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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Forêt Interdite
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Songe d’une Lune d’hiver [Terminé]
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Artemis Wildsmith
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Songe d’une Lune d’hiver [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Ven 13 Déc - 19:27

Saison 29 / Hiver


Un éclair frissonnant lui parcourt l’échine alors que le soleil n’a pas encore gratté les rideaux. C’est suffoquant qu’il ouvre brutalement les yeux, une fièvre soudaine qu’il ne peut ignorer. Un de ces réveils qu’il détestait amèrement. Il le savait en réalité, n’en avait absolument pas parlé, avait retardé de penser à l’inévitable – comme à chaque fois. Il déglutit, se redresse, pense avec déni que ça n’avait peut-être absolument rien à voir, un microbe quelque chose. Ça ne sert à rien, la Lune serait pleine ce soir. Les entrailles avaient vibré comme elles en avaient fatalement l’habitude, une résonnance propre au Monstre. Arty se relève, assis sur le lit, calmer le balancement de la pièce qui tangue dangereusement. Les mains tremblantes, il se hisse hors des draps, discrètement, ne pas réveiller Loredana. Cette curieuse idée qui tambourine-turlupine la conscience : ne surtout pas lui dire ne surtout pas lui dire, ravaler la promesse qu’il lui avait faite et s’éclipser tout doucement ce soir, comme si de rien n’était. En sueur, la tête emplombée, il parvient à tituber jusqu’à la salle de bains – la nausée.

Le lavabo comme parfait appui puisque ses jambes commencent à le délaisser. Cracher là une salive acide désagréable. Les doigts blanchissent autour du marbre du lavabo, et quand les yeux rougis s’élèvent, c’est dans le miroir que son teint pâle pâle pâle verdâtre lui fait entrevoir la perspective de cette terrible journée. Ne pas aller travailler et tout mettre en oeuvre pour convoquer la bouille souriante habituelle, cacher absolument la vérité. Ne pas montrer à quel point la Lune l’observerait aujourd’hui à travers ses jumelles malveillantes. La Bête s’ébroue alors dans le ventre et lui vient un haut-le-coeur qu’il ne veut pas trop bruyant - raté. Elle savoure ces instants de l’avant, sait pertinemment que les heures la rapprochaient de son déchaînement lunaire. Rendre fou le Wildsmith avec cette infâme minuterie qui avait commencé à claquer sous les boucles molles. Il pouvait déjà imaginer l’indicible douleur qui lui tordrait les os une fois la nuit tombée.
Depuis le temps, le Poufsouffle devrait savoir que lutter rendait la malédiction plus déchirante, et pourtant, ne pas pouvoir s’empêcher de combattre la Monstrueuse, s’accrocher à cette once d’humanité. Les épaules s’étirent difficilement, tension musculaire douloureuse, le corps commence à lui échapper. Il grimace tandis que la main s’exergue à faire couler filet d’eau pour rafraîchir le maladif visage. Inspirer expirer plusieurs fois, calmer une poitrine affolée, patienter encore un peu avant de pouvoir, il l’espérait, rejoindre tranquillement la chaleur du lit. Pour l’instant, simplement contenir les maux maudits en dessous du cœur, serrer la gorge, croiser les doigts.


Dernière édition par Artemis Wildsmith le Lun 17 Fév - 10:43, édité 3 fois
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Re: Songe d’une Lune d’hiver [Terminé]
Loredana Wildsmith, le  Sam 14 Déc - 10:40

Le mouvement de draps et la chaleur de l’Autre soudainement envolée ne me réveillent pas tout de suite. Plongée dans un rêve mélangeant couleurs et bizarreries, je ne remarque rien, n’entends rien et me contente simplement d’un changement de position, la couette me recouvre entièrement – mon corps refuse d’apercevoir une quelconque lumière du jour qui n’allait pas tarder à pointer le bout de son nez. Mes yeux ne tardent, pourtant, pas à cligner à plusieurs reprises avant de s’ouvrir totalement. Sans me retourner, mon bras tâte la place vide à côté de moi, espérant trouver une chaleur réconfortante. C’est qu’il faisait froid dans ce lit lorsqu’on y était seul. Je pousse un léger grognement, j’aurais aimé profiter d’une petite mâtinée à nous faire de douces papouilles sans se soucier de l’heure qui tournait. Je n’étais pourtant pas le genre de personne à faire la grasse-matinée, mais de temps en temps, cela nous permettait de nous faire oublier toutes ces explosions entre-nous. Mes longs cheveux emmêlés, je prends le temps de m’étirer, bien loin de savoir ce qu’il se passait dans la pièce voisine.

Entourée d’un plaid, le regard fatigué, je me dirige d’un pas lent vers la salle de bain qui était déjà occupée. Je passe la tête à travers la porte avant d’écarquiller les yeux. Il ne semblait pas aller bien, du tout. Arty, ça va ? Je me dirige vers lui, cherche son regard afin de l’observer de prés. Un teint pâle, bien loin de sa couleur habituelle, les cheveux ternes, tout tremblotant. Rien ne me vient à l’esprit, je ne fais absolument aucun rapprochement avec la pleine lune, je ne savais même pas quand elle serait là. Arty prenait grand soin de ne pas en parler, quant à moi, je n’avais pas envie de lancer un sujet qui fâche. Il y en avait déjà bien assez comme ça. Depuis que nous vivions sous le même toit, je me doutais bien que cela arriverait un jour, mais ignorant comment cela se passait, il était difficile pour moi de le deviner.

Je prends le visage du Poufsouffle entre mes mains et l’observe attentivement. Retourne te coucher, tu n’es pas en état d’être debout ! Il était brûlant, c’est un regard inquiet qui s’affiche sur mon visage, tandis que mes cheveux ternissent et deviennent grisonnant, une inquiétude qui se voyait sur moi de la tête aux pieds, puisque mon teint était également devenu blafard, bien plus que d’habitude. Une sorte de forte empathie physique. Bizarre, mais bien réelle. Je lâche le plaid et file à la cuisine pour aller lui chercher un verre d’eau. Je me sentais impuissante, n’ayant pas de grandes qualités de Médicomage, je perdais vite mes moyens face à ce genre de situation, surtout lorsque la personne en face de moi était si mal en point. Je retourne à la salle de bain, tend le verre d’eau à Arty. Ça t’est arrivé d’un coup ? Une nourriture avariée, périmée, un surplus de viande rouge, peut-être ? Une épidémie aussi. Le cerveau trop endormi pour aller chercher plus loin.
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Re: Songe d’une Lune d’hiver [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Sam 14 Déc - 11:44

Dans l’engouement amoureux il n’y avait pas vraiment pensé, et d’avoir ainsi procrastiné la réflexion, il s’en voulait. Vivre avec Loredana engendrait forcément ce fait absolument logique qu’elle était là, tout le temps. Pas d’évitement possible, pas de mystère dissimulé. Il soupire donc de la voir franchir la porte et venir jusqu’à lui, pantin fatigué il se laisse saisir les joues sans rien dire, ne pas provoquer la non perspicacité de l’Amoureuse, parce que non, ça n’allait pas du tout. Les yeux floutés du Loup attrapent le teint de la jeune femme, il fronce les sourcils de contrariété, tout chez elle dans un élan d’empathie involontaire s’était pris à imiter la blafarderie d’Arty. Faut vraiment qu’t’apprennes à te contrôler. Mordante réplique méchante, c’est qu’il n’apprécie pas le reflet qu’elle lui renvoyait. La mauvaise humeur lui gratte la gorge, mettre ça sur le dos de la Lycanthropie, parce qu’il n’est pas prêt d’avouer qu’il refusait en réalité de la voir si inquiète. Évidemment, au lieu de la rassurer la réconforter sur l’état qui continuait de le faire frissonner, il écarte brusquement le verre qu’elle lui tend pour aller le faire éclater sur le carrelage de la salle de bains. T’es pas ma mère Lore ! La repousser, déblatérer ribambelles de piquantes paroles afin de la faire fuir, occupe-toi de tes affaires ! de lui faire claquer la porte de la Cabane pour y revenir que plus tard, beaucoup plus tard. Le danger de la situation venant subitement lui brûler le front, il repense comme ça, brièvement, aux paroles de Theya – il risquait ainsi la vie de Loredana. L’urgence de la sortir d’ici.

Un geste lent nerveux dans les cheveux souffrants, il se détourne, veut franchir la porte pour retourner sous la couette pour une sieste du matin solitaire. La vulnérabilité, aussi, le rendait si amer. Ne pas supporter la faiblesse des membres qui ne le portent déjà pratiquement plus, être ainsi assujetti par la malédiction, ne plus être lui-même. Il s’appuie sur ce qu’il peut, ne pas trop remuer les entrailles irascibles, cela ne lui empêche pas d’élever de nouveau une voix trop rocailleuse pour être naturelle. Qu’est-ce que tu vas faire de toute façon ? T’es médicomage ? Non ! Bon. C’est rien, ça changera rien. D'une certitude aussi dure que son regard. Sortir péniblement de la salle de bains, le souffle coupé, même crier lui prenait une énergie qu’il n’avait pas, plus. Aucun remède, aucune pommade pour rendre cette journée plus supportable, juste la traverser en grimaçant. Haleter finalement un plus doux j’ai trop bu hier, c’est tout, c’est tout. S’il répétait cela plusieurs fois peut-être que ça le rendrait davantage crédible. Une gueule de bois mensongère alors que la veille avait sûrement été une fermeture routinière des Trois Balais – rien à signaler. Il ne s’en souvient pas, pas vraiment, les neurones engourdis et oppressés, incapables de réfléchir.

Il y avait cru, mais le Blaireautin n’atteint pas la chambre, il glisse sur le mur, se laisse tomber à même le parquet. J’fais une pause, dans un murmure, la tête collée à la peinture – se reposer.
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Re: Songe d’une Lune d’hiver [Terminé]
Loredana Wildsmith, le  Sam 14 Déc - 13:24

Des paroles qui blessent et des débris de verre sur le sol. Voilà le résultat de ma bienveillance. Rapidement, mes cheveux virent au rouge, mais je ferme les yeux pour les faire revenir à leur brun naturel, puisque Monsieur n’était pas satisfait de mon incapacité à contrôler ma Métamorphomagie. Comme si je lui reprochais de perdre le contrôle moi, si un jour il en venait à se transformer de colère ou à cause d’une toute autre émotion bien trop intense, je ne lui en voudrais même pas, ne serais peut-être plus là pour en parler. Je parviens à revenir au brun tout en encaissant les paroles du Lycanthrope. Des paroles totalement gratuites puisque je n’avais rien fait d’autre que de lui apporter un verre d’eau. Était-il toujours aussi agressif lorsqu’il était malade ? Si oui, j’espérais que cela n’arrive pas souvent. Serrer les dents ne faisait pas vraiment partie de mes habitudes. Rapidement, la colère explosait et il le savait parfaitement. Non je n’étais pas Médicomage, non je n’y connaissais rien puisque mes cours à Poudlard étaient déjà enterrés dans un coin inhabité de mon cerveau. Je me contente de lever les mains comme pour dire et alors ? Où est le problème ? S’il voulait un Médicomage, je pourrais rapidement en trouver un.

C’est alors que ça s’illumine à l’intérieur, ça me frappe en pleine figure comme si l’on venait de me frapper violemment. Trop bu ? Vraiment ? On était ensemble hier soir, tu étais parfaitement sobre. C’est alors que je comprends : Il était en train de me mentir, de me cacher une vérité. Pourquoi ? Je n’en savais rien. J’essaie de réfléchir, mais difficile avec cette angoisse qui me serrait l’estomac. Je le laisse s’éloigner en direction de la chambre. Peut-être qu’avec un peu plus d’heures de sommeil, il se sentirait mieux, plus apte à discuter sans m’envoyer ses piques au visage. C’était sans compter cette chute, une chute anormale. Lui habituellement si agile grâce à sa Lycanthropie, n’était même plus capable de tenir sur ses deux jambes. Lycanthropie. Le mot résonne une fois, deux fois, trois fois dans ma tête. Mes cheveux blanchissent à nouveau – impossible de me contrôler ici. Je m’approche doucement de lui et m’accroupis pour me mettre à son niveau, juste devant lui. Je ferme les yeux cinq secondes, le temps de remettre mes cheveux de la bonne couleur, une nouvelle fois. Décidément, j’étais un véritable arc-en-ciel aujourd’hui. Je ne voulais pas le froisser davantage, me souvenant que ce manque de contrôle semblait profondément l’agacer. Je pouvais me montrer raisonnable quand je le voulais.

Je le regarde un instant, tente un geste tendre même si ce n’était pas ce qu’il voulait, tant pis, c’était tout léger. Rapidement, je ramène ma main sur mon genou. La pleine Lune… Je le regarde intensément, comme pour essayer de lire une quelconque réponse sans qu’il n’ait à se forcer de me répondre. J’étais consciente qu’il ne souhaitait pas que je sois présente quand cela arriverait – il avait accepté, mais je savais qu’il espérait que je ne sois pas là au moment venu. C’est ce soir ? C’est que je n’étais pas si bête que ça. Me faire croire qu’il avait trop bu la veille. Une histoire totalement incohérente. La gorge nouée, je tente de contrôler mes émotions, qu’elles ne se remarquent sur moi. Un effort presque surhumain pour une personne comme moi.
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Re: Songe d’une Lune d’hiver [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Sam 14 Déc - 20:20

Comme une irrésistible envie de se faufiler dans ses longs cheveux bruns, s’y lover et rester là. Lieu doux et réconfortant, tout ce qu’il souhaitait, tout de suite, maintenant. Une délicatesse afin d’éloigner l’idée de la nuit agitée. Il ne le dirait pas, évidemment, éviter son regard et se concentrer sur l’autre bout du couloir, comme boudeur. Arty érigeait un mur entre Elle et lui, épais mur composé de regrets de froideur de distance, croyant stupidement la protéger. Le cerveau trop embrumé pour se réprimander lui-même de ne pas avoir trouvé mensonge plus développé, détaillé – plausible. D’habitude lui si acrobate sur les fins fils de la vérité, ici beaucoup trop fatigué. Il serre les dents pour ne pas lui hurler dessus, l’empêcher d’articuler les funestes mots, ceux qui rendraient son état davantage plus réel. Trop tard. La bouille s’assombrit et crache d’arrogantes félicitations : bravo Loredana, tu veux un bon point ? Il employait une force prodigieuse afin d’être détestable, qu’elle se décroche de lui et de sa frimousse malade, se détourne. Si non, il le ferait pour elle, entame d’ailleurs un mouvement pour se relever, regagner enfin le lit. C’est terriblement lent et incertain, le mur comme stable béquillon, Elle n’aurait jamais pu croire à cette histoire de fausse ivresse.

Finalement le quatre pattes comme moyen de déplacement le plus équilibré, les yeux rivés sur les draps comme s’il s’agissait là d’un véritable Nirvana. Intérieurement se flageller d’être ainsi réduit à un amas de vieux os, et parce qu’il devait bien défouler son irritation sur quelqu’un, toujours aussi sèchement : va-t’en Lore, va vivre ta vie ! Alors qu’il sait, qu’il sait qu’elle n’était là qu’accompagnée d’une adorable bienveillance, l’aider et le soutenir, ce soir tu fais quelque chose, tu vas t’amuser, tu sors, une nouvelle pause, si proche du but, assis contre le lit, la tête flottant sur la couette, il soupire, exténué de cette entreprise de quelques mètres. Tu peux même rencontrer un autre gars, passer la nuit avec, j’m’en tape, je criserai pas. Sottement essayer de lui courroucer le cœur, qu'elle lui en veuille qu'elle se fâche qu'elle s'énerve. Les boucles n’ont même pas la force de lui fouetter le front pour son incroyable stupidité. Il regretterait ses mots, les regrette déjà mais cette épineuse nécessité, cette idée sur laquelle il restait malgré tout entièrement focalisé, Loredana ne pouvait pas être présente, pas maintenant, pas ce soir. Difficile pour le Wildsmith de se révéler si faible et chancelant, on comprend pourquoi il compensait tellement les autres jours, une hardie confiance en lui pour occulter ces pareils moments où il n’était plus rien. Pourtant, il se pense admirable, ainsi vautré juste à côté du lit, de protéger l’Amoureuse de sa Lycanthropie, toujours persuadé qu’il faisait cela pour elle et non pas parce qu’il était intimement humilié d’être écrabouillé par la malédiction.
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Re: Songe d’une Lune d’hiver [Terminé]
Loredana Wildsmith, le  Sam 14 Déc - 21:12

Des mots, des mots, des mots. Des mots qui déchirent, qui coupent, qui arrachent. Du sarcasme, mêlé à de la méchanceté. Je me mords la lèvre fort, très fort, hésitant entre l’envie de lui jeter quelque chose à la figure et de partir d’ici – ce qu’il cherchait de toute évidence – et ce besoin que je ressentais de rester près de lui. Peut-être qu’un mélange des deux pourrait fonctionner. Dans tous les cas, il ne fallait pas qu’il me cherche trop non-plus. De la patience, je n’en avais pas beaucoup en stock. Et puis c’était quoi ça d’ailleurs, un bon point ? Une récompense pour une bonne réponse ? Je ne dis rien, mes yeux cherchant encore vainement les siens. Non, lui veut être loin de moi aujourd’hui, le voilà parti à quatre pattes en direction de la chambre. Je prends quelques secondes pour m’asseoir quelques instants, soufflant un bon coup, plusieurs fois. Ne surtout pas laisser la colère prendre le dessus. Cela me demande un gros, très gros effort. Je ne peux pas m’énerver maintenant et balancer des choses que je regretterais ensuite. Je me relève doucement pour le rejoindre dans la chambre. Il n’était même pas parvenu à monter sur le lit de lui-même, s’était contenté de poser sa tête, complètement épuisé.

J’essaie de passer outre, d’envoyer balader ce qu’il me raconte, oublier directement, mais ses paroles me transpercent, je le regarde, abasourdie, blessée même par ces mots qu’il venait de prononcer. Que je m’en aille ? Fasse la fête comme si de rien était en le trompant au passage ? C’était ainsi qu’il me voyait, qu’il voulait me voir ? Je secoue la tête, ne parviens pas à lutter contre le rouge qui s’empare de nouveau de mes cheveux. Impossible de m’en débarrasser pour le moment. Je m’approche de lui et commence à le soulever en l’attrapant dessous les bras pour tenter de le poser sur le lit. Ça ne sert à rien de forcer, j’ai toute ma force moi. Hop, d’abord le haut du corps, ensuite les jambes. Ce n’était pas un travail évident, mais à force de persévérance, j’étais parvenue à faire en sorte que son corps entier soit sur les draps. C’est donc comme ça que tu veux que je sois ? C’était une véritable question. Que je me tape qui je veux pendant les pleines lunes quand tu n’as pas envie que je sois avec toi, mais que je revienne à toi dès que tu te sentiras assez mieux pour subvenir à mes besoins ? Ou que moi, je subvienne aux tiens ? Je m’installe sur le lit, prends son menton pour le pousser à me regarder. Je ne suis pas ton objet, ni ta distraction. J'avais prononcé ces mots avec une réelle sévérité dans le regard. Il ne fallait pas me demander de vivre avoir toi si c’est pour me jeter à la première pleine Lune où je suis présente. Mes yeux ne quittent pas les siens, je tente de prendre un air assez sévère, qu’il prenne mes paroles au sérieux. Je ne comprendrais probablement jamais ce que ça peut te faire, Arty, mais il ne va pas falloir que tu me rejettes ainsi toute ta vie, ou du moins, tout le temps où l’on sera ensemble.

Est-ce que j’allais parvenir à faire en sorte qu’il ne se cache plus de moi ? Moi qui savais tout de lui, ou presque, allait-il enfin accepter ma présence définitivement ? Ou allait-il simplement agir avec stupidité et rompre pour me protéger de lui ? Comme il avait failli le faire ce soir-là, dans le Dirigeable, alors que notre relation venait tout juste de débuter. Ça me paraissait si loin désormais. La pensée qu’il puisse s’éloigner me tord le cœur. J’en ai la respiration qui s’accélère, cette sensation que je ne pourrais rien faire s’il me forçait à partir. Je n’étais pas officiellement chez moi après tout. Une de mes mains caresse inconsciemment sa jambe. Signe d’un réconfort derrière ces mots qui pourraient le rendre davantage furieux contre moi. Tant pis, je voulais être là pour lui, mais il y avait des limites aux paroles que je pouvais encaisser.
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Re: Songe d’une Lune d’hiver [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Sam 14 Déc - 23:39

Tel un chaton revanchard refusant d’obéir, il avait tenté de se défaire des prises de Loredana – sans succès. S’était finalement résigné à être déposé dans les draps en ronchonnant faiblement, pour la forme. A cet instant, il aurait voulu se perdre s’enfoncer dans les draps pour ne pas avoir à rencontrer le visage désappointé d’une Amoureuse touchée par les attaques qu’il venait de lancer. Mais sa question lui retourne l’estomac, il veut se cacher dans l’oreiller en lui hurlant que non non non jamais, ce n’était pas ce qu’il voulait, mais elle l’oblige à lui faire face. Pantin mollasson, il se laisse porter le menton. Un bref éclat de colère avait traversé les prunelles du Loup d’être ainsi considéré, un enfant à rouspéter. Mais clairement, il n’aurait pas le dessus aujourd’hui, le regard comme finalement honteux devant la sévérité de l’Amoureuse et son ton de réprimande. Se sentir aussi tout à fait méprisable qu’elle puisse penser n’être qu’un objet ou une distraction pour lui, la mâchoire craque avant de se libérer des doigts sermonneurs. Tu veux comprendre c’que ça m’fait Lore ? Il hausse le ton sans le vouloir vraiment, aimerait plutôt engueuler l’astre responsable de sa triste condition. C’est ça, il désigne de ses mains défaillantes un corps cruellement affaibli, avant la pleine Lune j’deviens ça, un mec malade qui ressemble à rien, qui sert à rien. J’suis plus moi ! L’annihilation complète d’Arty. Peut-être l’essence de la raison pourquoi il haïssait sa malédiction. Du revers de la main il frotte les yeux où les larmes commençaient à monter, et ce soir, ce soir la voix se brise, en suspend tant le gosier s’enroule fermement devant les douloureux souvenirs de la transformation, il ne sait même pas comment expliquer. Il préférait largement se transformer spontanément, sous le joug d’une colère immaîtrisable, pas le temps de réfléchir, d’attendre, d’être guetté par une Lune malveillante. Sans compter que maintenant, j’dois m’inquiéter pour toi !

Rageur, il parvient brusquement à remonter la couette sur lui afin de ne faire dépasser que les boucles défraîchies. Trop de préoccupations pour les méninges boursouflées, entre colère d’être si mal en point, inquiétude pour la Gryffondor et angoisse de l’horrible métamorphose. Pourtant, une petite main discrète sort doucement de la cachette pour se faufiler vers la jeune femme, y chercher caresse et réconfort. Embrasser l’évidence : il ne voulait pas qu’elle parte. En même temps qu’aurait-il pensé si l’Amoureuse lui avait tourné le dos rien qu’en voyant ses traits pâles matinaux ? Une déchirure au cœur, tout simplement, et il devait avouer que de la voir s’accrocher à ses côtés ne lui déplaisait peut-être pas tant que ça – la certitude qu’elle l’aimait. Il s’éclaircit difficilement la gorge, j’ai dit n’importe quoi, voix repentante sous une couette qui malgré tout, ne l’étouffait pas entièrement. De toute façon, si un type te touche, demain il n’a plus d’yeux, ni de doigts d’ailleurs, pas aujourd’hui, demain, d’un ton ridiculement ensommeillé qui effaçait toute crédibilité. Demain. Quand il serait lui de nouveau, presque, quand les effets secondaires de la pleine Lune se seraient tout à fait dissipés. T’es pas un objet Lore, j’te jure, un marmonnement somnolent gorgé de remords.
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Re: Songe d’une Lune d’hiver [Terminé]
Loredana Wildsmith, le  Dim 15 Déc - 3:58

Les yeux embrumés par la colère et les regrets. La peur que mes mots ne l’éloignent davantage de moi, qu’il me repousse, me fasse fuir de peur de commettre un acte irréparable. Je ne comptais pas partir, bien trop concernée par ce qu’il vivait, par la souffrance qu’il devait ressentir actuellement. Il n’était plus lui. Lui-même le disait et pourtant, il y avait cette voix dans ma tête qui ne cessait de murmurer ce n’est pas la première fois, ça ne sera pas la dernière. Les questions fusent à l'intérieur. Serai-je simplement capable de faire la différence ? De supporter cette mauvaise humeur qui s’était emparée de lui ? Serait-il capable de finir par accepter que, oui, s’il me voulait dans sa vie, il fallait qu’il accepte le fait que je serai là le jour des pleines lunes, et à chaque fois. Je prends la main qu’il me tend pour la placer sur mon visage. Une main qui se veut rassurante autant pour lui que pour moi. Au fond, nous cherchions la même chose : Le contact de l’autre, être rassuré que finalement, nous étions deux dans cette situation, nous n’étions pas seuls. Le visage comme soudainement dénué de toute rancœur. Ses mots blessants étant déjà envoyés aux oubliettes. Actions inconscientes d’une jeune femme amoureuse.

Tu n’as pas à t’inquiéter pour moi. Autant se montrer ferme et clair dès le départ. Je te promets que je ne prendrai aucun risque qui mettra ma vie en danger. Promesse de ce soir, faite uniquement à lui, qu’il me retrouve saine et sauve à la Cabane à la fin de sa transformation. Qu’il se dise qu’en fin de compte, j’étais capable de me protéger moi-même, sans avoir peur d’être dévorée, ni d’être transformée par inadvertance. J’avais l’étrange sensation qu’il ne s’en remettrait jamais. Moi-même, j’avais peur que cela arrive. Je savais pertinemment que je ne supporterais pas d’être contrôlé par une bête à l’intérieur de moi. J’avais déjà beaucoup à faire pour gérer mes propres émotions en tant qu’être humain. D’un geste délicat, j’enlève doucement la couverture qui lui cachait le visage, ce besoin d’un contact visuel immédiat se faisait ressentir. De toute façon, je n’irai nulle-part. Peu importe ce qu’il pourrait dire, j’étais maître de mes propres gestes, il le savait, l’avait parfaitement compris. Ses efforts pour me prouver le contraire ne servirait à rien. Je te crois, que je lui dis finalement, sans la moindre once de doutes dans mes paroles.

J’approche mes lèvres de son front pour y déposer un doux baiser, délicat, un baiser qui se voulait rassurant. Avec l’espoir qu’il se rende compte après tout que je n’étais pas un fardeau, mais bien un soutien, tout à fait consciente de ce qu’il allait se passer par la suite. Au moment venu, je resterai loin, je te le promets, tu ne me feras rien. Une voix dure, une voix sûre, douce à la fois. C’était peut-être ce dont il avait besoin au fond de lui. Je serai bien vivante à ton retour. Est-ce que j'essayais d'adoucir la chose pour que son inquiétude à mon égard disparaisse ? Probablement. Il était simplement hors de question de courir le risque de le suivre. Il fallait que je lui prouve que je pouvais me montrer raisonnable, qu’il ne m’aurait pas à ses pieds au moment venu. Je resterai là à t’attendre. Une belle preuve d’amour n’est-ce pas ?
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Re: Songe d’une Lune d’hiver [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Lun 16 Déc - 14:14

Le regard dévoilé, Arty n’est même pas étonné. C’est qu’il connaissait à présent la ténacité de l’Amoureuse. Quelque chose à épingler absolument absolument dans le crâne brûlant : elle resterait là. Et devant les promesses rassurantes qu’elle prononce, le baiser déposé, sans surprise, il cède. Parce qu’à cet instant il n’était que Diablotin malade, affaibli et de mauvaise humeur, qui ne demandait que de délicates attentions. Après tout, selon les dires de la jeune femme, jamais il ne pourrait l’atteindre pour la croquer-déchiqueter, elle se mettrait d’elle-même en sécurité, à l’abris de la sanguinaire barbarie de la Bête. Bien, d’accord. A comprendre qu’il ne pouvait rien lui refuser en réalité, qu’ils étaient profondément liés, un couple, un vrai. Ça ne lui était pas tellement venu à l’esprit, même pas lorsqu’elle avait commencé à partager la Cabane avec lui, maintenant oui. Quelque chose de transparent pailleté attachait son cœur à celui de la Métamorphomage, une perspective réjouissante. Dans la position du malade alité, il arrive tout de même à sourire légèrement, on se rapproche du mariage Sparks. Elle, assise à ses côtés, de véritables vœux amoureux, dans la santé et la maladie, tout ça. Il aimerait se redresser, mais de tenaillantes courbatures lui labourent les cuisses, le dos – terrible échec. Et s’il souffle ensuite, c’est seulement d’agacement de ne pas être libre de ses gestes d’ordinaire si acrobates. Comme une subite envie de déchirer les oreillers, les envoyer valser plumer pour déverser sa rage sur autre chose que Loredana.

Fermer les yeux bien qu’il sait pertinemment qu’il n’y avait pas de chemin vers la sérénité aujourd’hui. Quoi que ses prunelles étincellent brièvement, quelque chose pouvait peut-être éventuellement adoucir la cacophonie tourmentante intérieure. Il approche l’Amoureuse, l’attire vers lui, que son visage vienne frôler le sien. Il n’avait pas aussi charmante bouille que d’habitude, mais il souhaitait l’embrasser. Une proximité offerte par un baiser tendrement douillet, apaiser le cœur qui n’avait de cesse de s’essouffler. Les mains du Poufsouffle parviennent à entourer le visage de l’Amoureuse, entre fermeté et délicatesse. Se rattraper des paroles cinglantes avec lesquelles il l’avait piquée, trouver aussi du réconfort dans les lèvres de l’Autre – prolonger. Pourtant, c’était la romantique étreinte qui ne pouvait durer. Sentir la chaleur d’un autre être humain anime soudainement La Bête, rendue à l’affût par la montée de la Lune. Une deux trois secondes avant qu’Arty ne réalise que le baiser qu’il intensifiait intensifiait sans le vouloir, n’était que le prélude d’une fureur gourmande – comme une envie subite de dévorer Loredana. Brusquement le cœur s’emballe sous les yeux écarquillés du Fripon qui repousse vivement la jeune femme. Rhaaaa s’enfoncer rageusement dans les draps. Même embrasser la Gryffondor attisait le féroce instinct de la malédiction, et alors que la nuit n’était pas encore tombée, le Wildsmith se révélait déjà marionnette d’une Monstrueuse aux crocs avide. Ne pas même essayer de se contrôler, il tourne le dos à l’Amoureuse, montant la couette jusqu’au menton grognon, j’vais pas être de bonne compagnie aujourd’hui. Intelligente malédiction qui le séparait ainsi de tout, de tout le monde. Infréquentable pour cause de bestialité.
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Re: Songe d’une Lune d’hiver [Terminé]
Loredana Wildsmith, le  Lun 16 Déc - 16:20

C’est un léger soupir de soulagement qui s’échappe, mêlé à un sourire qui répondait à l’accord du Poufsouffle. J’étais parvenue à faire en sorte qu’il accepte ma présence auprès de lui, qu’il s’y habitue sans avoir besoin de s’inquiéter puisque je ne prendrai pas le risque de me faire dévorer. Comment réagirait-il s’il voyait des parties de mon corps çà et là, devant la Cabane sans être capable de se souvenir de quoique ce soit ? À vrai dire, si cela n’avait tenu qu’à moi, j’aurais sans doute pris bien plus de risque, mais je ne voulais pas qu’il se sente inquiet, il avait bien d’autres préoccupations. Je voulais simplement l’épauler aujourd’hui, être présente jusqu’au levé de la Lune qui lui ferait perdre toute conscience. À partir de ce moment-là, je le laisserai partir seul. C’était ainsi qu’il le voulait et au fond de moi, je savais qu’il avait raison. Je ris doucement face à sa remarque. Le mariage était une chose à laquelle je n’avais jamais pensé auparavant, pourtant depuis que j’étais avec lui, j’en avais déjà parlé à plusieurs reprises sous l’effet de l’euphorie d’avoir son corps tout près du mien. Je lui avais clairement fait ma demande en Écosse. Et je sais que tu m’épouses quand je veux. Je n’avais pas oublié ses mots. Je n’avais pas besoin d’un mariage pour savoir que j’étais amoureuse de lui, mais tout de même, au fond de moi, je savais que je serais incapable de refuser si un jour, il me le demandait. La relation était tout de même un peu trop jeune, quoique de plus en plus solide tout de même. En somme, m’engager avec lui ne me faisait plus vraiment peur. Les enfants, en revanche, c’était une toute autre histoire.

Je me laisse entraîner vers lui dans ce baiser qui me fait du bien, que j’attendais. Je ne comprends pas tout de suite ce qu’il était en train de se passer, apprécie même l’ardeur avec laquelle il m’embrasse. Cette sensation de ne jamais en avoir assez. Je me retiens cependant, ne me laisse pas aller sur lui, refuse de lui faire dépenser trop d’énergie. De toute façon, me voilà brutalement renvoyée là où j’étais au départ. Il ne me faut pas longtemps pour comprendre qu’il pourrait tout à fait me dévorer s’il laissait la Bête à l’intérieur de lui prendre le contrôle. Pas maintenant. En parfaite petite amie, je n’insiste pas, ne tente pas de le retourner de force pour qu’il me regarde. Je constate très rapidement qu’il est totalement épuisé. Il était encore tôt après tout. Je m’approche doucement de son visage pour un léger baiser sur la joue, avant de m’attaquer à une série de papouilles, silencieuse. Le regard dans le vide, l’estomac noué, angoissée à l’idée de devoir attendre la transformation du soir. J’aimerais faire un bon jusqu’au lendemain, qu’il retrouve son agilité, qu’il soit de nouveau lui. Mes paupières s’alourdissent, bercées par la respiration régulièrement du Poufsouffle endormi. Je ferme les yeux, m’accorde à mon tour quelques instants, secondes, minutes, heures, seule la lumière du jour pourra répondre à cette question.

*******

Le soleil se cachait timidement derrière la grisaille provoquée par les nuages. Il m'était impossible de déterminer une heure exactement. Une chose était sûre, le jour était bel et bien levé et depuis plusieurs heures. Aucun bruit alentour, juste le hululement d’une chouette – la mienne, évidemment – qui grognait de ne pas avoir encore été nourri. Je ronchonne à mon tour, Joooy tais-toi ! Tout bas pour ne pas réveiller Arty, avant de finalement me lever pour satisfaire les besoins de l’animal – la nourrir et la laisser s’envoler quelques heures. J’étais une maîtresse plutôt faible je devais bien l’avouer. Dans l’élan, je profite du silence retrouvé pour ramasser les débris de verre dans la salle de bain avant de prendre une douche qui m’attendait. Laisser l’anxiété s’évacuer dans le siphon, ne surtout pas montrer ce genre de sentiments au Lycanthrope qui ne devait pas se préoccuper de moi aujourd’hui. Que faisait-il de la journée avant la pleine Lune d’habitude ? Il restait sous la couette à attendre ?
Vêtements sur le dos, cheveux relevés en une queue-de-cheval, je me dirige vers l’extérieur de la Cabane, Joy perchée sur un arbre avait ses yeux ronds posés sur moi. J’attendais gentiment le réveil du Poufsouffle, un nœud dans la gorge qui m’empêchait d’avaler quoique ce soit en attendant. L’air frais me faisait un bien fou, l’endroit était calme, bien loin du tintamarre de Londres, de mon appartement qui habitait un fantôme désormais.
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Re: Songe d’une Lune d’hiver [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Lun 16 Déc - 19:02

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C’est le visage profondément enfoncé dans le matelas qu’Arty ouvre péniblement les paupières, si lourdes. Du mouvement du bruit qui lui a chatouillé les tympans endormis, le dos se retourne doucement pour découvrir la place vide qu’occupait Loredana. Il se redresse sur les coudes, pas tout à fait certain de savoir où il se trouvait ni comment il s’appelait. Le front est toujours autant creusé de fatigue et d’engourdissement, mais les jambes léthargiques le démangent - absolument remuer. Au moment où la décision de rouler rouler rouler sur le côté met en mouvement les membres empotés, le Wildsmith surprend la porte d’entrée se refermer. Le temps d’éclairer les idées, se demander brièvement très très brièvement si Loredana était partie à tout jamais sans se retourner. Impossible de raisonner alors que les pieds touchent finalement le sol, une illustre victoire qui enchante les boucles.
Frénétique volonté de se rassurer, d’aller farfouiller la Cabane et surtout surtout - de manger. Le Poufsouffle gourmand - pléonasme - avance alors bringuebalant jusqu’à atteindre la pièce principale, vide. Circonspection sur la bouille déçue, il frissonne jusqu’au comptoir de la cuisine. La mâchoire endolorie n’a pas le courage de tonitruer le prénom de la Gryffondor - il attendrait sagement.

C’était sans compter l’estomac impatient grondant qui n’était pas tout à fait certain de se régaler des talents de cuisinière de Loredana. Impérieux impératif aussi de soulager cette envie trop ardente de viande fraîche, y planter les crocs, savourer. Les mouvements du Fripon sont certes enrayés, tirent les joues qui grimacent lorsque les membres sont empêchés de gigoter comme ils le souhaitaient, mais il y arrive. Sortir provisions du réfrigérateur, s’installer devant les fourneaux un œil demi-fermé - se reposer à moitié. Moment parfait où la Métamorphomage choisit de réapparaître, déclenchant un sourire de surface sur la frimousse du Loup. J’fais à manger ! Toujours, quand il n’était pas Diablotin, expert cuisinier qui sait gérer plusieurs cuissons quand bien même son état ne le permettait absolument pas. L’idée de manger ravissait en réalité La Bête roucoulant au fond des entrailles prêtes à être régalées.
Servir les assiettes pratiquement à reculons, et lorsqu’il ouvre un énième tiroir, une clochette retentit dans le cerveau. Curieux petit sachet illuminé pas vraiment caché, à l’intérieur, quelques graines qui font immédiatement sourire Arty. Mmmmmmh, onomatopée de la réflexion, se demander si c’était là une bonne idée.

Contrairement à son cousin, il ne se noyait pas dans de tels substances, pensait à raison que ses méninges étaient déjà suffisamment désorientées. Mais le jour d’aujourd’hui rendait peut-être le kiwicot à la fois intéressant et nécessaire - il n’y avait jamais pensé. C’est le regard toujours plongé dans ses propres interrogations qu’il s’assoit, le sachet dansant entre ses doigts intrigués. Étonnement silencieux tandis que les neurones délibèrent - quels étaient les risques ? Et devant la perspective de soulager alléger les maux de la journée, le Wildsmith hausse les épaules - téméraire - avant d’avaler une graine tout entière. En face, la mine curieuse de l’Amoureuse à laquelle il répond, malicieux : aha ! Intonation de celui qui veut garder la surprise. C’est les graines magiques de Lïnwe ! Fourrer le sachet dans la poche de son pyjama - évidemment que son pyjama avait des poches - pour rendre taquinement l’objet inaccessible.
Bon appétit ! Faire passer le kiwicot avec de la viande rouge rouge rouge crue saignante - meilleur repas du monde - et prétendre que la conversation allait se diriger vers la couleur grisâtre du ciel, comme si.
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Re: Songe d’une Lune d’hiver [Terminé]
Loredana Wildsmith, le  Lun 16 Déc - 20:44

Le froid me glaçait jusqu’au bout des doigts. Je profite de quelques minutes de plus avant de retrouver la chaleur de l’intérieur de la Cabane non sans avoir jeté un coup d’œil à ma chouette qui ne semblait pas encore prête à se réchauffer. En passant la porte, je retrouve Arty derrière les fourneaux, soulagée de constater qu’il tenait de nouveau sur ses jambes. L’estomac se creusant tout doucement après avoir remarqué qu’il semblait aller un peu mieux, même si évidemment, il avait toujours ce teint verdâtre. Le but était d’essayer de se divertir avant l’heure fatidique. Penser à autre chose, c’était le plus important. Je m’installe alors à table, ne voulant pas rester dans les pattes du Lycan, le laisser libre de ses mouvements quand il n’avait pas besoin d’être assisté. C’est que je n’avais pas réellement l’instinct maternel, n’ayant jamais eu de vraie maman, je me sentais toujours maladroite lorsqu’il s’agissait de m’occuper d’un malade. Je ne voulais pas en faire trop, ni pas assez. C’était la raison pour laquelle je ne voulais pas d’enfants pour le moment. La peur de ne pas parvenir à bien faire les choses. Je ne me sentais réellement pas prête. Pourtant, malgré cette prise de conscience, cela ne m’empêchait pas de prendre le risque à chaque rapport. On touchait du bois. Une vraie roulette russe.

Je regarde le sachet dans la main d’Arty avec curiosité. Était-ce ce que je pensais que c’était ? Non…Arty n’avait jamais évoqué une quelconque prise de drogues. D’ailleurs, il n'en savait rien me concernant non-plus. Pourtant, il n’était pas si loin le temps où je m’amusais à tester, tester et tester encore tout ce qui pouvait m’embrouiller l’esprit, me faire quitter la réalité. C’était courant chez les Bipolaires m’avait-on dit à l’hôpital moldu. Je n’y avais pas vraiment cru, je ne faisais pas confiance à ces gens. Je ne comprenais rien à ce qu’ils me disaient, les termes utilisés, les risques que je prenais. Rien ne me semblait cohérent. Le Poufsouffle avale rapidement une de ces graines, je plisse les yeux, fronce les sourcils et tends la main vers lui. Tu partages pas avec ta chérie ? Une petite bouille de petit chiot se dessine sur mon visage. J’aimerais avoir la capacité de me métamorphoser directement en un petit animal tout mignon. Tu ne vas pas t’amuser tout seul quand même !

Je place mes coudes sur la table, maintiens ma tête avec mes deux mains sans le lâcher du regard, un grand sourire sur les lèvres qui fonctionnait plutôt bien avec les inconnus – comme une impression que ça ne fonctionnerait pas avec lui, évidemment. Dis-moi au moins ce que c’est, ce que ça fait ! J’avais toujours une réelle fascination pour tout ce qui pouvait me faire quitter psychologiquement la terre ferme. Certes, à cause de cela, j’avais failli me défenestrer – mélangé à la phrase de dépression totale liée à la Bipolarité – mais qu’importe, j’aimais cette sensation de liberté, mes sens qui se décuplaient, bien loin de cette réalité. J’avais envie de fouiller ses poches pour prendre le sachet, mais ça serait être bien trop naïve. Jamais il ne se laisserait avoir aussi facilement, malade ou non.
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Re: Songe d’une Lune d’hiver [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Mer 18 Déc - 11:16

Sans vraiment savoir pourquoi, il commence à rire. La volonté de jouer, de cacher le sachet, ou bien était-ce parce qu’il ne voulait pas partager – allez savoir. La main protège tout de même la poche, en attendant de se décider, donner ou ne pas donner, essentielle question qui turlupine la réflexion. Et malgré la bouille adorable qu’Elle lui tend, il prétend ne pas être charmé, le museau s’agite dans des non non non de la tête – catégorique tout d’abord. Comme toute réponse, il ne lui lance ensuite que des prunelles étincelles de malice, s’amuser du suspens qu’il avait déposé sur la table en même temps que leur repas. Le juteux de la viande délecte la Bête gueuletonne, et beaucoup moins vivement qu’ordinairement, Arty regagne le salon. S’emmitoufler dans le cliché parfait du malade sur un canapé, le pilou-pilou du plaid qui l’entoure lui donnant la posture de l’enfant à papouiller. Il joue de l’impatience de l’Amoureuse de découvrir les propriétés de ces graines fabuleuses, attend patiemment de ressentir les premiers picotements du cerveau qui ne tarderait plus à s’évaporer. Pour titiller la Gryffondor, les doigts taquins volatilent jusque sous le plaid pour extraire une graine, une seule, qu’ils séparent en deux morceaux. Si lui en avait avalé une toute entière, ça ne serait pas le cas de la jeune femme. C’est qu’il avait terriblement besoin d’une double doublée dose pour assommer la malédiction. Viens, l’appeler à lui sur le moelleux canapé, qu’elle lui fasse face.

La main danse devant le nez curieux intrigué de la Métamorphomage, c’est du kiwicot très chère, rocailleusement, se lancer dans des explications qu’il espère pas trop longues – la sieste heurtait les paupières. Il ne faudrait qu’une seconde désinvolte à Loredana pour s’emparer du fruit rigolo, il est bête il le sait, seul jour où ses membres ne pouvaient se vanter de toujours prendre le dessus. Aussi fragile qu’un oisillon embourbé, mais les boucles gardaient précieusement cette idée : toujours s’amuser. Une drogue sorcière, tout simplement, pour les effets, c’est sympa – c’est peu de le dire – mais j’pensais qu’en en prenant aujourd’hui, j’sais pas, ça atténuerait un peu le truc. Les douleurs les courbatures la migraine la nausée la fatigue, que ça endormirait la Monstrueuse surtout, il rêvait.
Toujours dans un élan de filou, la main se cache finalement derrière le dos, sous le plaid protecteur, mais toi t’es pas malade, les pommettes s’agitent d’espièglerie, t’en as pas besoin ! Se reculer se reculer jusqu’à un accoudoir, le canapé comme très mauvais décor de combat. Mais il fallait bien faire pétiller cette journée, longue et lassante, mettre de côté dans un sombre très sombre recoin de la tête, l’angoisse de la nuit qui finirait par tomber. Tenter de se concentrer pour à tout prix serrer les doigts tressaillants autour de la demi-graine, bientôt il ne pourrait plus, serait entièrement accaparé par le brouillard coloré qui lui flouterait les rétines et la raison.
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Re: Songe d’une Lune d’hiver [Terminé]
Loredana Wildsmith, le  Mer 18 Déc - 21:23

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Je l’avais rapidement rejoint dans le salon, loin de moi l’envie d’abandonner. Il avait le droit, pourquoi pas moi ? S’il y avait bien une chose qui m’agaçait, c’était bien ça. Pourquoi ne pas profiter ensemble ? La graine toujours entre ses doigts, il s’amuse à la secouer devant mon nez. Un sourire forcé sur le visage, j’hésite longuement avant de m’emparer de ce qu’il appelait Kiwicot. Effectivement, j’en avais déjà entendu parler, par Theya d’ailleurs. Elle au moins avait eu le droit de s’amuser avec Lïnwe alors que mon petit ami à moi refusait que je prenne part à ce genre de festivité. Quel ennui. Avant que je ne me décide enfin à m’en emparer, Arty avait enfoui sa main sous le plaid, difficile d’accès. Je soupire, la déception pouvait se lire sur mon visage. J’suis pas malade, non. Pas physiquement en tout cas, il fallait bien que je lui donne raison sur ce point. Mais si j’en ai besoin. Je tends une main vers lui, sachant très bien que cela ne fonctionnerait pas. Il était mal en point, mais il restait lui et je savais qu’il me faudrait creuser un peu plus pour le convaincre. Ce n’était pas une mince affaire.

Si jouer une enfant capricieuse ne fonctionnait pas, j’utiliserais un autre moyen. Je me rapproche doucement de lui, peut-être un peu hésitante aussi, me souvenant qu’un seul baiser pouvait mal tourner en ce jour de pleine Lune. Je passe un bras autour de ses épaules pour lui glisser un bisou sur la joue. À ce moment-là, mon autre main se glisse sous le plaid à la recherche de la main qui tenait la petite graine tout en le regardant en me mordant la lèvre, en lui faisant un clin d’œil. Bref, en entrant dans un jeu de séduction pour l’amadouer. Si l’on pouvait faire de cette journée un petit moment agréable avant que les crocs n’apparaissent, il fallait saisir l’occasion de s’amuser un peu. Sérieusement, fais-moi essayer ! Tu sais que j’aime tester de nouvelles choses. Ainsi, je force pour attraper le joujou du jour. Heureusement pour moi, aujourd’hui, j’avais un avantage sur lui : J’avais de l’énergie. D’un coup sec, je lâche sa main pour mettre la mienne dans la poche de son pyjama et de m’emparer du sachet. D’un geste tout aussi vif, je retire ma main pour secouer le sachet devant le nez du Loup. Ahaaaaaah ! Un immense sourire aux lèvres. Je me recule pour être sûre qu’il ne me le reprenne pas, ouvre le sachet et avale une des graines sans même la sentir passer. Peu importe comment il réagirait, il ne pouvait pas m’interdire de faire ce dont j’avais envie. Il le savait très bien. Je lui lance doucement le sachet, un geste qui pouvait tout à faire signifier Allez, sans rancune. Moi aussi j’aimais bien jouer. Et boude pas ! Je suis sûre que ça va rendre cette journée encore plus attrayante. Je savais d’ailleurs que les effets n’allaient pas tarder à arriver. Voilà bien longtemps que je n’avais pas touché à une drogue, encore moins une drogue sorcière. Il y avait-il une différence ?
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Re: Songe d’une Lune d’hiver [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Ven 20 Déc - 14:54

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Un jeu titillant qui le fait rire doucement, bien que trop conscient que Loredana finirait par s’emparer d’une des petites graines – et finalement du sachet. Vouloir simplement retarder l’accès par de molles duperies et profiter pleinement du début de séduction dont Elle faisait preuve pour atteindre ce qu’elle voulait. La bouche s’écarte simplement de stupéfaction quand il voit la jeune femme avaler une graine toute entière – en même temps que l’amusement – l’après-midi commençait mieux que le matin. Elle le dit d’ailleurs, rendre cette journée plus attrayante, haha !, en même temps, ce n’était pas très difficile, la journée étant déjà particulièrement désastreuse. Mais il ne bouderait pas, nullement inquiet par ce qu’avait pris l’Amoureuse, elle décollerait tout comme lui, et il y avait dans cette perspective, quelque chose d’excessivement enchanteur.

Les boucles se collent au dossier du fauteuil, comme soudainement transportées par un nuage constellé de mille et une paillettes éclatantes. La drogue commençait doucement à s’infiltrer dans les traits du Diablotin qui s’étirent de béatitude. Des instants de répit qui le font soupirer de soulagement, les odieuses courbatures semblant s’adoucir légèrement. J’sens plus mes mains, qu’il dit alors en approchant dangereusement sa paume de ses rétines dilatées – s’assurer qu’elle était toujours belle et bien là – engourdi de plénitude au lieu de douleurs. Il rit avant d’aller rêveusement tapoter sur le nez de Loredana, délicats rebonds mignons. Peut-être que grâce à ça j’me transformerai pas. Peut-être que ça a un super pouvoir caché et que pouf, ça annule tout. Oui, oui bien sûr, une malédiction magique qui coulait quotidiennement dans son sang tourbillonnant anéantie par une petite graine rigolote. La raison avait quitté les méninges déconcentrées, du flou du flou du flou qui entourait le cervelet.
La Bête comme mise en sourdine dans les entrailles illuminées, il prend alors le risque de se pencher en avant pour aller chercher les lèvres de la Gryffondor, peut-être que j’peux t’embrasser maintenant, il aimerait bien. Et bien trop inconscient, il se frotte alors au danger, après tout, une attrayante journée sans baisers, ce n’était pas une chose qui pouvait exister. Ainsi, se rapprocher encore pour accoler les paupières et enfin, l’embrasser. Guetter attentivement la malédiction comme endormie, et, détendu il profite du goût des lèvres qui lui semble étrangement différent.

L’agréable sensation de goûter chaque parcelle, y frôler de la langue les papilles affriolantes, comme une impression de les sentir toutes, une par une.  Étonnant kiwicot qui semblait s’être implantée dans le noyau sensoriel, créant feu d’artifice scintillant dans la nuque du Poufsouffle. Exploiter l’accalmie que la Bête lui permettait, estourbie par la substance stupéfiante.
Pourtant, il s’arrête là, et dans un sourire taquin et assouvi, il se recule alors, à l’opposé du canapé pour s’allonger de nouveau. Le regard vagabonde sur le salon qui, il le remarque avec quelque déception, n’avait pas bougé, je vooois, des meubles, une table, des fauteuils allait-il tout énumérer ? Mais rien de bizarre, non non non, excepté peut-être, les contours qui s’affirmaient de plus en plus nébuleux.
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