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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: Allée des Embrumes :: Barjow & Beurk
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Le comptoir
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Loredana Wildsmith
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Re: Le comptoir
Loredana Wildsmith, le  Dim 30 Aoû - 22:28

Avertissement

Ce RP mentionne du contenu sensible :

Insultes/Vulgarité




Je n'avais pas bronché lorsqu'il avait écrasé la tête du cadavre. Les yeux s'étaient légèrement détournés face à cette image désagréable qui me retournait l'estomac. Comme le retour d'une nausée qui était montée d'un coup, sans prévenir. Ce n'était pas la première fois que je tuais quelqu'un. Nous vivions dans un monde où parfois le choix ne se faisait pas, où c'était la seule issue possible pour s'en sortir vivant. Bien sûr, il pouvait arriver que l'on s'en sorte sans être obligé de mettre un terme à la vie de quelqu'un, s'en sortir avec une menace, des blessures, mais laisser le cœur battre encore un peu. Mais le danger nous entourait toujours à un moment ou un autre, à moins de rester enfermé chez-soi, barricadé, sans jamais mettre le nez dehors.
Mais aujourd'hui, le risque était bien trop grand si je ne l'avais pas tué, Arty aurait pu y passer, j'aurais pu y passer, et si nous étions tous les trois restés en vie, le sorcier aurait forcément parler de la vendeuse de Barjow & Beurk et de son mec possessif et colérique. Il n'aurait pas été compliqué de nous retrouver. Il fallait qu'il meure. Alors je n'avais pas bronché. Non. Le pire était venu juste après, parce que les remarques d'Arty avait toujours l'effet d'un coup de poignard enfoncé en plein cœur d'une manière brutale.
Toujours.

Et aujourd'hui ne faisait pas exception à la règle. D'autant plus que j'avais l'impression que mon geste ne signifiait rien, ne lui faisait rien. Je venais de lui sauver la vie et il me demander de me laver et de m'asseoir. Alors les cheveux étaient devenus d'un rouge bien plus flamboyant, il en était de même pour mes yeux. Si ma colère restait pou le moment silencieuse, je ne trouvais aucune utilité à me fatiguer à contrôler ma métamorphomagie. NON, que je hurle en jetant un bocal qui vole à travers la pièce. Le bruit du verre éclaté comme une satisfaction à mes oreilles, un moyen de montrer l'état de rage dans lequel je me trouvais à présent. Non non non non non NON !! Je m'étais approchée brutalement de lui, broyant au passage la main de l'homme devenu carpette. Est-ce que je suis assez claire ? J'aurais pu m'arrêter là, m'éloigner, le laisser se débarrasser du corps, mais une boule de nerf venait de se former, les sentiments étaient éparpillés, emmêlés, ils avaient envie d'être libérés. Tu sais à qui t'es marié au moins ? Nouveau bocal brisé au sol, TU LE SAIS OU PAS ? Le calme, le repos, les journées à ne rien faire, il devait savoir que ce n'était pas la solution. Y'a rien de pire pour me faire crever, Artemis, y'a rien de pire ! L'ennui me tuerait à petit feu, tout doucement, c'était certain. Mes yeux de feu avaient été plongés dans les siens, je me recule, piétine, ne sachant plus où mettre mes mains, mes pieds, alors je me dirige vers la porte de la boutique pour la fermer de l'intérieur, m'assurer que personne ne vienne et découvre l'homme allongé au sol. Puis je reviens vers lui, j'ai fait tout ça pour toi, parce que c'était lui ou toi ! J'en ai rien à foutre de crever ! C'était faux. Du moins, ça l'était depuis que j'avais appris que j'étais enceinte. La grossesse comme remède, un instinct de survie brutalement apparu le jour où j'avais su que j'allais donner la vie. Tant que le bébé serait là, dans ce ventre, je ne voudrais pas mourir. Et toi le seul truc qui t'emm*rde c'est ton pu*ain d'égo qui gerbe parce que tu ne l'as pas fini toi-même !

Je m'éloigne, les yeux humides par la colère et le ventre de nouveau douloureux, et malgré mes réticences, j'avais besoin de m'asseoir pour me calmer. Je m'affale presque sur la chaise, t'es content ? Je suis à ma place là, c'est bon ? Puis je plonge ma tête dans les mains, la tête lourde, chaude, tenter de calmer un cœur sur le point d'exploser.
Artemis Wildsmith
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Re: Le comptoir
Artemis Wildsmith, le  Lun 31 Aoû - 7:40

Même l’odeur de sang ne pouvait le détourner des lueurs rouges exhalant de Loredana. Arty, lui, perdait des couleurs. Si les premiers éclats de voix, de verre ne l’avaient pas fait sursauter, plus ils s’enchaînaient, plus la tête du Fripon s’enfonçait dans ses épaules embarrassées. C’était le remède contre son agressivité impulsive – lui hurler dessus des vérités acérées. Les mèches d’ordinaire si volantes d’insouciance se carapatent dans les racines, s’aplatissent. Artemis qu’elle l’avait appelé. Le prénom entier pouvait être la gâchette de deux éventualités : la première ne sera pas évoquée puisqu’aucune lubricité ne gouttelait de cette scène ; la seconde le collait immédiatement dans une posture d’un enfant rouspété.
Alors Arty se tait. Laisse passer l’orage dont chaque coup de foudre lui frappe douloureusement les reins. Dans la violence des mots, évidemment, certains lui estampent d’avantage le cœur ; il retient, surtout lorsqu’elle hurle son indifférence face à la mort : Vraiment ?! Sorti tout seul d’une voix blanche, presque transparente, bien vite tamponnée par d’autres vociférations. J’en ai rien à foutre de crever. Ce qu’elle avait dit. Les paroles résonnent tellement dans la boîte crânienne qu’il chancèle, il perd le fil de la rouscaille. Une claque qui plonge Arty dans un trou noir, duquel il ne parviendra pas à s’échapper.

Ça ne devrait pas le surprendre pourtant – il le savait. Mais naïvement, l’Acrobate avait pensé que la vie qu’ils tissaient, ensemble, éloignerait Loredana de ces lâches pensées lorsque le danger approchait. L’idée que désormais elle s’accrocherait plus à lui, à eux, à la vie – visiblement à tort.
La douleur l’effondre aux pieds de la jeune femme, claquant ses genoux sur le sol de la boutique dans un bruit sourd. Les entrailles en purée composée de honte, de l’éternelle culpabilité et de quelques saupoudrées de désespoir. Parfaite recette pour faire plier le Poufsouffle, qu’il aille lover sa tête sur les genoux de la Métamorphomage comme un louveteau dans son douillet terrier. Il sent le souffle énervé de l’Amoureuse dans sa nuque – ça le fait trembler. J’t’aime trop, mais pas comme il faut. Un passion plus toxique que romantique. Derrière les paupières serrées, les excuses pointent, il était allé trop loin, j’dirai plus rien ; ton corps, ta grossesse, tu fais ce que tu veux. Puisque la bulle qu’il voulait broder autour d’elle n’éloignait ni les sales pensées des prétendants ni leurs rapprochements déplacés ; et qu’elle ne la rendait décidément pas heureuse. Qui le serait ? J’ai pas été honnête, les boucles frottées contre le corps de la Gryffondor, parfait lieu de confessionnal, c’était pas tant pour qu’tu t’reposes que pour te. séquestrer serait le mot adapté, mais il lui écorche le gosier. garder pour moi. Mouais.
Mais Loredana était libre, Arty lui, s’y était enchaîné.

Bruyamment il soupire, toujours caché dans les plis de sa robe, de ses phalanges abîmées, il serre le tissu entre ses doigts. P*tain ce type avait raison. Un chuchotement discret, dure constatation. Le Wildsmith rembarré par les insultes d’un mort – c’est un leitmotiv certain, il ne la méritait pas. Puisque de toute façon il s’acharnait en vain, ou mal, que l’Épouse continuait éternellement de lui glisser entre les doigts, plus happée par ses suicidaires pensées.
Il relève finalement son pâle museau, tant d'autres choses à prononcer sur le bout de la langue désolée, mais pour le moment, se contenter : j’vais m’occuper du corps. Le cacher dans la réserve, j’reviendrai ce soir, plus tard, pour acidifier brûler dissimuler, le reste. Une pause infiniment courte – si tu veux bien. Ah oui, servile Artemis agenouillé.
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Re: Le comptoir
Loredana Wildsmith, le  Lun 31 Aoû - 10:34

Évidemment, les seuls propos qui l'avaient fait réagir étaient ceux sur mon indifférence en ce qui concernait ma vie. Les seuls paroles fausses étaient celles qui semblaient l'avoir touché en pleine face, je l'entendais rien qu'au son de sa voix. J'aurais aimé à cet instant lui dire que non, que c'était faux, que lui et le futur bébé formaient l'ancre qui me maintenait sur place, le poids qui me gardait sur terre - ils étaient ma famille, un mot qui me semblait si insignifiant avant lui. Contrairement à beaucoup de personnes, je n'avais jamais eu peur de la mort, elle me suivait depuis ma naissance. Ma mère était morte en me mettant au monde et depuis, ma famille souhaitait que je le quitte - le monde -, me poussait à bout pour que je craque. Ce qui avait failli marcher, ce soir-là, le jour où j'avais décidé de quitter Daemon, peu de temps après avoir appris des secrets de famille dont j'ignorais totalement l'existence jusqu'à cette période. Mais aujourd'hui, c'était différent, si je ne parvenais pas à me convaincre qu'il fallait que je vive pour moi, je me raccrochais au fait de vivre pour eux, mais ces mots n'étaient pas parvenus à sortir de ma bouche, la colère avait pris le dessus, je pouvais sentir les pulsations du sang contre mes tempes. La tête tournait et mon visage était désormais couvert du sang que j'avais sur les mains - au sens propre, comme au figuré.

Pourtant, le coeur s'était brisé, éclaté, au moment-même où Arty s'était mis à genoux, la tête posée au creux de ces derniers. Comme si malgré tout ce que je lui avais dit, il restait dévoué, désespéré à l'idée d'avoir tout gâché, de ne jamais agir comme il le devrait, comme je voudrais qu'il le fasse. Je n'avais pas bronché, étais restée là sans rien dire à l'écouter se lamenter, regretter, comme il le faisait tout le temps. C'était dans son caractère, sa façon d'être, agir et regretter seulement ensuite. Et au fond de moi, c'était sans doute la raison pour laquelle j'avais perdu les pédales, le cri du désespoir, comme pour lui montrer que ses mots me détruisaient à chaque fois. Une pluie diluvienne à l'intérieur de ma tête qui éteignait toute lueur d'espoir, cette lumière qui nous montrait le bout du chemin. Il ne savait pas que chaque fois où je lui pardonnais était une preuve d'un amour inconditionnel. Si je montrais moins mes sentiments par les mots d'amour, la façon dont je m'y prenais ne pouvait que confirmer la force de mes sentiments à son égard. Pourtant, j'avais l'impression qu'il ne parvenait pas à le voir, à le comprendre. Alors, avant qu'il ne se lève, attends, le corps pourrait bien attendre quelques minutes de plus. La boutique fermée, personne ne devrait venir nous déranger désormais. Ce type n'avait pas raison, la respiration est plus calme, la voix aussi, quoiqu'un peu emmêlée dans quelques sanglots que la rage précédente avait créés. D'ailleurs, personne n'a raison sur toi, sur moi, sur nous, nombreux étaient ceux qui se demandaient ce que nous faisions ensemble. Même Theya devait encore se poser la question. Il n'y a que toi et moi qui pouvons nous permettre de juger notre relation, le reste...on s'en fout.

Je me laisse glisser le long de la chaise pour m'installer au sol - difficilement avec ce ventre déjà bien gonflé -, à son niveau, parce qu'il n'y avait aucune raison qu'il soit aussi inférieur, dans cette soumission évidente que je tentais d'ignorer. Parfois, je me posais la question : qu'est-ce qui provoquait cela ? Lui qui aimait tant avoir le dessus, le contrôle, pourquoi avec moi c'était tout le contraire ? Ça me frappe pourtant, comme une claque qu'il aurait pu me donner après toutes ces paroles blessantes. Pour moi, c'était clair : il vivait dans la peur que je m'en aille. Tu m'fais toujours pas confiance après tout ce temps ? Après t'avoir pardonné de...non non on ne s'engage pas sur ce terrain Madame Wildsmith, après t'avoir épousé, après avoir, je me touche le ventre, tu penses vraiment ne pas me mériter et que je peux encore partir à tout moment ? Je prends sa tête entre mes mains, mes yeux et mes cheveux avaient repris leurs couleurs initiales, je le regarde intensément, le pousse à soutenir mon regard. Je vais bien, Arty, je hausse les épaules, comme si c'était une évidence, je vais très bien et rester active est bon pour moi, pour ma bipolarité et pour lui...ou elle, bientôt on saura s'il s'agit d'un garçon ou d'une fille, tu n'as pas besoin de vouloir m'enfermer pour me garder pour toi, parce que je suis déjà à toi, peu importe ceux qui viendront tenter de me kidnapper,  de me dire que tu ne me mérites pas, ça ne changera pas. Et puis il y avait une chose dont nous n'avions jamais vraiment reparlé, une chose qui pourtant moi, je n'avais pas oubliée. Tu aurais pu partir quand j'étais...dans une mauvaise passe, au début de la grossesse, c'était cette inactivité qui me mettait le plus en danger. Je te serai éternellement reconnaissante d'avoir été si patient.

Ma tête se baisse, l'esprit est nébuleux, les ressentis différents. Je tente de remettre en place chaque émotion, mais c'est tout simplement impossible. Il était le seul à me mettre dans un tel état, à changer mes humeurs en claquant des doigts et pourtant, c'était la preuve que j'étais bien vivante. Ressentir les choses étaient quelque chose de précieux, davantage lorsque les sentiments étaient si profonds, si extrêmes. Je n'ouvrirai pas la boutique, mes yeux se relèvent vers lui, la confusion devait se sentir dans mon regard, je l'aimais démesurément, il me rendait complètement folle, les effets de ce deuxième trimestre de grossesse jouaient sans doute un petit rôle dans tout cela. Reste s'il te plait. Passer des cris, du rejet, à la supplication, voilà ce qu'il provoquait en moi. Une véritable addiction et même après trois ans, la passion restait intacte. C'était à se demander si c'était normal.

Jackson
Désolée pour cette longue attente

L'Antre était l'endroit que j'appréciais le plus dans cette boutique. Il était peut-être sombre, froid à en donner des frissons, mais il dégageait quelque chose que je ne saurais exprimer. Était-ce la présence de chaudrons ? Des divers ingrédients ? Mais je m'y sentais comme chez moi. Ce n'était pas pour rien que j'avais créé un lieu similaire dans notre maison à Arty et moi. Un lieu plus lumineux, plus joyeux, plus à mon image, mais qui au fond rappelait celui dans lequel je me trouvais à présent. Lorsque la boutique était vide, j'avais pris l'habitude de m'aventurer par ici pour tuer mon ennui, m'éloigner de cette solitude. Sans Lizzie, c'était différent malgré tout.

D'en bas, je pouvais tout de mettre entendre l'arrivée d'un nouveau client, ce qui n'était pas une mauvaise chose, puisque ça me permettait de remonter rapidement, d'éviter d'éventuel vol ou bien des étudiants qui s'amuseraient à mettre le bazar partout. Si la boutique n'était pas la plus ordonnée de Londres, je faisais toujours en sorte que tout soit à sa place, bien rangé afin que personne ne se perde. Je remonte les marches pour rejoindre mon comptoir. Une voix s'élève, une personne probablement à la recherche de renseignements. Seulement, lorsque mes yeux se posent sur les siens, je m'arrête net, un mouvement de recul, et la baguette directement pointée sur lui. Face à moi, se trouvait le sorcier à la voiture de riche qui avait proféré des menaces à mon égard. C'était humiliant et surtout inquiétant, vraiment. Qu'est-ce que tu fous là ? Tu veux quoi ? J'étais seule dans la boutique, alors s'il tentait quoique ce soit, je n'hésiterais pas à lancer les pires sorts contre lui.
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Re: Le comptoir
Jackson Emerenziana, le  Lun 31 Aoû - 16:55

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Violence (psychologique)




Le regard observe les différents objets posés sur les étagères. L'endroit n'est pas si lugubre que ça finalement... Il est plutôt accueillant même. Peut-être que dans le temps, la lumière n'était pas invitée ici, ce qui créa cette rumeur qui perdure encore. Le lieu habituel des Mangemorts. De ces hommes et femmes qui se battent. Mais pourquoi au juste ? Des bruits de pas retentissent, l'italien se tourne et fait face à cette jeune femme.

Il y a des mois, lors de son arrivée en Angleterre, l'homme avait fait sa rencontre. Pas un très bon souvenir... Ils s'étaient battu et il avait proféré des menaces envers elle. Il avait fait la promesse de revenir pour la v*oler puis la tuer. Jackson était si différent à cette époque. Il était un fou. Une personne prête à tout pour faire plaisir à son oncle et entrer dans son cercle restreint. Aujourd'hui, la folie commençait à disparaître, la raison reprenait enfin place. Il y avait quelques petites choses à régler, mais bientôt il serait Jackson Emerenziana. Le Magenmage leva les mains et recula d'un pas. Il ne voulais pas se montré agressif.

Bonjour. Je viens faire des achats. Je ne savais pas que vous travaillez ici. Je ne vous ferais rien Madame. Je ne suis plus l'homme que vous avez rencontré. De nombreux événements m'ont détruit à cette époque. Mon comportement est inexcusable. Pourtant je suis désolé. Si j'avais été l'homme que je suis aujourd'hui, après vous avoir aider, je serais parti.

En baissant doucement la main droite, l'italien mis son doigt sur sa joue. Endroit où se trouve la cicatrice de l'entaille qu'avait provoqué l'inconnue. Puis il descendit le doigt vers le col de sa chemise qu'il baissa pour faire apparaître la cicatrice d'une brûlure au troisième degré.

Pour ceci, je vous pardonne. Ce ne sont que les conséquences d'un acte de légitime défense provenant d'une femme qui se senti en danger. Si vous le souhaitez, je peux sortir de l'établissement. Je ferais mes achats par courrier.
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Re: Le comptoir
Loredana Wildsmith, le  Lun 31 Aoû - 22:03

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Insultes/Vulgarité





Jackson

Dans d'autres circonstances, j'aurais presque esquissé un sourire, ri légèrement en entendant ce genre de calembredaines. Ainsi donc il était revenu, s'excusait presque de m'avoir menacée, s'attendant peut-être à ce que je lui saute dans les bras pour le remercier de prendre la peine de présenter ses excuses. Oh et MIEUX ENCORE, me pardonner à moi de lui avoir défigurer le visage. Je ne moufte pas, la baguette toujours pointée vers lui, je le laisse terminer son monologue. Mon regard se balade sur la jolie cicatrice que je lui avais faite, la satisfaction de l'avoir marqué à vie, qu'il se souvienne de moi comme ça. Mais pour cela, il aurait fallu que nos chemins ne se croisent pas de nouveau, qu'il ne vienne pas ici, voir la gérante d'une boutique que j'étais lorsque je ne me promenais pas en ville, la tête bouillonnante d'envie de faire tomber quelques têtes. C'était rare, je restais relativement calme, sauf lorsque le coeur accélérait à cause du manque d'action.

Dans ma tête une question se pose, est-ce que je le renvoie d'où il est arrivé à coup de baguette magique ? Ou est-ce que je pense à l'argent, et me contente de serrer les dents jusqu'à ce qu'il sorte sa bourse dans laquelle étaient rangés les pièces en or ? Décisions, décisions. Mais pour l'instant, simplement réagir, tu ne penses tout de même pas que je vais présenter mes excuses pour t'avoir taillader la tronche ? Le sourcil levé, je ne souris toujours pas. Je t'ai rendu un service, au moins il y a quelque chose d'agréable à regarder sur ton visage. Les cicatrices, j'avais appris à aimer ça, à les accepter, j'en étais remplie : sur le ventre les cuisses, les bras, le cou, divers marques des lignes, des traces de dents et de lames. Si au départ, j'avais longuement été complexée, j'avais appris à vivre avec, Arty m'avait beaucoup aidée de ce côté-là. Tu m'dis c'que tu veux, j'te l'donne, tu m'donnes le fric et tu dégages d'ici. C'était clair, j'abaisse ma baguette sans la ranger, je n'avais pas confiance en lui et sans clients alentours, sans témoins, j'étais une cible facile. C'est à ce moment-là que j'aurais aimé avoir un moyen de communication rapide avec Arty. Alors ?  
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Re: Le comptoir
Jackson Emerenziana, le  Mer 2 Sep - 16:18

Les mains toujours en l'air afin de signifier qu'il ne pouvait se défendre, Jackson écouta l'inconnue. Arquant un sourcil il sourit doucement, il ne fallait pas se montré agressif au risque de se prendre un sort et obtenir une nouvelle cicatrice parmi celles déjà nombreuses. Un petit pouffement réussi pourtant à franchir ces lèvres. Quel gentillesse venant de sa part... Comme si l'italien était un monstre à ces yeux. Le danger semble être moindre quand la baguette de l'inconnue s'abaisse.

Bien Madame. J'aimerais une paire d'armoire à disparaître, une paire de miroir à double sens, une cape d'invisibilité ainsi qu'une arbalète je vous prie.

L'italien gardait son calme ce qui était plutôt rare à une époque. Que dirait certaines personnes en le voyant si zen en face de cette situation ? Ils ne le reconnaitraient pas à coup sûr.

Je ne veux pas de vos excuses concernant les cicatrices. Je n'ai pas que celle-ci. Au vu de celle que vous avez sur les bras, je suppose que vous avez eu une vie difficile. Une vie où vous mener un dur combat depuis de longues années.

Jackson baissa ces bras en soupirant tout en laissant ces mains visibles.

C'est dur de faire confiance n'est-ce-pas ? La vie que nous avons menés nous a forgés. Mais... Devons nous vraiment être comme la vie le souhaite ? Pourquoi ne pas rester la personne que notre entourage a connu ? Que nos proches disparus ont connu. Seraient-ils fiers de nous ? Ce sont des questions qui sont passer dans mon esprit et qui m'ont pousser à changer.
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Re: Le comptoir
Artemis Wildsmith, le  Mer 2 Sep - 18:37

Loredana

Doucement, la bonne conscience se fraie un chemin, perce le brouillard de l’irritabilité. Alors que Loredana le rejoint sur le sol de la boutique, expirer doucement, partager le même air que l’Amoureuse le calme davantage ; ses paroles le bercent. Elles étaient soyeuses et réconfortantes, agréable couverture dans laquelle il aimerait rester enroulé – n’affronter ni les autres, ni la réalité, simplement rester là, si proche d’elle. Pourtant il ne parvient pas, pas tout de suite, à soutenir le bleu de ses yeux, il baisse les siens dans les plis de sa robe, les sourcils encore figés-froncés par les précédentes tranchantes paroles. Chaque douceur qu’elle prononçait ne faisait que repousser les suicidaires propos sans les dissiper – ils s’était bien accrochés.
Ce n’est qu’après un silence, long sans être pesant, qu’il s’éclaircit la gorge, les doigts vagabonds dans les ondulations de la Métamorphomage. Il préfère perdre son regard là, dans les caresses qu’il dépose, ça change rien, petite voix toute discrète, ce que pensent les autres ou pas, ce qu’ils murmurent dans leur dos ; j’te mérite pas quand j’suis méchant avec toi. C’était la punition d’Arty, sévère et si juste, sa façon à lui de se flageller en se disant que oui, Loredana serait plus épanouie avec un amoureux plus gentil. La pensée lui serre l’estomac – ça lui apprendra.

Poursuivre les flâneries caressantes, ses phalanges meurtries abordent la nuque, la joue de la jeune femme, ce besoin de sentir la chaleur sous ses pulpes, de la sentir vivante entre ses bras. Il se rapproche d’elle, si c’est possible, un enchevêtrement de jambes pour accoler les bassins - presque, puisque le bébé trônait entre eux ; là, c’est parfait pour déplacer les mèches brunes sur l’autre épaule, et plonger le museau contre le cou découvert. Envoûtante envie de l’embrasser, ici, partout, il se retient. Les lèvres ne font que serpenter, effleurer la peau, quand dans un souffle il répond finalement, j’te fais confiance. Après ces années parfois (souvent) chaotiques, la peur de la rupture s'était estompée. Les mots coulent au creux de l’oreille de l’Épouse, ce sont les autres qui me rendent fou. Littéralement. Arty, ce Loup incapable de vivre en société, dont le rapport avec les autres était d’une dangereuse complexité.
Mais il s’en fiche, presque, se rassure, se console lui-même, avec sa bouche et ses pérégrinations continues sur l’épiderme de l’Amoureuse – descendre vers la clavicule. Il ne le dit pas, mais il n’a aucune envie de partir. Savourer de n’être qu’à deux. Parce que dans les entrailles, un mauvais pressentiment se répand : une fois qu’il quitterait la boutique, les angoisses et les doutes lui tomberaient dessus comme une pierre sur la gueule. Pas maintenant, les laisser de l’autre côté de la vitrine, ils patienteraient avant de venir lui grignoter sa sérénité.

Pour l’instant, s’enivrer du parfum de Loredana, l’inspirer, le garder à foison dans les sinus. Inconsciemment, ses ongles s’étaient agrippés aux cuisses de la jeune femme, seconde appropriée pour redresser finalement la bouille, approcher ses lèvres de celles de la Gryffondor, sans s’y presser. Embrasse-moi. Les iris se percutent enfin, il réclame autre chose : en couleurs. Ça le démange, de voir la métamorphomagie chasser la grisaille des derniers instants.
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Re: Le comptoir
Loredana Wildsmith, le  Jeu 3 Sep - 9:09

Jackson

J’ignorais quelle était la pire situation : qu’il s’énerve face à la façon dont je m'étais adressé à lui ou qu’il garde son calme comme il était en train de le faire actuellement ? Il n’y avait pas de bonne réponse, dans les deux cas, la situation aurait été insupportable. Quoique s’il s’était énervé, la boutique aurait probablement été dévastée par les jets de sorts et les bousculades. Je voyais déjà les étagères renversées, les fioles brisées…c’était toujours un soulagement de me dire que les objets les plus précieux ne se trouvaient pas dans la boutique. La réserve se chargeait très bien de les garder bien au chaud, loin de la bêtise humaine.

J’écoute à peine ce qu’il a à me dire. En réalité, la baguette avait déjà commencé à faire léviter les objets en direction du comptoir. Habituellement, je laissais toujours les clients choisir leurs capes d’invisibilité. Une chose totalement inutile puisque le mieux était lorsque l’on ne la voyait pas. Néanmoins, certains prenaient tout de même un temps fou à choisir la couleur, le motif, comme si cela avait une réelle importance à leurs yeux. Lui n’aurait pas ce luxe-là, à moins d’aller lui-même faire son choix. Et puis, le hasard avait plutôt joué en sa faveur. La cape n’était pas la plus moche de la « collection ». Et c’est une fois les objets sur ou au pied du comptoir que je daigne prendre la parole. T’essaies de deviner ma vie en regardant mes bras ? Je secoue la tête, lâche l’affaire. Certaines cicatrices n’étaient pas de mauvais souvenirs. Étrange dit comme ça, mais c’était la vie que j’avais décidé de mener.

Je lève les yeux au ciel. S’il avait bien une chose qui m’agaçait chez l’humain, c’était les paroles toutes faites. Cette façon qu’il avait de vouloir me faire changer d’avis à son égard, de manière subtile, en me prenant pour la dernière des abruties. Oui oui oui garde ta salive pour d’autres, j’ai pas la patience de t’écouter. Il s’attendait à ce que je lui saute dans les bras ? Mais n’était-ce pas ce qui s’était passé avec Arty ? Lui aussi était venu à Barjow & Beurk pour prendre des nouvelles et..m’inviter dans un restaurant quelques temps après avoir failli me tuer. 93 Gallions. Au moins, il n’était pas venu pour rien, c’était l’avantage. Pour ton information, je n’ai pas de proches. Mon mari et ma meilleure amie savent très bien qui je suis. Quant à toi, après les menaces, tu as intérêt à t’accrocher si tu veux que je ressente ne serait-ce qu’une once de respect. Parce que clairement, ma salive avait très envie d’atterrir sur son front.

Arty ♥
Ça fait longtemps que tu t'es pas vu en jaune, n'est-ce pas ?

D’habitude plutôt loquace, Arty semblait avoir perdu l’usage de la parole. Comme si chaque mot représentait un gros effort, comme si c’était douloureux. Les caresses sont agréables, douces, j’en oublierais presque l’homme sans visage à quelques mètres de nous. Je n’y prête pas attention, lui tourne le dos, toujours à la recherche d’un regard fuyant, honteux peut-être. Difficile de lui faire comprendre mes pensées, de transmettre exactement les choses sans qu’il en doute, sans qu’il se flagelle, se noie dans les regrets d’une impulsivité qu’il était incapable de contrôler, jamais. Il avait toujours été comme ça. Parler puis s’excuser, parler puis s’excuser, c’était une chose sans fin que je savais inutile d’essayer de stopper. Ce serait le changer et je n’avais pas envie qu’il devienne quelqu’un d’autre juste pour me satisfaire. Nos disputes faisaient partie de notre quotidien et ces dernières nous permettaient toujours d’avancer, d’aller plus loin dans notre relation à chaque obstacle rencontré. Alors j’avais simplement souri en secouant doucement la tête. Bien sûr que si ça change tout, parce que la seule opinion qui compte à ton égard, en ce qui nous concerne, c’est la mienne. Parce qu’il fallait définitivement qu’il balaye de sa tête le fait de ne pas me mériter. Je suis pas avec toi pour que tu sois toujours obéissant et souriant. On est explosifs, c’est comme ça.

Je perds rapidement le fil de la conversation. Ses lèvres provoquent une ribambelle de sensations partout, absolument partout dans mon corps. Le cœur s’accélère, la tête, les bras, jusqu’au bout des doigts me brûlent. J’oublie tout le reste, cette proximité avait le don de m’enfermer, de former une fois de plus cette bulle que l’on ne pouvait pas éclater. Alors que ses yeux se posent enfin dans les miens, je ne pouvais qu’obéir à sa demande, son ordre peut-être, qu’importe… Mes yeux prennent alors une couleur rose, il avait sans doute assez vu de rouge pour aujourd’hui. Je prends quelques instants pour continuer de le fixer, afin qu’il imprègne bien cette image, ce baiser qu’il allait être coloré. Je m’approche d’à peine quelques centimètres et mes lèvres se posent sur les siennes. Un soupire de satisfaction, comme si toute la tension précédente était redescendue d’un coup, laissant place à un soulagement qui se sentait dans mon corps qui se détendait. Mes doigts rejoignent rapidement les boucles d’Arty, parce que j’adorais passer ma main dans ses cheveux. Le baiser s’intensifie, peut-être dû à un reste d’adrénaline. Après tout, je venais de tuer un homme, cela avait toujours un effet étrange sur moi.

Mais le baiser est rapidement interrompu par une légère pression à l’intérieur. Un oh de surprise tandis que mes mains se posent sur mon ventre, il a bougé, je l’ai senti. Preuve qu’il était bien vivant à l’intérieur et qu’il commençait à se manifester à sa manière. Je me fichais de l’endroit où l’on se trouvait, ni de l’ambiance qui régnait au sein de la boutique, je prends la main du Poufsouffle pour la poser à son tour, espérant que se petit bout de bébé se manifesterait à nouveau. Et en réalité, je n’avais même pas demandé à Arty la réelle raison de sa venue à la boutique.

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Re: Le comptoir
Artemis Wildsmith, le  Ven 4 Sep - 16:56

Loredana 😒


Obéissant et souriant, il l’était parfois. Lorsque chaque infimes particules de l’univers allait dans son sens à lui, qu’il ne déchirait pas l’ambiance d’un nouveau caprice. Il savait être obéissant et souriant donc ; rarement. Et savoir que l’Amoureuse s’en fichait complètement était un agréable réconfort. Il le savait, mais l’entendre était différent, juste avant ce baiser. Ça ajoute un goût de reconnaissance à ses lèvres qu’il presse contre celles de Loredana, qui finissent par s’embraser, doucement, à presque mordiller. Tant pis pour le décor macabre de la boutique, de ces objets loufoques et inquiétants qui faisaient de parfaits voyeurs, de ce cadavre. Il aurait pu l’allonger juste là, continuer de l’embrasser. Festoyer dans un environnement différent – des saveurs différentes.
Mais Arty soudainement déconcerté par ce brutal arrêt ; la bouche encore entrouverte - gloutonne – dont s’échappe un souffle mécontent. Simplement le temps pour les boucles de se remettre à l’endroit et de comprendre.

Une main prudente posée sur le ventre arrondi de la Métamorphomage, les sens à l’affût. Le Fripon silencieux et attentif comme il ne l’avait peut-être jamais été, ça pourrait faire siffler ses méninges d’étonnement. Pourtant, ces instants si importants laissent les doigts frustrés, il ne sent rien. Rajouter la seconde main n’y change rien, aucun mouvement n’accompagne le rapide battement qu’il perçoit de ses tympans lupins. Rien. Les lèvres se tordent d’une grimace déçue, en tout cas, il sait déjà bien choisir son timing. Alors que la température des futurs parents commençaient à monter.
Pourtant, lorsque l’Acrobate se relève prestement, ce n’est pas en boudant. Intérieurement, se réjouir du lien privilégié que Loredana partageait avec le bébé – comme quelque chose qui pouvait l’empêcher de se ficher de crever.
La laisser là avec l’enfant, ignorer cette douleur vivace de séparer les corps – comme s’il était dépecé d’une seconde peau. Faire craquer les muscles de la nuque des épaules, tandis qu’il se dirige vers le corps déjà rigide du Sorcier, le sang avait fini de s’écouler, s’était figé dans un rouge presque noir. Odette III comme service de nettoyage, la baguette enchaîne les #Récurvite afin de redonner au sol son immaculé. C’était la partie simple.

La mécanique se déclenche, des gestes précis – Arty apprenti croque mort. Il s’abaisse, défait la cape luxueuse du type pour l’enrouler dedans et cacher le visage. P*tain j’t’ai arrangé, t’es pas beau à voir. Il avait presque oublié à quel point il s’était déchaîné sur ce visage désormais bousillé, triste et si écarlate tableau de sa propre impulsivité. Le noir linceul terminé, l’#Obstringere vient comprimer – faire craquer quelques articulations – le corps, éviter que ne s'égoutte du défunt les liquides pourris de la mort, le pauvre ne serait pas embaumé.
Maintenant, l’enfermer dans la réserve ; attendre la nuit.
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Re: Le comptoir
Loredana Wildsmith, le  Sam 5 Sep - 17:37

Artemis O'Toole

Je cache un visage déçu de ne pas avoir eu le temps de partager ce moment avec Arty. Pour la première fois depuis l'annonce de ma grossesse, je l'avais senti, la preuve qu'il était bien vivant, et qu'il grandissait au chaud, à l'abris des aventures dangereuses de ses futurs parents. Arty pouvait entendre son petit coeur battre, mais j'avais beau le porter, je n'avais pas eu cette chance. Et aujourd'hui, il s'était manifesté à l'instant même où l'ambiance commençait à se réchauffer. À l'instant-même où j'étais prête à me donner au Poufsouffle, entièrement, ici, sur un sol partiellement ensanglanté. Comme s'il nous remerciait de rester soudés malgré les cris et les doutes qui subsistaient parfois contre notre gré. Je reste alors un instant assise-là, silencieuse, ne réagissant pas immédiatement au départ d'Arty. Les deux mains sur le ventre, je tentais de distinguer un nouveau mouvement, mais c'était peut-être trop tôt. Après tout, il n'était pas encore tout à fait formé, mais bientôt les coups et les manifestations seraient plus présents et j'avais hâte, hâte de le sentir, qu'Arty le sente et surtout, j'avais hâte de le rencontrer. Me protéger moi pour le protéger lui, c'était pour moi une évidence qui contrastait avec les mots horribles que j'avais hurlé au Loup Garou. Des mots que je regrettais. Indéniablement.

En levant la tête, je remarque que je suis seule. Je tourne la tête et constate que la boutique était déjà presque intacte. Le résultat d'un professionnel pour camoufler un meurtre, le rendre invisible, inexistant. Quant au sorcier, allait-on le rechercher ? Je préférais ne pas y penser, parce que si le Ministère remontait jusqu'à nous, il était évident que je ne laisserais jamais Arty prendre la responsabilité d'un meurtre que j'avais commis. J'assumerais. Je n'aimais donc pas vraiment le fait qu'il se charge de tout : cacher le corps et effacer les preuves. Il était encore trop tôt pour faire disparaître définitivement le sorcier. Les rues étaient encore pleines, impossible de le transporter sans que l'on nous regarde d'un oeil mauvais. Le cadavre resterait donc ici, dans la réserve en attendant que la nuit tombe, nous laisse le temps de faire les choses bien. Et pour cela, la boutique se devait de rester fermer. Alors je m'empresse de mettre l'écriteau Fermé pour raisons personnelles que j'avais utilisé lors de ma dépression cet hiver. Il n'était jamais loin et me rendait de gros services lorsque j'avais besoin de m'absenter.

Lorsque Arty remonte, la boutique était propre, comme à son habitude alors que je réajuste quelques capes dépliées et chiffonnées. Je m'approche de lui, les bras croisées, l'air tout de même coupable. J'aurais pu le faire tu sais, je montre de la tête en direction de la réserve, nettoyer, cacher... c'est moi qui ai fait la bêtise, c'était à moi de la réparer, pas à toi. Il y avait peu de chances qu'il approuve mes dires, mais je n'étais pas le genre à cacher ma culpabilités. Si par malheur il m'arrivait de cacher des choses trop longtemps, je finirais par exploser. Malgré tout, je le prends dans mes bras, au plus proche possible, c'est fou ce besoin de l'avoir constamment prés de moi, tout près. Je suis désolée, de quoi ? Je ne savais pas vraiment. D'avoir tué, d'avoir crié, de l'avoir laissé réparer... Il pouvait avoir beaucoup de défaut, mais il avait ce truc de toujours me protéger coût que coûte. Si jamais je me fais prendre, te mouille pas, d'accord ? Parce que je craignais que l'on nous ait vus, entendus. Jamais je n'avais commis de meurtres en plein jour. Je n'étais pas sereine.
Absolument pas sereine.
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Re: Le comptoir
Artemis Wildsmith, le  Dim 6 Sep - 22:26

Loredana



En remontant les quelques marches, Arty époussète son pourtant très beau sweat rose à capuche, ronchonne après les quelques gouttes de sang qu’il tente de faire partir en gratouillant le tissu. C’est vain, il devra sûrement brûler le pull avec le corps. L’idée de conserver un tablier constamment avec lui vient se poser sur ses boucles fatiguées – il demanderait à Elias de lui en prêter un. Son regard froncé est alors alpagué par l’air fautif de Loredana. Il secoue la tête, les hurlements précédents de l’Amoureuse encore coincés dans l’oreille en échos, il n’ose pas dire non. Pas tout de suite. Se contente d’hausser les yeux vers le plafond de la boutique, agacé.
Et même si les bras de la jeune femme l’entourent, diffusent dans l’abdomen une agréable tiédeur, il sent sa langue se hérisser face à des paroles qu’il juge immédiatement idiotes. Déjà, la vague d’exaspération fait trembler ses poumons, étouffée par des bribes de conscience. Ne pas s’emporter, ne pas s’emporter, résolution clignotante sur son front.

Il s’arrache à ses bras, peut-être plus brusquement qu’il ne l’aurait voulu. Il se revoit à ses genoux quelques instants auparavant, prêt à s’écraser sous le joug de la volonté de sa femme, n’importe laquelle – mais pas ça. Bien sûr mon Amour, j’vais te laisser te faire attraper, mener une grossesse à terme dans une cage dégoûtante, et donner naissance à notre enfant en prison, c’est pas mal ça hein ? On pourra même l’appeler Azkaban, merveilleux souvenir ! Tu pourras le voir grandir à travers les barreaux de ta cellule, une fois par mois, très belle vision de la maternité ! Sa tirade l’avait mené à errer près du comptoir, sans même un regard vers la Métamorphomage, il savait ses rétines furieuses malgré le calme cynique de sa voix.
Attrapée au passage l’arme du crime, dont la lame scintillante était impeccable. Il claque la pointe du poignard contre le comptoir en même temps qu’un non ! sévère. Chasser violemment les idées stupido-suicidaires de sa femme, auxquelles il ne s’habituait décidément pas. Si le Ministère se pointe, tu fais semblant de rien, tu fais la meuf cruche, tu flirtes – j’m’en fous – et tu m’appelles. Plan simple d’une efficacité redoutable, aussi acéré que le couteau avec lequel le Wildsmith s’amuse à triturer le bois.

Soupirer de nouveau, longuement, comme s’il s’agissait de souffler sur les démons (les peurs) pour les faire partir, du moins les éloigner un temps. Chaque fois que l’Amoureuse ouvrait la bouche, c’était une nouvelle plaie sur la précédente encore à vif. S’en ficher de mourir était une chose ; penser qu’il puisse la laisser croupir en prison une autre. Mais les deux s’étaient enroulées fermement autour de ses côtes inquiètes. Et s’il te plaît, me fais pas le coup de te dénoncer, sinon j’fais un carnage. C’est un sombre tableau qui danse dans ses iris clairs, des couleurs sanguinolentes et flamboyantes, là, t’auras de quoi culpabiliser. Quand je serai dans la cellule voisine avec le sang de dizaines d’innocents sur les mains, parce que, parce qu’il était aussi bête qu’impulsif. Les mains lâchent un instant le manche du poignard pour aller réveiller des boucles qui s’étaient égarées, ça n’arrivera pas d’toute façon. Se rassurer seul, essayer. Le contraire était impossible - l’Ordre, s’il existait encore, ne laisserait pas une telle chose arriver. Trop, beaucoup trop dangereuse. J’vais acheter ça. Une manière pas très discrète d’espérer mettre fin à la conversation dans un échange des plus banals - client/ vendeuse - bien plus reposant à cet instant qu’entre époux.
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Re: Le comptoir
Loredana Wildsmith, le  Lun 7 Sep - 8:04

J'aurais dû me douter de cette réaction, ne pas être surprise par le fait d'avoir été repoussée, presque rejetée. Il était logique pour moi d'assumer un crime si jamais il n'y avait pas d'autres solutions derrière. Malgré tout, Arty avait raison, passer le reste de ma grossesse derrière les barreaux et ensuite ne pas voir mon enfant grandir serait probablement la pire des punitions. Loin du monde, de ma famille et de la liberté. Il n'était pas compliqué de comprendre que je ne tiendrais pas longtemps dans cette situation. Soit je supplierais le Poufsouffle de m'aider à m'évader, soit j'abandonnerais tout simplement et quitterais ce monde. Mais ce serait le pire choix, j'en étais consciente. Alors évidemment, j'aimerais ravaler mes paroles et simplement partir du principe que rien ne se saurait, rien ne se sait jamais. Nous étions toujours parvenus à supprimer toute trace et preuve, personne n'était jamais remonté jusqu'à nous. Je reste quelques instants près des rayons, fuyant tout autant le regard du Loup dans lequel je ne voulais voir ni déception, ni désespoir. Être marié à une personne qui avait aussi peu d'intérêt pour elle-même n'était pas une mince affaire. Je voulais parvenir à modifier tout ça. Mais ma tête ne réfléchissait pas toujours à l'endroit et il me fallait souvent faire de gros efforts pour me rendre à l'évidence.

Pourtant, la perspective de ne plus revoir Arty et de ne jamais réellement connaître notre enfant n'était pas envisageable. La réalité venait de me frapper violemment au visage. Je n'avais plus le droit de laisser mon esprit détraqué décider à ma place. C'est la raison pour laquelle je ne m'énerve pas, ne réponds pas tout de suite, laissant un blanc s'installer. Un silence qui n'était pas pesant, mais qui laissait penser qu'il me fallait un temps pour digérer, accepter et réagir. Désespérer Arty n'avait jamais été dans mes intentions et pourtant, j'avais l'impression que plus le temps passait, plus il était déçu. Alors j'avais fini par me rapprocher, ignorant d'abord son simple désir d'acheter l'arme du crime. Je ne voulais pas le considérer comme un client sans intérêt. Les dernières paroles m'avaient retourné l'estomac en m'en donner la nausée. Les cheveux avaient peut-être légèrement blanchis. Savoir Arty entre les quatre murs d'Azkaban n'était pas envisageable. Ok, excuse-moi, je lui avais pris la main libre, comme si le besoin de contact était essentiel. J'ai pas réfléchi, mais jamais jamais jamais je n'accepterais que notre enfant n'ait pas la vie qu'il mérite. Je soutiens son regard afin qu'il se rende compte que ces paroles ne seraient pas oubliées après avoir été prononcées. Elles étaient certaines. Je tente de poser doucement une main sur sa joue, d'accord ? Je ne voulais pas trahir sa confiance.

Mes yeux se posent sur le poignard, tu es sûr que tu veux acheter ça ? C'est genre 7 gallions pour un couteau usagé ! Bon d'accord, c'était bien plus qu'un vulgaire couteau et à bien y réfléchir, j'avais plutôt bien géré son utilisation avec réflexes et efficacité. Peut-être voulait-il alors simplement le garder en souvenir ? C'est pour ça que tu es venu ? Pour acheter un poignard ? Difficile de me dire qu'il s'était aventuré jusqu'ici uniquement dans le but de se battre.
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Re: Le comptoir
Jackson Emerenziana, le  Lun 7 Sep - 17:45

La jeune femme écoute l'homme tout en faisant léviter les objets demandés. Aucun son ne sort de sa bouche jusqu'à que le discours du sicilien s'achève. Les crachats commencent à pleuvoir. La femme en avait rien à fo*tre de ce qu'il disait. Elle n'attendais sûrement qu'une chose, qu'il paye et se barre rapidement. Elle crache le prix à Jackson qui sort sa bourse et dépose les gallions nécessaire sur le comptoir en évitant de faire des gestes brusques.

Écoutant d'une seule oreille, la colère monte peu à peu. Que faut-il pour qu'elle accepte de faire la conne ? Se mettre à genoux ? Se laisser tabasser ? Se laisser tuer ? B*rdel... Frappant du poing sur le comptoir, Jackson rigola.

Vous avez oublier les morts. Je suis sûr qu'ils auraient honte de vous s'ils revenaient. Comme mes proches décédés. Je n'ai pas besoin de votre respect. Ni de votre amitié ou je ne sais quoi ! Je souhaitais seulement m'excuser. Certes je suis maladroit, mais au moins je suis là. Faites ce que vous voulez de mes excuses, au moins j'ai maintenant la conscience tranquille.

Prenant les achats effectués, l'italien tourna le dos à la vendeuse et s'avança vers la sortie de l'établissement.

Je n'ai qu'une dernière chose à dire. Faite-en ce que vous voulez. Les autres savent qui vous êtes. Mais vous ? Êtes-vous fière de votre vie ?
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Re: Le comptoir
Loredana Wildsmith, le  Mar 8 Sep - 21:41

Avertissement

Ce RP mentionne du contenu sensible :

Insultes/Vulgarité




Plus il parlait, plus mon poing avait envie de rejoindre sa gueule insupportable. Des paroles toutes faites, des leçons de morale de la part d'un type qui m'avait simplement menacée et qui aujourd'hui, avait décidé de se repentir, la bouche en coeur et l'auréole au-dessus de la tête. Je n'y croyais pas, ne voulais pas y croire en réalité. Le poing tape nerveusement sur la table tandis que je ferme les yeux pour me retenir de lui envoyer un objet dans la tête, là, un truc bien pointu qui suffirait pour le faire taire. Qu'est-ce que je risquais après tout ? J'étais seule dans ma boutique, je n'avais qu'à fermer la porte pour empêcher quelqu'un d'entrer. Je suis sûre qu'Arty serait ravi de m'aider à m'en débarrasser. Ses paroles ne sont qu'un lointain brouhaha. Parce que ma famille avait eu honte de moi toute ma vie, même lorsque je faisais les choses bien, même à l'époque où j'étais quelqu'un de bien. La seule personne qui aurait pu être fière de moi, était ma mère, la seule femme que j'aurais tant aimé connaître. Car elle m'avait aimée, j'en étais persuadée, mais je n'avais jamais eu l'occasion d'en avoir la preuve. Je devais me fier à des idées, mon imagination.

Les morts sont là où ils sont, qu'ils aient hontes de moi m'importent peu. Ils pourrissent, c'est tout ce qu'ils font. Et j'aurais aimé me dire que ma tante et son crâne aplati se faisait bien bouffer par les bestioles. Malheureusement tuée de ma propre main, il avait fallu faire disparaître toutes les preuves et elle n'était plus qu'un tas de cendres, je ne sais où, envoyé dans le néant. Mon père ne semblait pas avoir cherché à la retrouver. Lui même devait se sentir soulagé de ne plus l'avoir à ses côtés. Lui qui avait été contraints de la supporter durant toutes ces années. Les autres morts ? Je n'y pensais plus, me contentais de ceux qui étaient là, à mes côtés, pas très nombreux mais tellement vitaux. Je laissais le passé loin derrière moi, avais longtemps compris qu'il ne servait à rien de ressasser de vieux souvenir. Je suis mariée, j'ai une maison, un travail et une grande liberté, dans le même temps, ma baguette ouvrait brutalement la porte de la boutique pour l'inviter grandement à sortir, visiblement, elle est plus passionnante que la vôtre. Je ne renouais pas avec les personnes de mon passé Lui gaspillait sa salive avec des paroles qui ne m'atteignaient pas le moins du monde. Il n'avait aucune idée de qui j'étais, ni de la manière dont il devait s'y prendre pour s'adresser à moi. Je tolérais les blabla incessants d'Arty, mais certainement pas ceux d'un sorcier sans intérêt. S'il avait décidé de parler en me tournant le dos, c'est qu'il n'avait pas vraiment la même notion du respect que moi, alors je ne le regarde plus, ne fais pas non plus attention à la façon dont il s'y prend pour trimbaler tous ces articles sans aide.

Vente:
 
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Re: Le comptoir
Jackson Emerenziana, le  Mer 9 Sep - 18:17

Les bras portant les petits objets, l'italien appela son elfe de maison et lui ordonna de transporter la paire d'armoire à disparaître dans chacun de ces demeures. Une fois l'ordre passé, Jackson sorti très rapidement de l'établissement sans dire un mot et sans oublier de bien faire claquer la porte. L'homme déambula dans l'allée des embrumes pour vite rejoindre le chemin de traverse. Au moins dans cette rue, il y avait beaucoup de passants. Ainsi il y aurait des témoins si l'inconnue essayait d'attraper l'italien pour lui faire du mal.

L'ancien serdaigle attendis quelques minutes seul, quand son elfe revint vers lui, il lui pris doucement la main afin qu'elle puisse le ramener dans sa demeure anglaise. L'armoire à disparaître était déjà installé dans le bureau du propriétaire des lieux. Il accrocha l'arbalète derrière son bureau puis rangea la cape dans un tiroir, à l'abri des regards. Jackson remercia son elfe et tenta d'oublier ce qu'il venait de se passer...
Départ de Jackson - Merci Lore amour
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Re: Le comptoir
Artemis Wildsmith, le  Dim 13 Sep - 14:35

Loredana


L’impulsivité fonctionne dans les deux sens. Arty explosait aussi vite qu’il se calmait – un véritable oscillogramme en pics. La main déposée sur sa joue aide, de quoi déclencher un soupir soulagé. Il hoche la tête, comprend dans le léger blanchiment des mèches de l’Amoureuse à quel point elle n’avait réalisé. Pourtant, lorsqu’il déglutit, prêt à lui répondre, il reste au fond du gosier comme une amertume non adoucie. La glotte qui pique, qui brûle et le rend muet. Encore et toujours ces précédentes paroles, ce désintérêt face à la vie – le Poufsouffle est inquiet. Un avenir sans Loredana le déchire autant qu’un avenir avec elle et ses envies de vide, de rien, de mort. Il tressaille en la repoussant doucement, plus tard plus tard, en parler seulement plus tard. Espérer que les mauvaises pensées se cachent quelque part pour ne jamais revenir, qu’elles finissent par passer et s’éteindre – les éviter. Excellente stratégie.
Il rejoint le regard de l’Épouse sur le poignard, ne sourit qu’un peu à sa réflexion. J’préfère garder l’arme du crime chez nous. Histoire de l’avoir à l’œil – au cas où. Ils pourraient l’encadrer et l’afficher dans le salon du manoir, avec une jolie légende : troisième meurtre de Loredana.

Comme l’impression que l’atmosphère s’était tendue toute seule, une corde prête à lâcher ; de sa faute, à lui et ses rancœurs inavouées. Alors forcément, il peine à la regarder, à parler, il continue de trifouiller le bois du comptoir. J’voulais juste te voir, après ce matin... et leur petite chamaillerie qui semble se trouver à quelques millions d’années maintenant.
La façon qu’il avait d’être toujours là, dans ses pattes dès qu’un temps venait trouer sa journée, de l’étouffer ; c’était peut-être ça le problème. Être constamment auprès d’elle ravitaillait son agressivité dès que quelqu’un s’approchait ; il suffisait d’un rien pour qu’il sorte les crocs, s’agace et s’imbibe de méchanceté. Il laisse le silence s’installer, lui chez qui les mots ne cessaient d’affluer – à l’instant c’est tout blanc. Seuls les gallions qu’il fait finalement rouler sur le comptoir viennent tinter la calme ambiance. 7 gallions.
Être si froid le démange, lui gratte la chair. Désirer autant absorber la chaleur de la Métamorphomage que de l’éviter, Arty dans un gigantesque trou, terreux de doutes et de craintes. Alors vite, s’enfuir.
En plus, il a faim.
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