi penser de cet Eden ; empathie et méfiance ; douleur et soulagement ; amour et froideur ; tout se mélange ; je le hais autant que je l'aime ; je connais cet inconnu, mais j'ignore ce que je connais de lui ; il semble être honnête ; il semble vouloir me préserver de quelque chose, de quelqu'un ; de sa propre personne ? je sens la douleur qui monte ; j'en ignore la source ; une douleur longtemps cachée sous les souvenirs ; une douleur qui vibre, qui fait trembler tout ce que j'ai construit jusqu'ici ; il veut me préserver ; peut-être, est-ce déjà trop tard ; ma rencontre avec Eden Maddox a réveillé quelque chose en moi ; quelque chose de familier, d'effacé ; chaque sensation semble avoir décuplé d'intensité ; et quand bien même j'ignorerais bons nombres secrets, je suis convaincue que plus rien ne sera jamais comme avant ; ça vacille autour ; ma tête me fait mal ; j'ai mal de devoir lui cacher la vérité ; je ne veux pas lui infliger cela ; je secoue la tête comme pour faire fuir des pensées qui ne sont pas les miennes ; j'observe, abasourdie, le Serpentard qui détourne le regard ; je respire difficilement ; je ferme les yeux et tente de calmer mon corps paniqué, qui perd le contrôle ; lorsque mes paupières se rouvrent, Eden a disparu ;  l'angoisse telle que je ne l'ai jamais connu surgit tel un coup de poignard dans le coeur ; où est-il ? où est-il ? épouvantée je tente de retrouver ce garçon ; ma raison de vivre ; mon cœur s'arrête lorsque je l'aperçois ; assis, tête enfuie dans ses mains ; il fuit ; il souffre.

Je m'approche ; ma raison, ma fierté, tout s'est envolé ; il ne reste plus que moi ; moi et moi ; je me pose doucement à ses côtés ; je ne sais pas quoi faire ; je ne sais pas quoi dire ; je laisse mon instinct dicter mes paroles. Ça va aller... Je ne sais pas ; je l'espère de toute mon âme. Tu as l'air d'avoir vécu des choses difficiles, Eden. Si tu ne veux pas me le dire, c'est ton droit. Mais il est dans le mien de chercher les réponses à mes questions ailleurs... Tu as ouvert une plaie, pour la panser, je dois connaître la vérité.
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Re: Se faire face [Terminé]
Invité, le  Dim 22 Déc - 22:21


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Dans un profond silence, on se rends compte que celui qui nous joue le plus de tours dans notre misérable vie, c'est le destin. Alors, à quoi bon s'acharner dessus, ça ne rime à rien.
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Le cœur saignant à flots, ça semblait être une tâche herculéenne que de devoir continuellement sourire pour rassurer ton entourage.  Ta tête tournait si fort que tu ressentais son intrusion à force de lui céder chaque part dans ton être. Ce lien étrange qui t’unissait à elle, te mettait dans tout tes états et tu supposais qu’il en était de même pour elle. Alors, comme une onde de choc, tu libères cette prison tout autour de toi. Elle qui voulait tant tout savoir, elle n’allait pas être déçue du voyage. Alors que tu te redresses pour lui faire face, ton regard se durcissait de secondes en secondes, devenant le « vrai toi » que tu es. Ce Prince des Obscurités que tu te plait à camoufler aux yeux des autres. Le regard à moitié brisé, tu lui laisses toute la place dans ta tête, dans tes sombres pensées. Elle pourrait se rendre compte que ta vie, n’a été qu’une succession de mauvais choix, de mauvais moments que tu aurais aimé oublier une fois de plus. Et puis, cet « oubliette » qui finit mal, le corps blessé de cette femme. Des sorts qui s’enchainent, du sang qui s’expulsent des plais, un corps qui convulse qui s’effondre… Un Loup qui se montre et toi qui transplane alors que ta « colère » est si impressionnante. Et ce « cri de douleur » qui s’échappe de tes poumons. Ces pleures qui t’angoisse, ça part et ça vient dans ta tête comme des coups de poignards. Des sanglots qui se répercutent de plus belle lorsque les lettres se mouvent dans ta mémoire, comme des insultes que l’on dessine sur ta peau diaphane. Cet aveux à propos de Zélie qui te martyrise encore jusqu’à que tu vois son visage.

- « Il est une chose de vouloir… mais tu ne pourras pas obtenir tes réponses… par quelqu’un d’autre. Il n’y a plus que moi qui serait capable de te dire la vérité… si déjà, je serais d’accord pour le faire. Mais je me répète, je ne veux pas te faire du mal délibérément. Tu ne mérites pas que je te prennes pour « cible », tu ne m’as rien fait et par conséquent, je veux te protéger de tout ça… mais surtout de moi. »


Tu avais bien plus qu’une plaie ouverte, tu avais le cœur en miette, le corps couvert de blessures camouflés par tes arabesques linéaires noirâtres. À chaque maux, tu les avais recouverts de tes mots ensorcelés, tu étais un artiste incompris au cœur et corps brisé. Et tu ignores encore si le temps allait avoir raison de toi, tu ne sais même pas s’il finira par panser tes blessures comme elle, parce qu’étrangement, cette idée de guérison germait dans un coin de ta tête, comme si elle était capable, elle aussi, de transmettre ses idées dans tout ton être aussi… Étrangement, tu te sentais si bizarre que tu finissais par t’assoir à nouveau, car un nouveau vertige te prenait et à cette allure, tu ne tarderas pas à tourner de l’œil, aussi.

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Re: Se faire face [Terminé]
Zélie Hepburn, le  Lun 23 Déc - 20:28

J'ai mal ; il a mal ; j'ai mal ; je ne sais plus ; je ne sais pas ; nos sentiments se mélangent, comme nos âmes ; je suis encore en train de me poser des questions ; je suis épuisée de réfléchir, de ne pas apercevoir la fin du tunnel ; je risque de rester bloquée dans le noir pour un petit moment encore ; je pose ma main sur son épaule ; le contact de ma paume sur son corps étonnamment chaud me procure un sentiment d'apaisement jamais ressenti auparavant ; pourq... ; chut ; cesse de réfléchir ; je me tue à réfléchir ; soudain, sans crier gare, la douleur s'intensifie ; la confusion avec ; ma tête tourne ; arrête! ; il lève ses yeux vers les miens ; des yeux qui crient à l'aide ; qui envoient tout valser ; il s'ouvre ; je le sens ; le tonnerre gronde ; le vent souffle ; la tempête fait rage ; arrête! laisse moi en dehors de tout ça ; s'il te plaît... ; en dehors de quoi? ; je ne sais pas ce que je veux ; si, je sais ; je veux comprendre ; mais Eden semble persuadé que comprendre me conduirait à ma perte ; dois-je lui faire confiance ? en attendant, je souffre ; je suis dans une impasse ; comprendre ou pas semble me mener à la même conclusion ; à la douleur ; au gouffre, profond ; qui ne semble ne jamais avoir de fin ; je suis sûre que l'on peut trouver un autre moyen ; un autre chemin où ni toi, ni moi ne souffriront ; ne souffriront trop ; j'en suis persuadée ; cette idée m'apaise un peu ; l'apaise-t-elle aussi ? je l'espère ; je ressers mon étreinte, alors que des pensées toujours plus noires surgissent dans ma tête ; Eden...

D'une voix presque déçue, il m'annonce que lui seul détient la clé ; que personne ne pourra m'aider à sortir du brouillard ; sauf lui ; lui qui ne veut pas me sortir du brouillard ; il n’y a plus que toi qui serait capable de te dire la vérité... ; tu ne veux pas me faire du mal délibérément ; me faire mal ? ou te faire mal ? je te le demande ; je te le supplie ; je préfère souffrir et savoir ce que je suis vraiment ; savoir ce qu'il est vraiment ; je préfère souffrir que d'être emprisonnée dans un sommeil conscient, sans fin ; tenter d'avancer dans le noir sans savoir à quel instant je tomberai dans la crevasse ; je veux voir la crevasse ; je veux y plonger, délibérément ; je n'ai pas peur de sauter ; je ne veux pas être aveugle pour le reste de ma vie ; non, je trouverai ; je me le promets.

Il veut me protéger de lui ; c'est trop tard, Eden ; tu ne peux plus me protéger de toi ; tu m'as laissé entrer dans ta cage ; maintenant, je la partagerai avec toi pour le reste de ma vie ; je l'accepte ; j'apprendrai à l'accepter ; je ne veux plus subir ; je veux me battre ; ma tête tourne ; je tente de combattre les sentiments assommants qui infestent mon esprit ; je ne suis pas faible ; il n'est pas faible ; je lui donnerai de ma force ; nous avancerons à deux car désormais Zélie n'existe plus sans Eden. Je trouverai un moyen de comprendre. Comprend-moi. Je ne peux pas rester dans le flou, je finirai par devenir folle. Eden, j'ignore pourquoi, mais je suis liée à toi... Crois-tu vraiment que tu arriveras à me cacher la vérité ? Je... Je te ressens. J'ai l'impression de lire en toi. La douleur ne me fait pas peur. Elle finira par passer, un jour ou l'autre.
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Re: Se faire face [Terminé]
Invité, le  Ven 27 Déc - 23:57

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Insultes/Vulgarité





Se faire face ft Zélie Hepburn
Dans un profond silence, on se rends compte que celui qui nous joue le plus de tours dans notre misérable vie, c'est le destin. Alors, à quoi bon s'acharner dessus, ça ne rime à rien.
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Que diable, était-elle folle de croire qu’elle avait les épaules assez large pour endurer tout ce que tu avais vécu jusqu’à maintenant. Aussi folle que cette amie mystérieuse qui t’avait accompagné tout au long de ta vie jusqu’à maintenant, comme une adulte responsable. Ton cœur battait à une vitesse folle dans ta cage thoracique, que ça te mettait les émotions sans dessus dessous sans que tu ne puisses y faire quelque chose. Seules tes paupières se closent pendant que tu serres les points sans t’en rendre compte. Ces mots, tes maux s’emballèrent derechef, quand ils te percutent tous de plein fouet.

- « Tu tiens vraiment à tout savoir, hein ? Tu prends ça pour un jeu ? Arrête ça, pauvre folle ! »

Scandais-tu avant de frapper le mur à côté de toi pour ensuite s’approcher de nouveau d’elle. Son visage en face du tien, personne ne pouvait nier l’évidence. La réalité était frappante, décisive comme une morsure mortelle de serpent. Une main, la tienne, s’élançait sur son visage, venant lui caresser la joue fébrilement, étant de moins en moins capable de retenir le dragon qui sommeillait en toi. Tu étais sur le point de craquer, si bien que tu te laissais soudainement emporté par la vague de tes émotions.

- « On est jumeaux, Zélie. La voilà, la vérité. Aussi cruelle et directe soit-elle. Je suis ta moitié et tu es la mienne. On a la même date de naissance, les mêmes connards de parents merdiques. Les seules choses qui nous différencies, ce sont nos vies… nos prénoms… nos attributs physiques… mais pour le reste, on a exactement le même bracelet de naissance et j’suis prêt à parier que tu as la tâche de naissance qui complète la mienne, comme le dit ma tante dans sa p’tin de lettre qui m’était destiné. Que veux-tu que j’te dise de plus, sérieux. … J’viens d’apprendre tout ça, il y a même pas longtemps … m*rde ! HEIN ! »

Rugissais-tu avant de t’éloigner d’elle, craquant sur le coup, laissant tes larmes coulées le long de tes joues. Depuis si longtemps, tu ne supportais pas cette situation de faiblesses, tu n’aimais vraiment pas que l’on te prenne comme quelqu’un de vulnérable. D’un geste maladroit, tu reniflais bruyamment avant de sécher comme tu le pouvais tes joues avant de soupirer longuement, comme pour chasser cette malaisance naissante dans ton corps.

- « Maintenant que tu sais tout, j’parie que tu vas prendre la fuite et que comme d’hab’, j’vais encore devoir me démerder tout seul ? »

Demandais-tu avec une voix enroué jusqu’à rajouter une couche d’huile sur le brasier naissant. Comme à ton habitude, comme d’habitude… Tu te laissais emporter sur cette valse dangereuse qui dévastait tout sur son passage, sans faire attention au paysage.

- « Remarque, j’ai toujours su me débrouiller seul jusqu’à maintenant, du coup, avec ou sans toi, c’est pareil pour moi… »

Rajoutais-tu en dernier lorsqu’enfin, tu soupirais tout en allant t’assoir sur les escaliers immobiles. Plus calmement, ton regard avait retrouvé refuge sur un tableau dont le décor te rappelait de vagues souvenirs d’été. Des rires d’enfants malgré ta mauvaise humeur, l’odeur du bois brûlé pour te réchauffer et ce regard bienveillant de ta marraine. Après cette douloureuse retrouvaille, au fond de toi, tu ne pouvais nier l’évidence qui naissait à son tour aussi, elle te manquait autant que cette fille, même si pour toutes les deux, il allait bientôt falloir que vous vous découvrez les uns les autres, sans avoir à mentir ou rester encore dans l’ombre, cette fois-ci.
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Re: Se faire face [Terminé]
Zélie Hepburn, le  Lun 30 Déc - 15:45


Une vie simple, tranquille ; une vie que j'ai aimée ; que j'aime ; que j'aimerai ; je repense à toutes ces années vécues dans un rêve ; un rêve simple, tranquille ; sans gros tracas ; sans gros bouleversements ; un peut-être... Terry s'en est allée, mais je ne me suis jamais sentie perdue, seule ; j'avais la tristesse avec moi ; la tristesse était mon amie ; elle m'aidait ; elle me montrait le chemin vers la lumière ; les larmes qui coulaient emportaient avec elles toutes ces émotions qui m'auraient dévoré si elles étaient restées à l'intérieur ; la tristesse m'a permis de me débarrasser de la haine et de ce sentiment d'injustice ; ainsi, je me suis toujours sentie chanceuse d'avoir une vie simple, tranquille ; une vie que j'ai aimée ; que j'aime ; que j'aimerai.

Son coeur bat vitre ; trop vite ; je l'entends qui hurle ; une tempête fait rage dans sa tête ; tout se mélange, tout se cogne ; il perd la tête ; je perds la tête ; il me crache au visage que je suis folle que je ne devrai pas prendre ça pour un jeu ; je tente du mieux que je le peux de garder la tête froide face à ces sentiments ravageurs ; je ne prends pas ça pour un jeu ; je ne prends pas ça pour un jeu ; crois-moi ; je ne prends pas ça pour un jeu ; crois-moi... Son poing s'écrase contre le mur ; je lâche un cri étouffé ; je n'ai pas peur de toi ; je n'ai pas peur de toi ; je l'observe ; nos deux visages à quelques centimètres l'un de l'autre ; j'analyse le moindre détail de sa peau, de ses yeux, de ses cheveux ; je m'analyse à travers un miroir ; j'ai l'air fatiguée, perdue ; sa main se lève jusqu'à ma joue ; elle frôle ma peau brûlante, comme ses doigts, comme son corps.

La foudre s'abat sur moi ; un torrent d'eau glacé se déverse sur mon coeur ; sa voix résonne dans mes veines, dans mon cerveau ; On est jumeaux, Zélie. La voilà, la vérité. Aussi cruelle et directe soit-elle. Je suis ta moitié et tu es la mienne. On est jumeaux, Zélie. On est jumeau. Mon coeur s'arrête de battre ; je ne vois plus rien ; je n'entends plus rien ; que les cris lointains de deux nourrissons qui pleurent ; la pièce manquante du puzzle, Eden vient de me la tendre, je ne suis plus sûre de vouloir la saisir ; l'oxygène n'arrive plus à entrer dans mes poumons ; tout mon corps a cessé son activité ; je suis morte pendant quelques secondes ; je suis morte. Lorsque la machine se remet en route, je sens les larmes qui coulent sur mes joues ; je pleure ? je pleure ; quelque chose en moi savait ; quelque chose ne moi n'avait pas oublié ; ne l'avait pas oublié ; je me suis réveillée ce matin en pensant que cette journée serait semblable à toutes les autres ; comme j'avais tort... cette journée sera à jamais gravée dans ma mémoire comme le jour où je l'ai retrouvé ; le jour où j'ai comblé un manque inexplicable ; je me tourne vers Eden, dévasté.

Here stands a man Ici se tient un homme
At the bottle of a hole he's made Au fond d'un gouffre qu'il a créé
His body tense Son corps tendue
His hands, they shake Ses mains, elles tremblent
Oh this, this is a mad boy Oh ceci, c'est un garçon fou


Te laisser te démerder tout seul ? je ne te laisserai plus jamais seul ; ta guerre est terminée ; je serai ton refuge contre la tempête ; ta guerre est terminée ; il tente de retrouver un équilibre ; il tente de se convaincre qu'il survivra à tout cela seul ; j'ai si mal ; ces épreuve, il n'y fera plus jamais face seul ; plus jamais ; quoi qu'il dise ; quoi qu'il prétende ; où qu'il aille, j'irai car aujourd'hui nous ne faisons plus qu'un. On va s'en sortir... Si ce que tu dis est vrai, je ne te laisserai plus jamais seul. Je veux le prendre dans mes bras, sécher ses larmes ; lui dire qu'on trouvera une solution, mais rien ne sort ; je veux te connaître, je veux passer mes nuits à écouter tes histoires, tes aventures, tes épreuves ; je veux lire en toi comme dans un livre ouvert ; je veux tout recommencer, depuis le début ; une main tendue vers mon frère, je lui souris timidement. Enchantée Eden. Je m'appelle Zélie. 
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Re: Se faire face [Terminé]
Invité, le  Mer 1 Jan - 23:28

Se faire face...
Ton visage se retrouve figé lorsqu’elle te dit le contraire de ce que tu pensais, quelques minutes plus tôt. Ton cœur rate plusieurs bonds dans ton corps avant que tu ne viennes à prendre sa main tendu pour la secouer fermement. Ta tête se penche doucement sur le côté jusqu’à venir embrasser sa joue dans la plus délicate de toutes les attentions que tu pouvais faire à l’attention des « filles ». Puis, plus calmement, tu lui offre un sincère sourire jusqu’à tirer d’une façon théâtrale, ta révérence digne d’un prince de compte de fée, juste idéalement pour la faire rire, après tout, tu te disais bien qu’elle le méritait pleinement.

- « Tu peux m’appeler Eden comme tout le monde le fait ou même Luci’, vu mon deuxième prénom que très peu de personnes connaissent. À part toi, j’crois qu’il y a que la directrice de l’école, ma chérie, ma tante qui le connaissent. Si tu veux, je peux te le dire sans hésiter, tant que tu le cries pas sur tous les toits… »

Ta main, doucement, se lève vers elle jusqu’à lui caresser la joue délicatement parce que tu sais que tu ne lui veux aucun mal. La douceur de sa peau te rappelle étrangement la tienne et aussi perturbé que tu l’étais, tu la regardes avec ce regard troublé, te demandant même comment tu avais pu vivre à Poudlard sans jamais avoir pris le temps de la connaître auparavant alors qu’elle avait toujours été sous tes yeux depuis tout ce temps.

- «  C’est un secret pour tout le monde, mais avec toi, j’veux bien faire des efforts. Après tout, de nous deux, j’ai l’impression que c’est moi le grand frère. J’ai comme l’envie irrésistible de te protéger du monde entier. Tu m’en voudras pas, hein, « p’tite-sœur » ? »

Insistes-tu sur la fin, uniquement pour la taquiner et dans l’unique but de pouvoir la rassurer après tout ce remue-ménage dans vos émotions. Après tout, il était peut-être temps qu’elle apprenne à te connaitre, à voir à quel point tu lui ressembles à la fois en tout et aussi incroyable que ça l’est, en rien aussi. Seul l’avenir nous le dira, autant le découvrir à deux, n’est-ce pas ?

:copyright:️ Nalex de Bazzart.
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Re: Se faire face [Terminé]
Zélie Hepburn, le  Sam 4 Jan - 21:08

Je ne sais plus qui je suis ; je ne sais plus ce que je veux ; je me perds dans un torrent de souvenirs qui remontent peu à peu à la surface ; les questions sur mes origines ; les qui suis-je, les d'où je viens ; m'imaginer ailleurs, dans une autre vie, puis fermer les yeux et jeter ces pensées dans un coin de ma tête pour ne plus jamais y penser ; ils n'étaient rien pour moi ; qu'un homme, qu'une femme ; une femme qui m'avait donné la vie pour espérer me voir mourir de froid par la suite ; je me rappelle des questions posées à mes parents et à leur regard désolé ; c'est nous ta famille ; c'est eux ma famille ; savaient-ils ? savaient-ils qu'il y avait quelqu'un d'autre ? quelqu'un d'autre qui serait aussi ma famille ; un quelqu'un qui se prénomme Eden.

Il me prend la main ; il la sert de peur de la voir partir ; elle ne partira pas ; il se penche vers moi, viens me déposer un baiser sur la joue ; douceur, amour, soulagement ; un baiser qui signifie tant de choses ; un baiser si fort qu'il pourrait tout surmonter ; il me tire sa révérence, je l'observe incrédule ; je pense à son passé, à sa vie, à l'éducation qu'il a reçue ; qu'il a subie ; vivre dans une famille sans coeur, quel supplice ; nous sommes pareils, mais nous sommes si différents ; nous sommes différemment pareils ; il me parle d'un deuxième prénom ; d'un surnom réservé qu'à ceux à qui il a donné son coeur ; j'en fais partie ? tout va si vite ; il y a quelques minutes à peine, je ne le connaissais pas ; tout ce temps, un garçon partageant mon coeur, mon sang, mon esprit, se trouvait sous mes yeux ; se baladait dans le parc, tournait à l'angle d'un couloir passant à quelques centimètres de moi ; je n'en savais rien ; je pense à tout ce temps bêtement perdu avant de fermer les yeux ; les regrets, les remords, je veux qu'ils disparaissent à jamais ; qu'ils me laissent profiter ; la vie, un long fleuve qui nous réserve tellement de surprises ; un fleuve qui est loin d'être tranquille, très loin. Il me parle d'une chérie, d'une tante ; qui sont-elles ? savent-elles que j'existe ? que diront-elles quand elles l'apprendront ? je ne peux pas apparaître si violemment dans une vie sans faire de dégâts ; j'ai un mouvement de recul ; je ne sais rien de lui ; je ne sais rien et je sais tout ; que vais-je apporter à sa vie ? je ne veux pas tout détruire ; sa vie semble si fragile.

C’est toi le grand frère ? Je l'observe d'un regard malicieux ; un côté paternel, peut-être pour combler un vide ; un besoin vital de donner de l'amour, de protéger ; je serai ta p’tite-sœur si c'est ce que tu souhaites ; "p’tite-sœur" me fait verser une larme que je m'empresse de faire disparaître d'un revers de manche ; une larme suivie d'un petit rire, car je sais que je suis la première à avoir pointé le bout de mon nez ; je le sens ; nous ne le saurons sans doute jamais ; et tant mieux ; il n'y a pas de premier, il y a un tout. Dis-moi qui tu es ! Raconte-moi ton histoire, ta véritable histoire. Ne t'avise pas de me mentir, je le saurai. Cet étrange lien qui nous connecte a cet avantage, nous ne pourrons plus jamais rien nous cacher.
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